Sunday, July 06, 2008

Deux journaux congolais se font l'écho des témoignages de Mauritaniens victimes des exactions du "polisario"

Deux journaux de la République Démocratique du Congo (RDC) "Le Potentiel" et "L'Observateur" se sont fait l'écho, vendredi, des témoignages livrés récemment par des Mauritaniens, qui ont été victimes de détention arbitraire, de torture et de graves violations de droits de l'Homme dans les camps du « polisario » à Tindouf, en Algérie.
Dans leurs témoignages, ces Mauritaniens ont évoqué le calvaire vécu dans les camps et les atroces souffrances endurées sous les ordres du "polisario", rapportent les deux journaux.
Face à cette situation très alarmante, écrit "Le Potentiel", les victimes mauritaniennes sont plus que jamais décidées à porter leur affaire devant l'opinion publique et les organisations internationales, notamment l'ONU, pour réclamer justice et réhabilitation, ajoutant qu'il s'agit d'une question "plus humanitaire que politique".
De son côté, le journal "L'Observateur" indique qu'une cinquantaine de Mauritaniens "ont relaté dans les détails les tortures subies dans les prisons du +polisario+ et les conditions inhumaines de détention".
La publication, qui cite plusieurs observateurs, souligne, par ailleurs, que l'initiative marocaine d'autonomie "sera déterminante pour mettre fin aux souffrances des populations dans les camps de Tindouf".
A rappeler qu'un grand nombre de Mauritaniens torturés dans les geôles du "polisario" ont tenu récemment des conférences de presse à Nouakchott et à Bruxelles pour mettre à nu et dénoncer les exactions commises par le "polisario" et réclamer justice et réhabilitation.
Rabat, 06/07/08-MAP

Saturday, July 05, 2008

CÉLÉBRATION DU 46E ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE: Les Algériens ont la tête ailleurs

Depuis quelques années, cette fête nationale est tombée dans la banalité de la célébration officielle.
L’Algérie a célébré, hier, le 46e anniversaire de son Indépendance. Cet anniversaire est-il différent de tous ceux qui l’ont précédé? Comme chaque année, une commémoration officielle et des recueillements sur les tombes des martyrs et des cérémonies en l’honneur de ceux qui ont combattu pour libérer le pays, ont été observés. Et puis sans plus.Depuis quelques années, cette fête «nationale», pourtant symbolique, est tombée dans la banalité de la célébration officielle. Mis à part le côté «chômé, payé», le 5 Juillet est de moins en moins considéré par les citoyens que d’aucuns interprètent comme un manque flagrant de patriotisme et de civisme. C’est donc un constat amer que l’on fait chaque année, à la date de cette fête qui fait notre identité, et la journée d’hier n’était pas en reste. Et pour cause, les citoyens algériens ont appliqué le principe de «la journée chômée, payée» au pied de la lettre. Puisqu’à peine la journée commencée, les rues étaient désertes et les commerces en congé. On aurait pu penser que cette désertion traduisait justement une implication de ces derniers à cette fête nationale, mais on se serait trompé car ce n’était nullement le cas. En effet, si on faisait l’inventaire des activités de ces derniers lors de cette journée, on aurait retrouvé que certains sont partis à la plage, d’autres ont pique-niqué, d’autres encore sont restés chez eux à regarder les «festivités» à la télévision ou faire une sieste. Les rares personnes, qui ont fait un geste envers ceux sans qui, ils seraient toujours sous l’emprise coloniale, sont parties se recueillir sur les tombes des martyrs parfois membres de leurs familles ou ont salué l’opération «un drapeau dans chaque foyer» en accrochant ce dernier chez eux.N’est-il pas ingrat de constater que la majorité des citoyens n’ont pas commémoré cette journée glorieuse qui a marqué l’histoire du pays, qui a vu couler le sang de près d’un million et demi de martyrs.Le constat est d’autant plus amer lorsqu’on regarde de l’autre côté de la rive et que l’on voit comment les autres pays occidentaux et orientaux fêtent leur «indépendance day». Prenons l’exemple américain. Cette puissante nation suscite le patriotisme de ses citoyens dans les quatre coins du pays, qu’ils soient en temps de guerre ou en temps de paix. Chaque année, les Etats-Unis célèbrent la fête de leur indépendance le 4 juillet, journée de célébration patriotique et de réunions familiales dans tout le pays.Pour ce dernier qui veut instaurer la culture du patriotisme chez tous ses citoyens, la fête de l’indépendance est une grande occasion «civique», qui repose sur la tradition anglo-américaine de la liberté politique. Ainsi, pour célébrer ce jour, la société américaine a tout fait pour impliquer davantage ses citoyens à la vie sociale, politique mais aussi historique, et ce, en transformant cette date en un spectacle vivant, durant toute une journée.Pour ce faire, des pique-niques appelés «garden-partys» sont organisés dans chaque coin vert du pays, accueillant ainsi des familles entières autour d’une cuisine américaine typique et surtout autour de récits historiques et héroïques sur la liberté.Par ailleurs, des feux d’artifice ont lieu un peu partout dans le pays. A New York par exemple, un grand magasin appelé «Macy’s» organise, depuis trente ans maintenant, un feu d’artifice le 4 juillet. En 2005, trente-cinq mille pièces d’artifice ont jailli de sept bateaux situés dans l’«East River» et dans le port de New York pour éclater pendant trente minutes au-dessus de la ville. Plus de trois millions de personnes ont assisté à ce seul feu d’artifice qui est aussi retransmis à la télévision depuis quelques années. Outre ces festivités, le 4 juillet est aussi une occasion économique, lançant ainsi de grands travaux publics comme celui de la construction du canal Erié, du monument à la mémoire de George Washington et de la ligne de chemin de fer «Baltimore and Ohio». Autre pays, autre continent, la Tunisie. Tous les acteurs sociaux du pays voisin, préparent, chaque année, un programme riche pour fêter l’Indépendance le 20 mars, coïncidant aussi avec la fête de la Jeunesse du 21 mars de chaque année.Des activités culturelles, artistiques mais aussi sportives sont inscrites au programme national de cette journée de festivités auxquelles tout le monde est convié. Pour son 14 Juillet, la France célèbre la «journée révolutionnaire parisienne» synonyme de la prise de la Bastille. Associé aux bals et aux feux d’artifice, le défilé parisien des troupes françaises est généralement le spectacle par excellence. Ce défilé, qui suscite l’intérêt d’un large public, implique différents corps militaires et de police au sol, à pied, à cheval ou motorisés, défilant à tour de rôle. Compte tenu de ces faits et après 130 années de colonisation, aller à la plage, à la montagne ou rester chez soi à regarder la télévision en guise de célébration, signifie qu’il y a un sérieux problème au sein de la société algérienne.Cette grande fête-anniversaire, qui devrait être célébrée comme la journée de libération et être solennisée avec grand apparat par des défilés ainsi que des spectacles, des jeux, des sports, des fusils, des cloches, des feux de joie et des illuminations, d’un bout à l’autre de notre pays, inscrivant cette date maintenant et à jamais, est maintenant délaissée par nombre de citoyens, au grand dam de nos aïeuls et de notre histoire.
Yasmine ZOUAGHI L'EXPRESSION 05/07/2008

TIZI OUZOU: Des ordures plein la vue

La situation environnementale est lamentable. Tizi Ouzou croule sous les ordures.
A l’heure où le monde se met au vert et à l’énergie renouvelable, en Algérie, certaines villes n’arrivent pas à se débarrasser de leurs ordures ménagères. Une de ces villes est Tizi Ouzou. La capitale du Djurdjura est loin d’être une cité où la pollution est maîtrisée, l’air est sain et les espaces urbains propres. Il est loin le temps où, avec des moyens rudimentaires, la ville des Genêts, rayonnante, était appelée la petite Suisse. Aujourd’hui, le constat est accablant. La situation environnementale est lamentable. En matière d’hygiène, elle est l’une, si ce n’est la dernière ville d’Algérie. Tizi Ouzou croule sous les poubelles. Elle dépasse largement la moyenne nationale en rejet de déchets ménagers. 1,55kg par habitant alors que la moyenne nationale n’est que de 0,77kg/h.La commission hygiène et environnement actuellement en exercice, se trouve face à une mission presque impossible. En témoignent d’ailleurs, les rapports des techniciens de la voirie qui sont sortis sur le terrain le 4 mars 2008. Les constats de ces spécialistes sont sans appel: l’état d’hygiène déplorable dans lequel vivent les habitants. Tous les ingrédients pour l’émergence des grandes épidémies sont présents dans tous les recoins de la ville.Les rapports des techniciens qui se sont rendus donc dans la haute ville signalent la présence d’eaux usées à ciel ouvert et des dépôts d’ordures ménagères éparpillés dans tous les quartiers, des animaux errants comme des chats et des chiens. L’état d’abandon ne s’arrête pas là...La prolifération des moustiques hiver comme été est la source de toutes les maladies à transmission hydrique qui vont crescendo ces dernières années. Dans le centre-ville avec ces grands boulevards, la situation n’est guère reluisante. Au niveau du boulevard Abane Ramdane, les trottoirs ne servent plus à la circulation piétonne. Les déchets ménagers s’entassent dans tous les angles, constituant de grands talus bloquant tous les passages. Les fréquentes fuites d’eau au niveau des conduites AEP et le bouchage des canalisations diverses lors des pluies engendrent de façon quasi constante, un état d’exaspération chez les habitants et les usagers. Même les trottoirs sont squattés par des vendeurs à la sauvette. De son côté, le grand jardin du 1er-Novembre traversé par le boulevard en question, est détourné de sa vocation. Il est devenu un marché pour les dealers et toutes les ventes illicites. A la sortie ouest, les rues du 20-Août et 5-Juillet annoncent, elles aussi, aux visiteurs, la couleur.Les causes de cet état désastreuxC’est, en effet, au niveau de la gare routière que commencent les odeurs répugnantes. Devant tous les commerces, s’accumulent les rejets et les détritus divers. Aux entrées principales de tous les bâtiments, les décharges bloquent les portes et s’entassent même dans les escaliers et les paliers.
Chernai Djamel, président de la commission hygiène et environnement
L’Expression: Pouvez-vous nous brosser un tableau de la ville de Tizi Ouzou aujourd’hui?Chernaï Djamel: Actuellement, la ville est un grand chantier où plusieurs projets sont en cours de réalisation. Nous verrons bientôt son nouveau visage. Mais le constat actuel se caractérise par l’absence d’harmonisation structurelle et environnementale. Nous avons des carences en matière d’hygiène, de problèmes des routes et d’urbanisme. Plusieurs espaces verts sont transformés en béton avec absence d’équipements publics engendrant des problèmes de circulation routière. La ville manque aussi de structures de sport, de culture et de loisir.Quelle sera votre stratégie et vos moyens pour rendre à la ville son visage d’antan?Notre stratégie n’est pas uniquement de lui rendre son visage d’antan mais d’améliorer notre cité en lui offrant les commodités de notre siècle. Celle-ci se présente en différentes étapes. Il y une stratégie structurelle pour offrir aux équipes des moyens humains, matériels et financiers ainsi qu’une stratégie tactique qui consiste en modes opératoires et les méthodes d’élaboration des projets. Nous déboucherons sur une mise en oeuvre des traitements et la recherche de solutions, Le problème ne se pose, cependant, pas en termes de moyens mais en termes d’organisation et d’utilisation rationnelle des ressources financières et humaines.Quelles sont les difficultés que vous rencontrez sur le terrain?Je ne sais pas si on peut les appeler ainsi car pour nous le souci est de faire participer l’ensemble des acteurs du développement. L’amélioration du cadre de vie des citoyens dépend aussi de leur capacité à y participer. Nous souhaitons que l’école et les associations prennent part à notre nouvelle vision de la politique de la ville. La coopération avec d’autres villes ne peut qu’être bénéfique. Actuellement, nous sommes jumelés avec La Roche-sur-Yon. Nous avons participé à des séminaires. Nous avons présenté notre travail et il a rencontré un grand succès en espérant sa réussite à Tizi Ouzou.Au niveau des rues et allées de la Nouvelle ville, les conditions d’hygiène sont lamentables. C’est dans les abribus que les poubelles s’entassent. Les cités des 600, 200, 400 Logements et toutes les autres débordent de détritus. Le diagnostic est le même dans toutes les ruelles de ce grand centre urbain qui est l’exemple de l’échec de la wilaya de Tizi Ouzou dans sa politique d’urbanisation.Les facteurs ayant engendré cette situation désastreuse sont nombreux. Consultés, les documents contenant les chiffres et les effectifs du service de la voirie de la commune de Tizi Ouzou, indiquent pour leur part que les causes sont endogènes et exogènes au service. Les 54 véhicules que compte la commune de Tizi Ouzou sont loin d’être suffisants pour un service capable de décroître la moyenne élevée de rejets de déchets ménagers. En approfondissant l’analyse, il s’avère que 20 véhicules sont en panne depuis des années, c’est-à-dire, presque la moitié du matériel roulant en question est restée hors d’usage. Selon Djamel Chernaï, président de la commission hygiène et environnement à l’APC de Tizi Ouzou, la réparation de ce matériel coûtera aux caisses de l’Etat plus de 40% du prix d’achat d’un nouveau parc.Le parc de la voirie de la ville de Tizi Ouzou est donc réformable. Par ailleurs, comme le matériel roulant, le personnel de ce service est composé d’éléments prêts à partir en retraite pour une partie tandis que pour l’autre c’est le manque de qualification. Sur 200 travailleurs, plus de 80% sont âgés de plus de 45 ans. Une étude technique effectuée par l’équipe de Chernaï a conclu que le personnel, dans sa plus grande partie, est en état de convalescence.La mauvaise coordination et le manque de synchronisation des actes entre les habitants et commerçants avec ce service sont essentiellement à l’origine de l’entassement des déchets et l’émergence des décharges sauvages. L’état d’anarchie qui règne dans cette grille horaire des sorties pour la collecte des déchets est inqualifiable. D’un côté, à toutes les heures de la journée, d’énormes quantités de déchets sont jetées dans les rues et les trottoirs. D’un autre côté, le nombre et les horaires des rotations des services de la voirie se sont avérés inadaptés aux réalités et aux réflexes des citoyens. C’est ainsi que la ville est devenue une gigantesque décharge publique à ciel ouvert.Ces énormes quantités de déchets ménagers et industriels ne trouvent pas des centres d’enfouissement techniques pour les contenir. Bien que la décharge communale de Boukhalfa soit en service constant, il n’en demeure pas moins que celle-ci reste incapable de juguler tout ce cumul. De fait, Tizi Ouzou nécessite un centre d’enfouissement technique nouveau et répondant aux exigences d’un service de voirie digne des grandes métropoles.D’un autre côté, les travaux de réaménagement urbain que connaît la ville sont à l’origine de multiples défaillances dans la situation environnementale générale. Aucune politique de voirie ne pourra réussir avant la fin de ces grands chantiers. Quant à la culture de l’hygiène et de l’environnement, il s’avère évident que les conditions actuelles ne s’y prêtent point. Car l’esprit sain n’a pas uniquement besoin d’un corps sain mais, également, d’un environnement sain.Y a-t-il des solutions?L’équipe de techniciens dirigée par Djamel Chernaï, croit dur comme fer que Tizi Ouzou retrouvera un nouveau visage. Au vu du constat accablant et poignant de la cité, le défi parait difficile â relever. Tizi Ouzou est une ville à l’abandon dans son état actuel. Cette situation, qui dure, a plongé les habitants dans la déprime et la désolation.Les visages ne sont plus souriants à Tizi. La courtoisie d’antan a cédé la place à la vulgarité et la méchanceté. Pourtant, l’espoir existe toujours qu’un jour, les rues retrouveront la beauté, le calme et la sérénité. Dans cette optique, la nouvelle équipe de l’hygiène et de l’environnement mise sur plusieurs solutions.D’abord, dans le paysage économique national actuel, les services de la voirie des collectivités locales devront s’ouvrir à l’initiative d’un secteur privé. Ces opérateurs pourront soulager les services étatiques de cette charge financièrement très coûteuse. Puis, connaissant, après études sur le terrain, les besoins de ce service, les autorités prévoient le renforcement de leur logistique par un nouveau matériel et l’achat de 1400 bacs roulants. Cette opération a déjà commencé à travers les quartiers les plus mal entretenus. Quant au personnel, l’équipe en place compte rajeunir l’effectif car, selon son président, dans dix ans, la commune n’aura plus d’éboueurs.Enfin, pour acquérir d’autres réflexes de gestion et une autre culture citoyenne, il n’y a pas mieux que de prendre exemple sur les autres qui ont réussi à relever le défi de l’environnement.La coopération entre les villes d’Algérie est indispensable. Actuellement, la ville de Tizi Ouzou est jumelée avec La Roche-sur-Yon. Les séminaires qui s’y sont tenus ont été d’un grand apport à l’équipe de la voirie de la commune de Tizi Ouzou qui y a participé. Ainsi, en attendant une nouvelle politique de la ville, les habitants de la capitale du Djurdjura souffrent le martyre. C’est là aussi la preuve de l’échec des politiques locaux. Les gens ici à Tizi Ouzou ont bien compris que certains chants des sirènes ne mènent pas uniquement vers le paradis mais, également vers les grands déserts.
Kamel BOUDJADI L'EXPRESSION 05/07/2008

LE GNAOUI MAROCAIN EST MAGHREBIN SELON ALGER

Le deuxième festival international de la musique "gnaouie", prévu du 6 au 11 juillet à Alger, constitue un important espace d’expression pour cet art séculaire et héritage culturel aux peuples maghrébins. En Algérie cette forme d'art porte l’appellation de "diwane ou "bilali", au Maroc celle de gnaoui ou "Lila (nuit)", tandis qu'en Tunisie et en Libye il est connu respectivement sous les appellations de "stambali" et "sambali". Pour de nombreux chercheurs versés dans le domaine du patrimoine culturel populaire et traditionnel dans ces pays, les origines de cette musique remontent à l’ère des Almohades, au 19e siècle.A cette époque, on recensait déjà des confréries "gnawa" à travers plusieurs régions de ces pays notamment dans l’Ouest et le Sud-Ouest algérien, véritable creuset de cette forme d'expression artistique.
A l’origine de la création de ces confréries de simples ouvriers et autres travailleurs au pair, descendants de populations des pays subsahariens. Les premières de ces entités, qui virent le jour dès la fin du 17e siècle dans le Maghreb, étaient essentiellement composées d’hommes et de femmes de race noire qui seront rejoints par la suite par de nouveaux adeptes berbères et arabes.
Ce brassage va enrichir et renforcer le rayonnement populaire de ce genre musical dans la région du Maghreb, donnant ainsi une dimension culturelle et religieuse aux chants, rites et pratiques qui avaient à l'origine un caractère païen.
Ce métissage des cultures subsahariennes, berbères et arabes est visible actuellement a travers les différents textes chantés par les gnawa où l’on trouve de l’arabe, du berbère, du "haoussa" et d’autres langues africaines que ne peuvent traduire même les adeptes de ce genre de musique.
La structure lyrique de cette forme de musique est divisée en plusieurs "bordjs", qui louent en majorité Allah le tout puissant, son Prophète Mohamed (QSSSL) et certains Saints Hommes de l'Islam.
Le cérémonial ou "derdeba" se déroule généralement en début de soirée pour se terminer à l’aube. Il réunit les adeptes, sous la conduite du "Maalem" ou maître de cérémonie, qui est le plus ancien parmi l’assistance et le virtuose du "goumbri", un instrument à trois corde à la base de ce genre de musique. Les "krakab" et "t’bal" assurent les percussions à l'orchestre de la confrérie qui doit interpréter sept "bordjs" et exécuter sept danses durant cette nuit parée elle aussi de sept couleurs qui exprime chacune un esprit ou "m'louk", selon la philosophie "'gnaouie".
Au cours de cette soirée très suivie par les adeptes ou de simples amoureux de ce genre de musique, comme c'est le cas à Bechar, les chants, les odeurs d'encens et les danses créent une ambiance qui plonge dans un état de transe plusieurs présents. Il arrive même qu'on ramène à ces soirées des personnes malades, qu'on croit guérir grâce aux vertus, considérées comme thérapeutiques de la musique "gnaouie".
On prête au mysticisme, toujours présent au cours de ces soirées, la possibilité d'ouvrir la voie de la découverte de l’âme individuelle et collective et celle des secrets et mystères de ce monde", soulignent les "gnawa". "Mieux, il permet l’évasion des carcans du quotidien et permet d'aller vers le "sublime" et la perfection", signalent les fervents adeptes.
La séance de transe est dirigée par le "Maalem" généralement le plus âgé et maître de la confrérie, qui au début du cérémonial est salué avec déférence et un grand respect par les membres du groupe, du fait qu’il incarne la connaissance parfaite du rite gnaoui, la sagesse et préserve l’homogénéité du groupe. La beauté du texte, de la musique et de la danse "gnaouie" procure au fil du cérémonial un sentiment de satisfaction, de bien-être, tant chez les membres de la confrérie que chez les convives. Le diwane ou gnaoui reste toujours l’un des arts les plus populaires dans de nombreuses régions du pays où grâce à sa popularité et son ancrage dans la société, à su garder son authenticité.
La deuxième édition du festival international d’Alger va sans doute être une nouvelle occasion pour l’approfondissement de la connaissance de ce genre à travers les différentes soirées prévues dans ce cadre.
[Aps 4/7/08] BECHAR (Algérie)
اذا لم تستحي فافعل ما شئت يقول المثل العربي الشهير أو الله ينعل اللي ما يحشم يقول المثل المغربي الشهير كذلك

Bamako: Le Parlement malien exprime son soutien au projet d'autonomie au Sahara

L'Assemblée nationale (Parlement) du Mali a exprimé son soutien au projet d'autonomie visant à trouver une solution "politique, juste et définitive" au différend régional sur le Sahara, dans un communiqué commun avec une délégation de la Chambre des conseillers en visite à Bamako.
"Les deux délégations encouragent et soutiennent les efforts entrepris par le Maroc ainsi que l'initiative du projet d'autonomie visant à sortir la question du Sahara marocain de l'impasse et traduire la volonté de la communauté internationale dans la recherche d'une solution politique, juste et définitive à ce différend régional qui hypothèque l'avenir de la construction maghrébine et l'intégration africaine souhaitée", indique le communiqué rendu public, vendredi, à l'issue des entretiens entre la délégation de la Chambre des conseillers et les responsables du parlement malien.
Les deux délégations "ont pris note, avec satisfaction," de la référence du président de l'Assemblée nationale du Mali, Dioncounda Traoré, dans ses précédentes déclarations au Maroc, à l'appui des membres du Conseil de sécurité au projet marocain d'autonomie, qualifié de sérieux et de crédible. Les parlementaires maliens ont émis le souhait de voir le Maroc "retrouver sa place au sein de la famille de l'Union africaine".
Les deux délégations ont enregistré, avec satisfaction, la "solidité" et la "profondeur" des relations de coopération "fraternelles" entre le Maroc et le Mali et décidé d'oeuvrer pour le renforcement des relations entre les institutions législatives des deux pays. Elles ont, en outre, encouragé les opérateurs économiques des deux pays à oeuvrer pour l'instauration d'un "véritable" partenariat dans les domaines économique, commercial et touristique, estimant que l'unité du continent africain "est le seul moyen de faire face aux défis de la mondialisation".
Les deux délégations ont, par ailleurs, examiné la situation dans la région sahélo-saharienne et insisté sur l'importance de la participation du Maroc à toutes les rencontres touchant aux aspects sécuritaires et de développement de cette région.
La délégation de la Chambre des conseillers était composée du président de la commission des Affaires étrangères, Lahbib Eleulj, du président de la commission des finances, Ibrahim Abouzaid, des conseillers Aziz Filali, Mohamed Trebech et Ibrahim Bendidi et de Saad Ghazi, de la division des relations extérieures de la Chambre.
Les conseillers marocains se sont entretenus avec le président du Parlement malien et ont tenu une séance de travail avec les membres de la commission des Affaires étrangères du parlement, en présence de l'ambassadeur du Maroc à Bamako, Idriss Fadhil.
Le président du parlement malien avait effectué, dernièrement, une visite au Maroc au cours de laquelle il s'est entretenu notamment avec le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et les présidents des deux chambres du parlement.
Bamako, 05/07/08 - MAP

L'Algérie est-elle indépendante?

L'algérie fête aujourd'hui son "indépendance", les vrais moudjahidines ne sont pas là pour voir ce qu'est devenue cette Algérie à qui ils ont donné leur sang et leur vie.
46 ans plutard, le peuple algérien n'est toujours pas libre, ce peuple héroïque rendu à néant par les généraux aspirent à une vie meilleure.
Des milliers de marocains ont combattu à côté de leur frérés algériens pour chasser les français et restent à chasser les militaires au pouvoir depuis lors pour une vraie indépendance.
Le peuple marocain se doit d'aider encore une fois son frére algérien pour une algérie plus libre et plus démocratique.
Webmaster

Les eurodéputés veulent relancer la mission d'information au Sahara Occidental

Les membres de la "délégation Maghreb" et la "délégation ad hoc pour le Sahara occidental" du Parlement européen se réuniront mercredi prochain à Strasbourg pour relancer l'envoi de la mission du Parlement européen pour s'informer sur les répressions des militants sahraouis dans les territoires occupés, a-t-on appris de source parlementaire.Des eurodéputés, membres du comité de soutien au peuple sahraoui, avaient décidé de relancer la mission "délégation ad hoc Sahara occidental" qui a été empêchée par les autorités marocaines de se rendre dans les territoires sahraouis, alors qu'elle a pu effectuer, sans encombres, des missions d'information similaires dans les pays de la région, l'Espagne comprise.En outre, une délégation de parlementaires sahraouis a effectué une mission en Belgique du 22 au 29 mai dernier pour sensibiliser "avec succès", souligne le Polisario, à la fois les eurodéputés, les députés belges ainsi que les organisations humanitaires internationales basées en Belgique, sur la répression qui s'est abattue sur les militants politiques sahraouis qui luttent pour l'indépendance.Les institutions européennes, Commission et Parlement notamment, ont manifesté une grande sensibilité sur la question des droits de l'Homme au Sahara occidental et ont exprimé leur condamnation de ces exactions, ajoute-t-on auprès de la représentation sahraouie.Le Parlement européen adopte régulièrement des résolutions dénonçant cette répression des militants sahraouis et l'exécutif européen a assuré la représentation du Polisario en Europe de son intention d'intercéder auprès des autorités marocaines pour mettre un terme à ces agissements. (SPS =APS)

Friday, July 04, 2008

Algérie: deux convertis condamnés à 6 mois de prison avec sursis

Deux Algériens convertis au protestantisme, jugés pour prosélytisme, ont été condamnés mercredi à six mois de prison avec sursis par un tribunal algérien, a annoncé jeudi à l'AFP le président de l'Eglise protestante d'Algérie Mustapha Krim. Les deux convertis ont également été condamnés à une amende de 100.000 dinars chacun (1.000 euros) par le tribunal correctionnel de Tissemsilt (350 km à l'ouest d'Alger) qui avait mis le 25 juin en délibéré sa décision dans ce procès, a précisé le pasteur. Les deux convertis avaient été condamnés le 20 novembre 2007 par défaut à deux ans de prison ferme et 5.000 euros d'amende, chacun pour exercice illégal d'un culte non musulman. Ils avaient demandé à être rejugés en étant présents à l'audience, comme le leur permet la loi algérienne.
Le pasteur Krim a précisé que les deux convertis étaient jugés pour "distribution de littérature qui porte atteinte à la foi des musulmans" Ce procès est le quatrième intenté contre des convertis à la faveur d'une violente polémique engagée à la fin de 2006 entre dignitaires religieux musulmans et chrétiens, accusés par les premiers de prosélytisme en milieu musulman. Le 3 juin, quatre convertis poursuivis pour "pratique illégale d'un culte non musulman" avaient été condamnés à des peines de prison avec sursis et deux relaxés par le tribunal correctionnel de Tiaret (sud ouest). Une autre convertie, Habiba Kouider, 37 ans, poursuivie pour prosélytisme doit comparaître à nouveau devant le tribunal de Tiaret, qui avait reporté sa décision le 27 mai et demandé un complément d'enquête. Le procureur a requis trois ans de prison ferme contre la prévenue. L'exercice d'un culte -- musulman on non musulman -- est conditionné à l'obtention d'un agrément fixant le lieu du culte et un autre désignant le prédicateur, en vertu d'une loi de février 2006. Les chrétiens d'Algérie - en majorité catholiques - comptent quelque 11.000 personnes, toutes obédiences confondues, sur 35 millions d'habitants, selon le ministère des Affaires religieuses.
AFP 04/07/2008

Mohamed Elyazghi : «L’admission du Polisario au sein de l'IS est une décision inopportune»

Le Polisario a été admis en qualité de membre observateur au sein de l’Internationale socialiste (IS), lors de l’ouverture, lundi, de son 23ème sommet à Athènes. Réaction de Mohamed Elyazghi, représentant de l'USFP à ce sommet.ALM : L’Internationale socialiste vient d’admettre en son sein le Polisario en qualité de membre observateur. Comment réagissez-vous à cette décision ? Mohamed Elyazghi : C’est une décision inopportune, à laquelle nous nous sommes opposés vigoureusement. Cette décision s’inscrit à contre-courant des efforts déployés par la communauté internationale pour trouver une solution politique négociée au conflit créé autour du Sahara marocain. Plusieurs dirigeants de partis socialistes européens, africains et arabes partagent notre point de vue et l’ont fait savoir lors du 23ème sommet de l’Internationale socialiste. Les partis socialistes français, belge, sénégalais et égyptien ont contesté cette décision en affirmant qu’elle n’encourage pas le Polisario à aller vers un accord mutuellement acceptable sur le contentieux du Sahara. Quel impact cette décision aura-t-elle sur le dossier du Sahara ? Le Polisario était admis depuis 1976 en tant qu’invité au sein de l’Internationale socialiste. Le statut de membre observateur que le front vient d’acquérir ne changera pas grand-chose, c’est certain. Le Polisario n’est pas un membre associé, et moins encore un membre à part entière de l’Internationale socialiste. Le nouveau statut du front n’est pas tellement différent du précédent, il ne lui permet pas de voter, ni de prendre part à la prise de décision.Cette décision intervient à un moment où le médiateur onusien, Peter van Walsum, ainsi que des membres influents du Conseil de sécurité, dont les Etats-Unis, ont écarté l’option «irréaliste et irréalisable» de «l’indépendance» prônée par le Polisario. La décision de l’Internationale socialiste ne vous semble-t-elle pas «anachronique» ? En tout état de cause, ce n’est surtout pas le Maroc qui va pâtir de cette décision, mais plutôt les malheureux sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf. Le médiateur onusien, qui a eu l’audace de déclarer irrecevable la thèse séparatiste, a déjà mis en garde contre le maintien du statu quo, en affirmant que ce sont les Sahraouis vivant dans les camps de Tindouf qui en paieront les frais. Qui a été à l’origine de l’admission du Polisario en qualité de membre observateur au sein de l'IS ? L’Afrique du Sud a fait des démarches auprès des participants au 23ème sommet de l’Internationale socialiste pour arracher ce statut au profit du Polisario. Le parti socialiste sud-africain est intervenu notamment auprès de ses homologues scandinaves. Nous étions intervenus pour notre part auprès de ces partis pour leur dire qu’ils soutiennent une attitude plutôt négative, et par conséquent, contre-productive pour le processus de négociations en vue de trouver une solution définitive à un conflit qui a généré autant de drames inutiles. Mais nous ne pouvions pas changer la décision de ces partis, tout le monde connaît la position des pays scandinaves sur le dossier du Sahara.
Manœuvres sud-africaines à AthènesAdmis depuis 1976 en qualité d’invité au sein de l’Internationale socialiste, le Polisario est désormais membre observateur de cette organisation. Lors de son 23ème sommet, qui s’est tenu lundi à Lagonissi, station balnéaire située en banlieue d’Athènes, l’organisation socialiste a voté cette décision sur l’instigation du parti socialiste sud-africain. L’Afrique du Sud, connue pour son alignement sur la thèse du Polisario, a mis le paquet pour arracher le nouveau statut au profit du front séparatiste. Mohamed Elyazghi, qui a conduit la délégation USFP au Sommet d’Athènes, a affirmé à ALM (voir entretien) que l’Afrique du Sud avait fait des démarches auprès des socialistes scandinaves, qui ont joué un rôle déterminant dans ce renversement de tendance. Le Polisario, qui a été représenté à la grand-messe socialiste par son représentant auprès des pays européens, Mohamed Sidati, crie «victoire». Une «victoire» que le dirigeant socialiste Mohamed Elyazghi a minimisée, en disant qu’elle ne changera rien à la réalité. «En tout état de cause, le Maroc n’a rien à perdre dans cette histoire, ce sont les malheureux sahraouis séquestrés à Tindouf qui pâtiront de la décision», a estimé M. Elyazghi, qui a dénoncé cette décision «inopportune» et «négative». «Cette décision n’encourage pas le Polisario à aller vers un accord mutuellement acceptable sur le contentieux du Sahara», a déploré le responsable marocain.Le 2-7-2008Par : M’Hamed Hamrouch Aujourd'hui le Maroc

Thursday, July 03, 2008

Alger: Sit-in des membres du Cnapest à Constantine,des enseignants bastonnés et quinze arrestations

Des centaines d’enseignants affiliés au Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) de la wilaya de Constantine ont organisé, hier matin, un sit-in devant les locaux de la direction de l’éducation. Un important dispositif de sécurité a été déployé tôt le matin au niveau des accès et des principales artères du quartier Coudiat, où se trouve le siège de l’académie.
Un dispositif répressif qui n’a pas empêché les enseignants de tenir leur rassemblement et de scander des slogans hostiles au directeur de l’éducation, Ahmed Guellil, accusé par les représentants du syndicat d’avoir « imposé son diktat sur le secteur ». Malgré le caractère pacifique de la manifestation, les protestataires ont eu à subir la furia de la police qui a usé et abusé de la matraque. Même les femmes n’ont pas été épargnées au niveau de l’avenue de la Liberté. La bastonnade n’a pas eu pour autant l’effet escompté. Les services de l’ordre n’ont pas pu en effet disperser les manifestants pacifiques mais décidés à se faire entendre par les autorités. Quinze arrestations ont été opérées parmi les protestataires, dont neuf membres du bureau de wilaya, ont indiqué des représentants du Cnapest. Le syndicat a fait appel à un avocat pour assister les membres interpellés et conduits au commissariat central de la ville.
Pour rappel, le Cnapest de Constantine ne cesse, depuis plusieurs mois, de dénoncer les agissements du directeur de l’éducation et sa mainmise sur le secteur qu’il dirige depuis huit ans. Dans plusieurs communiqués remis aux rédactions locales, le bureau du Cnapest de Constantine a fait appel au ministre de l’Education nationale pour mettre fin aux agissements du directeur de l’éducation et à « la médiocrité ambiante ». Le Cnapest réclame également la régularisation de la situation salariale de plusieurs enseignants, la levée des sanctions jugées injustifiées contre eux tout en dénonçant les atteintes manifestes au libre exercice du droit syndical.
Par S. Arslan EL WATAN 04/07/2008

La création d'une nouvelle entité exposerait la région maghrébine à l'émiettement (journaliste algérien)

Le journaliste-écrivain algérien, M. Anouar Malek a estimé que la création d'"une nouvelle entité dans la région maghrébine l'exposerait à la naissance d'innombrables autres entités"", ajoutant que la question du Sahara" est une première étape sur la voie de l'effritement de la région maghrébine connue pour l'unité et la cohésion entre ses peuples, qui ont été à l'origine de la libération du joug des occupants".
"Les dirigeants du polisario sont de simples agents du ministère algérien des affaires étrangères et ne disposent d'aucune indépendance dans la prise de décisions comme ils le prétendent", a ajouté M. Malek dans un entretien accordé à l'hebdomadaire "Al Michâal", publié jeudi.
Et de poursuivre : "Il suffit de se rappeler ce qui se passe dans les camps de Tindouf, en termes d'oppression, de torture et de violations graves perpétrées contre les Sahraouis et leur honneur, en complicité entre officiels algériens et polisario".
"L'Algérie commet de graves violations et crimes à travers +le polisario+, et ce sont les Sahraouis qui en paient le prix fort", a-t-il noté.
Il a par ailleurs affirmé que les dirigeants du polisario "dilapident les ressources et les richesses des Sahraouis (à). Nous avons vu comment ils vivent à l'étranger sur le compte de personnes impuissantes dont le sort les a conduits dans cette zone". MAP 02/07/2008.

Wednesday, July 02, 2008

BRUXELLES:LES VICTIMES MAURITANIENNES DU ""POLISARIO"" DÉNONCENT LES TORTURES SUBIES DANS LES CAMPS DE TINDOUF

Des Mauritaniens victimes de détention arbitraire, de torture et de graves violations de droits de l'Homme ont livré des témoignages accablants sur le calvaire vécu dans les camps de Tindouf, en Algérie, et les atroces souffrances endurées sous les ordres du ""polisario"".Dans une conférence de presse mercredi à Bruxelles, ces victimes ont relaté dans le détail les tortures subies dans les prisons du ""polisario"" et les conditions inhumaines de détention. Le président de ""L'association mauritanienne des jeunes cadres de Nouadhibou"", Cherif Ould Sidi Ould Tejdert, a décrit la souffrance vécue par les détenus mauritaniens dans les camps de Tindouf et par les familles des disparus, évoquant notamment le cas de son frère disparu depuis 1982 et dont il n'a plus de nouvelles à ce jour.Il a fait état de disparitions de plusieurs Mauritaniens détenus dans les camps de Tindouf.""Je suis là non seulement pour mon frère, mais pour toutes les victimes mauritaniennes. Ces souffrances durent depuis 26 ans. Nous voulons que la lumière soit faite"", a-t-il dit.De Bruxelles, il a lancé un appel à l'opinion publique internationale pour dénoncer ces pratiques inhumaines et pour que les auteurs de ces crimes soient présentés à la justice. Il a également exhorté la presse internationale à médiatiser cette affaire pour briser le silence sur ce sujet.Les nombreux représentants des médias présents à cette conférence ont pu constater les séquelles de la torture sur le corps des victimes et des rescapés des geôles du ""polisario"".L'avocat belge Mgr Jean Abboud a qualifié ces actes de ""véritable génocide"" et de ""crimes contre l'humanité"". ""C'est tout un peuple, le peuple mauritanien particulièrement, qui a été affecté"", a-t-il déploré.Il a présenté à la presse un rapport accablant sur les violations dangereuses des droits de l'Homme de la part du ""polisario"" dans le sud algérien, qu'il compte adresser au secrétaire général de l'ONU, ainsi qu'une requête pour l'ouverture d'une enquête internationale sur ces violations.A travers des témoignages et des informations recueillies auprès des victimes et des membres de leurs familles, M. Abboud décrit dans son rapport, photos et preuves à l'appui, les conditions inhumaines dans lesquelles ces personnes ont été emprisonnées dans les geôles du ""polisario"" et les pratiques de torture qu'ils ont subies et dont ils gardent encore de graves séquelles.
"Il s'agit d'une catastrophe humanitaire. Je demande une commission d'enquête indépendante pour l'instauration d'un tribunal pénal international de compétence universelle par l'ONU pour juger ces crimes. La seule chose qui puisse apaiser les victimes c'est que leurs tortionnaires soient jugés"", a-t-il indiqué.Mgr Abboud a également distribué à la presse un exemplaire de ""la requête pour l'ouverture d'une enquête internationale sur les violations gravissimes des droits de l'Homme commises par le ""polisario"" dans les camps de Tindouf au sud de l'Algérie"", qu'il compte adresser au Secrétaire général de l'ONU.Dans cette requête, l'avocat cite notamment les cas les plus alarmants d'arrestations, de détentions et de séquestrations et dans lesquels l'Algérie est ouvertement impliquée. Il s'agit de personnes arrêtées et interrogées par les autorités algériennes avant d'être livrées au ""polisario"".M. Abboud a précisé, dans une déclaration à la MAP , que d'après les informations dont il dispose, l'Algérie est impliquée dans ces actes de torture.""Si l'Algérie veut jouer un jeu franc, alors qu'elle ouvre une commission d'enquête le plus tôt possible et commence à arrêter ces tortionnaires. C'est de cette façon que l'Algérie peut prouver sa crédibilité à l'échelle internationale"".De son coté, Mme Delphine Bourgeois, présidente de l'association ""Med Euro Car"" s'est dite ""scandalisée, choquée et consternée"" que des traitements aussi barbares et dégradants pour la dignité humaine puissent encore exister aujourd'hui.""C'est honteux et contraire aux conventions internationales"", a-t-elle dit.Tout en ""dénonçant"" ces actes, elle a appelé à l'ouverture d'une enquête internationale afin que justice soit rendue, émettant le souhait que l'Europe joue un rôle pour jeter la lumière sur le sort des victimes mauritaniennes.MAP 02/07/2008

Tuesday, July 01, 2008

Texte de l’intervention prononcé par le" camarade" Abdellah EL Harif, secrétaire national de la Voie Démocrtaique à l'assemblée nationale

Medames ,Mesieurs,

Ilal Amam, organisation marocaine clandestine de la nouvelle gauche créée en 1970 ,a adopté ,dès l’éclatement du conflit au Sahara occidental (S.O) en 1974 la position de défense de l’autodetermination dans ce territoire .Elle a été la principale organisation politique marocaine à adopter cette position .De ce fait,et en tant qu’organisation d’opposition radicale au régime dictatorial de Hassan II ,les militants d’Ilal Amam ont été victimes d’une répression féroce conduisant au martyre ou à l’emprisonnement ,pour de longues périodes atteignant pour certains d’entre eux 17ans.
Annahj Addimocrati (La voie Démocratique ),continuité politique et idéologique d’Ilal Amam ,fondée en 1995 en tant que parti non clandestin pour profiter d’une ouverture politique limitée et sous haute surveillance ,n’a pu arracher sa reconnaissance juridique qu’en 2004 lors de son premier congrès national qui a réitéré la position d’Ilal Amam en préconisant la voie de la négociation sur la base de la légalité internationale pour aboutir à l’autodétermination du peuple sahraoui ;et ce pour éviter les risques de guerre et poser les jalons du Grand Maghreb ,le Maghreb des peuples ,qui est ,pour nous , une necessité historique incontournable.
A deux reprises ,en 2005 et 2006 ,La Voie Démocratique a décliné une invitation à une réunion au cabinet royal sur la question du S.O pour ne pas cautionner l’approche du pouvoir sur cette question et a envoyé des lettres ouvertes de réponse où elle a expliqué les raisons de son refus.
Quelques mois avant l’adoption par les Nations Unies de sa dernière résolution sur le S.O ,La Voie Démocratique a envoyé une lettre ouverte au gouvernement marocain et au Polisario les incitant à entamer des négociations directes sur la base de la légalité internationale et estimant que les peuples marocain et sahraoui sont les victimes de ce conflit qui a coûté beaucoup de voies humaines ,conduit à la dilapidation de beaucoup de richesse et entravé la construction du Grand Maghreb..Le Polisario a répondu favorablement à cette demande alors que le gouvernement marocain est resté muet.
La Voie Démocratique estime que la seule issue raisonnable et qui n’insulte pas l’avenir au conflit au Sahara Occidental est une solution négociée ..Cette solution doit respecter la libre volonté du peuple sahraoui et son droit inaliénable à l’autodétermination.
La dernière résolution des Nations Unies sur la question va dans ce sens .
Certes ,lors des négociations du Manhast et Genève ,les positions du gouvernement marocain et du Polisario restent très éloignées.
Aussi l’UE ,du fait des de ses relations politiques ,économiques et culturelles avec les pays et les régimes de la région , peut-elle user de son influence pour que des négociations sérieuses et fondées sur une réelle volonté d’aboutir soient menées pour élaborer une solution qui respecte le choix du peuple sahraoui et dispose de mécanismes contraignants de mise en œuvre et de garanties.
Dans l’immédiat ,et pour créer un environnement favorable à la négociation ,la répression (arrestations ,disparitions ,emprisonnement) par le pouvoir marocain des sahraouis doit cesser ,les prisonniers politiques sahraouis doivent être relachés et les libertés publiques et droits humains doivent être respectés au Sahara Occidental .L’UE pourrait conditionner sa coopération avec le Maroc au respect des droits humains au Sahara Occidental .
La Voie Démocratique considère que les systèmes militaro-policiers dominant au Maroc et en Algérie font , en même temps ,obstacle à la démocratisation de nos pays et à la résolution équitable et démocratiques du conflit au Sahara Occidental.Ce que nous appelons système militaro –policier est une clique d’officiers supérieurs impliqués dans la répression des peuples et non pas l’ensemble de l’armée et de la police .
En effet ,au Maroc , ce système tire profit de ce conflit pour appeler à « l’unanimité nationale » contre « l’ennemi extérieur » ,chaque fois que des avancées démocratiques sont possibles et chaque fois que les luttes du peuple marocain pour la liberté et une vie décente se développent.Il en tire aussi profit en amassant des fortunes colossales sur le dos du peuple condamné à la misère et à une marginalisation croissante. En Algérie, le système militaro-policier instrumentalise ce conflit pour se surarmer .
Le démantelement des système militaro- policiers, ou du moins leur affaiblissement,aura sans nul doute un effet positif sur la démocratisation dans nos pays et sur la résolution du conflit au S.O.
Au Maroc ,cette clique militaro-policière a commis des crimes abjects contre les peuples sahraoui et marocain.Khalli Hanna Ould Rachid ,l’un des piliers du pouvoir marocain au S.O ,a qualifié de crimes contre l’humanité ,les crimes commis au S.O par cette clique du temps de Hassan II (pendant les auditions de l’I.E.R).
Nous sommes convaincus que la démocratisation dans nos pays et la résolution du conflit au S.O sont intimement liés.
Aussi l’Union Européenne devrait –elle se faire l’écho et appuyer les luttes des peuples de la région pour la démocratie.Elle devrait appuyer le combat des forces réellement démocratiques qui se battent contre l’impunité car les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles et l’affaiblissement des cliques militaro-policières passe par la levée de l’impunité dont jouissent les tortionnaires.l’UE devrait appuyer les forces démocratiques engagées dans les luttes quotidiennes des peuples de la région et non pas celles qui ont capitulé devant les sécuritaires sous des prétextes divers (lutte contre le terrorisme , « unannimité nationale » contre « l’ennemi extérieur » ,peur du danger islamiste …) et qui contribuent ,de ce fait , à la restriction des quelques libertés arrachées de haute lutte.
N.B.
Pas de quoi être fier..

Monday, June 30, 2008

La corruption ne recule pas en Algérie malgré l’engagement du président Abdelaziz Bouteflika à en faire sa priorité lors de son élection en 1999

Il ne se passe pas un jour en Algérie sans qu’on apprenne l’arrivée de nouvelles « techniques » corruptives dans de nouveaux domaines, le fléau de la corruption connaissant une expansion ahurissante en Algérie, la tache d’huile atteignant, par une osmose de maléfique contagion, les sphères d’activité en principe les moins sujettes à cette sinistre tentation du pot-de-vin, mais aussi des détenteurs de postes censés être au-dessus de tout soupçon en la matière. Hier encore, le directeur du commerce d’Alger dévoilait une méthode sournoise de se faire attribuer des lots de matériaux de construction, en usant de faux contrats, documents scannés, tout simplement. Ne pas se rendre compte d’une si grosse ficelle ne peut être le fait que de deux éventualités : soit l’agent qui octroie la marchandise est aveugle face aux contrats contrefaits, soit il ferme les yeux en se faisant « graisser la patte ». La vox populi se charge souvent de dévoiler le pot aux roses et si la rumeur se trompe parfois en d’autres cas, force est de reconnaître la toute puissance de l’adage « pas de fumée sans feu ».
C’est en réalité pour prémunir la bonne graine qui tient encore debout l’administration, grâce à la probité et à l’intégrité de fonctionnaires dévoués, qu’une opération révolutionnaire (le mot n’est pas trop fort au vu de l’ampleur de la tâche) doit être déclenchée contre l’ivraie du duo diabolique corrompus-corrupteurs. Il y a eu par le passé des campagnes de lutte contre la corruption en Algérie, dites d’assainissement, qui ont eu le résultat inverse, celui de traumatiser pour le restant de leurs jours des cadres gestionnaires de haute lignée, parce que dans la foulée de la pseudo- moralisation, la chasse a été lancée sans ménagement et sans distinction contre le meilleur et le pire, contre le coupable et le suspect. C’est pour cela qu’il faudrait bannir à jamais des mœurs publiques le vocable de « campagne », pour lui substituer celui d’une entreprise de longue haleine, inscrite dans la durée et ancrée dans les mœurs pour que la pratique de la corruption, ce mal qui ronge la société comme un rat ronge un meuble vermoulu (ici des agents et responsables véreux), soit définitivement rangée dans le placard aux oubliettes. Les masses colossales injectées dans les grands chantiers mis en route en Algérie n’ont pas manqué d’aiguiser les appétits voraces des assoiffés d’argent mal acquis. Face à eux doit s’aiguiser une autre arme, celle de la répression sans faille et sans état d’âme.
Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com D’après le Jour d’Algérie
dimanche 29 juin 2008.

Une première depuis le déclenchement du conflit : Un journal marocain à la rencontre du Polisario

Du jamais vu depuis l'irruption du conflit du Sahara occidental, un média marocain a choisi d'envoyer une équipe dans les camps de Tindouf «au coeur du Polisario». Flanqué d'un reporter-photographe, le directeur de l'hebdomadaire «Telquel», Ahmed Reda Benchemsi y a séjourné du 10 au 13 juin. De «découvertes en révélations», il a passé quatre jours à observer la quotidienneté de la «hmada», à prendre la température de la vie sahraouie et à soumettre à l'exercice de la question-réponse les responsables du Polisario et de la RASD. Le tout a été mis en ligne, samedi, sur le site du journal. «Telquel» est le seul titre marocain avec «Le Journal hebdomadaire» à avoir décidé, du vivant de Hassan II déjà, à ouvrir audacieusement les pages des années noires du royaume. Il est également le seul avec le titre fondé par Aboubakr Jamaï à pointer les tabous et à se saisir des sujets qui fâchent. Au risque de susciter l'ire du Palais et de subir le harcèlement de la justice. De cette «première» dans les camps de Tindouf, «Telquel» a tiré un «reportage exclusif» de 18 pages, quasiment l'essentiel de la surface rédactionnelle du journal. Parti avec le sentiment d'un Marocain «intimement convaincu» de la marocanité du Sahara occidental, Ahmed Reda Benchemsi est retourné au bercail avec le même sentiment. Pour autant, à contre-courant du discours médiatique marocain, il cultive une matière qui met à mal le récit en vogue. Dès l'éditorial — «Voir Tindouf et souffrir» -, Benchemsi bouscule une idée reçue, agitée comme une pièce à conviction par les communicants locaux et étrangers du Makhzen. «(...) Continuer à affirmer, la tête dans le sable saharien, que �'la population séquestrée de Tindouf ne rêve que de regagner la mère patrie'... c'est s'aveugler tout autant. Oui, quelques ralliés ont rejoint le Maroc. Mais combien sont-ils, au total, rapportés à la population des camps ? Une minorité plus qu'infime. Oui, la vie dans les camps est dure. Mais les gens qui y vivent sont fiers, et ils apprennent dès le berceau à croire en leur cause dur comme fer. Pour eux, pas de place au doute: le Sahara occidental est leur �'nation spoliée', et jamais ils ne renonceront à y revenir �'libres'. Le référendum d'autodétermination leur semble une solution honorable - parce qu'ils sont convaincus de le remporter s'il a lieu». De bout en bout du voyage, les envoyés spéciaux de l'hebdomadaire se sont comportés comme des journalistes à part entière. Comme toute équipe de presse qui débarque dans les zones de conflit, la mission de Telquel n'a pas été maîtresse de bout en bout de son agenda. A l'évidence, leurs guides sahraouis se sont employés, comme sous toutes les latitudes, à leur vendre telle séquence au détriment de telle autre. En professionnels soucieux de faire correctement leur travail, ils ont visiblement veillé - et réussi - à s'y conformer. Ils ont, premier exemple, mis à rude épreuve le chef du Polisario, en le soumettant à nombre de questions pas forcément bonnes à entendre par les maquisards. Autre exemple: sitôt arrivés dans les camps, ils ont demandé à voir Bachir Mustapha Sayed, l'ex-numéro «deux» du Front. L'homme s'est éclipsé de la scène depuis le printemps 2000, peu après avoir conduit la délégation du Polisario aux négociations directes de Londres. La tradition orale et le «bouche-à-oreille» chère aux confins sud de la Méditerranée lui ont taillé une somme de statuts. A en croire les dires, il est en stand-by tantôt aux Iles Canaries, tantôt en Mauritanie voisine. D'autres ont évoqué un «retraité» frontiste reconverti à l'élevage des chameaux. «Même s'il n'a jamais cessé de défendre le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, un désaccord fondamental l'oppose manifestement à Mohamed Abdelaziz», croit savoir l'envoyé spécial de «Telquel». Depuis huit ans, «il n'est plus impliqué dans aucune activité diplomatique d'envergure. Lui-même déclare vivre une �'traversée du désert'». Face à un homme reçu autrefois par le roi Hassan II à la faveur de la seule rencontre connue entre le Polisario et le Palais, Ahmed Réda Benchemsi n'a pas résisté à la tentation d'une question. Est-ce librement et de votre plein gré que vous n'avez pas quitté Tindouf depuis 2000 ? Réponse du frère du fondateur du Polisario: «Oui et non. C'est de mon plein gré parce que j'estime n'avoir rien à dire, vu l'évolution de la situation; et ce n'est pas de mon plein gré à cause, disons, des pesanteurs politiques du moment». L'hebdomadaire marocain y voit une «réponse bien énigmatique». Bachir Mustapha Sayed serait-il en résidence surveillée ? «Rien ne permet de l'affirmer avec certitude. Mais ça ressemble beaucoup».
Van Walsum discrédité Avec Mohamed Abdelaziz, l'exercice porte sur tous les points qui rythment la chronologie de l'interminable conflit. Première interrogation à s'inviter sur les lèvres de l'envoyé spécial de «Telquel»: les négociations sont-elles dans l'impasse après les quatre rounds non fructueux de Manhasset (New-York) ? «Non, je ne dirais pas cela, dit le SG du Polisario. Les pourparlers sont toujours en cours, et les différentes parties sont d'accord pour continuer le processus». Le responsable sahraoui va jusqu'à qualifier de «bonne chose» les péripéties actuelles. «Un conflit de ce genre, ayant duré tant d'années, ne peut être réglé qu'autour d'une table de négociations. En tout cas, au sein du Polisario, nous sommes convaincus qu'il ne peut y avoir d'issue militaire à ce conflit, que ce soit en faveur des Marocains ou des Sahraouis». Venant du chef d'un mouvement qui, plus d'une fois, a menacé de reprendre les hostilités, une telle réponse traduit-elle quelque changement de cap dans la stratégie du Polisario ? Rien de tel dans l'esprit de Mohamed Abdelaziz. Le Polisario «n'a jamais dit qu'il voulait régler ce conflit militairement. Ce n'est pas du tout son ambition. Le peuple sahraoui préfère la voie de la paix, c'est-à-dire des négociations. Mais si par malheur l'autre partie nous mettait devant le fait accompli, comme elle l'a déjà fait par le passé, nous serions obligés de répliquer avec les armes pour défendre notre droit à l'autodétermination». Un droit, tient-il à rappeler, «reconnu par la communauté internationale». L'envoyé spécial de «Telquel» enchaîne sur le sentiment de l'envoyé personnel du SG de l'ONU. Estimant récemment que l'indépendance du Sahara occidental était «hors d'atteinte», Peter Van Walsum a invité le Polisario au réalisme. Cette position, ajouté aux déclarations de Washington, de Paris et de Madrid sur le «sérieux» et la «crédibilité» du plan marocain d'autonomie, sonne-t-elle l'isolement du Polisario ? «Pas du tout», répond Abdelaziz d'un ton d'assurance. Outre qu'ils représentent un «avis personnel», les propos de Walsum sont «pleins de contradictions» aux yeux du chef du Polisario. «D'un côté, il dit que la lutte du peuple sahraoui est légitime, et d'autre part qu'elle est irréaliste. C'est insensé». En s'exprimant de la sorte, le représentant onusien s'est décrédibilisé en tant que médiateur, «il s'est lui-même exclu du processus de négociations».
Rabat accorde un couloir au gaz algérien ! Abdelaziz réfute l'idée d'un isolement international. «Il est au contraire dans une situation confortable, très confortable», allusion à la triple affirmation onusienne. Le Conseil de sécurité «a toujours affirmé trois choses essentielles, dans ses rapports: primo, le conflit du Sahara occidental est une affaire de décolonisation. Secundo, les deux parties concernées sont le Maroc et le Front Polisario. Et tertio, tout dénouement doit garantir au peuple sahraoui le droit à l'autodétermination». Inévitable dans ce registre, l'attitude algérienne ressurgit. Le chef du Polisario n'a-t-il pas le sentiment qu'Alger utilise la carte du conflit à des fins de leadership régional ? «Contrairement à l'idée que véhiculent certains, l'Algérie ne nous a jamais rien imposé, ni rien demandé. Quand nous récupérerons notre terre, vous verrez que l'Algérie n'aura aucune vue sur le Sahara, ni sur aucun passage vers l'Atlantique. Si elle le voulait vraiment, elle l'aurait demandé au Maroc, qui ne le lui aurait certainement pas refusé. D'ailleurs, le Maroc le fait déjà, en permettant au gaz algérien de traverser son territoire». Autre question inévitable, les atteintes aux droits de l'homme dans les années 1970 et 1980. Le Polisario se décidera-t-il à répondre à la demande d'Amnesty International sur la «fin de l'impunité dont bénéficient encore» des responsables du front ? Le numéro «un» du Polisario reconnaît que des «dépassements» ont été commis durant cette période, difficulté du contexte oblige. «Nous étions en guerre contre un ennemi qui utilisait des méthodes barbares, enterrait nos combattants vivants, les brûlait vifs. Nous n'étions pas du tout prêts à ce genre de choses. Nous nous adaptions comme nous pouvions pour assurer la sécurité de notre peuple». Abdelaziz avoue que, «parfois, nous nous sommes trompés, mais n'est-ce pas dans la nature humaine de se tromper de temps en temps ? A la fin des années 80, nous avons décidé de tourner cette page en assumant nos responsabilités. Nous avons créé des commissions d'enquête, nous nous sommes excusés auprès des victimes, et nous les avons indemnisées pour clore définitivement ce dossier. Il y a eu un consensus national autour de cette question». Avant de prendre congé du chef du Polisario, l'envoyé spécial de «Telquel» a choisi de l'interpeller sur une question qui rebondit périodiquement dans les colonnes de la presse marocaine. Quel sentiment lui inspire la prise de position de son père, Khalil Rkibi, partisan de la marocanité du Sahara et membre du très officiel Conseil royal consultatif pour les Affaires sahariennes (CORCAS) ? A-t-il l'intention de le rencontrer, de discuter avec lui ? Abdelaziz se contente d'une réponse somme toute expéditive. «Chacun a le droit d'avoir les idées qu'il veut».
par S. Raouf 29/06/2008 Le Quotidien d'Oran.

Saturday, June 28, 2008

Dénonciation à géométrie variable des atteintes aux droits de l'homme. En marge de la conférence de soutien au polisario à Bruxelles début juin.

A Bruxelles, Nordin Saïdi, l'un des participants à la visite d'une délégation ayant effectué la visite des camps de Tindouf s'est très vite écarté de la voie qu'il s'était tracée lors de la conférence à laquelle a également participé le député Fouad Lahssaini Fouad.
De la projection de photos réalisée à Tindouf montrant la réalité misérable des réfugiés présents dans ces camps, l'orateur s'est mué en conférencier chargé de dresser l'état de la situation des droits de l'homme au Maroc.
Passant de la situation à Tindouf à la répression subie par les subsahariens présents au Maroc et candidats à un éventuel départ vers l'Espagne, Nordin Saïdi dont la soeur est députée PS bruxelloise, s'est écarté allégrement du sujet initial relatif à la situation des sahraouis présents à Tindouf.
Il a également réclamé davantage de démocratie au Maroc, dressant un tableau des plus noirs de la réalité de ces droits au royaume chérifien.
Je vais affirmer ici que si Nordin qui avait dans un premeir temps promis de se limiter à la description de la situation calamiteuse vécue par les sahraouis de Tindouf, il n'a pas pu s'empêcher de solliciter une dialectique tirée par les cheveux, tendant à lier la démocratie au Maroc à la solution de la question sahraouie.
Fort bien , pourrais je dire, mais pourquoi dès lors que la situation certes lamentable des droits de l'homme au Maroc, pouvait être mise en exergue parfois de manière violente par Nordin Saidi, ne pouvait elle pas être élargie à la réalité encore plus grave des atteintes aux libertés et aux droits de l'homme en Algérie.
Pourquoi passer cette réalité sous silence dès lors que chacun sait que le régime des généraux fascistes faisant la pluie et le beau temps à Alger et que certains accusent de trirer les ficelles du terrorisme islamiste; pourquoi cette réalité là ne trouva pas grâce dans les propoos de Nordin Saïdi.
Etait ce parce que le jeune militant pro polisario ( il portait un tee shirt frappé d'un slogan pro polisario on ne peut plus explicite et qui démontrait sa "stricte neutralité" dans cette question, ben voyons !!!), était lié par un clause implicite lui interdisant d'aborder ce genre de question sur le sol algérien ?
Ou s'était il lui même imposée cette règle de censure par peur d'être empêché sans doute de fouler le sol algérien,?
Connaissant l'esprit "démocratique" qui anime le gouvernement militaire algrien: poser la question c'est y répondre .
Ou faut il lire dans cette autocensure, la couleur des devises ayant servi à couvrir les frais de voyage et du séjour algérien?
Nordin Saidi est libre de soutenir le Polisario, de porter les critiques les plus virulentes à l'encontre des atteintes aux droits de l'homme au Maroc.
Mais les démocrates marocains sont aussi libres de lui dire qu'ils ne sont pas dupes de son silence complice ou complaisant face aux graves atteintes aux droits de l'homme en Algérie et aussi dans les camps du Polisario.
Nous , démocrates marocains pouvons l'écrire ici au Maroc. Il ne pourra pas, lui , le dire en Algérie.
C'est toute la différence . Et elle est de taille .
NB: Il est à noter que Nordin Saîdi n'est autre que le frére de Fatiha Saîdi députée bruxelloise d'origine marocaine ,née en Algérie et dont la famille fût expulsée d'Algérie justement à cause de l'affaire du Sahara, elle est aussi une grande militante de la cause "sahraouie" aussi, décidément c'est dans leur sang le "polisario".

Le correspondant de la MAP à Las Palmas empêché de couvrir une conférence internationale sur la question du Sahara

Le correspondant de l´agence Maghreb arabe presse (MAP) à Las Palmas (Canaries), a été empêché de couvrir une conférence juridique internationale sur la question du Sahara, organisée les 27 et 28 juin par l´Association internationale des juristes pour le Sahara".
Le représentant de la MAP aux Iles Canaries avait pourtant sollicité, plus de dix jours avant la conférence une accréditation auprès des organisateurs, et est entré en contact avec M. Manuel Romero, un espagnol chargé de l´organisation, pour pouvoir assister et couvrir les travaux de cette rencontre de deux jours, à laquelle participent deux chercheurs (un d´Italie et un de Grande Bretagne), des avocats et des universitaires espagnols, qui prétendent défendre les valeurs de la liberté, de la démocratie et des droits humains dans le monde.
Venu vendredi après-midi en vue d´assister à la séance d´ouverture, le journaliste s´est vu notifier par Manuel Romero, lui-même ce refus, alors que d'autres journalistes ont pu accéder à la salle.
Ce chargé d´organisation a été incapable de donner au journaliste marocain une explication à cet empêchement, prétextant seulement que sa demande d´accréditation avait été rejetée.
Les participants à cette conférence devront débattre, vendredi et samedi matin, notamment les principaux aspects juridiques du conflit du Sahara.
A rappeler que deux autres journalistes de l´agence MAP, un correspondant à Madrid et un autre à Rome, avaient été interdits, il y´a une année de couvrir des rencontres similaires sur la question du Sahara, organisées par des associations européennes.
Las Palmas, 28/06/08

Friday, June 27, 2008

Voir Tindouf et survivre

La clé, c'est la dignité, pierre angulaire de l'âme sahraouie. Au fond, ces gens se sentent méprisés par les Marocains. Il faut à tout prix leur prouver qu'ils ont tort.Il y a, dans l'extrême sud-ouest de l'Algérie, à moins de 100 kilomètres de la frontière marocaine, près de 160 000 personnes qui nous détestent de tout leur cœur. Qui nous considèrent comme des envahisseurs, des colons, des diables aux grandes dents qui les ont privés de leur terre, et par la faute desquels ils sont parqués, depuis 33 ans, dans de sordides bidonvilles en plein désert. Bien sûr, les officiels du Polisario que nous avons rencontrés à Tindouf n'ont cessé de nous répéter, tout au long de notre séjour : “Nous n'avons aucun problème avec le peuple marocain, notre problème est avec le système”. Mais qu'espèrent-ils, au juste ? Que nous allons renverser notre “système”, et que le peuple marocain “libéré” de la monarchie va tout de suite accorder l'indépendance au Sahara, dans un grand élan révolutionnaire et fraternel ? Même à Tindouf, personne n'y croit. Du reste, ce ne sont là que paroles d'officiels. La vérité, c'est bien connu, sort de la bouche des enfants. Et les enfants des camps, à chaque fois que nous les avons rencontrés et que nous leur avons dit être Marocains, nous ont regardés avec de grands yeux effrayés, avant de nous menacer de nous “casser la tête”. Bien sûr que ces gens ont un problème avec le peuple marocain ! Brahim Ghali, ambassadeur à Alger du “gouvernement sahraoui en exil”, nous a d'ailleurs déclaré, lucide, que ce qui l'attriste le plus, c'est “le silence du peuple marocain sur cette tragédie”.C'est peut-être, Monsieur l'ambassadeur, que le peuple marocain voit les choses autrement. Le peuple marocain (dont l'auteur de ces lignes) est intimement convaincu que le Sahara lui appartient. Et pas forcément pour des raisons historiques, car chaque camp réécrit l'Histoire comme ça l'arrange et que les peuples, des deux côtés, ne sont pas dupes. N'en déplaise à M. Ghali, les Marocains aussi ont vécu une tragédie : des milliers de morts au combat, des milliers de prisonniers humiliés, une guerre terrible et opaque, au plus fort du silence de plomb des années Hassan II, des réformes démocratiques sans cesse repoussées au nom d'une “cause sacrée” qu'il était interdit de débattre… Sans oublier le gigantesque sacrifice financier que tout cela a nécessité, payé de notre poche, la vôtre et la mienne, pendant plus de 30 ans. Dire aux Marocains après tout cela qu'ils doivent renoncer au Sahara, immense territoire qui fait la moitié de notre espace vital national, pour en remettre les clés à une population moins nombreuse que celle du quartier casablancais du Mâarif…relève assurément de l'absurde. Penser que les Marocains l'accepteraient, c'est s'aveugler.De l'autre côté, continuer à affirmer, la tête dans le sable saharien, que “la population séquestrée de Tindouf ne rêve que de regagner la mère patrie”… c'est s'aveugler tout autant. Oui, quelques ralliés ont rejoint le Maroc. Mais combien sont-ils, au total, rapportés à la population des camps ? Une minorité plus qu’infime. Oui, la vie dans les camps est dure. Mais les gens qui y vivent sont fiers, et ils apprennent dès le berceau à croire en leur cause dur comme fer. Pour eux, pas de place au doute : le Sahara occidental est leur “nation spoliée”, et jamais ils ne renonceront à y revenir “libres”. Le référendum d'autodétermination leur semble une solution honorable - parce qu'ils sont convaincus de le remporter s'il a lieu. Et s'ils le perdent ? Les officiels se disent prêts à accepter le verdict démocratique avec grâce. Les jeunes, eux, qui représentent la très grande majorité du peuple des camps, disent qu'ils préféreraient se perdre dans le désert, armes à la main, plutôt que “se rendre”.Cul de sac ? Positions inconciliables ? Pas forcément. La clé, c'est la dignité, pierre angulaire de l'âme sahraouie. Au fond, le problème de ces gens, c'est qu'ils se sentent méprisés par les Marocains. Nous devons à tout prix leur prouver qu'ils ont tort. Là est l'issue. Ils méritent d'autant plus notre respect, d'ailleurs, qu'avec une armée pouilleuse sans autre réel avantage qu'une base arrière sûre (l'Algérie), ils ont donné le tournis à notre armée, dix fois plus grande, plus riche, et plus expérimentée que la leur. A tel point que nous avons dû construire un mur géant pour nous protéger de leur harcèlement militaire - c'est ce qui nous a finalement permis de sécuriser notre territoire, et remporter la guerre.C'est un autre mur que nous devons aujourd'hui faire tomber : celui de la hogra (le mépris). Ce sera dur parce que c'est culturel, chez nous, et que la hogra s'applique à tous les Marocains, les Sahraouis comme les autres. Mais nous sommes sur la bonne voie car les libertés, cahin caha, gagnent du terrain. Nous devons poursuivre, accélérer sur cette voie. Donner plus de libertés encore à “nos” Sahraouis - y compris dans l'expression de leurs divergences politiques, quitte à ce que ça aille jusqu'à l'indépendantisme. Après tout, il y a des partis indépendantistes basques et catalans, et l'Espagne n'en est pas moins forte et unie. Cessons de brider ces gens et, au contraire, donnons-leur de bonnes raisons de nous aimer. L'autonomie est une très bonne idée. Appliquons-la sans attendre le résultat de douteuses négociations. Faisons-les se sentir chez eux - au Maroc. Et peut-être qu'après un certain temps, il n'y aura plus besoin de référendum. Ou alors que nous finirons par en accepter le principe. Parce que nous serons, cette fois, sûrs de le gagner.
Ps : Un certain nombre de spéculations se sont épanouies dans la presse, la semaine dernière, pendant que Mehdi Sekkouri Alaoui et moi-même étions à Tindouf, selon lesquelles nous aurions “demandé la permission des autorités marocaines” avant de partir là-bas. C'est faux, mensonger, et insultant pour notre indépendance professionnelle. D'ailleurs, pour tout dire, nous appréhendions un peu notre retour. Mais nous avons été très agréablement surpris, une fois à Casablanca, de n'avoir eu à répondre aux questions de personne - ni à l'aéroport, ni tout au long de la semaine durant laquelle ce numéro spécial de TelQuel a été préparé. Un bon point en faveur de notre système - et une excellente preuve de maturité démocratique à faire valoir face aux Sahraouis, de Laâyoune comme de Tindouf. Nul doute que ça les fera réfléchir sur ce qu'est devenu le Maroc, aujourd'hui…
Ahmed R. Benchemsi/TELQUEL (SEBASTIEN MICKE/PARIS MATCH)

Les parlementaires basques approuvent un projet de référendum controversé

Le Parlement régional basque a approuvé vendredi un projet de référendum controversé prévoyant une consultation sur l'autodétermination.
Par 34 voix pour, 33 contre et sept abstentions, les membres du Parlement ont approuvé ce projet jugé inconstitutionnel par le gouvernement à Madrid. Un député n'était pas présent à la séance.
Le référendum permettrait de soumettre deux questions au vote. La première consisterait à demander aux électeurs basques s'ils sont favorables à une solution négociée concernant le conflit séparatiste si l'organisation ETA met fin aux violences.
Dans la seconde question, les électeurs auraient à dire s'ils sont d'accord pour que tous les partis politiques basques oeuvrent en faveur d'un accord sur le droit des Basques à décider de leur avenir. AP -VITORIA, Espagne

Wednesday, June 25, 2008

Les Mauritaniens torturés dans les geôles du Polisario réclament justice

Un grand nombre de Mauritaniens victimes de détention arbitraire et de torture dans les geôles du Polisario ont annoncé lundi leur intention de porter leur affaire devant l'opinion publique et les organisations internationales, y compris l'ONU, pour réclamer justice et réhabilitation.
Dans une conférence de presse à Nouakchott, les victimes et proches ont fait état de la disparition de centaines de Mauritaniens détenus dans les camps de Tindouf.Il est temps de jeter la lumière et de briser le silence sur les crimes, la torture, les enlèvements et la détention arbitraire qu'ont subis des citoyens mauritaniens dans les prisons du Polisario, soulignent les rescapés de ces geôles et les proches des disparus.Ont assisté à cette conférence de presse, les chefs de partis politiques mauritaniens, les représentants d'Organisation non-gouvernementales, l'avocat belge Mgr John Abboud, Mme Delphine Bourgeois, présidente de l'organisation Euromed Cap et un maire de commune de Bruxelles.Plusieurs rescapés des geôles du Polisario ont montré les séquelles des terribles sévices qu'ils ont subis durant leur détention dans les camps de Tindouf. A l'évocation de la mort de l'un des leurs, annoncée par un ancien détenu, certains d'entre eux n'ont pu retenir leurs larmes.Mgr Abboud a fait remarquer que les actes commis par le Polisario dans ses prisons constituent des "crimes de guerre et des crimes barbares contre l'humanité" et qu'il convient de "constituer un tribunal pénal international (TPI) pour juger les criminels" responsables de ces atrocités.L'avocat belge a fait part de son intention d'adresser un mémorandum au secrétaire général des Nations unis pour réclamer l'ouverture du dossier des "Mauritaniens dans les prisons du Polisario".Il a également demandé à l'opinion publique et aux autorités mauritaniennes d'"adopter" ce dossier et de le soutenir devant les organisations internationales des droits de l'Homme.A sa demande, l'assitance a observé une minute de silence à la mémoire de tous ceux qui ont passé le plus clair de leur vie dans des cachots du Polisario, mains et pieds liés et livrés aux tortionnaires.La question des victimes et disparus par suite de violation des droits de l'Homme étant "plus humanitaire que politique", il appartient aux autorités mauritaniennes de s'en occuper et d'intervenir auprès des organisations internationales en vue de rendre justice aux victimes, a-t-il ajouté.Mme Bourgeois a, pour sa part, souligné que "les pratiques du Polisario dans ses camps barbares et tout ce que les Mauritaniens ont subi dans les prisons du Polisario sont des crimes contre l'humanité".Par conséquent, a-t-elle ajouté, une enquête internationnale s'impose pour "traduire les responsables en justice".A l'issue de la conférence, il a été décidé d'adresser une "lettre ouverte" aux hautes autorités mauritaniennes leur demandant d'"adopter" le dossier des victimes des geôles du Polisario et de le soulever auprès des organisations internationales en vue de rendre justice aux suppliciés et ayants-droit.Nouakchott, 24/06/08 - MAP