Wednesday, December 13, 2006

Algérie : les groupes armés ciblent les étrangers

Un attentat contre un bus transportant des employés d’une société américaine a fait un mort en Algérie. Huit étrangers figurent parmi les blessés. L’attaque n’a pas été revendiquée.Le terrorisme a franchi une nouvelle étape en Algérie. Dimanche soir, un attentat, qui s’est produit dans l’un des quartiers les plus sécurisés d’Alger, a pris pour cibles deux véhicules qui transportaient des ressortissants étrangers. Les véhicules reconduisaient à l’hôtel Sheraton, sur la côte ouest de la capitale algérienne, les employés de la société américaine BRC (Brown Root and Condor), une filiale de la compagnie publique algérienne Sonatrach et de l’américaine Halliburton. L’attaque, la deuxième près de la capitale en six semaines, a fait neuf blessés : un Américain, quatre Anglais, deux Libanais, un Canadien et un Algérien, selon un bilan officiel. Le chauffeur, un Algérien, lui, a été tué. Et un des deux blessés libanais est « grièvement » atteint. Selon l’une des versions relayée par la presse algérienne, les terroristes, habillés en civil, ont d’abord lancé une bombe sur le premier bus qui s’est renversé. Le deuxième bus, dans lequel se trouvaient les employés de nationalité étrangère, a essuyé des tirs de mitraillette pendant que son conducteur tentait de faire demi-tour vers le siège de la BRC. Cette attaque n’a pas été revendiquée mais, selon la presse algérienne, elle porte la marque des islamistes du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat). Ce groupe est devenu, depuis quelque temps, une véritable menace. Contrairement au Groupe islamique armé (GIA), le GSPC apparaît comme un groupe bien organisé qui utilise des moyens sophistiqués. Ce groupe armé qui, après avoir prêté allégeance à la nébuleuse Al-Qaïda de Ben Laden, multiplie les actions spectaculaires à l’image des attentats du 29 octobre perpétrés contre les deux commissariats de police de Dergana et de Réghaïa. Ces deux attaques avaient alors marqué le retour du « terrorisme urbain » qui a ensanglanté l’Algérie durant la décennie noire. La situation ne s’est pas améliorée depuis et ce malgré les opérations de ratissage opérées par les services de sécurité algériens. Au contraire, l’insécurité a connu une ascension inquiétante. En effet, l’attaque de dimanche a eu lieu dans un quartier très sécurisé de la capitale algérienne. Selon certains observateurs, la manière dont l’attentat a été perpétré démontre que les terroristes ont eu le temps de le préparer avec soin sans qu’ils soient gênés par les services de sécurité. Plus grave encore, les terroristes ont cette fois-ci pris pour cible des étrangers. Ainsi, les craintes de plusieurs pays notamment les Etats-Unis, qui viennent récemment de déconseiller à leurs citoyens de se rendre en Algérie dans une note du département américain de la Défense, se confirment. Cet attentat peut être perçu comme anti-américain vu que l’entreprise BRC n’est autre qu’une filiale de la compagnie américaine Halliburton ; autrefois dirigée par le vice-président américain Dick Cheney. Halliburton travaille pour le compte de la compagnie pétrolière publique algérienne Sonatrach et le ministère de la Défense. Visiblement, l’Algérie serait actuellement en train de se transformer en une nouvelle terre du «Jihad» où le GSPC est sur le point de devenir une menace pour toute la région.
(ALM)

Tuesday, December 12, 2006

Le Polisario et donc L'Algérie refuse un don alimentaire marocain

L’Association le Sahara Marocain s’insurge contre l’attitude de l’Algérie qui, en instrumentalisant le front Polisario, bloque le règlement du dossier du Sahara et condamne à la famine et aux épidémies les milliers de séquestrés des camps de Tindouf.Réda Taoujni, principal animateur de l’Association le Sahara Marocain (ASM), clame haut et fort son indignation. Il vient d’avoir une nouvelle preuve, affirme-t-il, de la mauvaise foi algérienne en ce qui concerne le sort des populations vivant dans les camps de Tindouf. Jeffrey Rowland, responsable des dons privés au service du Programme alimentaire mondial des Nations Unies, l’informait en effet hier que le Croissant-Rouge sahraoui, responsable de la distribution des denrées alimentaires dans la région, venait de refuser les 20 tonnes de vivres collectées et offertes par l’ASM.«Ça n’est pas la première fois que cela se produit, hélas, précise Reda Taoujni. L’année dernière déjà, le Polisario avait refusé une aide similaire.»Pour le militant associatif, qui se base sur des informations de source diplomatique, force est de se tourner vers l’Algérie pour comprendre les raisons d’une telle attitude du Polisario, qui condamne ainsi les résidents des camps à des conditions de vie déplorables : «Notre association accuse formellement l’Algérie d’avoir fait pression sur les séparatistes du Polisario afin qu’ils refusent cette aide ainsi que n’importe quelle autre aide venant du Maroc.» Et M. Taoujni de se demander ce qu’attendent les instances internationales pour prendre acte de la réalité des choses sur le terrain: «Dans la mesure où de toute évidence, c’est l’Algérie qui instrumentalise le Polisario, c’est avec l’Algérie que le Maroc doit négocier le statut de ses provinces sahariennes. C’est ce que nous ne cessons d’affirmer, bien que la situation n’évolue pas dans ce sens-là…»Dans un communiqué diffusé par l’ASM, il est donc réaffirmé tout d’abord le fait que «la situation humanitaire très alarmante dans les camps de Tindouf en Algérie et le danger de famine et d’épidémies qui guette les populations sur place est orchestré par le pouvoir algérien en vue de son exploitation à des fins politiques contre le Maroc.»L’ASM lance donc un appel à la communauté internationale « afin d’intervenir d’urgence et faire pression sur l’Algérie dans le but de trouver une solution à ce conflit artificiel qui transforme en otages des milliers de citoyens marocains. »Avec, à l’attention des responsables algériens, cette interpellation directe : «Comment une Algérie qui se trouve dans une situation économique très confortable, par la rente pétrolière qui se chiffre en dizaines de milliards de dollars, qui apporte un soutien militaire et diplomatique inconditionnel au Front Polisario, peut-elle laisser une population de quelques dizaines de personnes dans une situation humanitaire aussi critique ?»Créée en 1995, l’Association le Sahara marocain poursuit ainsi son combat en faveur d’une approche particulière dans le traitement du problème posé par les provinces sahariennes. Par exemple, en contestant certains aspects du projet d’autonomie formulé par les autorités marocaines. Ce qui n’empêche pas ses militants d’annoncer de nouvelles actions dès le mois de janvier prochain, notamment un voyage à Tifariti.
(ALM)

Constitués d’étrangers durant les années 1980 Les réseaux de trafic de drogue se sont algérianisés depuis les années 1990

Après qu’ils eurent été composés d’étrangers durant les années 1980, notamment des Holondais, des Français… les réseaux de trafic de drogue se sont algérianisés durant les années 1990. Ainsi, les étrangers ont laissé leur place aux Algériens, bien que les barons qui les chapeautent se composent de nationaux et d’étrangers.
Le phénomène a pris un dangereux tournant, avec la saisie de 12 tonnes de cannabis traité en 1992. «La majorité écrasante des quantités saisies proviennent du Maroc pour être acheminées vers, notamment, les ports d’Oran et d’Alger à destination de l’Europe, zone de consommation à grande échelle», a déclaré hier Abdel Malek Sayeh, directeur général de l’Observatoire national de lutte contre la drogue et la toxicomanie, lors du forum de la Chaîne I de la radio nationale.
A la voie maritime s’ajoute la voie terrestre, où la marchandise est livrée aux voisins de l’Est, via les wilayas d’Ouargla et d’El-Oued. Les frontières terrestres nationales qui s’étendent sur plus de 6 000 km, plus de 1 200 km de côtes et plus de 2,3 millions km2 de superficie rendent la lutte contre ce phénomène difficile, notamment avec les moyens énormes dont jouissent les réseaux de trafic de drogue.
Pour lutter contre ce fléau, le renforcement des capacités de lutte en moyens humains et matériels s’impose, notamment aux frontières Ouest. Aussi, la lutte doit être coordonnée, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Au niveau régional, un projet maghrébin de coopération en la matière est en cours.
En outre, l’Europe a montré sa disponibilité à aider l’Algérie par tous les moyens, car il y va de son intérêt, vu que l’Algérie constitue une porte sur le vieux continent. En l’absence de diagnostic de la consommation, l’Algérie reste un pays de transit «L’Algérie reste un pays de transit, comparativement aux pays où la consommation est large, bien qu’une partie des quantités qui y passe soit destinée à la consommation locale», selon M. Sayeh.
En l’absence de chiffres sur la consommation, seuls ceux relatifs aux quantités saisies par les services de sécurité, ainsi que les personnes arrêtées, donnent une petite idée sur le phénomène. Pour faire un diagnostic de la situation, l’observatoire a engagé les services du Centre national d’études et d’analyses pour la planification (Ceneap) à cet effet, qui rendra ses conclusions au plus tard dans une année.
«Le phénomène allait s’étendre, et nous essayerons d’en réduire la demande». Cette dernière est due à plusieurs causes, selon l’invité de la radio, à savoir les séquelles psychologiques engendrées par le terrorisme, la stagnation relative de l’économie qui engendre le chômage… Alors que la consommation était timide durant les années 1970, où seules les universités étaient relativement touchées, les établissements scolaires, tous paliers confondus, sont actuellement touchés, un indice qui nous met en garde sur l’évolution du phénomène.
L’implication de tous est nécessaire pour lutter contre le phénomène «Pour lutter contre ce phénomène, tout le monde doit s’impliquer, entre autres la société civile», a déclaré l’ancien magistrat. «Nous sommes prêts à travailler avec les associations qui activent dans ce domaine et les doter en moyens nécessaires», a-t-il ajouté.
(le jeune indépendant)

Camps de Lahmada : graves violations des droits de l'Homme à Tindouf

L'aide humanitaire destinée aux populations séquestrées est confisquée et détournéeUne situation dramatique prévaut dans les camps de Tindouf où les populations sahraouies privées de liberté souffrent le martyre et supportent les persécutions de polisariens qui n'ont en tête que la torture des innocents. L'aide humanitaire destinée en principe aux séquestrés des camps de Lahmada est constamment confisquée et détournée au profit d'une poignée de mercenaires qui mènent un train de vie extravagant alors que les populations manquent cruellement d'eau potable et des moyens élémentaires d'une vie décente. A cette situation humanitaire préoccupante s'ajoutent les enlèvements et les assassinats auxquels se livrent les milices du polisario. Les séquestrés des camps de Tindouf risquent de périr de faim et de maladies. La gravité de leur situation a été confirmée par l'Association de défense des séquestrés à Tindouf (ADESETI), une ONG sahraouie basée à Stockholm (Suède), qui dénonce la "situation d'asservissement" dans laquelle se trouvent les populations sahraouies sur le territoire algérien, en violation des dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.Aujourd'hui, plusieurs anciens hauts responsables de cette entité séparatiste accusent ouvertement Mohamed Abdelaziz d'être "obsédé par la seule tâche de conserver éternellement les rênes du pouvoir". Parmi eux, Cheikh Ahmed Aliyat Chaâbane Ouled Garradi, qui a récemment regagné la mère patrie en compagnie de son fils et de son neveu, et qui a fait savoir que tous les séquestrés dans les camps de Tindouf continuent d'endurer les affres de la répression et de l'humiliation.Salam Salami Ambirik Jomani, qui a été lui-même victime de la répression dans les geôles du polisario pendant plus de trois ans, a indiqué que la tribu de Salam s'est opposée depuis 1976 à la politique du polisario fondée sur la guerre, rappelant que 800 personnes avaient déposé les armes pour se regrouper, depuis, dans des camps isolés à Tindouf.L'objectif est "d'anéantir les véritables habitants sahraouis et de les remplacer par des Sahraouis d'origine algérienne", avait souligné l'Association des disparus chez le polisario. Mohamed Lamine Salami, qui a également regagné le Maroc en compagnie de Cheikh Oueld Aliyat et de Mohamed Saïd Oueld Lamine Saleh Oueld Ahmed Aliyat, a appelé les organisations internationales spécialisées à intervenir pour faire toute la lumière sur les agressions et la répression dans les camps de Tindouf. Dans ce sens, l'Adeseti soulève aussi un autre drame vécu par les Sahraouis détenus dans les camps de Tindouf, à savoir le déchirement familial résultant de l'impossibilité pour des milliers d'entre eux de quitter librement le désert algérien pour pouvoir rendre visite à leurs proches dans les provinces sahariennes marocaines. Pour sa part, le Comité spécial chargé du Sahara marocain en Europe (CSCSME) a appelé la Commission européenne (CE) à intercéder pour mettre un terme aux souffrances des populations séquestrées à Tindouf, dans le sud algérien. Le Comité dénonce "l'arbitraire et l'incarcération inhumaine de ces détenus par les autorités algériennes qui, au demeurant, refusent le recensement global des Sahraouis marocains et transgressent toutes les réglementations et obligations internationales". Le Comité a également invité le Parlement européen à agir pour éclairer l'opinion publique internationale sur la situation dans les camps de Tindouf et contribuer activement à la levée du blocus imposé aux populations séquestrées. -------------------------------------------
Témoignages accablantsLes Sahraouis qui ont pu échapper des camps de Tindouf "nous ont fait part de témoignages accablants contre plusieurs dirigeants du polisario, groupe armé contrôlant lesdits camps. Dans ces témoignages, plusieurs cas de viols de femmes et d'enfants, d'emprisonnement arbitraire et abusif, de torture ainsi que d'élimination physique, sont rapportés avec des détails (noms des tortionnaires, dates des sévices, lieux des détentions), qui ne peuvent laisser de doutes quant à leur véracité", ajoute l'Adeseti. "Plusieurs mères, ayant réussi à fuir les camps de Tindouf, continuent de souffrir de ne pas pouvoir récupérer leurs enfants, dont plusieurs sont mineurs d'âge, un droit fondamental reconnu universellement à chaque mère, à savoir le droit à la garde de son enfant", déplore l'Adeseti, qui invoque les dispositions de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, dont la communauté internationale a célébré dimanche dernier le 58e anniversaire. "Le malheur de ces mères, dont nous avons la charge de vous porter le cri de détresse, est aggravé par le sort subi par leurs enfants déportés en bas âge vers des pays lointains, sous prétexte de leur formation, lieux pourtant où ils subissent les pires exploitations", ajoute l'ONG en allusion à la déportation de centaines de jeunes sahraouis à Cuba et dans d'autres pays d'Amérique latine.E.M.R.
LE MATIN, 11.12.2006

Zizou fait tourner les têtes à Alger: Accueilli triomphalement, Zidane est néamoins accusé par les militants kabyles de servir les intérêts du régime

ZINÉDINE ZIDANE est arrivé hier à Alger, à bord d’un avion spécial de la présidence algérienne, pour une visite de cinq jours au pays d’origine de ses parents, qui ont émigré en France en 1962. Sa présence à l’aéroport a provoqué une gigantesque pagaille. Protégé par des policiers en civil, il a été arraché à la foule des photographes et a pu se rendre, comme prévu, à Boumerdès, la ville la plus touchée par le tremblement de terre demai 2003, où il a inauguré des équipements sociaux.
Le président Abdelaziz Bouteflika a profité de l’occasion pour tenter de récupérer à son profit la popularité de l’ex-capitaine de l’équipe de France. Dans sa lettre d’invitation adressée à Zidane, il a loué « la belle, courageuse, intelligente et exceptionnelle carrière que vous avez su construire avec autant de pugnacité que de sagesse, d’audace que de pondération, avec surtout un immense fair-play ». Comme beaucoup de ses compatriotes qui ont vibré aux exploits des Bleus lors du Mondial 2006, le président algérien se félicite du coup de tête qui a envoyé au tapis un joueur italien, lors de la finale : « Face à ce qui ne pouvait être qu’une grave agression, vous avez réagi d’abord en homme d’honneur. »
Par cette opération de charme, le président Bouteflika vise un double objectif : disputer à son « ami Chirac » la citoyenneté de la star mondiale, et empêcher les Kabyles d’en faire le porte-drapeau de leur contestation permanente. En Kabylie, terre natale de ses parents, où il s’est rendu pour la dernière fois en 1986, Zizou déchaîne les passions. Si on est fier de voir un «mmis n tmurt » (enfant du pays) au firmament de la gloire, on déplore toutefois son silence lors de la répression du « Printemps noir » de 2001, qui a fait 123morts.
Traquenard du régime
Sitôt la visite annoncée, associations et personnalités militant pour la cause kabyle l’ont mis en garde contre un traquenard du régime algérien. « Tu as su, jusqu’ici, déjouer toutes les manoeuvres politiciennes qui visaient à te récupérer (…) Les honneurs qu’on projette de te rendre ici et là, et que tu mérites largement, ne sont pas toujours motivés par la seule admiration », déclarent-ils dans une lettre ouverte.
Dans le camp adverse, les néonationalistes proches du FLN (exparti unique), reprochent à Zidane d’avoir « dédaigné les couleurs nationales pour défendre le drapeau français ». Les islamistes ne sont pas en reste. Si les uns lui opposent Franck Ribery, « converti à l’islam et qui affiche, lui, sa foi sur les terrains de jeu », d’autres lui prêtent une dévotion bigote : « Zidane est un musulman conservateur, qui n’a jamais bu de vin », ose le quotidien arabophone Echourouk, insinuant même que son épouse, Véronica, descendrait d’Abderrahman, calife d’Andalousie au Xe siècle !
(AREZKI AÏT-LARBI, le figaro 12 décembre 06)

L'Algérie renouve avec la violence. Renforecement de la sécurité autour de l'ambassade des Etats-Unis à Alger.

Renforcement de la sécurité, limitation des déplacements et escorte des employés américains, telles sont les premières mesures que l’ambassade des Etats-Unis à Alger a prises pour se prémunir contre de nouvaux actes terroristes. L’ambassade des Etats-Unis à Alger a décidé d’élever le niveau d’alerte pour les Américains établis en Algérie, de même qu’il a substantiellement renforcé la sécurité autour et au sein de l’édifice, a appris hier le Jeune Indépendant de source sûre.
C’est là une première réaction au lendemain de l’attaque terroriste dont a fait l’objet un bus transportant des employés de la compagnie algéro-américaine Brown Root et Condor (BRC) sur le tronçon Bouchaoui-Club des pins. Des employés, de différentes nationalités, avaient été surpris par un groupe de terroristes au nombre indéterminé qui ont ouvert le feu sur le bus tuant le chauffeur et causant la blessure à une dizaine de
Selon des sources dignes de foi, quatre blessés évacués vers l’hôpital militaire d’Ain Naadja, deux Américains, un Canadien et un Libanais, étaient toujours hospitalisés et le dernier est dans un état jugé grave. Cette attaque, perpétrée avant-hier entre 17h30 et 18h00, a fait un mort, le chauffeur du minibus Toyota, de nationalité algérienne.
des explosifs et des armes lourdes ont été utilisés par les terroristes qui ont réussi à prendre la fuite à la faveur de la tombée de la nuit. Par ailleurs, l’ambassade des Etats-Unis a sollicité la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) pour escorter les cadres américains exerçant en Algérie aussi bien les résidents que les missionnaires de courte durée.
La demande a été formulée hier et les Américains espèrent une réponse rapide, affirme notre source. Aussi, dans un communiqué rendu public hier, l’ambassade des Etats-Unis à Alger tient à relever qu’en dépit de cet attentat la représentation diplomatique n’a pas et ne sera pas fermée.
«L’ambassade est restée ouverte le lundi 11 décembre», tient-on à préciser dans le communiqué. Toutefois, les mouvements durant la journée d’hier se sont limités aux «affaires officielles en attendant l’évaluation de la situation».
L’ambassade recommande dans ce même communiqué aux «citoyens américains qui se trouvent dans la ville d’Alger à prendre plus de précaution pour leur sécurité». Comme pour rappeler que notre pays figure toujours sur la liste des pays à risque, l’ambassade tient à relever que «l’Algérie reste sous travel warning».
Les citoyens américains se trouvant occasionnellement ou ceux qui viennent en Algérie sont également invités à se déclarer à la section consulaire de l’ambassade à Alger. Pour obtenir des informations mises à jour sur les voyages et la sécurité à Alger, les Américains ont été invités à prendre attache avec la section consulaire ou consulter le site web d’enregistrement de voyage au niveau de l’ambassade.
(le jeune indépendant)

Monday, December 11, 2006

L'Algérie réceptionne les premiers avions de combat Mig-29: Pourqoui faire?

L'Algérie commence à réceptionner cette semaine les deux premiers avions de combat russes MIG-29 SMT, neuf mois après l'annonce de la conclusion d'un contrat d'achat d'armements entre Moscou et Alger, rapporte lundi le quotidien algérien "Le jeune indépendant".Citant l'agence russe "Interfax", le journal, qui rappelle que la partie russe s'était engagée à livrer à l'Algérie six chasseurs bombardiers MIG-29 SMT, ajoute que les deux appareils font partie d'un lot de 34 avions MIG-29 d'une commande globale d'équipements militaires divers d'un montant ferme de 7,5 milliards de dollars avec la possibilité de le porter jusqu'à 10 milliards.Les modèles MIG-29 SMT destinés à l'exportation sont construits à l'usine MAPO de Moscou et celle de Nijni Novgorod (ville industrielle située à 600 km au sud de Moscou), tandis que l'équipement optique-électronique est fabriqué dans l'usine russe d'optique et de mécanique dans l'Oural (Centre de la Russie).Les 34 chasseurs MIG-29 SMT font partie d'une commande destinée à l'armée de l'air algérienne qui comprend 28 chasseurs Su-30 MKI et 14 avions d'entraînement et de combat Yak-130 pour un montant de 3,5 milliards de dollars, souligne le journal, qui rappelle que 36 MIG-29, de l'ancienne génération, devront être récupérés par la Russie pour être revendus à des pays tiers.Citant toujours Interfax, le journal indique que le MIG-29 SMT Fulcrum, avion monoplace de combat, chasseur et intercepteur, est considéré comme supérieur au F-15C américain.La Russie est parvenue à devenir un gros exportateur mondial des armes en 2005 et 2006 grâce à la signature d'importants contrats d'armements, dont celui conclu avec l'Algérie lors de la visite du président Vladimir Poutine à Alger en mars dernier. Cette visite a permis d'éponger la dette algérienne contre l'achat par Alger de nouvelles armes russes, telles les chasseurs bombardiers Sokhoi 24 et des missiles Tour.La Russie est le principal fournisseur d'armes à l'Algérie avec en moyenne 1 à 1, 2 milliard de dollars par an.L'armée algérienne est équipée à 95 pc d'armes d'origine russe, dont une grande partie avait été acquise à l'époque de l'ex-URSS. Des officiers algériens effectuent régulièrement des stages en Russie.
(ALM)

Sunday, December 10, 2006

Algérie : silence, on détourne !

Le montant des capitaux algériens illégalement transférés chaque année dans les banques étrangères avoisine 500 millions de dollars. La majeure partie de cet argent provient d’activités illicites.Un proverbe malinké dit que quand la fraude a construit une maison, elle l’a détruite. C’est hélas le cas de l’Algérie, un vaste pays très riche en ressources pétrolières, dont la population est frappée par un chômage élevé. Un pays où le taux de pauvreté atteint des seuils vertigineux et où le malaise social continue à enflammer les villes et à causer des émeutes qui ne cessent de pendre de l’ampleur. Djilali Hadjadj, porte-parole de la section algérienne de «Transparency International» a récemment révélé à l’hebdomadaire «Jeune Afrique» que le montant des capitaux algériens illégalement transférés chaque année dans les banques étrangères avoisine 500 millions de dollars. Un vrai pactole !Où va donc cet argent ? Et bien, ces sommes colossales, dont le peuple algérien en a fortement besoin, atterrissent principalement en Suisse, Luxembourg, Liechtenstein ou encore dans certaines îles britanniques. Ce sont là les destinations favorites des fraudeurs, indique Djilali Hadjadj.Mais le pire dans l’histoire, c’est qu’une grande partie de l’argent provient des activités illicites, voire mafieuses. Chose qui témoigne de l’atmosphère obscure qui règne sur la sphère économique algérienne. «Une bonne partie de ces sommes provient de détournements de fonds dans les banques publiques, de la contrebande de cigarettes, du trafic de drogue, du racket pratiqué par les groupes islamistes armés et de commissions occultes prélevées lors de la passation de gros marchés publics», remarque M. Hadjadj.Dans son rapport édité en 2006, «Transparency International» a affirmé que la corruption demeure l’obstacle principal qui entrave l’investissement direct étranger en Algérie. Malgré l’engagement officiel des autorités algériennes à éradiquer ce phénomène, qui porte atteinte à l’économie nationale, les choses évoluent à un rythme très lent, avait souligné le rapport. Le document avait essentiellement reproché aux autorités algériennes le manque de transparence dans la gestion de la sphère économique, mais aussi la rétention de l’information qui rend dans plusieurs cas, impossibles les investigations de la presse. L’indice de corruption de l’Organisation «Transparency Internationale», basée à Berlin, pour 2005, a révélé que l’Algérie avait obtenu la note de 2.8 sur 10 contre 2.6 en 2003, et 2.7 en 2004, classant l’Algérie parmi les pays où la corruption atteint des niveaux élevés. Il est à noter que la limite est de 4 sur 10, et l’Algérie occupe ainsi la 97ème position, mondialement, en matière de corruption, parmi 159 pays. Le classement de l’Algérie révèle le degré de corruption et de commissions dans les administrations publiques et différents organismes. Il est à noter que l’Algérie a dissous des organismes consultatifs, comme l’Observatoire national pour la lutte contre la corruption, et neutralisé d’autres tel le Conseil de comptabilité, outre le fait qu’elle n’ait pas ratifié les conventions africaines pour la lutte contre la corruption.Rappelons aussi que les députés du Front de libération nationale (FLN) et du Mouvement pour la société de la paix (MSP) avaient rejeté en janvier dernier un article d’un projet de loi relatif à la lutte contre la corruption qui oblige les parlementaires à déclarer leur patrimoine. Pour que la loi passe, il a fallu amputer l’article en question.

Algérie:La corruption nuit aux entreprises

Une étude menée en Algérie et en Tunisie dont le rapport a été rendu public, indique que la corruption est un obstacle au développement de l’économie algérienne dès lors que beaucoup d’entreprises préfèrent dissimuler une partie plus ou moins importante de leurs revenus pour réduire leur niveau d’imposition.jeudi 6 avril 2006.
Le Rapport femise 2005 sur l’Algérie épingle la petite et la moyenne corruption des entreprises algériennes.
Le rapport signale, par ailleurs, que si la position concurrentielle de l’entreprise est faible, “elle peut développer son activité informelle afin de diminuer le coût du travail et échapper à des procédures complexes”. Les défaillances du système juridique expliquent aussi le niveau de l’activité informelle “dans la mesure où l’intérêt de déclarer l’activité est de la protéger”. Les entreprises, souligne le rapport du Femise, “peuvent donc faire appel à la corruption pour garantir la protection de leurs droits lorsque le système juridique est défaillant”. Si la capacité de faire respecter les droits de propriété ou de contrat des autorités est, en effet, peu satisfaisante, le coût d’opportunité d’inscrire son activité dans l’économie informelle diminue.
La petite corruption au quotidien en Algérie, exercée ou subie, et qui conditionne le bon déroulement des activités des firmes, joue plus lourdement dans la décision des entreprises de mener des activités informelles que la corruption qui vise à influencer sur le contenu des lois et des règlements, pratique qui relève d’une stratégie de plus long terme. Plus la part de l’activité informelle est significative, plus les firmes sont incitées à pratiquer la corruption sous les différentes formes envisagées. Cependant, c’est là une arme à double tranchant puisque la corruption est alors considérée par les entreprises comme une entrave à l’extension de leur activité. Les entreprises, qui jugent que les taxes sont contraignantes, sont moins sensibles au problème de la corruption qui est assimilée à une taxe additionnelle relativement moins lourde.
En termes de recommandations de politique économique, les résultats de cette étude soulignent donc le fait que, pour être efficace, en Algérie comme en Tunisie, une politique de lutte contre l’économie informelle doit aller de pair avec une politique de réduction de la corruption et d’amélioration des performances du système juridique, notamment du point de vue du respect des contrats et des droits de propriété.

Saturday, December 09, 2006

Algérie: Les scandales financiers éclaboussent l’État

Jamais, dans l’histoire du pays, autant d’argent n’a été détourné des banques publiques en un temps aussi court. Les scandales en cascade ont éclaboussé toutes les institutions financières. Une idée de l’ampleur de ces détournements a été donnée par l’ancien ministre des Finances, Abdelatif Benachenhou, qui avait déclaré il y a quelques années : « Telles qu’elles fonctionnent, les banques publiques sont devenues une menace pour la sécurité de l’Etat. »
Depuis, les scandales se suivent et n’arrivent plus à connaître leur épilogue. Selon les services de police, la somme subtilisée des banques, durant l’année 2005 seulement, a dépassé les 160 milliards de dinars et celle transférée illicitement vers l’étranger est de 4 millions d’euros, soit 71 milliards de dinars. À eux seuls, les détournements dont ont été victimes la BADR, la BNA, la BDL et la BEA ont causé au Trésor public un préjudice de plus de 164 milliards de dinars. La BNA vient en première position avec l’affaire des traites creuses et croisées d’un montant de 21 milliards de dinars escomptées au profit du patron de la société National Plus, entre 2002 et 2004, par les agences de Bouzaréah, Koléa, Cherchell, puis Zighoud Youcef. La BEA vient se classer au deuxième rang avec l’affaire BCIA, qui a éclaté en 2003 et qui a causé un préjudice de 13 milliards de dinars. Là aussi, il s’agit de traites avalisées et garanties par la BEA au profit de clients de la BCIA pour des marchandises jamais réceptionnées. La BADR occupe quant à elle la troisième position avec le scandale des traites creuses et croisées au bénéfice du groupe Digimex, dont le montant du préjudice a atteint 12 milliards de dinars. La BDL vient juste après, puisqu’elle a été éclaboussée par le détournement de son agence d’El Mouradia, d’une somme de 1,7 million de dinars. Ce ne sont là que quelques exemples parmi des dizaines d’autres qui illustrent parfaitement la gravité de la situation. Du fait de l’incapacité, la négligence ou la complicité des services de contrôle interne aux banques qui n’arrivent pas, dans la majorité des cas, à déceler toute anomalie ou opération douteuse. Les sanctions pénales prévues par l’ordonnance sur la monnaie et le crédit, promulguée en 2003, n’ont malheureusement pas pour autant freiné l’hécatombe. A chaque fois, ce sont les services de sécurité qui dévoilent le pot aux roses, mais les montants détournés atteignent l’inimaginable. Ainsi, les statistiques des affaires traitées par les services de police et de gendarmerie durant 2005 sont révélatrices, d’autant qu’elles ne représentent que la partie visible de l’iceberg. En 2005, la Gendarmerie nationale a élucidé 1038 affaires liées à la criminalité économique et financière. Durant le premier semestre 2006, le nombre de ces affaires a atteint 689. Pour ce qui est du secteur bancaire, les services de la gendarmerie ont ouvert plusieurs enquêtes à Ouargla, Sétif, Jijel, Tipaza et Alger, pour des détournements estimés à plus de 71 millions de dinars (71.167.278,78 DA). La plus importante somme détournée, évaluée à 23.732.045,16 DA, a été constatée à la BDL de Tipaza. Les autres sommes subtilisées ont été enregistrées à la BADR de Ouargla, (plus de 16 millions de dinars), à la CNEP de Tipaza (18,149 millions de dinars), à la Bna de Sétif (10 millions de dinars), à la Bea de Sétif (10 millions de dinars) et à la BADR d’Alger (1 million de dinars). Pour leur part, les services de police ont indiqué avoir traité 156 affaires économiques en 2005, qui ont causé un préjudice de 16.738.467.316,20 DA et 1.582.500 euros, alors que durant les cinq premiers mois de l’année en cours, la somme détournée a dépassé les 9 milliards de dinars (9.585.836.251,09 DA). Ces affaires n’ont pas été les seules à avoir été traitées par les services de police. Ces derniers ont été saisis pour enquêter sur des trous financiers enregistrés au Trésor public, évalués à plus de 34 milliards de dinars et de 3.278.920,70 euros et 9 millions de dollars. Ces affaires concernent surtout les dilapidations et les infractions à la loi sur le contrôle des changes et le mouvement de capitaux. Les mêmes services ont indiqué qu’en 2005 ils ont constaté 277 affaires liées à la criminalité financière. En matière d’abus de biens sociaux à des fins personnelles, ils ont enregistré un préjudice de 2.434.538.683,55 DA, dont les auteurs sont des responsables d’entreprise ou de collectivités locales. La police judiciaire a estimé à 1.696.420,70 euros et 9 millions de dollars les sommes transférées vers l’étranger par des particuliers grâce à la complicité de certains banquiers, alors que la dilapidation des deniers publics a causé un préjudice de 13 milliards de dinars (13.778.833.121,80 DA). Ces chiffres laissent perplexe et montrent une fois de plus avec quelle facilité l’argent de la collectivité est détourné au point où même les recettes communales les plus éloignées n’ont pas échappé à cette hémorragie. Durant les cinq premiers mois de l’année en cours, les services de police ont découvert un trou financier de l’ordre de 547.620.113,90 DA, dont les auteurs se comptent parmi les hauts cadres des collectivités locales et les maires.
La réaction de l’Etat n’a pas été à la hauteur
L’actuel ministre des Finances ne pouvant plus justifier l’injustifiable a tout simplement expliqué que ces dilapidations sont le fait de malfaiteurs au sein même des banques et à l’extérieur de celles-ci, en précisant toutefois que les auteurs, au fait du système de contrôle interne, ont bien maquillé leurs actes pour agir en toute quiétude durant des années. Sinon, comment expliquer que 692 traites creuses ont été escomptées en un mois par la BADR au profit du patron du groupe Digimex, sans que l’attention des responsables soit attirée ? Mais ces « malfaiteurs » ont érigé des empires financiers devenus tellement puissants qu’ils ont fini par discréditer l’Etat algérien et ses institutions financières. L’été dernier, lorsque la BNA a entamé une grande opération de récupération des crédits octroyés à des opérateurs, un des responsables chargés de cette tâche avait été enlevé, un jeudi en pleine journée, au centre d’El Biar (Alger), par des individus armés, qui l’ont embarqué à bord d’une voiture banalisée, avant de prendre la route. Durant cette balade forcée, le responsable avait été menacé de mort par ses ravisseurs qui l’ont sommé de ne plus harceler les clients de la banque. C’est pour dire à quel point la situation est aujourd’hui gravissime et appelle à des mesures urgentes pour revoir totalement le fonctionnement des institutions financières, afin que la gestion de celles-ci soit plus transparente et n’obéisse qu’aux règles du marché, pas aux injonctions des politiques ou des militaires. Contre toute attente, le gouvernement a élaboré une loi relative à la prévention et la lutte contre la corruption qui non seulement adoucit les peines encourues en matière de détournement et de dilapidation, mais aussi dépénalise ces faits devenus désormais des délits. Ce qui, pour de nombreux professionnels du droit, va encourager les « malfaiteurs » à puiser encore dans les deniers publics, tant que le système de contrôle interne des banques reste aussi obsolète pour ne pas dire complaisant. Me Chaoui, du barreau d’Alger, a noté qu’il est quasiment impossible que les détournements au niveau des banques se fassent sans qu’ils soient décelés au niveau central ou de la Banque d’Algérie. « Nous avons remarqué que les garanties avancées pour bénéficier d’un crédit sont les mêmes avancées pour l’obtention de plusieurs autres montants. De plus, si vous êtes en face d’un agent indélicat, ce dernier n’enregistre pas l’opération de traite ou de chèque jusqu’à ce que son copain crédite son compte. Il lui permet de travailler avec l’argent de la banque pendant des années. Dans une situation normale, une seule transaction impayée et c’est le feu rouge qui clignote. Ce qui est certain, c’est qu’aucune opération douteuse n’est possible sans la complicité du banquier. Comme il est impossible que la banque centrale ne puisse pas détecter le jeu de croisement des traites creuses », a déclaré l’avocat. Un spécialiste du droit des affaires, avocat d’une grande institution financière, a relevé que les auteurs des détournements agissent de la même manière et utilisent aussi le même procédé de défense. « Nous avons une société qui emploie des centaines de travailleurs, je paye mes impôts, j’ai les moyens de rembourser pour peu que la banque m’accompagne. Que représente la garantie devant l’état réel de la santé financière de la société ? Souvent ces garanties sont surévaluées et peuvent être réclamées par d’autres créanciers, ce qui réduit la chance de la banque de récupérer ses biens. » Face à cette gravissime situation, l’Etat a élaboré, dans la précipitation, la loi 01-06 relative à la prévention et la lutte contre la corruption. Une loi qui n’a pas bénéficié d’un débat à la hauteur de son importance au niveau de l’assemblée nationale. Les députés se sont beaucoup plus focalisés sur l’article relatif à la levée, par le juge, de l’immunité parlementaire, au détriment de ce qui est jugé par les spécialistes comme étant l’essentiel, notamment les sanctions encourues par les coupables de détournement, mais aussi la classification des niveaux des peines, selon la valeur des montants détournés, ou encore la prescription pour tous les délits économiques, y compris ceux commis par les agents publics, limitée à 10 ans. « Les dispositions du code pénal étaient beaucoup plus cohérentes que celles de la loi 01-06. Celle-ci offre d’abord aux présumés auteurs deux niveaux de recours, parce qu’elle a correctionnalisé les délits économiques. Les peines encourues sont très faibles et ne sont pas accompagnées de peines dites complémentaires. En plus, la détention préventive ne peux excéder les 8 mois », a déclaré Me Chaoui. Selon lui, l’Etat en voulant se dégager de la sphère économique s’est empressé de promulguer une loi qui comporte des grandes failles qu’il faudra combler le plus rapidement. « Plus les lois sont douces, plus il y aura des indélicats qui voleront les biens de la collectivité. Un tel texte ne décourage personne. Bien au contraire, il pose un autre problème : la dépénalisation de l’acte de gestion catastrophique », a noté l’avocat, ajoutant : « Tant que les instruments de contrôle ne fonctionnent pas, la loi 01-06 n’a pas de sens. Vous entendrez souvent des banquiers qui qualifieront les auteurs de détournement de clients exceptionnels, d’opérateurs exemplaires, etc. » Abondant dans le même sens, plusieurs magistrats ayant eu à instruire ou à juger les affaires de détournement de deniers publics, avec lesquels nous nous sommes entretenus, ont qualifié les peines prévues par la loi 01-06 de très en deçà de la politique de lutte contre la corruption engagée par le gouvernement. « Il est vrai que ce texte s’inspire de la convention internationale de lutte contre la corruption, mais celle-ci a laissé aux Etats la liberté de définir les peines encourues. Même si les faits ont été correctionnalisés, les sanctions auraient pu être plus lourdes, c’est-à-dire aller jusqu’à 20 ans de prison, lorsque les montants atteignent des seuils importants. Il est anormal que cette loi n’ait pas prévu des sanctions selon l’importance des montants détournés. Nous sommes mis devant des situations inconfortables. Il est vrai que celui qui vole un téléphone portable risque 5 ans de prison et celui qui détourne des centaines de milliards de dinars peut, dans certains cas, s’en sortir avec la même peine. Les anciennes dispositions du code pénal étaient plus cohérentes », a déclaré un magistrat de la cour d’Alger. Un avis que partagent de nombreux juges, lesquels ont espéré une autre lecture « pour une meilleure répression de la corruption et son corollaire les délits économiques ».
(elwatan)

Les ventes d'armes de la Russie en 2006: L'Algérie et Le Venezuela en tête

Le président Vladimir Poutine s'est félicité jeudi des importantes ventes d'armes de la Russie en 2006, d'un montant de six milliards de dollars, qui font de la Russie l'un des premiers vendeurs d'armements au monde. “Cette année, nous atteignons les six milliards de dollars” pour les ventes d'armes, a déclaré Vladimir Poutine lors d'une réunion retransmise sur la première chaîne russe.Selon un rapport du Congrès américain publié fin novembre, Moscou a obtenu en 2005, pour 7 milliards de dollars de contrats d'armements avec des États d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine, en nette hausse par rapport aux 5,4 milliards de dollars réalisés en 2004, plaçant la Russie au premier rang des pays fournisseurs d'armements aux pays en développement.En 2005, la Russie était au premier rang sur ces marchés devant la France et les États-Unis. Cette première place est due en grande partie aux échanges commerciaux conséquents de la Russie avec les deux géants asiatiques émergents, l'Inde et la Chine, mais aussi avec l'Iran. La Russie a également signé en 2006 d'importants contrats d'armements avec l'Algérie et le Venezuela.
(liberté)

Algérie: Le procureur de la république assassiné

Le cadavre du procureur de la République d’Oum El Bouaghi, Boutarfa Nabil, a été découvert, mercredi soir, en bordure de la route nationale 44, au lieudit Oued Nil, dans la Wilaya de Annaba.
L’alerte aurait été don-née par des citoyens vers 21 heures. Le corps sans vie du procureur de la République d’Oum El-Bouaghi a été retrouvé atrocement mutilé à côté de son véhicule sur une petite route menant vers la commune d’El-Chorfa, dans la wilaya de Annaba. Les premières constatations font ressortir que le défunt avait été bâillonné et ligoté. Son corps, criblé de balles, particulièrement au niveau de l’abdomen, portait, en outre, de nombreuses ecchymoses.
D’après les témoignages, lorsque le cadavre du défunt a été trouvé, des documents éparpillés jonchaient le sol. Les procédures d’usage ont été aussitôt enclenchées par les services de sécurité et le parquet de Annaba. L’autopsie du corps et l’enquête balistique pourraient apporter les premiers éléments d’information sur les circonstances du meurtre de ce magistrat. La question qui court sur toutes les lèvres est de savoir s’il s’agit d’un acte terroriste ou d’un acte maffieux?
(la voix de l'oranie)
في مصائبهم رحمة لنا

Thursday, December 07, 2006

Des exposants marocains victimes d'agressions par des ''pro-polisario'' à Malaga

Des exposants marocains, qui participent à la 3ème édition de ''Expo Hispa-Maroc'' à Malaga (Sud d'Espagne), ont été violemment agressés mercredi par des sympathisants du ''polisario'' lors de l'inauguration de la foire, a-t-on appris jeudi de source consulaire marocaine.
''Une trentaine de pro-Polisario ont fait irruption, mercredi à la mi-journée, dans le hall du Palais des Congrès de Malaga (où se tient l'exposition), en proférant des insultes contre les symboles du Royaume'', selon la même source.
C'est à ce moment là que les exposants marocains indignés ont tenté d'intervenir pour faire cesser les insultes, mais ils ont été violemment attaqués par les manifestants ''pro-Polisario'' en furie, a-t-on ajouté.
L'accrochage physique a causé des blessures légères à la jambe d'un des intervenants marocains et la déchirure de la chemise d'un autre. Après cette agression, la police espagnole a procédé à l'arrestation de quatre manifestants ''pro-Polisario'', qui ont été conduits à un commissariat local pour enquête.
Les commerçants marocains, indignés par le manque de protection contre ces hordes, ont déposé plainte pour agression et comptent poursuivre en justice ses auteurs.
Pour leur part, les autorités consulaires marocaines vont présenter aux autorités espagnoles une protestation officielle contre cette agression dont ont été victimes des citoyens marocains, a-t-on appris auprès du consul du Maroc à Algesiras.
La presse espagnole qui s'est fait l'écho de cette agression, a souligné que la manifestation avait été autorisée par les autorités locales de Malaga, mais elle devait se dérouler à l'extérieur du Palais des Congrès et nullement dans le hall de l'édifice.
(map)

Wednesday, December 06, 2006

Trafic en tout genre dans le sud algérien

Six contrebandiers ont été arrêtés et placés en détention préventive par le procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa. Les mis en cause ont été pris en flagrant délit en possession de près de 6 500 cartouches de cigarettes étrangères de marque Legend par les éléments de la Gendarmerie nationale en mission au poste de contrôle fixe situé sur la RN1 menant vers le nord du chef-lieu de Ghardaïa. Cet axe de la RN1, reliant Tamanrasset à Ghardaïa, est réputé, nous dit-on, par le nombre effarant de la contrebande de marchandise prohibée provenant des frontières en passant par Aïn Salah, El Goléa et, particulièrement, la localité de Hassi Lefhel et l’entrée d’El Mansoura. En dépit des sévères sanctions prévues par la nouvelle loi sur la contrebande, notamment l’emprisonnement d’une durée allant de 3 à 10 ans de prison et une amende d’une valeur égale à dix fois à celle de la marchandise saisie, le nombre de contrebandes enregistré au niveau de la RN1 de Ghardaïa ne cesse d’augmenter.
(liberté)

Tuesday, December 05, 2006

Nouvelle mise en garde du département d’Etat aux ressortissants américains : L’insécurité persiste dans plusieurs régions d’Algérie

Dans plusieurs régions d’Algérie, l’insécurité continue à susciter de vives inquiétudes pour le département d’Etat américain, qui a recommandé à ses ressortissants d’évaluer minutieusement les risques en cas de voyage en Algérie. Dans une nouvelle note de voyage publiée la semaine dernière, et qui remplace celle diffusée le 31 août dernier, Washington évoque les incidents sécuritaires survenus en Algérie ces derniers mois.
Le département d’Etat américain exhorte ses citoyens à considérer pleinement les risques quant à leur sécurité personnelle en cas de voyage en Algérie. Bien que les forces de sécurité algériennes réussissent à contrecarrer les intrusions des groupes armés dans la capitale ainsi que dans la majorité des centres urbains, trois attentats ont eu lieu dans la banlieue d’Alger en octobre dernier, fait observer le ministère américain.
Le département de Mme Condoleeza Rice fait référence aux attentats à la voiture piégée perpétrés le 29 octobre dernier contre les sièges des sûretés urbaines à Dergana et Réghaïa, qui ont fait 3 morts et 24 blessés selon un bilan officiel.
En outre, la note indique que les attaques sporadiques, les attentats à la bombe, les faux barrages, les embuscades, les enlèvements et les assassinats se poursuivent en Algérie, principalement dans les régions isolées. Le texte conseille donc vivement aux ressortissants américains présents en Algérie d’éviter de voyager entre les villes, comme il leur recommande de recourir à des escortes professionnelles ou à des guides agréés pour mettre en place des arrangements sécuritaires en cas de déplacement vers les régions montagneuses du nord du pays ainsi que les régions du Sud proches de Tamanrasset.
En tout état de cause, souligne le document, les autorités algériennes soumettent le personnel de l’ambassade des Etats-Unis à Alger à l’obtention d’une autorisation et d’une escorte armée pour les déplacements hors wilaya ainsi que vers la Casbah.
Par contre, il existe une totale liberté de mouvement pour les étrangers dans le centre de la capitale, ajoute la note. Celle-ci rappelle aux éventuels visiteurs américains de s’assurer à l’avance des mesures de sécurité, notamment en choisissant des sites de séjour reconnus pour être sécurisés.
Les recommandations sont destinées, selon le département d’Etat, à offrir le maximum de renseignements aux citoyens américains, mais ne visent point à les décourager de se rendre en Algérie. Cette mise en garde intervient un mois après celle diffusée par le ministère britannique des Affaires étrangères et du Commonwealth, qui a jugé que la situation sécuritaire en Algérie «s’est détériorée» depuis les attentats de Réghaïa et Dergana.
Dans sa dernière note, le département de Mme Margaret Beckett estimait, en effet, que l’Algérie continue de constituer un risque pour les étrangers et avait, partant, alerté les ressortissants britanniques des menaces qui pèsent sur leur sécurité, notamment depuis la reprise des attentats à la bombe et au véhicule piégé.
Contrairement à Washington, Londres dissuade les touristes britanniques de se rendre dans les villes du nord du pays et recommande une extrême vigilance à ceux qui seraient obligés de s’y rendre, notamment dans le cadre de voyages d’affaires.
(le jeune indépedant)

Sunday, December 03, 2006

Algérie: de hauts responsables de l'Etat sont corrompus ,selon Soltani

Aboudjerra Soltani affirme toutefois qu’il ne sait pas si la justice divulguera ces noms ni quand elle fera. Après ses précédentes déclarations sur ce sujet, M. Soltani jette un énorme pavé dans la mare qui risque d’éclabousser beaucoup de monde.

Et comme il s’agit de hauts responsables de l’Etat, M. Soltani devrait donc les côtoyer quotidiennement. L’homme, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse organisée au siège de son parti, dont le seul ordre du jour était la corruption, semble savoir de quoi il parle tenir.

Il donne également l’impression de ne pas vouloir – ou de ne pas pouvoir – citer nommément ceux qu’il accuse de corruption. Pour rappel, M. Soltani a déjà déclaré, lors d’un passage à la radio nationale, que «la majorité des fortunes des responsables algériens sont inscrites sous de prête-noms».

Après les derniers attentats terroristes ayant touché la banlieue est d’Alger, M. Soltani n’a pas hésité à déclarer que «la mafia est derrière ces attentats». Interpellé une autre fois par les journalistes lors de la réunion des instances de son parti, il y a quelques jours à Zéralda, concernant «les preuves de ce qu’il dit», le même Soltani avait assuré qu’il ne «parlait pas dans le vide».

«Menaces» brandies à l’approche d’échéances électorales importantes en direction d’adversaires politiques, sur lesquels M. Soltani détiendrait des preuves compromettantes ? Peur de toucher «de gros morceaux» au sein du régime, dont «l’accusateur» n’ignore pas le poids, ou tout simplement campagne électorale avant la lettre ? Difficile d’expliquer la démarche du leader du MSP qui semble ne pas dire tout ce qu’il sait.

Plus troublant encore est le silence complet affiché par les autorités à l’égard de propos graves, tenus pourtant par un ministre d’Etat. M. Soltani rejette tout cela et assure n’être guidés, lui et son parti, que par le seul souci de mettre fin, ou du moins atténuer, ce fléau qui menace jusqu’aux fondements de l’Etat.

«La lutte contre la corruption est l’affaire de tous, et n’est aucunement un objet de luttes partisanes ni de manœuvres politiciennes ou autre campagne électorale», a-t-il assuré. «Il n’est donc pas question pour nous de laxisme, de changement de position ou de détourner la bataille du carré de la lutte anticorruption pour instaurer des discours qui nous rappellent la langue de bois», a ajouté M. Soltani à l’adresse de ses éventuels détracteurs.

C’est dans ce contexte que la campagne «stop à la corruption», lancée officiellement à l’occasion de cette conférence de presse, trouve assurément son écho. Le madjliss echoura du MSP vient de mettre en place, en effet, une commission qui installera à son tour une «instance nationale ouverte» pour la lutte contre la corruption.

C’est sous le slogan «pas d’immunité pour ceux qui détournent les biens du peuple» que le parti de feu cheikh Nahnah introduit sa campagne. L’entame choisie par le ministre d’Etat met à mal l’alliance présidentielle et risque d’emporter avec elle la coalition gouvernementale.Les grandes manœuvres ont commencé.
(le jeune indépendant)

Saturday, December 02, 2006

Un haut responsable danois choqué par le silence total autour des disparus marocains sur le territoire algérien

Mme Lisbeth Dam, chef du Département du droit international au ministère danois des Affaires étrangères, s'est déclarée "choquée" et "surprise" devant l'ampleur du silence entourant la situation des disparus marocains sur le territoire algérien.

Recevant jeudi au siège du ministère danois des Affaires étrangères M.Mohamed Zitouni, responsable pour la France de l'Association nationale des familles des martyrs, des disparus et des prisonniers du Sahara Marocain (ANFMDPSM), Mme Dam a fait part de son indignation et de son émotion en prenant connaissance de la liste des disparus et des prisonniers morts sous la torture.

M. Zitouni a en effet remis à la responsable danoise la liste des disparus marocains dont le nombre s'élève à plus de 667 marocains, et souligné le silence de la communauté internationale concernant le sort de ces disparus ainsi que la non restitution des dépouilles des prisonniers morts sous la torture en Algérie.

"Sa réaction a été vive face à cette intolérable situation qui est contraire aux droits de l'homme et au respect de la dignité humaine", a déclaré à la MAP M.Zitouni, en précisant que Mme Lisbeth Dam s'est "engagée à faire le nécessaire et à intervenir auprès des autorités algériennes et des responsables du +polisario+ pour demander des explications et des éclaircissements sur ce dossier".

Le responsable de l'ANFMDPSM a également saisi la responsable danoise sur les cas des enfants déportés à Cuba et le calvaire qu'endurent leurs familles dans les camps de la honte à Tindouf. Outre Mme Lisbeth Dam, M.Zitouni a remis les listes de disparus marocains à plusieurs organisations gouvernementales et non gouvernementales, notamment Amnesty International, le centre de la culture et du développement, la Croix rouge et l'Association de coopération entre les Nations.

L'Association, dont le siège est basé au Maroc, dispose depuis mars dernier d'une antenne à Paris.
(map)

Friday, December 01, 2006

Menace du "polisario": Le rallye Dakar fait confiance au Maroc

Les organisateurs du Dakar n’ont accordé aucune importance aux menaces proférées par le Polisario contre ce rallye-raid. Aucune mesure de sécurité spéciale n’est donc envisagée par eux.
«Les mercenaires du Polisario menacent de s’attaquer aux participants du Dakar…». Voilà un vieux refrain qu’on entend chaque année à l’approche du coup d’envoi du plus célèbre des rallyes-raids automobiles. Cette année, les rumeurs qui courent dans ce sens vont bon train ; alimentées comme d’habitude par la presse algérienne et les sympathisants de la république fantoche.
Ce genre de menaces, ayant pour but de semer la panique, n’a provoqué aucune réaction de la part des organisateurs du Rallye. Roger Kalmanovitz, chargé des relations extérieures et de la sécurité du Rallye Dakar, a assuré qu’aucune mesure de sécurité spéciale n’a été prise pour les étapes de cette prestigieuse épreuve sportive qui se dérouleront sur le territoire marocain.
«Je ne vois aucune raison qui va nous pousser à prendre des mesures de sécurité spéciales. Le Maroc a toujours été un pays sûr. D’ailleurs, il n’y a jamais eu de problèmes durant l’étape marocaine du Rallye», a déclaré, Roger Kalmanovitz à ALM.
Les menaces du Polisario ne datent d’ailleurs pas d’aujourd’hui. A l’approche de chaque édition, elles emplissent les colonnes de la presse inféodée à l’Algérie. Elles visent à faire croire que les provinces du Sud du Maroc ne sont pas sûres et, partant, à obliger les organisateurs à changer d’itinéraire et, pourquoi pas, à éviter de passer par le Maroc. Mais, comme l’a souligné M. Kalmanovitz, le Maroc a toujours été, et il demeure, l’une des étapes les plus sûre du Rallye Dakar. En effet, depuis la création de cette épreuve en 1978 (par Thierry Sabine), aucun incident notoire n’y été signalé et aucun acte à caractère violent n’y a jamais été commis.
Roger Kalmanovitz, dit, toutefois, ne pas être au courant des menaces que le Polisario aurait proférées: «A ma connaissance, aucune menace n’a visé le Rallye. On n’a rien reçu. Et, personnellement, j’ignore si le Polisario a proféré ou non des menaces contre les participants au Dakar». Si l’étape marocaine du Rallye est sûre, de sérieuses menaces ont mis en danger la sécurité des participants dans d’autres pays. Ce fut le cas pour le Niger en 2000. La situation avait été jugée suffisamment grave pour que les organisateurs mettent en place un pont aérien pour éviter la traversée de ce pays. Ce fut également le cas en Algérie, dont le sud-est reste une zone dangereuse et où milices, touaregs rebelles et autres groupuscules armés prolifèrent et s’adonnent à des activités violentes; voire à caractère terroriste. Pour s’en convaincre, il suffit de se rappeler les différentes prises d’otages de touristes européens (français et allemands notamment) survenues depuis 2003. De pareils évènements se sont déroulés dans différentes régions comme Tamanrasset, le Hoggar ou encore le Sahel, une vaste zone désertique que se partagent l’Algérie, le Mali et le Niger. Récemment, et selon un quotidien français, le Dakar 2007 serait sous la menace du redoutable Groupe salafiste algérien pour la prédication et le combat (GSPC).
«Il y a un risque potentiel d’embuscade et de prise d'otages pour les concurrents et la caravane du rallye. Il est impératif de renoncer à la boucle Néma-Néma, et de décaler le plus possible le parcours du rallye vers l'ouest», a proposé un fin connaisseur de ce rallye.
(ALM)

Algérie : les kabyles font monter la pression

Depuis l’annonce d’un éventuel redéploiement de la gendarmerie algérienne en Kabylie, la tension est à son extrême. Plusieurs délégués des Aârchs, dont le chef du mouvement, Belaid Abrika, ont été interpellés. Le climat devient de plus en plus tendu en Kabylie et ce depuis l’annonce par le wali de Tizi-Ouzou d’un projet de redéploiement de la gendarmerie algérienne dans cette zone. L’annonce avait provoqué la colère des Aârchs qui rejettent de façon catégorique l’idée d’un retour des gendarmes en Kabylie cinq ans après les événements sanglants du «printemps noir». Les autorités algériennes ont procédé récemment à une série d’arrestations visant plusieurs délégués Aârchs, rapporte jeudi la presse locale. Parmi eux, figure le chef du mouvement kabyle, Belaid Abrika, arrêté mercredi par la police à Tizi-Ouzou pour «destruction des biens publics», indique le quotidien "Liberté d’Algérie". M. Abrika a été interpellé avec deux de ses proches collaborateurs Ahmed Amour et Hamenad Yougourta, après que plusieurs citoyens aient procédé, durant la nuit de dimanche à lundi dernier, à la destruction d'une plate-forme servant de socle pour la construction d'une roulotte de gendarmerie, érigée à Sikh-Oumedour, banlieue périphérique à l'est de la ville de Tizi Ouzou (160 km à l'est d'Alger). Après avoir répondu aux questions des enquêteurs, Abrika a été relâché, poursuit le journal. Belaid Abrika ne s’est fait un nom qu’après les événements du printemps 2001 qui avaient ensanglanté la Kabylie. Hostile dans un premier temps à tout dialogue avec le gouvernement, il avait appelé au boycott des élections législatives de mai 2002 et municipales d'octobre 2002. Arrêté le 24 octobre de la même année, il sera libéré en mars 2003. En 2004, il accepte le dialogue avec le gouvernement. L’une des principales revendications des citoyens de cette région était le retrait des forces de l’ordre. Actuellement, les Aârchs ne cachent pas leur hostilité au redéploiement de la gendarmerie. Mais ils affirment, toutefois, que les trois délégués arrêtés n’ont pas pris part à la démolition de la plate-forme de la gendarmerie. Et ils justifient leur action par l’engagement de l’Etat à retirer toutes les brigades de la gendarmerie de la Kabylie coupables d'avoir assassiné 121 jeunes manifestants désarmés au printemps 2002.Dans une récente déclaration, les Aârchs ont pris les devants pour exprimer leur position sur la question du retour de la gendarmerie et ont averti des conséquences néfastes que pourraient induire ces manœuvres machiavéliques et dangereuses.Les délégués appréhendent la multiplication des «dérapages du pouvoir», dans son processus qui vise à «imposer le retour des gendarmes en Kabylie», a écrit jeudi "La dépêche de Kabylie". La CADC (Coordination des Aârchs des Daïra et Communes de Tizi Ouzou) a souligné mercredi dernier que : «ces arrestations arbitraires marquent une escalade dans la provocation à l’égard des citoyens de la région et laquelle vise à imposer le retour du corps de la gendarmerie contre la volonté manifeste de la population et en violation des engagements contenus dans l’accord global, signé le 15 janvier 2005, et qui engage l’Etat à la mise en œuvre de la plate-forme d'El-Kseur».

Le Printemps Noir :
Le Printemps Noir est le nom donné aux violentes émeutes qui ont éclaté en Kabylie et à leur répression par l’armée algérienne entre avril 2001 et avril 2002. Tout a commencé lorsqu’un jeune lycéen a été assassiné le 18 avril 2001 par une brigade de la gendarmerie. Une bavure qui a mis le feu aux poudres. Des marches sont alors organisées pour dénoncer les injustices et les abus d'autorité. Ces manifestations sont durement réprimées. Ces évènements plongeront, pendant trois ans, la Kabylie dans l’engrenage des émeutes et de la répression. Le bilan s’élève à 126 morts et des centaines de blessés
(ALM)
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Thursday, November 30, 2006

Sous-payés, les chercheurs algériens s'exilent

Les chercheurs algériens continuent de fuir leur pays en raison notamment des salaires dérisoires, considérés comme étant les plus bas du Maghreb. Sur les onze mois de 2006, il ne reste plus en Algérie que 1.700 chercheurs contre 2.700 en 2005, tous préfèrent aller exercer leur savoir dans les pays du Golfe, en France ou au Canada. Selon le secrétaire général du Syndicat algérien des chercheurs permanent (SNCP), Smati Zoghbi, le salaire d'un chercheur permanent en Algérie oscille entre 35.000 dinars (350 euros) pour un débutant et 50.000 DA (500 euros) en fin de carrière.