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Wednesday, November 03, 2010

Des liens ont été établis entre le polisario et Al Qaeda (New York Post)

Des liens ont été établis entre le polisario et "Al Qaeda", écrit le célèbre journaliste d'investigation Richard Miniter, mardi sur les colonnes du "New York Post".

"Des liens ont été établis entre quelque 56 officiels et des militaires du polisario avec le groupe terroriste (Al Qaeda)", souligne Miniter en visite dans les camps de Tindouf à l'invitation des séparatistes.

Le territoire "sans loi du Sahara est en passe de devenir le prochain Afghanistan", ajoute-t-il, relevant la présence de plus en plus importante de la nébuleuse terroriste en Afrique du nord.

Pour l'écrivain journaliste, jusque-là acquis aux thèses des séparatistes, les pourparlers sur le Sahara, prévus dans les prochains jours à New York, "échoueraient probablement" du fait, notamment, que "le polisario ne pourra faire aucune concession sans l'approbation de l'Algérie".

Abordant la situation sur le terrain, il relève les efforts déployés par le Maroc dans les provinces du sud et les conditions difficiles que vivent les populations séquestrées à Tindouf.

Le Maroc, écrit-il, "une monarchie constitutionnelle qui comprend 30 partis politiques a mobilisé des milliards pour établir une société prospère et stable au sud. Les nouveaux ports gèrent le flux commercial croissant. Les maisons ont remplacé les bidonvilles légués par les Espagnols. Les investisseurs étrangers sont en train de bâtir des hôtels et des bureaux".

"Par contre, le polisario interdit les partis politiques ou les médias indépendants. Ses leaders promettent qu'une fois leur propre Etat décroche son indépendance, ils adopteront une démocratie multipartite. Mais qu'attendent-ils? ", s'interroge le journaliste américain.

Sur le plan économique, poursuit-t-il, "les camps dirigés par le polisario dépendent de la générosité des étrangers, de l'Algérie, des Nations Unies, des gouvernements européens et des organisations à but non lucratif. Ce n'est pas suffisant. Chaque année, plusieurs individus disparaissent dans le désert. Les uns se dirigent vers le Maroc, les autres rejoignent les contrebandiers de drogue ou Al Qaida", souligne Miniter.

"Ce n'est pas un problème simple. Le vice-gouverneur du polisario au camp de Laayoune m'a confié que ‘quelque quatre ou cinq mille personnes’ disparaissent chaque année. Son camp est seulement un parmi cinq autres", note l'écrivain journaliste.

Miniter évoque également sa rencontre avec un ancien membre du polisario qui a fui les camps et qui lui a fait état de trafic d'armes avec Al Qaeda. Et le journaliste américain de s'interroger : "Si le polisario est incapable de contrôler son territoire relativement minuscule aujourd'hui, comment fera t-il pour patrouiller un désert de 165.762 km sur lequel il veut régner ?".

Pour le journaliste, "il existe une solution équitable pour sortir de cette situation. Le Maroc a offert un plan autonomie: les Sahraouis pourraient partager les recettes des activités minières et de pêche, tout en ayant le pouvoir d'élire leurs propres leaders et légiférer localement. Les responsables de l'administration Obama avaient qualifié ce plan de « sérieux et crédible ». Des dizaines de sahraouis l'approuvent. Ils ont déjà voté en quittant les camps et en ralliant le Maroc".

"Si l'administration (américaine) s'implique directement davantage, elle pourrait apporter la paix et la prospérité aux africains, tout en garantissant la sécurité des américains. Sa seule entrave est que le polisario préfère régner en enfer plutôt que de servir au paradis", conclut-il. (MAP).


Des dizaines de milliers de sahraouis refusent

de subir la politique "du pire" prônée par le polisario

(Journal US)

New York, 2 nov. (MAP)- En cautionnant la proposition marocaine d'autonomie dans les provinces du sud, une solution "équitable" à même de mettre fin au conflit du Sahara, plusieurs dizaines de milliers de sahraouis refusent, ainsi, de subir la politique du "pire" prônée par le polisario, écrit mardi le New York Post.

Tout en mettant en doute la capacité du polisario à diriger "ne serait-ce qu'un territoire minuscule", l'auteur de l'article Richard Miniter, journaliste d'investigation US et auteur à succès, souligne que le Maroc avait mis sur la table une "solution équitable" à travers l'initiative d'autonomie, que les "responsables de l'Administration Obama ont qualifié de « sérieuse et crédible ».

Richard Miniter, qui a récemment rendu visite aux camps de Tindouf à l'invitation des séparatistes, affirme que "pas moins de cinq mille personnes disparaissent dans le désert chaque année (...), soit en regagnant le Maroc, soit en rejoignant les rangs des trafiquants de drogues ou ceux d'Al-Qaeda".

L'auteur de l'article fait observer qu'une simple visite des camps de Tindouf et des provinces du sud du Maroc rappelle le contraste flagrant et douloureux, qui existait entre Berlin ouest et Berlin est du temps de la guerre froide.

D'une part, explique-t-il, le Maroc "une monarchie constitutionnelle, avec 30 partis politiques, qui a consenti des efforts soutenus pour promouvoir dans son sud une société prospère et stable, construit de nouveaux ports (...) et de nouveaux logements venus supplanter les bidonvilles laissés par les Espagnols, outre l'arrivée d'investisseurs étrangers dans le secteur de l'hôtellerie notamment".

A contrario, "le polisario ne tolère ni l'existence de partis politiques, ni même celle de médias indépendants", poursuit Richard Miniter, auteur de deux bestsellers sur la liste du New York Times intitulés "Losing bin Laden"" (Perdre bin Laden) et "Shadow War", (Guerre d'ombre).

Dans cet article intitulé "Un bastion d'Al-Qaeda en devenir", il soutient que plusieurs dirigeants et membres du front polisario ont "des liens avec le groupe terroriste d'Al-Qaeda" dans le Maghreb et que les étendues désertiques du Sahara "sont en passe de devenir le prochain Afghanistan".

La nébuleuse terroriste, rappelle-t-il, avait été derrière les attentats perpétrés au Maroc, "le plus ancien allié des Etats-Unis dans la région".

Elle a également perpétré des attentats contre des commissariats en Algérie et tenté de prendre pour cible des bâtiments de guerre US croisant dans le Détroit de Gibraltar et l'ambassade des Etats-Unis au Mali, ajoute-t-il.

Il a aussi rappelé les dizaines d'opérations d'enlèvements menées par ce groupe terroriste contre des ressortissants européens dans la région, qui ont généré quelque 20 millions de dollars en rançons, "une somme suffisante pour financer une armée".

Richard Miniter relate, dans ce contexte, l'histoire de Bashir Rguibi, "ancien propagandiste" des séparatistes, ayant regagné le Maroc, et qui affirme avoir visité "un bastion d'Al-Qaeda situé à Buirtaqsit, un territoire techniquement sous contrôle du polisario, où les militants de la nébuleuse terroriste s'approvisionnent en armes et en roquettes". (MAP).

Letting another Qaeda bastion grow

November 2, 2010

TINDOUF, ALGERIA -- With a minefield at his back, Mohammed admires the lunar flatlands of the Sahara that are claimed by both Morocco's government and his rebel Polisario Front: "It is better to die fighting than to die sitting," he says.

Since 1975, the Polisario Front separatists have fought with detonators and diplomats to carve out a country from the southern half of Morocco, America's oldest ally in the region. A ceasefire in effect since 1991 is breaking down now.

Like Mohammed, many living in the Polisario-run camps in Algeria want war. But will they join a war against Morocco -- or al Qaeda's war against the West?

Al Qaeda's power is surging in North Africa. In recent years it has bombed restaurants in Morocco, attacked police stations in Algeria, tried to sink US warships off Gibraltar and bomb the US embassy in Mali and kidnapped scores of Europeans in the Sahara -- extracting more than $20 million in ransom, enough to finance an army here.

It is an army on the move. European intelligence services increasingly find North African links to plots they disrupt.

While the Polisario Front opposes al Qaeda, some 56 Polisario officials and soldiers have been linked to the terrorist group. The lawless wastes of the Sahara are becoming the next Afghanistan.

Yet the Obama administration has left the problem to the United Nations, which has spent decades failing to find a solution. UN Special Envoy Christopher Ross is trying yet again: Tomorrow he'll convene a summit in New York to try to mediate the conflict.

Those talks will likely fail because two key players are missing: Algeria and Spain. Algeria shelters many of the Polisario's supporters, and the rebels can't make any concessions without Algeria's approval. The promise of a free-trade agreement with the United States, similar to the one Morrocco enjoys, might encourage Algeria to see the bigger picture.

Spain provides a financial lifeline to the Polisario via remittances, military pensions and aid. It needs to use its financial leverage to press the Polisario. This, too, would require US diplomacy.

Moral equivalency is hampering Obama officials, some of whom see the two sides as interchangeable. (Others seem to think that somehow Morocco is a colonial power.) But visiting both the Polisario camps and Morocco's south shows that the two are as equivalent as East and West Berlin.

Morocco is a constitutional monarchy with 30 political parties that has spent billions creating a prosperous, stable society in its south. New ports handle the flow of increased trade. New homes have replaced shantytowns the Spanish left behind. Foreign investors are building hotels and offices.

By contrast, the Polisario permits neither political parties nor independent media. Its officials promise that, once they get their own state, they'll blossom into a multiparty democracy. Why are they waiting?

Economically, the Polisario camps are dependent on the kindness of strangers: Algeria, the United Nations, European governments and nonprofits. It's not enough. Every year, many people disappear into the desert. Some go to Morocco, others sign up with drug smugglers or al Qaeda.

This is no small problem. The deputy governor of the Polisario's Layounne camp told me that "four or five thousand people" disappear every year. His camp is only one of five.

In Dakhla, Morocco, I met Bashir Rguibi, a former propaganda artist and soldier for the Polisario who spent decades living in the camps before he fled. He told of visiting Buirtaqsit -- an al Qaeda stronghold, on territory technically controlled by the Polisario, where al Qaeda operatives buy machine guns and rocket launchers. If the Polisario can't police its relatively tiny territory now, how will it be able to patrol the 103,000-square miles of open desert it seeks to rule?

There is an equitable way out. Morocco has offered an autonomy plan: Saharans could share in fishing and mining revenue while electing their own leaders and writing local laws. Obama officials called the plan "serious and credible." Tens of thousands of Saharans agree; they've voted with their feet, left the camps and moved to Morocco.

If the administration gets more directly involved, it could bring peace and prosperity to Africans while securing safety for Americans. Its only obstacle is the Polisario Front, which would rather rule in hell than serve in heaven.

Richard Miniter is an investigative journalist and best-selling author.

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