Le Parti socialiste démocrate mauritanien vient de lancer, à Nouakchott, une vaste campagne de sensibilisation sur le sort des Mauritaniens disparus dans les camps du Polisario. Isselkou Ould Rabbani, président du PSD, explique à ALM les termes de sa bataille pour établir la vérité sur cette tragédie.ALM : Le Parti socialiste démocrate mauritanien vient de soulever pour la première fois à Nouakchott la question des disparus mauritaniens au Polisario. Pourquoi jamais la question n’a été provoquée auparavant ? Isselkou Ould Rabbani : Ni le gouvernement, ni le Parlement, et moins encore les partis politiques n’ont eu le courage de reconnaître que des citoyens mauritaniens également aient fait l’objet d’enlèvements de la part du Polisario. Au sein du Parti socialiste démocrate, nous considérons que notre souveraineté nationale était touchée par les disparitions de nos compatriotes. Nous sommes étonnés par le silence des autorités sur les pratiques du Polisario qui sont contraires aux droits de l’Homme, aux principes de l’Islam, et à toutes les conventions internationales. Nous sommes d’autant plus étonnés, voire perplexes, que les appels des familles des victimes de disparitions soient restés sans réponse. Les familles des victimes ont toutefois fourni les noms et les photos des leurs, et leurs témoignages explicitent amplement leur calvaire vécu au quotidien en l’absence de nouvelles de leurs proches dont le sort est resté ignoré, depuis vingt ans déjà. Quel est le nombre des victimes mauritaniennes des enlèvements perpétrés par le Polisario ? Et comment ces victimes kidnappées ont disparu ? Selon les informations que nous avons recueillies auprès des familles des disparus, le nombre des victimes s’élèverait à 150 personnes. Nos compatriotes ont été enlevés par le Polisario dans les années quatre-vingt, après la signature de l’accord de cessez-le-feu à Alger en 1979. A cette époque, des centaines de colonnes armées du Polisario traversaient le territoire mauritanien en organisant des rafles notamment contre des bergers, et des commerçants ambulants, emportant tout ce qu’ils trouvaient sur leur chemin et neutralisant froidement nombre de nos concitoyens après les avoir déportés manu militari vers les camps de Rabouni et de Tindouf. Que comptez-vous faire pour établir la vérité sur le sort des disparus mauritaniens ? Nous allons demander à l’actuel gouvernement d’ouvrir une enquête sur le sort de nos compatriotes disparus dans les camps de concentration du Polisario. Nous allons, également, demander à la justice de faire son travail, faute de quoi c’est la justice internationale qui fera son travail. Pour rappel, nous avons organisé le 20 mai dernier une conférence de presse à Nouakchott, à laquelle ont pris part des représentants du corps diplomatique accrédité en Mauritanie, ainsi que des représentants des médias internationaux, les chefs des différents partis politiques mauritaniens, et les présidents des associations des droits de l’Homme. Lors de cette conférence, les familles des victimes ont pris la parole et livré des témoignages émouvants. Maintenant que nous avons alerté l’opinion publique nationale et internationale, nous allons entamer une campagne de recensement des parents des victimes qui va prendre un peu de temps, vu l’étendue du territoire mauritanien. Croyez-vous que votre mission va aboutir, face à la position contre-productive du Polisario et de l’Algérie ? La position de l’Algérie qui consiste à appuyer le Polisario n’a plus raison d’être. L’Algérie doit comprendre qu’il n’y a plus de possibilité de faire la guerre, ni de financer les foyers de tension. Le monde, aujourd’hui, se concentre sur la lutte contre la pauvreté, l’ignorance, les maladies … C’est pour cela que notre parti avait déjà, et à plus d’une reprise, exalté la proposition d’autonomie du Maroc, et sa politique du compromis et de la main tendue. Je rappelle que notre parti avait applaudi vivement l’offre marocaine d’ouvrir sa frontière avec l’Algérie, regrettant par la même occasion le refus injustifié d’Alger d’accéder à la demande de Rabat. D’autant plus que l’initiative d’ouverture profitera sans doute aux Marocains et aux Algériens, c’est le même peuple qui circule, cohabite… Les peuples ne doivent pas être victimes des contradictions entre les gouvernements. Que pensez-vous de l’offre marocaine d’octroyer un statut d’autonomie au Sahara ?Après mûre réflexion, et une analyse sereine de la situation socio-politique de la sous-région, notre parti a constaté, de façon intelligible, que la solution d’autonomie initiée par SM le Roi Mohammed VI est une initiative visant à cultiver la démocratie dans le Sahara par la mise en place d’un Parlement élu démocratiquement, un gouvernement représentant une majorité parlementaire et des conseillers municipaux à la disposition de leur population. De cela profitera, également, la Mauritanie, puisque l’offre marocaine apportera les gages d’une intégration économique sûre, un échange d’idées et d’idéaux entre les pays marocain et mauritanien, un Royaume et une république qui ont su vivre en symbiose pendant quelques centaines d’années … Et pour cela, nous avons déclaré notre soutien indéfectible à l’offre marocaine d’autonomie. Le 29-5-2008 Par : M’Hamed Hamrouch Aujourd'hui le Maroc.
Le Polisario, de l'abréviation espagnole de « Frente Popular de Liberación de Saguía el Hamra y Río de Oro » (Front populaire de Libération de la Saguia el Hamra et du Rio de Oro), est un mouvement terroriste armé soutenu par l'Algérie et installé sur le territoire algérien dont l'objectif est la destabilisation de la région du Maghreb. الجزائر و البوليساريو وجهان لعملة واحدة
Tuesday, June 03, 2008
Monday, June 02, 2008
CDH : L'Algérie et le polisario appelés à s'inscrire dans l'esprit de réalisme et de compromis prôné par la Communauté internationale
Des anciens membres du polisario ayant regagné le Maroc ont appelé l'Algérie et le polisario à "s'inscrire dans l'esprit de réalisme et de compromis prôné par la Communauté internationale" pour trouver un règlement au différend autour de la question du Sahara.
Dans un communiqué publié, lundi à Genève, en marge de la 8ème session du Conseil des Droits de l'Homme (CDH), MM. Sidati El Ghallaoui, ex-représentant du polisario à Rome, Aabadila Semlali, ex-cadre du polisario et Essaâd El Moussaoui, ex-cadre militaire du polisario, estiment qu'aujourd'hui, la seule solution viable à même de permettre le retour chez eux de milliers de Sahraouis est l'initiative d'autonomie, appuyée par la Communauté Internationale et qui a récemment été considérée par l'Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l'ONU, M. Peter Van Walsum, comme étant l'unique voie réaliste et réalisable pour régler ce conflit artificiel qui n'a que trop duré.
Les signataires de l'appel exhortent, par ailleurs, le CDH et la Communauté internationale à "faire cesser les violations des droits de l'homme, dont sont victimes nos frères et soeurs séquestrés dans les camps du polisario à Tindouf, dans le Sud-ouest algérien". Ils se disent également "préoccupés par la situation humanitaire dramatique que vivent les milliers de sahraouis victimes d'un conflit artificiel".
"Cette situation doit cesser. Pour ce faire, nous appelons le Secrétaire Général des Nations Unies à amener l'Algérie à cesser de faire perdurer le statu quo, en maintenant une position intransigeante qui ne cache plus ses visions hégémoniques sur la région", ont-ils fait savoir.
Et d'ajouter: "nous invitons, à cette occasion, le polisario et l'Algérie à répondre favorablement à la Résolution 1813 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui appelle les parties à engager des négociations dans un esprit de réalisme et de compromis, à la lumière des derniers développements du conflit du Sahara".
Le CDH a ouvert, lundi matin au Palais des Nations, sa 8ème session ordinaire dont les travaux se poursuivront jusqu'au 18 du mois courant.Genève 02/06/08 - MAP
Dans un communiqué publié, lundi à Genève, en marge de la 8ème session du Conseil des Droits de l'Homme (CDH), MM. Sidati El Ghallaoui, ex-représentant du polisario à Rome, Aabadila Semlali, ex-cadre du polisario et Essaâd El Moussaoui, ex-cadre militaire du polisario, estiment qu'aujourd'hui, la seule solution viable à même de permettre le retour chez eux de milliers de Sahraouis est l'initiative d'autonomie, appuyée par la Communauté Internationale et qui a récemment été considérée par l'Envoyé Personnel du Secrétaire Général de l'ONU, M. Peter Van Walsum, comme étant l'unique voie réaliste et réalisable pour régler ce conflit artificiel qui n'a que trop duré.
Les signataires de l'appel exhortent, par ailleurs, le CDH et la Communauté internationale à "faire cesser les violations des droits de l'homme, dont sont victimes nos frères et soeurs séquestrés dans les camps du polisario à Tindouf, dans le Sud-ouest algérien". Ils se disent également "préoccupés par la situation humanitaire dramatique que vivent les milliers de sahraouis victimes d'un conflit artificiel".
"Cette situation doit cesser. Pour ce faire, nous appelons le Secrétaire Général des Nations Unies à amener l'Algérie à cesser de faire perdurer le statu quo, en maintenant une position intransigeante qui ne cache plus ses visions hégémoniques sur la région", ont-ils fait savoir.
Et d'ajouter: "nous invitons, à cette occasion, le polisario et l'Algérie à répondre favorablement à la Résolution 1813 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui appelle les parties à engager des négociations dans un esprit de réalisme et de compromis, à la lumière des derniers développements du conflit du Sahara".
Le CDH a ouvert, lundi matin au Palais des Nations, sa 8ème session ordinaire dont les travaux se poursuivront jusqu'au 18 du mois courant.Genève 02/06/08 - MAP
Laâyoune: une association sahraouie des droits de l'homme dénonce l'arrestation d'un opposant au polisario dans les camps de Tindouf
Une association sahraouie des droits de l'homme, basée à Laâyoune, a dénoncé vivement, lundi, l'arrestation, dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest algérien, du jeune opposant au polisario, M. Braika Ould Slimane Ould Othmane par les services de sécurité algériens et la milice du polisario.
L'Association des Portés Disparus au Polisario (APDP) indique dans un communiqué, dont copie est parvenue à la MAP, que " le jeune Braika Ould Slimane Ould Othmane, âgé de 30 ans, a été enlevé le 31 mai dernier à l'entrée de Tindouf et conduit vers une destination inconnue".
Le communiqué précise que "le jeune Braika circulait, au moment de son enlèvement, à bord d'une voiture (...)".
"En tant qu'association de défense des droits de l'homme, nous dénonçons vivement ce crime perpétré par la gendarmerie de l'Algérie et la milice du polisario", souligne l'association, appelant "la communauté internationale, les gouvernements et les associations civiles à intervenir pour protéger les sahraouis détenus dans les camps de Tindouf et demander à l'Algérie de fournir des informations sur les circonstances de l'enlèvement de ce citoyen " L'APDP considère que "l'Algérie est responsable de la sécurité de nos frères sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf ".
Les services de sécurité algériens ont arrêté, au cours des trois derniers jours, plusieurs opposants au polisario dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest algérien, en représailles contre des initiatives d'opposants au polisario, rappelle-t-on.
Laâyoune, 02/06/08-MAP
L'Association des Portés Disparus au Polisario (APDP) indique dans un communiqué, dont copie est parvenue à la MAP, que " le jeune Braika Ould Slimane Ould Othmane, âgé de 30 ans, a été enlevé le 31 mai dernier à l'entrée de Tindouf et conduit vers une destination inconnue".
Le communiqué précise que "le jeune Braika circulait, au moment de son enlèvement, à bord d'une voiture (...)".
"En tant qu'association de défense des droits de l'homme, nous dénonçons vivement ce crime perpétré par la gendarmerie de l'Algérie et la milice du polisario", souligne l'association, appelant "la communauté internationale, les gouvernements et les associations civiles à intervenir pour protéger les sahraouis détenus dans les camps de Tindouf et demander à l'Algérie de fournir des informations sur les circonstances de l'enlèvement de ce citoyen " L'APDP considère que "l'Algérie est responsable de la sécurité de nos frères sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf ".
Les services de sécurité algériens ont arrêté, au cours des trois derniers jours, plusieurs opposants au polisario dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest algérien, en représailles contre des initiatives d'opposants au polisario, rappelle-t-on.
Laâyoune, 02/06/08-MAP
PREMIÈRES RÉVÉLATIONS DE LA MISSION PARLEMENTAIRE D’INFORMATION«Le brasier de Berriane n’est pas éteint»
C’est le moment de s’attaquer au fond du problème au risque de voir ressurgir la grogne sociale dans la région, estiment les membres de la mission.
La mission parlementaire d’information dans les événements de Berriane a présenté samedi, un compte rendu verbal au président de l’Assemblée populaire nationale (APN) M.Abdelaziz Ziari, apprend-on de sources proches du dossier.La mission a procédé dès son arrivée sur les lieux des affrontements du 6 mai dernier, à des contacts avec les autorités locales et les repentants des deux communautés.«Des tentatives ont été faites afin de rapprocher les points de vue des deux parties dans un seul objectif: celui de rétablir la sécurité dans la région», précise M.Bachir Djarralah, membre de la mission d’information et député MSP. «Nous avons informé Ziari que des efforts considérables sont fournis par l’Etat pour gérer cette crise», ajoute notre interlocuteur. Ce député de la wilaya de Ghardaïa rejette la thèse selon laquelle les élus locaux ont failli à leur mission.Il estime que bien au contraire, «ces derniers sont toujours à l’écoute des préoccupations des citoyens». Des initiatives sont menées par les députés et par les membres des assemblées locales pour désamorcer la crise. Mais voilà que, selon ses dires, il y a des problèmes qui ne peuvent être gérés que par l’Etat. Dans ce sens, notre source lance un message très significatif: «C’est le moment de s’attaquer au fond du problème au risque de voir ressurgir la grogne sociale.» Le message est purement politique. La mission d’information a, en effet, clairement signifié à M.Ziari qu’aucune marge d’erreur n’est tolérée dans la gestion de cette crise. Le bricolage politique et les solutions conjoncturelles ne feront qu’alimenter le malaise dans la région. Rappelons que lors de son passage à Ghardaïa, le ministre de l’Intérieur a insisté sur le fait que cette wilaya a bénéficié de 182 milliards de DA, entre 1999 et 2008, au titre du programme d’équipement de l’Etat.Cet important programme a permis, selon lui, la prise en charge des préoccupations liées aux besoins fondamentaux des citoyens et d’assurer la réalisation et la réhabilitation des infrastructures de base nécessaire, à son développement, a-t-il dit.Il a, également, fait savoir que, durant la même période, plusieurs projets ont été achevés dont, notamment, la réalisation d’un aéroport pour une enveloppe de 2,15 milliards de DA répondant aux normes internationales avec une piste principale de 2,8km. Concernant le domaine de l’habitat, plus de 35.000 logements ont été réalisés, soit plus de 19.000 ruraux, 8400 sociaux locatifs et plus de 890 participatifs. Selon le ministre, l’Etat rejette, pour sa part, toute responsabilité dans cette situation de crise. D’ailleurs, le ministre privilégie la thèse «de conflit ethnique.» Justement, la mission a-t-elle pris connaissance des tracts et des documents incitant à la violence et au nettoyage ethnique révélé par le ministre d’Etat, M.Yazid Zerhouni? A ce propos, M.Djarralah rappelle que la mission d’information n’a ni les moyens ni les prérogatives d’enquêter: «Une mission attribuée aux services de sécurité.» «Notre travail a un caractère sociopolitique», souligne-t-il. Par ailleurs, nous apprenons que le rapport final sera déposé sur le bureau de l’APN dans une quinzaine de jours.Le tribunal correctionnel de Berriane (Ghardaïa) a prononcé samedi des peines allant de deux ans de prison ferme à l’acquittement pour un groupe de personnes accusé dans les événements qu’a connus dernièrement la région de Berriane. Ce groupe constitué de 22 personnes est accusé, indiquent des sources judiciaires de Ghardaia, «d’attroupement avec arme blanche sur la voie publique, destruction des biens d’autrui, coups et blessures».Le tribunal a prononcé une peine de deux ans de prison ferme et une amende contre une personne, une peine d’un an de prison ferme a été prononcée contre 13 personnes, alors que deux autres mis en cause ont été condamnés à six mois de prison ferme assortis d’une amende de 5000DA. Le tribunal correctionnel de Berriane a relaxé six autres personnes. Les derniers événements de Berriane ont fait deux morts et des dégâts matériels.
Achira MAMMERI - l'expression 02/06/2008
La mission parlementaire d’information dans les événements de Berriane a présenté samedi, un compte rendu verbal au président de l’Assemblée populaire nationale (APN) M.Abdelaziz Ziari, apprend-on de sources proches du dossier.La mission a procédé dès son arrivée sur les lieux des affrontements du 6 mai dernier, à des contacts avec les autorités locales et les repentants des deux communautés.«Des tentatives ont été faites afin de rapprocher les points de vue des deux parties dans un seul objectif: celui de rétablir la sécurité dans la région», précise M.Bachir Djarralah, membre de la mission d’information et député MSP. «Nous avons informé Ziari que des efforts considérables sont fournis par l’Etat pour gérer cette crise», ajoute notre interlocuteur. Ce député de la wilaya de Ghardaïa rejette la thèse selon laquelle les élus locaux ont failli à leur mission.Il estime que bien au contraire, «ces derniers sont toujours à l’écoute des préoccupations des citoyens». Des initiatives sont menées par les députés et par les membres des assemblées locales pour désamorcer la crise. Mais voilà que, selon ses dires, il y a des problèmes qui ne peuvent être gérés que par l’Etat. Dans ce sens, notre source lance un message très significatif: «C’est le moment de s’attaquer au fond du problème au risque de voir ressurgir la grogne sociale.» Le message est purement politique. La mission d’information a, en effet, clairement signifié à M.Ziari qu’aucune marge d’erreur n’est tolérée dans la gestion de cette crise. Le bricolage politique et les solutions conjoncturelles ne feront qu’alimenter le malaise dans la région. Rappelons que lors de son passage à Ghardaïa, le ministre de l’Intérieur a insisté sur le fait que cette wilaya a bénéficié de 182 milliards de DA, entre 1999 et 2008, au titre du programme d’équipement de l’Etat.Cet important programme a permis, selon lui, la prise en charge des préoccupations liées aux besoins fondamentaux des citoyens et d’assurer la réalisation et la réhabilitation des infrastructures de base nécessaire, à son développement, a-t-il dit.Il a, également, fait savoir que, durant la même période, plusieurs projets ont été achevés dont, notamment, la réalisation d’un aéroport pour une enveloppe de 2,15 milliards de DA répondant aux normes internationales avec une piste principale de 2,8km. Concernant le domaine de l’habitat, plus de 35.000 logements ont été réalisés, soit plus de 19.000 ruraux, 8400 sociaux locatifs et plus de 890 participatifs. Selon le ministre, l’Etat rejette, pour sa part, toute responsabilité dans cette situation de crise. D’ailleurs, le ministre privilégie la thèse «de conflit ethnique.» Justement, la mission a-t-elle pris connaissance des tracts et des documents incitant à la violence et au nettoyage ethnique révélé par le ministre d’Etat, M.Yazid Zerhouni? A ce propos, M.Djarralah rappelle que la mission d’information n’a ni les moyens ni les prérogatives d’enquêter: «Une mission attribuée aux services de sécurité.» «Notre travail a un caractère sociopolitique», souligne-t-il. Par ailleurs, nous apprenons que le rapport final sera déposé sur le bureau de l’APN dans une quinzaine de jours.Le tribunal correctionnel de Berriane (Ghardaïa) a prononcé samedi des peines allant de deux ans de prison ferme à l’acquittement pour un groupe de personnes accusé dans les événements qu’a connus dernièrement la région de Berriane. Ce groupe constitué de 22 personnes est accusé, indiquent des sources judiciaires de Ghardaia, «d’attroupement avec arme blanche sur la voie publique, destruction des biens d’autrui, coups et blessures».Le tribunal a prononcé une peine de deux ans de prison ferme et une amende contre une personne, une peine d’un an de prison ferme a été prononcée contre 13 personnes, alors que deux autres mis en cause ont été condamnés à six mois de prison ferme assortis d’une amende de 5000DA. Le tribunal correctionnel de Berriane a relaxé six autres personnes. Les derniers événements de Berriane ont fait deux morts et des dégâts matériels.
Achira MAMMERI - l'expression 02/06/2008
Maroc: Un cheikh sahraoui et trois de ses enfants décident de ne pas retourner dans les camps du Polisario
Un cheikh sahraoui de la tribu des Izerguiines et trois de ses enfants, parmi les bénéficiaires du 17ème échange de visites familiales, au titre de l'année 2008, de et vers la province de Laâyoune, ont décidé de s'établir définitivement dans leur mère-patrie, le Maroc, et de ne pas retourner dans les camps du Polisario à Tindouf, mettant ainsi un terme à plusieurs années de souffrances dans ces camps situés dans le sud de l'Algérie.
Dans une déclaration à la presse, M. Souni Ould al-Hafd, 88 ans, a exprimé sa grande joie de se retrouver parmi les siens dans sa mère-patrie, le Maroc, "où il a été enlevé par le +Polisario+ en 1976 et éloigné de force".
"Je suis revenu dans mon pays le Maroc auquel nous appartenons de père en fils", a-t-il souligné, notant que sa décision de rester dans sa mère-patrie, lui, ses deux filles Hayat (12 ans) et Nguiya (20 ans) et son fils Moulay (19 ans), émane de "notre attachement à l'unité de notre pays le Maroc, dont nous soutiendrons les initiatives pour unir les familles".
"Durant toutes ces longues années, au cours desquelles j'étais contraint de rester éloigné de mon pays après mon enlèvement (par le Polisario) en 1976, je guettais l'occasion de fuir les camps et de retourner au Maroc jusqu'à ce que l'occasion s'est offerte dans le cadre des échanges de visite familiales et j'ai pu ainsi rentrer au Maroc", a-t-il poursuivi.
Cheikh Souni, qui était éleveur et commerçant de dromadaires dans la région de Guelmim, venait juste d'acheter quelque 30 dromadaires au moment de son enlèvement par le "polisario" au lieu dit "Galb Laâtiriss".
Evoquant la situation des populations des camps de Tindouf, M. Souni a précisé que ces habitants vivent une situation dramatique, formant l'espoir de voire leur calvaire prendre fin. "Cette population vit sur une terre algérienne, une terre désertique, dans le dénuement total, et n'attend que la solution", a-t-il ajouté.
Les habitants sahraouis dans ces camps ne peuvent plus supporter cette situation, a souligné Cheikh Souni, faisant état d'un malaise général au sein des populations de ces camps qui, a-t-il noté, "sont conscientes, plus que jamais, que leur avenir est dans l'unité parmi les leurs".
De leur côté, Moulay, Nguiya et Hayat Souni, ont exprimé leur immense joie de retrouver les leurs et vivre avec eux dans leur mère-patrie. Moulay s'est dit extrêmement soulagé, lui qui a été enrôlé de force par la direction du Polisario alors qui n'avait que 16 ans. Il a expliqué qu'il a été conduit de force dans les camps d'enrôlement militaire à Tindouf pour s'entraîner au maniement des armes.
M. Ahmed Ould Mahmoud ould al-Hafd a souligné que la décision de son oncle Cheikh Souni de s'établir définitivement dans sa mère-patrie, traduit le soutien ferme de tous les sahraouis à l'initiative d'autonomie et revêt une signification particulière au regard de la place qu'occupe ce cheikh dans la tribu.
Il a souligné que l'ensemble des membres la tribu Izerguiine accueillent avec fierté et joie le retour de ce cheikh et de ses trois enfants, formant le voeu de voir un retour massif des citoyens sahraouis vivant dans les camps de Tindouf à leur mère-patrie.
De son côté, cheikh Mohamed Nafaa Ahal Belkacem, cheikh de la tribu d'Izerguiine, a souligné que la décision prise par Cheikh Souni est très importante, rappelant les cas d'autres citoyens sahraouis, en provenance des camps de Tindouf, qui avaient décidé de s'établir définitivement dans les provinces du sud après avoir bénéficié du programme d'échange de visites familiales.
Il s'est félicité de cette initiative qui intervient en réponse à l'appel royal "la patrie est clémente et miséricordieuse" et traduit le soutien des sahraouis à l'initiative d'autonomie, en tant que choix démocratique à même de résoudre définitivement le conflit artificiel du Sahara et de permettre aux sahraouis de gérer, eux-mêmes, leurs propres affaires.
Il a souhaité que tous les sahraouis dans les camps de Tindouf suivent l'exemple de cheikh Souni, qui a sacrifié son commerce et préféré vivre en toute dignité dans son pays uni.
Deux autres fils de cheikh Souni, Mohamed (52 ans) et Mohamed Salam (43ans) ont exprimé leur joie de retrouver les membres de leur famille, après une séparation de près de 32 ans, exprimant l'espoir de voir leurs frères dans les camps de Tindouf regagner leur pays.
Dans une déclaration à la presse, M. Souni Ould al-Hafd, 88 ans, a exprimé sa grande joie de se retrouver parmi les siens dans sa mère-patrie, le Maroc, "où il a été enlevé par le +Polisario+ en 1976 et éloigné de force".
"Je suis revenu dans mon pays le Maroc auquel nous appartenons de père en fils", a-t-il souligné, notant que sa décision de rester dans sa mère-patrie, lui, ses deux filles Hayat (12 ans) et Nguiya (20 ans) et son fils Moulay (19 ans), émane de "notre attachement à l'unité de notre pays le Maroc, dont nous soutiendrons les initiatives pour unir les familles".
"Durant toutes ces longues années, au cours desquelles j'étais contraint de rester éloigné de mon pays après mon enlèvement (par le Polisario) en 1976, je guettais l'occasion de fuir les camps et de retourner au Maroc jusqu'à ce que l'occasion s'est offerte dans le cadre des échanges de visite familiales et j'ai pu ainsi rentrer au Maroc", a-t-il poursuivi.
Cheikh Souni, qui était éleveur et commerçant de dromadaires dans la région de Guelmim, venait juste d'acheter quelque 30 dromadaires au moment de son enlèvement par le "polisario" au lieu dit "Galb Laâtiriss".
Evoquant la situation des populations des camps de Tindouf, M. Souni a précisé que ces habitants vivent une situation dramatique, formant l'espoir de voire leur calvaire prendre fin. "Cette population vit sur une terre algérienne, une terre désertique, dans le dénuement total, et n'attend que la solution", a-t-il ajouté.
Les habitants sahraouis dans ces camps ne peuvent plus supporter cette situation, a souligné Cheikh Souni, faisant état d'un malaise général au sein des populations de ces camps qui, a-t-il noté, "sont conscientes, plus que jamais, que leur avenir est dans l'unité parmi les leurs".
De leur côté, Moulay, Nguiya et Hayat Souni, ont exprimé leur immense joie de retrouver les leurs et vivre avec eux dans leur mère-patrie. Moulay s'est dit extrêmement soulagé, lui qui a été enrôlé de force par la direction du Polisario alors qui n'avait que 16 ans. Il a expliqué qu'il a été conduit de force dans les camps d'enrôlement militaire à Tindouf pour s'entraîner au maniement des armes.
M. Ahmed Ould Mahmoud ould al-Hafd a souligné que la décision de son oncle Cheikh Souni de s'établir définitivement dans sa mère-patrie, traduit le soutien ferme de tous les sahraouis à l'initiative d'autonomie et revêt une signification particulière au regard de la place qu'occupe ce cheikh dans la tribu.
Il a souligné que l'ensemble des membres la tribu Izerguiine accueillent avec fierté et joie le retour de ce cheikh et de ses trois enfants, formant le voeu de voir un retour massif des citoyens sahraouis vivant dans les camps de Tindouf à leur mère-patrie.
De son côté, cheikh Mohamed Nafaa Ahal Belkacem, cheikh de la tribu d'Izerguiine, a souligné que la décision prise par Cheikh Souni est très importante, rappelant les cas d'autres citoyens sahraouis, en provenance des camps de Tindouf, qui avaient décidé de s'établir définitivement dans les provinces du sud après avoir bénéficié du programme d'échange de visites familiales.
Il s'est félicité de cette initiative qui intervient en réponse à l'appel royal "la patrie est clémente et miséricordieuse" et traduit le soutien des sahraouis à l'initiative d'autonomie, en tant que choix démocratique à même de résoudre définitivement le conflit artificiel du Sahara et de permettre aux sahraouis de gérer, eux-mêmes, leurs propres affaires.
Il a souhaité que tous les sahraouis dans les camps de Tindouf suivent l'exemple de cheikh Souni, qui a sacrifié son commerce et préféré vivre en toute dignité dans son pays uni.
Deux autres fils de cheikh Souni, Mohamed (52 ans) et Mohamed Salam (43ans) ont exprimé leur joie de retrouver les membres de leur famille, après une séparation de près de 32 ans, exprimant l'espoir de voir leurs frères dans les camps de Tindouf regagner leur pays.
MAP 02/06/2008.
Représailles contre des opposants au Polisario à Tindouf
Les services de sécurité algériens ont arrêté au cours des trois derniers jours plusieurs opposants au Polisario dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest algérien, en représailles contre des initiatives de dissidents sahraouis, rapportent lundi des témoins oculaires à Tindouf.
La sécurité militaire algérienne a arrêté à l'entrée de la ville de Tindouf l'opposant Braika Ould Slimane Ould Othmane, alors qu'il circulait à bord d'une voiture en compagnie de l'un de ses cousins, précise-t-on de même source.
Ce militant sahraoui de la tribu Azerguiyine est actuellement détenu au secret dans un lieu inconnu, alors que la police a saisi le véhicule à bord duquel il voyageait et un téléphone satellitaire appartenant à son cousin.
Les téléphones par satellite constituent l'unique moyen de communication sûr utilisé par les opposants à la direction du polisario pour se soustraire aux contrôles et aux écoutes des services de renseignements algériens, a-t-on indiqué de même source.
Par ailleurs, le coordonnateur de la faction dissidente "Polisario-Khatt Achahid" dans les camps de Tindouf, Fadli Baba Jouli, a été empêché par les milices du Polisario d'entrer dans ces camps.
Selon des sources proches de cette faction, l'activiste sahraoui se trouve actuellement dans le désert à la frontière entre l'Algérie, la Mauritanie et le Sahara.
Ces opérations policières contre les militants sahraouis dans les camps de Tindouf interviennent quelques jours après les dures critiques lancées par les adversaires de Mohamed Abdelaziz, chef du polisario, et de l'Etat algérien, lors d'une rencontre sur le Sahara, organisée à Madrid par des universités publiques (27-29 mai).
Lors de cette rencontre, le coordinateur en Espagne du mouvement dissident du Polisario "Khatt Achahid", Mahjoub Salek, a durement critiqué la position de l'Algérie sur le conflit du Sahara.
Salek avait lancé un "message" à l'adresse de l'ambassadeur d'Algérie en Espagne qui participait à cette session: "Si l'Algérie veut que les Sahraouis restent à jamais dans les camps de Tindouf, qu'elle améliore au moins leurs conditions de vie".
D'autres militants sahraouis qui ont pris part à cette rencontre ont appelé le Maroc à "cesser toute négociation avec le Polisario car il ne représente pas les Sahraouis de Tindouf".
"Il y a plusieurs courants et mouvements de Sahraouis qui refusent d'être représentés par cette junte qui dirige le Polisario et réclament eux aussi une voix au chapitre et une place à la table des négociations pour trouver une solution à ce conflit qui n'a que trop duré", avait martelé Abderrahim Berdiji, un activiste sahraoui vivant en Espagne.
MAP 02/06/2008
La sécurité militaire algérienne a arrêté à l'entrée de la ville de Tindouf l'opposant Braika Ould Slimane Ould Othmane, alors qu'il circulait à bord d'une voiture en compagnie de l'un de ses cousins, précise-t-on de même source.
Ce militant sahraoui de la tribu Azerguiyine est actuellement détenu au secret dans un lieu inconnu, alors que la police a saisi le véhicule à bord duquel il voyageait et un téléphone satellitaire appartenant à son cousin.
Les téléphones par satellite constituent l'unique moyen de communication sûr utilisé par les opposants à la direction du polisario pour se soustraire aux contrôles et aux écoutes des services de renseignements algériens, a-t-on indiqué de même source.
Par ailleurs, le coordonnateur de la faction dissidente "Polisario-Khatt Achahid" dans les camps de Tindouf, Fadli Baba Jouli, a été empêché par les milices du Polisario d'entrer dans ces camps.
Selon des sources proches de cette faction, l'activiste sahraoui se trouve actuellement dans le désert à la frontière entre l'Algérie, la Mauritanie et le Sahara.
Ces opérations policières contre les militants sahraouis dans les camps de Tindouf interviennent quelques jours après les dures critiques lancées par les adversaires de Mohamed Abdelaziz, chef du polisario, et de l'Etat algérien, lors d'une rencontre sur le Sahara, organisée à Madrid par des universités publiques (27-29 mai).
Lors de cette rencontre, le coordinateur en Espagne du mouvement dissident du Polisario "Khatt Achahid", Mahjoub Salek, a durement critiqué la position de l'Algérie sur le conflit du Sahara.
Salek avait lancé un "message" à l'adresse de l'ambassadeur d'Algérie en Espagne qui participait à cette session: "Si l'Algérie veut que les Sahraouis restent à jamais dans les camps de Tindouf, qu'elle améliore au moins leurs conditions de vie".
D'autres militants sahraouis qui ont pris part à cette rencontre ont appelé le Maroc à "cesser toute négociation avec le Polisario car il ne représente pas les Sahraouis de Tindouf".
"Il y a plusieurs courants et mouvements de Sahraouis qui refusent d'être représentés par cette junte qui dirige le Polisario et réclament eux aussi une voix au chapitre et une place à la table des négociations pour trouver une solution à ce conflit qui n'a que trop duré", avait martelé Abderrahim Berdiji, un activiste sahraoui vivant en Espagne.
MAP 02/06/2008
Friday, May 30, 2008
La classe politique espagnole découvre l'existance de mouvements d'opposition au sein du "polisario"
Une rencontre sur le Sahara, organisée à Madrid par des universités publiques, a permis à plusieurs hommes politiques espagnols de découvrir l'existence de plusieurs courants de dissidence dans les rangs des séparatistes du polisario et d'un grand nombre d'opposants à la junte dirigeante dans les camps sahraouis de Tindouf, en Algérie.
Les organisateurs des "2èmes journées des universités publiques madrilènes sur le Sahara Occidental" (27-29 mai) ont invité pour la deuxième année consécutive une vingtaine de dirigeants du Polisario à seriner leurs monologues de propagande séparatiste, mais c'était sans compter avec la présence d'un public peu habituel en Espagne formé d'activistes opposants.
Les "polisariens" et leurs soutiens en Espagne ont été invités par les organisateurs de ces "journées scientifiques" à discourir sur l'évolution du conflit du Sahara et à ressasser une position qui n'a guère évolué malgré les appels répétés de la communauté internationale à chercher une solution politique, négociée, réaliste et acceptable par toutes les parties en conflit.
Lors de la deuxième journée de cette rencontre, le coordinateur en Espagne du mouvement dissident du Polisario, "Khatt Achahid", Mahjoub Salek, a été empêché par le modérateur de prendre la parole dans une tentative d'étouffer la voix dissonante d'un militant sahraoui connu pour son opposition farouche à la direction des séparatistes.
Après l'insistance du public, le dirigeant de Khatt Achahid s'est contenté "d'un seul message" à l'adresse de l'ambassadeur d'Algérie en Espagne qui participait à cette session: "Si l'Algérie veut que les Sahraouis restent à jamais dans les camps de Tindouf, qu'elle améliore au moins leurs conditions de vie".
Mahjoub Salek, qui n'a pas été invité par les organisateurs malgré la représentativité de son mouvement au sein des populations sahraouies dans les camps de Tindouf, a profité de sa participation à ce débat pour exhorter la classe politique espagnole à faire pression sur le Polisario "qui ne représente nullement, selon lui, les Sahraouis de Tindouf".
Les espagnols habitués à écouter "le discours unique" des séparatistes ont été surpris par la présence parmi le public de plusieurs jeunes cadres sahraouis vivant en Espagne qui se sont élevés contre "la dictature du polisario" et contre "la politique de deux poids deux mesures" de certains défenseurs des droits de l'Homme qui ne considèrent comme Sahraouis que ceux qui vivent dans les camps de Tindouf.Abderrahim Berdiji, un jeune cadre sahraoui, qui dirige l'association "Hiwar pour le développement, la solidarité et le dialogue", basée à Séville, dans le sud de l'Espagne, n'y est pas allé par quatre chemins: "Le Maroc est appelé à cesser toute négociation avec le polisario car il ne représente pas les Sahraouis de Tindouf".
"Il y a plusieurs courants et mouvements de Sahraouis qui refusent d'être représentés par cette junte qui dirige le Polisario et réclament eux aussi une voix au chapitre et une place à la table des négociations pour trouver une solution à ce conflit qui n'a que trop duré", a-t-il martelé.
Pour ce cadre universitaire, l'actuelle direction du Polisario "représente une minorité de notables sahraouis dont l'unique souci est d'engraisser leurs comptes en banque et faire prospérer leurs affaires en Europe et dans des pays arabes en instrumentalisant la misère de nos familles dans les camps de Tindouf".
"Ceux qui défendent l'autodétermination des Sahraouis doivent d'abord défendre l'autodétermination de ceux qui vivent dans les camps à Lahmada à Tindouf et dont le destin est entre les mains d'une direction qui leur a été imposée depuis plus de 35 ans", a ajouté Berdiji.
En marge de cette rencontre, M. Berdiji a eu des entretiens avec plusieurs députés espagnols pour leur "transmettre la voix de larges pans de la société sahraouies que le Polisario tente de museler".
Lors des débats de la deuxième journée, une question posée par une jeune étudiante sahraouie dans une université madrilène a mis les dirigeants du polisario dans l'embarras et laissé perplexes les hommes politiques espagnols présents.
"Le polisario a emprunté pendant plus de 33 ans le chemin de la confrontation sans arriver à son but et sans parvenir à s'attirer l'appui d'une seule puissance mondiale, pourquoi refuse-t-il toujours d'emprunter le chemin du dialogue? ", s'est-elle interrogée.
Son interrogation est restée bien évidemment sans réponse parce que les clefs de la réponse se trouvent ailleurs qu'à Tindouf.
Les organisateurs des "2èmes journées des universités publiques madrilènes sur le Sahara Occidental" (27-29 mai) ont invité pour la deuxième année consécutive une vingtaine de dirigeants du Polisario à seriner leurs monologues de propagande séparatiste, mais c'était sans compter avec la présence d'un public peu habituel en Espagne formé d'activistes opposants.
Les "polisariens" et leurs soutiens en Espagne ont été invités par les organisateurs de ces "journées scientifiques" à discourir sur l'évolution du conflit du Sahara et à ressasser une position qui n'a guère évolué malgré les appels répétés de la communauté internationale à chercher une solution politique, négociée, réaliste et acceptable par toutes les parties en conflit.
Lors de la deuxième journée de cette rencontre, le coordinateur en Espagne du mouvement dissident du Polisario, "Khatt Achahid", Mahjoub Salek, a été empêché par le modérateur de prendre la parole dans une tentative d'étouffer la voix dissonante d'un militant sahraoui connu pour son opposition farouche à la direction des séparatistes.
Après l'insistance du public, le dirigeant de Khatt Achahid s'est contenté "d'un seul message" à l'adresse de l'ambassadeur d'Algérie en Espagne qui participait à cette session: "Si l'Algérie veut que les Sahraouis restent à jamais dans les camps de Tindouf, qu'elle améliore au moins leurs conditions de vie".
Mahjoub Salek, qui n'a pas été invité par les organisateurs malgré la représentativité de son mouvement au sein des populations sahraouies dans les camps de Tindouf, a profité de sa participation à ce débat pour exhorter la classe politique espagnole à faire pression sur le Polisario "qui ne représente nullement, selon lui, les Sahraouis de Tindouf".
Les espagnols habitués à écouter "le discours unique" des séparatistes ont été surpris par la présence parmi le public de plusieurs jeunes cadres sahraouis vivant en Espagne qui se sont élevés contre "la dictature du polisario" et contre "la politique de deux poids deux mesures" de certains défenseurs des droits de l'Homme qui ne considèrent comme Sahraouis que ceux qui vivent dans les camps de Tindouf.Abderrahim Berdiji, un jeune cadre sahraoui, qui dirige l'association "Hiwar pour le développement, la solidarité et le dialogue", basée à Séville, dans le sud de l'Espagne, n'y est pas allé par quatre chemins: "Le Maroc est appelé à cesser toute négociation avec le polisario car il ne représente pas les Sahraouis de Tindouf".
"Il y a plusieurs courants et mouvements de Sahraouis qui refusent d'être représentés par cette junte qui dirige le Polisario et réclament eux aussi une voix au chapitre et une place à la table des négociations pour trouver une solution à ce conflit qui n'a que trop duré", a-t-il martelé.
Pour ce cadre universitaire, l'actuelle direction du Polisario "représente une minorité de notables sahraouis dont l'unique souci est d'engraisser leurs comptes en banque et faire prospérer leurs affaires en Europe et dans des pays arabes en instrumentalisant la misère de nos familles dans les camps de Tindouf".
"Ceux qui défendent l'autodétermination des Sahraouis doivent d'abord défendre l'autodétermination de ceux qui vivent dans les camps à Lahmada à Tindouf et dont le destin est entre les mains d'une direction qui leur a été imposée depuis plus de 35 ans", a ajouté Berdiji.
En marge de cette rencontre, M. Berdiji a eu des entretiens avec plusieurs députés espagnols pour leur "transmettre la voix de larges pans de la société sahraouies que le Polisario tente de museler".
Lors des débats de la deuxième journée, une question posée par une jeune étudiante sahraouie dans une université madrilène a mis les dirigeants du polisario dans l'embarras et laissé perplexes les hommes politiques espagnols présents.
"Le polisario a emprunté pendant plus de 33 ans le chemin de la confrontation sans arriver à son but et sans parvenir à s'attirer l'appui d'une seule puissance mondiale, pourquoi refuse-t-il toujours d'emprunter le chemin du dialogue? ", s'est-elle interrogée.
Son interrogation est restée bien évidemment sans réponse parce que les clefs de la réponse se trouvent ailleurs qu'à Tindouf.
MAP 30/05/2008
Thursday, May 29, 2008
Le polisario dispose d'un centre de détention secret pour femmes (magazine US)
Le ''Polisario'' dispose d'un centre de détention secret pour femmes, "un trou entre deux collines'' qui abrite près de 30 femmes, dont certaines avec leurs enfants, révèle "WeNews'', le magazine américain on-line, spécialisé dans les questions de la femme.
Dans un article mis en ligne mercredi et consacré à la visite, début mai aux Etats-Unis, d'une délégation de Sahraouis ayant fui les camps de Tindouf, dans le sud-ouest algérien, pour rejoindre le Maroc, le magazine indique que ''certaines femmes (détenues) sont victimes de viol et continuent de subir des abus sexuels commis par leurs geôliers''.
Citant un membre de cette délégation, M. Brahim El Salem, un ancien officier de police du "Polisario'', le journal électronique rapporte que cette prison, un trou caché entre deux collines, est difficile à repérer.
"Le toit en zinc assure une protection minimale contre la chaleur du désert'', raconte cet ancien officier de police qui a eu l'occasion de visiter ce centre secret.
"WeNews'' ajoute que l'objectif de la visite de cette délégation, qui a attiré l'attention sur les abus commis à l'intérieur de ce centre de détention, consiste à exhorter l'ONU à mener un recensement des populations des camps et à oeuvrer pour permettre à ceux, qui le désirent, de quitter les camps contrôlés par le Polisario et de retourner au Maroc.MAP 29/05/2008.
Dans un article mis en ligne mercredi et consacré à la visite, début mai aux Etats-Unis, d'une délégation de Sahraouis ayant fui les camps de Tindouf, dans le sud-ouest algérien, pour rejoindre le Maroc, le magazine indique que ''certaines femmes (détenues) sont victimes de viol et continuent de subir des abus sexuels commis par leurs geôliers''.
Citant un membre de cette délégation, M. Brahim El Salem, un ancien officier de police du "Polisario'', le journal électronique rapporte que cette prison, un trou caché entre deux collines, est difficile à repérer.
"Le toit en zinc assure une protection minimale contre la chaleur du désert'', raconte cet ancien officier de police qui a eu l'occasion de visiter ce centre secret.
"WeNews'' ajoute que l'objectif de la visite de cette délégation, qui a attiré l'attention sur les abus commis à l'intérieur de ce centre de détention, consiste à exhorter l'ONU à mener un recensement des populations des camps et à oeuvrer pour permettre à ceux, qui le désirent, de quitter les camps contrôlés par le Polisario et de retourner au Maroc.MAP 29/05/2008.
Maroc-Sahara-ONU:Le Maroc ne saurait en aucune manière tolérer toute rupture du statu quo dans la zone de Tifariti
Le Maroc a réaffirmé avec force, dans une lettre adressée mardi au Secrétaire général des Nations Unies, qu'il ne saurait, en aucune manière accepter ou tolérer toute rupture du statu quo dans la zone de Tifariti qui, depuis la proclamation du cessez-le-feu en septembre 1991, a été exempte de toute présence civile ou militaire.
"Dans la continuité de la position claire et permanente qui a toujours été la sienne, le Royaume du Maroc, tout en réitérant son ferme soutien à vos efforts et à ceux de votre Envoyé personnel pour parvenir à une solution politique négociée (au différend du Sahara), réaffirme avec force qu'il ne saurait en aucune manière accepter ou tolérer toute rupture du statu quo dans cette zone, qui, depuis la proclamation du cessez-le-feu en septembre 1991, a été exempte de toute présence civile ou militaire", a souligné l'Ambassadeur, représentant permanent du Maroc aux Nations Unies, M. El Mostafa Sahel, dans une lettre adressée au Secrétaire général de l'ONU, M. Ban ki-Moon.
Une fois de plus, le polisario, encouragé et soutenu par l'Algérie, déplore la lettre, a organisé du 19 au 22 mai courant des attroupements militaires et des manifestations politiques, dans la zone de Tifariti à l'Est du dispositif de défense, et ce, au vu et au su de la MINURSO.
La lettre fait remarquer que "par leur caractère répétitif, la propagande mensongère qui les entoure et les discours belliqueux qui les accompagnent, ces agissements compromettent sérieusement le processus de négociation en cours, engagé par le Conseil de sécurité et appuyé par la Communauté internationale, en vue de parvenir à une solution politique définitive au différend régional autour du Sahara, à la faveur de la dynamique insufflée par l'Initiative marocaine d'autonomie".
Le Maroc souligne que "ces actes constituent une défiance à l'autorité du Conseil de sécurité, qui avait appelé les parties, dans sa résolution 1813 en date du 30 avril 2008, à +créer une atmosphère propice au dialogue (...) et au succès des négociations+" et "sont de nature à exacerber les multiples menaces sécuritaires confirmées et qui pèsent sur l'arc sahélo-saharien".
"Ces agissements provocateurs procèdent d'une stratégie délibérément poursuivie, par le polisario et ceux qui le soutiennent, dans le but politique précis de saborder le processus politique en cours et saper la dynamique de règlement pacifique, laborieusement mise en place par la Communauté internationale", ajoute la lettre.
Le Maroc souligne que tels agissements ne sauraient être qualifiés autrement que d'atteinte directe à l'autorité du Conseil de sécurité et d'obstruction préméditée au processus de négociation qu'il a installé et conforté par ses résolutions 1754, 1783 et 1813 en soutenant les efforts du Secrétaire général des Nations Unies et ceux de son Envoyé personnel, en vue de parvenir à une solution politique négociée.
La lettre fait observer que "loin de faire preuve de +réalisme et d'esprit de compromis+ requis par la résolution 1813 du Conseil de sécurité pour la réussite de ces négociations, le polisario et ses alliés confirment, par leurs agissements, qu'ils privilégient l'impasse, au prix des souffrances et du calvaire des populations des camps de Tindouf, qui se perpétuent sur le territoire algérien".
En conclusion, le Maroc demande au Secrétaire général des Nations Unies de prendre les dispositions nécessaires en vue de la distribution de cette lettre aux membres du Conseil de sécurité et de sa publication en tant que document officiel du Conseil.MAP 29/05/2008
"Dans la continuité de la position claire et permanente qui a toujours été la sienne, le Royaume du Maroc, tout en réitérant son ferme soutien à vos efforts et à ceux de votre Envoyé personnel pour parvenir à une solution politique négociée (au différend du Sahara), réaffirme avec force qu'il ne saurait en aucune manière accepter ou tolérer toute rupture du statu quo dans cette zone, qui, depuis la proclamation du cessez-le-feu en septembre 1991, a été exempte de toute présence civile ou militaire", a souligné l'Ambassadeur, représentant permanent du Maroc aux Nations Unies, M. El Mostafa Sahel, dans une lettre adressée au Secrétaire général de l'ONU, M. Ban ki-Moon.
Une fois de plus, le polisario, encouragé et soutenu par l'Algérie, déplore la lettre, a organisé du 19 au 22 mai courant des attroupements militaires et des manifestations politiques, dans la zone de Tifariti à l'Est du dispositif de défense, et ce, au vu et au su de la MINURSO.
La lettre fait remarquer que "par leur caractère répétitif, la propagande mensongère qui les entoure et les discours belliqueux qui les accompagnent, ces agissements compromettent sérieusement le processus de négociation en cours, engagé par le Conseil de sécurité et appuyé par la Communauté internationale, en vue de parvenir à une solution politique définitive au différend régional autour du Sahara, à la faveur de la dynamique insufflée par l'Initiative marocaine d'autonomie".
Le Maroc souligne que "ces actes constituent une défiance à l'autorité du Conseil de sécurité, qui avait appelé les parties, dans sa résolution 1813 en date du 30 avril 2008, à +créer une atmosphère propice au dialogue (...) et au succès des négociations+" et "sont de nature à exacerber les multiples menaces sécuritaires confirmées et qui pèsent sur l'arc sahélo-saharien".
"Ces agissements provocateurs procèdent d'une stratégie délibérément poursuivie, par le polisario et ceux qui le soutiennent, dans le but politique précis de saborder le processus politique en cours et saper la dynamique de règlement pacifique, laborieusement mise en place par la Communauté internationale", ajoute la lettre.
Le Maroc souligne que tels agissements ne sauraient être qualifiés autrement que d'atteinte directe à l'autorité du Conseil de sécurité et d'obstruction préméditée au processus de négociation qu'il a installé et conforté par ses résolutions 1754, 1783 et 1813 en soutenant les efforts du Secrétaire général des Nations Unies et ceux de son Envoyé personnel, en vue de parvenir à une solution politique négociée.
La lettre fait observer que "loin de faire preuve de +réalisme et d'esprit de compromis+ requis par la résolution 1813 du Conseil de sécurité pour la réussite de ces négociations, le polisario et ses alliés confirment, par leurs agissements, qu'ils privilégient l'impasse, au prix des souffrances et du calvaire des populations des camps de Tindouf, qui se perpétuent sur le territoire algérien".
En conclusion, le Maroc demande au Secrétaire général des Nations Unies de prendre les dispositions nécessaires en vue de la distribution de cette lettre aux membres du Conseil de sécurité et de sa publication en tant que document officiel du Conseil.MAP 29/05/2008
Les émeutes paralysent les commerces et les services à Oran : L'onde de choc
Au deuxième jour des violences, Oran ressemblait à une ville fantôme et l'activité économique et des services était pratiquement nulle à partir de 10 heures. Cependant, cette paralysie était plus perceptible dans le secteur du transport urbain et ce, depuis le début des émeutes. Ainsi, hormis quelques Karsan qui ont continué à assurer les navettes entre certaines stations situées aux abords de la ville et des localités avoisinantes, tous les transporteurs d'Oran, de peur de voir leurs véhicules saccagés, ont préféré le repos forcé. Du coup, ce sont des centaines de travailleurs et d'étudiants qui n'ont pu rejoindre leur lieu de travail ou d'études. Même des chauffeurs de taxis ont garé leurs véhicules dans des endroits sûrs. Et même s'ils ont accepté de faire quelques courses, cela n'a été possible qu'aux premières heures de la matinée, étant donné qu'à partir de 10 h, tous les quartiers de la ville sont devenus des endroits à haut risque. En fait, un sentiment d'insécurité quasi général régnait dans toute la ville. Les gares routières de Yaghmoracen, d'El-Hamri et des Castors étaient pratiquement désertes. Selon un transporteur, assurant une liaison avec la capitale, son entreprise a instruit, par précaution, de fixer les terminus dans des endroits « plus sûrs », notamment dans les périphéries de la ville. Ces transporteurs ont même annulé plusieurs départs d'Oran, d'où d'importants préjudices financiers, signale-t-on. Cette totale inactivité a donc laissé le champ libre aux clandestins qui ont saisi cette occasion pour imposer une nouvelle fois leur diktat avec des tarifs dépassant de deux, voire de trois fois, ceux habituellement pratiqués. D'autres institutions ont fonctionné à demi-régime, comme c'est le cas des bureaux de poste situés sur les grandes artères, et par conséquent très exposés aux risques, et qui n'ont ouvert leurs portes que durant les premières heures de la matinée avant de les refermer. Ainsi, plusieurs usagers n'ont pu effectuer des retraits d'argent. En outre, la distribution du courrier a été fortement perturbée. De plus, pratiquement tous les établissements banquiers du centre-ville étaient fermés. Dans le secteur commercial, même si aucun signe de pénurie n'a été observé jusque-là, les commerçants se sont montrés inquiets si ces violences venaient à perdurer, dans le sens où le programme d'approvisionnement serait grandement chamboulé comme c'est le cas de la farine panifiable livrée à raison d'une fois par semaine aux boulangers. Aux halles centrales, la panique qui a suivi les premiers actes de violence a fait fuir plusieurs livreurs de fruits et légumes venus des wilayas avoisinantes. Hier, l'activité était à son plus bas niveau et on était très loin de l'effervescence qui caractérise habituellement cette structure où se mêlaient livreurs et marchands. Quant au commerce de gros de produits alimentaires, les grossistes ont clos leurs magasins à partir de 11 h, comme c'est le cas de ceux de Maraval. Néanmoins, le seul produit qui a fait défaut dans plusieurs quartiers au second jour des violences, a été le lait en sachet. Renseignement pris, les unités de transformation, situées généralement à la périphérie de la ville, ont produit les quantités habituelles, mais ce sont les distributeurs-livreurs qui n'ont pu sillonner la ville de peur de se voir agressés. Par ailleurs, il est à signaler que les comités de quartiers et certaines associations ont décidé de mettre sur pied des comités de vigilance pour faire face aux casseurs.
Le centre-ville sous haute tension Après un mardi long et usant, Oran se réveille avec la nausée des émeutes enregistrées la veille. Même si un relatif calme est revenu dans plusieurs quartiers de la ville, l'intensité des confrontations a connu, hier, une montée en puissance au centre-ville où l'on a assisté à une véritable bataille de rues entre forces de l'ordre et jeunes du quartier de St-Pierre et de la rue de la Bastille. Une ultime bataille, semblait-on espérer, du côté des commerçants de la rue Larbi Ben M'hidi, une des principales artères de la ville qui, depuis le déclenchement des évènements dans la soirée de lundi, n'avaient pas d'autre choix que de baisser rideaux de peur d'être les proies des casseurs et autres pilleurs que rien ne semblaient dissuader. A la tombée de la nuit, plusieurs magasins, notamment des marques très connues telles que Lotto, Nike et Nokia, ont, en effet, dû payer le prix fort lors de ces regrettables incidents. Des incidents qui, faut-il le souligner, ont plongé l'ensemble de la population oranaise dans un climat d'angoisse et de peur. Dès 10h30, hier, un vent de panique souffla brutalement sur le centre-ville et les quartiers avoisinants. En un clin d'oeil, le son strident des rideaux qu'on baissait à la hâte résonna comme un signal annonçant un danger imminent. La circulation automobile s'accélère, les cafés se vident et le décor d'une nouvelle journée d'émeutes est désormais planté. La rue Larbi Ben M'hidi est subitement investie par des centaines de jeunes. Les hostilités mettront cependant du temps pour être déclarées. Ce n'est qu'en début d'après-midi que l'on assiste véritablement à la confrontation avec une énergique réaction de la part des brigades anti-émeutes appuyées par des policiers en civil. Vers 15h, les policiers décident de passer à l'offensive contre les agissements et les provocations des centaines de jeunes dont plusieurs semblaient préparés au pire, à voir les cagoules qu'ils portaient et les mouchoirs aspergés de vinaigre dont ils étaient munis pour neutraliser l'effet du gaz lacrymogène. L'incursion des policiers, au coeur même du quartier de St-pierre, pour affronter avec leurs armes et selon leurs règles les assaillants, s'imposait. Acculés, les émeutiers ont battu en retraite. Plusieurs arrestations sont effectuées. Il s'agit principalement de jeunes adolescents. Un calme relatif regagne le périmètre. Un calme trompeur, puisqu'il a suffi que les véhicules de police se déplacent de quelques dizaines de mètres pour se positionner à hauteur de la Place des Victoires, pour que des dizaines de jeunes réinvestissent, petit à petit, leurs positions initiales à proximité de la salle de cinéma Murdjajou. Le « jeu » continua ainsi jusqu'à ce qu'une nouvelle alerte soit donnée, cette fois-ci au quartier mitoyen de Plateau, au niveau du boulevard Zirout Youcef. A noter qu'avant-hier soir, aux environs de 22h, des centaines de jeunes avaient manifesté pacifiquement leur joie, suite à des bruits ayant fait état d'une prétendue « décision de la part des instances du football algérien à prévoir, pour l'année prochaine, un championnat national avec 22 équipes ». La nouvelle, synonyme d'un miraculeux maintien du club phare d'Oran, s'est avérée par la suite n'être qu'une plaisanterie de très mauvais goût qui n'a pas manqué de susciter encore plus de déception.
Le centre-ville sous haute tension Après un mardi long et usant, Oran se réveille avec la nausée des émeutes enregistrées la veille. Même si un relatif calme est revenu dans plusieurs quartiers de la ville, l'intensité des confrontations a connu, hier, une montée en puissance au centre-ville où l'on a assisté à une véritable bataille de rues entre forces de l'ordre et jeunes du quartier de St-Pierre et de la rue de la Bastille. Une ultime bataille, semblait-on espérer, du côté des commerçants de la rue Larbi Ben M'hidi, une des principales artères de la ville qui, depuis le déclenchement des évènements dans la soirée de lundi, n'avaient pas d'autre choix que de baisser rideaux de peur d'être les proies des casseurs et autres pilleurs que rien ne semblaient dissuader. A la tombée de la nuit, plusieurs magasins, notamment des marques très connues telles que Lotto, Nike et Nokia, ont, en effet, dû payer le prix fort lors de ces regrettables incidents. Des incidents qui, faut-il le souligner, ont plongé l'ensemble de la population oranaise dans un climat d'angoisse et de peur. Dès 10h30, hier, un vent de panique souffla brutalement sur le centre-ville et les quartiers avoisinants. En un clin d'oeil, le son strident des rideaux qu'on baissait à la hâte résonna comme un signal annonçant un danger imminent. La circulation automobile s'accélère, les cafés se vident et le décor d'une nouvelle journée d'émeutes est désormais planté. La rue Larbi Ben M'hidi est subitement investie par des centaines de jeunes. Les hostilités mettront cependant du temps pour être déclarées. Ce n'est qu'en début d'après-midi que l'on assiste véritablement à la confrontation avec une énergique réaction de la part des brigades anti-émeutes appuyées par des policiers en civil. Vers 15h, les policiers décident de passer à l'offensive contre les agissements et les provocations des centaines de jeunes dont plusieurs semblaient préparés au pire, à voir les cagoules qu'ils portaient et les mouchoirs aspergés de vinaigre dont ils étaient munis pour neutraliser l'effet du gaz lacrymogène. L'incursion des policiers, au coeur même du quartier de St-pierre, pour affronter avec leurs armes et selon leurs règles les assaillants, s'imposait. Acculés, les émeutiers ont battu en retraite. Plusieurs arrestations sont effectuées. Il s'agit principalement de jeunes adolescents. Un calme relatif regagne le périmètre. Un calme trompeur, puisqu'il a suffi que les véhicules de police se déplacent de quelques dizaines de mètres pour se positionner à hauteur de la Place des Victoires, pour que des dizaines de jeunes réinvestissent, petit à petit, leurs positions initiales à proximité de la salle de cinéma Murdjajou. Le « jeu » continua ainsi jusqu'à ce qu'une nouvelle alerte soit donnée, cette fois-ci au quartier mitoyen de Plateau, au niveau du boulevard Zirout Youcef. A noter qu'avant-hier soir, aux environs de 22h, des centaines de jeunes avaient manifesté pacifiquement leur joie, suite à des bruits ayant fait état d'une prétendue « décision de la part des instances du football algérien à prévoir, pour l'année prochaine, un championnat national avec 22 équipes ». La nouvelle, synonyme d'un miraculeux maintien du club phare d'Oran, s'est avérée par la suite n'être qu'une plaisanterie de très mauvais goût qui n'a pas manqué de susciter encore plus de déception.
par H. Barti & C. Salah LE QUOTIDEIN D'ORAN
Wednesday, May 28, 2008
Amnesty International préoccupée par l'impunité et les restrictions à la liberté de mouvement dans les camps du polisario à Tindouf
L'organisation internationale pour la défense des droits humains, Amnesty International (AI, basée à Londres) a exprimé ses préoccupations au sujet de l'impunité et des restrictions à la liberté de mouvement dans les camps de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie).
"Pour Amnesty International, l'impunité dont jouissent les auteurs de violations des droits de l'homme dans les camps du Polisario reste une source de préoccupation majeure", a confié à la MAP M. Philip Luther, Directeur adjoint au sein d'AI chargé du Moyen-Orient et de l'Afrique du nord.
S'exprimant en marge de la présentation du rapport-2008 d'Amnesty sur la situation des droits de l'homme dans le monde, M. Luther a également cité parmi les violations commises dans les camps, les disparitions forcées, la torture et les détentions dans des lieux secrets.
"Aucune enquête n'a été menée sur ces cas ni par la direction du Polisario ni par l'Algérie qui abrite les camps du Polisario sur son territoire", a poursuivi M. Luther, déplorant le fait que les responsables de ces violations soient encore en liberté et n'aient fait l'objet d'aucune poursuite.
M. Luther a, par ailleurs, rappelé que des délégations du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et de l'organisation Human Rights Watch, qui se sont déjà rendues dans les camps du Polisario, ont fait état de préoccupations en particulier au sujet du degré de la liberté d'expression à Tindouf.
Dans son rapport 2008, Amnesty International a souligné qu'aucune mesure n'a été prise pour mettre fin à l'impunité dont bénéficiaient ceux qui étaient accusés d'avoir commis des atteintes au droits humains dans les camps durant les années 1970 et 1980.
"Pour Amnesty International, l'impunité dont jouissent les auteurs de violations des droits de l'homme dans les camps du Polisario reste une source de préoccupation majeure", a confié à la MAP M. Philip Luther, Directeur adjoint au sein d'AI chargé du Moyen-Orient et de l'Afrique du nord.
S'exprimant en marge de la présentation du rapport-2008 d'Amnesty sur la situation des droits de l'homme dans le monde, M. Luther a également cité parmi les violations commises dans les camps, les disparitions forcées, la torture et les détentions dans des lieux secrets.
"Aucune enquête n'a été menée sur ces cas ni par la direction du Polisario ni par l'Algérie qui abrite les camps du Polisario sur son territoire", a poursuivi M. Luther, déplorant le fait que les responsables de ces violations soient encore en liberté et n'aient fait l'objet d'aucune poursuite.
M. Luther a, par ailleurs, rappelé que des délégations du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et de l'organisation Human Rights Watch, qui se sont déjà rendues dans les camps du Polisario, ont fait état de préoccupations en particulier au sujet du degré de la liberté d'expression à Tindouf.
Dans son rapport 2008, Amnesty International a souligné qu'aucune mesure n'a été prise pour mettre fin à l'impunité dont bénéficiaient ceux qui étaient accusés d'avoir commis des atteintes au droits humains dans les camps durant les années 1970 et 1980.
LONDRES MAP 27/05/2008
Sahara marocain : Un document de la CIA révèle que l’Algérie avait proposé l’autonomie en 1988
Les services de renseignements américains (CIA) viennent de déclassifier un document «top secret», selon lequel l’ex-président algérien Chadli Benjedid avait proposé au Roi Hassan II l’octroi d’une autonomie au Sahara sous souveraineté marocaine.Une nouvelle preuve, une de plus, du cafouillage de la diplomatie algérienne dans l’affaire du Sahara marocain. Et ce sont les services de renseignements américains qui viennent de le montrer preuves à l’appui. Pas plus tard que lundi dernier, la CIA a diffusé un document confidentiel déclassifié dans lequel elle montre comment l’ex-président algérien Chadli Benjedid, « frustré par l’incapacité du Polisario à enregistrer une victoire militaire », avait lui-même proposé au Roi Hassan II l’octroi d’une autonomie au Sahara dans le cadre de la souveraineté marocaine. Cette proposition de compromis, intervenue 12 ans après qu’Alger ait reconnu le soi-disant « gouvernement du Polisario », était au fond un aveu d’échec pour l’Algérie, qui pariait désespérément sur une victoire militaire des mercenaires pour imposer l’option de « l’indépendance du Sahara ». La diffusion, aujourd’hui, du document secret de la CIA ne doit évidemment rien au hasard, Washington ayant soutenu ouvertement les récentes conclusions de l’envoyé personnel du SG de l’ONU, Peter van Walsum, qui a jugé « l’option de l’indépendance » « irréaliste » et « irréalisable ». Ce document, au-delà de l’embarras qu’il devrait normalement susciter du côté d’Alger, montre par ricochet le bien-fondé de l’offre d’autonomie, qui reste la seule alternative sérieuse et crédible pour tourner la page d’un faux conflit plus que trentenaire. La proposition de l’ex-président Chadli Benjedid avait participé, de manière substantielle, au rétablissement des relations entre Rabat et Alger. Le même président algérien, toujours selon le document de la CIA, avait fait cette offre au Roi Hassan II parce qu’il avait réalisé, avec une lucidité remarquée, que l’option militaire avait généré autant de drames inutiles, et que seule une solution de compromis était capable de rétablir le cours de l’histoire entre les deux pays voisins. Chadli Benjedid, qui fut un ex-colonel de l’armée algérienne, avait fait sa proposition à la veille du Sommet arabe qui était prévu à Alger le 7 juin 1988, fait constater le même document. L’assouplissement de l’attitude sur le dossier du Sahara, dicté par la conviction d’une impossible « victoire militaire », avait toutefois appelé une contrepartie. Et c’était la participation du Roi Hassan II au Sommet de la Ligue arabe en Algérie. C’est à cette condition notamment que le président Benjedid pouvait « croire » à un dégel entre Alger et Rabat. Le Roi Hassan II avait facilité pour sa part l’installation de cette embellie, après avoir exprimé la disponibilité du Royaume à « accepter une médiation onusienne » en vue d’un règlement politique définitif de la question du Sahara. Curieusement, de tous les éléments rapportés par la CIA, il ressort que, aujourd’hui, on se trouve devant les mêmes termes de l’accord entre le président Benjedid et le Roi Hassan II. Avec cela de différent que la solution d’autonomie est exaltée par l’ONU, envers et contre la position stérile et contre-productive de l’actuel président algérien Abdelaziz Bouteflika.
Le Polisario et l’Algérie veulent perpétuer les négociations aussi longtemps que possible. Le Polisario et l'Algérie n'ont pas d'autre objectif que de perpétuer le processus de négociations sur le Sahara aussi longtemps que possible, a estimé M. Peter Van Walsum, envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara. Dans un entretien au quotidien néerlandais «NRC Handelsblad» (édition du 24 mai), le diplomate néerlandais revendique son droit d'exprimer son opinion au Conseil de sécurité, en considérant l'option d'indépendance comme un objectif irréaliste. «J'ai estimé que si je n'exprime pas mon opinion maintenant, je me sentirais incroyablement abusé dans un an», a-t-il estimé. «Je risquais de me discréditer. J'ai eu le sentiment que j'étais chargé de cette affaire pour la faire perdurer à l'infini», a-t-il expliqué, en estimant que, faute de perspective, il était, malgré tout, encouragé dans sa mission, surtout de la part de l'Algérie qui soutient le Polisario. Sa conviction était tout autre et les choses, à ses yeux, n'allaient pas bien. M. Peter Van Walsum a, d'autre part, souligné qu'il est immoral que des populations demeurent installées dans des campements depuis 33 ans. «Est-il moralement acceptable qu'on laisse encore une génération d'enfants du Polisario grandir dans des campements?», s'est-il interrogé, rappelant sa décision de suggérer au Polisario d'«entrer dans des négociations ardues en vue d'aboutir à une forme d'autonomie garantie sous le drapeau marocain».
Le Polisario et l’Algérie veulent perpétuer les négociations aussi longtemps que possible. Le Polisario et l'Algérie n'ont pas d'autre objectif que de perpétuer le processus de négociations sur le Sahara aussi longtemps que possible, a estimé M. Peter Van Walsum, envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara. Dans un entretien au quotidien néerlandais «NRC Handelsblad» (édition du 24 mai), le diplomate néerlandais revendique son droit d'exprimer son opinion au Conseil de sécurité, en considérant l'option d'indépendance comme un objectif irréaliste. «J'ai estimé que si je n'exprime pas mon opinion maintenant, je me sentirais incroyablement abusé dans un an», a-t-il estimé. «Je risquais de me discréditer. J'ai eu le sentiment que j'étais chargé de cette affaire pour la faire perdurer à l'infini», a-t-il expliqué, en estimant que, faute de perspective, il était, malgré tout, encouragé dans sa mission, surtout de la part de l'Algérie qui soutient le Polisario. Sa conviction était tout autre et les choses, à ses yeux, n'allaient pas bien. M. Peter Van Walsum a, d'autre part, souligné qu'il est immoral que des populations demeurent installées dans des campements depuis 33 ans. «Est-il moralement acceptable qu'on laisse encore une génération d'enfants du Polisario grandir dans des campements?», s'est-il interrogé, rappelant sa décision de suggérer au Polisario d'«entrer dans des négociations ardues en vue d'aboutir à une forme d'autonomie garantie sous le drapeau marocain».
Le 28-5-2008Par : M’Hamed Hamrouch - Aujourd'hui le Maroc
Taher Benjelloun : le problème du Sahara lié au refus d'Alger de voir le Maroc disposer d'une double ouverture sur la mer
Le problème du Sahara qui "empoisonne les relations inter-maghrébines depuis 33 ans, aurait pu plusieurs fois être résolu, s'il n'y avait l'Etat algérien qui ne supporte pas l'idée que son voisin marocain ait une double ouverture sur la mer", a affirmé l'écrivain marocain Tahar Benjelloun.
Dans un article publié par l'hebdomadaire italien "l'Espresso" dans son dernier numéro, sous le titre "Sahara : ça se passe entre le Maroc et l'Algérie", Tahar Benjelloun estime que cette dernière "vise, à travers la création d'un Etat sahraoui, sous son égide, à accéder à l'Atlantique entre autres bénéfices qu'elle pourrait en tirer". Cette question a connu une longue période de blocage malgré que Feu SM Hassan II ait proposé aux Nations Unies l'organisation d'un référendum au Sahara, a rappelé le Goncourt 1987, précisant que cette consultation n'eut jamais lieu. SM le Roi Mohammed VI a, par la suite, "proposé un plan d'autonomie que nombre de pays appuyèrent, a ajouté Tahar Benjelloun, déplorant qu'"encore une fois l'Algérie mit son veto et poursuivit son opposition systématique à tout ce qui venait du Maroc". L'écrivain marocain a, par ailleurs, rappelé que SM le Roi Mohammed VI a "décidé de supprimer l'obligation des visas pour les citoyens algériens désireux de venir au Maroc", qui a en outre appelé à la rouverture des frontières, regrettant que de nouveau l'Algérie ait opposé un refus. "Quelle que soit l'attitude du Maroc, l'Algérie est contre. C'est ainsi que l'Union du Maghreb Arabe est bloquée depuis plus de vingt ans, alors que les pays européens s'organisent et font front commun pour défendre leurs intérêts", a déploré Taher Benjelloun, pour qui un Maghreb uni "serait une entité forte et ferait de la Méditerranée du sud une région riche et prospère". Le problème du Sahara ne peut être compris en dehors d'un certain nombre de paramètres régionaux, a-t-il dit, soulignant que des "milliers de Sahraouis sont maintenus sous des tentes à Tindouf", en Algérie qui rejette la faute sur les Marocains, au moment, a-t-il relevé, où l'envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara, Peter Van Walsum, a déclaré que "l'indépendance du Sahara occidental n'est pas un objectif réalisable".
MAP
Dans un article publié par l'hebdomadaire italien "l'Espresso" dans son dernier numéro, sous le titre "Sahara : ça se passe entre le Maroc et l'Algérie", Tahar Benjelloun estime que cette dernière "vise, à travers la création d'un Etat sahraoui, sous son égide, à accéder à l'Atlantique entre autres bénéfices qu'elle pourrait en tirer". Cette question a connu une longue période de blocage malgré que Feu SM Hassan II ait proposé aux Nations Unies l'organisation d'un référendum au Sahara, a rappelé le Goncourt 1987, précisant que cette consultation n'eut jamais lieu. SM le Roi Mohammed VI a, par la suite, "proposé un plan d'autonomie que nombre de pays appuyèrent, a ajouté Tahar Benjelloun, déplorant qu'"encore une fois l'Algérie mit son veto et poursuivit son opposition systématique à tout ce qui venait du Maroc". L'écrivain marocain a, par ailleurs, rappelé que SM le Roi Mohammed VI a "décidé de supprimer l'obligation des visas pour les citoyens algériens désireux de venir au Maroc", qui a en outre appelé à la rouverture des frontières, regrettant que de nouveau l'Algérie ait opposé un refus. "Quelle que soit l'attitude du Maroc, l'Algérie est contre. C'est ainsi que l'Union du Maghreb Arabe est bloquée depuis plus de vingt ans, alors que les pays européens s'organisent et font front commun pour défendre leurs intérêts", a déploré Taher Benjelloun, pour qui un Maghreb uni "serait une entité forte et ferait de la Méditerranée du sud une région riche et prospère". Le problème du Sahara ne peut être compris en dehors d'un certain nombre de paramètres régionaux, a-t-il dit, soulignant que des "milliers de Sahraouis sont maintenus sous des tentes à Tindouf", en Algérie qui rejette la faute sur les Marocains, au moment, a-t-il relevé, où l'envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara, Peter Van Walsum, a déclaré que "l'indépendance du Sahara occidental n'est pas un objectif réalisable".
MAP
Monday, January 14, 2008
Les Etats-Unis forment l'espoir que le Polisario engage des discussions sur la base de la proposition du Maroc
Les Etats-Unis ont formé l'espoir que le "Polisario" engage des discussions sur la base de la proposition du Maroc d'accorder une large autonomie au Sahara, qualifiant cette proposition de "point de départ réaliste qui peut mener vers un règlement du conflit".
"Nous estimons que la proposition marocaine d'accorder une véritable autonomie au Sahara Occidental fournit une option sérieuse et crédible et nous espérons que le Polisario va engager des discussions sur cette proposition en tant que point de départ réaliste qui peut mener vers un règlement de ce conflit", a déclaré jeudi le porte parole-adjoint du département d'Etat, M.Tom Casey.
En réponse à une question sur le troisième round des négociations qui a eu lieu sous l'égide de Nations Unies à Manhasset (région de New York), M. Casey a salué la décision de tenir un quatrième round à Manhasset du 11 au 13 mars, soulignant que Washington "avait espéré que les deux parties utiliseraient ce round pour discuter de façon substantielle des questions-clés".
Rappelant que le Conseil de sécurité avait unanimement adopté deux résolutions successives qui appellent à "des négociations sans conditions préalables pour parvenir à un règlement du conflit", le département d'Etat relève que les deux parties ont eu de longues discussions mais qui n'ont pu régler aucune des questions-clés.Washington, 12/01/08-MAP
"Nous estimons que la proposition marocaine d'accorder une véritable autonomie au Sahara Occidental fournit une option sérieuse et crédible et nous espérons que le Polisario va engager des discussions sur cette proposition en tant que point de départ réaliste qui peut mener vers un règlement de ce conflit", a déclaré jeudi le porte parole-adjoint du département d'Etat, M.Tom Casey.
En réponse à une question sur le troisième round des négociations qui a eu lieu sous l'égide de Nations Unies à Manhasset (région de New York), M. Casey a salué la décision de tenir un quatrième round à Manhasset du 11 au 13 mars, soulignant que Washington "avait espéré que les deux parties utiliseraient ce round pour discuter de façon substantielle des questions-clés".
Rappelant que le Conseil de sécurité avait unanimement adopté deux résolutions successives qui appellent à "des négociations sans conditions préalables pour parvenir à un règlement du conflit", le département d'Etat relève que les deux parties ont eu de longues discussions mais qui n'ont pu régler aucune des questions-clés.Washington, 12/01/08-MAP
Saturday, January 12, 2008
M. Fassi Fihri: L'Algérie et le Polisario opèrent une lecture séléctive des résolutions de l'ONU
L'Algérie et le "polisario" opèrent une lecture sélective des résolutions du Conseil de sécurité, a affirmé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taieb Fassi Fihri, ajoutant qu'ils "obèrent totalement le fait que le Conseil (de sécurité) a relevé les efforts sérieux et crédibles fournis par le Royaume".
"Il y a une contradiction dans la démarche du polisario et de l'Algérie, en ce sens qu'ils "disent respecter la légalité internationale et respecter les résolutions du Conseil de sécurité, mais de manière sélective", a souligné M. Fassi Fihri dans un entretien publié samedi par le journal +Le Matin du Sahara et du Maghreb+.
Personne ne peut alors s'octroyer le droit de rejeter l'initiative marocaine ou d'affirmer, comme cela a été fait par les adversaires de notre intégrité territoriale, avant et après sa remise aux Nations-Unies en avril dernier, qu'elle serait illégale, "l'initiative est conforme au droit international", a-t-il souligné.
Concernant l'application du principe d'autodétermination, M. Fassi Fihri a estimé qu'elle "ne se fait pas à travers une seule voie".
"Vouloir appliquer le principe d'autodétermination de manière exclusive après qu'on ait testé et essayé d'appliquer le référendum avec des options d'intégration et d'indépendance, est impossible et ce, à cause de la complexité et de la composition tribale et de l'identification impossible d'un corps électoral précis, fixant ceux qui sont appelés à voter compte tenu des ramifications, de l'histoire et des déplacements", a indiqué le ministre.
Pour le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, le Maroc essaye d'appliquer la légalité internationale à travers une initiative de troisième voie et un compromis qui est sur la table.
"Soit l'autre partie saisit la chance offerte par le Maroc, soit elle continue de la refuser, avec la responsabilité d'avoir raté une occasion pour résoudre ce problème à l'échelle régionale et internationale", a estimé M.Fassi Fihri.
Rabat, 12/01/08
"Il y a une contradiction dans la démarche du polisario et de l'Algérie, en ce sens qu'ils "disent respecter la légalité internationale et respecter les résolutions du Conseil de sécurité, mais de manière sélective", a souligné M. Fassi Fihri dans un entretien publié samedi par le journal +Le Matin du Sahara et du Maghreb+.
Personne ne peut alors s'octroyer le droit de rejeter l'initiative marocaine ou d'affirmer, comme cela a été fait par les adversaires de notre intégrité territoriale, avant et après sa remise aux Nations-Unies en avril dernier, qu'elle serait illégale, "l'initiative est conforme au droit international", a-t-il souligné.
Concernant l'application du principe d'autodétermination, M. Fassi Fihri a estimé qu'elle "ne se fait pas à travers une seule voie".
"Vouloir appliquer le principe d'autodétermination de manière exclusive après qu'on ait testé et essayé d'appliquer le référendum avec des options d'intégration et d'indépendance, est impossible et ce, à cause de la complexité et de la composition tribale et de l'identification impossible d'un corps électoral précis, fixant ceux qui sont appelés à voter compte tenu des ramifications, de l'histoire et des déplacements", a indiqué le ministre.
Pour le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, le Maroc essaye d'appliquer la légalité internationale à travers une initiative de troisième voie et un compromis qui est sur la table.
"Soit l'autre partie saisit la chance offerte par le Maroc, soit elle continue de la refuser, avec la responsabilité d'avoir raté une occasion pour résoudre ce problème à l'échelle régionale et internationale", a estimé M.Fassi Fihri.
Friday, January 11, 2008
Sahara : La tournée de M. Van Walsum dans la région revêt une grande importance, en incluant l'étape Algérie (M. Barazani)
La prochaine tournée qu'effectuera dans la région l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, M. Peter Van Walsum, revêt une grande importance, en incluant l'étape Algérie, a affirmé jeudi M. Mustapha Barazani, ex-responsable du Polisario.
La visite de M. Van Walsum est en relation étroite avec le 4ème round des négociations sur le Sahara, prévu du 11 au 13 mars prochain à Manhasset, a-t-il poursuivi dans une déclaration à la Radio Rabat Chaîne Inter diffusée lors de son journal du soir.
Il a ajouté que lors de ce périple, l'émissaire onusien va discuter avec les responsables algériens, "car il a le sentiment que l'Algérie ne veut pas s'impliquer, alors qu'elle est partie prenante dans ce conflit".
Lors du troisième round des négociations de Manhasset, les positions sont restées très éloignées, l'autre partie, à savoir le Polisario, n'ayant rien apporté de nouveau et sa position est restée figée, a ajouté M. Barazani.
"Depuis que nous le connaissons, le Polisario répète le même discours : référendum et autodétermination... alors que le référendum est dépassé. Si les Nations Unies demandent aujourd'hui un consensus et une solution négociée, c'est parce que le référendum est inapplicable", a-t-il déclaré.
Le Maroc a proposé un projet bien ficelé, à savoir l'octroi d'une autonomie à la région du Sahara, qui est la seule solution possible pour régler ce conflit, a-t-il dit, ajoutant que cette proposition représente une solution médiane de ni vainqueur ni vaincu.
Il a en outre rappelé que lors de son dernier congrès, le Polisario a brandi des menaces de retour aux armes, mettant en danger la paix et la stabilité dans la région, "ce qui est en totale contradiction avec la volonté de parvenir à la paix, particulièrement à la veille de la reprise des négociations".
"A mon avis, la direction du Polisario n'est pas encore prête à faire un pas vers la paix", a-t-il conclu.
Rabat, 11/01/08-MAP
La visite de M. Van Walsum est en relation étroite avec le 4ème round des négociations sur le Sahara, prévu du 11 au 13 mars prochain à Manhasset, a-t-il poursuivi dans une déclaration à la Radio Rabat Chaîne Inter diffusée lors de son journal du soir.
Il a ajouté que lors de ce périple, l'émissaire onusien va discuter avec les responsables algériens, "car il a le sentiment que l'Algérie ne veut pas s'impliquer, alors qu'elle est partie prenante dans ce conflit".
Lors du troisième round des négociations de Manhasset, les positions sont restées très éloignées, l'autre partie, à savoir le Polisario, n'ayant rien apporté de nouveau et sa position est restée figée, a ajouté M. Barazani.
"Depuis que nous le connaissons, le Polisario répète le même discours : référendum et autodétermination... alors que le référendum est dépassé. Si les Nations Unies demandent aujourd'hui un consensus et une solution négociée, c'est parce que le référendum est inapplicable", a-t-il déclaré.
Le Maroc a proposé un projet bien ficelé, à savoir l'octroi d'une autonomie à la région du Sahara, qui est la seule solution possible pour régler ce conflit, a-t-il dit, ajoutant que cette proposition représente une solution médiane de ni vainqueur ni vaincu.
Il a en outre rappelé que lors de son dernier congrès, le Polisario a brandi des menaces de retour aux armes, mettant en danger la paix et la stabilité dans la région, "ce qui est en totale contradiction avec la volonté de parvenir à la paix, particulièrement à la veille de la reprise des négociations".
"A mon avis, la direction du Polisario n'est pas encore prête à faire un pas vers la paix", a-t-il conclu.
Rabat, 11/01/08-MAP
Thursday, January 10, 2008
A la veille de la visite du Président Bouteflika: Troubles à Constantine
Le wali qui devait présider hier une rencontre avec les élus locaux dédiée à la gestion des collectivités locales est resté cloîtré dans son cabinet, quadrillé par un dispositif sécuritaire impressionnant. Et pour cause, plusieurs dizaines de citoyens habitant le vieux quartier du Bardo étaient venus exprimer leur colère vis-à-vis de l’imminente opération de relogement et des péripéties qui ont prévalu au traitement de ce dossier par les services de la wilaya, voire leur rejet catégorique de l’éradication de cette cité mythique de Constantine.Une opération qui s’inscrit, faut-il le rappeler, dans le cadre du Projet programme de modernisation de la métropole Constantine (PPMMC), objet exclusif de la visite attendue du chef de l’Etat. Si l’émeute a été évitée de justesse hier, rien ne présage un apaisement pour les journées à venir, notamment pour le début de la semaine prochaine. Le relogement de près de 600 familles annoncé pour ce dimanche est quasiment compromis par la menace des contestataires qui promettent l’escalade au moment opportun. Dès lors, la question lancinante qui se pose est de savoir si la visite prévue du président Bouteflika n’est pas, elle aussi, compromise ? Tout porte à le croire puisque «l’exhibition» d’hier, un jour férié, a considérablement perturbé la circulation au centre-ville et mis en alerte un dispositif de sécurité impressionnant. Plusieurs centaines de locataires du quartier du Bardo ont investi, dans la matinée d’hier, la rue Kennedy où siège le wali de Constantine pour décrier les attributions de logements, distribués mercredi dernier dans le cadre du fameux Projet programme de modernisation de la métropole Constantine (PPMMC). Ces protestataires, qui réclamaient notamment la révision de cette opération, ont été, selon leurs dires, soit exclus de la liste des bénéficiaires de logements, soit ont eu droit à de «misérables» appartements de type F2 qui ne peuvent répondre à leurs besoins. Certains parmi eux ont revendiqué l’indemnisation avant le recasement puisque, à leurs yeux, l’expropriation de leurs biens reste encore «floue» à partir du moment où rien n’a filtré sur ce sujet, si ce n’est, les déclarations du wali, M. Abdelmalek Boudiaf, promettant des indemnisations selon les prix actuels du marché de l’immobilier ou encore le recours à la justice pour ceux qui refusent de quitter les lieux. Une action qui ne peut être entreprise, d’après eux, parce que les décisions de destruction de leurs habitations, exigée par la justice n’ont pas été délivrées. Aussi, les mesures prises par la commission chargée du dossier de ne pas attribuer de logements aux femmes divorcées, lesquelles étaient nombreuses hier devant le cabinet du wali, et aux personnes âgées, n’a pas été du goût de ces protestataires qui s’interrogeaient sur le sort de ces personnes âgées qui représentent des cas sociaux particuliers. L’attitude provocatrice du chef de daïra lors de la séance du tirage au sort qui s’est déroulée hier dans des conditions particulières, soit sous haute sécurité, a ajouté de l’huile sur le feu. Ce responsable aurait suggéré devant tout le monde, que les personnes âgées puissent trouver refuge, le cas échéant à «Diyar Errahma». Hier aussi, ce même commis de l’Etat a récidivé, péchant par son manque de tact dans ses palabres avec les contestataires devant le cabinet du wali. «J’habite avec mes frères et enfants dans un immeuble de 5 niveaux (18 pièces). Ma sœur divorcée, à elle seule, habite dans un étage. Comment se fait-il qu’ils l’excluent de la liste alors qu’elle est propriétaire de tout un appartement de 100 m2 ? Où peut-elle aller ? Les responsables de la commission avancent souvent des arguments qui frisent le ridicule ! Comme quoi, c’est une femme solitaire et ne peut se prendre en charge ou encore qu’elle transformera son appartement en un lieu de débauche» affirme un sexagénaire qui jure avoir des documents authentiques qui prouvent sa propriété. Il ajoutera qu’il ne quittera jamais les lieux sauf en cas d’indemnisation correcte. D’autres sont allés jusqu’à proférer des menaces pour mener un mouvement de protestation plus violent dimanche prochain, date arrêtée par la wilaya afin de recaser la première vague des locataires du Bardo (600 familles). «Si aujourd’hui nous sommes peu nombreux, dimanche nous seront plusieurs milliers. Nous n’irons nulle part sauf après le dédommagement de tous les ayants-droit. Personnellement, on m’a octroyé un logement mais, je suis solidaire avec mes voisins qui ont été exclus alors que certains étrangers au quartier, usant de tricheries, ont bénéficié de logements» rétorque un jeune homme, la trentaine. Ce mouvement qui a pris fin à la mi-journée après l’intervention des forces de l’ordre qui auraient reçu l’ordre de se faire plus discrètes et l’arrivée du chef de Sûreté de wilaya. Des arrestations auraient été enregistrées parmi les protestataires qui, il est vrai, ont quitté la rue Kennedy sans incident majeur mais jurent de ne plus quitter leurs maisons. «Qu’ils m’évacuent avec les débris de ma maison parce que je ne la cèderai jamais» dira un autre habitant du quartier. Qu’en sera-t-il dimanche ?
Lyas Hallas LE SOIR D'ALGERIE 10/01/2008
Nom
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La Ligue espagnole des droits de l'Homme dénonce l'esclavage dans les camps de Tindouf
La Ligue espagnole des droits de l'Homme a dénoncé, jeudi, la pratique de l'esclavage dans les camps de Tindouf, au sud-ouest de l'Algérie, qui a été confirmée par un document délivré par un soit-disant tribunal du +Polisario+ et publiée par un journal canarien.
Dans un communiqué parvenu à la MAP, l'ONG espagnole qualifie "d'extrêmement grave" l'existence de telles pratiques, comme l'attestait le document établi par un prétendu tribunal du +polisario+, selon lequel un habitant de Tindouf, né en 1951, a été affranchi en 2007 contre une somme d'argent.
La Ligue exprime énergiquement son rejet de ces pratiques, commises par les responsables du polisario, et appelle à leur dénonciation devant la communauté internationale, ajoute le communiqué du président régional de l'ong espagnole aux Iles Canaries, M. Miguel Ortiz Asin.
La réaction de la Ligue espagnole intervient après la publication mercredi par le quotidien "Canarias 7" d'un document, rédigé en langue arabe, attestant de l'existence de l'esclavagisme dans les camps de Tindouf, où les populations sont séquestrées par l'entité séparatiste.
Le prétendu "acte judiciaire", daté du 13 juin 2007, mentionne clairement la "libération d'un esclave", avait précisé le journal canarien.
Ledit document est venu confirmer les témoignages de deux journalistes australiens, Violeta Ayala et Daniel Fallshaw, en été dernier, qui avaient filmé des scènes d'esclavagisme dans les camps de Tindouf. Ces deux journalistes avaient été interpellés, durant plusieurs heures, par les séparatistes après avoir été +témoins de scènes et de pratiques d'esclavage+ dans les camps de la honte.
Il vient aussi confirmer le drame vécu par la jeune fille, Soltana Bent Bilal, qui, après avoir été hébergée par une famille espagnole pour des vacances d été, avait refusé de retourner dans ces camps, de peur de revivre le même calvaire.
La jeune Soltana, rappelle le journal, se trouve, depuis 2002, sous la garde à Carthagène du couple espagnol Gregorio Martinez et Rosa Sanchez, soulignant que l'esclavage "n'est pas nouveau" dans ces camps.
Les pratiques esclavagistes subies par Soltana avaient été confirmées par un rapport réalisé par l'ONG mauritanienne "SOS Esclavage" qui a souligné que la jeune fille se trouvait dans "une situation d'esclavage".
La famille espagnole adoptive de Soltana a intenté, devant l'Audience provinciale de Murcie, un procès contre Brahim Ghali, le soi-disant représentant des séparatistes en Espagne, pour esclavage héréditaire, après en avoir constaté elle-même l'existence, lors d'une visite aux camps de Tindouf.
La famille espagnole avait reçu Soltana Bent Bilal, dans le cadre des séjours organisés, et à l'expiration dudit séjour, la jeune fille avait refusé de rentrer dans les camps et s'est rendue dans un centre d'accueil de la ville de Murcie, rappelle-t-on
Las Palmas, 10/01/08 MAP
Dans un communiqué parvenu à la MAP, l'ONG espagnole qualifie "d'extrêmement grave" l'existence de telles pratiques, comme l'attestait le document établi par un prétendu tribunal du +polisario+, selon lequel un habitant de Tindouf, né en 1951, a été affranchi en 2007 contre une somme d'argent.
La Ligue exprime énergiquement son rejet de ces pratiques, commises par les responsables du polisario, et appelle à leur dénonciation devant la communauté internationale, ajoute le communiqué du président régional de l'ong espagnole aux Iles Canaries, M. Miguel Ortiz Asin.
La réaction de la Ligue espagnole intervient après la publication mercredi par le quotidien "Canarias 7" d'un document, rédigé en langue arabe, attestant de l'existence de l'esclavagisme dans les camps de Tindouf, où les populations sont séquestrées par l'entité séparatiste.
Le prétendu "acte judiciaire", daté du 13 juin 2007, mentionne clairement la "libération d'un esclave", avait précisé le journal canarien.
Ledit document est venu confirmer les témoignages de deux journalistes australiens, Violeta Ayala et Daniel Fallshaw, en été dernier, qui avaient filmé des scènes d'esclavagisme dans les camps de Tindouf. Ces deux journalistes avaient été interpellés, durant plusieurs heures, par les séparatistes après avoir été +témoins de scènes et de pratiques d'esclavage+ dans les camps de la honte.
Il vient aussi confirmer le drame vécu par la jeune fille, Soltana Bent Bilal, qui, après avoir été hébergée par une famille espagnole pour des vacances d été, avait refusé de retourner dans ces camps, de peur de revivre le même calvaire.
La jeune Soltana, rappelle le journal, se trouve, depuis 2002, sous la garde à Carthagène du couple espagnol Gregorio Martinez et Rosa Sanchez, soulignant que l'esclavage "n'est pas nouveau" dans ces camps.
Les pratiques esclavagistes subies par Soltana avaient été confirmées par un rapport réalisé par l'ONG mauritanienne "SOS Esclavage" qui a souligné que la jeune fille se trouvait dans "une situation d'esclavage".
La famille espagnole adoptive de Soltana a intenté, devant l'Audience provinciale de Murcie, un procès contre Brahim Ghali, le soi-disant représentant des séparatistes en Espagne, pour esclavage héréditaire, après en avoir constaté elle-même l'existence, lors d'une visite aux camps de Tindouf.
La famille espagnole avait reçu Soltana Bent Bilal, dans le cadre des séjours organisés, et à l'expiration dudit séjour, la jeune fille avait refusé de rentrer dans les camps et s'est rendue dans un centre d'accueil de la ville de Murcie, rappelle-t-on
Wednesday, January 09, 2008
Sahara : L'Algérie ne doit pas batailler contre le Maroc mais plutôt contre la pauvreté et le terrorisme (Elaph)
La vraie bataille que l'Algérie doit mener devrait être contre la pauvreté et le terrorisme et non pour l'établissement d'un Etat pour le Polisario, qui risque de devenir, à terme, un "Etat d'Al-Qaïda", réseau qui dispose déjà de bases dans la région et dont l'activisme s'est amplifié en Algérie, affirme un article diffusé par le journal électronique "Elaph".
L'auteur de l'article estime que l'Algérie devrait profiter de l'expérience marocaine à tous les niveaux, particulièrement du progrès réalisé dans le Royaume en l'absence de ressources pétrolières et gazières.
"L'Algérie est-elle à la recherche d'une solution pour le Sahara ou voudrait-elle continuer à se servir du Polisario comme écran dans sa guerre diplomatique contre le Maroc?", se demande-t-il. Pour l'auteur de l'article, l'unique solution de ce conflit réside dans l'instauration d'une autonomie dans la région, option qui garantit la dignité de chacun et la stabilité de la région afin que les Etats du Maghreb puissent "se consacrer aux vrais problèmes au lieu de les fuir".
"Il n'y a pas d'alternative à l'autonomie", précise-t-il, soulignant que "le Maroc, l'Algérie et tous les Etats de la région n'ont d'autres choix que de s'engager dans une guerre contre la pauvreté et le terrorisme". Le journaliste met l'accent sur le fait que l'autonomie offre "l'unique solution pratique" et garantit leurs droits à tous, y compris la population locale. "Quiconque chercherait à éviter la solution ne ferait que pratiquer une politique dont la stérilité a été prouvée depuis longtemps, c'est-à-dire depuis le retrait espagnol au milieu des années soixante-dix et la Marche verte, grâce à laquelle le territoire a pu revenir aux ayant-droits sans la moindre effusion de sang", explique-t-il.
L'Algérie, souligne-t-il, ne veut pas reconnaître son échec, probablement en raison des intérêts qui lient le Polisario à certains services de sécurité qui trouvent un intérêt dans l'existence des camps de Tindouf et nourrissent une vieille volonté d'affaiblir le Maroc par l'usure, car ils le considèrent comme pôle concurrent sur la scène régionale.
Pour l'auteur de l'article, le Maghreb ne peut s'accommoder d'une entité artificielle que l'Algérie, elle-même, devrait rejeter plus que les autres Etats de la région, sachant qu'elle ne peut l'utiliser indéfiniment et qu'une telle entité pourrait se retourner contre elle, surtout lorsqu'on prend en considération les capacités dont dispose "Al-Qaïda" dans la région, et particulièrement en Algérie.Site ELAPH.COM
L'auteur de l'article estime que l'Algérie devrait profiter de l'expérience marocaine à tous les niveaux, particulièrement du progrès réalisé dans le Royaume en l'absence de ressources pétrolières et gazières.
"L'Algérie est-elle à la recherche d'une solution pour le Sahara ou voudrait-elle continuer à se servir du Polisario comme écran dans sa guerre diplomatique contre le Maroc?", se demande-t-il. Pour l'auteur de l'article, l'unique solution de ce conflit réside dans l'instauration d'une autonomie dans la région, option qui garantit la dignité de chacun et la stabilité de la région afin que les Etats du Maghreb puissent "se consacrer aux vrais problèmes au lieu de les fuir".
"Il n'y a pas d'alternative à l'autonomie", précise-t-il, soulignant que "le Maroc, l'Algérie et tous les Etats de la région n'ont d'autres choix que de s'engager dans une guerre contre la pauvreté et le terrorisme". Le journaliste met l'accent sur le fait que l'autonomie offre "l'unique solution pratique" et garantit leurs droits à tous, y compris la population locale. "Quiconque chercherait à éviter la solution ne ferait que pratiquer une politique dont la stérilité a été prouvée depuis longtemps, c'est-à-dire depuis le retrait espagnol au milieu des années soixante-dix et la Marche verte, grâce à laquelle le territoire a pu revenir aux ayant-droits sans la moindre effusion de sang", explique-t-il.
L'Algérie, souligne-t-il, ne veut pas reconnaître son échec, probablement en raison des intérêts qui lient le Polisario à certains services de sécurité qui trouvent un intérêt dans l'existence des camps de Tindouf et nourrissent une vieille volonté d'affaiblir le Maroc par l'usure, car ils le considèrent comme pôle concurrent sur la scène régionale.
Pour l'auteur de l'article, le Maghreb ne peut s'accommoder d'une entité artificielle que l'Algérie, elle-même, devrait rejeter plus que les autres Etats de la région, sachant qu'elle ne peut l'utiliser indéfiniment et qu'une telle entité pourrait se retourner contre elle, surtout lorsqu'on prend en considération les capacités dont dispose "Al-Qaïda" dans la région, et particulièrement en Algérie.Site ELAPH.COM
Tuesday, January 08, 2008
L'Algérie doit participer aux négociations comme une partie prenante au conflit du Sahara (ONG)
Une ONG américaine a estimé que l'Algérie devrait être invitée aux négociations de Manhasset sur le Sahara en tant que partie prenante au conflit du Sahara et non comme un simple "observateur", exprimant son appréhension de voir le 3ème round de ces négociations échouer en raison de l'intransigeance et des menaces de violence et de terrorisme du Polisario et de l'ingérence et obstruction de l'Algérie.
"L'Algérie devrait être invitée à la table des négociations comme une partie prenante au conflit et non comme un simple +observateur+ car elle a entrepris un effort sérieux, délibéré et soutenu pour entretenir et perpétuer ce conflit depuis qu'il a éclaté il y a plus de 30 ans, utilisant tous les moyens d'Etat dont elle dispose'', a souligné "The American Council for Moroccan POWs", dans une lettre, adressée lundi au Secrétaire Général de l'ONU Ban Ki-moon.
L'Algérie a joué un rôle actif dans le conflit, en envoyant ses forces armées prendre part directement aux hostilités armées, a souligné le Conseil Américain pour les prisonniers de guerre marocains (ACMP), ajoutant que l'Algérie continue de garder contre leur gré des milliers de personnes dans des camps gérés par le Polisario.
"Le Polisario ayant commis des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et tant d'autres crimes et violations comme la torture, l'esclavage et le détournement de l'aide humanitaire, devrait être exclu des négociations et poursuivi par un tribunal criminel international'', a en outre affirmé le Conseil, qui a aussi appelé à placer les camps de Tindouf sous surveillance internationale et à rapatrier tous les habitants de ces camps dans leurs pays d'origine.
Le Conseil, qui a dit craindre "sérieusement" un éventuel échec du 3ème round des négociations de Manhasset, a averti que l'intransigeance et les menaces de violence et de terrorisme du Polisario et l'ingérence et l'obstruction continues de l'Algérie risquent de porter un coup fatal à la meilleure opportunité de résoudre cette question, offerte par le projet d'autonomie proposé par le Maroc, et au grand espoir que ce projet a suscité à travers le monde.
Le Conseil Américain pour les prisonniers de guerre marocains a exhorté le secrétariat général de l'ONU et le Conseil de Sécurité à signifier clairement à l'Algérie et au Polisario que le conflit du Sahara doit être résolu pacifiquement et que les menaces et les actes de violence et de terrorisme contre le Maroc et d'autres pays de la région, ainsi que les violations du cessez-le-feu sont inacceptables et contraires à la volonté et au voeu de la communauté internationale comme exprimés dans de nombreuses résolutions des Nations Unies.Washington, 08/01/08 MAP
"L'Algérie devrait être invitée à la table des négociations comme une partie prenante au conflit et non comme un simple +observateur+ car elle a entrepris un effort sérieux, délibéré et soutenu pour entretenir et perpétuer ce conflit depuis qu'il a éclaté il y a plus de 30 ans, utilisant tous les moyens d'Etat dont elle dispose'', a souligné "The American Council for Moroccan POWs", dans une lettre, adressée lundi au Secrétaire Général de l'ONU Ban Ki-moon.
L'Algérie a joué un rôle actif dans le conflit, en envoyant ses forces armées prendre part directement aux hostilités armées, a souligné le Conseil Américain pour les prisonniers de guerre marocains (ACMP), ajoutant que l'Algérie continue de garder contre leur gré des milliers de personnes dans des camps gérés par le Polisario.
"Le Polisario ayant commis des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et tant d'autres crimes et violations comme la torture, l'esclavage et le détournement de l'aide humanitaire, devrait être exclu des négociations et poursuivi par un tribunal criminel international'', a en outre affirmé le Conseil, qui a aussi appelé à placer les camps de Tindouf sous surveillance internationale et à rapatrier tous les habitants de ces camps dans leurs pays d'origine.
Le Conseil, qui a dit craindre "sérieusement" un éventuel échec du 3ème round des négociations de Manhasset, a averti que l'intransigeance et les menaces de violence et de terrorisme du Polisario et l'ingérence et l'obstruction continues de l'Algérie risquent de porter un coup fatal à la meilleure opportunité de résoudre cette question, offerte par le projet d'autonomie proposé par le Maroc, et au grand espoir que ce projet a suscité à travers le monde.
Le Conseil Américain pour les prisonniers de guerre marocains a exhorté le secrétariat général de l'ONU et le Conseil de Sécurité à signifier clairement à l'Algérie et au Polisario que le conflit du Sahara doit être résolu pacifiquement et que les menaces et les actes de violence et de terrorisme contre le Maroc et d'autres pays de la région, ainsi que les violations du cessez-le-feu sont inacceptables et contraires à la volonté et au voeu de la communauté internationale comme exprimés dans de nombreuses résolutions des Nations Unies.Washington, 08/01/08 MAP
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