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Saturday, December 06, 2008

Le calvaire dans les camps de Tindouf perdure, signe du mépris du polisario pour la Déclaration Universelle des droits de l'Homme

Couper un morceau de chair humaine, le cuire et forcer la victime à l'avaler sous la torture, des détenus qui se voient arracher les ongles, "tatouer" le corps avec des brûlures de cigarettes avant qu'ils ne soient suspendus, pieds attachés, des heures durant : ce sont là quelques uns des procédés des tortionnaires du polisario dans les geôles des camps de Tindouf, dans le sud-ouest algérien.
Menottés, les yeux bandés, les détenus sont soumis au quotidien aux atrocités les plus sadiques auxquelles s'ajoutent de surcroît les sévices de la noyade en maintenant la tête plongée dans l'eau jusqu'au bord de l'asphyxie, tel est l'univers sinistre, enfanté par le "génie" de la bande du polisario, dont la réalité a fini par s'ébruiter de derrière l'enceinte hermétique des centres de détention.
Il ne s'agit pas de séquences d'un film d'horreur, mais bel et bien de scènes macabres et de pratiques abominables perpétrées de la manière la plus cruelle qui soit dans les centres de détention du polisario, en violation flagrante des chartes internationales des droits de l'Homme et du droit international humanitaire.
La célébration le 10 décembre, par la communauté internationale de la journée des droits de l'Homme et du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, première reconnaissance à dimension planétaire des droits de l'Homme et des libertés fondamentales, intervient alors qu'une poignée de tyrans dans le sud-ouest algérien persiste et signe dans ses pratiques barbares et dégradantes pour la dignité humaine à l'encontre de civils séquestrés contre leur gré dans les camps de la honte.
En dépit des appels incessants et itératifs de la communauté internationale pour la consécration de la justice et des principes de la dignité, le polisario continue à les défier effrontément, persistant dans son intransigeance et rejetant tous les principes élémentaires de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme.
Outre la conduite sanguinaire suivie par le polisario depuis la création de cette entité mafieuse qui ne lésine pas sur les moyens de liquider ses opposants, la population séquestrée dans les camps de Tindouf est systématiquement soumise à une surveillance policière draconienne, à l'affût du moindre mouvement contestataire, notamment depuis les soulèvements récurrents qu'ont connus les camps des séquestrés, doublée d'un endoctrinement militaire implacable. De surcroît, les bandes du polisario n'éprouvent aucun cas de conscience pour instrumentaliser les souffrances des séquestrés afin de quémander des aides aux pays donateurs et organisations humanitaires internationales.
Dans cet univers carcéral isolé, dans le sud-ouest algérien où les principes les plus élémentaires des droits de l'Homme sont bafoués, les séquestrés sont soumis aux souffrances les plus inhumaines, dont la variante la plus révoltante se résume dans le calvaire enduré par les détenus dans les geôles du polisario. La liquidation physique y est le destin habituel réservé à ceux qui osent s'opposer aux milices du polisario, ce qui en dit long sur le projet obscurantiste et totalitaire de la bande séparatiste.
Les témoignages d'anciens détenus sahraouis, Marocains et Mauritaniens, dans les geôles du polisario qui ont raconté les sévices barbares et les tortures horribles qu'ils ont endurés, et qui ont été portés à la connaissance des Organisations internationales dans plusieurs capitales mondiales, constituent un cri poignant sur les crimes contre l'humanité commis par les tortionnaires du polisario que la conscience humaine ne peut plus tolérer, à charge pour la communauté internationale de traduire leurs auteurs devant les juridictions internationales compétentes.
Dans cette optique, des Sahraouis victimes de ces violations flagrantes des droits de l'Homme dans les camps de la honte à Tindouf ont porté plainte en décembre dernier en Espagne contre les +dirigeants+ du polisario et certains responsables algériens pour génocide, torture et terrorisme.
Les différents rapports d'ONG nationales et internationales sur les souffrances endurées par les séquestrés dans les camps de la honte ont dévoilé en outre les détournements des aides humanitaires destinées aux séquestrés ainsi que la panoplie de pratiques barbares de torture et de violations en tout genre.
Dans ce sens, le Prélat ecclésiastique Catholique belgo-libanais, Mgr Jean Abboud a affirmé que les agissements du polisario comportent des "actes barbares, tel le cannibalisme, qui dénotent l'état de dégradation morale de leurs auteurs et le mépris qu'ils ont pour les valeurs universelles.
Ces traitements barbares et dégradants pour la dignité humaine, a déploré le juriste et expert en Droit Pénal International, représentent une violation manifeste et flagrante des nombreuses conventions internationales relatives aux droits humains et au droit international humanitaire.
Il a ajouté que "ces faits avérés exigent l'ouverture -sans délai- d'une enquête, préalablement à la traduction en justice des responsables de ces crimes, devant un Tribunal Pénal Spécial".
"A travers des témoignages et des informations recueillis par moi-même auprès des victimes et des membres de leurs familles et des photos recueillies par l'Association que je préside attestant les séquelles des sévices endurés, et dont certaines sont encore visibles sur différentes parties des corps des victimes, j'ai pu constater que des violations dangereuses des droits de l'homme, assimilables à des crimes contre l'humanité, ont été perpétrées par les membres du polisario dans le Sud algérien", a-t-il affirmé.
De son côté, le Centre européen pour le renseignement stratégique et la sécurité (ESISC), a mis en garde contre la détérioration de la situation des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf, rappelant à cet égard que plusieurs organisations internationales ont condamné, dans leurs rapports, le traitement dégradant et humiliant infligé par les séparatistes aux populations de ces camps.
Ainsi, un récent rapport de l'ESISC souligne que le polisario se trouve actuellement dans une situation de dislocation avancée qui constitue une réelle menace pour la sécurité régionale, rappelant dans ce sens le rapprochement constaté entre les membres du polisario et des groupes extrémistes terroristes et le danger qu'il représente du fait de sa faillite idéologique.
La pauvreté et la misère qui sévissent dans les camps, ainsi que la lassitude des populations et leur écœurement face aux pratiques du polisario, contribuent à l'enlisement de cette situation et favorisent la recrudescence du crime, relève le centre.
La réalité que le polisario tente vainement de masquer, est évidente pour tous, à savoir qu'il s'agit d'un ramassis d'aventureux corrompus qui séquestrent arbitrairement des personnes innocentes, foulant au pied les valeurs humaines et faisant la sourde oreille aux nouvelles configurations nées des mutations internationales et régionales. Après avoir été abandonnée par ses alliés d'hier, cette bande s'enlise de plus en plus dans une logique de répression à l'encontre de ses "prisonniers" qui paient au prix fort les errements politiques de leurs geôliers et vivent le regard tourné vers leur pays d'origine, le Maroc.
"Si tu veux sortir du gouffre, arrête de creuser", dit l'adage, mais il semble que les pelles des séparatistes et leurs parrains sont toujours à l'œuvre et leurs oreilles sourdes aux appels de la raison.
Face à l'hémorragie qui saigne cette organisation terroriste et aux échecs successifs qu'elle accumule, (24 pays ayant retiré leur reconnaissance de cette entité parasite depuis 2000, outre ceux qui ont gelé leur reconnaissance), la seule voie de salut qui lui reste est de se remettre en question, en saisissant l'heureuse opportunité offerte par le Maroc, à travers l'initiative visant à octroyer un statut de large autonomie aux provinces du Sud sous souveraineté marocaine, une solution ayant accueilli le soutien de la communauté internationale en vue de sortir de l'impasse ce conflit régional qui n'a que trop duré. Avec cette perspective, c'est tout une porte d'espoir qui s'ouvre pour mettre enfin un terme au calvaire qu'endurent depuis trois décennies les populations séquestrées des camps de Tindouf.
(Par Ahmed TAHRI) Rabat, 06/12/08 -

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