Monday, January 14, 2008

Les Etats-Unis forment l'espoir que le Polisario engage des discussions sur la base de la proposition du Maroc

Les Etats-Unis ont formé l'espoir que le "Polisario" engage des discussions sur la base de la proposition du Maroc d'accorder une large autonomie au Sahara, qualifiant cette proposition de "point de départ réaliste qui peut mener vers un règlement du conflit".
"Nous estimons que la proposition marocaine d'accorder une véritable autonomie au Sahara Occidental fournit une option sérieuse et crédible et nous espérons que le Polisario va engager des discussions sur cette proposition en tant que point de départ réaliste qui peut mener vers un règlement de ce conflit", a déclaré jeudi le porte parole-adjoint du département d'Etat, M.Tom Casey.
En réponse à une question sur le troisième round des négociations qui a eu lieu sous l'égide de Nations Unies à Manhasset (région de New York), M. Casey a salué la décision de tenir un quatrième round à Manhasset du 11 au 13 mars, soulignant que Washington "avait espéré que les deux parties utiliseraient ce round pour discuter de façon substantielle des questions-clés".
Rappelant que le Conseil de sécurité avait unanimement adopté deux résolutions successives qui appellent à "des négociations sans conditions préalables pour parvenir à un règlement du conflit", le département d'Etat relève que les deux parties ont eu de longues discussions mais qui n'ont pu régler aucune des questions-clés.Washington, 12/01/08-MAP

Saturday, January 12, 2008

M. Fassi Fihri: L'Algérie et le Polisario opèrent une lecture séléctive des résolutions de l'ONU

L'Algérie et le "polisario" opèrent une lecture sélective des résolutions du Conseil de sécurité, a affirmé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taieb Fassi Fihri, ajoutant qu'ils "obèrent totalement le fait que le Conseil (de sécurité) a relevé les efforts sérieux et crédibles fournis par le Royaume".
"Il y a une contradiction dans la démarche du polisario et de l'Algérie, en ce sens qu'ils "disent respecter la légalité internationale et respecter les résolutions du Conseil de sécurité, mais de manière sélective", a souligné M. Fassi Fihri dans un entretien publié samedi par le journal +Le Matin du Sahara et du Maghreb+.
Personne ne peut alors s'octroyer le droit de rejeter l'initiative marocaine ou d'affirmer, comme cela a été fait par les adversaires de notre intégrité territoriale, avant et après sa remise aux Nations-Unies en avril dernier, qu'elle serait illégale, "l'initiative est conforme au droit international", a-t-il souligné.
Concernant l'application du principe d'autodétermination, M. Fassi Fihri a estimé qu'elle "ne se fait pas à travers une seule voie".
"Vouloir appliquer le principe d'autodétermination de manière exclusive après qu'on ait testé et essayé d'appliquer le référendum avec des options d'intégration et d'indépendance, est impossible et ce, à cause de la complexité et de la composition tribale et de l'identification impossible d'un corps électoral précis, fixant ceux qui sont appelés à voter compte tenu des ramifications, de l'histoire et des déplacements", a indiqué le ministre.
Pour le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, le Maroc essaye d'appliquer la légalité internationale à travers une initiative de troisième voie et un compromis qui est sur la table.
"Soit l'autre partie saisit la chance offerte par le Maroc, soit elle continue de la refuser, avec la responsabilité d'avoir raté une occasion pour résoudre ce problème à l'échelle régionale et internationale", a estimé M.Fassi Fihri.
Rabat, 12/01/08

Friday, January 11, 2008

Sahara : La tournée de M. Van Walsum dans la région revêt une grande importance, en incluant l'étape Algérie (M. Barazani)

La prochaine tournée qu'effectuera dans la région l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, M. Peter Van Walsum, revêt une grande importance, en incluant l'étape Algérie, a affirmé jeudi M. Mustapha Barazani, ex-responsable du Polisario.
La visite de M. Van Walsum est en relation étroite avec le 4ème round des négociations sur le Sahara, prévu du 11 au 13 mars prochain à Manhasset, a-t-il poursuivi dans une déclaration à la Radio Rabat Chaîne Inter diffusée lors de son journal du soir.
Il a ajouté que lors de ce périple, l'émissaire onusien va discuter avec les responsables algériens, "car il a le sentiment que l'Algérie ne veut pas s'impliquer, alors qu'elle est partie prenante dans ce conflit".
Lors du troisième round des négociations de Manhasset, les positions sont restées très éloignées, l'autre partie, à savoir le Polisario, n'ayant rien apporté de nouveau et sa position est restée figée, a ajouté M. Barazani.
"Depuis que nous le connaissons, le Polisario répète le même discours : référendum et autodétermination... alors que le référendum est dépassé. Si les Nations Unies demandent aujourd'hui un consensus et une solution négociée, c'est parce que le référendum est inapplicable", a-t-il déclaré.
Le Maroc a proposé un projet bien ficelé, à savoir l'octroi d'une autonomie à la région du Sahara, qui est la seule solution possible pour régler ce conflit, a-t-il dit, ajoutant que cette proposition représente une solution médiane de ni vainqueur ni vaincu.
Il a en outre rappelé que lors de son dernier congrès, le Polisario a brandi des menaces de retour aux armes, mettant en danger la paix et la stabilité dans la région, "ce qui est en totale contradiction avec la volonté de parvenir à la paix, particulièrement à la veille de la reprise des négociations".
"A mon avis, la direction du Polisario n'est pas encore prête à faire un pas vers la paix", a-t-il conclu.
Rabat, 11/01/08-MAP

Thursday, January 10, 2008

A la veille de la visite du Président Bouteflika: Troubles à Constantine

Le wali qui devait présider hier une rencontre avec les élus locaux dédiée à la gestion des collectivités locales est resté cloîtré dans son cabinet, quadrillé par un dispositif sécuritaire impressionnant. Et pour cause, plusieurs dizaines de citoyens habitant le vieux quartier du Bardo étaient venus exprimer leur colère vis-à-vis de l’imminente opération de relogement et des péripéties qui ont prévalu au traitement de ce dossier par les services de la wilaya, voire leur rejet catégorique de l’éradication de cette cité mythique de Constantine.Une opération qui s’inscrit, faut-il le rappeler, dans le cadre du Projet programme de modernisation de la métropole Constantine (PPMMC), objet exclusif de la visite attendue du chef de l’Etat. Si l’émeute a été évitée de justesse hier, rien ne présage un apaisement pour les journées à venir, notamment pour le début de la semaine prochaine. Le relogement de près de 600 familles annoncé pour ce dimanche est quasiment compromis par la menace des contestataires qui promettent l’escalade au moment opportun. Dès lors, la question lancinante qui se pose est de savoir si la visite prévue du président Bouteflika n’est pas, elle aussi, compromise ? Tout porte à le croire puisque «l’exhibition» d’hier, un jour férié, a considérablement perturbé la circulation au centre-ville et mis en alerte un dispositif de sécurité impressionnant. Plusieurs centaines de locataires du quartier du Bardo ont investi, dans la matinée d’hier, la rue Kennedy où siège le wali de Constantine pour décrier les attributions de logements, distribués mercredi dernier dans le cadre du fameux Projet programme de modernisation de la métropole Constantine (PPMMC). Ces protestataires, qui réclamaient notamment la révision de cette opération, ont été, selon leurs dires, soit exclus de la liste des bénéficiaires de logements, soit ont eu droit à de «misérables» appartements de type F2 qui ne peuvent répondre à leurs besoins. Certains parmi eux ont revendiqué l’indemnisation avant le recasement puisque, à leurs yeux, l’expropriation de leurs biens reste encore «floue» à partir du moment où rien n’a filtré sur ce sujet, si ce n’est, les déclarations du wali, M. Abdelmalek Boudiaf, promettant des indemnisations selon les prix actuels du marché de l’immobilier ou encore le recours à la justice pour ceux qui refusent de quitter les lieux. Une action qui ne peut être entreprise, d’après eux, parce que les décisions de destruction de leurs habitations, exigée par la justice n’ont pas été délivrées. Aussi, les mesures prises par la commission chargée du dossier de ne pas attribuer de logements aux femmes divorcées, lesquelles étaient nombreuses hier devant le cabinet du wali, et aux personnes âgées, n’a pas été du goût de ces protestataires qui s’interrogeaient sur le sort de ces personnes âgées qui représentent des cas sociaux particuliers. L’attitude provocatrice du chef de daïra lors de la séance du tirage au sort qui s’est déroulée hier dans des conditions particulières, soit sous haute sécurité, a ajouté de l’huile sur le feu. Ce responsable aurait suggéré devant tout le monde, que les personnes âgées puissent trouver refuge, le cas échéant à «Diyar Errahma». Hier aussi, ce même commis de l’Etat a récidivé, péchant par son manque de tact dans ses palabres avec les contestataires devant le cabinet du wali. «J’habite avec mes frères et enfants dans un immeuble de 5 niveaux (18 pièces). Ma sœur divorcée, à elle seule, habite dans un étage. Comment se fait-il qu’ils l’excluent de la liste alors qu’elle est propriétaire de tout un appartement de 100 m2 ? Où peut-elle aller ? Les responsables de la commission avancent souvent des arguments qui frisent le ridicule ! Comme quoi, c’est une femme solitaire et ne peut se prendre en charge ou encore qu’elle transformera son appartement en un lieu de débauche» affirme un sexagénaire qui jure avoir des documents authentiques qui prouvent sa propriété. Il ajoutera qu’il ne quittera jamais les lieux sauf en cas d’indemnisation correcte. D’autres sont allés jusqu’à proférer des menaces pour mener un mouvement de protestation plus violent dimanche prochain, date arrêtée par la wilaya afin de recaser la première vague des locataires du Bardo (600 familles). «Si aujourd’hui nous sommes peu nombreux, dimanche nous seront plusieurs milliers. Nous n’irons nulle part sauf après le dédommagement de tous les ayants-droit. Personnellement, on m’a octroyé un logement mais, je suis solidaire avec mes voisins qui ont été exclus alors que certains étrangers au quartier, usant de tricheries, ont bénéficié de logements» rétorque un jeune homme, la trentaine. Ce mouvement qui a pris fin à la mi-journée après l’intervention des forces de l’ordre qui auraient reçu l’ordre de se faire plus discrètes et l’arrivée du chef de Sûreté de wilaya. Des arrestations auraient été enregistrées parmi les protestataires qui, il est vrai, ont quitté la rue Kennedy sans incident majeur mais jurent de ne plus quitter leurs maisons. «Qu’ils m’évacuent avec les débris de ma maison parce que je ne la cèderai jamais» dira un autre habitant du quartier. Qu’en sera-t-il dimanche ?
Lyas Hallas LE SOIR D'ALGERIE 10/01/2008
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La Ligue espagnole des droits de l'Homme dénonce l'esclavage dans les camps de Tindouf

La Ligue espagnole des droits de l'Homme a dénoncé, jeudi, la pratique de l'esclavage dans les camps de Tindouf, au sud-ouest de l'Algérie, qui a été confirmée par un document délivré par un soit-disant tribunal du +Polisario+ et publiée par un journal canarien.
Dans un communiqué parvenu à la MAP, l'ONG espagnole qualifie "d'extrêmement grave" l'existence de telles pratiques, comme l'attestait le document établi par un prétendu tribunal du +polisario+, selon lequel un habitant de Tindouf, né en 1951, a été affranchi en 2007 contre une somme d'argent.
La Ligue exprime énergiquement son rejet de ces pratiques, commises par les responsables du polisario, et appelle à leur dénonciation devant la communauté internationale, ajoute le communiqué du président régional de l'ong espagnole aux Iles Canaries, M. Miguel Ortiz Asin.
La réaction de la Ligue espagnole intervient après la publication mercredi par le quotidien "Canarias 7" d'un document, rédigé en langue arabe, attestant de l'existence de l'esclavagisme dans les camps de Tindouf, où les populations sont séquestrées par l'entité séparatiste.
Le prétendu "acte judiciaire", daté du 13 juin 2007, mentionne clairement la "libération d'un esclave", avait précisé le journal canarien.
Ledit document est venu confirmer les témoignages de deux journalistes australiens, Violeta Ayala et Daniel Fallshaw, en été dernier, qui avaient filmé des scènes d'esclavagisme dans les camps de Tindouf. Ces deux journalistes avaient été interpellés, durant plusieurs heures, par les séparatistes après avoir été +témoins de scènes et de pratiques d'esclavage+ dans les camps de la honte.
Il vient aussi confirmer le drame vécu par la jeune fille, Soltana Bent Bilal, qui, après avoir été hébergée par une famille espagnole pour des vacances d été, avait refusé de retourner dans ces camps, de peur de revivre le même calvaire.
La jeune Soltana, rappelle le journal, se trouve, depuis 2002, sous la garde à Carthagène du couple espagnol Gregorio Martinez et Rosa Sanchez, soulignant que l'esclavage "n'est pas nouveau" dans ces camps.
Les pratiques esclavagistes subies par Soltana avaient été confirmées par un rapport réalisé par l'ONG mauritanienne "SOS Esclavage" qui a souligné que la jeune fille se trouvait dans "une situation d'esclavage".
La famille espagnole adoptive de Soltana a intenté, devant l'Audience provinciale de Murcie, un procès contre Brahim Ghali, le soi-disant représentant des séparatistes en Espagne, pour esclavage héréditaire, après en avoir constaté elle-même l'existence, lors d'une visite aux camps de Tindouf.
La famille espagnole avait reçu Soltana Bent Bilal, dans le cadre des séjours organisés, et à l'expiration dudit séjour, la jeune fille avait refusé de rentrer dans les camps et s'est rendue dans un centre d'accueil de la ville de Murcie, rappelle-t-on
Las Palmas, 10/01/08 MAP

Wednesday, January 09, 2008

Sahara : L'Algérie ne doit pas batailler contre le Maroc mais plutôt contre la pauvreté et le terrorisme (Elaph)

La vraie bataille que l'Algérie doit mener devrait être contre la pauvreté et le terrorisme et non pour l'établissement d'un Etat pour le Polisario, qui risque de devenir, à terme, un "Etat d'Al-Qaïda", réseau qui dispose déjà de bases dans la région et dont l'activisme s'est amplifié en Algérie, affirme un article diffusé par le journal électronique "Elaph".
L'auteur de l'article estime que l'Algérie devrait profiter de l'expérience marocaine à tous les niveaux, particulièrement du progrès réalisé dans le Royaume en l'absence de ressources pétrolières et gazières.
"L'Algérie est-elle à la recherche d'une solution pour le Sahara ou voudrait-elle continuer à se servir du Polisario comme écran dans sa guerre diplomatique contre le Maroc?", se demande-t-il. Pour l'auteur de l'article, l'unique solution de ce conflit réside dans l'instauration d'une autonomie dans la région, option qui garantit la dignité de chacun et la stabilité de la région afin que les Etats du Maghreb puissent "se consacrer aux vrais problèmes au lieu de les fuir".
"Il n'y a pas d'alternative à l'autonomie", précise-t-il, soulignant que "le Maroc, l'Algérie et tous les Etats de la région n'ont d'autres choix que de s'engager dans une guerre contre la pauvreté et le terrorisme". Le journaliste met l'accent sur le fait que l'autonomie offre "l'unique solution pratique" et garantit leurs droits à tous, y compris la population locale. "Quiconque chercherait à éviter la solution ne ferait que pratiquer une politique dont la stérilité a été prouvée depuis longtemps, c'est-à-dire depuis le retrait espagnol au milieu des années soixante-dix et la Marche verte, grâce à laquelle le territoire a pu revenir aux ayant-droits sans la moindre effusion de sang", explique-t-il.
L'Algérie, souligne-t-il, ne veut pas reconnaître son échec, probablement en raison des intérêts qui lient le Polisario à certains services de sécurité qui trouvent un intérêt dans l'existence des camps de Tindouf et nourrissent une vieille volonté d'affaiblir le Maroc par l'usure, car ils le considèrent comme pôle concurrent sur la scène régionale.
Pour l'auteur de l'article, le Maghreb ne peut s'accommoder d'une entité artificielle que l'Algérie, elle-même, devrait rejeter plus que les autres Etats de la région, sachant qu'elle ne peut l'utiliser indéfiniment et qu'une telle entité pourrait se retourner contre elle, surtout lorsqu'on prend en considération les capacités dont dispose "Al-Qaïda" dans la région, et particulièrement en Algérie.Site ELAPH.COM

Tuesday, January 08, 2008

L'Algérie doit participer aux négociations comme une partie prenante au conflit du Sahara (ONG)

Une ONG américaine a estimé que l'Algérie devrait être invitée aux négociations de Manhasset sur le Sahara en tant que partie prenante au conflit du Sahara et non comme un simple "observateur", exprimant son appréhension de voir le 3ème round de ces négociations échouer en raison de l'intransigeance et des menaces de violence et de terrorisme du Polisario et de l'ingérence et obstruction de l'Algérie.
"L'Algérie devrait être invitée à la table des négociations comme une partie prenante au conflit et non comme un simple +observateur+ car elle a entrepris un effort sérieux, délibéré et soutenu pour entretenir et perpétuer ce conflit depuis qu'il a éclaté il y a plus de 30 ans, utilisant tous les moyens d'Etat dont elle dispose'', a souligné "The American Council for Moroccan POWs", dans une lettre, adressée lundi au Secrétaire Général de l'ONU Ban Ki-moon.
L'Algérie a joué un rôle actif dans le conflit, en envoyant ses forces armées prendre part directement aux hostilités armées, a souligné le Conseil Américain pour les prisonniers de guerre marocains (ACMP), ajoutant que l'Algérie continue de garder contre leur gré des milliers de personnes dans des camps gérés par le Polisario.
"Le Polisario ayant commis des crimes de guerre, des crimes contre l'humanité et tant d'autres crimes et violations comme la torture, l'esclavage et le détournement de l'aide humanitaire, devrait être exclu des négociations et poursuivi par un tribunal criminel international'', a en outre affirmé le Conseil, qui a aussi appelé à placer les camps de Tindouf sous surveillance internationale et à rapatrier tous les habitants de ces camps dans leurs pays d'origine.
Le Conseil, qui a dit craindre "sérieusement" un éventuel échec du 3ème round des négociations de Manhasset, a averti que l'intransigeance et les menaces de violence et de terrorisme du Polisario et l'ingérence et l'obstruction continues de l'Algérie risquent de porter un coup fatal à la meilleure opportunité de résoudre cette question, offerte par le projet d'autonomie proposé par le Maroc, et au grand espoir que ce projet a suscité à travers le monde.
Le Conseil Américain pour les prisonniers de guerre marocains a exhorté le secrétariat général de l'ONU et le Conseil de Sécurité à signifier clairement à l'Algérie et au Polisario que le conflit du Sahara doit être résolu pacifiquement et que les menaces et les actes de violence et de terrorisme contre le Maroc et d'autres pays de la région, ainsi que les violations du cessez-le-feu sont inacceptables et contraires à la volonté et au voeu de la communauté internationale comme exprimés dans de nombreuses résolutions des Nations Unies.Washington, 08/01/08 MAP

Les négociateurs du polisario agissent suivant un mandat précis de l'Algérie (diplomate marocain)

"Si aujourd'hui ceux qu'on appelle ici les négociateurs du Polisario déclarent adhérer à la proposition marocaine (d'autonomie) et que l'Algérie s'y oppose, ils ne seront plus considérés comme des représentants du Polisario et seront remplacés par d'autres, et si ces négociateurs expriment leur opposition à la proposition marocaine et que l'Algérie lui réserve un accueil favorable, ils seront désapprouvés", a affirmé M. Mohamed Mael-Ainin, ambassadeur du Maroc en Jordanie.
Dans un entretien accordé, lundi soir à la MAP, en marge de la tenue du 3-ème round des négociations sur le Sahara à Manhasset, banlieue de New York, sous l'égide des Nations Unies, ce natif du Sahara a souligné que le conflit du Sahara avait d'abord opposé le Maroc et l'Espagne, avant de devenir un problème maroco-algérien.
Selon lui, ce conflit ne date pas de la création du Polisario en 1973 car, juridiquement, lorsqu'on se réfère à la Cour internationale de justice, le litige à propos de ce territoire était posé entre le Maroc et l'Espagne. A l'époque, a-t-il relevé, il n'y avait aucun mouvement qui revendiquait ce territoire, et ce n'est qu'au début des années 70 que l'Espagne a commencé à promouvoir la thèse du séparatisme, sachant que le Royaume était visé par tous les courants de gauche en cette ère de guerre froide. Ajouter à cela le conflit territorial qui opposait le Maroc à l'Algérie.
Au cours de cet entretien, M. Mael-Ainin, qui s'est livré à une analyse exhaustive du conflit, a insisté sur le fait que le Polisario n'a jamais été un mouvement de libération à l'instar de ceux qui existaient en Afrique. "C'est un mouvement séparatiste qui a vu le jour, à la suite de la pression exercée à l'époque par le Maroc sur l'Espagne pour la rétrocession du territoire", a-t-il souligné, rappelant que depuis la chute du mur de Berlin et de l'empire soviétique, plus de 35 pays ont retiré leur reconnaissance de la soi-disant rasd.
Tout en rappelant les liens d'allégeance entre les Rois du Maroc et les habitants du Sahara, M. Mael-Ainin a indiqué que durant l'époque coloniale espagnole au Sahara, il y avait un représentant du Souverain dans la région.New York, 08/01/08 MAP

Monday, January 07, 2008

Maroc-Sahara/démenti : Les informations de l'APS sur la découverte d'un charnier à Smara, fantaisistes et dénuées de tout fondement

Les informations diffusées par l'agence de presse algérienne (APS), faisant état de la découverte d'un charnier à Smara, sont fantaisistes et dénuées de tout fondement, selon les autorités locales et le chef de chantier, qui supervise les travaux de construction d'une salle omnisports.
"Nous démentons catégoriquement ces nouvelles fantaisistes et dénuées de tout fondement, faisant état de la découverte d'un charnier sur le chantier de construction d'une salle omnisports" à Smara, ont indiqué les autorités locales.
Le chef de chantier, Mohamed Laarif, considère, pour sa part, que de telles allégations sont étonnantes pour les ouvriers, qui s'attelant à ces travaux depuis plusieurs mois, n'ont découvert aucune trace d'ossement sur le chantier.
"Notre seule découverte était une nappe phréatique, à la mi-décembre. Nous avions alors avisé les services d'analyse de l'ONEP et suspendu les travaux, car il était impossible de poursuivre les travaux de construction sur une nappe phréatique ", a-t-il ajouté.
Les travaux ont repris après la fête de l'Aid Al Adha, après la déviation du cours d'eau, selon le chef de chantier.
Les déclarations de M. Laarif sont confirmées par plusieurs habitants, situés dans le voisinage du chantier.
Ces mêmes sources affirment que le polisario, relayé par l'APS, qui fait office de porte-parole officiel des séparatistes, et les médias algériens, nous ont habitués à de pareilles élucubrations, à l'approche de chaque rendez-vous, en rapport avec le dossier du Sahara.
Les "découvertes" du polisario, et par ricochet des médias algériens, sont ainsi annoncées aujourd'hui, à la veille du démarrage des négociations de Manhasset.
L'on se rappelle que lors de la deuxième session ordinaire du Corcas, tenue les 17 et 18 décembre dernier à Smara, l'agence de presse algérienne, avait fait état d'une manifestation dans cette ville, alors qu'une quarantaine de journalistes, dont des envoyés spéciaux de télévisions étrangères, se trouvaient sur place et n'avaient rien constaté de tel.
Voulant s'ériger en chantres des droits de l'homme, les séparatistes, qui sont décriés dans tous les forums internationaux, pour le blocus imposé aux camps de Tindouf et les crimes perpétrés, à huis clos, contre les populations séquestrées, tentent donc, à l'approche de Manhasset, de se faire une virginité, et de se présenter sous de meilleurs auspices.
Leur objectif est également d'accréditer la thèse de génocide, principalement en Espagne, où ils disposent de relais au sein même de la justice, alors que des rapports d'enquêtes internationales récusent les prétendues disparitions de sahraouis, avancées par le polisario.
Ces rapports, publics, avaient d'ailleurs indiqué que parmi les disparus, listés par le polisario, plusieurs vivaient tranquillement au Maroc. On ignore, face au blocus imposé aux camps de Tindouf, le nombre des disparus dans ces camps, dont des marocains ayant fui les camps fournissent aujourd'hui les listes et les noms.
Dans tous les cas, le Maroc, pays démocratique, qui fournit des gages tangibles de son engagement en faveur du respect des droits de l'homme, n'a pas de leçons à recevoir des séparatistes et encore moins de l'Algérie, dont la responsabilité n'a toujours pas été clarifiée dans la mort de plus de 150.000 personnes depuis 1992 et la disparition de plusieurs dizaines de milliers d'algériens sur son propre territoire.
MAP-08/01/2008.

Friday, January 04, 2008

Poursuivi à Madrid pour tortures et esclavagisme, le délégué du Polisario en Espagne trouve «refuge» à Alger

Brahim Ghali a quitté son poste à la tête de «l’ambassade» du Polisario à Madrid, où il est poursuivi pour tortures et esclavagisme. Il trouve «refuge» à Alger. Une grosse tête du Polisario vient de tomber à Madrid. Brahim Ghali, représentant de cette entité en Espagne, vient de renoncer à ce poste à corps défendant, pour trouver «refuge» en Algérie, où il a été nommé «ambassadeur» de la fantomatique RASD. L’ancien «ministre de la Défense», poursuivi actuellement en Espagne pour crimes de guerre et esclavagisme, ne pouvait continuer de courir impunément à Madrid, où il risque la prison. Deux plaintes ont été déposées au mois de décembre dernier contre ce criminel de guerre auprès de l’Audience nationale (la plus haute instance pénale en Espagne) et devant un tribunal de Murcie. Il a été cité à comparaître le 10 décembre devant un tribunal de Murcie, suite à une plainte pour esclavagisme contre Soltana Bent Bilal, une fille au teint noir qui avait été enlevée de la région de Zouérate, en Mauritanie, pour être employée en tant qu’esclave chez une famille de maîtres blancs résidant à Tindouf. Ce scandale, digne d’un autre âge, a éclaté en 2002, quand cette fille âgée de 14 ans est arrivée à Murcie, en provenance des camps de Tindouf, à l’invitation de «l’Association espagnole des amis du peuple sahraoui», à l’origine des colonies de vacances organisées à Murcie au profit des enfants séquestrés à Tindouf. La présidente de cette ONG espagnole, Rosa Maria Sanchez, découvrira, à sa surprise et à la surprise de l’opinion publique espagnole en général, que la mère biologique de la petite Soltana, Knana Saleck de son nom, résidait en Mauritanie, et non à Tindouf, où de faux parents, dénommés El Bardi, avaient embauché la petite victime en tant qu’esclave. Cette dernière, qui dit préférer mourir en Espagne que retourner à Tindouf, est adoptée aujourd’hui par la présidente de l’ONG espagnole à Murcie, en attendant l’issue du procès contre Brahim Ghali. Cet ancien chef militaire, connu pour être l’un des fidèles proches de Mohamed Abdelaziz, a été rappelé dernièrement par ce dernier, pour lui trouver «refuge» à Alger, où il fut bombardé «ambassadeur» de la chimérique RASD. Mais ce n’est que partie remise. Le pedigree du dénommé Ghali est assez bien étoffé pour croire pouvoir échapper à la justice. Il fait l’objet d’une autre plainte déposée auprès de l’Audience nationale espagnole, à Madrid. Le 14 décembre 2007, l’Association sahraouie des portés disparus au Polisario, ainsi que l’Association sahraouie de défense des droits de l’Homme, ont saisi la plus haute juridiction en Espagne sur des crimes perpétrés par une trentaine de responsables militaires algériens et du Polisario, dont Brahim Ghali. Ce tortionnaire est confronté à de graves accusations, dont notamment des détentions arbitraires, des tortures et des sévices corporels ainsi que des disparitions forcées de dizaines de centaines de Sahraouis. Un passé qui est lourd de crimes et auquel son auteur ne peut se dérober, quand bien même il aurait trouvé «asile» à Alger.
Source: Aujourd'hui le Maroc.

Soutenir le "Polisario", "c'est cautionner la tuerie des innocents et la violation des droits de l'homme" (Journal Sénégalais)

Soutenir le "Polisario", "c'est soutenir le non droit", c'est "cautionner la tuerie des innocents et la violation des droits de l'Homme", affirme le mensuel sénégalais "Temps d'Afrique".
Soutenir le "Polisario", "c'est aussi trahir l'idéal de l'unité africaine, c'est être complice de l'irrédentisme et du séparatisme préjudiciable à la souveraineté étatique", indique le journal.
Le "Polisario", ajoute-t-il, est un mouvement "séparatiste dangereux et terroriste, dépassé et déphasé par la marche de l'histoire et qui est incapable d'apporter une réponse responsable à la généreuse proposition du Roi du Maroc soutenue par la communauté internationale", précisant que ce mouvement a choisi, avec le soutien "honteux" de l'Etat algérien, la politique de la "corruptibilité", de la violence et de la lutte armée contre les populations civiles composées essentiellement d'enfants, de femmes et de personnes du troisième âge.
Le mensuel sénégalais souligne que le Sahara est une terre marocaine, par la géographie, par l'histoire, la culture et la religion et par le pacte de la Bai'a, ajoutant que les populations sahraouies "sont prisonnières d'un lobby algérien et d'une oligarchie d'affairistes, violente et dangereuse, incapable d'entendre raison et de choisir la voix de la paix".
Dénonçant la position du parti socialiste (PS) sénégalais sur le Sahara, "Temps d'Afrique" relève que cette position est "simplement grave" et "honteuse" pour l'Afrique, pour le Sénégal et pour les Sénégalais amis du Maroc, terre de Cheikh Sidi Ahmed Tidjani, fondateur de la tidjanya.
"Cette position alimentaire, affirme le journal, n'est ni celle du Sénégal, ni celle des Sénégalais. C'est celle d'un parti en sécheresse d'idées, de propositions et d'intelligence et en agonie en raison de son absence d'avenir".
Dakar, 04/01/08-MAP

Wednesday, January 02, 2008

Quatre policiers tués dans un attentat à Naciria (Algérie)

Un attentat à la voiture piégée a frappé un poste de police à Naciria en Algérie, tuant, selon la radio nationale, quatre policiers et faisant 20 blessés.
L'explosion, survenue en début de matinée dans cette ville à 120 km à l'est d'Alger, a creusé un cratère de trois mètres de diamètre, endommagé la façade du poste de police ainsi que des habitations du voisinage.
Le ministère de l'Intérieur ne dit pas, dans le communiqué qu'il a publié sur l'attentat, s'il est l'oeuvre d'un kamikaze, comme l'avaient affirmé plus tôt certains témoins.
Cette explosion survient moins d'un mois après le double attentat du 11 décembre à Alger, qui avait fait 37 morts selon le bilan officiel, dont 17 employés des Nations unies. L'attentat de Naciria est le plus important dans le pays depuis les événements du 11 décembre.
Lamine Chikhi et Hamid Ould Ahmed, version française Eric Faye et Gregory Schwartz
ALGER (Reuters) - 02/01/2008.

Tuesday, January 01, 2008

Algérie: Plus de 40 millions de dinars partis en fumé, Un investisseur émigré en appelle à Bouteflika

Il vient investir dans son pays. Il finit par perdre plus de 40 millions de dinars et beaucoup d’énergie. Arab Mokhbi, un Algérien vivant depuis 40 ans en France, ne savait certainement pas que son projet aurait une fin désastreuse.
Sinon, il ne serait pas venu. Répondant aux appels incessants des dirigeants algériens, le président Bouteflika en tête, aux émigrés et aux étrangers pour venir investir en Algérie en leur faisant miroiter une palette d’avantages, M. Mokhbi a créé une entreprise de droit algérien spécialisée dans la fabrication du matériel de sécurité électronique et de contrôle d’accès, dénommée Afritel. Une première dans cette Algérie en panne d’économie productive. « Nous avons même déposé deux brevets d’invention dans le secteur des technologies de contrôle », précise-t-il, en insistant sur le sérieux et l’importance du projet qui visait aussi le marché maghrébin et africain. « Nous avons entre autres, prévu de fabriquer des câbles connectiques et cabling system, mais aussi de faire dans la formation, la recherche et le développement technologique », indique-t-il encore. Mais ce qui devait être un projet prometteur a vite tourné au cauchemar. L’usine Afritel, implantée dans la zone industrielle d’El Harrach, a été réduite en poussière. Elle a été rasée, effacée de la carte d’Alger suite à une décision émanant de l’APC d’El Harrach en mai 2007, et qui portait sur la démolition immédiate de toutes les constructions illicites se trouvant sur la rue Benyoucef Khettab. « Après avoir réglé les derniers détails pour lancer nos activités, à ma grande stupéfaction, le 18 mai 2007, à 8h , des engins arrivent et la police assiège les lieux. Le wali délégué et le commissaire de la daïra d’El Harrach sont sur place. Des voix nos crient “sortez, on va démolir. N’essayez surtout pas de résister" », raconte M. Mokhbi, qui se rappelle bien de « ce tsunami qui s’est abattu sur Afritel, détruisant tout ce qui se trouvait sur son passage. Des équipements d’une valeur de 40 millions de dinars qui se trouvaient à l’intérieur ont été également détruits ». La raison ? La bâtisse faisant office de siège de l’entreprise a été construite illégalement. « J’ai établi un contrat de location en bonne et due forme. Je ne savais pas qu’il y avait un litige entre le propriétaire ou celui censé être le propriétaire au moment de la conclusion du contrat et les autorités locales. Je ne savais pas non plus, qu’il s’agissait d’une construction illicite en voie de démolition », souligne M. Mokhbi avant d’ajouter : « Certes, une imprudence a été commise à la signature du bail. Mais il me semble que ce n’est pas une raison pour démolir toute une structure économique et sociale d’une entreprise, à l’aube où l’Algérie est un énorme chantier. » Il estime aussi que la décision des autorités locales « manque cruellement d’objectivité et de justice » et elle est, à ses yeux, « incompréhensible et injustifiée ». Cela, dans le sens où aucune chance de recours ne lui a été accordée. M. Mokhbi a essayé de faire valoir ses droits et a réclamé auprès de la wilaya d’Alger. En vain. Ses requêtes sont restées lettre morte. Ne trouvant plus bon entendeur, il adresse une lettre ouverte au président de la République où il le sollicite pour intervenir et sauver au moins le projet. Mais il n’obtiendra aucune réponse. Aujourd’hui, c’est tout un projet pouvant créer une centaine d’emplois permanents, qui risque de partir en fumée. Et dire que l’Algérie a besoin des investissements étrangers !
M. A. O. -L'EXPRESSION 01/01/2008

LISTE DES TERRORISTES DU POLISARIO QUI SE RENDERONT A MANHASSET LE 8 JANVIER PROCHAIN.

- Taleb Ami Deih, commandant de la 1ère région militaire en remplacement de M Ahmed Vall Mohamed Yehdih appelé à occuper le poste de secrétaire d?Etat à la fonction publique.

- Brahim Mohamed Mahmoud commandant de la 2ème région militaire- Hamdi Khalil Mayara, commandant de la 3ème région militaire- Mohamed Ali Sid?El Bechir, commandant de la 4ème région militaire

- Hama Salam, commandant de la 5ème région militaire de la gendarmerie.
- Abdallahi Lehbib, commandant de la 7ème région militaire

- Hama Malou, commandant de la gendarmerie nationale

- Mohamed Lemine Ahmed, trésorier général

- Brahim Ghali, ambassadeur en Algérie- Boukhari Ahmed, représentant du Polisario auprès de l'ONU

- Bouchraya Beyoun, représentant du Polisario en Espagne-

-Mansour Oumar, représentant du Polisario en France

- Mohamed Sidati, ministre, conseiller à la Présidence, chargé de l'Europe

- Khadija Hamdi, ministre de la culture

- Salem Lembsir, gouverneur de Dakhla

- Khattri Adouh, gouverneur de Smara

- Alioun Habib Kentaoui, gouverneur de Aousserd- Mohamed Lemin Deddi, gouverneur d'El Aaiun
(SPS)

Friday, December 28, 2007

Maurtianie: Le GSPC Algérien sème la terreur en Mauritanie -Quatre touristes français assassinés

Après avoir perpétré, dans la capitale, le 11 décembre, un double attentat à la voiture piégée qui a coûté la vie à plus de soixante-dix personnes, le GSPC (Al Qaïda Maghreb) a pris pour cible, au milieu de la semaine, la Mauritanie.
Trois terroristes de nationalité mauritanienne, identifiés par les autorités locales comme des salafistes proches d’Al Qaïda, ont tué lundi quatre touristes français à Aleg (région Brakna, 250 km à l’est de Nouakchott). Une fois leur sinistre forfait accompli, les criminels ont pris la fuite en direction de la frontière mauritano-sénégalaise, laissant derrière eux un pays plongé dans la terreur. Les autorités de la région de Brakna avaient indiqué au lendemain de l’attaque que les assaillants avaient certainement franchi la frontière sénégalaise. Aussitôt l’annonce faite, Dakar a mis en place d’importants moyens humains et matériels pour retrouver ces individus au cas où ils se trouveraient effectivement en territoire sénégalais. Au Mali, un dispositif de sécurité a été également déployé le long de la frontière entre le Mali et la Mauritanie, longue de plus de 2000 km. C’est la deuxième fois en moins de trois ans que le groupe salafiste opère en Mauritanie. Le GSPC avait, rappelle-t-on, attaqué en juin 2005 la base militaire mauritanienne de Lemgheity, située à 400 km de la ville minière de Zouérate, près de la frontière algérienne et malienne. L’incursion durant laquelle six véhicules ont été emportés et deux camions incendiés avait fait, selon un bilan officiel, quinze soldats et cinq assaillants tués, vingt militaires blessés et deux autres portés disparus parmi la cinquantaine qui occupait la caserne. Les assaillants – dont le nombre variait entre 100 et 140 hommes – circulaient à bord d’une douzaine de véhicules. En revanche, c’est la première fois qu’Al Qaïda s’en prend à des étrangers en Mauritanie, pays pauvre où le secteur touristique commence à devenir une précieuse source de revenus. En ce sens, l’impact de cette attaque risque d’être préjudiciable pour les affaires. La preuve : à Paris, le ministère des Affaires étrangères a annoncé être en train de « réévaluer » l’approche française « du risque que présente un déplacement en Mauritanie ». En outre, par cet assassinat d’étrangers, le GSPC met clairement à exécution sa menace proférée après les attentats d’Alger du 11 décembre et qui consiste à s’attaquer aux Occidentaux. Le choix de la Mauritanie comme « théâtre des opérations », s’explique par le fait que le contrôle de la région par les Etats est loin d’être total. Hier, les recherches se poursuivaient encore pour tenter d’interpeller les trois Mauritaniens en fuite. Les forces de sécurité mauritaniennes, sénégalaises et maliennes étaient mobilisées pour tenter de les retrouver. De son côté, le parquet général de Nouakchott a annoncé, mardi, selon l’AFP qui a rapporté l’information, que deux des trois assaillants étaient proches d’un groupe terroriste islamiste, écartant de fait la piste crapuleuse initialement privilégiée par les autorités. Ces deux jeunes hommes avaient été arrêtés en 2006 pour appartenance présumée au GSPC. L’un des deux avait ensuite été libéré sans inculpation et le second avait été acquitté de l’accusation d’appartenance à un groupe terroriste. Le parquet a fait appel et l’affaire demeure devant les tribunaux. Une des cinq personnes arrêtées par ailleurs en Mauritanie depuis l’attaque avait aussi déjà été condamnée en 2006 pour appartenance à un groupe terroriste. Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agit de Mohamed Elmoustapha Ould Abdel Kader, surnommé Abou Elghassem, qui aurait hébergé les assaillants et leur aurait procuré le véhicule avec lequel ils ont commis l’attaque. A signaler que l’assassinat des quatre Français est survenu moins de dix jours avant le départ du rallye-raid Dakar-2008, qui prévoit neuf étapes en Mauritanie. En 2007, des menaces du GSPC avaient, souligne-t-on, conduit les organisateurs du rallye à annuler deux étapes entre Néma et Tombouctou (Mali).
Zine Cherfaoui -el watan 28/12/2007

Le récent congrès du "Polisario" n'avait qu'un seul objectif : torpiller le plan de paix proposé par le Maroc (journal nigérien)

Le récent congrès du "Polisario" n'avait pour seul objectif que de "torpiller le plan de paix proposé par le Royaume du Maroc, qui a pourtant eu l'approbation de la communauté internationale", souligne l'hebdomadaire nigérien "L'événement" dans son édition du 25 décembre.
Dans un article sous le titre :"le Polisario en perte de vitesse", l'hebdomadaire relève que "c'est parce que certains dirigeants du front Polisario, aidés de leur traditionnel parrain algérien, ne veulent pas s'inscrire dans la logique de paix, que le congrès de Tifariti a été organisé". Le Polisario "tente ainsi de se donner une envergure politique que les observateurs n'ont pas décelée sur le terrain", ajoute-t-il.
Selon l'hebdomadaire, le Polisario et l'Algérie, son "principal soutien inconditionnel et traditionnel", ont tenté, par ce congrès, de "détourner l'attention des observateurs sur les conditions déplorables et misérables des séquestrés de Tindouf, en Algérie, dues notamment aux détournements de l'aide humanitaire à des fins politiques".
"Aujourd'hui, c'est la représentativité même du polisario qui est en cause au vu des profonds remous qui agitent les camps des réfugiés de Tindouf", à un moment où des voix sahraouies s'élèvent de plus en plus pour "dénoncer les graves violations des droits de l'Homme par le Polisario", souligne l'hebdomadaire.
"Le polisario est donc aujourd'hui en perte de vitesse, en raison de la profonde aspiration de la population sahraouie à la paix", note "L'évènement", soulignant que la négociation demeure la seule voie vers la solution définitive de la question du Sahara. La communauté internationale avait "qualifié de sérieuse" l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara, relève "L'événement".
Dans un précédent article, la même publication affirme que l'initiative marocaine est "la seule alternative" pour la règlement de ce conflit. "Si toutes les autres parties, à savoir le Polisario et l'Algérie, font preuve de bonne volonté, comme le fait le Maroc, le troisième round des négociations va porter ses fruits afin que le problème sahraoui soit définitivement réglé dans le cadre de la souveraineté du Royaume du Maroc", souligne Garé Amadou, l'auteur de l'article publié le 18 décembre sous le titre "l'initiative marocaine a le vent en poupe".
"Face aux agitations du polisario, qui voulait torpiller les pourparlers, pourtant salués de partout, le Royaume chérifien, sous la conduite du Roi Mohammed VI, est resté confiant dans sa proposition d'autonomie dans les provinces du sud, qui font partie intégrante du Maroc de par son histoire et sa culture", ajoute-t-il, soulignant que c'est le sérieux de la proposition marocaine qui a amené les Nations Unies à voter la résolution 1754 qui a, non seulement appelé à des discussions sur la base des derniers développements, mais aussi salué les immenses efforts des autorités marocaines en vue d'un règlement définitif de la question du Sahara
Rabat, 28/12/07-MAP

Comment les services algériens orchestrent leur campagne anti-marocaine dans l'affaire du Sahara

La campagne anti-marocaine menée à l'international sur le dossier du Sahara est dirigée par l'Algérie. Enquête sur le mode de fonctionnement de ses services de renseignements, leurs réseaux et leur financement. L'offre d'autonomie marocaine a suscité beaucoup plus de tourbillons à Alger que du côté des sables de Tindouf, tant le succès de l'initiative marocaine dérange dans le cadre feutré du palais d'El Mouradia. Une véritable onde de choc secoue le voisin de l'Est, en raison des percées diplomatiques retentissantes réalisées par le Royaume sur la question de son intégrité territoriale. Mais aux efforts diplomatiques déployés par le Royaume, salués par le Conseil de sécurité dans ses deux dernières résolutions (1754/1783), l'Algérie oppose un travail de sape savamment orchestré par ses services de renseignements en remettant en scelle le vieux fameux slogan «la fin justifie les moyens». Or, comble du paradoxe, l'Algérie, qui est confrontée à une crise sociale indéniable, fait preuve d'une générosité inégalable quand il s'agit de financer les réseaux asservis à la thèse chimérique du fameux «droit du peuple sahraoui à l'autodétermination». Ses services de renseignements ne lésinent pas sur les moyens, - les pétrodollars s'entend -, pour mettre en réseau toutes sortes d'organismes soutenant la chimérique RASD aussi bien algériens qu'étrangers (en Europe, en Afrique, en Australie, voire aux Etats-Unis). On ne se fait aucun scrupule à « piquer dans la gamelle du pauvre » pour aider ces organismes, financièrement bien sûr, à mener leurs activités de propagande et de désinformation sur la question du Sahara. De ces organismes, qui monnayent à prix d'or leurs services douteux, il y a lieu de retenir le très (dynamique) organisme dénommé «Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui» (CNASPS). Bénéficiant de moyens financiers importants, cette organisation, censée servir et ne pas se servir, au nom de la société civile algérienne, est connue, dans les milieux des renseignements, comme l'organisation la plus virulente et la plus agressive en termes de propagande pro-Polisario. Son président s'appelle Mahrez Lamari, un individu très controversé. Le CNASPS, qui opère comme une interface du ministère algérien des Affaires étrangères, est chargé de la mise en place à l'étranger des «Comités algériens solidaires de la RASD» existant dans la majorité des pays européens. Il agit en parfaite collusion avec la «Fédération européenne des Associations algériennes», et est également chargé du contact avec différents Parlements européens à travers notamment des élus d'extrême gauche sympathisants des séparatistes. En fait, tout ce que l'appareil diplomatique ne peut pas faire directement, c'est lui qui s'en occupe notamment en ce qui concerne «la rémunération des services rendus à la cause». On comprend, dans ce cadre, les accointances de cet organisme, qui se dit droit-de-l'hommiste, avec le sénateur belge controversé, Pierre Galand, mettant à profit un lobbying puissant au sein des Parlements européens où on a vu défiler ces derniers temps, et en grand nombre, les prétendus «héros de l'Intifada sahraouie». Une Intifada aussi virtuelle que ses protagonistes. On comprend comment et pourquoi, de simples « chômeurs volontaires », tels que Ahmed Houmad et Larbi Messaoud, des opportunistes comme Aminatou Haïdar et Djimi El Ghalia, par exemple, ont pu aller de l'autre côté de la Méditerranée, pour disserter sur « les graves violations des droits de l'Homme» dans les provinces sahariennes. On ne sait que trop qui a été derrière le déclenchement de «l'Intifada sahraouie» en 2005 à Laâyoune. Elle a été simplement téléguidée, à partir de Las Palmas, aux Iles Canaries, par un certain «Boulssan», un agent des services algériens. Tout comme les soi-disant «frontistes de l'intérieur», les ONG étrangères ont réussi à amasser des montagnes de fortunes sur le dos de la « cause sahraouie » auprès des ambassades d'Alger. Il suffit de voir du côté de l'Italie, où des sommes colossales ont été déboursées par l'Algérie pour financer l'organisation de la «33ème Conférence de la Coordination européenne pour la solidarité avec le peuple du Sahara occidental (Eucoco)», laquelle s'est tenue du 19 au 21 octobre dernier à Rome. L'EUCOCO 2007 a réuni un total de 400 «délégués» d'Europe, d'Afrique et d'Amérique du Sud, en garantissant un séjour doré au président de la fantomatique RASD, Mohamed Abdelaziz, ainsi qu'à ses acolytes. Beaucoup de devises pour une fausse cause. Rebelote en 2008, cette fois en Espagne pour reprendre le même couplet. La «Fédération espagnole des institutions d'Etat solidaires avec le peuple sahraoui» met déjà le paquet pour accueillir la prochaine rencontre. Idem pour l'autre rendez-vous de la dénommée «Task Force», relevant du même «Eucoco» qui fait jouer ses relations sonnantes et trébuchantes auprès de l'Internationale socialiste dans le dessein de faire adhérer ses membres au principe de «l'autodétermination» qui ne correspond pas à l'affaire du Sahara marocain. Tout cela permet de comprendre le très récent changement de position du responsable des relations extérieures au sein du parti socialiste sénégalais, Jacques Baudin. Et aussi, de la position radicale adoptée en 2006 par l'Afrique du Sud, après l'investiture de Thabo Mbeki à la tête de l'ANC, en remplacement de Nelson Mandela. Qui a dit que l'argent n'avait pas d'odeur, à plus forte raison quand cela provient des puits de pétrole algériens ? Dans certains pays africains où la corruption est une monnaie courante, le CNASPS joue un rôle très important. Re-cap sur l'Europe, et précisément en Belgique où l'on compte une dizaine d'associations pro-Polisario, dont notamment «Oxfam Solidarité» qui fait preuve d'un excès de zèle notoire sur le dossier des «droits des réfugiés sahraouis». La connexion entre la famine et les «réfugiés sahraouis» est souvent servie comme un prétexte à la collecte de «l'aide humanitaire» dont le butin finit inéluctablement dans les poches des mercenaires galonnés. En Irlande du Nord, l'association «Front Line» fait preuve, de son côté, d'un activisme remarqué sur ce même dossier. Idem pour le «Comité norvégien de solidarité avec le peuple sahraoui», le Conseil norvégien des réfugiés, la Fondation norvégienne des droits de l'Homme … On pourrait évidemment allonger la liste, mais abrégeons: la prétendue «cause du peuple sahraoui» n'est, finalement, qu'un fonds de commerce qui draine beaucoup d'argent émanant notamment des caisses noires de l'Etat algérien et qui atterrit dans les poches de plusieurs opportunistes et mercenaires des fausses causes à travers le monde. Tout cela, pour tenter de déstabiliser un voisin alors que le pouvoir algérien aurait mieux fait d'orienter ces «efforts financiers et politiques» vers l'amélioration de la situation socioéconomique du peuple algérien.
Etats-Unis, le lobby anti-marocain s’activeAux Etats-Unis, les renseignements algériens ont créé un lobby doté de grands moyens financiers et logistiques. A la tête de ce lobby, il y a le sénateur Edward Royce. C'est ce dernier qui a chapeauté l'opération de promotion de la nouvelle star du séparatisme artificiel à l'algérienne, en l'occurrence la flamboyante Aminatou Haidar. Lors de sa visite en septembre 2006, cette dernière a pu s'entretenir avec plusieurs membres du Congrès américain grâce à un programme établi et préparé par le sénateur Royce. En plus, il réussit à lui obtenir, à l'occasion de sa visite, l'adhésion de 23 membres du Congrès à une lettre adressée à la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, lui faisant état de la visite d'Aminatou Haidar et lui demandant de soutenir son action et sa «cause». Parmi les signataires de cette lettre, figure une congresswoman du nom de Sheila Jackson Lee. Or, il se trouve que Royce et Jackson Lee sont les co-présidents du lobby algérien à Washington créé en juin dernier par le ministère algérien des Affaires étrangères. Lors de sa création, le 28 juin 2006, une grande réception avait été offerte par l'ambassadeur algérien à Washington, Amine Kharbi. Trois mois plus tard, le sénateur Royce réussit à faire inviter Aminatou Haidar par Freedom House (une ONG qui sert de bras droit aux fameux IR, Institut international républicain créé par l'ancien président Ronald Reagan pour permettre au gouvernement de faire de l'ingérence sous la couverture de la société civile). Reste la question de savoir ce qui fait courir le sénateur Royce. C'est simplement le pétrole algérien. Ce congressman républicain pour la Californie roule pour un secteur du parti républicain qui prône une réorientation des Etats-Unis vers le pétrole africain.
Afrique du Sud, l'autre pisteEn Afrique du sud, l'activisme pro-Polisario fait fureur . Un lobby puissant a été mis en place, coiffé par le Conseil des églises sud-africaines. Une organisation qui, sous la couverture de la religion, œuvre en vérité pour la mainmise de l'Afrique du Sud sur les richesses pétrolières de la région. C'est son secrétaire général, Eddy Makue, qui recevra la pseudo-ambassadrice itinérante de la fantomatique RASD lors de son passage à Johannesburg, le 4 juillet 2006, et lui obtint une rencontre avec pas moins que la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Dlamini Zuma. Cette organisation obtient aussi des fonds de l'Algérie qui co-finance certaines de ses opérations de lobbying auprès des chefs d'Etat de la région. La position pro-Polisario du président zimbabwéen, Mugabe, est l'une des réalisations de cette organisation.
ALM 27/12/2007 ALM.

Thursday, December 27, 2007

Les attentats d'Alger : une population prise en otage par les luttes de clans

Le 11 décembre 2007, Alger vient encore une fois d'être le théâtre de deux attentats meurtriers – ciblant le Conseil constitutionnel et un bâtiment de l'ONU – qui ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. Une fois de plus attribués aux islamistes, ces attentats ne feront l'objet d'aucune enquête policière ou judiciaire : les auteurs des explosions ayant été tués, comme d'habitude, aucune instruction digne de ce nom ne suivra. Jusqu'à nos jours, aucune enquête sérieuse n'a été diligentée à propos des massacres de Raïs (300 morts), Bentalha (477 morts), Ramka (1 000 morts) et d'autres perpétrés en 1997 et 1998. Dix ans plus tard, la grande majorité de la population algérienne est convaincue que ces tueries ont été le fait d'islamistes manipulés par les chefs du DRS (la police politique), dans le cadre de la lutte de clans qui les opposait alors à celui du président Liamine Zéroual (1). De même aujourd'hui, la revendication des derniers attentats par Al-Qaida du Maghreb (AQMI, ex-GSPC) n'est pas prise pour argent comptant par l'opinion, qui pointe derrière ce groupe des commanditaires au sein du pouvoir algérien – notoirement traversé depuis 2006 par une nouvelle lutte de clans, opposant les chefs du DRS aux forces (dont certains chefs de l'armée) rassemblées derrière la figure du président Bouteflika. Étonnamment, plusieurs journalistes de la presse algérienne, pourtant farouchement hostiles aux islamistes, se sont faits en partie l'écho de ces questionnements de la population. De fait, dans les jours qui suivent les attentats, en lisant la presse et en recoupant les déclarations de certains officiels du « clan Bouteflika », on relève de nombreux indices montrant que la thèse de la lutte des clans au sommet du pouvoir est la plus plausible et que ses protagonistes ont tenu à le faire savoir. Évidemment, les indices ne sont pas des preuves, mais leur concordance est pour le moins surprenante. Le premier est rapporté par le quotidien El-Watan qui, dans son édition du 12 décembre 2007, s'étonne de l'acharnement d'un officier supérieur du GIS (une police dépendant du ministère de la Défense nationale) à éloigner les journalistes des lieux des attentats. L'auteur de l'article y voit « une volonté délibérée de cacher la vérité à l'opinion publique ». Mais quelle vérité les militaires du GIS voudraient-ils cacher ? Un autre indice est une phrase lancée par le ministre de l'Intérieur, Noureddine Zerhouni, lors de sa conférence de presse, avançant que les attentats sont liés à la question du troisième mandat présidentiel : le ministre pointait ainsi du doigt ceux qui refusent que Bouteflika soit candidat à sa propre succession en 2009, péripétie politicienne pourtant parfaitement étrangère aux discours mortifères affichés par l'AQMI-GSPC sur ses sites Web. Refusant de reconnaître la pertinence de la dénomination « Al-Qaida au Maghreb » et continuant de citer le GSPC (comme pour mieux souligner l'origine strictement algérienne des responsables des attentats), le ministre de l'Intérieur en a rajouté lors de sa visite sur les lieux des deux drames : d'une part, a-t-il déclaré, « les services de sécurité savaient, depuis des mois, que le siège du Conseil constitutionnel figurait parmi les cibles des groupes terroristes » ; et, d'autre part, ces derniers « ont acquis une grande capacité d'infiltration des groupes terroristes, et ils sont parvenus à affaiblir un grand nombre de ces groupes ». D'où les questions implicites (en fait transparentes pour le « sérail algérois ») : s'ils sont si efficaces, pourquoi ces services de sécurité n'ont-ils pu déjouer un tel attentat, d'autant plus qu'il ne s'agissait pas de cibles anodines ? Ses chefs les auraient-ils laissés se commettre (voire les auraient commandités) po ur prouver que Bouteflika aurait échoué dans sa politique de réconciliation et que, par conséquent, il n'aurait pas à se porter candidat pour la troisième fois ? Autre indice : un reportage organisé à chaud par la radio nationale Chaîne trois, dans lequel de nombreux citoyens interrogés ont demandé… la démission du président. Quand on sait le contrôle total qu'exerce le DRS sur la radio et la télévision publiques, ce reportage parle de lui-même. Une autre « anomalie » flagrante concerne les cibles des attentats – hautement symboliques – et leur mode opératoire. L'immeuble de l'ONU est situé à Hydra et le Conseil constitutionnel à Ben-Aknoun : deux quartiers hautement sécurisés d'Alger, sièges, pour le premier, des résidences des plus hautes autorités du régime et, pour le second, de nombreux établissements militaires (dont des casernes du DRS). Rappelons que le 11 avril 2007, le Palais du gouvernement et un important commissariat, dans des quartiers tout autant quadrillés, avaient été ciblés de la même manière, faisant 30 morts et plus de 200 blessés. Comment croire que des véhicules bourrés de près d'une tonne d'explosifs – selon la version officielle et celle donnée par l'AQMI – auraient pu se déplacer tranquillement sans être interceptés par des forces de sécurité omniprésentes et attentives au moindre fait suspect, à moins d'un « relâchement » programmé de ces dernières (selon un sinistre scénario largement attesté lors des massacres de 1997) ? Comment croire qu'un groupe terroriste réputé être au bord de l'agonie (du fait des « coups de boutoir » de la répression antiterroriste, selon le leitmotiv de l'« information sécuritaire ») aurait pu aussi facilement mener à bien de tels attentats, qui demandent des moyens matériels et humains, ainsi qu'une capacité d'organisation difficilement concevables de la part d'un groupe « en pleine déliquescence » ? Ces attentats font ainsi douloureusement écho aux massacres de 1997, qui avaient fini par pousser le général Liamine Zéroual à la démission un an plus tard. Aujourd'hui, c'est son successeur – ou plutôt le clan de ceux qui se cachent derrière lui – Abdelaziz Bouteflika qui semble à nouveau visé par ceux qui l'avaient fait élire en 1999 (le clan du général Mohamed « Tewfik » Médiène, chef inamovible du DRS depuis 1990) et dont il a voulu s'émanciper. En atteste, parmi bien d'autres drames, celui du 6 septembre 2007 à Batna : alors que le président se trouvait encore à 20 km de la ville, un attentat suicide a visé la foule qui l'attendait sur le chemin qu'il devait emprunter, faisant 22 morts et plus de 100 blessés . Le souvenir de l'assassinat du président Mohammed Boudiaf en juin 1992, en direct à la télévision – dont tous les Algériens savent qu'il a été orchestré par les chefs du DRS –, ne s'estompe pas si facilement… Le président Bouteflika a pourtant globalement mené à bien la mission que lui avaient assignée ses mentors du DRS : il a rendu l'Algérie fréquentable (même si les pétrodollars y sont aussi pour beaucoup) et il a fait passer en 2005 une loi dite « de la paix et la réconciliation ». Celle-ci équivaut à une amnistie totale des crimes des années 1990 (perpétrés par les forces de sécurité comme par les groupes armés se réclamant de l'islam) et a instauré l'interdiction de parler des années de sang sous peine de prison. Néanmoins, surtout depuis 2006, en s'appuyant sur les adversaires du « clan Tewfik » (dont les chefs de l'armée écartés par ce dernier), il a tenté d'élargir son influence dans d'importants secteurs du pouvoir algérien. Et, la conjoncture internationale aidant, il a pris, grâce à ses alliés, plusieurs décisions directement contraires aux intérêts des chefs du DRS et de leurs alliés civils : abrogation, en juillet 2006, des dispositions de la loi sur les hydrocarbures qui auraient permis – pour le plus grand profit des généraux liés aux Américains et touchant des commissions sur ces transactions – l'attribution de concessions aux entreprises pétrolières étrangères et bradé la propriété des réserves de pétrole et de gaz ; annulation de gros contrats avec des firmes américaines (dont un projet de quelque 3,5 milliards de dollars avec Anadarco) et liquidation de la société mixte algéro-américaine Brown & Roots Condor ; arrêt de la construction, déjà largement avancée, d'une importante base militaire américaine près de Tamanrasset ; intensification de la coopération militaire (et des grands contrats d'armement) avec la Russie ; etc. (2)Dans ce contexte, le choix des cibles des attentats du 11 décembre peut être compris comme la délivrance de sinistres « messages » au « clan Bouteflika », mais aussi à d'autres destinataires. Aux membres du Conseil constitutionnel : l'attaque contre leur siège vise à les dissuader de parrainer la révision de la Constitution nécessaire pour un troisième mandat du président Bouteflika. À la communauté internationale ( dont les services connaissent parfaitement la vraie nature de l'AQMI-GSPC ) : l'attentat contre le siège de deux organismes de l'ONU est une manière pour les chefs du DRS de lui faire savoir que le clan Bouteflika ne peut assurer la sécurité des étrangers en Algérie et qu'ils doivent s'en remettre à eux seuls. C'est bien ce que semblait confirmer , le lendemain même des attentats, l'éditorialiste – réputé très proche du DRS – du quotidien Liberté : il écrivait que, pour le GSPC, le fait d'avoir ciblé un immeuble de l'ONU était une « manière de signifier aux étrangers que l'État algérien est incapable de protéger ses hôtes ». C'est cette toile de fond, bien plus que les élucubrations des pseudo-experts internationaux ès terrorisme sur Al-Qaida, qui donne la trame explicative des dramatiques attentats frappant des civils innocents depuis le printemps 2006 (3). Et pendant ce temps, cette guerre larvée continue de prendre en otage une population broyée par l'insécurité, la pauvreté, le chômage et la malvie. En un mot, la hogra .
http://www.algerie-tpp.org/tpp/pdf/dossier_2_massacres.pdf .

La déprime des Algériens devant les étals «ça brûle, ça brûle...!»

Le pouvoir d'achat des Algériens est rudement malmené, les chiffres de l'Office national des statistiques le confirment. Dans les marchés, les ménagères oscillent entre déprime et exaspération. C'est un marché, dans un quartier populaire de la capitale, réputé pour sa «rahma» pour les petites bourses et où l'on vient en voiture aussi pour s'approvisionner moins cher. Le «gardien des voitures», un personnage haut en couleurs, qui connaît les ressorts intimes de son marché, annonce la couleur: «ça brûle, mon frère, ça brûle!» Ça brûle, en effet, et au troisième degré. Devant les étals, les clients balançaient entre l'abattement et l'exaspération, les réflexions indignées à l'égard de la «houkouma» se terminant par un long soupir: «mais comment font les familles qui n'ont qu'un seul salaire?». C'est le gardien du marché, absolument incollable sur tout, qui donne la réponse: «Elles peuvent se rabattent sur la pomme de terre qui est tombée à 35 DA, mais attention, elles ne doivent pas en faire des frites car l'huile est bouillante. Ce qu'elles peuvent faire, c'est de la patate bouillie, c'est ce qu'il y a de plus abordable». Les détaillants jurent, la main sur le coeur, que leur marge n'a pas augmenté avec cette flambée généralisée et qu'ils ont même eu tendance à la réduire. «Nos clients ne sont pas des riches, on en tient compte...» Mais le «marché des pauvres» a de la peine, désormais, à tenir sa petite réputation face à la spirale des hausses des prix. Les marchands ont renoncé à proposer de la banane car elle coûte 160 DA au prix de gros. «Même si on la vendait à ce prix, c'est beaucoup trop», explique un marchand avec un regard dépité sur les courgettes, bien belles, mais qui sont justement vendues à 160 DA le kg. Un prix de Ramadhan qui a tendance à durer. C'était, hier, le jour de la courgette, ou plutôt du commentaire sur «el-kerâa», devenue, aux yeux des ménagères outrées, le symbole de ce qui ne va plus. «Ils nous tuent!», s'écrie une femme dont le couffin est resté presque vide après avoir fait plusieurs fois le tour des étals. Les marchands comme les clients approuvent. Il n'y avait pas besoin d'explication pour savoir que «ils», désigne les gens du gouvernement et que les discussions codées entre Ahmed Ouyahia et certains de ses anciens ministres, toujours en place, ont l'air de se dérouler sur la planète Mars. Au marché des légumes -les fruits, devenant un trop grand luxe-, le crédit des responsables est aussi mince que le pouvoir d'achat littéralement assommé par la hausse des prix des produits de large consommation. Une situation confirmée par les chiffres de l'Office national des statistiques qui fait état, selon l'agence de presse APS, d'un rythme d'inflation de 3,5% au cours des 11 derniers mois, porté essentiellement par les fortes hausses des produits alimentaires. Le chiffre pour toute l'année atteindrait 3,8% .
PAS DE FRITES, MAIS DES PATATES BOUILLIESSi l'évolution des prix a été modérée pour certains produits comme les viandes, les conserves et les produits de luxe, elle a été très forte pour les produits qui entrent dans la composition régulière du panier de la ménagère. C'est-à-dire, la destination la plus importante du budget des familles. Il s'agit, selon l'ONS, des biens alimentaires ( 6,5%) notamment les produits agricoles frais ( 7,9%), les produits alimentaires industriels ( 5%), les biens manufacturés ( 0,5%) et les services ( 1,5%). Les fruits frais ont augmenté de 19,5%, la pomme de terre, devenue essentielle dans la cuisine quotidienne, a connu une hausse moyenne de 53,1% . C'est énorme! Les autres produits ne sont pas en reste, le poisson frais ( 14,3%), les huiles et graisses ( 9,5%), les café, thé et infusions ( 7,2%), les viandes blanches ( 2%), les boissons non alcoolisées ( 3,6%), le lait, le fromage et dérivés ( 4,30%) et, enfin, le pain et les céréales avec 5,9% . Ces chiffres confirment largement que «manger» greve, désormais, l'essentiel des revenus des ménages. Et que le couffin pas rempli mais néanmoins brûlant marque l'année 2007. A la sortie du «marché des pauvres», le gardien autoproclamé des voitures vous prend les 20 dinars habituels et recommande en souriant: «patates bouillies, pas de frites...».
par M. Saâdoune - LeQuotidien d'Oran 27/12/2007.

Wednesday, December 26, 2007

Mauritanie : Trois arrestations après le meurtre de touristes français

Trois Mauritaniens ont été interpellés lundi soir à Aleg, en Mauritanie, dans le cadre de l'enquête lancée après le meurtre le même jour de quatre touristes français sur une route non loin de cette ville.Deux hommes et une femme ont été arrêtés à Aleg (250 km à l'est de Nouakchott), dans le cadre de l'enquête sur cette attaque. Ils sont interrogés par la police sur place, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire sous couvert de l'anonymat. Cette source n'a pu préciser si les personnes arrêtées avaient été directement impliquées dans le meurtre de quatre Français, dont au moins deux enfants, tués par balles à la mi-journée à une vingtaine de kilomètres d'Aleg. Un cinquième, un père de famille selon l'ambassade de France, a été grièvement blessé. Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a indiqué que les victimes étaient «quatre membres d'une famille accompagnés d'un ami». «Ils étaient en route vers le Mali lorsqu'ils ont été surpris par une bande armée composée de trois personnes qui leur ont réclamé, sans succès, de l'argent avant de les abattre de façon barbare», a indiqué le ministère. «Le ministère regrette et condamne cet acte criminel en contradiction avec nos valeurs de tolérance», conclut le texte. Selon plusieurs sources locales contactées par l'AFP, les trois auteurs de cette tentative de vol à main armée ont pris la fuite à bord d'une berline. Des sources policières ont ensuite indiqué qu'un véhicule semblable avait été retrouvé dans la ville d'Aleg, où un important dispositif militaire et policier a été déployé en fin d'après-midi. Au cours d'un entretien téléphonique, le président mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi a assuré lundi soir son homologue français Nicolas Sarkozy que son pays «fera tout pour rattraper» les auteurs de l'attaque, selon une source contactée à la présidence. M. Ould Cheikh Abdallahi a «promis que le Français blessé admis à l'hôpital Cheikh Zaïd (de Nouakchott) bénéficiera d'une prise en charge totale du gouvernement mauritanien». Il a également assuré à son interlocuteur que les corps des quatre Français décédés, acheminés d'Aleg à Nouakchott «seront rapatriés à la première occasion», a encore rapporté cette source. Si les routes réputées «à risque» en Mauritanie se limitent au nord-est du pays, zone désertique frontalière du Mali où circulent des groupes touareg ou islamistes, il est généralement conseillé de circuler à deux véhicules pour tout déplacement hors de la capitale, comme il est d'usage dans le Sahara.
AFP 26/12/2007.