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Thursday, September 10, 2009

Le refus de l'Algérie et des séparatistes de recenser les séquestrés de Tindouf entrave la mission de Guterres (Ould Souilem)

La persistance de l'Algérie et des séparatistes dans leur refus de recenser les populations des camps de Tindouf entrave la mission du Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, M. Antonio Guterres, en visite actuellement dans la région, a souligné M. Ahmedou Ould Souilem, ex-dirigeant du "polisario".

M Ould Souilem, qui a récemment regagné la mère-patrie, a dénoncé dans une déclaration mardi à la MAP, la tendance de l'Algérie et des séparatistes à gonfler délibérément le nombre des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, rappelant que le "polisario" avance le chiffre de 160.000, alors que leur nombre exact ne dépasse guère 50.000.Les séparatistes avancent ces chiffres mirobolants à des fins inavouées pour s'adonner au commerce des aides humanitaires destinées aux séquestrés de Tindouf, a-t-il fait remarquer.M Ould Souilem a vivement dénoncé l'attitude de l'Algérie qui entretient l'opacité sur le nombre réel des séquestrés, s'interrogeant sur les motivations réelles de ce pays qui se dit désintéressée à propos de cette question, mais rechigne à divulguer le chiffre réel et interdit de surcroît aux organisations internationales d'avoir des contacts directs avec ces populations."Si le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés accorde des aides pour 160.000 personnes on est en droit de s'interroger sur la destination de l'excédent pour les 50.000 restants", s'est-il demandé, appelant cette institution à faire la lumière sur cette question pour que les organisations humanitaires puissent apprécier de manière pertinente la situation tragique des populations séquestrées à Tindouf.M. Ould Souilem a également appelé le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés et les autres organisations humanitaires à faire pression sur l'Algérie et le " polisario " pour permettre le recensement des populations des camps de Tindouf, " qui vivent à la merci des aides européennes, alors qu'ils pourraient très bien s'en passer".Cette situation inhumaine s'étend à tous les aspects de la vie dans les camps, à savoir l'enseignement, la santé et l'habitat, a-t-il ajouté. RABAT MAP 10-09-2009

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