Tuesday, April 10, 2007

Espagne: le PSOE soutient le projet d'autonomie au Sahara

Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), du président du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero, a affirmé hier dimanche que le projet d'autonomie proposé par le Maroc pourrait constituer une solution à la question du Sahara, appelant le Polisario à "faire un effort" après les efforts consentis par le Maroc pour trouver une issue à ce "conflit politique". «Pour nous, qui connaissons très bien le processus de construction autonomique, une autonomie pleine (au Sahara) pourrait être la solution, avec l'accord des Sahraouis», a déclaré la secrétaire des relations internationales du PSOE, Elena Valenciano, dans une interview à l'agence Europapress, à la veille de la présentation par le Maroc de son initiative sur le Sahara. Mme Valenciano a annoncé une prochaine visite dans les camps de Tindouf, en Algérie, d'une délégation du PSOE chapeautée par le secrétaire aux mouvements de jeunesse, Pedro Zerolo, "probablement après les vacances de Pâques", pour tenter d'évoquer avec le Polisario "les termes d'un possible accord" avec le Maroc.
(ALM 9/4/2007)

Monday, April 09, 2007

Trafic de Droge à Tindouf. Plus de 4 tonnes de drogue saisies en 3 mois

Un record : En moins de trois mois, les services des douanes de l’inspection divisionnaire de la wilaya de Tindouf sont parvenus à mettre la main sur pas moins de 4 104 kilogrammes de kif traité.
Les mêmes services ont, du coup, saisi durant la période 2006 début 2007, pas moins de 24 061 cartouches de cigarettes étrangères, 2 780 litres de mazout et un nombre important de véhicules pour documents falsifiés ou abandonnés par les contrebandiers. Ce bilan, à mettre à l’actif d’une quarantaine d’agents seulement opérant sur un territoire de 158 874 kilomètres carrés et faisant frontière avec trois pays différents (le Maroc sur 470 km, le Sahara Occidental sur 48 km et la Mauritanie sur 380 km), a été relevé lors de la visite, samedi passé, du DG des douanes algériennes. Le staff, composé du DRH (ressources humaines), du DMLF (logistique et finances), du DIG (inspection générale) et du directeur des communications ainsi que de celui du Centre National des Transmissions qui a accompagné le DG, n’avait aucun doute sur le fait que ce dernier soit venu à Tindouf pour prendre des décisions sur le champ. Ce qui a été le cas sur plusieurs plans : utilisation des véhicules (Toyota Station) saisis, en attendant la nouvelle dotation en matériel roulant, équipement en moyens de transmission sophistiqués d’ici début juin, renforcement des effectifs par 100 à 150 agents et recrutement de nouveaux guides.
Moyens adéquats
A propos de ce corps auxiliaire (les guides) sans lequel aucune patrouille ne peut se déplacer en plein désert, on apprendra qu’un statut particulier pour sa revalorisation est sur le point d’être finalisé. « Nous mettrons à votre disposition tous les moyens nécessaires pour vous permettre de mener à bien votre mission », a promis le DG, en insistant sur le fait qu’il exige de son côté des résultats. Après la visite de l’Inspection divisionnaire de la wilaya de Tindouf, le DG des douanes algériennes, accompagné des autorités locales, s’est rendu à Oum Assel puis au Point 75, situé à la frontière mauritanienne. Par ailleurs, plusieurs sites proposés par la wilaya ont été visités par ce responsable et son staff pour le choix du lieu d’implantation du nouveau siège de direction dans la ville de Tindouf.
(El Watan 09/04/2007)

Sunday, April 08, 2007

Algérie: l'armée durement accrochée à l'ouest pendant qu'elle opère à l'est

L'armée algérienne a perdu neuf soldats dans une embuscade tendue samedi par des islamistes à l'ouest d'Alger, alors qu'elle mène depuis une quinzaine de jours une vaste opération de ratissage en Kabylie, à l'est de la capitale.
Neuf militaires ont été tués et cinq blessés dans un accrochage avec des islamistes à Aïn Defla (160 km à l'ouest d'Alger) lorsque leur convoi est tombé dans une embuscade tendu par une groupe de 40 à 50 hommes armés, au lieu-dit Tiziouine, au nord-est d'Aïn Defla, à proximité de la ville côtière de Tipaza, selon des sources sécuritaires locales. Selon ces sources, entre six et dix assaillants auraient été tués, mais leurs corps sans doute emportés par leurs camarades, n'ont pas été retrouvés.
L'armée a déclenché une opération pour poursuivre les assaillants, mobilisant des hélicoptères et des chars. Des tirs d'artillerie ont été entendus toute la nuit, selon des habitants de la région, joints par téléphone. L'embuscade n'avait pas été confirmée dimanche en fin d'après-midi de source officielle et n'avait pas été revendiquée non plus. Elle intervient alors que plusieurs milliers de militaires et d'éléments des Groupes de légitime défense (GLD - forces auxiliaires) sont engagés depuis une quinzaine de jours dans une vaste opération de ratissage à Amizour dans la région de Béjaïa (Kabylie), à la poursuite d'éléments armés du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Cette opération est ponctuée de bombardements d'artillerie et de tirs de roquettes à partir d'hélicoptères sur les montagnes de la région, selon les habitants. Selon le quotidien El-Khabar, au moins 150 islamistes étaient pourchassés dans cette vaste zone montagneuse et boisée, d'accès difficile, présentée comme une zone de repli pour les islamistes. La zone de combats est totalement interdite à la population et aux journalistes. L'opération a été engagée après l'encerclement d'une cache islamiste au lieu-dit Ibakouren. Selon des bilans partiels recueillis auprès de correspondants locaux de la presse algérienne, près d'une trentaine d'islamistes, dont deux "émirs", auraient été tués dans ces opérations destinées à empêcher la tenue d'un "congrès de chefs de guerre islamistes". Le quotidien Ech-Chourouk a fait état d'un communiqué du GSPC annonçant la mort de l'émir Soheib Abou Abderrahmane, qu'il a présenté comme un proche collaborateur de Abdelmalek Droudkel, alias Abou Moussaab Abdelouadoud, chef de la Branche armée d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (ex-GSPC). Dans une embuscade séparée, trois militaires ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi dans la région de Boumerdès (50 km à l'est d'Alger), selon les journaux. Leur convoi a sauté sur une bombe artisanale avant d'être pris sous le feu des assaillants.
Samedi, un présumé terroriste a été tué par l'armée à Branis, près de Biskra (sud-est d'Alger), selon les services de sécurité. L'homme, qui se rendait à Biskra à bord d'un camion, avait tiré des coups de feu sur un poste de contrôle de l'armée, qui a riposté et l'a abattu, selon la même source. Le 3 mars, dans la région d'Ain Defla, une attaque, revendiquée par le GSPC, contre un autobus transportant les employés d'une société russe, a fait quatre morts, trois Algériens et un Russe, et au moins cinq blessés, dont un Russe et deux Ukrainiens. Depuis début avril, au moins 33 personnes, dont une quinzaine de membres des forces de sécurité, ont été tuées dans des violences attribuées aux islamistes, selon un décompte établi d'après des bilans officiels et de presse.
ALGER 8/4/2007 (AFP)

Algérie: l'armée durement accrochée à l'ouest pendant qu'elle opère à l'est

- L'armée algérienne a perdu neuf soldats dans une embuscade tendue samedi par des islamistes à l'ouest d'Alger, alors qu'elle mène depuis une quinzaine de jours une vaste opération de ratissage en Kabylie, à l'est de la capitale.
Neuf militaires ont été tués et cinq blessés dans un accrochage avec des islamistes à Aïn Defla (160 km à l'ouest d'Alger) lorsque leur convoi est tombé dans une embuscade tendu par une groupe de 40 à 50 hommes armés, au lieu-dit Tiziouine, au nord-est d'Aïn Defla, à proximité de la ville côtière de Tipaza, selon des sources sécuritaires locales. Selon ces sources, entre six et dix assaillants auraient été tués, mais leurs corps sans doute emportés par leurs camarades, n'ont pas été retrouvés.
L'armée a déclenché une opération pour poursuivre les assaillants, mobilisant des hélicoptères et des chars. Des tirs d'artillerie ont été entendus toute la nuit, selon des habitants de la région, joints par téléphone. L'embuscade n'avait pas été confirmée dimanche en fin d'après-midi de source officielle et n'avait pas été revendiquée non plus. Elle intervient alors que plusieurs milliers de militaires et d'éléments des Groupes de légitime défense (GLD - forces auxiliaires) sont engagés depuis une quinzaine de jours dans une vaste opération de ratissage à Amizour dans la région de Béjaïa (Kabylie), à la poursuite d'éléments armés du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC). Cette opération est ponctuée de bombardements d'artillerie et de tirs de roquettes à partir d'hélicoptères sur les montagnes de la région, selon les habitants. Selon le quotidien El-Khabar, au moins 150 islamistes étaient pourchassés dans cette vaste zone montagneuse et boisée, d'accès difficile, présentée comme une zone de repli pour les islamistes. La zone de combats est totalement interdite à la population et aux journalistes. L'opération a été engagée après l'encerclement d'une cache islamiste au lieu-dit Ibakouren. Selon des bilans partiels recueillis auprès de correspondants locaux de la presse algérienne, près d'une trentaine d'islamistes, dont deux "émirs", auraient été tués dans ces opérations destinées à empêcher la tenue d'un "congrès de chefs de guerre islamistes". Le quotidien Ech-Chourouk a fait état d'un communiqué du GSPC annonçant la mort de l'émir Soheib Abou Abderrahmane, qu'il a présenté comme un proche collaborateur de Abdelmalek Droudkel, alias Abou Moussaab Abdelouadoud, chef de la Branche armée d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (ex-GSPC). Dans une embuscade séparée, trois militaires ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi dans la région de Boumerdès (50 km à l'est d'Alger), selon les journaux. Leur convoi a sauté sur une bombe artisanale avant d'être pris sous le feu des assaillants.
Samedi, un présumé terroriste a été tué par l'armée à Branis, près de Biskra (sud-est d'Alger), selon les services de sécurité. L'homme, qui se rendait à Biskra à bord d'un camion, avait tiré des coups de feu sur un poste de contrôle de l'armée, qui a riposté et l'a abattu, selon la même source. Le 3 mars, dans la région d'Ain Defla, une attaque, revendiquée par le GSPC, contre un autobus transportant les employés d'une société russe, a fait quatre morts, trois Algériens et un Russe, et au moins cinq blessés, dont un Russe et deux Ukrainiens. Depuis début avril, au moins 33 personnes, dont une quinzaine de membres des forces de sécurité, ont été tuées dans des violences attribuées aux islamistes, selon un décompte établi d'après des bilans officiels et de presse.
ALGER 8/4/2007 (AFP)

Le polisario, l'Algérie et l'autonomie du Sahara

Un Sahraoui à Tindouf — y compris, désormais, un responsable au Polisario — qui pense que son destin peut se concevoir dans le cadre d'une autonomie large sous souveraineté marocaine est un Sahraoui mortLe fait que l'intégrité physique des dirigeants du Polisario, eux-mêmes, ne soit plus garantie à Tindouf, et qu'elle soit, purement et simplement, menacée par les agents de la sécurité militaire algérienne y compris dans les camps, est un vrai tournant dans cette affaire. Le message est on ne peut plus clair. Le Polisario est un jouet «stratégique», et exclusif, entre les mains d'Alger. Si d'aucuns pensent — pure figure de style, des Sahraouis notamment—, qu'ils bénéficient d'une forme quelconque d'indépendance, ils vont vite l'apprendre au détriment de leur sécurité ou carrément aux dépens de leur vie. L'autodétermination du «peuple sahraoui» à la sauce algérienne a le goût fade de la dictature militaire. Elle est surtout à sens unique. Un Sahraoui à Tindouf — y compris, désormais, un responsable au Polisario — qui pense que son destin peut se concevoir dans le cadre d'une autonomie large sous souveraineté marocaine est un Sahraoui mort. Ou disparu, ce qui revient au même. Il n'est pas incongru que le Maroc demande, bientôt, aux Nations Unies une protection spécifique pour les responsables du Polisario car plus le débat sur l'autonomie avancera, plus ils seront menacés par ceux-là qui les ont créés, manipulés et instrumentalisés contre leur propre peuple, et leur propre patrie. Si à leur égard le Maroc demeure une patrie clémente et miséricordieuse, il n'en va pas de même en Algérie où ils n'ont jamais eu de considération. Dans ce pays, le FLN en son temps avait relégué au second plan les enjeux de la démocratie au profit des enjeux de l'indépendance. Près de 50 ans après l'indépendance, le peuple algérien paie encore, dans le sang, les larmes et la violence — et ce n'est pas fini — la facture de cette erreur fondamentale. Les Sahraouis affidés d'Alger sont bien partis, eux aussi, pour payer pendant longtemps, pour la même faute originelle
(ALM 08/04/2007)

Friday, April 06, 2007

''الخبر'' تعيش أسبوعا بلياليه مع المشردينأرصفة العاصمة تتحول بالليل إلى ملجأ لمن لا بيت لهم

كانت الساعة تشير إلى حدود التاسعة ليلا من يوم الأحد 25 مارس، موعد بداية الجولة في شوارع العاصمة·· وكان هذا اليوم يصادف عقد الملتقى التكويني حول إشكالية أطفال الشوارع المنظم بالمركز الوطني لتكوين الموظفين المختصين ببئر خادم بالجزائر العاصمة· ويومها حاولنا الحصول على عدد الأطفال المتشردين في الجزائر من وزير التشغيل والتضامن الوطني جمال ولد عباس، لكننا لم نتمكن من ذلك·بعد خمس وعشرين دقيقة من السير البطيء على متن سيارة ''الخبر''، وصلنا إلى ساحة بور سعيد أو ''السكوار''؛ المنطقة التي تشهد أكبر عدد من المتشردين، كانت درجة الحرارة يومها تقارب العشر درجات مئوية، لاحظنا سيدة في الأربعين من عمرها تفترش ''الكرتون'' بينما ينام ابناها·· اقتربنا منها وسألناها: منذ متى وهي تعيش حالة التشرد··؟ فأجابتنا وهي منهمكة في وضع قطع الكارتون فوق بعضها البعض ''غدا سأعود إلى لبلاد''· وعلى حد قولها فإنها تقطن في المدية، وقد تمكنت من الحصول على المال الكافي· كان طفلاها يغطّان في نوم عميق، ولم نتمكن من الحديث معهما، لكنها أخبرتنا بأن الأول يسمى محمد 6 سنوات والثاني كمال 4 سنوات· نسأل ثانية، عن سر تواجدها هنا؟ فتقول ''هذه هي الحياة، منذ أن توفيت والدتي وأنا أعيش في الشارع''· وكيف تتحمّلين برودة الطقس في مثل هذه الليلة؟ ''نورمال، (أي عادي)··· لقد تعوّدنا على ذلك'' تجيب السيدة ''خيرة''·· أين والد الطفلين؟ نسأل فتجيب وهي تهز كتفيها ''المكتوب···''· وفهمنا من حديثها معنا بأن ابنيها غير شرعيين بسبب الاعتداءات الجنسية التي تعرضت لها في عز شبابها· لكنها تثور فجأة وتخاطبنا ''أنتم الصحافة تتكلمون معنا فقط··· أحضروا لنا الدراهم وساعدونا''· ولم ندرك سر تغيّر نبرة صوتها معنا، إلا عندما اقترب من خلفنا رجل في الأربعين من عمره، وكان يحمل قضيبا حديديا في يده، قائلا ''ما الذي تفعله هنا···اذهب من هنا''· تناولت ''الرهج'' لأنتحر غادرنا المنطقة، واتجهنا إلى ساحة الشهداء بحثا عن متشردين آخرين، لكننا لم نجدهم· وفي حدود الساعة التاسعة وخمس وأربعين دقيقة، لاحظنا متشردة تجلس على الرصيف بشارع أول نوفمبر، وكالعادة طلبنا من السائق أن يركن السيارة في مكان بعيد لنتمكن من الحديث معها· هي ''فطيمة'' البالغة من العمر 30 سنة، تقول ''لقد كبرت وترعرعت في هذه الحومة، قضيت فيها حتى الآن 18 سنة''· كانت تجلس على الرصيف وتستمع للموسيقى الشعبية بفضل مذياع صغير· عندما كنا نتحدث معها، أصرّت على أن نجلس بجانبها لنرتاح·· فرفعت قطعة الكارتون التي كانت تغطي بها دلو الماء، ووضعتها على الرصيف وطلبت منا الجلوس· تؤكد فطيمة بأنها قدمت من ولاية الشلف· بعد طلاق والديها اضطرت للعيش مع زوجة والدها الجديدة، حيث تقول ''لقد أصبحت تفتعل المشاكل لي مع والدي، فراح يضربني ويرفض أخذي للطبيب رغم مروري بأزمات صحية· وبعد شهور معدودة انطلقت في رحلة الهروب نحو الشارع وحملتها الأقدار إلى الجزائر العاصمة''· - كيف وجدت حياة الشارع في بدايتها؟لقد عانيت كثيرا··· لقد اعتدى أحد الإرهابيين علي في ساحة الشهداء، بعد أن أخذتني متشردة إلى مكان تواجدهم·· - ألم تفكري في دخول مركز للمتشردين؟لقد نقلوني إلى مركز بئر خادم رفقة فتاة أخرى ضحية إرهاب··· لا أدري اليوم ما الذي يدور في رأسي· فمنذ شهور قليلة تناولت ''الرهج'' (السم) الذي يوضع للفئران وكدت أموت·كانت الساعة تشير وقتها إلى حدود العاشرة والنصف ليلا، سلكنا طريق العودة، وفي موقف الحافلات بشارع كريم بلقاسم، قبيل الحاجز الأمني، لاحظنا فتاة جالسة وينام بجانبها طفل· تقدمنا منها وسألناها عنه، فأكدت لنا بأنه ابنها محمد، واستغربنا الأمر لأنها تبدو صغيرة في السن· لم تتوقف دهشتنا عند هذا الحد، فحكاية ''إيمان'' البالغة من العمر 28 سنة مؤلمة· تقول بأنها فقدت زوجها منذ حوالي 4 سنوات بعد وفاته بسكتة قلبية، بعد أن كانت أنجبت منه محمد، البالغ من العمر حاليا سبع سنوات· ''لقد أرادت والدتي أن تزوجني مرة أخرى، لكني رفضت، لأن هذا الأخير اشترط علي أن أترك ابني''· مؤكدة بأن ذلك يستحيل وتضيف ''لا يمكنني أن أتخلى عن فلذة كبدي··· أبدا''· وأمام هذا الوضع، بدأت والدتها تفتعل المشاكل لها، حتى اضطرت في آخر المطاف إلى الخروج إلى الشارع·تفضل ''إيمان'' موقف الحافلات، لأنه آمن·· ولا يفارق جهاز الـ''أم·بي''3 أذنيها، وبينما كان ''محمد'' نائما، يتوسد حقيبة يدها ويفترش قطعة كرتون، واصلنا طرح الأسئلة عليها· تقول بأنها تفضل الاستماع إلى القرآن الكريم وأغاني الفنان المصري إيهاب توفيق· هل تنامين هنا؟·· ''لا أبدا··· هل تريد أن يعتدي علي ليـ···''، أنا أقضي الليل جالسة بالقرب من ابني لأحرسه· وتؤكد بأن ابنها في السنة الثانية ابتدائي وتحصّل على معدل 7 من عشرة، وأنه في عطلة حاليا· أخبرتنا هذه الأخيرة بأنها تعرضت إلى حادث مرور صبيحة اليوم في باب الوادي، حيث صدمتها سيارة (من نوع رونو 4)، وأصابتها على مستوى الكعب ما اضطر نقلها إلى المستشفى لتلقّي العلاج اللازم· وقبل مغادرتنا المكان طلبنا منها أن توافق على أن نزورها من حين إلى آخر، وأن نستفسر عن أمورها وأحولها، فوافقت على ذلك، بشرط أن لا تلتقط لها صور· انتهت رحلة البحث عن المتشردين في يومها الأول، وفنّدنا بذلك ما أخبرنا به بعض من التقينا بهم بأن ''لا متشردين في العاصمة منذ انطلاق فعاليات الجزائر عاصمة للثقافة العربية .''2007 في اليوم الموالي، كنا بالقرب من حديقة صوفيا، كانت الساعة تشير إلى حدود التاسعة ليلا، ودرجة الحرارة تقارب 11 درجة مئوية· اقتربنا منها وطلبنا منها أن تسمح لنا بالجلوس بقربها· اسمها ''الزهرة''، تبلغ من العمر 34 سنة، كانت تضع ابنها في حجرها، ترتدي حجابا وتضع كيسا بجانبها وفراشا (ماطلا) خلفها·· تقول بأنها قدمت من شرشال وبعد 15 سنة من الحياة الزوجية، ''لقد قتلت الجماعات الإرهابية زوجي في حاجز أمني مزيف''· عندما سألناها عن قسوة الحياة في الشارع، تنهدت وقالت ''الصبر نحن شادين في ربي''·· مؤكدة بأنها تعيش في شوارع العاصمة منذ 5 سنوات· - ألم تقدمي ملفا للحصول على سكن؟قدمت ملفا على مستوى الولاية، لكن لم أتلق أي جواب·· تركنا السيدة ''الزهرة''، التي أكدت لنا بأنها تحدثت مع عديد الصحفيين لكن أزمتها لم تحل· وفي حدود الساعة التاسعة و50 دقيقة ليلا، اتجهنا صوب موقف الحافلات المعهود، حتى نستكمل حكاية ''إيمان'' ونتحدث مع ''محمد'' قبل أن يغط في النوم· وبينما كنا نتحدث مع والدته كان ''محمد'' مستيقظا، وأخبرنا بأنه كان ينتظرنا· وكان يلعب بالقرب من والدته التي تجلس في كرسي الانتظار، وقد غير ملابسه التي كان يرتديها نهار أمس· كيف مر هذا اليوم عليكم؟ نسأل فتجيب ''نورمال''··· وتوضح ''لقد خفّ ألم رجلي بعض الشيء''· هل توجهت إلى المستشفى لمواصلة العلاج ومعرفة حجم الإصابة؟ فتقول ''لا··· لم أذهب''··- كيف حالك يا محمد ألم تنم بعد؟ (نوجه كلامنا لابنها)لا ليس بعد (راسما ابتسامة عريضة على محياه)··· لم يصل وقت نومه بعد·· فأنا أقوم بتحفيظه بعض السور والآيات القرآنية قبل أن ينام··· إن هذا هو وقت نومه·أبي يكرهني··انتهت مهمتنا لليوم الثاني على التوالي في حدود الحادية عشرة ليلا، لتنطلق في اليوم الموالي جولتنا في شوارع العاصمة في يومها الثالث· كانت عقارب الساعة قد بلغت التاسعة وأربع وأربعين دقيقة ليلا، أما البرد فكان قارسا، وبلغت درجة الحرارة 9 درجات مئوية، وتوقفت الأمطار عن الهطول بعد يوم كامل من تساقطها·· اتجهنا مباشرة صوب الحديقة المقابلة للبريد المركزي· سرنا بعدها باتجاه البريد المركزي، وفي مدخل العمارة المقابلة، شاهدنا سيدة رفقة طفلين·· كانت الساعة تشير إلى حدود العاشرة والربع ليلا، عندما طلبنا من السائق التوقف بالقرب من حديقة صوفيا، واتجهنا راجلين نحو المكان المحدد·· وبعد أن سألنا إن كان الطفلان ابنيها، قالت المتحدثة بأن أصغرهما فقط ابنها· وأوضحت بأنها ليست متشردة ولكنها متسولة وتقطن في باب الوادي·اسمه ''ش· سيد علي''، يبلغ من العمر 14 سنة، يقول بأنه يخوض تجربة العيش في الشارع منذ فصل الصيف· ويضيف ''والداي مطلقان وكنت أقطن في برج الكيفان··· لي ثلاثة إخوة وأنا أكبرهم''· عندما كان يحدثنا كانت رائحة ''الباتاكس'' (أي الغراء) تفوح منه· - كيف بدأت رحلة المشاكل في المنزل واضطررت للهرب؟كان أبي يتعاطى ''الزطلة'' (أي المخدرات) والكاشيات (الأقراص المهلوسة) وتضاعف حجم الخلاف مع والدتي، إلى أن اتجها إلى العدالة للطلاق··· كان يدخل المنزل في ساعة متأخرة من الليل وهو ''خابط'' (ثمل)، ويدخل أصدقاءه معه، لكن والدتي كانت ترفض ذلك باستمرار، إنه يكرهني كان يأمرني بأن أسرق لأجلب له المال·متشردة فرنسية الجنسيةاليوم الرابع لم يكن أقل برودة من سابقيه فحسب، بل وقفنا فيه على حجم التشرد الذي يعاني منه أطفال ومراهقون·· كانت الساعة تشير إلى حدود التاسعة وتسع وثلاثين دقيقة ليلا، استوقفَنا مشهد سيدة أمام بوابة سينما الجزائر بشارع ديدوش مراد، هي في الأربعين من عمرها، تفترش قطع ''الكارتون'' في تلك الزاوية المظلمة وكانت تجلس بالقرب منها فتاة صغيرة·· وبينما طلبنا منها الموافقة على الحديث معنا، كان عامل التنظيف يصرخ في وجه ابنتها وابنها الأكبر طالبا منهما أن يتوقفا عن بعثرة النفايات، لأنه لم يتمكن من جمعها·خضنا معها في الكلام وعلمنا بأنها تدعى ''زهيرة'' وأنها حامل، فطلبنا منها أن تسرد لنا حكايتها مع الشارع قالت ''أنا أقضي حياتي منذ رمضان الفارط في شوارع العاصمة، فقد خدعني زوجي من خلال بيعه الشقة التي كنا نقطنها بباش جراح''· وتضيف ''لقد تقدمت بشكوى ضده لأنه لا يسمح له قانونا بأن يبيع سكنا ذا طابع اجتماعي''· وتؤكد هذه الأخيرة بأنها تعيش حياة التشرد موسميا، فالمولد النبوي بعد يومين، والعطلة الربيعية على وشك الانتهاء، ليعود أبناؤها الثلاثة للدراسة· ورغم محاولاتنا المتكررة للحديث معهم، إلا أنهم رفضوا ذلك· كانت الساعة تشير إلى حدود العاشرة ليلا عندما توقفنا بالقرب من محل لبيع المأكولات الخفيفة بساحة ''أودان''، حيث لفت انتباهنا سيدة تجلس في قارعة الرصيف·· اقتربنا منها فرفضت الحديث معنا في بداية الأمر عندما علمت بأننا من الصحافة، حيث تقول: كيف تريدون منا أن نعيش، فلولا التسول لمتنا جوعا! كانت السيدة مريم 30 سنة تريد أن تقول الكثير للصحفيين، بمن فيهم العاملون في التلفزيون الذين تحدثوا معها مطولا في حصص عن التشرد والتسول، لكننا فضلنا أن تحكي لنا قصتها مع الشارع، تقول بعد أن تتنهد: لقد اكتشفت بعد 3 سنوات من زواجي بأن الرجل الذي عشت معه متزوج من أخرى تبلغ من العمر 45 سنة، فلم أتمالك نفسي وهربت من المنزل من شدة الصدمة·· وتضيف بأنها قدمت من مدينة وادي سوف، وأنها أنجبت منه ولدين أصغرهما يبلغ من العمر سنة، كان نائما على عكس ''إبراهيم'' البالغ من العمر 3سنوات· بعدها اتجهنا نحو نهج العقيد عميروش، حيث كان عدد من المتشردين من مختلف الأعمار، وما إن اقتربنا منهم، حتى راحوا يغطون وجوههم خوفا من عدسة آلة التصوير·· ''كرهنا من هذا الوضع··· إن المتوحشين يعتدون علينا باستمرار''، تقول ''نصيرة'' 32 سنة· التي تضيف في حديثها معنا ''لي ثلاثة أولاد، واضطررت بعد وفاة زوجي إلى الخروج إلى الشارع، بعد أن رفضت عائلتي أن تتقبلني بوضعيتي الجديدة''· وطلبت منا ''نصيرة'' أن نتحدث مع سيدة أخرى كانت تفترش ''الكارتون''، قالت بأنها ذات جنسية فرنسية، هي ''إيسيا موييز''، 43 سنة، قصيرة القامة سوداء البشرة، تقول بأنها قضت 23 سنة من حياتها في فرنسا، وعندما قدمت إلى الجزائر لتسوية بعض الوثائق سنة ,1986 فشلت في العودة وهي تسكن الشارع منذ 12 جوان .1996 وتقول ''لا أتحمّل اليوم قسوة الشارع كما في السابق فحالتي الصحية تدهورت''· كانت ترتدي ''بوني'' (قبعة صوفية) على رأسها· وتؤكد ''أنا أتحصل على بعض المال بالقرب من الميناء حيث أملأ بعض الوثائق للمستوردين وبعض التجار''· وبالقرب من ''إيسيا موييز''، كان ثلاثة متشردين منهمكين في تناول العشاء، اقتربنا منهم واتضح بأنهم جلبوا ''اللوبيا'' وبعض قطع الخبز، ولم تكن هناك لا ملاعق ولا صحون، كانت ''اللوبيا'' في قارورة ماء معدني وهم يتداولون على شربها الواحد تلو الآخر· بينما كنا نتحدث مع هؤلاء المتشردين، كانت سيدتان متحجبتان بالقرب من مقر وزارة الفلاحة، تطلبان الحديث معنا· أريد أن أبيع كليتي··· لأعيشتقول الأولى المسماة ''فايزة''، 30 سنة، بأنها تبحث عن عمل لتنهي حياة التسول والتشرد، وتضيف ''أريد تأجير منزل وأن أعيش حياة محترمة مثل غيري· لا يغرّك المظهر فأنا مضطرة لارتداء لباس يجعلني أظهر في صورة عجوز حتى لا أتعرض للمشاكل والمضايقات''· فايزة قدمت من مدينة بسكرة وكانت تعمل كخادمة في منزل حلاقة ببوزريعة، لكنها اتهمتها بسرقة مجوهراتها بقيمة 30 مليون سنتيم، ومنذ شهر رمضان وهي تعيش في الشارع نهارا وفي الساعات الأولى من الليل فقط، أما ليلها فتقضيه في منزل بباب الوادي عند ''حبيبتها'' كما تقول· ولا تتردد في التأكيد على أن قسوة الحياة حوّلتها إلى عجوز فعلا، حيث تتوقف عن الكلام برهة ثم تقول ''أريد أن أبيع كليتي، لأعيش بقية حياتي مثل الآخرين''· أما صديقتها فرفضت الحديث معنا، وأخبرتنا ''فايزة'' بأنها أنجبت طفلا (يبلغ من العمر سنتين) من زوجها، وهي تعاني من مشاكل عائلية· ''لقد أخذونا أمس إلى مركز دالي إبراهيم، وتركوا المجانين يعتدون علينا''· تقول فايزة، التي تضيف بغضب ''الكارلاج (البلاط) في الرصيف أحسن من المركز''· وتؤكد في نفس السياق بأنه لا يوجد شيء في ذلك المركز، حتى الغطاء والأفرشة لا توجد· وبعد صمت طويل، تتحدث رفيقتها قائلة ''لقد تشاجر المشرفون على المركز فيما بينهم، لقد قال أحدهم··· لماذا أحضرتهم··· لا يوجد مكان يتسع لهم؟''· كانت الساعة تشير إلى حدود الحادية عشرة ليلا، وفي طريق العودة اتجهنا إلى موقف الحافلات بشارع كريم بلقاسم، كانت ''إيمان'' في وضعيتها المعهودة، ترتدي معطفها الصوفي الأسود وتضع سماعة ''الآم· بي ''3 في أذنيها، أما محمد فقد استيقظ بعد أن شعر بوجودنا· وما إن ألقينا التحية عليهما، حتى أخبرتنا هذه الأخيرة بأن شابا على متن سيارة كان يعاكسها، واضطرت لأن ترمي الحجارة عليه· أما فيما يتعلق برجلها فقد ضمّدت الجرح لكن ليس في المستشفى·- هل تناولتما وجبة العشاء؟أنا لا، لكني اشتريت ''سوندويتش'' لابني··· نحن نتناول وجبة واحدة في النهار· - أين تقضين نهارك؟أتجه إلى حمام صديقتي وفي الليل أعود إلى هذا المكان· انقضت الليلة الرابعة وتركنا أطفال ورجال ونساء الشارع يبحثون عن مواقع للنوم· وفي الليلة الخامسة، كانت الساعة تشير إلى حدود التاسعة و18 دقيقة، سلكنا الطريق باتجاه البريد المركزي، وبالقرب من الإشارة الضوئية وجدنا مراهقا يتسول، واضعا غطاء أصفر اللون على كتفه ويحمل في يده اليمنى قارورة بلاستيكية بها كمية من المشروبات الغازية، ويخفي باليد الأخرى كيس حليب يستنشق الغراء منه· توقفنا بالسيارة بعيدا عنه، وسرنا راجلين نحوه، رفض في البداية الحديث معنا خوفا من عدسة آلة التصوير، لكننا طمأنّاه وغصنا معه في تفاصيل حياته· يقول رضا، 17 سنة، بأنه يعيش حياة التشرد منذ 17 شهرا· ويستطرد ''لقد كرهت الحياة داخل مركز الأحداث بقسنطينة، فهم يبقون علينا بالداخل كالسجناء''· أما عن حكايته مع مراكز الطفولة المسعفة، فيؤكد بأن والديه تركاه أمام باب المركز عندما كان عمره ثلاثة أشهر·· لماذا تستنشق ''الباتيكس''؟ فقال ''لولا ''الباتيكس'' لما تمكنت من الحديث معك، فهي تجعلني هادئا وقادرا على ضبط توازني''· وكما يفكر أمثاله يقول رضا ''أنا أحلم بالحرفة في ''البابور'' فهنا لا عائلة ولا منزل لي''· ويقدم لنا أمثلة عن بعض الشباب في مثل سنه، ممن تمكنوا من عبور البحر والوصول إلى فرنسا وإيطاليا أغلبهم من أبناء الحراش بالجزائر العاصمة·وبينما نحن نسير على متن السيارة في شارع زيغود يوسف، شاهدنا مركبة تابعة للإسعاف الاجتماعي متوقفة، كانت الساعة تشير إلى حدود التاسعة و50 دقيقة ليلا· توقفنا واتجهنا نحو سيدة كان أعوان الإسعاف الاجتماعي يتحدثون معها· وبعد أن رفضت الذهاب معهم، اقتربنا منها وسألناها عن سبب رفضها فقالت ''لست مجنونة حتى أذهب معهم إلى مركز دالي إبراهيم إنه الجحيم··· الرصيف أرحم''· بينما كنا نتحدث معها كانت تفرش قطعا من ''الكارتون''، أما ابنتها نور الهدى البالغة من العمر 6 سنوات فكانت تلعب بالقرب منها· تقول السيدة ''ربيعة'' بأنها قدمت من مدينة فوكة مارين بالقليعة، من أجل التسول، وستقضي الليلة هنا على أن تعود إلى منزلها في اليوم الموالي· وتضيف ''إذا لم أفعل هذا فلن أعيش لأن لدي أربعة أطفال··· وزوجي لا يعمل''· في حدود العاشرة و21 دقيقة، توقفنا بالقرب من موقف الحافلات بشارع كريم بلقاسم، حيث كانت ''إيمان'' رفقة ابنها ''محمد'' في نفس الوضعية، نزلنا وألقينا عليها التحية، وقبل مغادرتنا قالت لنا ''صح مولودكم''·في اليوم السادس والأخير من جولتنا، لم يتوقف منذ بداية الساعات الأولى لليلة المولد النبوي الشريف دوي المفرقعات ومختلف الألعاب النارية·· وانطلقنا في حدود الساعة التاسعة و40 دقيقة باتجاه شارع زيغود يوسف، التقينا بالسيدة ''ربيعة'' في نفس المكان المعهود، سألناها عن سبب بقائها، رغم أنها أكدت لنا أمس بأنها ستقضي ليلة المولد النبوي الشريف مع العائلة، فأجابتنا بنبرة صوت حزينة ''لقد أخذت لهم الدجاج والفاكهة والمفرقعات وعدت''· وأضافت بقولها ''أطلب من بوتفليقة أن يمنحنا سكنا وأن يجد لنا حلا··· أرجوك اكتب هذا في الجريدة''· أما نور الهدى فعلّقت علينا بقولها ''أنت تكتب كل ما تقوله والدتي''··· وأباحت لنا السيدة ''ربيعة'' بأن مزاجها معكّر· وبينما نحن نتأهب لمغادرة المكان حتى طلبت مني أن تكتب بعض الشعر، فأخبرتها بأن عليها أن تملي علي الأبيات لأدوّنها، لكنها رفضت ذلك مؤكدة بأنها تجيد الكتابة، فسلّمناها القلم والورقة وكتبت أبياتا بالشعر الملحون لخصت فيها معاناتها وقصتها مع الحياة، حيث تقول···''هذه الدنيا هي لغدرت بيا··· حتى وليت في زنقا مرميا··· نطلب صبحا وعشيا··· بهذه المعيشة منيش هنيا··· ماتو كل أهلي وماليا···· ما بقى لي حد غير بناتي لعزاز عليا''· أوقفنا السيارة في حدود الساعة العاشرة وربع ليلا، في نهج العقيد عميروش، كانت مظاهر الاحتفالات بادية، اقتربنا من المتشردين الذين يجتمعون في مدخل البناية المقابلة لوزارة الفلاحة، وكانت أول من تحدثنا إليها ''ابتسام'' 19 سنة، التي كانت ذات مظهر لائق وتدخّن سيجارة· تقول بأنها اضطرت للعيش في الشارع بسبب طلاق والديها وكثرة المشاكل العائلية· وتضيف ''أنا أعيش في الشارع منذ 10 سنوات''· أما عن مستقبلها فتجيب بلا تردد ''لقد ضاع كل شيء''· الغريب في حكاية ''ابتسام'' أنها أم عازبة، وتربي ابنتها عند مربية مقابل دخل شهري· ومن أين تحصلين على المال؟ نسأل فتقول ''لا أكذب عليك·· أسرق··· فأنا أضرب الجلدة والجيب في شوارع العاصمة''· ألم يتم توقيفك من قبل؟ ''لم يحدث معي هذا فأنا أسرق باحترافية''· وعن ''المدخول اليومي''، تؤكد بأنه ما بين 10000 و20000 دينار· وفي طريق عودتنا للقاء ''إيمان'' لم نجدها في المكان المعهود···أما ''ك·ياسين''، 23 سنة، فوضعه لا يختلف عن سابقيه، لقد قدم من مدينة الرويبة وهو يعيش حياة الشارع منذ 11 سنة· دفعته المشاكل العائلية إلى الهرب، ويؤكد بأن طلاق والديه حطّم حياته· عندما سألناه عن وجبة العشاء التي تناولها هذه الليلة، تردد قليلا ثم قال ''بصراحة··· لم أتناول شيئا''·- أين تنام؟ هنا في الرصيف··- هل تجد ما تفترشه لتنام؟ لا، لم نعد نجد ''الكارتون'' كما في السابق، فمنذ أن أصبح جمع ''الكارتون'' مهنة أصبح من الصعب العثور عليه· إن ''تونيك'' سبّبت لنا أزمة كارتون حقيقية·- ما الذي تحس به في مثل هذه الليلة؟ لا شيء، لكن أنتم ترون بأن لا أحد تذكّرنا في المولد النبوي الشريف·تركنا جميع من التقيناهم··· ومع كل واحد منهم حكاية مع الشارع··· لكن السؤال الذي يبقى مطروحا: ما هو مصير ''إبراهيم'' البالغ من العمر 3 سنوات و''نور الهدى'' البالغة من العمر 6 سنوات، ومحمد وغيرهم؟· الأكيد بأنه لن يختلف عن المصير الذي آل إليه رضا، سيد علي، ابتسام وغيرهم·· سيبقى الشارع والرصيف مسكنهم و''الكارتون'' فراشهم··· ولن يتغير ديكور العاصمة ليلا··· وسيتحول هؤلاء من ضحايا إلى مجرمين، حيث السرقة والقتل والشذوذ الجنس
المصدر: روبورتاج: زبير فاضل 2007-04-05




Thursday, April 05, 2007

Un dirigeant du "polisario" sauvagement agressé par des militaires algériens habillés en civil

Un dirigeant du "polisario", Naâma Joumani, a été sauvagement agressé par des éléments de l'armée algérienne habillés en civil, dans une tente, dans les camps de Tindouf au sud de l'Algérie, apprend-on jeudi de source présente sur les lieux.
La victime, un ancien ministre du soi-disant gouvernement du "polisario", a perdu connaissance suite à cette agression et a été emmené par ses agresseurs dans un lieu inconnu, tandis que les recherches se poursuivent dans les camps de Tindouf pour arrêter une autre personne, nommée Mohamed Ould Selma Ould Rguibi, ajoute la même source.
Cet événement survenu mardi dernier vient enflammer une situation déjà explosive dans les camps de Tindouf où règne une tension extrême, qui témoigne de l'état d'insécurité qui y prévaut et renseigne sur la mainmise de l'Algérie sur les décisions du "polisario", poursuit la même source, qui souligne le ras-le-bol des populations des camps de Tindouf vis-à-vis des agissements des séparatistes.
Le "polisario" et l'Algérie, fait-on remarquer de même source, recourent à "une politique de fuite en avant" au service des séparatistes au moment où les populations des camps de Tindouf commencent à entrevoir une lueur d'espoir en raison du consensus affiché par la communauté internationale "sur la nécessité de sortir de la crise à travers une solution politique et objective".
(Tindouf, 05/04/07 MAP)

Wednesday, April 04, 2007

Algérie : un journaliste de "El Khabar" enlevé sous la menace par des inconnus

Un journaliste algérien du quotidien "El Khabar" a été enlevé, lundi dernier à Alger, par des inconnus qui l'ont retenu plusieurs heures avant de le relâcher, rapporte mardi ce même quotidien.Mourad M'Hamed a été contraint par quatre individus de monter à bord d'une voiture sous la menace d'un pistolet, alors qu'il se trouvait près du tribunal de Cheraga ( banlieue ouest d'Alger), indique le journal.Il a été interrogé à propos de ses écrits sur les questions de sécurité et les affaires de corruption, et soumis à "des intimidations et des tortures psychiques", selon la même source.Après avoir été retenu pendant plus de huit heures dans un lieu inconnu, le journaliste a été relâché dans un autre quartier de la capitale, ses ravisseurs ayant pris soin de maintenir leur otage dans une position où il ne puisse pas reconnaître le trajet.Les services de police, contactés par le journal, ont entamé des investigations sur cette affaire et le procureur général près le tribunal de Cheraga a ordonné l'ouverture d'une enquête, précise-t-on de même source
(ALM 05/04/2007)

Tuesday, April 03, 2007

Génuflexions algériennes

Qu'est-ce qui pousse certains responsables algériens, relayés par une certaine presse, à ruer dans les brancards ? Comment expliquer la nervosité à laquelle ils cèdent, au moment où le projet d'autonomie élaboré par le Maroc continue, d'une capitale à l'autre, de recevoir un soutien explicite ?Le Maroc, après avoir récupéré en 1975 ses provinces sahariennes, a entrepris une œuvre gigantesque de reconstruction. Conforté par un accord solennel, signé le 14 novembre de la même année avec l'Espagne et la Mauritanie, il a parachevé pour ainsi dire à la fois la décolonisation et recouvré son intégrité territoriale dans la partie sud. Les Nations unies, toutes instances confondues, ont entériné solennellement l'accord de Madrid par une résolution de l'Assemblée générale qui en a pris acte. Que les gouvernements algériens se fussent l'un après l'autre opposés, non sans rage, à la décolonisation du Sahara et à son retour à la mère patrie, ne nous étonne pas mais ne peut pas ne pas nous abasourdir.Une série de questions nous interpellent : si l'Algérie se dit à ce point attachée à la charte des Nations unies, à la mise en œuvre des résolutions et de l'esprit de l'organisation mondiale, pourquoi piétine-t-elle un accord de décolonisation mis en œuvre sous l'égide de l'Onu ? Si elle ne cesse d'affirmer à tout bout de champ qu'elle n'a jamais été « impliquée » ou « intéressée » par la question du Sahara, pourquoi s'acharne-t-elle à être en première ligne, à se substituer à sa créature de polisario pour investir forums, assemblées, instances de par le monde que sa propagande ne cesse de seriner ? Ce qu'elle ne fait pas avec l'engagement passionné et requis pour le peuple de Palestine ! La décolonisation algérienne en juillet 1962 ne s'est pas réalisée autrement que par une négociation avec la puissance coloniale qu'était la France et un accord à Evian, entériné lui aussi par la communauté mondiale, incluant de surcroît d'un bloc le Sahara algérien dont personne ne pouvait – et surtout pas De Gaulle – contester l'algérianité. Il est tout de même paradoxal de voir comment le solipsisme algérien pousse à l'aveuglement : ce qui est valable pour moi, ne peut l'être que pour moi ! Bernique pour les autres. On en vient à la question essentielle : le projet d'autonomie est une initiative de S.M. le Roi Mohammed VI, désireux d'en finir avec l'anachronisme qu'incarne cet injustifiable et inqualifiable irrédentisme algérien.Les plans de paix successifs, l'option référendaire, l'entente à un niveau maghrébin se sont noyés dans les dédales d'une vision algérienne inchangée mais vouée au désastre, tant il est vrai que les mécanismes ont changé : au Maroc, c'est une vision novatrice ; en Algérie, ce sont les mêmes réflexes des années soixante-dix et les mêmes tics de langage qui prévalent.
(Le Matin 02/04/2007)

Monday, April 02, 2007

La pauvreté en Algérie, menace plus grave que le GPSC

A en juger par les égorgements et les attentats à la bombe figurant en bonne place sur son site internet, le GSPC incarne la menace politique la plus grave pesant sur l'Algérie.
Le Groupe salafiste pour la prédication et le combat s'est fait plus menaçant encore, du moins en apparence, le 13 septembre, quand il a annoncé qu'il rejoignait Al Qaïda au moment où le numéro deux de la nébuleuse islamiste armée, Ayman al Zaouahri, s'en prenait directement à la France.
Mais pour les Algériens qui ont vécu 14 années d'un conflit meurtrier entre l'armée et des groupes islamistes radicaux, l'agitation sociale et la montée en puissance du crime organisé favorisés par la pauvreté sont bien plus graves encore.
L'emploi, le logement, la santé et l'éducation doivent être au coeur de l'effort de stabilisation de ce pays producteur de pétrole comptant 33 millions d'habitants, qui peine à se remettre du traumatisme des années 1990.
S'il inquiète encore, le GSPC est incapable de mener à bien les attentats spectaculaires qui sont la marque de fabrique d'Al Qaïda, estiment des analystes pour qui l'annonce de son ralliement au réseau d'Oussama ben Laden peut être interprété comme un signe de faiblesse.
"Le désarroi interne du GSPC le pousse à trouver un soutien extérieur", écrit ainsi l'influent quotidien algérien Liberté. "Même s'il conserve sa capacité de nuisance, il n'en est pas moins vrai que le groupe terroriste a du mal à agir sur son sol."
"LEURS MENACES NE NOUS FONT PAS PEUR"
Le GSPC, qui a rejeté l'amnistie accordée par le gouvernement aux rebelles afin de tourner la page de la violence, avait déjà publié en septembre 2003 un communiqué dans lequel il disait prêter allégeance à Al Qaïda.
Pour certains - et notamment, bien sûr, les services de sécurité - la réitération de cette allégeance dénote que le groupe est en perte de vitesse.
"Leurs menaces ne nous effraient pas", souligne à ce sujet Ali Tounsi, directeur général de la Sûreté nationale, cité par le journal El Watan.
"S'ils avaient les moyens de faire quelque chose (comme Al Qaïda), ils l'auraient déjà fait. Nous avons pris toutes les mesures et disposons de toutes les ressources nécessaires pour garantir la sécurité."
"Pour le GSPC, si vous agissez sous le nom d'Al Qaïda, cela vous rend plus attractif", affirme pour sa part le membre d'un service européen de sécurité.
Le conflit en Algérie a fait jusqu'à 200.000 morts, selon les estimations. Il a été déclenché par l'annulation en 1992, par l'armée, d'élections que le Front islamique du salut, parti islamique radical, était en passe de remporter.
Les violences se sont fortement atténuées ces dernières années, mais un demi-millier de rebelles armés sont toujours dans le maquis, bien décidés à renverser le gouvernement et à le remplacer par un Etat islamique pur et dur.
"Les moyens opérationnels du GSPC semblent très limités", estime toutefois Sarah Meyers, analyste auprès du Control Risks Group, groupe anglais spécialisé dans l'évaluation des risques-pays.
SE RECENTRER SUR LE SOCIAL
Le plus gros défi qu'ont à relever les autorités est à présent de nature économique, un secteur négligé dans les années 1990.
"Le pays sort d'un conflit civil incroyablement brutal au cours duquel le gouvernement s'est concentré principalement sur les problèmes de sécurité", souligne Meyers. "Les problèmes sociaux ont été relégués au second plan pendant plus d'une décennie."
Selon les autorités, le taux de chômage est de 15,5% mais des analystes indépendants évoquent un chiffre bien plus élevé. Ecotechnics, une société de conseil privée, l'estime à 24%.
L'Algérie peine à se réformer après plusieurs décennies de planification centrale mais la corruption, la bureaucratie et l'opacité des procédures freinent les investissements étrangers et l'importation de savoir-faire.
L'économie a été sous la coupe rigide de l'Etat jusqu'au début des années 1990 et de nombreux Algériens souhaitent que ce dernier utilise les revenus du gaz et du pétrole pour créer des emplois.
Les autorités ont conscience que la colère suscitée par le chômage et le sentiment d'abandon de la population ont facilité les efforts de recrutement par les groupes islamistes radicaux dans les années 1980 et au début des années 1990.
Elles sont déterminées à ne pas laisser les islamistes exploiter ce mécontentement une nouvelle fois.
"Exportatrice de richesse et importatrice de pauvreté: c'est le triste Etat de notre économie", a déclaré l'ancien Premier ministre Ahmed Benbitour. "Si rien n'est fait pour investir dans le secteur productif, une explosion sociale est probable."
par William Maclean
ALGER (Reuters)

Algérie: les confidences d'un agent de l'anti-terrorisme international

Voici le récit des recherches d'un ancien expert algérien qui a exercé pendant plusieurs années à la cellule antiterrorisme de la gendarmerie et auprès de la P.J(Brigade Nationale) et à différents niveaux de l'appareil judiciaire en Belgique. Mohamed ZAIOUR était notamment chargé d'examiner certains dossiers relatifs au terrorisme international. Mohamed ZAIOUR a commencé à avoir de sérieux ennuis avec certains hauts fonctionnaires de l'appareil judiciaire et des services secrets belges lorsqu'il a mis au jour les étranges pratiques de certaines brigades, de certains cadres de l'appareil policier et de certains magistrats dans la conduite des enquêtes sur la criminalité violente, notamment en matière de braquages de fourgons. Le jour de l'exfiltration vers la Suisse par les Services Secrets Belges de Bart VAN LIJSBETH de la tête de pont du G.I.A. : Ahmed Zaoui, Mohamed ZAIOUR sera victime d'un attentat dont il réchappe miraculeusement. Si l'on a pu croire, sur le moment, à un accident fortuit, la suite des événements, les recoupements et les recherches permettent, aujourd'hui, d'affirmer avec certitude qu'il s'agissait bien d'une tentative d'assassinat camouflée en accident de voiture. Entre-autre, l'ultimatum adressé par le G.I.A. en mois de juin 1999 faisait état de l'existence d'un "pacte secret" entre l'entreprise terroriste et les services secrets de Bart Van Lijsbeth. Celui ci porterait sur le départ de Zaoui accompagné d'un gel de l'activité des services algériens sur le sol Belge. L'an dernier "L'investigateur' a consacré plusieurs articles à ces "dysfonctionnements" dignes de l'opération "Othello". Par une curieuse coincidence, immédiatement après la publication de ces informations, d'une part un certain ballet diplomatique s'est engagé de Bruxelles vers Alger, d'autre part une série de perquisitions sans mandats a eu lieu au domicile de proches de Mohamed ZAIOUR.... Aujourd'hui, Mohamed ZAIOUR réagit à la publication d'un livre sur l'Algérie des généraux publié aux éditions "La découverte", sous le titre "SALE GUERRE" écrit par Habib SOUAIDIA, un ancien para des forces spéciales des forces spéciales de l'armée algérienne, par la publication prochaine d'un livre explosif qu'il a remis à plusieurs reprises et dont nous publions en exclusivité les bonnes feuilles. Dans son ouvrage, Habib Souaidia affirme: "Hormis quelques intellectuels, responsables d'organisations non gouvernementales et autres journalistes, la communauté internationale est restée bien silencieuse" devant les horreurs commises par l'armée, la police, la gendarmerie et les milices du pouvoir. "J'ai vu des collègues brûler vif un enfant de quinze ans, j'ai vu des militaires massacrer des civils et faire passer ces crimes pour ceux des terroristes...". "Je ne veux en aucune manière me sentir complice d'un crime contre l'humanité." " J'ai vu trop de choses horribles, je ne peux me taire " Je m'appelle Mohamed Zaïour. Je suis un ancien auxiliaire de la justice Belge. J'ai trente quatre ans. Je suis né en 1967 au centre de la wilaya (département) d'Alger, à quelques pas de là où est tombé " Ali la Pointe ". Un grand héros de la guerre d'Algérie. Engagé volontaire, en 1993, dans les rangs de la justice Belge, et exerçant dans certains cercles de l'appareil judiciaire, aux cotés de certains services de police et de sécurité, j'étais loin de penser que j'allais être, de ce balcon, un témoin très direct des dessous de la tragédie qui frappe mon pays : l'Algérie. Beaucoup parmi ceux qui prétendent, dans certains milieux occidentaux, se préoccuper de la situation algérienne savent, même s'ils ne l'avouent jamais, qu'au delà de l'ampleur des abominations commises contre le peuple par les terroristes à l'intérieur de l'Algérie, il y a les machinations de ceux qui aiguisent leurs machettes à l'extérieur. Si les crimes des uns ont été largement médiatisés, et - prétendument - unanimement condamnés, ceux de ceux qui aiguisent les machettes des tueurs (agents de pénétration, agents d'infiltration, espions de tous bords…) n'ont jamais été évoqués. Hormis quelques intellectuels sincères, quelques journalistes honnêtes, les chasseurs de scalps, drapés de dignité de théâtre, opérant sous de multiples couvertures, se nourrissent, eux, du sang des enfants d'Algérie. J'ai vu de hauts cadres de l'appareil judiciaire et policier, dont le magistrat national, lui même, marginaliser des magistrats instructeurs, scinder leurs dossiers, les empêchant, par là, d'aboutir à la vérité judiciaire. Un cas de figure: Deux braquages. La même bande. Deux juges. Deux services d'enquête différents. L'œuvre répugnante du magistrat national André Vandoren. Un personnage sinistre, hideux, qui, au lieu de s'inspirer de la lettre et de l'esprit de la loi, appliquait, en concertation avec ses comparses, des stratégies bien particulières. J'y reviendrais plus loin d'une manière plus étayée. Les gens éloignés de la réalité opérationnelle n'y comprenaient rien. Présent dans le secteur depuis quelques années, j'ai eu l'occasion de m'imprégner du mode de fonctionnement de la hiérarchie du ministère public à l'échelle du magistrat national précisément. J'avais le privilège de disposer d'une vision plus large des phénomènes criminogènes traités au niveau de ce haut magistrat. J'ai vu des actes de procédure criminelle dans les poubelles et les responsables se plaindre du " manque de moyens " pour, soit disant, traiter le crime organisé et le terrorisme international. Ils n'osent pas dire ouvertement " le gérer " pour pouvoir, pour le compte du " Réseau ", l'utiliser, notamment, pour déstabiliser l'Algérie… Invraisemblable! Vous me direz. J'y reviendrai et je le prouverai plus loin quand je traiterai de ceux qui, à l'image des phalangistes de " Sabra et chétila ", ne laissent derrière eux, en souvenir de leur macabre passage, que des corps sans vie et des ruines. J'ai vécu une manipulation, de sang froid, de procédures criminelles par des magistrats du Ministère public encouragés par leurs chefs, et assisté, aux premières loges, à " l'assassinat " d'un suspect, sur recommandation. En fait, de " suspect ", il n'avait que sa nationalité Algérienne et avait découvert l'indécouvrable. J'ai vu trop de choses. Je ne veux pas me taire. Ce sont là des raisons suffisantes pour briser le mur du silence Alors, pourquoi avoir attendu jusqu'à aujourd'hui pour témoigner ? Parce que j'avais besoin de démasquer l'ensemble des composantes du " réseau " et de localiser le noyau central et moteur de l'entreprise. Dés ma découverte, il y a de cela quelques années, de ses premières ramifications, je me suis dit qu'il fallait que je parle, un jour, des coulisses de " la sale guerre d'Algérie ". Je venais de réaliser que celle ci n'était pas un simple conflit entre " les méchants terroristes " venus violer les femmes et égorger les enfants et les " gentils " algériens, civils ou militaires, venus les protéger. Si tel avait été le cas, l'Algérie aurait déjà vaincu. Aujourd'hui, je veux répondre à ces voix qui continuent de s'élever, en Algérie et ailleurs, et plus ailleurs qu'en Algérie, à dessein de ternir l'image de ce pays en frappant ce qui reste d'intégrité aux femmes violées et aux orphelins. Cet ouvrage est également une réaction à de véritables " ballets d'espions " qui font de la déstabilisation de l'Algérie une opération d'envergure, multipliant les concertations, les moyens, les méthodes, puisant dans la souffrance des familles du terrorisme aveugle d'Algérie des cris pour des allégations ultérieures, et dans le désarroi des mères de citoyens disparus des accusations dont ils se font, au grès d'intérêts, hier occultes et aujourd'hui révélés au grand public, les " Rapporteurs " devant les instances internationales et à travers les médias. Si j'ai choisi de passer du stade de l'observation à celui du témoignage, c'est surtout pour libérer ma conscience, car je ne veux en aucune manière, y compris en gardant le silence, me sentir complice de " Crimes au nom de l'humanité ". Il faut révéler aux peuples et aux instances du monde les dessous de cette grande manipulation. Celle ci est l'œuvre de plusieurs personnalités mondaines aux ramifications mafieuses, organisées en réseaux secrets, structurés, hiérarchisés, financés. Ces seigneurs et reines de la déstabilisation sont flanqués dans leur répugnante besogne de tout un arsenal " d'agents de pénétration ". Pour mieux cerner ce concept, je dirai qu'un agent de pénétration est un personnage mis en place par une " organisation " ou un service de renseignement dans une organisation adverse et au centre d'intérêts magistraux, afin d'y collecter des informations de l'intérieur. Pour cela, il dispose d'une " couverture " préparée de longue date, grâce à laquelle il se fera, plus facilement, admettre au sein de " l'organisation ". Nous noterons, cependant, que cette dernière peut épouser plusieurs formes et sa qualification varie, par conséquent, selon son objet. Les parrains belges de la déstabilisation répètent en coulisses qu'on ne " peut mettre à genoux l'Algérie qu'en manipulant les droits de l'homme ". Propos retors, certes, mais cela résume parfaitement l'état d'esprit des " aiguiseurs de machettes " à Bruxelles, et leurs comparses d'ailleurs. Pour autant mon intention n'est absolument pas de dédouaner les terroristes islamistes de leurs crimes, et le sous lieutenant Souaidia, dans son livre " LA SALE GUERRE ¹ " , auquel je ferai référence, confirme qu'ils existent bien, ni de diaboliser des personnes sincères. Je suis bien placé pour savoir que les terroristes armés ont commis des horreurs. Mais, contrairement à certains auteurs, dont la formation et l'expérience sur le terrain, autant que la tendance d'ailleurs, me paraît, à juste titre, extrêmement cloisonnée, je peux, pour ma part, modestement, autant prouver la présence d'abominations terroristes que l'existence d'une stratégie de déstabilisation de l'Algérie, en identifier les acteurs et en démonter les stratagèmes. Je désignerais ainsi, en le " Réseau ", la caisse de résonance des terroristes à l'extérieur du territoire algérien. Pour ceux qui me connaissent, je ne suis pas un grand spécialiste de la discipline particulière du " Contre Espionnage " en général, et de " La lutte antiterroriste " en particulier, et à l'instar de gens devenus célèbres, je reste conscient de ce que je n'arrive certainement pas à la cheville de grands opérateurs et académiciens formés en la matière. Je puis néanmoins prétendre être un homme d'une intelligence opérationnelle moyenne. J'essaie d'éviter, tant que faire se peut, la rétorsion et le retournement par les " réseaux ". Je pense aussi que l'histoire de mon pays n'a pas besoin d'être, encore une fois, travestie comme beaucoup voudraient le faire. Je pense qu'il faut sans cesse dire que les malheurs actuels de l'Algérie trouvent, en grande partie, leurs origines dans le travestissement de la réalité de l'histoire par les acteurs de la stratégie d'anéantissement. Sale et traître est la guerre menée par les mains extérieures contre le peuple algérien. Aujourd'hui, il faut savoir regarder la vérité en face. Il faut en finir avec les mensonges. Que les dépassés parmi les diplomates rengainent leur art , et que les dignitaires cessent de jouer du protocole. Coup d'état belge en Algérie Le terme tonne très fort, et pourtant c'est de cela qu'il s'agit. Ma conviction est qu'un officier de l'armée censé être un opérateur, un homme de terrain, et présenté comme un homme expérimenté aux techniques diverses de lutte contre la subversion, n'a pas le droit de sonner à la porte d'un réseau d'espionnage et de déstabilisation. Le " Réseau " qui nous intéresse est organisé, structuré, hiérarchisé, et a dans ses desseins l'élaboration d'un réel coup d'Etat en Algérie. Il cible, en premier lieu, l'anéantissement de ses premières lignes de défense. Je suis navré de désigner du doigt celui dont l'ouvrage " SALE GUERRE " fait la coqueluche des membres du " Réseau " qui, en agissant de la sorte, pour la n me fois, par interposition, d'une manière lâche et dérobée, tendent à animer leurs soirées mondaines de récits de victoires macabres. Pour l'auteur inspiré, si l'erreur de frapper les siens est, aussi lourde puisse t-elle être, passible de clémence, et le grand peuple d'Algérie, connu pour être l'un des derniers peuples guerriers, est un peuple qui pardonne, tomber dans une embuscade montée par un " réseau structuré d'espionnage et de déstabilisation " n'est pas digne d'un académicien diplômé de " kalaat el chadjaa oua el oussoud " ( la citadelle de l'héroïsme et des lions ), fierté de l'Armée Nationale Populaire( ANP ). C'est parce que l'erreur personnelle de l'homme est telle que je descends, moi, modestement amateur, récupérer ce qui reste d'honneur à ceux qui jouent au " jeu " de ceux que j'ai choisis de surnommer les " aiguiseurs de machettes ", en désignant du doigt, au grand public, le " Réseau ", et par là, non seulement montrer à un jeune officier subalterne, formé certainement pour aller au combat, sur une " carte topographique ", dans quel type d'embuscade il est tombé, mais également, et surtout, convier les baroudeurs de la déstabilisation à goutter à un art qui, sous ses enfants, n'est que d'Algérie. Les réseaux ne se neutralisent pas à la " Défense anti aérienne ( DCA) ", ni au missile sol sol SAM ou au char T 72. D'autres disciplines, d'autres modes opératoires, d'autres techniques, d'autres types d'analyses, sont applicables en la matière. Rien, absolument rien ne pourra justifier la mort inutile de dizaines de milliers de civils. Rien, absolument rien ne peut justifier le recrutement d'un officier par un réseau d'espionnage et de déstabilisation. Ce modeste ouvrage qui tient du témoignage et de l'analyse est autant un message clair aux personnes qui y sont cités qu'à d'autres qui se reconnaîtront. Elles comprendront que c'est parce que l'agression grossière portée à l'encontre de l'Algérie, ce jour, est telle, et l'affront de leur élaboration de l'arrestation des chefs de l'Armée Algérienne, fierté du grand peuple libre d'Algérie, est de taille, que j'ai décidé de les faire sortir définitivement de l'ombre. Ce sont ceux qui ont déclaré la guerre à l'Algérie, planifient, depuis quelques années, pour la déstabiliser, qui tentent, aujourd'hui, par des procédés lâches et divers, en détournant l'arsenal judiciaire international que certains de leurs espions ont inspiré à cette fin, de faire procéder à l'arrestation des chefs de son armée. Ce sont ceux que j'ai choisi de surnommer : les Putschistes du Royaume.

Friday, March 30, 2007

Oran, Quartier St Pierre : Recrudescence de la délinquance

Il ne se passe pas un jour à St Pierre sans que l’on ait à enregistrer de nouvelles agressions en tous genres. Des familles entières paient à présent le lourd tribut du laxisme devant la violence générée par les malfrats qui secouent, chaque heure, ce quartier du centre-ville d’Oran.
Que ce soit à la rue Cavaignac, à la rue Marcel Cerdan ou à la place Hoche, la colère des riverains augmente au fur et à mesure des agressions qui vont crescendo. Apeurés, certains citoyens craignent désormais pour leur devenir et celui de leurs enfants. Dans ce quartier convulsif, particulièrement ciblé par les délinquants, les habitants, la peur au ventre, préfèrent s’enfermer chez eux dès la nuit tombée. Une question de vie ou de mort qui taraude les esprits des riverains et des commerçants. « Nous avons gros sur le cœur », se lamentent des habitants alertés par notre présence. « Les bandes de voyous semblent dicter leur loi, ici, à St Pierre. Nous sommes à la merci des malfrats qui veulent semer le trouble dans ce quartier. Nous sommes rudement affectés par un quotidien insupportable », lâche un commerçant de la rue Cavaignac, plusieurs fois agressé. Le souvenir de son magasin d’électroménager cambriolé est encore vivace. « C’est au nez et à la barbe des gardiens de nuit que mon commerce a été visité », explique ironiquement notre interlocuteur. Mais, il récuse en bloc les rumeurs selon lesquelles des gardiens de nuit seraient de mèche avec les malfaiteurs. « Les gens ont peur de parler, mais a-t-on cherché les causes ? », s’interroge pour sa part un habitant, lui « aussi » agressé à deux reprises.
Jeunes désoeuvrés
Entre temps, les citoyens n’en finissent pas de réclamer une présence plus accrue des services de sécurité, surtout que des bandes rivales se sont manifestées tout récemment. En effet, depuis le début de ce mois, plus d’une trentaine de femmes ont été agressées et certaines ont été blessées. « De jeunes désoeuvrés sont à présent « engagés » par les adultes qui les poussent à commettre des vols à la tire sur des personnes faibles ou isolées, c’est le premier palier de l’apprentissage de la canaille », affirment des commerçants au bout du rouleau. Malgré un dispositif de sécurité important et des opérations coup de poing menées régulièrement par les éléments de la sûreté de wilaya, les malfrats parviennent cependant à s’attaquer aux biens et aux personnes. En 2006, 178 individus arrêtés pour divers chefs d’accusation ont été écroués pour agressions, violence et voie de fait, vols par effraction et vols à la tire.
(EL WATAN 30/03/2007)
Un algérien victime du systéme mafieu des généraux au pouvoir. Où est parti l'argent des hydrocarbures?
La mafia du polisario, par contre est bien entretenue par le systéme algérien mafieu

Thursday, March 29, 2007

Une sahraouie marocaine livre à Copenhague un témoignage poignant sur l'enlèvement de son père par le Polisario

Après Genève où elle avait été reçue le 22 mars dernier au siège du Conseil des droits de l'Homme, Mme Malika Kriti, une sahraouie marocaine de 35 ans, a livré récemment devant les responsables d'organisations danoises des droits de l'Homme, un témoignage émouvant sur l'enlèvement de son père en 1975 par les séparatistes du Polisario et dont elle n'a aucune nouvelle depuis.
Mme Kriti, qui a été reçue à la représentation d'Amnesty International à Copenhague, au département des droits de l'Homme et à l'Institut danois des droits de l'Homme, a raconté, les larmes aux yeux, devant les responsables de ces organismes que son père, Souilem Ould El Haj El Bachir, dont elle ignore s'il était encore en vie ou mort, avait été enlevé pour avoir exprimé son indéfectible attachement à l'intégrité territoriale du Maroc et marqué son opposition à tout marchandage sur la question première du Royaume.
Après avoir rappelé que son père avait adhéré au premier mouvement de lutte contre l'occupation espagnole des provinces du Sud du Maroc, Mme Kriti a fait savoir qu'il avait continué son combat contre les thèses des séparatistes du Polisario, visant à créer un Etat fantomatique au Sahara marocain.
Mme Kriti a lancé à cette occasion un appel à la communauté internationale et aux ONG pour mettre à nu les violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf en territoire algérien, et sensibiliser l'opinion publique internationale sur les véritables desseins des dirigeants du Polisario.
Elle a émis l'espoir de voir son appel trouver une oreille attentive auprès de la communauté internationale pour faire toute la lumière sur la disparition de son père et les disparitions de centaines d'autres Marocains, dont le seul tort est de défendre leur marocanité.
Mme Kriti a fait état à cet égard des souffrances endurées par les familles des disparus et de leur quotidien insoutenable.
"Je ne peux pas vous décrire les souffrances qu'endurent les enfants, devenus aujourd'hui des hommes et des femmes, et qui s'interrogent toujours sur le sort de leurs proches", a-t-elle dit, rappelant qu'elle avait adressé des lettres à plusieurs ONG nationales et internationales au sujet de la disparition de son père, sans avoir des réponses à ses sollicitations.
Elle a exhorté en conclusion ses interlocuteurs et à travers eux, toutes les personnes éprises de paix et de justice, à l'aider, elle, ses soeurs et ses frères à élucider les cas des disparitions et à dénoncer les pratiques d'assassinats, de tortures, de disparitions, de procès extrajudiciaires et de détournement de l'aide humanitaire destinée aux séquestrés des camps de Tindouf.
Le directeur de l'Institut national danois des droits de l'Homme, M.Christopher Ulrik Badse, a assuré Mme Kriti de la pleine disposition de son organisme à entreprendre toutes les démarches nécessaires pour éclairer l'opinion publique internationale sur la réalité de la situation dans les camps de Tindouf.
Il a également adressé une lettre au représentant danois auprès des Nations Unies, M. Morten Kjaeum pour l'informer du contenu de la rencontre de Mme Malika Kriti avec les responsables D'Amnesty International, du département des droits de l'Homme et de l'institut national des droits de l'Homme.
(Copenhague, 29/03/07 -MAP)

Dossier de l’affaire Khalifa, la justice enquête sur de hauts cadres de l’Etat

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, a annoncé hier l’ouverture d’une enquête judiciaire sur de hauts cadres et responsables impliqués dans l’affaire du groupe Khalifa.
Cette enquête, menée par trois magistrats de la Cour suprême, concerne l’ensemble des personnalités dont les noms figurent dans les procès-verbaux du dossier Khalifa. Tayeb Belaïz, qui s’est exprimé en marge des travaux de l’APN, a également parlé d’« un autre dossier » qui fait actuellement l’objet d’une enquête au tribunal de Chéraga, sans le spécifier. Le procès marathonien de la caisse principale de la banque Khalifa – qui s’est terminé le 21 mars – n’est en fait que le premier d’un « feuilleton » qui s’annonce fracassant. D’autres procès concernant notamment Khalifa Airways seront ouverts dans les mois à venir. La déclaration de Tayeb Belaïz intervient après les nombreuses exclamations qui ont suivi le premier « procès Khalifa », qui a été marqué, faut-il le rappeler, par de retentissantes révélations. Plusieurs noms d’anciens ministres, de ministres en exercice, de chefs d’entreprises publiques, qui ne figuraient pas dans l’arrêt de renvoi, ont été éclaboussés. D’autres hautes personnalités de l’Etat, citées comme témoins, ont reconnu leur « responsabilité » dans cette affaire, sans qu’elles soient « inquiétées ». Même si le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, avait déclaré, pendant que le procès se poursuivait au tribunal criminel de Blida, qu’aucune « ligne rouge » n’a été tracée et que tout responsable impliqué, qu’il soit ministre ou pas, sera traduit devant la justice. L’opinion publique parlait de ce procès comme celui de « lampistes » qui n’a pas touché les principaux coupables. S’agit-il donc d’une réelle volonté de l’appareil judiciaire d’aller jusqu’au bout de cette affaire ou simplement d’une action qui vise à calmer l’opinion publique nationale et internationale ? Seule la suite des événements pourra le dire. Néanmoins, la Cour suprême, faut-il le souligner, a déjà auditionné, deux semaines après l’ouverture du procès, le 8 janvier dernier, deux anciens ministres en suivant la procédure du « privilège de juridiction ». Il s’agissait de Abdelmadjid Tebboune, ancien ministre de l’Habitat, et de Abdeslam Bouchouareb, ancien ministre de l’Industrie. Mais jusqu’à présent, rien n’a filtré sur les conclusions de ces auditions en raison du secret d’instruction qui frappe la procédure. M. Tebboune a été interpellé sur les dépôts d’importants fonds d’une cinquantaine d’Offices de promotion et de gestion immobilière (OPGI) dans la banque Khalifa. D’autres hauts cadres de l’Etat, qui étaient derrière d’autres dépôts colossaux de certains organismes, caisses et entreprises publiques dans cette banque, devraient être auditionnés par la Cour suprême. A rappeler que le procès de la caisse principale d’El Khalifa Bank, qui a duré plus de deux mois, a concerné 104 prévenus, dont 50 ont été acquittés. Les autres accusés ont écopé de peines allant d’un an de prison avec sursis à 20 ans de prison ferme. Le principal accusé dans l’affaire, à savoir Abdelmoumen Rafik Khalifa, qui se trouve actuellement à Londres, en fuite depuis l’éclatement du scandale, a été condamné par contumace à une peine exemplaire de réclusion à perpétuité. Le scandale du groupe Khalifa, qui a éclaté au début de l’année 2003, a coûté 1,5 milliard de dollars à l’Etat, selon les chiffres officiels. Il est considéré comme « l’escroquerie du siècle » en Algérie
(EL WATAN 29/03/2007)

Tuesday, March 27, 2007

Le "Polisario" continue "de semer la terreur contre ceux qui veulent se libérer" (IDC)

"Le Polisario continue de semer la terreur contre ceux qui veulent se libérer, d'user de la violence armée contre les femmes et les vieillards, d'arrêter des innocents sans jugement, d'enrôler des mineurs dans l'armée par la force et d'obliger des fillettes à se marier contre leur gré", a déploré mardi M. Ahmed Lakhrif, membre de l'Internationale Démocratique du Centre (IDC).
S'exprimant devant le Conseil des droits de l'homme (CDH) dans le cadre du débat interactif, qui a suivi la présentation du Rapport sur la détention arbitraire, M. Lakhrif a relevé que le Conseil est une fois de plus le témoin des appels de l'IDC "pour que cesse une situation des plus anachroniques et des plus atypiques se manifestant par des violations flagrantes des droits fondamentaux de l'homme et par des atteintes au droit international humanitaire".
Il a aussi rappelé que "le Polisario" continue de bafouer les droits de milliers d'enfants, "en les déportant systématiquement vers Cuba, pour servir de moyen de coercition sur leurs parents dans les camps de Tindouf, les privant ainsi de leurs droits fondamentaux à déterminer eux-mêmes leur avenir. Ils sont arrachés à leurs familles et à leur culture pour les installer dans des baraquements militaires ou établissements spéciaux, vivent et grandissent dans des conditions déplorables subissant un endoctrinement idéologique et militaire cruel", a-t-il affirmé.
L'intervenant a relevé que ce drame se poursuit dans les camps de Tindouf sur le territoire algérien, "un sanctuaire de non droit et de négation de l'humanité" et ce, au moment même où se tient cette session où sont représentées les forces éprises des droits de l'homme toutes dépositaires des revendications de l'opinion publique internationale.
Il a fait remarquer que "trois décennies durant, les habitants des camps de Tindouf sont en outre utilisés par le Polisario comme fonds de commerce pour réunir les aides alimentaires qui sont constamment détournés, en l'absence d'un recensement fiable des populations et de la mise en place des mesures de contrôle du début jusqu'à la fin du processus" car, selon lui, la limitation, par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM) de l'assistance humanitaire à 90.000 personnes au lieu de 158.000, ne saurait mettre fin à cette situation dramatique.
"Si notre Internationale a accueilli avec beaucoup de soulagement la libération des plus anciens prisonniers du monde mettant fin ainsi à une série de quatorze autres opérations partielles, étalées, par l'Algérie et le Polisario, au gré d'intérêts ciblés, sur plus de 18 ans grâce aux pressions internationales des organisations onusiennes et d'autres forces éprises de justice, il n'en demeure pas moins que notre mémoire ne devra pas céder devant la longue captivité, la torture, la violence physique et psychologique, et l'exploitation éhontée des années durant de ces prisonniers au mépris de toutes les règles fondamentales du droit international humanitaire et devant le sort non encore élucidé des disparus, civils et militaires marocains", a ajouté M.Lakhrif.
Après avoir rappelé la répression sanglante dont les populations de Tindouf ont à maintes reprises fait l'objet pour faire taire les voix qui refusent la politique répressive du groupuscule administrant les camps, notamment parmi la tribu Rguibat Laâyacha, il a souligné que "ces événements confirment le bien-fondé des préoccupations de l' IDC concernant les milliers de séquestrés qui se trouvent encore dans les camps et sur lesquelles s'exercent d'inimaginables atrocités dans le silence complet".
Il a à cet égard lancé un appel au Secrétaire général de l'ONU, aux organisations onusiennes humanitaires et des droits de l'homme, aux ONGs internationales de mener une enquête afin de recueillir les éléments d'informations nécessaires sur les violations des droits de l'homme dans les camps de Tindouf.
Il leur a également demandé de prendre les dispositions qui s'imposent pour la protection des populations et d'intervenir pour mettre un terme au détournements des aides et à la déportation des enfants et aussi de mettre en place les mesures nécessaires pour que les appels téléphoniques et l'opération d'échange de visites entre les familles sahraouies et leurs proches incarcérés dans les camps de Tindouf ne soient plus suspendus.
Il les a exhortés de jeter la lumière sur le sort de centaines de disparus dans les bagnes du "Polisario", engager les poursuites et le jugement des personnes coupables de toutes ces violations et faire pression sur le "Polisario" pour pouvoir rapatrier les corps des personnes civiles et militaires tuées dans les camps de Tindouf.
L'Algérie, qui abrite les camps et les structures organisationnelles du "Polisario", ne peut se dérober à sa responsabilité dans cette réalité, a-t-il conclu
(Genève 27/03/07 -MAP)

Tindouf: un réseau de trafic de drogue démantelé par la gendarmerie algérienne

La gendarmerie algérienne a démantelé récemment un réseau de trafic d'organes humains de patients en provenance des camps des séquestrés sahraouis près de Tindouf, dans le sud-ouest de l'Algérie. Selon l'agence MAP, quelque six-cents patients d'un hôpital de Tindouf, essentiellement des enfants et des femmes des camps sahraouis, y ont subi des vols d'organes et ont été déclarés morts par les autorités de cet établissement, selon des informations recueillies sur place. Ce n'est pas la première fois qu'une affaire touchant aux enfants des familles sahraouies séquestrées dans le Sud algérien défraie la chronique. Au début du mois de mars, une ONG américaine, le Conseil américain pour les prisonniers de guerre marocains, avait dénoncé la déportation vers Cuba de milliers d'enfants marocains détenus dans les camps de la honte.
Dans une lettre adressée à la section des intérêts cubains à Washington, cette association avait exprimé sa sérieuse préoccupation concernant ces déportations et déploré «les pratiques illégales et honteuses que le polisario inflige aux séquestrés» et la déportation de leurs enfants à Cuba où ils sont exposés à toutes sortes d'abus, allant de l'endoctrinement communiste, au travail forcé dans les manufactures de tabac et plantations de canne à sucre, à la prostitution, a souligné le Conseil.L'ONG américaine a appelé le Président Fidel Castro «à ne plus permettre que son pays soit la destination des enfants déportés, et qui se comptent par milliers, selon les statistiques du Haut commissariat pour les réfugiés, et d'œuvrer pour que ces enfants retournent à leurs parents et à leurs familles».Récemment, une ancienne déportée, Mlle Saâdani Maoulainine, avait dénoncé, via la presse allemande, les conditions inhumaines dans lesquelles ces enfants vivent. «Le kidnapping se fait dès le bas âge (8 ans) et a concerné pendant des années entre 1300 et 1700 enfants», a-t-elle indiqué.«Par le mode de vie qui nous était imposé et l'endoctrinement auquel nous étions soumis, nous avons pratiquement perdu l'usage de la langue arabe tout autant que la manière de s'habiller à la traditionnelle», a précisé Mlle Maoulainine. Cependant, a-t-elle confié, «tout cela peut être rattrapé sauf la privation de l'amour maternel et de la chaleur de la vie familiale».«La technique de déportation, a-t-elle noté, permet aux dirigeants du “polisario” de faire pression, des années durant, sur les parents». Ces derniers, a-t-elle expliqué, ne peuvent rien dire et encore moins entreprendre quoi que ce soit qui puisse déplaire, par peur que cela ne se répercute sur leurs enfants …Pris en otage, les parents se trouvent à la merci des mercenaires qui les «instrumentalisaient comme ils veulent». Pareilles méthodes deviennent d'autant plus courantes que les stipendiés se sont transformés, depuis un certain temps déjà, en une vraie mafia. A preuve, les multiples arrestations opérées dernièrement par les forces de sécurité mauritaniennes d'éléments du « polisario » qui se livraient à de la contrebande où à l'émigration clandestine. Des affrontements violents entre des membres du « polisario » pour le contrôle de ces filières à travers le Sahara avaient fait, en octobre dernier, plusieurs victimes près de la frontière maroco-mauritanienne. Ce qui a été un motif de préoccupation supplémentaire non seulement pour l'ensemble du voisinage, mais aussi pour la communauté internationale.Vers la fin de l'année dernière, le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan s'était, en effet, dit préoccupé par l'apparition de la migration clandestine dans les zones d'opération de la Mission des Nations unies pour le Sahara (MINURSO) et fait état de l'hébergement par le « polisario » d'émigrants clandestins en provenance d'Asie. « L'apparition, dans la zone tampon fortement minée, de migrants clandestins, dont certains demeurent occasionnellement égarés sans moyens de subsistance appropriés pendant de longues périodes, est un sujet de préoccupation croissante », a affirmé M. Annan dans son rapport au Conseil de sécurité en précisant que « cet aspect fait clairement partie intégrante d'un phénomène beaucoup plus vaste lié au trafic d'êtres humains dans la région.Je porte cette question à 1'attention du Conseil de sécurité, toutefois, car ce phénomène se déroule dans la zone d'opérations de la MINURSO qui n'a ni le mandat ni les ressources nécessaires pour y faire face ». Le secrétaire général de l'ONU a également révélé que les stipendiés hébergent un groupe de 23 personnes en provenance du Bangladesh et de l'Inde près de la localité de Mijek et un autre composé de 20 personnes en provenance du Pakistan près de la localité de Tifariti. « Les deux groupes ont affirmé qu'ils avaient été abandonnés dans le désert par leurs guides, lesquels leur avaient promis le passage en Europe », a expliqué M. Annan.Le secrétaire général de l'ONU avait, dans ce même cadre, réitéré son appel pour la libération de tous les Marocains détenus à Tindouf. Une question que le ministre de la Justice, Mohamed Bouzoubaa, a évoquée, mardi dernier à Genève, avec les responsables du Comité international de la Croix-Rouge. Il a, en l'occasion souligné le « caractère tragique et inacceptable de la poursuite de la détention de 408 militaires marocains par le "polisario" à Tindouf » et rappelé que « rien ne pouvait justifier le maintien en détention de ces plus vieux prisonniers du monde au mépris du Droit international humanitaire, notamment les dispositions pertinentes de la 3ème Convention de Genève et les multiples résolutions du Conseil de sécurité ».Pour sa part, le Comité international pour les prisonniers de Tindouf « a tenu une réunion, mardi dernier à Londres, au cours de laquelle il a préconisé un certain nombre de mesures visant la sensibilisation de l'opinion publique internationale et des décideurs pour accélérer la libération des détenus marocains séquestrés à Tindouf ».Il a ainsi « décidé de dépêcher une délégation à Genève, pour prendre part aux travaux de la 61e Commission des Droits de l'Homme de l'ONU, et prendre contact avec les organismes internationaux concernés ».Ainsi, le Comité exposera-t-il la question des prisonniers de Tindouf au Comité international de la Croix- Rouge, au Comité mondial contre la torture, au Bureau international du travail et aux ONG travaillant pour la dignité et la liberté des détenus.Lors de son séjour à Genève « la délégation du Comité entreprendra les démarches nécessaires pour s'entretenir avec le chef de la mission de l'Algérie auprès des Nations unies, au sujet du projet du Comité de rendre visite aux prisonniers de Tindouf ».Nabil Benabdallah : « La plus longue tragédie de l'Histoire»Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, M. Nabil Benabdallah a affirmé, jeudi à Rabat, que "le nom Tindouf est et restera lié à l'histoire de la plus longue tragédie humaine de l'Histoire contemporaine".Lors d'un point de presse, le ministre a indiqué, en réponse à une question sur la réaction du délégué algérien à Genève devant la Commission des Droits de l'Homme relevant de l'ONU à l'appel lancé par le Maroc pour la libération des 408 Marocains encore séquestrés à Tindouf, que le Maroc se rappellera toujours du nom Tindouf et de ce qui s'y passe tant que perdure cette situation et se poursuive la détention de citoyens marocains dans ces camps.Il a ajouté que la situation des détenus marocains dans les camps de Tindouf, qui dure depuis plus d'un quart de siècle, est contraire aux coutumes et aux chartes internationales les plus élémentaires."Les pays concernés, s'ils tiennent à préserver leur réputation, devront se comporter de manière positive vis-à-vis des résolutions adoptées à cet égard, notamment par les Nations unies", a-t-il indiqué. M. Benabdallah a souligné que le règlement de cette question passe par l'ouverture de ces camps et l'autorisation des citoyens marocains à regagner la patrie sans marchandage ni atermoiements, affirmant que le Maroc défendra toujours avec fermeté et détermination cette cause jusqu'au retour à la mère patrie du dernier Marocain."Il s'agit d'une situation qui relève de l'humanitaire et des droits de l'Homme reconnue en tant que telle par la communauté internationale et les Nations unies à travers des résolutions et décisions claires et précises. Le Maroc, qui a une position de principe constante et inébranlable sur ce sujet, ne s'en départira pas et continuera à la défendre, fidèle en cela à sa conviction nationale, politique et humaine", a souligné M. Benabdallah.La séquestration dénoncée en AllemagneUne délégation de femmes originaires des provinces sahariennes se trouve actuellement en Allemagne pour sensibiliser responsables politiques et société civile sur la situation inhumaine et déplorable dans les camps de Tindouf, a-t-on appris de source informée. Plusieurs rendez-vous sont programmés, dans le cadre de cette visite, avec des élus, des responsables et membres de diverses commissions du Parlement allemand ainsi qu'avec les représentants de nombreuses ONG, a-t-on précisé.La délégation, dont le séjour en Allemagne, durera plusieurs jours, est composée de Hayat Dlimi, députée et membre du bureau politique du Mouvement national populaire et Keltoum Khayati, ex-membre de l'Union des femmes du "polisario" et actuellement présidente de l'Association pour la défense de la famille sahraouie.La communauté marocaine établie en Allemagne avait, de son côté, lancé dernièrement un appel aux responsables allemands leur demandant d'oeuvrer afin de mettre fin au calvaire subi par les Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf et leur libération immédiate.
Source: Le Matin

Alger : British Airways craint des attentats

British Airways a suspendu ses vols vers le sud algérien pour des raisons de sécurité. La compagnie aérienne britannique craint une éventuelle attaque terroriste contre un avion transportant ses ressortissants. La compagnie aérienne britannique British Airways suspend, à compter de ce lundi 26 mars, ses vols vers Hassi Massaoud dans le sud algérien pour des raisons de sécurité. C’est ce qu’a rapporté, samedi dernier, le quotidien arabophone algérien «Ech-chourouk El Yaoumi». Cette suspension intervient suite à des informations persistantes faisant état d’une éventuelle attaque terroriste contre un avion commercial transportant des ressortissants étrangers, indique le journal.Il y a une semaine, le porte-parole du département d’Etat, Tom Casey, a confirmé que les Etats-Unis disposent d’informations qui font craindre que des attaques terroristes contre des vols commerciaux seraient en cours de préparation en Algérie.«Nous avons reçu des informations qui font état de la possibilité d’attaques contre des avions commerciaux transportant des travailleurs occidentaux», a déclaré Tom Casey lors d’un briefing. Il a souligné que l’Administration américaine ne dispose pas de précisions sur la date de ces attaques ni sur la compagnie visée.En ce sens, le département d’Etat a averti à nouveau les ressortissants américains résidant ou désirant se rendre en Algérie que la menace terroriste en Algérie continue de poser un sérieux risque dans plusieurs régions du pays.Dans un bulletin d’alerte rendu public en fin de semaine dernière, alors que le ministre algérien des Affaires étrangères, Mohammed Bedjaoui, se trouvait à Washing-ton, le département d’Etat souligne que des attaques terroristes soutenues, y compris des attaques à la bombe, des faux barrages, des kidnappings, des embuscades et des assassinats, surviennent régulièrement en Algérie.«En plus, une attaque à la bombe a visé un car transportant des travailleurs étrangers d’une entreprise américaine dans la partie occidentale d’Alger en décembre 2006, et en mars 2007, les terroristes ont perpétré près d’Aïn Defla une attaque à la bombe contre un car transportant des travailleurs russes et ukrainiens», rappel le bulletin du département d’Etat. Le texte exhorte les ressortissants américains vivant ou se rendant en Algérie malgré cet avertissement à «évaluer attentivement les risques posés à leur sécurité personnelle». Le département d’Etat appelle aussi ses ressortissants à éviter de voyager par voie terrestre dans les régions montagneuses du nord du pays, et particulièrement dans la partie s’étendant d’Alger à la frontière tunisienne.La menace terroriste en Algérie est montée d’un cran après la série d’attentats à la voiture piégée perpétrés le 13 février dernier en Kabylie.Après ces attaques, la Grande-Bretagne a, elle aussi, demandé à ses ressortissants d’éviter de voyager en Algérie. Le Foreign Office a invité les ressortissants contraints de s’y rendre à faire preuve de vigilance. Dans sa dernière note de voyage (travel advice), le ministère britannique des Affaires étrangères a souligné que ces attentats «témoignent de la persistance de l’insécurité, que ce soit dans la capitale ou dans les autres régions du pays».Le Groupe salafiste pour la Prédication et le combat (GSCP), qui s’est fait appelé «Al-Qaïda au Maghreb», avait même menacé la France. Le groupe armé a annoncé avoir l’intention de s’en prendre aux intérêts français se trouvant sur le sol algérien.
(ALM 27/03/2007)

Monday, March 26, 2007

Algérie: la misère sociale, la face cachée d’un drame

Des strates sociales vivent en Algérie au-dessous du seuil de pauvreté, complètement oubliées. Si la misère sociale n’a jamais quitté les foyers, elle dévoile son visage hideux et devient plus apparente pendant le mois sacré.
Le fait est établi et ne constitue guère une nouveauté. Mais les chiffres restent problématiques en l’absence d’organismes indépendants capables de fournir des données fiables, loin des enjeux politiques. Le gouvernement dispose de ses propres chiffres qui sont loin des statistiques délivrées par certains organismes étrangers de recherche. Le ministre de la Solidarité nationale a parlé, récemment, de 72 302 personnes qui sont « en état de précarité ». Djamel Ould Abbas estime que les chiffres délivrés par le CNES sont les plus proches de la réalité, car ils soulignent une évolution conséquente depuis le début du premier quinquennat du Président Bouteflika. Pour lui, la pauvreté a été éradiquée en Algérie. Seulement, la réalité est tout autre. Djamel Ould Abbas a insisté sur le fait qu’il n’y a pas de pauvres en Algérie, mais plutôt des nécessiteux. Comme s’il y a une « différence sociale » entre les deux qualificatifs. Le ministre chargé de l’aide et de l’assistance sociale a ainsi décidé de rayer de mon dictionnaire le terme pauvre. « Il n’y en a pas en Algérie. Ce sont plutôt des nécessiteux ». Cette déclaration de M. Ould Abbas est une remise en cause des rapports des organismes internationaux, notamment celui de la Banque mondiale (BM), donnant l’Algérie parmi les pays où la pauvreté connaît une extension en largeur et en profondeur. Selon le ministre, sur les quelque 595 060 personnes démunies inscrites au niveau des directions de l’action sociale en 2004, il y avait seulement « 72 302 véritables démunis ». Pour recenser ces « démunis », le ministère se base sur quatre critères : l’absence de revenu et de logement, et le non accès aux services de la santé et à l’éducation. « C’est à partir de ces quatre critères réunis qu’on identifie un pauvre et non pas sur la base du PIB », a déclaré M. Ould Abbas, le 5 octobre, à la chaîne. Pour lui, la pauvreté est un mensonge. N’empêche que les actions de solidarité se poursuivent. Ainsi, durant ce mois sacré, le ministère en question a consacré une enveloppe de 105 millions de dinars au profit des familles nécessiteuses. Un couffin d’une valeur de 6000 DA a été distribué à des démunis. Le ministre n’a pas donné le nombre de couffins distribués. Quel est le nombre de personnes qui sont toujours dans le besoin auxquelles les aides étatiques ne parviennent pas ? Selon les chiffres officiels, 620 000 personnes ont bénéficié d’une pension mensuelle de 1 000 DA. Une autre somme volumineuse de 26 000 milliards de dinars a été débloquée par le ministère pour la prise en charge des victimes du terrorisme. M. Ould Abbas a aussi indiqué qu’il y a seulement 85 969 citoyens qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté et quelque 120 000 SDF tout en réfutant le standard établi par la Banque mondiale (BM), de un dollar jour. Car pour lui, il est dépassé par le temps. La BM a donné dans un rapport datant de 2004 que le nombre d’Algériens vivant au-dessous du seuil de la pauvreté est de près de 7 millions. La question est de savoir combien de pauvres il y en a en Algérie. Dans un rapport datant de 2004, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), 20% d’Algériens sont pauvres. De son côté, l’Association maghrébine pour l’étude de la population (AMEP) a donné un pourcentage de 7% de pauvres en Algérie durant l’année 2004. L’Office national des statistiques, organisme étatique, n’a donné aucun chiffre à ce sujet depuis 1995. A l’époque, à travers une étude réalisée en collaboration avec la BM, l’ONS avait parlé de 3,5 millions d’Algériens vivant dans la pauvreté.
Mokrane Ait Ouarabi (EL WATAN)

Algérie : Prostitution dans les hôtels, 42 personnes interpellées à Palm Beach

Un rapport sera présenté au wali pour demander la fermeture de quatre hôtels.
21 couples ont été interpellés jeudi après avoir été pris, en flagrant délit, en train de s’adonner à la prostitution à l’intérieur d’enceintes hôtelières, sises à Palm Beach dans la daïra de Zéralda. Le chef de compagnie de la Gendarmerie nationale de Zéralda qui a rendu public ce bilan, a précisé qu’en plus de ces 42 personnes, cinq autres parmi les responsables et les gérants des quatre hôtels où ont eu lieu ces transgressions, ont été interpellés également suite à cette opération de contrôle qui a touché 11 hôtels. D’autres contraventions ont été enregistrées au cours de ces visites inopinées effectuées par les éléments de la Gendarmerie nationale entre 16h et 18h. Il s’agit, en premier lieu, d’ouverture d’hôtels sans autorisation d’exploitation, évasion fiscale et incitation à la débauche. Les 45 personnes interpellées (dont 9 étudiantes), ont été présentées hier au parquet de Chéraga, a indiqué la même source tout en précisant qu’aucun mineur ne figure parmi ces contrevenants. Aussi, un rapport sera présenté au wali, ajoute la même source, après complément d’informations sur l’affaire, et ce, pour demander la fermeture des quatre hôtels en question. Il est a rappeler que la plage de Palm Beach a fait l’objet d’une opération similaire au mois de janvier dernier.
Laquelle action a été couronnée par l’interpellation de 14 couples et la fermeture d’un hôtel. De son côté, le chef de compagnie de Rouiba a annoncé l’arrestation de trois délinquants dangereux suite à une patrouille de routine. Il s’agit de M.M., âgé de 24 ans qui fait l’objet de 19 plaintes ayant trait aux agressions et surtout aux vols à main armée. M.M., « tatoué jusqu’aux fesses », selon le gendarme, est connu pour ses agressions très violentes qui se font toujours sous l’effet de psychotropes. Le deuxième délinquant arrêté n’est autre que M.L qui a semé la panique dans le quartier d’Aïn Elkahla dans la commune de Heraoua. Lequel, ajoute le chef de compagnie, n’a épargné aucune personne de son entourage y compris ses voisins et les membres de sa famille. L’autre figure notoire de la délinquance arrêté au cours du week-end dernier, dans les environs de Rouiba, est le fameux M.A, âgé de 26 ans impliqué dans plusieurs délits traitant de menaces et de coups et blessures volontaires. Des arrestation qui devront rendre un peu de sérénité à cette petite ville de la banlieue-est, vivant un véritable cauchemar fait de violence et d’agressions.
(source l'algrerie DZ)