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Tuesday, December 25, 2007

Deux citoyens ayant regagné la mère-patrie dénoncent le calvaire et les supplices dans les camps de Tindouf

Deux citoyens, ayant fui les camps de Tindouf (ouest algérien) pour regagner la mère-patrie, en réponse à l'appel royal "la Patrie est clémente et miséricordieuse", ont dénoncé le calvaire et les supplices qui leur ont été infligés durant leur longue séquestration.
M. Said Hammou Ould Alioua, qui a passé 27 ans dans les geôles du "polisario", a souligné qu'il avait profité des circonstances lors des préparatifs du soit-disant 12e congrès du "front polisario" à Tifariti pour planifier sa fuite vers sa ville natale, Smara, une semaine avant la tenue de la 2ème session du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS).
M. Ould Alioua, originaire de la tribu Ikout, a déclaré à la MAP que son évasion des camps de Lahmada est pour lui une nouvelle naissance après de longues années de répression et de privation passées dans les rangs de bandes qui incitent les citoyens marocains sahraouis à la haine de leur Patrie et leurs proches dans les provinces du sud.
M. Ould Aliou, arrêté en 1979, souffre encore de blessures profondes aux plantes des pieds. Il a rappelé qu'après des mois de détention à la prison Arrachid, il a été transféré dans la zone dite "Jenina" près de Bechar où il avait subi des entraînements militaires par l'armée algérienne avant d'être intégré dans les milices du "polisario" à Tindouf et endoctriné d'idées destructrices et hostiles à l'intégrité territoriale du Royaume.
De son côté, M. Mohamed M'Barek Ould El Kouri, originaire de la tribu Rguibat, a souligné que sa fuite des camps de Tindouf où il est né en 1986, est un geste naturel dans la mesure où il s'inscrit dans le cadre de l'appel royal "la Patrie est clémente et miséricordieuse", affirmant que "le retour à la père-patrie, sous la souveraineté marocaine, est le destin incontournable de tous les citoyens sahraouis séquestrés dans les camps".
Il a, en outre, fait état du calvaire et de la tragédie des séquestrés dans les camps de Lahmada qui logent dans des tentes dépourvues des conditions élémentaires d'une vie digne, estimant que la direction du "polisario" oeuvre à maintenir ces conditions dans le but de les exploiter pour solliciter les aides des Organisations humanitaires internationales avant de les détourner.
La famille de M. Ould El Kouri a été enlevée en 1979 dans la région de Tifariti, sept ans avant sa naissance. Son père Boujamâa est décédé en 2004, tandis que sa mère Alouha est toujours séquestrée dans les camps de Tindouf.
MAP- Smara, 25/12/07

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