Sunday, October 31, 2010

le polisario est en étroite relation avec AL QAEDA

Deux cellules terroristes liées à l'Organisation Al Qaïda, composées respectivement de quatre et cinq membres, ont été démantelées dernièrement, a annoncé vendredi le ministère de l'Intérieur.

"Dans le cadre des efforts soutenus déployés par les services de sécurité pour lutter contre le terrorisme, il a été procédé dernièrement au démantèlement de deux cellules terroristes composées respectivement de quatre et cinq membres, parmi lesquels figurent un ressortissant de nationalité yéménite ayant un lien étroit avec l'Organisation Al Qaïda et recherché par les autorités de son pays, ainsi que deux anciens détenus qui avaient été condamnés pour implication dans des affaires de terrorisme", précise le ministère dans un communiqué.

Les investigations menées ont révélé que la première cellule, dirigée par un extrémiste, ancien résidant en Italie et pro-polisario, s'est fait baptiser "Front du Jihad sahraoui" et projetait de perpétrer des actes terroristes, indique la même source.

La deuxième cellule terroriste, quant à elle, menait des activités en matière de recrutement et d'envoi de volontaires pour le "jihad" en Irak, en coordination avec des réseaux appartenant à Al Qaïda.

Les membres de ces deux cellules terroristes, poursuit le ministère, seront présentés à la justice après l'achèvement de l'enquête en cours sous la supervision du parquet, conformément aux dispositions et procédures en vigueur et aux garanties légales. map 31-10-2010

Friday, October 29, 2010

Suspension des activités de la chaine de Ben Laden (Al Jazeera) au Maroc et annulation des accréditations de son staff

Le ministère de la communication a annoncé vendredi qu'il a été décidé de suspendre, dès ce jour, les activités de la chaîne "Al Jazeera «au Maroc et d'annuler les accréditations de son staff exerçant sur le territoire national du Royaume, en application des dispositions juridiques en vigueur.
Cette décision a été prise après que plusieurs cas de violations par ladite chaîne des règles du travail journalistique "sérieux et responsable aient été enregistrés, lesquelles règles exigent le respect, dans toutes les circonstances, des conditions d'honnêteté, de précision et d'objectivité, ainsi que l'attachement aux normes et à l'éthique professionnelles, telles que communément reconnues", indique un communiqué du ministère.
Après avoir rappelé que ses services compétents ont procédé, en conformité avec leurs attributions, à l'établissement d'un constat détaillé et d'une évaluation minutieuse des reportages et des émissions d'information traitant de l'actualité marocaine diffusées par Al Jazeera, le ministère a relevé que le traitement "irresponsable" réservé aux affaires marocaines "a sérieusement altéré l'image du Maroc et porté manifestement préjudice à ses intérêts supérieurs, à leur tête la question de l'intégrité territoriale qui jouit d'une unanimité nationale inébranlable parmi toutes les catégories du peuple marocain".
Ladite chaîne n'a rien entrepris pour remédier à cette situation, en dépit des observations et des mises en demeure notifiées, à maintes reprises, aux responsables de ce média, ce qui procède d'"une intention préméditée de nuire au Maroc et d'une escalade manifeste qui n'a pas cessé de s'amplifier ces derniers temps, avec une obstination affichée de ne véhiculer, de notre pays, que des faits et phénomènes négatifs dans une entreprise délibérée de minimiser les efforts du Maroc dans l'ensemble des domaines de développement, de desservir ses grands projets et chantiers de réforme et de minorer sciemment ses acquis et ses réalisations en matière de consécration de la démocratie et d'ancrage des droits de l'Homme", ajoute le communiqué.
En plus des manquements professionnels répétés que traduit le traitement quotidien négatif des affaires marocaines par "Al Jazeera", cette dernière "a fait entrer des équipements techniques dans notre pays sans les autorisations légales nécessaires de la part des départements gouvernementaux compétents", poursuit la même source.
"En application des dispositions juridiques en vigueur, il a été décidé de suspendre les activités de la chaîne Al Jazeera au Maroc et d'annuler les accréditations de son staff exerçant sur le territoire national du Royaume, à compter de ce jour", conclut le communiqué. MAP 30-10-2010

Wednesday, October 27, 2010

Le Burundi retire sa reconnaissance à la "Rasd"

La République du Burundi a décidé de retirer sa reconnaissance à la pseudo Rasd, a annoncé, lundi à Rabat, le ministre burundais des Relations extérieures et de la Coopération internationale, M. Augustin Nsanze.
Cette décision a été prise "dans un souci d'encourager, à l'instar de nombreux autres pays, le processus onusien et la dynamique enclenchée par l'initiative marocaine d'autonomie", indique un communiqué conjoint entre le Royaume du Maroc et la République du Burundi.
Le ministre burundais "a fait part de son intention d'appuyer les efforts déployés sous les auspices des Nations unies, par le Secrétaire général et son Envoyé Personnel pour parvenir à une solution politique définitive et mutuellement acceptable à ce différend régional", ajoute la même source.
Dans ce contexte, les deux parties "ont décidé, conformément aux orientations des deux chefs d'Etat, SM le Roi Mohammed VI et S।E. Pierre Nkurunziza, de renforcer le dialogue politique entre les deux pays, de donner une nouvelle impulsion à leurs relations bilatérales en particulier sur les plans économique et technique au bénéfice des deux peuples frères", souligne le communiqué. LE 28-10-2010 MAP

Thursday, October 21, 2010

Algérie: deux ans de prison ferme pour ne pas avoir jeûné pendant le ramadan

Lundi, la cour d'Oum El Bouaghi, au sud-est d'Alger, en Algérie, a condamné un homme de 27 ans à deux ans de prison ferme et à une amende de 100.000 dinars (1.000€), pour « atteinte à un précepte de l'islam ». Ce jeune homme n'avait pas respecté le jeûne du ramadan.
En août dernier, sur dénonciation, la police de Aïn El Beïda, à 25 km au sud-ouest d'Oum El Bouaghi, avait effectué une descente dans un lieu abandonné, au centre ville, à la recherche d'un groupe de non-jeûneurs, précise le quotidien algérien, El-Watam.
Ce jour-là, les policiers n'avaient pu arrêter que cet homme de 27 ans, les autres ayant réussi à prendre la fuite.
Il avait alors été placé sous mandat de dépôटी
Pour le président de Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH), « ce genre de poursuite n'a aucun fondement juridique ».
Un procès lié, selon lui, lié à un excès de zèle et de religiosité de la part de l'institution judiciaire.
Le président de la LADDH rappelant que la liberté de culte est garantie par la Constitution algérienne.
La LADDH considère ainsi que cette condamnation « est une attente à la liberté de culte »।

Wednesday, September 22, 2010

Objet : résolution d’urgence du Parlement européen pour la libération de Mustapha Ould Salma Sidi Mouloud et des journalistes en Algérie à Tindouf

Bruxelles, le 22 septembre 2010
Monsieur le député européen,
Le 14 septembre dernier, nous vous interpellions sur la menace qui pèse sur la vie de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, Haut responsable du polisario résidant dans les camps de Tindouf depuis plus de 31 ans, après avoir manifesté son soutien à l’option d’autonomie proposée par le Maroc dans le conflit du Sahara occidental.
Cette nuit, les menaces ont été mises à exécution. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud a été arrêté à son arrivée au poste frontière aux camps de Tindouf, en provenance du territoire mauritanien pour être conduit vers une destination inconnue.
Hier, la Fédération Internationale des Journalistes et Reporters Sans Frontières révélaient l’arrestation depuis le 18 septembre 2010 de deux journalistes marocains à Tindouf, dans le sud algérien, qui devaient couvrir l’arrivée de Mustapha Ould Salma Sidi Mouloud. Ces associations de défense des journalistes professionnels ont fait part de leur vive préoccupation sur la difficulté rencontrée par les journalistes pour traiter de la question du Sahara occidental dans cette région.
Il est déplorable que les prises de positions politiques d’Alger sur la question du Sahara occidental aient des répercussions sur le travail des professionnels des médias et sur la vie des populations dans les camps de Tindouf. Il est manifeste que les autorités algériennes contrôlent toute communication dans les camps de Tindouf et que la liberté d’expression comme celle de la presse sont entièrement muselées.
Animés par le souhait de voir la région pacifiée et les libertés fondamentales respectées, nous vous interpellons afin que le Parlement européen prenne une résolution d’urgence sur la situation à Tindouf en Algérie :
- condamnant les pratiques d’intimidation ; les graves violations aux droits de l’homme, aux libertés fondamentales et aux droits des réfugiés dans les camps de Tindouf ;
- exigeant la liberté immédiate et sans condition de Mustapha Ould Salma Sidi Mouloud et des deux journalistes, Lahcen Tigbadar et Mohamed Slimani ;
- exigeant le plein respect du principe de la liberté de la presse en Algérie et plus particulièrement à Tindouf ;
- exigeant le plein respect de la Convention de Genève et des obligations statutaires du HCR.

Friday, September 17, 2010

LE MAROC OFFRE LE REPOS ETERNEL AU REGRETTE MOHAMED ARKOUN LOIN DE L'ENFER DE L'ALGERIE, SON PAYS NATAL

Les obsèques du grand penseur Mohamed Arkoun, décédé mardi à Paris à l'âge de 82 ans des suites d'une longue maladie, ont eu lieu vendredi, au cimetière Chouhada à Casablanca.

Après la prière d'Addohr suivie de la prière du mort à la mosquée des Chouhada, le cortège funèbre s'est dirigé vers le cimetière où le défunt a été inhumé.

Une foule nombreuse a accompagné le défunt à sa dernière demeure, notamment son épouse, Mme Soraya El Yaakoubi, sa fille, Sylvie, ainsi que plusieurs personnalités du monde de la pensée, de la culture, de la politique, de la presse, en plus de ses amis et proches.

Après lecture de versets du Saint Coran, des prières ont été élevées au Très-Haut pour entourer le défunt de Sa sainte miséricorde et le rétribuer amplement pour ses contributions et son riche apport à la pensée et à la culture.

L'assistance a imploré, à cette occasion, le Tout-Puissant de préserver SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste.

SM le Roi Mohammed VI avait adressé un message de condoléances à la famille du regretté Mohamed Arkoun dans lequel le Souverain exprime Ses condoléances les plus attristées et Sa compassion la plus sincère à l'honorable épouse du défunt et aux membres de sa famille.

"Le souvenir du grand disparu restera à jamais gravé dans la mémoire de tous ceux et celles qui ont puisé dans l'œuvre riche et abondante que le défunt laisse derrière lui, une œuvre frappée du sceau de la rationalité et adossée aux sciences humaines modernes qu'il a su employer dans une méticuleuse analyse de la pensée islamique", poursuit le message.

SM le Roi indique que "c'est bel et bien cette démarche scientifique qui a valu au regretté défunt d'être considéré comme l'une des grandes figures de la pensée moderne, à l'échelle arabe, islamique et mondiale. Outre un attachement sans faille aux idéaux de tolérance, de modération et de dialogue entre les religions et les civilisations, il n'a eu de cesse de s'ériger contre les conflits qui se nourrissent de l'ignorance".

"Nous songeons avec une profonde considération à son engagement en faveur de l'intégration maghrébine, ainsi qu'aux sentiments d'affection et d'estime qui le liaient au Royaume du Maroc, pays dont il se plaisait à fréquenter les forums universitaires et culturels propices aux échanges intellectuels féconds et aux débats libres et constructifs", souligne le message royal.

Né en 1928 dans un petit village de Kabylie, en Algérie, le défunt était professeur émérite d'histoire de la pensée islamique à la Sorbonne (Paris III) depuis 1993.

Mohamed Arkoun, qui a développé la discipline "Islamologie appliquée" dans diverses universités européennes et américaines, a à son actif plus d'une quinzaine d'ouvrages, dont une encyclopédie sur l'"Histoire de l'islam et des musulmans en France: du Moyen-âge à nos jours".

Il est également l'auteur de "Penser l'Islam aujourd'hui'', "L'Islam moral et politique'', "Humanisme et Islam: combat et proposition'', "La pensée arabe'', "Lecture du Coran" et "Critique de la raison islamique".

Thursday, September 16, 2010

Appel "urgent" d'un centre européen pour assurer la protection de Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud

Le Centre euro-méditerranéen pour la Coopération et la Diplomatie citoyenne (CECDC) a lancé, mercredi à Bruxelles, un appel "urgent" aux communautés belge et européenne pour assurer la protection de Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud, lors de son retour aux camps de Tindouf en Algérie, sa vie étant "aujourd'hui menacée".

"La vie de Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de +la police du polisario+, est aujourd'hui menacée suite aux déclarations faites lors d'une conférence de presse tenue à Smara, sa ville de naissance, le 9 août 2010", a averti le CECDC, basé à Bruxelles, dans une lettre adressée à des députés fédéraux belges, à la présidence Belge de l'Union européenne ainsi qu'aux membres de la Commission et du Parlement européens.

Dans cette lettre, dont copie est parvenue jeudi à la MAP, le Centre ajoute que "soucieux de délivrer les Sahraouis du calvaire qu'ils subissent depuis trop longtemps dans les camps de Tindouf, en Algérie, M. Ould Sidi Mouloud avait indiqué que le projet d'autonomie tel que proposé par le Maroc aux instances onusiennes en 2007, est une solution possible. Une option qui nécessite, selon lui, d'être expliquée aux habitants des camps de Tindouf".

"Envisager de sensibiliser le +polisario+ et les populations des camps à l'option de l'autonomie lui vaut aujourd'hui l'interdiction au péril de sa vie d'accéder aux territoires des camps de Tindouf où il réside pourtant depuis plus de 31 ans", poursuit le document, soulignant que "les membres de sa famille ainsi que les populations dans les camps sont expressément menacées de représailles en cas de manifestation de soutien à Ould Sidi Mouloud".

"Il subit aujourd'hui de véritables pressions de l'Etat major du +polisario+. Interdit d'accès aux camps de Tindouf, il est empêché de retrouver sa famille, sa femme et ses cinq enfants, dont la dernière est née en son absence", déplore le Centre.

"Depuis la ville mauritanienne de Zouirate, sur sa route vers les camps de Tindouf, M. Ould Sidi Mouloud a lancé un appel et un cri d'alarme à la communauté internationale pour que ses droits et libertés fondamentales ainsi que ceux des membres de sa famille puissent être garantis", lit-on encore dans la lettre.

Et le Centre d'exhorter le Parlement européen à réagir: "le Parlement européen ne peut demeurer insensible à la situation de Ould Sidi Mouloud".

"Engagé sur le terrain des droits humains et des libertés fondamentales, le Parlement européen se doit de faire toute la lumière sur ce dossier en interpellant l'Algérie, responsable du sort des sahraouis sur son territoire en vertu des obligations statutaires du HCR, en demandant expressément l'accès et le retour de Ould Sidi Mouloud en toute sécurité auprès de sa famille dans les camps de Tindouf, le plein respect des droits et libertés fondamentales dans les camps pour des populations qui ne peuvent être privées de leur droit à la liberté d'expression", ajoute le document.

"Le Parlement européen se doit de se saisir en urgence de ce dossier afin de permettre la réintégration de Ould Sidi Mouloud dans ses droits légitimes et de demander l'inscription de ce dossier à l'ordre du jour de la prochaine Commission des Affaires étrangères", souligne la lettre.Bruxelles le 16-09-2010

Saturday, September 11, 2010

L'éventuel retour de Ould Mouloud à Tindouf "met le polisario au pied du mur" (Jeune Afrique)

En décidant de rentrer à Tindouf (Sud de l'Algérie) pour défendre la proposition marocaine d'autonomie du Sahara, M. Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud "met le polisario au pied du mur", affirme l'hebdomadaire international Jeune Afrique.

Cet inspecteur général de "la police du polisario", qui "réclame seulement le droit de pouvoir s'exprimer librement auprès des habitants des camps de Lahmada", se trouve toujours en Mauritanie à cause de l'interdiction de joindre les camps, indique le magazine panafricain dans un article publié sur son site internet.

"Aujourd'hui, il compte mettre les autorités du polisario face à leurs contradictions. +Exprimer librement son opinion relève-t-il d'une trahison+", s'était interrogé Ould Mouloud sur la chaîne régionale Laâyoune TV.

"L'homme, qui a laissé son épouse et ses quatre enfants dans les camps, craint à présent pour sa vie", souligne l'hebdomadaire. "Ma sécurité personnelle ne dépend plus de moi tout seul, désormais c'est la responsabilité du monde entier", avait-il dit dans des propos cités par Jeune Afrique.

Actuellement, il est en bonne santé à Zouérate (Mauritanie) où il compte de nombreux amis, mais il "est très attristé de n'avoir pas pu fêter l'Aïd al-Fitr avec sa famille", indique le magazine, dans sa dernière livraison, citant l'un des ses amis.

"Craignant d'être arrêté s'il décidait de rentrer à Tindouf, tout en refusant que sa famille soit expulsée des camps, le policier envisage d'alerter l'ONU sur son sort", ajoute-t-il.

Au Maroc, son sort "préoccupe toutes les associations des droits de l'Homme et sur internet, des centaines de Marocains, en majorité originaires des provinces du Sud, postent des messages de soutien", relève la publication.

Ould Mouloud a demandé au Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH) de l'aider à garantir sa sécurité, "une tâche difficile quand on sait que l'ancien policier n'a pas renoncé à son projet suicidaire de rejoindre les camps", estime Jeune Afrique.

"Si les ralliements au Maroc de hauts cadres du polisario ne sont plus une exception, la méthode de l'aller-retour qu'a choisie Sidi Mouloud est pour le moins originale", estime encore l'hebdomadaire, rappelant que le policier est arrivé dans le Royaume au début de mai "pour des raisons privées et dans le cadre d'une visite familiale".

Début août, il avait annoncé, lors d'une conférence de presse à Samara, son intention de regagner les camps de Lahmada pour défendre la proposition marocaine d'autonomie. Il avait alors indiqué qu'il est rentré au Maroc depuis plus de trois mois et a voyagé à travers le pays "sans jamais être interrogé".

Il a également souligné la dynamique de développement dans les provinces du Sud notamment à Smara qui n'était lorsqu'il l'a quittée, en 1979, qu'une simple "bourgade où tout était à construire".
PARIS 11-09-2010

Thursday, September 09, 2010

Le PAM appelle l'organisation des Nations unies et le HCR à préserver la sécurité de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud

Le parti Authenticité et Modernité (PAM) a appelé l'Organisation des Nations unies, le Haut commissariat aux réfugiés et toutes les consciences vives de l'humanité, à préserver la sécurité de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud et à garantir son droit à la liberté d'opinion et d'expression, enregistrant avec consternation la poursuite des plans et des complots abjects contre l'intégrité territoriale du Royaume.
Dans un communiqué publié à l'issue de la réunion hebdomadaire de son bureau national, tenue mercredi à Kénitra, le parti a mis en garde contre les dangers qu'encourt Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, notant que cette affaire met à nu les violations flagrantes des droits de l'Homme commises par la classe dirigeante dans les camps de Tindouf qui sert les plans et manoeuvres des dirigeants algériens.

Le PAM exprime, à cet égard, son étonnement devant le silence suspect observé par les médias espagnols et algériens dans cette affaire.

Par ailleurs, le parti enregistre avec consternation que certaines parties, nostalgiques à leur passé colonial et prisonnières de leurs velléités séparatistes, poursuivent leurs plans et leurs complots abjects visant à porter atteinte à l'intégrité territoriale du Royaume, à travers leur intention d'organiser des voyages "étranges" vers les provinces du Sud en vue d'envenimer les relations entre le Maroc et le voisin espagnol.

Le parti juge qu'il est important de faire face avec fermeté à ces intimidations aux plans populaire et officiel.

Concernant la rentrée politique et parlementaire, le Bureau a décidé de suivre un exposé des présidents des deux groupes parlementaires du parti sur les questions soumises au parlement et sur l'agenda des deux groupes.

La réunion a également été l'occasion d'évoquer la prochaine entrée en vigueur du code de la route, précise le communiqué, soulignant le climat de mécontentement croissant chez les professionnels du transport en particulier.

Le parti rappelle également que son vote en faveur du projet de code de la route, après son amendement, était conditionné à une série de mesures d'accompagnement dont la résolution des problèmes du logement social des professionnels et la mise à niveau des infrastructures.
Le parti a dans ce sens mis l'accent sur l'importance et la vitalité de lier l'application du code de la route au respect par le gouvernement des engagements qu'il avait annoncés, ajoute le communiqué, notant que le parti a décidé de laisser ce dossier ouvert pour en suivre les développements.
Le parti relève également avec satisfaction le climat de mobilisation et de franchise ayant marqué les rencontres qu'il a tenues à Casablanca et dans la province d'El Hajeb, saluant la contribution des militants au débat et la pertinence de leurs interventions.
Il a également insisté sur l'importance de continuer à organiser ce genre de rencontres en parallèle avec les réunions d'encadrement au niveau des structures du parti.
Pour ce qui est du projet de création de l'association des élus du PAM, la même source indique que ce sujet a été examiné en perspective d'une approche définitive, ajoutant que les intervenants ont été unanimes à faire de la future association un outil de concrétisation de la vision du parti dans le domaine de l'action communale, du soutien à ses élus dans les plans de développement et de la politique de proximité et de moralisation.
RABAT - 09-09-2010

Tuesday, September 07, 2010

Polisario conference bruxelles sahara marocain

Un ancien responsable du polisario regagne la mère patrie

M. Ahmed Ould Sidi Ahmed Ould Salak Ould Akmach, ancien responsable du polisario, a regagné récemment la mère patrie en réponse à l'appel royal: "la patrie est clémente et miséricordieuse".

Dans une déclaration à la MAP, M. Ould Akmach a exprimé sa fidélité et son loyalisme à SM le Roi Mohammed VI, et fait acte d'allégeance au Souverain, un acte "hérité de mes ancêtres, les Chorafas Laaroussyines".

Il a souligné, à cette occasion, que "la bonne initiative louable de SM le Roi, à savoir la proposition d'autonomie des provinces du sud constitue la meilleure solution à la question du Sahara dans le cadre de ni vainqueur ni vaincu, dans la mesure où cette solution est soutenue par la majorité des Sahraouis des camps de Tindouf et qui ne peuvent exprimer leur choix solennellement à cause de l'oppression et de l'inexistence de liberté d'expression entretenus par le polisario et l'Algérie".LAAYOUNE 07-09-2010

Cet ancien responsable du polisario a affirmé "qu'il est du droit des Sahraouis, où qu'ils se trouvent, de jouir enfin de la paix, de la sécurité et de pouvoir retourner en toute quiétude chez eux au Sahara marocain".

M. Ould Akmach, originaire de la tribu des Laaroussyines Oulad Lakhlifia Oulad Sidi Eddakak, a appelé les Nations Unies dans toutes leurs composantes (conseil de sécurité, assemblée générale, 4ème commission, comité des droits de l'homme, conseil des droits de l'homme) à ''oeuvrer à lever le siège imposé à nos familles dans les camps de Tindouf et leur permettre d'exprimer en toute liberté leurs opinions loin de la répression et de l'oppression exercées par les dirigeants du polisario et de l'Algérie".

"Le polisario et l'Algérie induisent en erreur, depuis des années, la communauté internationale et toutes les organisations humanitaires sur le nombre des réfugiés dans les camps de Tindouf qui ne dépasse guère les 45.000 âmes", a souligné M. Ould Akmach, notant que "l'Algérie et le polisario, parfaitement au fait de ce chiffre et qui présentent à l'ONU des données exagérées (160.000), sont conscients qu'une fois le HCR aura effectué un recensement exact des populations des camps de Tindouf, la duperie sera dévoilée au grand jour".

M. Ould Akmach a, à cet égard, appelé les Nations Unies à faire pression sur l'Algérie afin de permettre au HCR d'effectuer dans les plus brefs délais un recensement des populations dans les camps.

Et de souligner que "le nombre impressionnant de ralliés qui a atteint depuis le début de l'année environ 2000 personnes dont la majorité est constituée de jeunes et de personnalités influentes, est en soi l'expression éloquente de la crédibilité de la position marocaine".

Natif de Tichla en 1954, au sud de Dakhla, Ould Akmach a poursuivi ses études primaires en langues arabe et espagnole de 1960 à 1967 à l'école Alaargoub (est de la ville).

Après des études dans le cycle qualificatif des infirmiers (1970-1973), il a intégré l'établissement espagnol des Postes et Télécommunications établi à l'époque à Dakhla jusqu'au mois de décembre 1975 avant de rejoindre, ensuite, les rangs du front polisario à Tindouf, dans le sud de l'Algérie, où il a été nommé à l'aile armée du front en tant qu'infirmier itinérant à travers les différentes zones militaires.

En 1991, après la proclamation du cessez-le-feu par les Nations Unies, Ould Akmach a été nommé directeur du centre de santé dans le camp dénommé "Wilaya Dakhla" situé à 160 km au sud de la ville de Tindouf, où il était, à l'époque, responsable des soins médicaux des prisonniers de guerre.

Avec le lancement du processus d'identification pour arrêter les listes des sahraouis habilités à participer au référendum prévu à l'époque, il a été désigné par l'ONU, par le biais de la Minurso, Cheikh d'identification pour la tribu Laaroussyine : Fraction Oulad Lakhlifia et sous-fraction Oulad Sidi Eddakak. En cette qualité, il avait participé à l'opération d'identification dans les villes de Dakhla, Boujdour, Laayoune, Guelmim, Marrakech et Casablanca, ainsi qu'à Nouadhibou en Mauritanie, et ce en parallèle avec sa mission de Cheikh d'identification dans les camps de Tindouf.

En 2008 et à l'issue du 12ème congrès du front polisario (14-20 décembre 2007), il a été élu membre du soi-disant "conseil national sahraoui" (parlement) et membre du bureau permanent du prétendu "conseil consultatif sahraoui" (Instance des Chioukh), où il est demeuré jusqu'à son retour à la mère patrie, le Royaume du Maroc, en réponse à l'appel royal "la patrie est clémente et miséricordieuse".

Sunday, September 05, 2010

Le père de Mostafa Ould Salma appelle les organisations internationales de défense des droits de l'Homme à intervenir pour garantir la sécurité de son

M. Salma Ould Sidi Mouloud a appelé les organisations internationales de défense des droits de l'Homme à intervenir pour garantir la sécurité de son fils, Mostafa Ould Salma qui se trouve actuellement à Zouirate en Mauritanie sur sa route pour les camps de Tindouf.

Dans une déclaration à la chaîne régionale de Laâyoune, diffusée samedi dans son journal du soir, M. Salma Ould Sidi Mouloud a appelé ces organisations à tenir pour entièrement responsables l'Algérie et le polisario de la sécurité de son fils.

M. Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud avait exprimé dans une conférence de presse le 9 août son intention de défendre la proposition d'autonomie au Sahara pour résoudre ce conflit artificiel et mettre un terme aux souffrances des sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf.

M. Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de "la police du polisario", avait quitté Smara, il y a quelques jours, en direction des camps de Tindouf où se trouve sa famille. Il se trouve actuellement à Zouirate en attendant l'accomplissement des procédures administratives pour quitter le territoire mauritanien.

Le Conseil Consultatif des Droits de l'Homme (CCDH) avait appelé toutes les organisations nationales et internationales des droits de l'Homme à "faire tout ce qui est en leur pouvoir" pour que M. Mostafa Salma Ould Sidi Mouloud puisse rentrer sain et sauf à Tindouf et défendre ses opinions librement.
LAAYOUNE 05-09-2010

Monday, August 30, 2010

Féroce attaque contre la destination Algérie par le Petit futé

Un pays terreau de la frustration et de la jalousie, un peuple sensible uniquement aux ingérences étrangères, des hommes machos plus qu'ailleurs dans le monde, une jeunesse formée de crétins-frustrés, de pervers et de psychopathes, un quotidien sale, une hôtellerie archaïque et une milice à la solde de forces spéciales.

C'est avec ces termes que la destination Algérie est présentée aux lecteurs du Petit futé, le plus réputé des guides touristiques dans le monde sans que les officiels algériens réagissent à ce jour.

L'année passée, en septembre, le ministère du Tourisme a rendu un hommage aux efforts déployés par le Petit futé et autres guides avec l'intention d'acheter des centaines d'exemplaires sur fonds publics.

Il y a quelques jours, un exemplaire de l'édition 2009-2010 du Petit futé Algérie, la quatrième, est tombé entre mes mains, et je me demande si les proches du ministre de l'époque ont pris la précaution de feuilleter ce guide avant d'initier la démarche.

La même question se pose à propos des grands annonceurs publics que sont Air Algérie, l'ONAT, Moblis et l'hôtel Aurassi, pour ne citer que ces derniers, et qui ont, sans le savoir, subventionné une grave atteinte à l'image de la destination Algérie et à celle de tout le pays.

Le drame est important, car le Petit futé est le guide qui reste le plus vendu dans le monde francophone.

Si l'ouvrage était un livre de politique ou d'économie touristique, on comprendra le recours aux termes et au style adoptés par les rédacteurs du Petit futé Algérie, mais il s'agit d'un guide touristique appelé à fournir une forme de conseils aux voyageurs potentiels sans parti pris politique.

A travers cette contribution, je présente à l'opinion publique nationale et aux responsables en charge de la préservation de l'image de notre pays une lecture d'un des plus néfastes traités commis contre l'Algérie ces 10 dernières années.


Casbah délabrée, femmes légères et démocratie d'homosexuels.

Les attaques contre l'Algérie commencent dès la page 25 où est présentée la symbolique Casbah si chère à la mémoire collective algérienne.

On ne peut parler d'Alger sans évoquer sa Casbah. Elle est la première destination de tout touriste qui passe par Alger.

Reste que si les rédacteurs du Petit futé font un constat sans ménagement de l'état des lieux, ce qui est vrai, le reste des commentaires n'est pas innocent.

Ainsi, on apprend que les Algériens seraient insensibles à l'état dans lequel se trouve leur Casbah, le cœur d'El Djazaïr.

Les efforts de restauration sont imputés à une ingérence internationale plus qu'à une quelconque prise de conscience nationale.

Ainsi, à la page 25, on peut lire : «Au retour même timide des touristes, ou peut-être grâce à l'organisation de réunions internationales qui demandaient qu'Alger montre meilleure figure, des travaux ont enfin commencé début 2005».

Comme tout patrimoine culturel, La Casbah intéresse et sensibilise les différents acteurs, algériens ou non, versés dans la préservation et la promotion de ce genre de patrimoine à travers des actions menées en concert avec les pouvoirs publics.

Cela se fait partout dans le monde et non pas uniquement en Algérie.

Selon le Petit futé, ce peuple qui assassine son patrimoine culturel est plus cruel envers la femme. La sentence est écrite avec dérision. «Si les hommes algériens peuvent reconnaître haut et fort que les femmes sont leurs égales, sinon supérieures, reprenant le mythe de la bonne mère, dévouée et courageuse sans qui le pays n'existerait plus, bla, bla, bla, dans la réalité, il ne reste pas grand-chose de ce beau discours qui nous surprendrait presque…».

J'avoue que dans ma carrière de journaliste spécialiste dans le tourisme, c'est la première fois que je lis un guide qui use de la formule «bla, bla, bla» pour mépriser une destination qu'il est censé présenter et conseiller à ses lecteurs.

«Le nouveau code de la famille présenté par Bouteflika en mars 2005 est loin d'être satisfaisant.

L'idéologie islamiste a complètement assombri le regard des hommes sur les femmes. On voit, mais on ne connaît pas la femme. On ignore ou on en veut à celle qui par sa seule existence vous attirera dans les filets du mal. Comme ailleurs, et peut-être plus qu'ailleurs, les femmes sont souvent rabaissées, voire battues… Il est toujours normal pour un homme algérien de lever la main sur sa femme, sa petite amie, sa fille…», lit-ont toujours dans la page 105.

Le dénigrement va plus loin quand les rédacteurs du Petit futé Algérie insinuent avec des mots à peine cachés que l'activité religieuse chez la femme algérienne n'est qu'une distraction, voire un loisir pas plus.

«Pour certaines femmes, participer aux réunions religieuses et à la prière du vendredi… est la seule occasion de sortir du domaine privé qu'est le foyer», lit-on encore à la page 105.


Au fur et à mesure qu'on avance dans la lecture du guide, on constate que la haine des rédacteurs augmente.

Selon eux, l'Algérie, pays de «crétins frustrés» serait un terreau de la frustration et de la jalousie. Les termes sont clairs à la page 106, où l'on peut lire : «... Les crétins frustrés ne s'abstiennent pas ici qu'ailleurs et il reste difficile, voire impossible, de faire certaines choses comme de s'asseoir seule à une terrasse de café même dans les grandes villes. Et, amies, gardez à l'esprit que les ragots et les médisances naissent et prospèrent très rapidement dans le terreau de la frustration et de la jalousie.»

Les Algériennes seraient des femmes faciles, selon les rédacteurs du Petit futé Algérie, elles seraient d'hypocrites prostituées prêtes à se donner au premier venu pour un simple repas.

Pour le Petit futé Algérie, la prostitution est omniprésente en Algérie. Elle est dans les grandes villes, au cœur des résidences d'Etat et même sur internet.

«… A Alger ou à Oran, de Club des Pins aux cabarets les plus miteux en passant par les restaurants, les bars d'hôtel et bien sûr internet et les sites de rencontre, des dizaines de filles cherchent une vie meilleure malgré les tabous, malgré le hidjab facilitant paradoxalement les choses, qui pour un cadeau, qui pour un dîner sortant de l'ordinaire, qu'on appartienne à la classe moyenne (s'il en reste une !) ou qu'on soit plus défavorisé… la prostitution est plus visible qu'on aurait pu l'imaginer dans la rue, dans les hôtels, très fréquentés l'après-midi, les bars de ces mêmes hôtels, les lieux de sortie nocturne», lit-on en page 106.

Pire, des faits divers sont déviés de leur contexte et rapportés toujours dans cette page donnant une image caricaturale des Algériens. D'un côté, des prostituées, et d'un autre, des violeurs.

«… Face à ce phénomène, des ‘‘barbus’’ ont monté des ‘‘raids’’ punitifs contre celles dont ‘‘on dit que…’’ qui ont tourné au viol collectif, voire plus, comme à Hassi Messaoud il n'y a pas si longtemps. Tout le monde le savait…», lit-on, toujours dans cette page.

Même en traitant des tenues vestimentaires des Algériennes, on profite pour dénigrer le peuple algérien et ses femmes.

On a l'impression qu'on veut nous dire que si, aujourd'hui, juste pour un dîner, une Algérienne est prête à découcher, c'est parce que cela est ancré dans les mœurs des femmes de ce pays.

Pour le besoins de la sale besogne, on recourt aux services d'un certain Nicolas Nicolays qui a rédigé au XVIe siècle des récits de voyages.

Le passage suivant, tiré de ses récits, est reproduit dans le Petit futé Algérie :

«Tout le long du fleuve et du rivage, les femmes et les filles esclaves maures de la ville d'Alger vont laver le linge, étant ordinairement toutes nues, excepté qu'elles portent une pièce de toile de coton de quelques couleurs bigarrées pour couvrir les parties secrètes (lesquelles toutefois pour peu d'argent elles découvrent volontiers)» Rien que ça !

Si, selon les rédacteurs du Petit futé Algérie, les Algériennes sont des femmes légères de naissance, même si elles portent un hidjab qui facilite «la chose» ; celles qui se sentent émancipées sont des égarées.

«…Même si vous apercevez en ville des jeunes femmes habillées légèrement, ne sachant pas qui elles sont, où elles vivent ou comment elles sont jugées, évitez de faire comme elles en portant des tenues jugées provocantes», lit-on encore.


Sous le titre «Homosexualité», les rédacteurs du Petit futé algérien traient de la soif des Algériens à la démocratie. Ce raccourci qui résume les luttes des Algériens pour les libertés et la démocratie à celle de la population gay, qui dit avoir sa place dans la société, n'est pas saint du tout.

C'est comme si les luttes de ce peuple pour la séparation des pouvoirs ont été menées exclusivement par des homosexuels.

«Dans les années 1980, des associations ont cru pouvoir profiter de la démocratisation pour se faire entendre, mais quand les islamistes s'en sont mêlés les années suivantes, d'aucuns ont pensé qu'il était temps que le ménage soit fait», lit-on dans la page 107 dans la rubrique réservée à l'homosexualité. Une dérive !

On a l'impression que les réticences à l'homosexualité sont le propre de la seule société algérienne et de la religion musulmane.

Toutefois, au lieu de donner l'avis des Algériens sur la question, on recourt à une citation d'un cheikh égyptien, comme s'il s'agit du Petit futé Egypte et non Algérie.

Ainsi, on apprend, dans cette même page 107, que, selon le cheikh égyptien Abde Al Azim Al Mitaani, «la perversion sexuelle en général va à l'encontre de la volonté de Dieu et de sa création. Il s'agit de comportements méprisables dont se détournent même les animaux les plus vils».

Un véritable racolage littéraire dans le seul but de nuire à l'Algérie. Pour rester dans le registre du bien et du mal, boire une bière en Algérie constitue un risque selon les rédacteurs du Petit futé Algérie.

En effet, à propos des bars et cafés, on peut lire à la page 145 que «s'il est devenu facile de trouver des bars où l'on sert de l'alcool à Alger, il en va autrement dans d'autres villes et a fortiori à l'intérieur du pays. Les bars sont certes des lieux de convivialité mais aussi et surtout des lieux où les clients viennent pour s'enivrer ou pour oublier (alors que bien souvent les Algériens ont le vin triste) et il n'est pas rare d'y croiser des femmes.»

Ne pouvant pas dire qu'en Algérie on ne peut pas boire d'alcool, on nous ressort cette histoire de vin triste.

Au pays des ragots, l'eau n'est pas potable et les hôtels sont désenchanteurs

Les rédacteurs du Petit futé Algérie reconnaissent à la page 107 que «l'espérance de vie est, certes, en régulière augmentation et supérieure à la moyenne africaine».

Toutefois, ils rajoutent qu'elle «cache des difficultés croissantes» sans les préciser. Une contradiction qu'aucun professionnel ne peut commettre sauf s'il est mal intentionné.

S'il est vrai que ce dernier reste en deçà des attentes des populations et des efforts financiers consentis, il reste que le système existe et qu'il est le premier responsable de l'augmentation de l'espérance de vie.

Comme s'il fallait faire du mal à l'image de l'Algérie coûte que coûte, les rédacteurs du Petit futé Algérie écrivent dans la même page que «… la consommation d'anti dépresseurs, d'anxiolytiques et autres tranquillisants est également importante et dans certaines villes, le nombre de panneaux annonçant un psy peut surprendre.»


Aux touristes qui viennent en Algérie, les rédacteurs du Petit futé Algérie donnent un seul choix : ne rien boire du tout. «Dans les grandes villes, l'eau du robinet peut se boire à condition de tolérer les goûts la caractérisant», peut-on lire à la page 143 à propos de l'eau du robinet en Algérie.

Quand on sait que l'eau est censée être incolore, inodore, on saisi la finalité du message.

«Dans les sources des villages et des oasis, l'eau est meilleure au goût, mais peut être à l'origine de troubles intestinaux…», lit-on à propos de l'eau des sources, comme quoi, cette eau est aussi à éviter.

Enfin, la suspicion touche aussi l'eau embouteillée.

«On trouve partout des bouteilles d'eau minérale, pas toujours scellées, souvent de marque…»,

lit- on encore. Autrement dit, en Algérie, il est déconseillé de boire de l'eau.

Dans la page 462, les Algériens sont présentés comme des gens sales. «Principale particularité qui peut être un problème : la pénurie de l'eau ! Dans les toilettes des lieux publics ou même chez les particuliers, l'eau est stockée dans un récipient qu'on déverse dans la cuvette (sans exagérer sur la quantité) en guise de chasse d'eau. Dans la plupart des cas, comme il n'y a pas du tout- à-l'égout, on ne jette rien dans la cuvette.

Une poubelle est presque toujours mise à disposition. Il s'agit juste de s'y habituer ! Autre particularité : il n'y a presque jamais de papier toilette», écrivent les rédacteurs.
A propos de l'hôtellerie, les rédacteurs du Petit futé signalent que «la capitale est assez bien pourvue en hôtels mais l'offre proprement touristique est assez restreinte pour une capitale. Le standing ne correspond pas au nombre d'étoiles affichées et les prétentions sont assez élevées au vu de la qualité des services proposés».

Ce constat dressé à la page 213 et jusque-là objectif et partagé, sauf que la suite, comme pour la question de l'eau, donne aux touristes potentiels un seul choix, celui de ne pas venir en Algérie.
«Si coupures d'eau, mobilier hétéroclite bancal et manque d'entretien sont le lot des hôtels de bas de gamme, c'est la qualité de l'accueil qui fait souvent défaut dans les hôtels des catégories supérieures», écrit-on pour dénigrer tout le parc hôtelier indépendamment de la gamme.

Ce parc est dénigré, aussi, indépendamment du statut «…Mais en ce qui concerne la qualité, on entre alors dans une autre dimension. Dans chaque ville d'importance, l'Etat gère un hôtel, souvent construit dans les années 1960… Ces hôtels, toujours très bien situés, ont malheureusement vieilli quand ils ne sont pas déjà agonisants… le personnel a pris de l'âge en même temps que les piscines se vidaient, que les jardins s'asséchaient, que la plomberie s'engorgeait de détritus divers ou que la moquette aux spirales psychédéliques pourrissait… Aujourd'hui, à de rares exceptions près, ces hôtels sont devenus plutôt sordides et le service très aléatoire», lit-on ! «D'autres hôtels, privés ceux-là, sont très fiers de leurs prestations mais n'espérez pas y trouver le confort qu'on s'est habitués à découvrir au Maroc voisin». Et voilà que même l'hôtellerie de droit privé est achevée. Même les établissements des chaînes internationales sont caricaturés, car l'essentiel est de nuire à la destination Algérie. «… Aucun hôtel algérien ne peut être qualifié de cadre enchanteur, le service laisse presque toujours à désirer, la plomberie et l'électricité peuvent inquiéter les plus anxieux et la propreté les plus maniaques… Les hôtels de chaînes internationales échappent évidemment à ce constat, mais leurs chambres ressemblent à celles que vous occupez à Miami ou à Melbourne», lit-on à la page 509.

Sous le titre Voyager seule, à la page 460, les rédacteurs du Petit futé Algérie versent davantage dans la méchanceté. Quand ils écrivent, en s'adressant aux touristes potentiels, «ce qu'il vous faudra éviter de chercher à éviter à tout prix, c'est de donner prise aux ragots, l'une des principales activités algériennes, que ce soit dans un petit village ou à Alger !» Je ne sais pas s'il existe, dans le monde, un seul gouvernement qui acceptera la présence de ces remarques déplacées sur sa population dans le plus grand tirage en matière de guides touristiques. A toutes celles qui voyagent seules, le Petit futé Algérie ne se prive pas de rappeler que les Algériens sont des obsédés harragas. «Dans le sud, les gens se sont habitués à voir des bras et des jambes nus, mais ils n'en pensent pas moins ! Garder à l'esprit que vous représentez le pays vers lequel on rêve très fort de s'envoler pour un meilleur avenir… Sachez donc rester circonspecte devant toute tentative de séduction un peu incongrue», lit-on à la même page

Milices, sida et persécution des libertés

Les rédacteurs du Petit futé Algérie semblent faire à travers la rubrique réservée à la police le procès de la politique sécuritaire d'un pays souverain plus que la présentation d'une destination. Ainsi, à la page 461, on peut lire : «Il y a trois types de représentants de l'ordre en Algérie : la police (en bleu), la gendarmerie (en vert) et les milices des forces spéciales ou de simples agents de sécurité (en noir). Difficile donc de savoir à qui on s'adresse.»
Avec ce constat, je ne vois pas de touristes prêts à prendre l'avion pour un pays dont les forces spéciales ont leurs milices et où il y a confusion dans le travail des différents corps de service de sécurité. Afin de jeter plus de doutes, à la même page, les rédacteurs écrivent : «Il n’y a presque pas eu de faux barrages, ces sinistres barrages dressés n'importe où, même sur les autoroutes, par des groupes terroristes cachés sous des tenues policières dérobées, on n'ose pas se demander comment.» On a l'impression de lire un rapport d'une organisation des droits de l'homme et non un guide touristique.

Le risque en Algérie ne s'arrête pas à ces faux barrages, selon le guide, il est aussi lié au sida et autres MST. Les conseils de prudence sont portés à la page 465 comme s'il ne s'agit pas d'un problème de santé publique mondial.

«Avoir des relations sexuelles non protégées fait courir le risque de maladies sexuellement transmissibles, dont le sida qui n'épargne pas l'Algérie, mais aussi l'herpes, de chlamydiae et autres joyeusetés».

Pour quelle intention inclure une mesure préventive générale dans Le Petit futé Algérie ?

Le sida existe en Algérie, comme partout dans le monde pas plus !

Pas de libertés au pays de la mafia politico-financière

Etant moi-même journaliste, ayant à mon actif des années de prison avec sursis et des dizaines de millions de centimes d'amendes, je trouve inopportun que la question des libertés de la presse et de son combat figure dans un guide touristique avec des commentaires d'ordre politique.

Il y a confusion de genres, une instrumentalisation de la question, non pas pour défendre la cause des journalistes, mais pour nuire à la destination.

«A la lecture des titres parfois audacieux de certains journaux de la presse algérienne, on pourrait penser que la presse est libre en Algérie.

Ce n'est plus le cas depuis 2004, année de la pénalisation des délits de presse. Et cette audace est chèrement payée souvent par la prison avec sursis et des amendes très sévères et quelquefois par la prison ferme…

En revanche, des pressions de toutes natures sont constamment exercées sur les journalistes de la part des responsables politiques, de la mafia politico-financière, de notables et d'hommes d'affaires locaux mettant en péril leur métier et dans certains cas leur vie», lit-on à la page 473.


«Les journaux, leurs directeurs et leurs journalistes sont régulièrement assignés en justice pour répondre de plaintes pour diffamation et le plus acharné semble être le ministère de la Défense qui s'estime diffamé par la moindre allusion dans les caricatures et les articles publiés», lit-on encore à la même page pour donner une image plus sombre de l'Algérie et de son institution militaire.

Pour conclure, disons qu'un guide touristique qui s'attaque au président d'un pays et à son armée pour promouvoir la destination est une innovation.

Il faut toutefois admettre que les responsables algériens ont été pris par abus de confiance.

Moi-même je n'aurai jamais pensé que les rédacteurs d'un guide touristique, ceux du réputé Petit futé en particulier, capable de commette une telle agression contre un peuple et un pays.

Moi-même je comptais des amis au sein de cette entreprise et avant de lire le guide, je n'ai jamais douté des qualités des rédacteurs.


Il ne sert à rien d'être présents dans les foires, de passer des pubs sur certaines TV si l'image de la destination est souillée dans les colonnes du premiers guide touristique dans le monde.

Une action pour limiter les dégâts s'impose à court terme. Une autre action pour révolutionner les démarches de communication et promotion de la destination afin d'éviter ce genre de situation s'invite à moyen terme.

Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud décide de rentrer dans les camps de Tindouf

M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, inspecteur général de "la police du polisario", a décidé de rentrer, lundi, dans les camps de Tindouf, afin de poursuivre la mobilisation pour la promotion de l'initiative marocaine d'autonomie.

"Je quitterai lundi matin, la tête haute, la région à destination de Tindouf puisque je suis et je demeure l'un des habitants des camps", a-t-il dit dans une interview accordée à la chaîne régionale de Laâyoune, dont une partie a été diffusée dimanche dans son journal du soir.

M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, qui avait été enlevé en 1979 avec les membres de sa famille et conduit par la force vers les camps de Tindouf, a salué l'initiative d'autonomie dans les provinces du Sud sous souveraineté marocaine, qui garantit aux Sahraouis tous leurs droits économiques, sociaux et culturels.

M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, un fils de l'un des chioukhs de la tribu Rguibat, a, dans ce sens, souligné que de larges franges de Sahraouis dans les camps soutiennent cette solution réaliste.

Evoquant le retour massif de jeunes sahraouis à la mère-partie, l'inspecteur général de "la police du polisario", qui a poursuivi ses études en Libye puis en Algérie où il a obtenu un diplôme des études approfondies en physique, a indiqué que ces ralliés ont fait le bon choix en dépit des dangers qu'ils encourent.
LAAYOUNE MAP 28-08-2010

Saturday, August 28, 2010

Appel pour une enquête internationale sur les violations flagrantes des droits des détenus à Tindouf

Le mouvement international pour le parachèvement de l'intégrité du territoire du Royaume a appelé, samedi à Casablanca, à l'ouverture d'une enquête internationale sur les violations flagrantes des droits des détenus des camps de Tindouf, dans le sud de l'Algérie.
Les membres du bureau exécutif du mouvement ont affirmé, lors d'une rencontre sur "le parachèvement de l'intégrité du territoire du Royaume'', que la torture systématique que subissent les citoyens marocains séquestrés à Tindouf ne peut tomber en prescription ou rester sans poursuite.

Ils ont souligné que le mouvement est décidé à poursuivre devant la justice internationale l'Etat algérien au vu de sa responsabilité dans la liquidation d'un grand nombre de détenus marocains dans les prisons connues ou les centres de détention secrets à Tindouf, ainsi que pour son rô le dans les exactions infligées aux prisonniers de guerre, en violation flagrante de la convention de Genève.

Les membres du mouvement ont, d'autre part, exprimé leur soutien aux initiatives du Maroc pour trouver une solution à la question du Sahara, à leur tête la proposition d'autonomie des provinces du sud, dans le cadre de la souveraineté nationale, en tant que démarche d'avant-garde et efficace pour le règlement de ce conflit artificiel qui dure depuis plus de trois décennies.

Ils ont aussi insisté, lors de cette rencontre organisée en collaboration avec l'Association pour la Défense des Marocains Expulsés d'Algérie (ADMEA), sur le soutien du mouvement aux Marocains expulsés de ce pays durant les années 1970 pour qu'ils puissent récupérer leurs droits.

Et d'ajouter que toutes les manœuvres des autorités algériennes pour faire diversion sur cette affaire ne réussiront pas et que ces expulsions sont un crime qui tourmentera pour longtemps les victimes.

Ils ont, cependant, insisté sur les liens de fraternité solides entre les peuples marocain et algérien, rappelant le soutien et l'appui inconditionnels apportés par les Marocains à la révolution algérienne, à leur tête le libérateur de la Nation, Feu SM Mohammed V, et Feu SM Hassan II, alors Prince héritier, que Dieu les accueille en Son vaste paradis.

Cette rencontre a été l'occasion pour présenter les objectifs du mouvement, les efforts et les initiatives prises par le Maroc en vue de parvenir à un règlement du dossier du Sahara.
MAP CASABLANCA 28-07-2010

Omar Sahraoui, instigateur de l'enlèvement des 2 espagnols

Il est libre quelque part au mali, Omar Sahraoui a parlé à l’AFP à Bamako au lendemain de la libération des deux espagnols. Celui qui a organisé leur enlèvement dit ne pas être lié à Al-Qaïda (AQMI).
Au lendemain de la libération des deux otages espagnols, il est donc quelque part sur le territoire malien, Omar le Sahraoui s’est entretenu au téléphone avec les journalistes de l’AFP à Bamako. L’auteur de l’enlèvement des humanitaires espagnols libérés déclare n’avoir rien à voir avec Al-Qaïda au Maghreb (AQMI).
« Je suis un homme d’affaires », dit-il, « Ce n’est pas parce que vous vendez quelque chose à Al-Qaïda que vous en faites partie ». Âgé de 52 ans, Omar Sahraoui raconte que le jour même de sa condamnation à 12 ans de prison à Nouakchott le 11 août dernier, des agents mauritaniens sont venus lui dire qu’il allait bientôt rentrer au Mali. Moins d’une semaine plus tard, il a été extradé vers Bamako, « je suis rentré libre » dit le Sahraoui. Depuis, plusieurs sources confirment qu’il a bien servi de monnaie d’échange à la libération de deux espagnols.
L’homme est un grand connaisseur de la région et du désert qu’il sillonne depuis des années, il s’est notamment rendu dans les camps de réfugiés de Tindouf, d’où son surnom « le Sahraoui» . Il est présenté comme un expert dont les membres d’Al-Qaïda ont besoin. Mokhtar Benmokhtar, chef d’un des groupes armés basés au nord du Mali, l’aurait ainsi payé 15.000 euros pour qu’il organise l’enlèvement des humanitaires espagnols, c’est ce qu’affirment des sources mauritaniennes.
Arrêté en février dernier, Omar El Sahraoui est donc aujourd’hui quelque part au Mali. Une libération qui a sans doute aussi été accompagnée du versement d’une rançon, 8 millions d’euros ont été payés par Madrid, affirment des négociateurs maliens.

Un écrivain-journaliste espagnol dévoile la connexion entre le polisario et Al Qaeda au Maghreb Islamique

Un écrivain-journaliste espagnol a dévoilé la connexion existant entre le polisario et Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI) dans une zone "spécialement conflictuelle et potentiellement dangereuse pour les pays de la région et pour l'Europe".

Dans une analyse intitulée " Guerre ou paix: la supercherie du front polisario ", dans laquelle il met à nu l'imposture des séparatistes, M. Chema Gil donne comme preuve de cette connexion entre le Polisario et AQMI, l'absence de toute confrontation entre les deux parties dans cette zone.

"Comment AQMI peut-elle accéder aux territoires mauritanien et algérien, enlever des ressortissants européens et ne pas commettre, en revanche, ces mêmes actes dans la région de Tindouf où se rendent pourtant plusieurs Européens"? s'interroge le journaliste espagnol, citant le cas des coopérants accompagnant les caravanes d'aides humanitaires aux Sahraouis des camps de Tindouf en Algérie.

Cette interrogation pertinente a été formulée par un ancien dirigeant du Polisario, Fateh Ahmed Ould Mohamed Fadel Ould Ali Salem, qui a rallié récemment le Maroc, note Chema Gil dans cette analyse largement reprise sur les sites d'information espagnols.

L'ancien dirigeant du Polisario sait parfaitement de quoi il parle, affirme l'analyste espagnol, relevant que Fateh Ould Mohamed Fadel n'est pas n'importe quel dirigeant du Polisario. Il a assumé plusieurs hautes fonctions dans "la direction sécuritaire du front séparatiste", notamment responsable à la direction de la sécurité et chef de sécurité de la " troisième zone militaire"


+DE LARGES ZONES DU SAHARA ET DU SAHEL SONT LE TERRAIN D'OPERATIONS DE GROUPES ISLAMISTES ARMES

Selon Chema Gil, qui met en garde contre l'éventualité d'opérations terroristes et/ou délictuelles à l'échelle internationale comme le trafic de drogue et celui des armes, , de larges zones du Sahara et du Sahel sont le terrain d'opérations de groupes islamistes armés comme Al Qaeda au Maghreb Islamique (Aqmi) et d'autres groupes terroristes.

Cette réalité de la zone du Sahara et du Sahel et les risques qu'elle comporte en termes de sécurité pour les pays de la région et pour l'Europe a été démontrée par des analystes, des médiateurs des Nations Unies ainsi que par des centres européens comme l'European Strategic Intelligence Security Center (ESISC), qui ont attiré l'attention sur le risque de voir la région passer sous contrô le d'Al Qaeda.

L'ESISC a tiré, depuis Bruxelles, la sonnette d'alarme sur les risques plus que potentiels d'une union d'intérêts entre AQMI et le front polisario. Dans un rapport publié en mai dernier, le centre établit un lien de cause à effet entre le "délitement du Polisario et le développement du terrorisme dans la région du Sahel".

Selon l'ESISC, une partie de la jeunesse du Polisario, las de promesses non tenues depuis plus de trente ans, recherche "un activisme plus violent, plus immédiat et plus actif. Certains d'entre eux ont rejoint Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) ".

Ce rapport et bien d'autres illustrent le caractère complexe des enjeux sécuritaires dans la région où il est très difficile de distinguer entre terroristes et trafiquants de tous genres, relève l'auteur de l'analyse, qui s'arrête sur l'enlèvement des trois coopérants espagnols par AQMI et l'implication d'éléments du Polisario dans cet enlèvement.


+IMPLICATION D'ELEMENTS DU POLISARIO DANS L'ENLEVEMENT DE RESSORTISSANTS EUROPEENS+

Durant le procès des individus impliqués dans cet enlèvement "les relations entre Al Qaeda, ses collaborateurs et des membres du polisario ont été dévoilées au grand jour", affirme le journaliste espagnol, qui se base sur des dépêches d'agence lors du déroulement du procès des ravisseurs des coopérants espagnols devant un tribunal de la capitale mauritanienne Nouakchott.

Parmi les personnes assises au banc des accusées, figuraient Omar Ould Si'Ahmed Ould Hamed, plus connu sous le nom de Omar Sahraoui, ainsi que Mohamed Salem Ould Ahmuda Ould Mohamed, qui a reconnu devant le tribunal de Nouakchott, être un militaire du polisario et d'avoir servi de guide aux ravisseurs pour faciliter leur fuite vers le Mali, affirme Chema Gil.

+L'ESCLAVAGE DANS LES CAMPS DE TINDOUF : L'AUTRE VRAIE IMAGE DU POLISARIO+

L'Esclavage dans les camps de Tindouf en plein XXIème siècle! voilà l'autre vraie image "d'un groupe non démocratique qui ne tolère aucune opposition", affirme l'analyste Espagnol.

Cette réalité, dénoncée par plusieurs organisations de défense des droits humains, a été dévoilée au grand jour par le documentaire australien " Stolen", qui a révélé des pratiques de cas d'esclavage par le Polisario dans les camps de Tindouf, souligne-t-il.

En 2008, l'Organisation Human Right Watch décide d'ouvrir sa propre enquête et est parvenue à la conclusion que dans les camps de Tindouf " il existe des Sahraouis de couleur qui sont la propriété de personnes ou de familles blanches". Ces pratiques n'ont jamais fait l'objet de poursuites judiciaires ni dénoncée par l'ONU, s'indigne l'auteur de l'analyse.

Cet esclavage du XXIème siècle dans les camps de Tindouf est l'oeuvre d'un groupe terroriste composé de pseudo militaires et de pseudo politiciens qui utilisent une population victime et innocente comme un fonds de commerce pour obtenir de grosses sommes d'argent qui ne sont pas utilisées pour satisfaire les demandes de la population civile Sahraouie, relève le journaliste espagnol.

Selon lui, une grande partie de cette population est " l'otage d'une situation politique à laquelle l'Algérie doit mettre fin étant donné que ces camps se trouvent sur son territoire". MADRID 27-08-2010