Sunday, November 04, 2007

Maroc-Sahara-IlesCanaries :Le massacre des pêcheurs canariens par le +polisario+ "ne doit pas sombrer dans l'oubli" (responsable canarien)

Laâyoune, 04/11/07- Les Canariens sont unanimes à affirmer que le massacre par le polisario, vers la fin des années soixante-dix, de plusieurs pêcheurs qui opéraient au large de la côte atlantique "ne doit pas sombrer pas dans l'oubli", a affirmé le chef du parti des Indépendants de Lanzarote M. Fabien Martin.
Dans une déclaration à la presse, à son arrivée vendredi à Laâyoune, M.Martin, également vice-président du Conseil de Lanzarote (Cabildo), a indiqué :"le parti auquel j'appartiens exprime son regret pour cet incident douloureux de la fin des années 70 et début des années 80, perpétré contre le chalutier Cruz Del Mar". "Depuis, les Canariens n'ont cessé de multiplier les condamnations" et d'appeler à ce que cette tragédie qui a frappé les pêcheurs de Lanzarote "ne sombre pas dans l'oubli", a-t-il ajouté.
Le représentant du "polisario" en Espagne, le dénommé Ahmed El Boukhari avait été expulsé suite à cette agression, assimilée par plusieurs organisations ibériques aux actes de violences commis par les séparatistes basques.
M. Martin a, par ailleurs, affirmé que son parti est en faveur de l'instauration d'une autonomie au Sahara dans le cadre de la souveraineté marocaine, en tant qu'"initiative et solution pratique" pour le règlement de la question du Sahara.
La visite de M. Martin et de la délégation l'accompagnant, qui comprend des députés de Lanzarote, intervient à l'invitation de l'Association Sahraouie des droits de l'homme et de la préfecture de la province de Boujdour pour prendre part au 2-ème festival culturel, sportif et social de la ville qui a débuté samedi.
MAP-04/11/2007

Saturday, November 03, 2007

53E ANNIVERSAIRE DU DÉCLENCHEMENT DE LA RÉVOLUTION ALGER AVANT L’INDÉPENDANCE Tranches de vie

Quand on déambule dans les rues d’Alger en 2007 avec le privilège d’avoir vécu dans cette même capitale avant l’Indépendance, on plonge, sans s’en rendre compte, dans des souvenirs. Extraits...
A la veille de l’Indépendance, il y a 45 ans, Alger comptait 1 million d’habitants. 900.000 étaient des colons qui ont donc quitté brutalement l’Algérie sur ordre de l’OAS (Organisation armée secrète) avec l’objectif évident de paralyser le pays. Objectif plus connu par «la politique de la terre brûlée». Il ne restait donc plus, aux premiers jours de l’Indépendance, dans la capitale, que 100.000 habitants algériens-musulmans. Ces 100.000 Algériens-musulmans établis dans la capitale provenaient essentiellement de Jijel, de Biskra, du M’zab, de kabylie et, dans une moindre mesure, de Tlemcen. Chaque groupe occupait un espace délimité et des tâches spécifiques. Les gens de Jijel étaient pour la plupart des boulangers et résidaient sur les hauteurs d’Alger comme La Redoute (El-Mouradia) et Clos Salembier (El-Madania). Ceux de Biskra vivaient dans la Casbah et assuraient la livraison d’eau dans les maisons et autres hammams. Les Kabyles, de loin les plus nombreux, s’occupaient avec les gens venus du M’zab d’alimentation générale. Quant aux gens de Tlemcen qui se regroupaient volontairement avec les Kourouglis, on les retrouvait surtout à Saint-Eugène (Bologhine). Durant la colonisation, ces 100.000 Algériens connaissaient le même triste sort: vivre au jour le jour. De ne pas savoir si le lendemain ils auraient ou non à manger. L’expression «ah-yni lyoum ou k’telni ghoudoua» (littéralement: sauve-moi aujourd’hui et tue-moi demain), qui donnait toute la dimension de l’avenir sur lequel pouvaient se projeter les Algériens, était sur toutes les lèvres pour toute acquisition alimentaire ou vestimentaire. Car il ne pouvait y avoir d’autres acquisitions à part se nourrir et se vêtir. C’était le seul souci de ces braves gens. Comment survivre? A part une poignée de familles largement connues de tous comme les Tamzali, les Bentchicou, les Bengana, les Hamoud Boualem, les Sator, les Hafiz, et peut-être deux ou trois autres qu’on oublie et qui vivaient bourgeoisement. Tous les autres, c’est-à-dire 99.900, vivaient dans la précarité la plus totale. «Maaândhoumche âchâte lila» (ils n’ont même pas de quoi dîner une fois) se répétaient-ils entre eux sur fond de sincérité que savent avoir seulement les humbles. Oh, il est vrai qu’une autre poignée de chanceux étaient des fonctionnaires qui, au Gouvernement général (l’actuel Palais du gouvernement) comme appariteurs ou hommes de peine, qui, à la Régie des transports urbains (RDTA) pour les lignes traversant les quartiers populaires où vivaient leurs compatriotes. Des chanceux qui avaient cet avantage d’avoir un salaire mensuel assuré. Les autres, tous les autres, étaient ce qu’on appelait à l’époque des journaliers. Ils décrochaient, pas tous les jours, un emploi pour la journée soit aux docks, soit sur les chantiers, soit aux halles et étaient payés à la fin de la journée. Sans aucune garantie de retrouver le même travail le lendemain. Ils étaient néanmoins fiers, à la fin de la journée, de rentrer chez eux les bras pleins de victuailles de première nécessité (huile, pain, lait, pomme de terre...) grâce à la paie de la journée. D’ailleurs, l’expression «el khoubza» est restée jusqu’à ce jour pour désigner le poste de travail.Didouche MouradPour rester dans le pain, il faut savoir que le chahid Didouche Mourad tenait souvent la boulangerie familiale à la rue des Mimosas (à El-Mouradia). Tout le monde savait que lorsque c’était lui qui était derrière le comptoir, ceux qui n’avaient pas de quoi payer repartaient quand même avec leur pain offert gratuitement par Didouche Mourad qui connaissait parfaitement la misère dans laquelle vivait le peuple.Une misère qui décima la population lors de la grippe asiatique en 1956. Une épidémie contre laquelle ceux qui ont été atteints n’avaient d’autres recours que de s’allonger et de s’en remettre à la sélection naturelle. Tout au plus, avaient-ils quelques recettes de grand-mère qui consistaient à casser la tirelire pour se faire un bouillon de poulet. En fait, se donner des calories pour espérer tenir et laisser le temps aux défenses immunitaires d’éviter le passage à trépas. Ni médecin ni médicament pour sauver sa peau sans argent. Le seul médecin vers qui se tournaient tous les Algérois était cet herboriste installé à Belcourt (Belouizdad) avant de déménager à Birkhadem. On l’appelait respectueusement «Tbib Lakhdar». Il avait des herbes pour toutes les maladies. Et lorsque quelqu’un décédait malgré tout, sa notoriété n’était jamais remise en cause. C’était toujours le mektoub.Ni médecin, disions-nous, ni dentiste. Mis à part les adeptes de la mode des dents en or qui tenait plus du complexe du démuni que de tout autre chose et dont ceux qui en étaient atteints se privaient de l’essentiel pour se faire une canine ou toute une rangée à 18 carats, l’Algérien qui souffrait de caries dentaires n’avait de choix que le coiffeur du coin qui était par la même occasion arracheur de dents. On le reconnaissait à sa vitrine remplie de dents. Tout le système de santé publique des Algérois reposait sur «Tbib Lakhdar» et le coiffeur tout à la fois «dentiste» et «chirurgien» pour la circoncision des enfants. L’espérance de vie était de 45 ans. C’est suffisamment éloquent. Toutes les agressions bactériennes trouvaient un terrain favorable parmi une population pour laquelle une alimentation pour se maintenir en vie relevait de l’exploit. L’approvisionnement des Algériens chez l’épicier était révélateur quand on sait qu’une famille de plusieurs personnes ne pouvait acheter à la fois qu’un demi-litre de lait, un quart d’huile et un oeuf. Révélateurs aussi ces plats comme la tchekhtchoukha (à ne pas confondre avec celle de Biskra) faite de pain sec trempé dans un bouillon de chorba, sans viande, il en va de soi. Ou ces sandwichs enduits d’un peu d’huile avant d’être saupoudrés de sucre. Ou encore ces cornets de poix chiches au cumin et cuits dans l’eau qu’on achète pour calmer la faim.Même les jeux des enfants étaient en conformité avec cet état de misère. Rien n’était acheté, tout était récupéré. Le jeu des osselets était demandé au boucher et le jeu des noyaux ne revenait qu’à la saison des abricots. Entre-temps, les enfants pouvaient se fabriquer des carrioles avec des roulements à billes que les mécaniciens jetaient.Les «Fatma»Face à cet univers de privations se dressait avec insolence la vie d’abondance de la communauté des colons. Bien que les quartiers des uns et des autres étaient séparés, il était des moments plus durs à supporter que d’autres. Les fêtes de fin d’année par exemple. A voir tous leurs enfants exhiber dans la rue leurs nouveaux jouets, tout être humain normalement constitué ne pouvait que se dresser contre une telle injustice qui frappe les enfants des «Arabes» comme ils nous appelaient. Ou les «Moukhammed» quand ils appelaient leurs ouvriers, ou encore les «Fatma» pour désigner les Algériennes qu’ils employaient à faire le ménage. Les seules Algériennes à s’aventurer dans les quartiers «européens» sans risque d’être interpellées et emmenées au poste de police.D’une part, parce qu’aucune femme algérienne ne sortait dans la rue sauf ces pauvres femmes de ménage, ombres furtives et voilées qu’on ne pouvait apercevoir d’ailleurs que dans les quartiers des colons où elles allaient travailler. Si, par malheur, un «Arabe» s’aventurait à la rue Michelet (Didouche Mourad) ou la rue d’Isly (Larbi Ben M’hidi), il avait de fortes chances de finir au commissariat pour au moins une vérification d’identité et, avec un peu de malchance, musclée et surtout humiliante et très menaçante. Tout est fait pour que l’Algérien pris ainsi ne se hasarde plus à revenir dans ces mêmes lieux.C’étaient là des fragments de vie dans la capitale sous l’occupation. Ailleurs, dans le reste du pays, la situation vécue par nos compatriotes était infiniment pire. Beaucoup d’entre eux ont rejoint la capitale après l’Indépendance où ils se sont offert une nouvelle vie. Aujourd’hui, 45 ans après, à voir toute cette opulence, toutes ces riches villas, toutes ces luxueuses voitures au bénéfice exclusif des Algériens, il ne faut pas s’égarer et oublier que ces fortunes sont récentes et constituées d’une manière fulgurante. A part les quelques familles bourgeoises que nous avons évoquées plus haut, aucun Algérien en 2007, fût-il le plus riche, n’est de descendance bourgeoise. Contrairement d’ailleurs à ce qu’on peut entendre ici ou là. Le vide mémoriel a entraîné des troubles de la personnalité. Des troubles qui font croire qu’après avoir su amasser l’argent, on peut réussir à se fabriquer une généalogie toute neuve et édulcorée et nier celle, authentique, d’origine où la souffrance du martyre le disputait au vécu de la misère. Voilà où nous avons abouti en l’absence des vrais repères. En l’absence d’une histoire écrite et enseignée à nos enfants.Une histoire qui aurait été le meilleur traitement contre toutes ces formes de mythomanie auxquelles nous assistons impuissants. Des troubles dont on ne parle pas par méconnaissance ou par fuite des responsabilités. Avant de mourir assassiné, le psychiatre Boucebci avait été le seul à tirer la sonnette d’alarme pour dire le mal qui menaçait les Algériens et de conclure que l’Algérie avait plus besoin de psychiatres que d’économistes. Rien n’a été entrepris contre ce fléau de la dépersonnalisation qui s’étend. A ce rythme, il ne peut qu’engendrer une catastrophe à l’échelle nationale sachant que notre pays a, de tout temps, été la cible de conquérants. Des conquérants qui existent encore même si leurs approches et leurs assauts prennent d’autres formes plus en phase avec le troisième millénaire.Tous nos dirigeants qui se sont succédé depuis l’Indépendance portent cette lourde responsabilité devant les générations futures. (zoume6@hotmail.com)
Zouhir MEBARKI-L'EXPRESSION 01/11/2007

SAHARA "OCCIDENTAL" Marocain: Enième résolution pour l’autodétermination

L’Algérie relève que le Conseil de sécurité conforte la dynamique engendrée par les négociations de Manhasset.
Encore une fois, le Front Polisario vient d’enregistrer une énième victoire en faveur de son autodétermination. La dernière résolution 1783 du Conseil de sécurité de l’ONU, vient ainsi mettre le Royaume chérifien devant sa responsabilité.Le seul cadre de négociation demeure le plan Baker et rien ne pourrait remplacer la légalité internationale. Réagissant à la résolution en question le ministère algérien des Affaires étrangères a rendu publique une déclaration dans laquelle il «prend acte avec satisfaction de l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies d’une nouvelle résolution, réaffirmant le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental et appelant à la poursuite du processus de négociations entre le Royaume du Maroc et le Front Polisario engagé par la résolution 1754 du 30 avril dernier.»L’Algérie se félicite, par ailleurs, «que l’intégrité du processus ait été confirmée et que le Conseil de sécurité ait consacré, une fois de plus, l’égalité des propositions des deux parties» L’Algérie relève que le Conseil de sécurité, en adoptant à l’unanimité sa résolution 1783 (2007), conforte la dynamique engendrée par les deux rounds de négociations directes entre les deux parties à Manhasset sous les auspices des Nations unies et, soutient la demande du Conseil de sécurité aux deux parties d’engager des négociations substantielles lors un troisième round qui devrait se tenir dans les plus brefs délais.Le Front Polisario a exprimé sa satisfaction après l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies de la résolution 1783 qui appelle à une solution juste et durable qui permette l’autodétermination du peuple sahraoui. Pour sa part, le Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’homme (Codesa) a demandé d’«ouvrir une enquête internationale sur les violations graves des droits de l’homme commises par l’Etat marocain dans les territoires occupés du Sahara occidental et de traduire leurs auteurs en justice».Dans ce contexte, Mme Aminatou Haïdar, vice-présidente du Codesa dont le siège se trouve à Londres, a affirmé que le collectif «appelle les organisations et associations internationales de défense des droits de l’homme» à faire pression sur le Maroc pour l’amener à «respecter les droits de l’homme au Sahara occidental et appliquer la légalité internationale en permettant au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination».Le Codesa a, par ailleurs, exigé de «faire toute la lumière sur les crimes contre l’humanité perpétrés dans les territoires occupés» et appelé à l’ouverture «d’une enquête internationale sur les graves violations des droits de l’homme commises par l’Etat marocain» «et qui se poursuivent pour réprimer des manifestations pacifiques qui se tiennent depuis le 21 mai 2005 pour l’autodétermination du peuple sahraoui et le respect des droits de l’homme».Cette revendication intervient au moment où les autorités marocaines sont confrontées au dossier judiciaire sur les graves violations des droits de l’homme au Sahara occidental, ouvert par le juge espagnol Baltazar Garzon.Le Maroc s’est félicité d’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur le conflit du Sahara occidental, estimant qu’elle appuie sa recherche d’une solution politique et négociée à ce «différend artificiel», a-t-on indiqué, jeudi, de source officielle à Rabat.Cette résolution «consacre le processus de négociation qui vise à parvenir à une solution politique et négociée à ce différend artificiel, qui n’a que trop duré», a-t-il ajouté.Ce qui est à retenir de la résolution de l’ONU, c’est que tout le monde est satisfait, même le Royaume chérifien. A une seule différence, que ce dernier va, encore une fois, remettre en cause la légalité internationale.
L'EXPRESSION.
Saïd KACEM-03/11/2007

A la lecture de cet article apparu dans le journal algérien proche du pouvoir algérien, on voit que tout le monde est content, finalement où est le probléme? . Le Maroc est chez lui, le Polisario est dans les camps à Tindouf, l'Algérie est chez elle aussi.

RASD/ETATS UNIES/ALGERIE: Washington satisfait que l'ONU ait pu organiser des discussions directes entre les parties au conflit (ambassadeur US)

Alger, 03/11/2007 (SPS) Les Etats-Unis sont ''satisfaits' ' que l'ONU ait pu organiser des discussions directes entre les deux parties au conflit au Sahara occidental, a souligné jeudi à Alger l'ambassadeur américain Robert Ford, au lendemain d'une nouvelle résolution du conseil de sécurité appelant à ''la poursuite des négociations' ' entre le Maroc et le Front Polisario pour une solution ''politique juste (...)'' qui puisse permettre l'autodétermination du peuple sahraoui.Le diplomate américain a affirmé, dans une déclaration à l'APS, que les Etats-Unis sont "très satisfaits que les Nations unies aient pu organiser une série de négociations directes entre les parties concernées" dans le conflit au Sahara occidental, le Front Polisario et le Maroc.''Nous pensons que c'est un vrai pas en avant'', a t-il précisé, ajoutant que ''nous espérons vivement que ces négociations aboutissent à une solution durable, parce que le peuple sahraoui a beaucoup souffert".Le Conseil de sécurité (de l'ONU) avait, rappelle t-on, demandé mercredi à travers une nouvelle résolution (1783) au Maroc et au Front Polisario de poursuivre les négociations "sans conditions préalables et de bonne foi" pour parvenir à "une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l'autodétermination du peuple du Sahara occidental". (SPS=APS)
Tant que l'Algérie continue à jouer les troubles faites, il ne faut pas espérer grand chose, tout le monde connait le rôle que joue l'Algérie dans ce conflit artificiel....

Une ONG marocaine aux Etats-Unis interpelle le SG de l'ONU sur les pratiques d'esclavage à Tindouf

New York (Nations Unies), 02/11/07-Une association de Marocains établis aux Etats Unis a interpellé le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban ki-moon, sur les violations massives des droits de l'Homme à Tindouf, l'exhortant de faire la lumière sur les pratiques d'esclavage répandues dans les camps contrôlés par le polisario sur le territoire algérien.
"A l'heure ou les Nations Unies et son Conseil des droits de l'Homme s'activent pour défendre et protéger les droits de l'Homme, l'esclavage, phénomène abjecte d'un autre âge aujourd'hui partout aboli, semble être une pratique institutionnalisée dans les camps de Tindouf", écrit l'Association "le Congrès des Marocain aux Etats-Unis" dans une lettre adressée à M. Ban Ki-moon, et dont copie est parvenue à la MAP.
L'Association, qui cite les conclusions d'une enquête de deux reporters australiens dans les camps de Tindouf, appelle l'Organisation internationale à agir au plus vite pour faire toute la lumière sur ces atrocités, dont sont victimes les familles noires, et de sévir contre les responsables de ces pires abus des droits de l'homme.
"Les témoignages et les preuves recueillis par les deux reporters indépendants confirment que l'esclavage n'est pas uniquement un phénomène social mais plutôt une pratique juridiquement réglementée et protégée par la loi, d'où la responsabilité totale et entière du polisario et de ses protégées", affirme l'Association.
Partis à Tindouf, en Algérie, pour réaliser un film documentaire sur les familles séparées, les journalistes australiens, Violeta Ayala et Daniel Fallshaw, affirment avoir été témoins de scènes d'esclavage et pu recueillir de nombreux témoignages confirmant l'existence à grande échelle de cette pratique.
Les deux journalistes, qui ont préparé un film documentaire montrant ces pratiques, comptent se rendre prochainement à Genève pour saisir le Conseil des droits de l'homme sur l'ampleur des sévices dont sont victimes les familles noires dans les camps, lesquelles, selon eux, "ne jouissent d'aucun droit " et sont considérées, purement et simplement, comme des "propriétés" de leurs maîtres qui les transmettent en héritage à leurs descendants.
Ayala et Fallshaw avaient été interpellés, en mai dernier par les forces de sécurité du front polisario avant d'être transférés dans les bureaux de ses services de sécurité où ils ont été retenus pendant cinq heures. Après intervention d'officiers de la Minurso, les deux journalistes ont été conduits à un petit hôtel de Tindouf.
Ils y sont restés séquestrés durant trois jours jusqu'à ce que le ministère des affaires étrangères australien intervienne pour exiger leur libération immédiate. Reporters Sans Frontières (RSF) avait indiqué alors dans un communiqué que "les représentants du front polisario auraient reproché" aux deux journalistes "de s'intéresser au sort des membres noirs de la population sahraouie".
MAP 04/11/2007

Friday, November 02, 2007

Algérie : Une question de fond dans un pays chômé et payé

La question s’est posée le jour même où le pays a posé ses pieds sur cette terre: qui doit gouverner? Celui qui a pris les armes ou celui qui a pris son temps en attendant 62 ? Celui qui est resté à «l’intérieur» ou celui qui est allé défendre l’Algérie à «l’extérieur»? Celui qui a libéré l’Algérie à partir de l’Algérie ou celui qui l’a libérée à partir du Maroc ou de la Tunisie? Des décennies plus tard, la question est restée la même: qui doit être président? Un civil issu de l’armée? Un militaire déguisé en civil? Un civil 100% qui remonte du peuple? Durant les années 90, le pays s’est posé toujours la question mais autrement: le Pouvoir doit-il avoir une barbe, un fusil, une urne ou le consentement de la majorité? La confusion fut même générale au point où des barbes ont pris les urnes avant de prendre les armes, les armes ont pris de court les barbes en annulant les urnes, les urnes ont pris les armes pour défendre les armes au nom des urnes.

On a eu droit à Boudiaf, un président venu du Maroc qui a pris les armes avant 62 et une briqueterie longtemps après, avant de prendre une balle dans le dos. On a eu Zéroual, un président qui reprit l’uniforme sans les armes et qui a déposé les armes malgré son uniforme. On eut droit à Bouteflika, un civil qui a pris les armes mais qui est déclaré civil avant de se déclarer militaire en prenant le ministère de la Défense au nom des électeurs civils. Est-ce la fin de l’histoire? Non. L’histoire remonte déjà au Turcs avec un Pouvoir confié à des Dey désignés, soutenus, surveillés et payés par des officiers turcs au nom des tribus locales qui n’avaient pas droit d’élire mais le devoir de subir. Aujourd’hui donc, le jour même du 1er novembre, la question se pose toujours sous la même version: qui gouverne? Les gens du savoir-faire composés des ministres, du gouvernement, de quelques partis désignés par un président pour gérer le versant domestique de la nation? Ou les gens du pouvoir-faire qui, selon leur sigle, sont des gens qui peuvent tout faire, composés de gens à qui on ne peut rien faire et qui tiennent le pays debout mais avec les mains sur la tête?
Tout le monde sait, personne ne sait. On peut trancher des têtes mais pas cette question.
En Algérie, tout le monde descend du maquis et tout le monde menace d’y remonter au moindre déséquilibre. La majorité peut avoir tort et elle l’a démontré en 92, mais la minorité peut se tromper et elle l’a prouvé en 92. Des officiers durs avec un Dey faible est une formule qui a provoqué la colonisation du pays. Des officiers durs, sans Dey du tout, ont suffi, dit-on, pour libérer le pays avant de se battre tout autour.
Un Dey fort et des officiers faibles est une formule qui donne un Dey faible à la fin, soutenu par un peuple qui reste fasciné plus par les armes que par les urnes. Sachant qu’un vote libre donne la guerre et qu’un vote interrompu donne la guerre, le problème devient très complexe et nous ramène à la case départ: un civil ne peut pas se passer des militaires pour gouverner, des militaires ne peuvent plus se passer d’un civil pour gouverner, les deux ayant besoin du peuple pour le gouverner, il ne reste que la solution absurde d’un gouvernement du peuple par le peuple. Reste donc la dernière question: peut-on être un peuple civil sans civilisation ?Kamel Daoud

Algérie: retrait de l'ouvrage d'un contestataire au Salon du livre

ALGER (AFP) — Le journaliste algérien contestataire Mohamed Benchicou a annoncé jeudi à l'AFP que son ouvrage, intitulé "Les geôles d'Alger", avait été retiré du Salon international du livre d'Alger.
"Le livre a été retiré de l'exposition mercredi soir immédiatement après l'inauguration du salon par le président Abdelaziz Bouteflika", a déclaré M. Benchicou, fondateur et ancien directeur général du quotidien Le Matin, qui a déposé le bilan en 2004.
M. Benchicou avait été jugé et condamné à deux ans de prison ferme en juin 2004 à Alger pour infraction au contrôle des changes à la suite de la découverte par la douane de bons de caisses, interdits à l'utlisation hors d'Algérie, qui étaient en sa possession.
L'information a été confirmée par l'éditeur de M. Benchicou, Boussaâd Ouadi, qui a précisé à l'AFP que "son stand a été fermé, sans explication, par les organisateurs du salon qui ont aussi saisi tous les ouvrages exposés".
"Les geôles d'Alger" est déjà sorti en France aux éditions "Riveneuve". Dans cet ouvrage, l'auteur fait le récit de sa vie carcérale à la prison d'El Harrach (banlieue d'Alger).
M. Benchicou, qui avait soutenu l'ancien Premier ministre Ali Benflis, rival du chef de l'Etat lors de l'élection présidentielle de 2004, est l'auteur d'un premier livre, "Bouteflika, une imposture algérienne".
Par ailleurs, le ministère algérien des Affaires religieuses avait annoncé mardi que quelque 1.200 titres religieux avaient été interdits au Salon, pour apologie de la violence et du terrorisme.
AFP ALGER 02/11/2007

Tuesday, October 30, 2007

Les camps de Tindouf sont "un sanctuaire de non droit" (journal malien)

Bamako, 30/10/07- Les camps de Tindouf, en Algérie, sont un "sanctuaire de non droit et de négation de l'humanité", où continuent de sévir des "pratiques dignes de la tristement célèbre époque de la traite des noirs", affirme le journal malien "L'Aube".
Commentant le rapport 2007 des Etats Unis sur l'esclavagisme, le journal malien affirme qu'à l'intérieur des camps, qui sont situés sur le territoire algérien, le "Polisario se livre aux pires exactions au détriment de la dignité" des populations.
"Le mouvement séparatiste continue de bafouer les droits de milliers d'enfants, en les déportant systématiquement vers Cuba, pour servir de moyen de coercition sur leurs parents dans les camps de Lahmada", souligne-t-il.
Revenant sur les pratiques esclavagistes des séparatistes, le journal cite les récentes déclarations publiques de deux journalistes australiens, Daniel Fallshaw et Violeta Ayala, relative à "la persistance de cette pratique dans les camps de la honte".
"Les deux reporters ont pu constater, lors de leur séjour en mai dernier à Tindouf, l'existence de clivages entre les serfs noirs et les maîtres blancs", souligne-t-il, en rappelant que les deux journalistes ont eux-mêmes été séquestrés par le Polisario "pour les empêcher de faire la lumière sur la réalité de l'esclavage à Tindouf".

Monday, October 29, 2007

Temmar prépare la visite de Sarkozy à Alger

On s'y attendait un peu mais pas jusqu'à ce point.....la visite du Chef de l'Etat Français au Maroc a fait couler beaucoup d'encre et de sueur en Algérie, une sorte de tempéte désastreuse qui s'est abattue sur l'appareil militaire algérien, aprés avoir bien essayé de manipuer les médias sur l'affaire Ben Barka en plein visite de Sarkozy au Maroc, aprés avoir tout essayé pour avorter cette visite , aprés avoir utilisé des médias surtout nationaux pour porter atteinte aux relations fraco-marocaines, ils essaient tant bien que mal de rattrapper le temps perdu, la multiplication des visites de travail entre Alger et Paris pour préparer la visite du Président Français eu début du mois de décembre, et le mouvement de panique qui régne au sein de l'appareil militaire aprés les déclarations de Sarkozy sur le Sahara et ses compliments vis-à-vis du Maroc a poussé les haineux algériens à mettre les réacteurs en marche pour soudoyer, acheter,tenter de faire revenir Sarko sur ses déclarations, peine perdue...tout ça ne sert à rien.

La visite d'Etat qu'effectuera le président français, M. Nicolas Sarkozy, au cours des premiers jours de décembre prochain est assurément entrée dans sa phase préparatoire la plus active. En témoigne la succession des visites de travail de ministres algériens. Ce fut tout d'abord le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, M. Yazid Zerhouni, au cours de la première semaine d'octobre. Puis le tour de M. Abdelhamid Temmar, ministre de l'Industrie et de la Promotion des investissements, qui a achevé sa visite samedi dernier. Et, à partir d'aujourd'hui, c'est M. Chakib Khelil, ministre de l'Energie et des Mines qu'accueille la capitale française.M. Temmar a levé le moindre doute sur cette «programmation» en affirmant samedi dernier que sa mission à Paris entrait «strictement dans le cadre préparatoire de la visite du président Sarkozy en Algérie». Ainsi, ses rencontres avec la ministre de l'Economie et des Finances, Mme Christine Lagarde, le secrétaire d'Etat aux Entreprises et au Commerce extérieur, M. Hervé Novelli, et une soixantaine de patrons réunis par leur organisation, le Medef, avaient comme point de mire le contenu économique du prochain sommet d'Alger entre le président Abdelaziz Bouteflika et son homologue français. Saisir la «température ambiante» qui règne chez les partenaires à la veille de cette échéance, expliquer les attentes de l’Algérie et examiner les différents secteurs industriels où l’apport français peut être bénéfique aux deux parties, tel semble avoir été le contenu de la mission parisienne de M. Temmar.Le ministre algérien n’a pas manqué de dire au cours d’un point de presse donné à l’ambassade d’Algérie à Paris : «Je pars satisfait à Alger», pour signifier que la visite a répondu à ses attentes. Pourquoi ? Parce que M. Temmar dit avoir rencontré tant au niveau des politiques que des chefs d’entreprise une réelle volonté et une grande disponibilité à développer la coopération économique en phase avec la stratégie de développement de l’Algérie, tant en ce qui concerne la réalisation du plan de croissance économique que de la mise en œuvre de la nouvelle stratégie industrielle. «Nos rapports sont extrêmement positifs», a souligné le ministre qui a réfuté l’idée selon laquelle il y aurait une désaffection ou un moindre intérêt des entreprises françaises à investir en Algérie. Il est vrai, comme il l’a relevé, que les investissements français sont en constante augmentation pour se situer en première ou en seconde position, selon les sources d’information, des investissements étrangers hors hydrocarbures, surtout avec le coup d’accélération enregistré en 2006 (300 millions de dollars, selon Paris). «450 millions d’euros sont déclarés à l’ANDI», selon M. Temmar.«Mais, a tenu à préciser le ministre, cela demeure en deçà des potentialités qui existent entre nos deux pays.» Pour ce faire, M. Temmar reconnaît qu’«il faut faire un plus pour que l’environnement algérien soit plus accueillant» tout en relevant que «les entreprises françaises reconnaissent que nous avons fait des efforts pour accroître notre compétitivité, que ce soit dans le domaine du foncier, de l’administration ou de l’économie». Afin d’exploiter ces potentialités, le ministre a retenu deux conditions. L’une est de donner «de sérieuses garanties», algériennes et françaises, aux moyennes entreprises disposées à investir dans des secteurs qui correspondent à la demande algérienne. L’autre est que les entreprises françaises s’imprègnent de cette donnée : «L’Algérie n’est pas le Maroc, la Tunisie ou l’Egypte. Notre programme de croissance n’est pas financé par l’extérieur qui pratique les marchés de gré à gré. D’où, la procédure d’appels d’offres est une nécessité absolue à laquelle les entreprises françaises doivent se soumettre, sachant que cela prend plus de temps que pour les marchés de gré à gré.» En ce qui concerne les secteurs d’investissement, des comités mixtes mis en place travaillent sur ceux arrêtés dans un mémorandum d’il y a un an : l’agroalimentaire, la pharmacie et l’automobile. A propos de ce dernier secteur, M. Temmar a nié, contrairement à ce qui a été écrit ailleurs, toute irritation de l’Algérie du fait que Renault va construire une usine au Maroc. «Cela relève de la stratégie industrielle des entreprises et de la vision de leurs affaires», a-t-il souligné en précisant que le pays attend de Renault, comme de Peugeot, de Toyota et de Volkswagen, qui dominent le marché, «des retombées en Algérie […] une valeur ajoutée créatrice d’emplois». «Nous ne sommes pas contents du tout de la situation du marché de la voiture», a tenu à préciser le ministre.En plus de ces trois secteurs identifiés, l’Algérie demande qu’un intérêt soit porté à la mécanique, à l’électricité et à l’électronique. Et il y a l’épineux problème de la mise à niveau des entreprises algériennes pour assurer leur compétitivité tant sur le marché national que pour l’exportation. La France affiche sa disponibilité à contribuer à la réalisation du dispositif de mise à niveau du gouvernement algérien afin de «donner aux entreprises algériennes des capacités nécessaires pour affronter la concurrence et aller vers le marché européen». 2 000 à 3 000 entreprises seront concernées par cette opération.
La lberté

ANNABA: La galère et la «harga»

On acquiert de «l’ancienneté» dans le chômage, on perd espoir et on a le sentiment d’être fini à 30 ans.
Jamais auparavant, l’Algérie n’a engrangé autant de recettes en devises fortes, près de 90 milliards de dollars de réserves de change, une aisance financière jamais égalée jusque-là et un taux de croissance appréciable. Ce qui est étonnant dans tout cela, c’est que le chômage atteint des chiffres alarmants qui pourraient ébranler tout l’édifice social et menacer sérieusement une stabilité chèrement acquise après la tragédie nationale. Les chiffres officiels avancés (un taux de 12,5%) sont loin de refléter la réalité vécue sur le terrain du marché de l’emploi qui, eux, tournent autour de 30%.Une réalité amère qui se vérifie dans toutes les régions du pays. A Annaba, ville qualifiée d’important pôle industriel et commercial, la situation n’est guère reluisante, le chômage est devenu endémique et touche toutes les franges de la population, particulièrement celle fraîchement arrivée sur le marché de l’emploi et qui devra subir le calvaire auquel ont été soumises les précédentes. C’est-à-dire faire le circuit du parfait chômeur: écrire des dizaines de demandes, déposer un nombre équivalent de dossiers et aller chaque matin aux nouvelles pour, à la fin, découvrir que cela n’a servi à rien.Les années passent, on acquiert de «l’ancienneté» dans le chômage, on perd espoir et on a le sentiment d’être fini à 30 ans; on pense alors à quitter le pays et aller tenter sa chance ailleurs. Cet ailleurs, cet eldorado, se trouve de l’autre côté de la Méditerranée, un chant de sirènes auquel on ne peut résister, «el harga» avec tous les risques que cela suppose est le moyen le mieux indiqué.Comment en est-on arrivés là? Cette situation s’explique par le fait que toutes les formules, tous les dispositifs mis au point par le gouvernement répondent peu ou pas au nombre de demandeurs d’emploi qui croît sans cesse chaque année et sont à l’origine de protestations parfois violentes qui tournent à l’émeute comme cela a été le cas à Sidi Amar, il y a près de 2 ans. La création de l’emploi dans les secteurs primaire, secondaire ou tertiaire est aléatoire.Les quelques entreprises «rescapées» des différentes restructurations ou liquidations arrivent à peine à survivre dans un environnement économique très hostile miné par une concurrence déloyale qui s’affiche au grand jour.La plupart des 42.700 emplois qu’on dit avoir créés au cours de l’année 2006 et les quelque 22.500 de l’année 2007 sont des contrats à durée déterminée (CDD) qui remettent les travailleurs à la rue au bout de quelques mois. Les autres postes, ceux dits à durée indéterminée, se trouvent au niveau de l’administration, du côté de Arcelor-Mittal, ou des remplacements de travailleurs mis à la retraite.Dans le secteur du bâtiment, il y a de «l’embauche» comme on dit, mais cela concerne la main-d’oeuvre qualifiée qui se fait rare à Annaba, les employeurs font appel à celle étrangère pour combler le déficit.Une situation paradoxale, d’un côté des milliers de chômeurs qui ne demandent qu’à travailler, de l’autre, on importe de la main-d’oeuvre qualifiée alors que les centres de formation professionnelle livrent chaque année des centaines de jeunes formés dans diverses spécialités souvent sans débouchés parce que saturées. Les métiers en relation avec le bâtiment ou les travaux publics ne sont pas très prisés. Maçon, couvreur, carreleur, électricien bâtiment, plombier et autres sont très recherchés de nos jours au vu du nombre de projets lancés ou en passe de l’être.Dans l’agroalimentaire, sur les huit conserveries de tomate qui faisaient la fierté de la wilaya de Annaba et qui employaient directement et indirectement près de 120.000 personnes, il n’en reste que deux qui tiennent encore par miracle; ce qui a été une véritable catastrophe pour la région.C’est la disparition de toute une filière, une expérience et un savoir-faire de plus d’une vingtaine d’années dans le domaine de la production de la tomate industrielle partent en fumée, la mise au chômage forcé de milliers d’ouvriers agricoles et un redéploiement très difficile pour les agriculteurs qui se convertissent à d’autres cultures avec tous les aléas que cela suppose.Dans les 12 communes que compte la wilaya de Annaba, les mieux loties en matière d’emploi sont celles d’El Hadjar, El Bouni, Sidi Amar ou le chef-lieu de wilaya; il n’y a qu’Arcelor Mittal l’administration ou les services, qui créent véritablement de l’emploi -au compte-gouttes- dirons-nous. A Tréat, Oued El Aneb, Chorfa, El Eulma, Aïn Berda, Berrahal, Seraïdi ou Chetaïbi, c’est la galère pour les jeunes, des horizons bouchés, un marasme social sans précédent et des drames au quotidien.Dans cette dernière ville, de violentes manifestations ont eu lieu, la semaine écoulée, manifestations qui, au départ, avaient pour origine les coupures de courant dans toute la localité mais qui sont en fait sous-tendues par des revendications d’ordre socioéconomique.Les jeunes ont exprimé leur ras-le-bol en détruisant et incendiant tout sur leur passage, ils disent être marginalisés et n’avoir plus aucun espoir de mener une vie décente.Les différentes formules d’emploi ou d’aide à l’emploi ont montré leurs limites et les demandeurs ne s’y «frottent» plus pour avoir été échaudés à plusieurs reprises, Ansej, Angem, emploi de jeunes, filet social, travaux d’utilité publique à haute intensité de main-d’oeuvre dite Tup-Himo ne drainent plus grand monde. Reste le contrat préemploi (CPE) destiné aux jeunes universitaires et qui séduit quelque peu les diplômés qui, pour en bénéficier, doivent patienter deux ans minimum et parfois plus.
Mohamed Tahar RAH-L'EXPRESSION 28/07/2007

Sunday, October 28, 2007

Algérie (Chetaïbi): Reprise des émeutes

Les émeutes qui ont éclaté la semaine dernière à Chetaïbi, dans la wilaya de Annaba, ont repris hier après le calme enregistré durant le week-end. De nouvelles manifestations ont eu lieu dans certains quartiers de cette localité. Contrairement aux jours précédents, les forces antiémeute de la Gendarmerie nationale ont évité d’utiliser des grenades lacrymogènes.Deux éléments avaient été grièvement blessés lors d’affrontements avec des manifestants. Pris en charge à l’hôpital militaire de Didouche-Mourad, leurs jours ne seraient pas en danger. Rappelons que la population de cette ville a déclenché ces émeutes dans le but d’exiger le départ du chef de daïra. Notons enfin que d’autres émeutes ont également éclaté hier matin à Tamalous (Skikda). Des manifestants ont brûlé le véhicule du chef de daïra. On annonce l’arrestation de trois émeutiers.
Le Soir d'Algérie 28/10/2007

Esclavage à Tindouf : Une ONG américaine dénonce

Le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants a dénoncé la pratique de l'esclavage dans les camps de Tindouf, avalisée par les dirigeants du Polisario.Cette pratique a été dévoilée par les deux journalistes australiens Violeta Ayala et Daniel Falshow, à la suite d'un reportage réalisé à Tindouf. Se fondant sur les résultats du travail des deux reporters australiens, le Comité américain a souligné que « les violations des droits humains dans les camps de Tindouf sont endémiques». Partis à Tindouf initialement pour réaliser un film documentaire sur les échanges de visites des familles séparées, les deux journalistes ont découvert que le droit de visite était dénié à quelque 7.000 Sahraouis d'origine africaine car ils portaient des surnoms arabes sahraouis. Les habitants des camps ne voulaient pas discuter de cette question, mais un pensionnaire des camps a pu finalement braver le black-out imposé dans les camps en expliquant que les Sahraouis d'origine africaine avaient ces surnoms car ils étaient «la propriété, les esclaves d'autres réfugiés», rappelle le Comité américain.
ALM 27/10/2007

Saturday, October 27, 2007

Maroc-Algérie : «Sommes-nous moins intelligents… ?»

Dans son éditorial du mercredi, le journal algérien «Le Jeune Indépendant» s'est interrogé sur les raisons du retard enregistré par l'Algérie par rapport aux avancées que connaît le Maroc.«Sommes-nous moins intelligents que les Marocains ? », se demandait, mercredi, Mohamed Badaoui, éditorialiste du journal algérien «Le Jeune Indépendant». M. Badaoui entamait ainsi son article par lequel il a voulu susciter le débat sur le retard enregistré par l'Algérie dans divers domaines par rapport à son voisin. Pour l'éditorialiste, cette question, même si elle risque de «heurter notre fibre nationaliste» est légitime vu que l'écart qui sépare les deux pays est en train de se creuser chaque jour davantage. Le Maroc bouge d'une manière très rapide. Les réformes se multiplient dans tous les secteurs pendant qu'en Algérie, tout semble stagner, voire régresser dans plusieurs domaines. Ce qui est malheureux pour un pays qui regorge de potentialités humaines et de richesse naturelles. «L'implantation d'une usine Renault sur son sol a été un véritable coup d'éclat. En outre, il se suffit en nourriture et exporte même les produits de son agriculture. D'un autre côté, le tourisme haut de gamme y est florissant et acquiert, de jour en jour, l'étoffe d'un label mondial», explique l'auteur de l'article. M. Badaoui invoque aussi le fait que «sur le plan international, le Royaume arrive à s'attirer la sympathie des grands et des petits» et que «même en sport, il a réussi à s'imposer dans diverses disciplines». Pour lui, découvrir, grâce aux chaînes satellitaires, ce qui se passe au Maroc mène instinctivement à une comparaison avec l'Algérie. Ce qui fait que l'on finit toujours par se dire que : «de deux choses l'une, soit c'est l'Algérie qui dort, soit c'est le Maroc qui, comme un Saïd Aouita, court à grandes enjambées vers l'avenir». Mais les Algériens ne sont certainement pas moins intelligents que les Marocains. Et, M. Badaoui le sait. Avoir le courage et la pertinence de se poser la bonne question au bon moment en est la preuve. Interpeller ceux qui ont le pouvoir de faire bouger les choses et qui ne l'ont pas fait en est une autre. Car, l'intelligence ne sert pas toujours à bâtir, elle peut être, aussi, utilisée pour démolir. L'histoire regorge d'exemples dans ce sens. Il est donc légitime, pour l'opinion publique de ce pays d'interpeller ses dirigeants sur les raisons du blocage économique et social dont pâtit l'Algérie, depuis quarante ans. D'autant plus qu'ils voient leur voisin de l'Est avancer d'une manière si rapide qu'il a pu rattraper en très peu de temps ce qu'il a raté pendant des décennies. Mais, pour les experts en matière de développement régional, les avancées d'un pays sont le plus souvent bénéfiques pour son voisinage direct quand il y a une perméabilité suffisante pour que les deux pays tirent chacun bénéfice des avancées de l'autre. Rien n'empêche donc l'Algérie de s'accrocher à l'élan créé par le Maroc et d'en profiter. La réouverture des frontières peut être un bon début.
Le 26-10-2007Par : Omar DAHBI-Aujourd'hui le Maroc.

Quelques réalisations à mettre à l'actif des terroristes du Polisario.

Attaques Terroristes du Polisario

Toutes les attaques terroristes des rebelles indépendantistes du Polisario sont répertoriées dans cette article par ordre chronologique des évènements.
-Kidnapping d'un couple de touristes Suédois.
Un couple de Suédois naviguant vers les côtes marocaines fut capturé par le Polisario et ont ainsi détruit leur bâteau. L'ambassade algérienne est intervenue après pour faire libérer le couple kidnappé. La guérilla polisarienne considérait le littoral sud marocain comme étant "une zone de guerre".
-Le Polisario assassine des touristes français.
Le 21 Juillet 1971, cinq touristes français ont été tués quand leur bus a heurté des mines plantées par les mercenaires du Polisario. Le bus venait de la ville de Tarfaya et se dirigeait vers Laâyoune. La fille et le fils du consul de France à Rabat, Jean Guyot se trouvaient également dans le bus.
-Attentats à la bombe en Espagne.
Le 27 Octobre 1976, deux terroristes ont commis un attentat à la bombe contre l'ambassade du Maroc à Madrid en Espagne blessant 4 personnes et causant plusieurs dégâts matériaux. Les terroristes ont ouvert le feu au sein de l'ambassade contre le personnel avant de s'enfuir. La presse internationale a supputé que les terroristes sont des membres présumés du Polisario, mais le porte-parole à Alger a nié cette attaque.
- Captures de pêcheurs espagnoles et de citoyens français.
Le 14 Novembre 1977, les terroristes du "Polisario" ont attaqués un bâteau de pêche espagnol naviguant vers les côtes algériennes à l'aide de mortiers et de mitrailleuses automatiques, ils ont capturés trois pêcheurs espagnols et ont ensuite détruit leur bâteau. Les rebelles ont déclarés que les pêcheurs ont été capturés parce qu'ils ont "violés les eaux territoriales de la "République sahraouie" pour piller ses richesses maritimes" et cela quelques jours auparavant. Les terroristes ont utilisés des bateaux pneumatiques armés de roquettes dans leurs attaques.
Le 23 Décembre, les rebelles ont déclarés qu’ils allaient libérer les trois pêcheurs espagnols. Le même jour, 8 otages français capturés par les rebelles armés pendant une longue période ont été remis au Secrétaire Général des Nations Unis Kurt Waldheim via un représentant des rebelles du Polisario dans un bureau de l'ONU basé à Alger. Cette capture a été justifié par le soutien français au Maroc. Les 8 citoyens français ainsi que le Dr. Waldheim ont pris le premier avion pour Paris (France). L'intervention soviétique auprès du gouvernement d'Alger a été déterminante pour l'issue de cette affaire. Blessure d'un diplomate mauritanien.
-Le 7 juillet 1977, deux inconnus, armés de revolvers ont blessé l'ambassadeur mauritanien à Paris par des tirs près de sa résidence à Paris. Les rebelles indépendantistes ont revendiqué l'attaque par un appel téléphonique anonyme à l'agence France-Presse. Cependant le porte-parole du Polisario a Alger nié les faits. Attaque contre une carrière minière mauritanienne
-Le 1er mai 1977, un groupe armé du Polisario a attaqué une carrière minière mauritanienne près de Zouérate avec des tirs de mortiers et plusieurs coups de feux. Deux citoyens français ont trouvé la mort durant cette attaque violente et deux autres furent kidnappé par les mercenaires. La carrière minière a été sévèrement endommagée. Kidnapping d'un équipage portugais.
-Le 29 septembre 1980, les rebelles du Polisario ont kidnappés tout l’équipage d'un bâteau de pêche portugais intitulé "Rio Vouga" près des côtes marocaines. L'équipage a finalement été libéré après que la commission européenne ait sommé Alger de les relâché. Destruction d'un bateau de pêche marocain.
-Le 2 juillet 1980, un bâteau de pêche marocain nommé "Cap Juby II" a été bombardé et attaqué par les mercenaires du Polisario près des côtes marocaines. Le bâteau a été détruit et a coulé. Kidnapping d'un équipage espagnol.
-Le 29 septembre 1980, les rebelles du Polisario ont kidnappé tout l'équipage d'un bâteau de pêche espagnol le "Costa de Terranova" près des côtes mauritanienne. Attaque contre un bâteau de pêche portugais.
-Le 26 septembre 1981, un groupe armé se revendiquant du "Polisario" a attaqué un bâteau de pêche portugais navigant près des côtes du Sahara marocain. Les mercenaires ont tué un pêcheur et en ont blessé trois autres. Capture de 2 électriciens ouest-allemands.
-Le 22 Août 1985, les mercenaires du polisario ont détruit un bâteau où deux électriciens ouest-allemands voyageaient entre Tanger et Banjul (Gambie). Tout deux ont été pris en captivité et libèré le 3 septembre 1985 suite aux pressions de diplomates occidentaux sur Alger.
-Trois scientifiques tués.
-Le 21 février 1985, Un avion est-allemand transportant trois chercheurs scientifiques a été abattu en plein vol par les mercenaires du Polisario qui ont ouvert le feu sur l'avion. Aucun des passagers a bord n'a survécu au drame. Le Polisario a dit que l'avion est identique aux avions de reconnaissance utilisés par les forces armées royales marocaines.
-Attaques de bateaux de pêche.
En Juillet 1986, Les mercenaires séparatistes du Polisario ont attaqués à l'aide d'armes automatiques un bâteau de pêche soviétique, ils ont aussi attaqué un autre bâteau de pêche espagnol.
-Un navire panamien cible d'attentat
Le 23 Janvier 1987, le navire marchand panamien "The Maritime King" a été ciblé par des tirs de roquettes et des mitrailleuses près des côtes mauritanienne. Les mercenaires du Polisario sont les responsables de cette attaque.
-Le Polisario tue des citoyens Américains innocents.
Le 8 décembre 1988, deux avions transportant des citoyens américains et canadiens travaillant pour l'aide U.S ont été la cible de missiles tirés par le Polisario tuant 8 personnes, 5 Américains et 3 Canadiens. Le Polisario s'est excusé prétextant que c'était une erreur leurs intentions étaient d'atteindre des cibles marocaines.
(Traduit de l'anglais par: SaharaMarocain.net) Source:MIPT Terrorism Knowledge
Le régime algérien ne peut que qse réjouir de ces réalisations héroiques du Polisario...on n'a pas la même conception des valeurs humaines.

Friday, October 26, 2007

La visite qui a fait mal à l'Algérie au Polisario

Nicolas Sarkozy, qui est arrivé à Marrakech le cœur brisé en bandoulière et le moral en berne, en est reparti ragaillardi, prêt à mener les combats et à faire face à tous les affronts.Encore une fois, le Maroc n’a pas failli à sa réputation que lui envient beaucoup : d’être une terre où les présidents français peuvent se reposer, se redynamiser et repartir après avoir fait le plein d’énergie et de bonnes décisions. C’était, sans nul doute, le cas du président Jacques Chirac qui, à chaque fois que le ciel hexagonal s’assombrissait devant lui, que la météo sociale et politique devenait orageuse, s’envolait discrètement vers le sud du Maroc pour y goûter sa magie réparatrice. C’est assurément le cas du président Nicolas Sarkozy, qui, arrivé à Marrakech le cœur brisé en bandoulière, le moral tellement en berne qu’une extinction de voix était inévitable, en est reparti ragaillardi, prêt à mener tous les combats et à faire face à tous les affronts. Il est vrai que contrairement à une tradition qui veut que les visites d’Etat soient clôturées par une pompeuse conférence de presse, la première de Nicolas Sarkozy au Maroc a failli à cette règle. Non pas que le président français soit allergique à cet exercice, bien au contraire tout au long de sa carrière politique et encore plus depuis son installation à l’Elysée, il avait montré un appétit vorace pour les journalistes et leurs questions gratte-poils qui permettent de s’épancher délicieusement, hors des sentiers battus et formatés des discours. A Marrakech, Nicolas Sarkozy remplaça cette coutume par un des ces fameux entretiens isolés, dits «off» avec les journalistes où tout ce qui est dit est officiellement destiné à rester confidentiel mais encouragé vivement, en sous-main, à une propagation maximale. Et alors que les journalistes attendaient sagement que le président Nicolas Sarkozy puisse venir leur murmurer dans l’oreille, hors caméras agressives et micros indiscrets, son état d’esprit, le voilà qui déboule dans la salle avec un surprise de taille : Il était accompagné du champion marocain Hicham El Guerrouj. Hicham était tiré à quatre épingles, costume et cravate de circonstance. Avec son sourire angélique et son regard pétillant, il irradiait de joie d’être aux côtés du président de la république qui manifestement était satisfait de l’effet provoqué par son cadeau surprise. Nicolas Sarkozy a ensuite dit, avec des mots de midinette et une posture de fan-club toute son admiration pour les exploits de Hicham Al Guerrouj : «Plus qu’un champion, un monument». «Quand lui marche, moi je cours». Et pendant il toute cette rencontre, notre champion El Guerrouj, assis à sa droite, suivait avec intérêt les explications données par Nicolas Sarkozy sur les raisons de l’échec de l’avion Rafale, et détailler la future stratège militaro-industrielle de la France. Et pendant que le président parlait, le ministre des Affaires étrangères dodelinait de la tête, accompagnant chaque affirmation du président par une mimique approbative ou un geste singulier à tel point que le spectacle rappelait les écrans de télévision où, à côté du présentateur principal, un autre en bas de l’écran expliquait en langage des signes le contenu aux sourds-muets. Tout cela se passait sous le tendre regard de Rachida Dati pour qui cette visite ressemblait déjà à un merveilleux conte de fée. Issue d’une modeste famille d’immigrés, la môme de Chalon-sur-Saône, élégante et talentueuse, est non seulement devenue ministre de la Justice mais, suprême honneur, dîne à la table du Roi et des Princesses. L’histoire de son ascension, un roman à l’eau de rose, mélange de destin magique et de ténacité humaine, reste encore à écrire. Et puis, bien sûr vint l’inévitable question sur l’état d’esprit des sentiments du président de la république après son divorce avec Cécilia : «Allez-vous bien?» a osé une journaliste. Nicolas Sarkozy se lance dans une digression «Je n’ai pas à répondre… J’essaie de faire mon travail le mieux possible. Je suis un peu désolé pour vous que vous vous laissiez aller à tant de commentaires et de spéculations ; si je souris, vous écrivez que j’en fais trop ; si je ne souris pas, vous écrivez: Il va mal. Je ne fuis pas, je vous demande un peu de recul. Je sais depuis longtemps qu’il y a une différence entre la bulle autour de moi et le reste du pays». Et pendant que Nicolas Sarkozy répondait , les journalistes présents n’avaient d’yeux que pour ses doigts mouvants dont l’un portait toujours de manière ostentatoire…la bague de mariage.
Le 26-10-2007Par : Mustapha Tossa à Paris -Aujourd'hui le Maroc

Thursday, October 25, 2007

Le secrétaire général de l’ONU appelle à la reprise des négociations sur le Sahara dans le cadre du processus de Manhasset

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé dans un nouveau rapport sur le Sahara à une réelle application de la résolution 1754 du Conseil de sécurité, qui a clairement salué les efforts du Maroc pour trouver une solution au conflit. La résolution 1754 contestée par le Polisario depuis son adoption le 30 avril 2007 par le Conseil de sécurité n’a pas été réellement appliquée. Le SG de l’ONU a pris note de ce constat et l’a souligné dans le nouveau rapport qu’il a soumis, mardi dernier, au Conseil de sécurité. Dans ce rapport, présenté à la veille de la réunion du Conseil de sécurité le 26 octobre, le SG de l’ONU a recommandé « une application plus effective de la résolution 1754 ». Cette résolution, adoptée à l’unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité, a non seulement salué « les efforts sérieux et crédibles faits par le Maroc », mais insisté pour que ces efforts soient pris en considération « pour aller de l’avant ». La résolution, qui a mis aux aboies le Polisario, l’Algérie et l’Afrique du sud, au point d’avoir mis en doute la crédibilité du Conseil de sécurité, demande aux parties au conflit « d’engager des négociations de bonne foi sans conditions préalables, en tenant compte des développements survenus ces derniers mois ». Or, les seuls « développements survenus » auxquels la résolution onusienne fait mention concernent bel et bien la proposition marocaine d’octroyer aux provinces sahariennes une autonomie élargie, dans le cadre de la souveraineté du Royaume. Le présent appel de Ban Ki-moon résonne ainsi comme un « rappel à l’ordre» à l’adresse du Polisario, et par ricochet l’Algérie, la véritable partie au conflit, pour se conformer à la résolution 1754, qui définit clairement le cadre et l’esprit dans lesquels doivent se dérouler les négociations en vue de parvenir à une solution politique juste et durable. Les négociations, auxquelles appelle cette résolution, lancées le 18 juin 2007 à Manhasset, en banlieue new-yorkaise, ont buté sur l’intransigeance du Polisario et, plus clairement, sur l’interprétation qu’il veut donner du «droit du peuple sahraoui à l’autodétermination», oubliant, à l’insu de son plein gré, que l’autonomie constitue en soi une forme d’autodétermination puisqu’elle donne aux habitants des provinces sahariennes le droit de gérer eux-mêmes leurs affaires. Le Polisario, téléguidé par Alger, ne veut toutefois rien entendre à cette évidence, continuant à s’accrocher bec et ongles au « Plan de règlement » au cercueil duquel la résolution 1754 a planté le dernier clou. L’appel insistant du SG de l’ONU pour se conformer aux dispositions de cette résolution est très significatif, il souligne la nécessité d’engager de « réelles négociations » pour tourner la page du conflit. Le troisième round, qui devrait se dérouler à Genève mais dont la date n’a pas été encore précisée, devrait être l’occasion de saisir l’opportunité historique qu’offre le Royaume pour débloquer la situation. Le Polisario, et son tuteur algérien, sont encore une fois appelés à mettre de côté toute option d’indépendance et saisir l’enjeu de la proposition d’autonomie qui s’avère, jour après jour, l’alternative incontournable à l’impasse. Les adversaires de l’intégrité territoriale du Royaume ne pourront continuer à tourner le dos aux appels de la communauté internationale, qui a déjà pris cause et fait pour l’offre marocaine. Après Paris, Madrid, Washington, c’est au tour de la Grande-Bretagne de se prononcer ouvertement en faveur de l’initiative marocaine. Pour s’en rendre compte, il suffit de rappeler que 121 députés britanniques, issus de tous les partis que compte ce pays, ont récemment exprimé leur soutien à l’offre marocaine. Le Polisario peut-il continuer de faire cavalier seul ? Une chose est sûre : les séparatistes sont aujourd’hui plus que jamais isolés.
Aujourd'hui le Maroc, 24/10/2007

Voilà ce qui énérve le régime militaire algérien.

Nicolas Sarkozy a mis à profit sa visite d'Etat au Maroc pour ajouter un chapitre à la remise à plat de la stratégie politique et économique française sur la scène internationale, qu'il a entreprise depuis son installation à l'Elysée.
Le président français est reparti mercredi après-midi pour Paris avec dans son escarcelle quelques contrats et engagements dans le domaine économique et commercial pour un montant total qu'il a évalué à trois milliards d'euros.
C'est le protocole d'accord signé lundi sur la construction par des groupes français du premier tronçon du futur train à grande vitesse (TGV) marocain (deux milliards d'euros, dont un pour les entreprises françaises).
C'est également toute une série de décisions annoncées dans le domaine des armements, même si rien n'a été formellement signé dans ce domaine pendant la visite de Nicolas Sarkozy.
La France vendra ainsi au Maroc une frégate polyvalente de classe FREMM (environ 500 millions d'euros), pour laquelle un document avait cependant été signé "à temps pour la visite", précise l'entourage du chef de l'Etat.
Elle sera construite à Lorient avec les frégates du même type qui seront livrées à la Marine française à partir de 2011-2012 (ce pourrait être la deuxième ou la troisième).
Le groupe Thales vendra au Maroc un système de surveillance des frontières. La France modernisera 25 hélicoptères Puma et 140 véhicules de l'avant blindés de l'armée marocaine et vendra à celle-ci quelque 600 véhicules 4X4 long rayon d'action.
Pour ces derniers marchés, si la décision politique a été prise par le roi Mohammed VI du Maroc et Nicolas Sarkozy, les négociations sont encore en cours.
Au total, ce volet militaire, y compris la frégate, représente plus d'un milliard d'euros, dit-on de même source.
La France et le Maroc ont d'autre part décidé de s'engager dans un "partenariat" dans le domaine de l'énergie nucléaire civile, qui pourrait déboucher sur la construction d'une ou deux centrales nucléaires au Maroc.
Le dossier a été pris en main directement par Nicolas Sarkozy, soucieux d'exporter la technologie nucléaire française, et par Mohammed VI. Ils ont confié la préparation d'un accord cadre à deux de leurs plus proches collaborateurs. Selon l'entourage du président français, la conclusion de cet accord cadre pourrait intervenir "dans les semaines qui viennent".
SOUTIEN MAROCAIN A L'UNION DE LA MEDITERRANEE
La France a dû en revanche prendre acte de la décision du Maroc d'acheter des F16 américains et non le Rafale français.
"Le Maroc est un pays libre et un pays indépendant qui décide librement et nous respectons sa décision", a déclaré mercredi Nicolas Sarkozy devant des chefs d'entreprises français et marocains à Marrakech. "Quand c'est une décision qui ne nous plaît pas nous devons nous interroger sur la part de responsabilité que nous avons dans cet échec et non pas la repousser exclusivement sur nos partenaires."
Le président français entend tirer toutes les leçons de ce fiasco en remettant à plat la stratégie française de négociation et de suivi des grands contrats qu'il juge "mauvaise".
Une cellule opérationnelle baptisée "war room", constituée de proches collaborateurs du chef de l'Etat et de représentants des ministères de la Défense, de l'Economie et des Affaires étrangères, est déjà en place pour prendre les décisions sur les "grandes opérations".
Dans le domaine diplomatique, Nicolas Sarkozy a engrangé le soutien, qualifié de "total" par la délégation française, de Mohammed VI à sa proposition d'Union de la Méditerranée.
Dans un toast prononcé mardi soir lors d'un dîner officiel, le souverain chérifien a qualifié l'initiative du président français de "projet visionnaire et audacieux", tout en rappelant cependant que le Maroc aspirait aussi à un "statut avancé" auprès de l'Union européenne.
Quelques heures auparavant, Nicolas Sarkozy avait lancé de Tanger un appel "pressant et solennel" à tous les pays et peuples de la Méditerranée à construire cette union et invité les chefs d'Etat et de gouvernement de ces pays à tenir un premier sommet en juin 2008 en France.
Mardi matin, dans un discours prononcé au Parlement marocain à Rabat, il avait invité les pays de la Méditerranée à prendre exemple sur le Maroc, "qui n'a pas peur de revisiter son passé".
"Il ne peut pas y avoir de statut avancé ou de partenariat pour un pays qui n'aurait pas le courage de revisiter son passé", avait-il ajouté, une allusion susceptible de viser plusieurs pays méditerranéens, dont la Turquie.
Il avait proposé dans le même discours au Maroc un "partenariat sans arrogance" - "Je sais que votre pays a changé (...) Je suis venu vous dire que ce Maroc nouveau, nous l'avons compris et nous allons l'accompagner", avait-il déclaré.
Une façon de rompre avec une forme de "paternalisme" souvent reprochée à ses prédécesseurs, dont Jacques Chirac.

MARRAKECH (Reuters ) 24/10/2007

Wednesday, October 24, 2007

Guantanamo : Alger refuse «toute condition» pour tout rapatriement

L'Algérie «n'acceptera aucune condition» pour le rapatriement des Algériens détenus dans la prison américaine de Guantanamo, a affirmé mardi à Alger le ministre algérien de la Justice Tayeb Belaïz. «Personne ne pourra interdire aux Algériens le retour dans leur pays, et si ces derniers ont commis des crimes, ils seront jugés selon la loi», a-t-il dit à la presse en marge d'une rencontre entre le gouvernement et les préfets. «Dix-sept Algériens sont toujours en détention au centre de Guantanamo. Une délégation algérienne de haut niveau s'est rendue sur place et à confirmé leurs identités», a précisé M. Belaïz. Washington souhaite remettre aux autorités algériennes ses ressortissants détenus à Guantanamo dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, en conditionnant cette offre à la garantie qu'ils ne subiront pas de «mauvais traitements» en Algérie et qu'ils ne retourneront pas à l'action terroriste.
Aujourd'hui le Maroc, 23/10/2007.

Le Polisario brise le silence et menace..comme toujours

Le gouvernement sahraoui (Un gouvernoment fantôme d'une république fantôme aux bottes des généraux algériens) qualifie les déclarations du président Sarkozy à Rabat de "graves" et d'"inopportunes".

Algérie : Les violences sexuelles contre les femmes augmentent

Les femmes algériennes sont victimes de violence. Une étude de la gendarmerie algérienne, publiée lundi, a dévoilé que le pays a enregistré, durant les huit premiers mois de l’année, près de 200 cas de femmes violées. Cent quatre-vingt seize femmes ont été victimes de viols en Algérie durant les huit premiers mois de 2007, selon une étude de la gendarmerie algérienne rendue publique lundi. La majorité de ces victimes sont âgées de moins de 18 ans. Durant cette période, 246 plaintes pour viol ont été déposées dans le pays, selon l'étude. Ces plaintes ont abouti à l'arrestation de 255 personnes, dont 239 ont été placées sous mandat de dépôt. Sept mineurs figurent parmi les suspects. Par ailleurs, et selon une enquête officielle publiée fin décembre 2006, les violences sexuelles contre les femmes en Algérie seraient en baisse. Les spécialistes de la gendarmerie ont mené cette étude en mai 2006. Elle montre une baisse de 6% des violences sexuelles contre les femmes en Algérie. L’étude a démontré que 645 victimes ont été enregistrées en 2000 contre 403 en 2005 et 380 en 2006. Toujours selon l’étude, le nombre des auteurs de ces violences a connu également une baisse de 9% durant la même période, (938 auteurs de violences sexuelles en 2000 contre 571 en 2006). Ces statistiques restent toutefois loin de la réalité, d'autant que les victimes des viols préfèrent se réfugier dans le silence et seul un pourcentage infime de ces abus sexuels est porté à l'attention des autorités, souligne l'étude de la gendarmerie algérienne. Ainsi, et selon l’enquête officielle menée l’année dernière, plus de la moitié des femmes algériennes sont victimes de violences diverses. Lors d'une visite à Alger fin janvier, le rapporteur spécial du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU sur la violence contre les femmes avait qualifié la violence contre les femmes en Algérie de « préoccupante» et «invisible». Il avait appelé le gouvernement algérien à prendre «des mesures concrètes pour combattre la violence et l'inégalité entre les sexes qui la sous-tend».Un rapport d’Amnesty International, publié en 2005, mettait déjà en évidence la passivité du gouvernement algérien face à la violence dont sont victimes les femmes de ce pays. Le rapport a traité aussi bien des sévices sexuels commis par les groupes armés pendant la guerre civile que de la question de la violence au sein de la famille.L’organisation internationale a remarqué l’absence persistante de toute enquête approfondie sur les allégations de viols et autres formes de violences sexuelles exercées contre les femmes et l’absence de poursuites en justice pour les auteurs de ces actes.Le 23-10-2007Par : Hajar DEHHANI-Aujourd'hui le Maroc.