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Tuesday, December 01, 2009

La classe politique exprime son indignation face à l'attitude de la dénommée A. Haidar et refuse de céder au chantage

La classe politique a exprimé son indignation face à l'attitude de la dénommée Aminatou Haidar et a fait part de son refus de céder au chantage.

Un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération indique que sur Très Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, une importante réunion s'est tenue, mardi au siège du ministère avec les secrétaires généraux et dirigeants des partis politiques nationaux, toutes tendances confondues, au sujet des derniers développements de la question du Sahara marocain.
A cette occasion, M. Taïb Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a rappelé que, face aux avancées réalisées par le Maroc sur la scène internationale à la faveur de la soumission de son Initiative d'autonomie, les adversaires de l'intégrité territoriale ont développé une stratégie négative, à la fois en termes de blocage du processus de négociations d'une solution politique et de sa déviation par, notamment, l'instrumentalisation méthodique et pernicieuse de la thématique des droits de l'homme.
Dans ce contexte, et au moment où M. Ross entamait des consultations pour la tenue d'une deuxième réunion informelle, plusieurs opérations, financièrement soutenues, diplomatiquement programmées et médiatiquement encadrées ont été engagées par les adversaires du Royaume, rappelle le communiqué, précisant que le reniement par A. Haidar de sa nationalité marocaine, le 13 novembre dernier, et sa remise de son passeport marocain et de sa carte d'identité nationale s'inscrivent dans ce cadre.
Le débat a essentiellement porté sur ce cas particulier, ainsi que sur la demande, aujourd'hui exprimée, par les autorités espagnoles pour la remise du passeport marocain à A. Haidar.
Les dirigeants des partis politiques nationaux ont tous relevé que A. Haidar s'est mise elle-même dans cette situation, au service d'un agenda politique fixé par ses commanditaires extérieurs. Au demeurant, son refus de toutes les propositions soumises par les autorités espagnoles dévoile ses véritables intentions.
A. Haidar, qui a bénéficié de son passeport national pendant des années, a décidé, dans un acte de défi aux autorités marocaines et de provocation à l'égard des sentiments nationaux de l'ensemble du peuple marocain, de remettre volontairement son titre de voyage marocain et sa carte d'identité nationale, poursuit la même source.
Elle a regagné, en toute logique et conformément aux normes en vigueur, son lieu d'embarquement, d'où elle provenait, les Iles Canaries en Espagne, pays dont elle détient, par ailleurs, une carte de séjour en vigueur, octroyée sur la base de son titre de voyage marocain.
Dans ces conditions, explique le communiqué, le passeport marocain, comme tout autre document national officiel, exige respect et déférence envers la Mère Patrie et ne peut faire l'objet d'affront, d'actes de mépris ou encore, de manœuvres basses ou d'agissements sensationnels.
L'ensemble des forces vives du pays, ajoute le communiqué, déclarent leur indignation face à l'attitude de l'intéressée et expriment leur refus de céder au chantage d'A.Haidar et de ses donneurs d'ordre.
Pour toutes ces considérations, et tout en soulignant l'importance des relations bilatérales maroco-espagnoles, les partis politiques, unanimes, considèrent que le sujet ne peut faire l'objet d'une intervention étrangère, d'où qu'elle provienne, s'agissant d'une décision nationale et d'une émanation souveraine, consécutive à la décision d'A.Haidar de se mettre, elle-même, en porte à faux avec la législation marocaine, a-t-on affirmé de même source.
Les partis politiques demandent au Gouvernement de Sa Majesté le Roi de ne pas accéder à la demande des autorités espagnoles, souligne le communiqué.
Enfin, la classe politique marocaine relève la coïncidence de cette affaire avec le récent enlèvement de 3 ressortissants espagnols, en territoire mauritanien et la démonstration aujourd'hui faite d'une implication de plusieurs groupes dans les actes terroristes dans la région et la connivence avérée de personnes vivant dans les camps de Tindouf.
Pour les partis politiques nationaux, ajoute-t-on, la situation dans la région et sa fragilité exigent un effort collectif afin de répondre à l'impératif de sécurité et aux attentes des citoyens relatives au progrès socio-économiques et à l'intégration maghrébine, telle que vivement souhaitée, aujourd'hui, par la communauté internationale. RABAT MAP 01-12-2009

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