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Friday, October 09, 2009

Les camps de Tindouf, un terreau fertile pour l'expansion du terrorisme au Maghreb (expert africain)

Les camps de Tindouf sont un terreau fertile pour l'expansion du terrorisme au Maghreb, a affirmé, jeudi soir à New York, l'universitaire Serge Loungou devant la 4-ème commission de l'Assemblée générale des Nations Unies.
"L'un des risques majeurs liés à l'enlisement du conflit du Sahara est, en effet, que des réfugiés cantonnés dans les camps de Tindouf finissent par intégrer les mouvements terroristes en activité dans la région. Un ensemble d'ingrédients rend plus que probable cette éventualité", a dit le Pr. Loungou de l'université Omar Bongo de Libreville, dans une analyse axée sur la nécessité de consolider les souverainetés des Etats pour parer au danger de la menace terroriste dans la région Sahélo-Saharienne.
"Tout d'abord, il y le fait que les camps de réfugiés sont implantés à proximité de casernements militaires et placés sous la supervision des milices du polisario". Cette cohabitation entre réfugiés civils et groupes armés, qui constitue une violation flagrante du droit international humanitaire, pourrait ainsi amener les jeunes sahraouis vivant dans ces camps à se servir d'énormes stocks d'armes qui s'y trouvent, une fois acquis à la cause des groupes terroristes", a averti l'universitaire.
Du reste, "en vendant des armes à ces derniers, le +polisario+ participe déjà, de façon active, à l'expansion du terrorisme dans la région", a dit l'intervenant.
Pour lui, le risque d'instrumentalisation des populations réfugiées est d'autant plus grand que l'absence de perspective de solution à leur sort, liée au refus du +polisario+ et de l'Algérie de s'engager sur la voie d'un règlement définitif du conflit, pourrait les amener à céder au désespoir.
Dans ces conditions, "les groupes djihadistes trouveraient dans les camps de Tindouf un terreau fertile pour le recrutement d'éventuels terroristes", a-t-il mis en garde.
Dans son analyse, il a développé le concept de "zones grises", des espaces transétatiques sanctuarisés, où sévissent des bandes armées dont les activités oscillent très souvent entre action politique et criminalité. Tel est le cas de l'immense région sahélo-saharienne, devenue depuis quelques années le nouveau repère pour des groupements terroristes.
Ainsi, le groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), né en 1995 d'une scission du groupe islamique armé (GIA) et transformé depuis 2007 en Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), semble disposer dans la région d'une base arrière pour mener ses activités.
A la fois théâtre des opérations et base de recrutement et d'entraînement des terroristes, l'espace sahélo-saharien voit également se développer des trafics illégaux d'armes, de drogues et de migrants clandestins, a-t-il poursuivi.
Les profits générés par ces divers trafics pourraient permettre aux groupes terroristes de financer leurs opérations et de recruter davantage parmi les populations locales. En particulier, une collision entre ces groupes terroristes et les réfugiés de Tindouf est fortement à redouter, car cette éventualité n'est pas sans comporter de risque pour la paix et la stabilité du Maghreb et du Sahel, a expliqué l'orateur.
Bien que des stratégies de lutte anti-terroriste aient été mises en place avec le concours des Américains et des Européens, leur application demeure difficile en raison de l'absence de collaboration des Etats de la région, a-t-il dit, pointant du doigt l'Algérie qui refuse de participer, notamment à l'accord conclu le 25 janvier 2007, à Rabat, entre l'Espagne, la France et le Maroc, engageant les trois parties à communiquer entre elles.
MAP 09-10-2009 NEW YORK

2 comments:

Sahrawia said...

Non seulement le polisario peut servir à répandre le terrorisme au maghreb. Mais il peut permettre de constituer une base arrière pour des futurs projets terroristes contre l'europe et même contre les usa via l'océan atlantique.

kindyroot said...

wa baraka men la propagande rah 9hartona! siro choufou maddiro o baraka men lkdoub.