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Monday, March 07, 2011

Une ONG dénonce l'immixtion du polisario dans un débat à Paris sur le droit humanitaire international

Le Collectif associatif international (CAI) Almohajir a dénoncé "l'immixtion scandaleuse" du polisario dans un débat, ce week-end à Paris, sur le droit humanitaire international (DHI) et la justice internationale.

"Il est surprenant, alors que votre conférence propose une réflexion sérieuse et utile sur le respect des principes du DHI, de constater la présence du représentant d'un mouvement impliqué dans les combats que mènent des mercenaires pour le compte de Kadhafi, contre le peuple Libyen qui lutte justement pour sa liberté et sa dignité", s'est indigné le Pr. Mohamed Mraizika, président de ce collectif.

Réagissant à une intervention du "représentant du polisario en France", le dénommé Omar Mansour, qui s'est mis à débiter des contre-vérités, des allégations et des accusations sans fondement, M. Mraizika a souligné que "les liens de Kadhafi avec les mercenaires du polisario sont anciens et étroits".

"C'est Kadhafi qui, au début des années 70, a aidé à la création et à la promotion du polisario", a-t-il rappelé, notant que "l'Algérie a certes pris la relève, mais Kadhafi a toujours oeuvré au profit de ce groupuscule".

"Aujourd'hui, a-t-il soutenu, le polisario tente de lui renvoyer la balle et la monnaie de sa grande générosité, en combattant à ses côtés, contre des populations civiles", a relevé ce spécialiste en droit humanitaire international.

M. Mraizika a jugé "inadmissible et choquante" la participation d'un membre de ce groupuscule dans un noble débat que celui de cette conférence, estimant que les organisateurs avaient commis une "faute grave" en lui accordant "une tribune dans une enceinte universitaire respectable" (la Cité universitaire internationale de Paris).

"Cela équivaut à donner quitus aux auteurs de violations caractérisées contre les principes fondamentaux sur lesquels repose le DIH", d'autant plus que "les liens de membres du polisario et Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) sont aujourd'hui avérés", a-t-il déploré.

Il a ajouté que le trafic d'armes qui sévit dans la région (sahélo-saharienne) est "une des ressources du financement du Polisario". A cela s'ajoutent, "les enlèvements et les trafics liés à l'aide humanitaire".

Pour ce qui est des violations commises dans les camps de Tindouf, M. Mraizika a indiqué que le polisario y "conduit méthodiquement une politique de privation et de répression affreuse, contre des populations civiles, qui ne disposent d'aucun des droits que leur garantit le DHI".

Cela même alors que ces camps "échappent à tout contrô le international, notamment du Haut commissariat aux réfugiés (HCR), et à l'insu des opinions publiques", a-t-il soutenu, notant que la présence de l'un des responsables du polisario à cette référence est "une insulte" aux populations séquestrées dans ces camps.

Le CAI Almohajir a saisit cette occasion pour appeler les juristes présents à la conférence et tous les défenseurs des droits humains de "ne pas occulter de leur réflexion, la question des droits de l'homme dans les camps contrôlés par le polisario".

"Des milliers de familles sont retenues dans ces camps de la +honte+ en dehors toute légalité, privées du droit de circuler, de communiquer et de choisir", écrit-il dans un communiqué distribué aux participants.

Dans ces camps, "les enfants sont privés de droits humains fondamentaux et essentiels pour leur épanouissement tels les soins, l'éducation et le droit à une enfance et à une vie familiale ordinaires", souligne le Collectif.

"Plusieurs milliers d'entre eux sont déportés depuis la fin des années 70 à Cuba sous couvert de programmes d'éducation et de formation", a-t-il rappelé.

Ces enfants, a-t-il poursuivi, sont en réalité, placés d'office dans des établissements particuliers à caractère militaire et politique (endoctrinement idéologique), et employés dans les fabriques de cigares, les champs de tabac et de canne à sucre, voire, dans des maisons closes".

Créé en 2007, le CAI Almohajir regroupe une soixantaine d'ONG présentes dans 10 pays, notamment en Europe. Basé en France, le collectif mène des initiatives dans les domaines culturel et des droits de l'homme.

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