Sunday, January 24, 2010

Algérie: Des spécialistes l'affirment «Le banditisme remplacera le Gspc»

La lutte antiterroriste doit évoluer en même temps que les changements sur le terrain.
Voilà ce qui s’appelle tomber de Charybde en Scylla. Après le terrorisme, l’Algérie fera face à une montée du banditisme et de la criminalité, ont confié des spécialistes de la lutte antiterroriste qui ne se font aucun doute sur ce sujet. Selon les estimations de ces spécialistes, «le Gspc ou Al Qaîda sont appelés à disparaître dans les deux ou trois prochaines années». Cependant, prévoient-ils, la disparition du terrorisme donnera naissance à d’autres phénomènes dont la criminalité comme c’est le cas actuellement en Colombie et/ou au Mexique. Les forces de sécurité seront à ce titre devant un nouveau défi et il faut d’ores et déjà prévoir une stratégie pour affronter cette nouvelle donne. «Aucune action ne sera efficace sans la révision, en fonction des nouvelles donnes sur le terrain, des stratégies de lutte antiterroriste qui doit évoluer dans un contexte bien précis en même temps que les changements sur le terrain», préconisent les mêmes responsables.En sept ou huit ans de lutte antiterroriste, les forces de sécurité n’ont pas seulement acquis une grande expérience, mais elles ont réussi à établir une cartographie géographique humaine, en mesure de situer l’amplitude du terrorisme et de ses rares relais. Il y a eu des attentats spectaculaires que des observateurs ont expliqué par un manque de vigilance, mais dans le contexte global, les forces de sécurité ont adopté une nouvelle approche méthodique, ciblée et plus précise. Selon des statistiques rendues publiques, il ne reste plus que 600 à 800 terroristes terrés dans les maquis. Ils étaient plus de 28.000 en 1994! Il est donc tout à fait logique et évident même que les services de l’ANP, de la Gendarmerie nationale, de la Police et de l’ensemble des forces de sécurité révisent leur tactique en vue de répondre aux nouvelles exigences du terrain, aux tendances sociales et au climat politique national et international, ont confié nos sources. Le défi qui se pose à eux, est la connexion entre le grand banditisme et certains groupes terroristes. Cela a été établi et défini à l’exemple des cercles mafieux des narcotrafiquants, de la mafia politico-financière, la mafia du sable et du liège mais aussi et surtout des trafiquants d’armes et de munitions. Durant l’année écoulée, plus de 90 terroristes ont été mis hors d’état de nuire comprenant même un certain nombre d’émirs très inf-luents, alors que pas moins de 200 réseaux de soutien ont été démantelés. Et rien que pour le mois de janvier de l’année en cours, 21 criminels ont été abattus dans des opérations militaires bien ficelées. Ces résultats sont certainement le fruit d’un engagement déterminé des forces de sécurité tous corps confondus. Avant même d’appliquer la politique de la réconciliation, l’Algérie s’était déjà éloignée de l’option du «tout sécuritaire» qu’imposait l’épreuve de force engagée justement contre les groupes terroristes, en plein redéploiement durant la période allant de 1990 à 1993. En pleine décomposition, accentuée par les conflits internes, les multiples guerres de leadership, les groupes terroristes ont multiplié les actes de sauvagerie en adoptant la vengeance systématique contre les populations civiles des régions particulièrement isolées. On se rappelle encore des massacres collectifs et des faux barrages entre 1997 et 1999. Même dans ce contexte, l’Etat n’avait pas opéré de recul dans la politique de réconciliation avec la loi de la Rahma prônée à l’époque du président Liamine Zeroual, affirmant sa détermination à faire revenir la paix, en ouvrant le dialogue avec les groupes armés. L’AIS, et quelques groupes qui lui ont été affiliés à l’Ouest, avait déposé les armes. Pendant ce temps, les GIA ont allumé le brasier dans lequel ils seront brûlés quelques années après. C’est d’ailleurs dans ce contexte un peu complexe que ce qu’on appelle aujourd’hui le Gspc est né. Sahraoui, Hattab, Belmokhtar et El Para allaient faire parler d’eux pendant des années. Cette fois-ci, les cibles seront les forces de sécurité et les ressortissants étrangers. Une stratégie, avait-on souligné à l’époque, suggérée par les chefs d’Al Qaîda. Ce qui n’était pas faux dans la mesure où quelques années plus tard, le Gspc annonçait son ralliement à l’organisation dirigée par l’énigmatique Ayman Zawahiri. Entre-temps, la loi portant sur la paix et la réconciliation nationale est passée et les redditions se sont multipliées. Le chef de l’Etat avait réussi son pari. Dans les villes et en milieu urbain, les groupes d’irréductibles qui ont refusé l’offre de paix perdaient un à un leurs relais et leurs réseaux de soutien logistique.A vrai dire, un nouvel état d’esprit social s’est installé et qui a amené les forces de sécurité à revoir leurs méthodes.
Ikram GHIOUA - L'EXPRESSION 24-01-2010

Saturday, January 23, 2010

Deux détenus de Guantanamo transférés en Algérie, selon le président de la commission consultative des droits de l'Homme

Le président de la commission consultative de promotion et de protection des droits de l'Homme en Algérie Farouk Ksentini a confirmé samedi le transfèrement à Alger de deux ressortissants algériens détenus sur la base américaine de Guantanamo à Cuba.

"Je vous le confirme, l'information donnée dans la presse est juste. D'après mes informations, ces deux détenus sont arrivés en Algérie", a déclaré Farouk Ksentini à l'Associated Press.
Le président de la commission consultative des droits de l'Homme a ajouté qu'il "n'était pas cependant en mesure de dire à quel endroit se trouvent ces deux détenus", dont la libération a été annoncée en fin de semaine à Washington par le ministère américain de la Justice.
"Si on s'en tient à ce qui s'est déjà fait par le passé pour les cas similaires, ces deux détenus doivent être déférés devant le juge d'instruction", a-t-il expliqué à l'AP en réponse à une question sur le sort qui sera réservé à Hassan Zemiri et Adil Hadi El Djazairi.
"Si le juge d'instruction, en examinant leur dossier, y trouve matière à poursuites, ces deux détenus seront alors traduits devant le tribunal criminel", a-t-il précisé, rappelant que d'autres détenus déjà libérés avaient été acquittés par le tribunal d'Alger.
Du côté du ministère algérien de la Justice, les tentatives d'obtenir confirmation de l'information sont restées sans suite.
Vendredi, le ministère américain de la Justice avait annoncé que "deux détenus algériens, Hassan Zemiri et Adil Hadi al-Jazairi Bin Hamlili, avaient été transférés du centre de détention de Guantanamo" au gouvernement algérien.
Avec Hassan Zemiri et Adil Hadi El Djazairi, ce sont au total dix Algériens qui ont été transférés de Guantanamo vers leur pays d'origine entre juillet 2008 et janvier 2010. AP-24-01-2010

Algérie: L’« affaire Sonatrach » illustre les tensions sur la succession....L’après-Bouteflika est lancé.

C’est « l’affaire » des superlatifs sur tous les plans. Elle a fait l’effet d’un véritable coup d’Etat dans la capitale algérienne. Lorsque le 14 janvier, le quotidien El Watan publie le scoop, tout le monde s’attendait à ce que la radio d’Etat présente, dans la journée, un démenti cinglant avec, à la clef, la promesse d’un procès pour diffamation. Mais il n’en a rien été. Ce qui était invraisemblable est donc vrai : la Sonatrach, la compagnie publique d’exploitation du gaz – un mastodonte –, est décapitée ; ses principaux dirigeants, dont le PDG, sont soit en prison, soit sous contrôle judiciaire depuis la veille.
Pourquoi ? La question est sur toutes les lèvres. Corruption ? Tout le monde sait que dans les mœurs du « Système » algérien, ce n’est pas là un motif sérieux pour envoyer des dignitaires du régime en prison. Un seul exemple, le plus récent, suffit : Amar Saïdani, ex-président de l’Assemblée nationale, et proche du président Bouteflika, a détourné près d’un milliard d’euros. Il a été écarté de son poste. Point. La sanction que le régime a l’habitude d’appliquer à ses dignitaires indélicats oscille entre l’impunité complète et la mise à l’écart. La Justice, c’est pour les opposants, les militants des droits de l’homme et le petit peuple. Le recours à la justice contre un dignitaire a toujours été considéré comme un facteur de déstabilisation pour le régime. Un traumatisme qu’il refuse de s’infliger.
Opération « coup de poing »
A une exception près : les périodes d’interrègne ; là, c’est souvent l’overdose. Et le cas Sonatrach est symptomatique de cette situation et de ces excès. D’abord, Sonatrach est l’entreprise le plus importante du pays. Elle assure 98 % de ses ressources en devises. A une action « soft », visant à remplacer graduellement les responsables incriminés, il a été préféré une opération « coup de poing ». Elle annonce une poussée des tensions autour de la succession au président, 73 ans, opéré en 2005 d’une tumeur dans l’appareil digestif.
Le clan du président prépare depuis 2006 le frère cadet de Bouteflika, Saïd, au poste suprême : nommé conseiller spécial du chef de l’Etat, il est devenu le véritable vice-président de l’ombre sans l’accord duquel rien ne se décide.
Le lancement de son parti, annoncé officieusement à plusieurs reprises, a toujours été reporté faute de consensus. L’armée n’a pas donné son accord à une succession qui lui ôte le pouvoir suprême qu’elle a toujours exercé sans partage depuis l’indépendance du pays en 1962 : celui de choisir elle-même le président. Après avoir laissé dire, elle est visiblement passée à l’offensive en s’attaquant de front au clan du président sans craindre de déstabiliser l’entreprise nº1 du pays – qui fournissait jusqu’en 2005 un quart des besoins de la Belgique en gaz naturel.
Une publicité inhabituelle
L’enquête qui a décapité le clan présidentiel dirigeant la Sonatrach a été menée par le Département Renseignement et Sécurité (DRS), les services secrets de l’armée dirigés par le tout puissant généralissime Mohamed Médiene, dit « Toufik ». Le DRS a dirigé l’enquête, mais ce qui est nouveau est qu’il le fait savoir. Les comptes rendus de presse ne camouflent plus le DRS pudiquement sous le vocable générique de « services de sécurité » comme ils ont l’habitude de le faire, mais le citent nommément comme auteur de ce coup d’éclat. Un coup d’autant plus estampillé DRS qu’il n’est précédé d’aucune plainte du ministre de tutelle, Chakib Khelil, un proche du président, en poste depuis 1999.
La Sonatrach avec sa formidable manne financière est désormais soustraite à l’influence du clan présidentiel. Le seul vice-président non concerné par le scandale, proche du DRS selon certaines sources, a été nommé PDG intérimaire malgré les réticences de Khelil auquel on a dû forcer la main. Quelle sera la réaction du clan présidentiel à ce coup de semonce ? Dans les arcanes du pouvoir, l’après-Bouteflika a bel et bien commencé. LE SOIR 21-01-2010

Les autorités algériennes et le "polisario" commettent de graves violations contre les séquestrés de Tindouf (presse yéménite)

la presse yéménite a mis à nu les violations graves perpétrées par les autorités algériennes et le "polisario" contre les populations sahraouies innocentes parquées dans les camps de Tindouf.
Les journaux "Manar Al Yamane" , "Joumhour net" et "Nabaa News" ont reproduit le contenu du rapport publié récemment par l'ONG américaine "US Committe for Refugees and Immigrants (USCRI)", accusant l'Algérie de faillir à ses responsabilités concernant les populations séquestrées dans les camps de Tindouf, en territoire algérien, et de se dérober à ses engagements souscrits au titre de la résolution 1951 régissant les droits des réfugiés ainsi que le protocole de 1967.
Les médias yéménites se sont alarmés de ce que les personnes retenues dans les camps de Tindouf subissent de graves restrictions notamment en matière de déplacements et soient soumises à des contrô les draconiens.
Ainsi, toute personne de ces camps voulant se déplacer vers un autre lieu en Algérie devra être impérativement munie d'une autorisation spéciale dite "ordre de mission" ou d'une autorisation collective délivrée par les autorités algériennes et le "polisario".
De même les circuits pour l'obtention d'une telle autorisation restent flous et délibérément indéfinis.
Citant l'ONG américaine, ces mêmes médias soulignent que les autorités militaires algériennes ont installé des postes de contrô le et de filtrage sur les différents axes conduisant aux camps.
Contrariant le désir des familles retenues dans les camps de Tindouf de rentrer chez elles au Sahara marocain, le "polisario", ajoutent ces médias, ne lésine pas sur les pressions contre les familles bénéficiant de l'opération d'échange de visites pour qu'elles ne restent pas au Sahara marocain.
Le rapport de l'ONG US, cité par la presse yéménite, mentionne que l'ONU a maintes fois réclamé un recensement des habitants des camps de Tindouf pour faciliter la distribution des aides humanitaires sur la base de données fiables et équitables, mais elle s'est toujours heurtée à l'opposition de l'Algérie, ce qui laisse proliférer des pratiques de détournements flagrants des aides accordées.
L'Organisation américaine "US Committe for Refugees and Immigrants", s'est, en effet, rendue compte, après vérifications auprès du Haut commissariat pour les réfugiés (HCR) que les aides sont détournées par des responsables algériens et du "polisario" qui laissent végéter dans la misère et le dénuement des milliers de gens innocents, déplore la presse yéménite.
MAP 22-01-2010

Friday, January 22, 2010

LISTE DES PAYS SUR LA LISTE NOIRE DES ETATS UNIS

Voici la liste des pays susceptibles d'abriter des terroristes et de représenter un danger potentiel dans le monde.

le Nigéria
le Yémen
le Pakistan
l'Afghanistan
la Lybie
la Somalie
l'Algérie
l'Irak
le Liban
l'Arabie saoudite
la Syrie
le Soudan
l'Iran.

Angola: Un conflit vieux comme les appétits colonialistes - Le Cabinda, le pétrole et les intérêts

A l'arrivée des Européens sur les rivages du royaume du Kongo, à la fin du XVe siècle, le Cabinda était partagé entre trois principautés, dont l'influence s'étendait au-delà des frontières actuelles de ce territoire.

Ces principautés (Loango, Kakongo et N'Goyo), dominées par des clans du groupe kongo de la famille ethno-linguistique bantoue, étaient tributaires du roi du Kongo.

La plus puissante de ces trois principautés était celle de Loango, éponyme de sa capitale, un port sur le site de la ville de Pointe-Noire.

Elle était gouvernée par les Vili.

La capitale des deux autres principautés était aussi un port : Malemba pour Kakongo et Cabinda pour N'Goyo. Comme dans les autres territoires kongo, la christianisation a été précoce et profonde après la conversion du roi Nzinga a Nkuwu en 1491. En 1665, les Portugais, alliés à un noble du sud du royaume kongo, ont écrasé les troupes royales à Mbwila et tué le roi Ndo Ntoni Antonio 1er. Le pays a ensuite été divisé en plusieurs royaumes soumis au Portugal.

Dès le XVIIe siècle, des rivalités étaient apparues entre les puissances européennes qui souhaitaient contrôler les ports du royaume du Kongo pour le trafic des esclaves. En 1702, les flottes française et anglaise se sont affrontées au large du Cabinda.



En 1722, la construction d'une forteresse anglaise sur ce territoire a suscité une intervention militaire du Portugal. Craignant de perdre le Cabinda, le Portugal a fait signer des traités aux chefs tribaux de 1883 à 1885, avant la conférence de Berlin, réunion des puissances européennes pour le partage des colonies et des zones d'influence en Afrique. Le plus important de ces traités a été signé le 1er février 1885 à Simulambuco par le roi du Cabinda, Ibiala Mamboma, plaçant le Cabinda sous le protectorat du royaume du Portugal. La validité de ce traité a été reconnue par la conférence de Berlin, car les Britanniques et les Allemands avaient vu l'intérêt de diviser la région de l'embouchure du fleuve Congo entre leurs rivaux, Français, Belges et Portugais. La réalité d'un royaume souverain couvrant la totalité de ce territoire apparaissait plus que douteuse et peu vérifiable dans l'épaisse forêt tropicale. Aujourd'hui, cet acte constitue le texte de référence des indépendantistes, dans la mesure où il établit juridiquement l'existence d'une entité politique cabindaise. Selon eux, la cessation du protectorat aurait dû s'accompagner d'un retour à l'indépendance de ce royaume cabindais reconnu par le droit international.

Les enjeux stratégiques de l'enclave cabindaise

En 1954, le gouvernement portugais a délivré des concessions de recherche pétrolière à la société nord-américaine Gulf Oil Company. Dès 1956, cette dernière a commencé ses premières extractions de pétrole brut au Cabinda, et en 1957, a obtenu l'exclusivité de l'exploitation des hydrocarbures dans ce territoire. Cette même année, le Portugal a placé le Cabinda et l'Angola sous l'autorité d'un administrateur unique.

La résolution 1 542 (XV) de l'Assemblée générale des Nations unies adoptée le 15 décembre 1960 relative à la décolonisation a retenu «l'Angola, y compris l'enclave du Cabinda». Mais, en 1964, après une réunion au Caire, l'Organisation de l'unité africaine (OUA) a publié une liste de pays à décoloniser mentionnant distinctement l'Angola (cas n° 35) et le Cabinda (cas n° 39). Cependant, la découverte de grands gisements pétrolifères off-shore en 1966 n'incitait pas le Portugal à abandonner ce territoire. Le 25 avril 1974, le régime fasciste portugais a été renversé par un soulèvement militaire. Le 19 septembre suivant, le Mouvement pour la libération de l'Angola (MPLA), une organisation politico-militaire nationaliste soutenue par l'URSS, a annoncé l'annexion du Cabinda par l'Angola. Le 2 novembre 1974, avec l'aval du nouveau gouvernement portugais, les troupes du MPLA ont envahi le Cabinda et écrasé toute résistance indépendantiste. Le 15 janvier 1975, l'article 3 de l'acte final de la conférence d'Alvor, signé par les trois mouvements politico-militaires indépendantistes angolais et le Portugal, a proclamé le rattachement du Cabinda à l'Angola.



Jusqu'en octobre 1974, le centre de commandement des installations pétrolières de la Gulf Oil, situé sur la presqu'île de Malongo, à une quinzaine de kilomètres de la capitale du Cabinda, était sous la protection d'une milice d'environ 200 hommes, remplacés ensuite par des militaires du MPLA et des soldats cubains, qui arrivaient par milliers au Cabinda. En effet, le colonel portugais Otelo Saraiva de Carvalho s'était rendu à Cuba le 21 juillet 1975, pour solliciter une aide militaire en faveur du MPLA, entré en conflit avec les deux autres mouvements indépendantistes angolais, l'UNITA et le Front national de libération de l'Angola (FNLA). Ces deux organisations étaient soutenues par des troupes sud-africaines, qui avaient pénétré en Angola. Le FNLA, implanté au nord de l'Angola, a été rapidement dispersé. L'Angola a été coupé en deux zones stratégiques antagonistes : à l'est, l'UNITA et les mines de diamants ; à l'ouest, le MPLA et le pétrole cabindais. Le contrôle du Cabinda était vital pour permettre au MPLA d'acheter des armes avec la rente pétrolifères, car les gisements pétroliers d'Angola ne sont entrés en exploitation qu'à partir de 1980. En dépit de cette confrontation, la société américaine Gulf Oil a continué l'exploitation pétrolière : par un contrat de 1978, cette société a obtenu 49% des revenus, tandis qu'une société nationale, la Sonangol, en prélevait 51%. En 1986, Gulf Oil a été remplacée par Chevron-Texaco. Entre 1974 et 1994, date des négociations secrètes entre le Congo et l'Angola sur le partage des gisements frontaliers off-shore, des mouvements armés indépendantistes cabindais, épaulés par des mercenaires, auraient bénéficié de l'appui des concurrents pétroliers de Gulf Oil, en particulier l'entreprise française Elf-Aquitaine, qui exploitait la majeure partie des gisements au large de Pointe-Noire. C'est à cette époque que sont nés une kyrielle de mouvements indépendantistes cabindais, qui s'entretuaient pour des intérêts étrangers.

Dans les années 1990, des accords et transactions économiques entre les concurrents occidentaux ont renforcé la légitimité de l'annexion angolaise. Le pétrole cabindais représentait la moitié de la production pétrolière angolaise, qui fournissait 60% du PNB du pays (27 millions de tonnes de pétrole vendues en 1992). Or, la population cabindaise (500 000 habitants) n'atteignait que 4,3% de la population angolaise totale. La découverte de gaz en 1987 a permis à la société italienne Agip de participer à la production cabindaise (pour 29,8% des parts du consortium d'exploitation) avec Chevron-Texaco (39%) et la Sonangol CRR-Centre d'information géopolitique 5 24/08/04 (31%). En 1991, Elf-Aquitaine a racheté à la Sonangol 20% des actions du consortium pétrolier Cabinda Gulf Consortium (CAGBOC), dont les autres actions appartiennent à Chevron-Texaco (39,2%) et à Agip (9,8%). A la fin des années 1990, Elf-Aquitaine 2 et Chevron se sont associés pour l'exploitation d'un nouveau gisement pétrolifères off-shore au Congo. Puis, en 2002, Chevron a signé un accord avec les gouvernements angolais et congolais pour l'extraction du pétrole dans la zone maritime frontalière.

Politique

Politiquement, l'effondrement de l'URSS et l'instauration du multipartisme en Angola en 1992 ne justifiaient plus le soutien des services secrets occidentaux tant à l'UNITA qu'à des groupes politico-militaires indépendantistes cabindais dépourvus de crédibilité. Enfin, en 1997, les troupes angolaises ont apporté une aide décisive aux prises du pouvoir par le Parti congolais du travail (PCT) au Congo, et par l'Alliance des forces pour la libération du Congo (AFDL) à l'ex-Zaïre. Les autorités angolaises entendaient ainsi affaiblir les bases extérieures et les réseaux commerciaux de l'UNITA et des indépendantistes cabindais, en permettant l'avènement de régimes alliés aux frontières de son Eldorado, le Cabinda. La cause indépendantiste victime de la «guerre froide» a cédé la place à l'apparition des mouvements indépendantistes au Cabinda En 1961, une organisation politico-militaire, dirigée par Alexandre Taty, le Mouvement de lutte pour l'indépendance du Cabinda (MLIC), est entrée en conflit avec l'armée portugaise sur le territoire du Cabinda. En 1963, les trois mouvements politiques indépendantistes ont fusionné pour fonder le Front de libération de l'enclave du Cabinda (FLEC), basé à Pointe-Noire et dirigé par Luis de Gonzaga Ranque Franque, d'ethnie woyo, le président du MLEC. En 1967, un gouvernement cabindais en exil a été formé par le FLEC. Après la chute du régime fasciste au Portugal, le Cabinda est devenu le théâtre d'une compétition entre toutes les organisations nationalistes cabindaises et angolaises, poussées par les services secrets des grandes puissances. Le 30 juin 1974, des membres du FLEC, rentrés d'exil de l'ex-Zaïre, ont ouvert une représentation à Cabinda. Puis, des guérilleros du FLEC, encadrés par des mercenaires français et des anciens militaires de l'armée coloniale portugaise, ont occupé la ville de Cabinda. En novembre 1974, les troupes du MPLA ont occupé le Cabinda, et en ont chassé le FLEC et les mercenaires français, dirigés par Jean Kay. Le 1er août 1975, Luis de Gonzaga Ranque Franque, président historique du FLEC, a proclamé l'indépendance du Cabinda lors du sommet de l'OUA à Kampala, alors que son rival, Henriques Tiago N'Zita, annonçait à Paris la constitution d'un gouvernement cabindais en exil. Le 2 novembre 1975, trois colonnes de guérilleros du FLEC, encadrées par John Stockwell de la CIA et assistées par Bob Denard et ses mercenaires, ont pénétré au Cabinda par le Zaïre.

Devant cette offensive, le MPLA s'est replié sur la capitale et les installations pétrolières. L'assaut de la capitale par le FLEC ayant échoué et à la suite de lourdes pertes humaines, les indépendantistes se sont repliés à l'intérieur du pays. Cette offensive, appuyée ouvertement par la CIA et les mercenaires français, a entraîné l'interdiction des organisations de la cause indépendantiste cabindaise au Congo. Après sa défaite de novembre 1975, le FLEC s'est scindé en plusieurs fractions antagonistes, et la coupure entre les branches politique et militaire s'est accentuée. Au début des années 1990, les grandes puissances, qui tissaient des liens avec le régime angolais en voie de démocratisation et en vue du partage des champs pétrolifères, ont commencé à abandonner les guérilleros cabindais à leur sort. En janvier 1997, l'armée angolaise a repris l'offensive et bombardé massivement les villages des zones de conflit. Après leur déroute diplomatique, les indépendantistes cabindais ont subi les conséquences d'une situation géopolitique régionale extrêmement défavorable. Enfin, à partir d'avril 2002, date de la capitulation militaire de l'UNITA, le gouvernement angolais a redéployé ses troupes au Cabinda.

La reconnaissance de l'Etat unitaire le 3 août 2006

Confrontés à une débâcle militaire, les indépendantistes cabindais ont renoué avec les enlèvements d'expatriés pour obtenir des fonds, la reconnaissance d'un Cabinda indépendant par la France et le Portugal, et un écho international. Cependant, au plan diplomatique, le Comité de négociation pour la recherche de la paix au Cabinda (CNRPC), qui prétend représenter toutes les fractions du FLEC, dénonce les rapts et les demandes de rançon. Une contradiction qui a discrédité davantage les organisations indépendantistes.

Les autorités angolaises ont entériné, mardi dernier, un accord de paix historique avec le Cabinda.

Le mémorandum, entre l'Etat et le Forum cabindais pour le dialogue, met ainsi fin à plus de 30 ans d'affrontements armés et accorde un statut particulier à la riche enclave pétrolière. L'aile dure du mouvement armé séparatiste dénonce, pour sa part, une situation qui reviendrait à nier la reconnaissance d'une souveraineté revendiquée.

Le Mémorandum d'entente pour la paix et la réconciliation dans l'enclave de Cabinda entérine le document signé, le 15 juillet dernier, à Brazzaville au Congo entre les deux parties. Le Front de libération de l'enclave du Cabinda-Forces armées combattantes (Flec-Fac) ne l'entend, toutefois, pas de cette oreille et appelle à de nouvelles négociations sur la base de la reconnaissance d'un Etat cabindais.

Loin du spectre de la guerre, l'enclave côtière bénéficie, désormais, d'un statut particulier matérialisé par l'installation d'un futur gouvernement de province.

Il pourra prendre part, aux côtés de Luanda, aux décisions politiques et économiques liées à la région. Aussi bien en matière d'investissement que d'éducation, de santé, de tourisme ou d'environnement.

Un accord «nul et non avenu»

Si la paix a soulagé de nombreux Cabindais, l'accord n'a, pourtant, pas fait l'unanimité. Le Flec-Fac le considère comme «nul et non avenu». «Nous sommes prêts à oublier tous ces forfaits pour discuter avec l'Angola à condition que le gouvernement angolais considère le Cabinda comme un Etat souverain», a expliqué le président du Flec-Fac, Henriques N'Zita, rapporte Panapress. Il appelle à de nouvelles négociations sous l'égide des Nations unies et de l'Union africaine car les discussions n'auraient pas «respecté les normes de loyauté et de transparence». Le chef indépendantiste a vraisemblablement décidé de joindre les actes à la parole à l'occasion de cette Coupe d'Afrique des nations.

L'équipe togolaise a été victime d'un conflit auquel elle est totalement étrangère. L'incapacité des indépendantistes à unifier leurs stratégies militaires et diplomatiques, le silence international sur tout ce qui se déroule dans cette enclave si riche, déstabilise davantage les indépendantistes. Le FLEC est-il réellement en mesure de menacer une paix déjà fragile ? L'avenir apportera certainement des réponses à cette question.

Ghada Hamrouche allafrica.com

Wednesday, January 20, 2010

le Polisario aurait apporté un soutien à AQMI pour l’enlèvement des trois espagnols

Selon des sources fiables proches de l’enquête, l’investigation sur l’enlèvement le 29 Novembre des trois humanitaires sur la route Nouadhibou-Nouakchott tend à démontrer qu’un soutien opérationnel de membres du Front Polisario aurait été apporté à Al Qaeda au Maghreb Islamique (AQMI). Portant notamment sur le repérage des itinéraires des trois étrangers, ainsi que sur la transmission d’informations relatives à leur action en Mauritanie, le soutien de membres du Front Polisario à l’organisation terroriste AQMI devrait poser un grave problème d’image au mouvement, au moment où l’Algérie tente par tous les moyens de lui construire une crédibilité.


Depuis plusieurs semaines, l’on assistait de la part des autorités mauritaniennes à une intensification de la lutte contre AQMI, avec la multiplication d’arrestations et le renforcement de la coopération avec le Niger et le Mali. Il était donc techniquement difficile pour l’organisation terroriste d’organiser un enlèvement de cette ampleur sans utiliser une base logistique connaissant la région, et prête à s’allier avec les islamistes afin de diversifier ses sources de revenus.
En effet, selon la même source, une demande de rançon pourrait être formulée très rapidement par les ravisseurs, portant sur un échange de prisonniers et non sur du numéraire, ce qui tendrait à démontrer la fébrilité d’AQMI, ainsi que le virage mercantile pris par une frange du Front Polisario, qui était jusqu’alors spécialisée dans le trafic de marchandises et dans le transport de stupéfiants en connexion avec des groupes mafieux sud-américains. Or, depuis plusieurs mois, la lutte contre le narcotrafic au Sahel a réduit la marge de manœuvre des terroristes et du Front Polisario, et il restait donc à conquérir l’ultime bastion de la criminalité : le Kidnapping d’étrangers. De l’avis de plusieurs spécialistes, le virage pris par le terrorisme et la criminalité au sein de l’arc sahélien constitue un défi très important à relever, car la constitution d’une alliance « opportuniste » entre une frange du Front Polisario et AQMI pourrait constituer un cocktail extrêmement difficile à neutraliser, dans un contexte régional particulièrement complexe. De surcroit, l’« alchimie » dans le nord ouest de la Mauritanie est tout à fait particulière, car des activistes mauritaniens au sein de la branche maghrébine d’Al Qaida côtoient de trafiquants du Polisario qui risquent de se radicaliser devant l’impasse qui leur est offerte par leur mouvement. Le risque, à très court terme : que le front Polisario devienne les « FARC » du Maghreb, c'est-à-dire une organisation qui a recours aux enlèvements massifs d’étrangers, mutualisés (ou pas) avec AQMI, les uns répondant à une obligation « alimentaire », les autres obéissant à un impératif idéologique…Dans les deux cas, c’est la stabilité du Maghreb et du monde qui est perdante. Ce ne serait pas là la première fois que le front Polisario s’allie avec AQMI. Le 6 Juin 2005, lors de l’attaque contre la base militaire de Lemgheity, la participation d’un membre du Front Polisario, Mouawiya Ould Lamine Loubeid (décédé depuis) a été établie par l’équipe chargée de l’enquête.

Source: www.polisario-confidentiel.com

Rapport de Human Rights Watch sur les droits de l'Homme en Algérie

Sous l'état d'urgence imposé en 1992, et sous la présidence d'Abdelaziz Bouteflika qui a été réélu sans peine pour un troisième mandat, l'Algérie a continué de connaître des violations généralisées des droits humains. Il s'agit notamment des restrictions sur la liberté des médias et d'assemblée, des sévices infligés par la police aux personnes soupçonnées de terrorisme pendant les interrogatoires, de l'impunité accordée aux membres des forces de sécurité et aux groupes armés pour les crimes passés, et de l'échec continu à rendre compte des personnes victimes de disparition forcée aux mains des agents de l'Etat pendant le conflit civil dans les années 90. Sur une échelle moindre que les années précédentes, des groupes militants ont poursuivi leurs attentats mortels, en ciblant principalement les forces de sécurité.

Election présidentielle

Le 9 avril 2009, le Président Bouteflika a été réélu avec un décompte officiel de 90 pour cent des voix, contre cinq adversaires. Il s'est présenté après que le Parlement eut adopté sans aucun débat un amendement constitutionnel en novembre 2008 pour l'abolition d'une limite de deux mandats à la présidence. Trois partis d'opposition bien établis, le Front des forces socialistes, le Rassemblement pour la culture et la démocratie, et le parti islamiste El Nahdha ont boycotté l'élection, affirmant que les conditions d'un vote équitable et transparent n'étaient pas réunies.

Liberté d'expression et d'assemblée

Les médias audiovisuels sont contrôlés par l'Etat et intègrent dans leur grille de programmes très peu d'émissions critiques ou d'opinions divergentes sur les politiques gouvernementales; cependant, ils proposent la retransmission en direct des sessions parlementaires. Les journaux privés bénéficient d'un espace considérablement plus libre, mais les lois répressives sur la presse, leur dépendance vis-à-vis des revenus de la publicité du secteur public et d'autres facteurs limitent leur liberté de critiquer le gouvernement, l'armée et les puissants.

Le code pénal et les lois de la presse imposent des peines de prison allant jusqu'à deux ans, assorties d'amendes pour diffamation, insultes, ou pour avoir offensé gravement le président, des responsables gouvernementaux et des institutions étatiques.

En mars 2009, Nadjar Hadj Daoud, le rédacteur en chef du site web d'actualités Al Waha, a commencé à purger une peine de six mois de prison pour diffamation à propos d'un article de 2005 accusant un fonctionnaire du gouvernement local de tentatives de viol contre de nombreuses collègues féminines. Selon le groupe new-yorkais Committee to Protect Journalists (CPJ), le tribunal a libéré Daoud provisoirement pour raisons médicales en raison des blessures qu'il avait subies en se faisant poignarder quelques semaines plus tôt. Daoud a informé le CPJ qu'un « lobby de la corruption » a déposé 67 plaintes pour diffamation contre lui depuis 2003.

En janvier 2009, Hafnaoui Ghoul, un journaliste indépendant et membre de la section de Djelfa de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH), a été attaqué par un agresseur armé d'un couteau. Hafnaoui a affirmé au CPJ que les autorités locales avaient fermé les yeux sur l'agression. Ghoul a souvent été l'objet de poursuites pour diffamation au cours des dernières années, en raison de ses articles accusant des fonctionnaires et des individus puissants de corruption et d'abus de pouvoir.

Les titulaires de passeports européens ou nord-américains doivent obtenir un visa d'entrée en Algérie, que les autorités refusent souvent aux journalistes et aux défenseurs des droits humains. Les citoyens du Maroc et de la Tunisie, pays voisins, n'ont pas besoin de visas. Toutefois, le 4 avril, les autorités ont refoulé Sihem Bensedrine, journaliste tunisienne et défenseure des droits humains invitée par la LADDH pour suivre la couverture par les médias locaux de l'élection présidentielle, alors qu'elle cherchait à entrer en Algérie. Le 9 avril, la police a arrêté et interrogé pendant quatre heures les journalistes marocains Hicham El Madraoui et Mahfoud Aït Bensaleh, qui étaient venus pour couvrir l'élection pour l'hebdomadaire marocain as-Sahara al-Ousbou'iya. Les deux hommes ont également indiqué qu'ils avaient été suivis par des policiers en civil et que leur chambre d'hôtel avait été saccagée.

Peu avant l'élection présidentielle, les autorités ont confisqué des copies des hebdomadaires français L'Express, Marianne, et Le Journal du Dimanche, prétendument parce que ces hebdomadaires auraient violé l'article 26 du Code de l'information de 1990, qui interdit la publication de tout ce qui est jugé « contraire aux valeurs islamiques et nationales et aux droits de l'homme ou qui fait l'apologie du racisme, du fanatisme ou de la trahison ». Leur couverture de Bouteflika et de la campagne électorale auraient conduit à l'interdiction de ces hebdomadaires.

Un décret de 2000 interdisant les manifestations à Alger demeure en vigueur. Les autorités exigent que les organisations obtiennent l'autorisation du gouverneur local avant la tenue de réunions publiques. Un important contingent de policiers a convergé le 17 juillet 2009 vers une salle du centre-ville d'Alger en vue d'empêcher une conférence que les organisations représentant les victimes de la guerre civile avaient organisée, sous le titre « La mémoire des victimes vers la reconstruction d'une société ». Les organisateurs, qui ont dit qu'ils n'avaient reçu aucune notification écrite de l'interdiction, ont déplacé l'événement au bureau du Collectif des familles de disparus en Algérie. En octobre, la LADDH a reçu une notification écrite interdisant une réunion sur la peine de mort prévue dans un hôtel d'Alger.

Liberté de religion

L'ordonnance 06-03, une loi de 2006, prévoit des peines de prison pour prosélytisme de la part des non-musulmans et leur interdit de se rassembler pour prier, sauf dans des lieux approuvés par l'Etat. Les autorités refusent les demandes présentées par les groupes chrétiens protestants pour utiliser des bâtiments pour le culte exposant ainsi leurs membres au risque d'être persécutés s'ils prient dans des lieux non autorisés.

Impunité pour les violations du passé

Plus de 100 000 Algériens sont morts pendant le conflit civil des années 90. Des milliers d'autres ont « disparu » aux mains des forces de sécurité ou ont été enlevés par des groupes armés qui luttent contre le gouvernement, et n'ont jamais été retrouvés, ni morts ni vivants. Les auteurs des atrocités de cette période continuent à bénéficier de l'impunité. Le cadre juridique pour l'impunité est la loi de 2006 dite Charte pour la paix et la réconciliation nationale, qui accorde une amnistie aux membres des forces de sécurité pour les actions qu'ils ont menées au nom de la lutte contre le terrorisme, et aux membres de groupes armés non impliqués dans les actes les plus odieux.

La loi promet une compensation aux familles des personnes « disparues », mais en même temps elle érige en infraction pénale les critiques des institutions de l'État ou des forces de sécurité pour la façon dont elles se sont conduites au cours de la période du conflit civil. Les organisations représentant les familles des personnes « disparues » ont condamné l'incapacité persistante de l'Etat à fournir des informations précises sur le sort de leurs proches portés disparus.

Détention au secret, torture et peine de mort

Les signalements d'éventuelles « disparitions » de longue durée ont été extrêmement rares ces dernières années. Toutefois, les services de sécurité en civil procèdent fréquemment à des arrestations sans présenter de mandat, puis détiennent parfois des personnes soupçonnées de terrorisme plus longtemps que les 12 jours autorisés avant leur comparution devant un juge, et ne respectent pas l'obligation légale d'aviser la famille. Le Comité des Nations Unies contre la torture, dans son examen du rapport de l'Algérie à la commission de mai 2008, s'est déclaré préoccupé par les informations selon lesquelles la limite légale de 12 jours en détention préventive dans les affaires de terrorisme « peut, en pratique, être étendue à maintes reprises » et que « la loi ne garantit pas le droit à un avocat pendant la période de détention provisoire, et que le droit d'une personne en garde à vue pour avoir accès à un médecin et à communiquer avec sa famille n'est pas toujours respecté ».

Par exemple, selon des organisations algériennes des droits de l'homme, des hommes en civil ont arrêté Moussa Rahli d'Ouled Aïssa, dans le gouvernorat de Boumerdès, le 17 mars 2009. Les recherches effectuées par son père auprès des postes de police de proximité et des casernes militaires n'ont abouti à aucune information sur le sort de Rahli. La police est retournée fouiller la maison familiale le 27 mars et a confisqué la voiture de Rahli, selon son père. Ce n'est que vers le 20 avril que la famille a appris que les autorités détenaient Rahli dans la prison militaire de Blida.

L'Algérie a modifié son code pénal en 2004 pour qualifier la torture de crime. Le Comité international de la Croix-Rouge visite régulièrement les prisons ordinaires en Algérie, mais pas les lieux de détention gérés par le puissant Département du renseignement et de la sécurité (DRS), un service de renseignement de l'armée.

Les tribunaux algériens ont prononcé des dizaines de condamnations à mort en 2009, dont beaucoup à l'encontre d'accusés dans les affaires de terrorisme et la plupart d'entre elles par contumace. L'Algérie a observé un moratoire de fait sur l'exécution de la peine de mort depuis 1993.

Terrorisme et contreterrorisme

Les attaques commises par des militants ont diminué de façon spectaculaire par rapport au milieu des années 90, mais Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a continué de lancer des attaques mortelles, destinées pour la plupart à des cibles militaires et policières. Bon nombre des attaques ont consisté en embuscades de bord de route à l'aide d'engins explosifs et de tirs, tel qu'une attaque du 17 juin 2009 sur un convoi près de Bordj Bou Arreridj, à 180 kilomètres à l'est d'Alger, qui a tué entre 18 et 30 gendarmes, selon des rapports. Parfois, l'AQMI a également tué des civils. Par exemple, l'AQMI aurait revendiqué la responsabilité de l'assassinat d'un berger soupçonné de collaboration avec les autorités, le 14 mars à Houidjbet, près de la ville de Tébessa, dans l'est du pays.

Le 17 janvier 2009, Hassan Mujamma Rabai Saïd est devenu le huitième algérien détenu par les Etats-Unis à la prison de Guantanamo à être renvoyé en Algérie. Dès son arrivée, le DRS aurait placé Saïd en détention au secret pendant plusieurs jours et l'aurait interrogé -- comme le DRS l'avait fait pour les autres détenus venant de Guantanamo avant lui. Les autorités judiciaires ont accusé la plupart des huit individus de servir une organisation terroriste opérant à l'étranger; en octobre 2009, ils étaient provisoirement libres en attendant d'être jugés. Il reste douze détenus algériens à Guantanamo à novembre 2009.

Acteurs internationaux clés

L'Algérie a continué durant l'année 2009 à rejeter les demandes formulées de longue date dans le cadre des Procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, relatives à des visites par les Rapporteurs spéciaux sur la torture, sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, ainsi que sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires, ainsi que par le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires.

L'Algérie « est un important partenaire (des Etats Unis) dans la lutte contre l'extrémisme et les réseaux terroristes comme Al-Qaida et notre deuxième partenaire commercial du monde arabe », a noté le rapport Advancing Freedom and Democracy (« L'avancée de la liberté et de la démocratie ») publié en mai 2009 par le gouvernement américain. Les États-Unis ne fournissent presqu'aucune aide financière à l'Algérie mais ce pays est le principal client des exportations de l'Algérie, principalement du gaz et du pétrole. Le rapport Advancing Freedom indique que les Etats-Unis « continuent d'exhorter le gouvernement à dépénaliser la diffamation de la presse ». Le secrétaire d'Etat adjoint Jeffrey D. Feltman, lors de sa visite à Alger les 20 et 21 octobre, n'a fait aucune déclaration publique à ce sujet ni sur aucune autre question de droits humains.

CLIQUEZ SUR LE LIEN SUIVANT: http://www.hrw.org/fr/world-report-2010/alg-rie

HRW déplore la poursuite des "violations généralisées" des droits humains en Algérie

L'organisation internationale des droits de l'Homme, Human Rights Watch (HRW) a déploré, mercredi, "la poursuite des violations généralisées des droits humains en Algérie", ainsi que "les restrictions touchant la liberté des médias et de rassemblement".
Dans son rapport mondial 2010, rendu public à Washington, HRW fait état de "lois répressives sur la presse", en Algérie, et des "sévices infligés par la police aux personnes soupçonnées de terrorisme pendant les interrogatoires, ainsi que de "l'impunité accordée aux membres des forces de sécurité et aux groupes armés pour les crimes passés".
Les auteurs de ce document de 612 pages regrettent aussi "l'échec continu à rendre compte des personnes victimes de disparition forcée aux mains des agents de l'Etat pendant le conflit civil dans les années 90", période durant laquelle 100.000 Algériens sont morts et des milliers d'autres ont "disparu".
Le rapport s'arrête, d'autre part, sur la poursuite des attentats mortels contre les forces de sécurité et des civils, soulignant que le groupe terroriste dénommé Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a continué de lancer des attaques meurtrières.
Les auteurs de ce rapport notent, par ailleurs, que l'Algérie a continué en 2009 à rejeter les demandes formulées de longue date dans le cadre des Procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.
Ces demandes, indique-t-on de même source, concernent les visites des Rapporteurs spéciaux sur la torture, sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste et sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires, ainsi que les visites du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires.

Le "polisario", une réaction à l'échec de l'Algérie à saper la stabilité du Maroc au début des années 70 (colloque)

Le soutien qu'accordait l'Algérie au "polisario" au début des années 70 du siècle dernier était une réaction à son échec à saper la stabilité du Maroc, a affirmé M. Brahim Ouchelh, un opposant politique marocain qui s'était installé en Algérie en cette période.
S'exprimant lors d'un colloque organisé le week-end dernier à Mohammedia sous le thème "La cause nationale et les développements du dossier du Sahara", M. Ouchelh, qui était alors membre du Parti de l'Union nationale des forces populaires (UNFP), a indiqué que des agents des renseignements militaires algériens ont instrumentalisé le "polisario" pour parachever leurs plans déjoués après avoir échoué à rallier des opposants marocains qui résidaient en Algérie.
Le sentiment de "sympathie" qu'éprouvent "certaines associations de la société civile et certains partis politiques" en Europe à l'égard du "polisario" est dû principalement aux campagnes menées, à l'époque, par les opposants politiques marocains contre les autorités publiques et non pas aux agissements des séparatistes soutenus par l'Algérie, a précisé M. Ouchelh qui réside actuellement en Belgique.
Il a appelé, à cet égard, toutes les sensibilités politiques qui constituaient l'opposition durant les années 70 à renouer les contacts avec la société civile et politique en Europe, ainsi que dans le monde entier en vue de mettre à nu les mensonges véhiculés par les ennemis de l'intégrité territoriale du Royaume.
Pour sa part, M. Mohamed Grine, membre du bureau politique du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) a souligné l'implication manifeste de l'Algérie dans le dossier du Sahara, comme en témoigne l'assassinat, la marginalisation et l'emprisonnement de plusieurs membres du courant "unioniste" au sein du "polisario".
L'initiative marocaine d'octroyer une large autonomie aux provinces du Sud constitue la première proposition "sérieuse" et "responsable" après l'accord du cessez-le-feu intervenu en 1991, a estimé M. Grine lors de cette rencontre organisée par le Parti de l'avant-garde démocratique et socialiste (PADS).
Il a relevé, dans ce sens, l'évolution qu'a connue la position de l'Espagne vis-à-vis de l'intégrité territoriale du Maroc, ainsi que la position du Parlement algérien, en la personne de la Secrétaire générale du Parti des Travailleurs (opposition), Louisa Hanoune qui a affirmé que la question du Sahara est une affaire fabriquée de toutes pièces.
Le militant des droits humains, Ramadan Messoud et le journaliste Mohamed Laghdaf , tous deux issus des provinces du sud du Royaume, ont de leurs cotés affirmé que tous les défenseurs, de l'autre côté, des droits de l'Homme au Sahara servent, en réalité, un agenda politique qui n'a rien à voir avec les droits humains et que les tenants de l'autodétermination n'ont, en fait, aucun lien avec le Sahara marocain.
Les développements que connait le monde ne peuvent pas tolérer l'existence d'une entité artificielle dans la région du Maghreb, ont pour leur part indiqué Khadija Rouissi (Beit Al Hikma), Kamal Lahbib (Parti Socialiste Démocratique) et Ali Boutouala (PADS).
MAP 19-01-2010

Tuesday, January 19, 2010

زعماء البوليساريو كبار مهربيها ربع قرن في سجون الجزائر البوليساريو ملحمة إدريس الزايدي

أرسلت رفقة عشرة آخرين لمخيم أوسرد الجديد.اشتغلنا في صناعة "البريك" الأحمر، وهو ما سبب تشققات في قدمي لحد الآن، تراب أحمر كأنه الحديد يسري مع الأرجل ويخترق الجلد.بعد عشرة أيام أرجعونا لأوسرد على متن شاحنات، ومباشرة اقتادونا إلى المعتقل.التقينا إخوة لنا صاروا عبيدا مع مرور الوقت، عبر الاشتغال في تنظيف القادورات.سلمنا الحراس لرجل يسمى محمد من أولاد دليم، طلب منهم الابتعاد وأخذ في التحدث إلينا.سألني عن إسمني فأجبت أني إدريس فبدا كما لو أنه سبق له أن سمع بي.قدم لنا فطورا ثم صارحنا بقصته وطلب منا نحن"أبناء عمه" أن نعينه في أمر.قال لنا محمد إن الزبانية ينهبون ويسرقون وانه لن يضيع فرصة مشروع مساعدات إسباني قيمته حوالي مليار يقضي بأن يقيم الرجل ضيعة لتربية النوق والماعز لتقديم الحليب لمرضى السل. وأضاف أنه سينتهز الفرصة وسيعود للمغرب.وفعلا بدأنا في مساعدته ونقل الحجارة وزرع الأعمدة في التراب، ثم أضرمنا النار في عجلات السيارات واستخرجنا منها أسلاكا شبكناها مع أعمدة خشبية مسروقة من ضواحي تندوف وأقمنا زريبة لتربية المواشي ليبدو الأمر جديا.كان تمويها منا لنضمن وصول المساعدات الإسبانية للرجل، وهي الأموال التي سيوصلها لاحقا للمغرب بطريقته الخاصة.وبالمقابل أكرمنا بأن ذبح لنا خروفا وقدم لنا فواكه إسبانية وحلويات.وأمر الحراس بألا يقتربوا منا في غيابه.وفعلا جاء وفد إسباني لمعاينة المشروع، وقد راقبنا الإسبان من مخبإ قريب.كان عليه إبعادنا ريتما يرحل الأجانب.انتهزنا الفرصة لكي نرتاح قليلا، ونرشف بعض الشاي الذي تكرم به علينا ذلك الصحراوي الطيب.
في تلك الأيام نظم عدد من السجناء الصحراويين عملية فرار نوعية إلى المغرب ساعدهم فيها محمد ولد الركراكي الملقب بجامع.كان من بين الأسرى أخ مكنى سكالامان.وكانت لجامع فكرة بسيطة، لكنها تقتضي عملا بطوليا: كان يقول إنه هو من أعتقل الناس وعليه إرجاعهم للوطن.كان صنديدا قوي الشخصية.في منتصف النهار، وفي واضحة النهار، فر بالأسرى.بعد أن علمنا بالعملية أخذونا إلى الرابوني، وتزامن وصولنا إلى هناك مع ترحيل الضباط المغاربة الأسرى إلى عوينة بلقرع، مخيم الداخلة، إبعادا لخطر سجناء غير عاديين عن الموقع.وفي إثر العملية عاقبوا سجناء "الوحدات" بشكل بشع.المخابرات الجزائرية هاجت وماجت، وفي مثل هذه الأحداث يكون حسابهم للبوليساريو شديدا.
ذلك الأسبوع قدمت قافلة مساعدات إسبانية ضخمة محملة بما يلزم لبناء ستة مدارس في مناطق متفرقة.كنت ضمن المجموعة التي أخدوها من الرابوني إلى مخيم تسعة يونيو.بعد أربعة أيام، جاءنا مسؤولان أمنيان هما حما ولد مالو وولد المولودي.نودي علي رفقة خمسة آخرين وأمرونا بألا نشتغل صباحا ليأخدونا مجددا إلى الرابوني.في الرابعة صباحا أيقظونا وتركونا ننتظر.حملونا في شاحنة ترافقها سيارة جيب للحراسة.من الرابوني وزعونا على مواقع جديدة،وكانت وجهتي مخيم الهلال، لأشتغل عند المسى امبارك ولد النبط، وهو قائد المركز.بمجرد وصولي،نادوا علي وعلى حسن الشاوي وأمروني بالوقوف.بعد ذلك سلموني لسائق عبيدة الشيخ المسمى لسياد، وهما من قبيلة سلام بالجزائر.السائق صارحنا بأن الغرض من استقدامنا ليس العمل بل للمشاركة في التهريب بتفريغ أكياس السلع ذات العلامات في أخرى لا علامات عليها، ونفس الشيء بالنسبة للعلب.
أدخلونا إلى حاوية مليئة بالأرز وبدأنا في التفريغ بشكل متقن. وفي كل أسبوع كان عبيدة الشيخ يستفيد من شاحنة كبيرة من السلع، يعود ربحها عليه وعلى شريكه ولد البوهالي.بعد ايام انضم إلينا شخصان آخران، وصرنا نتناوب على العمل والحراسة، لأن الأمر يتعلق باختلاسات منظمة في قلب الجبهة الفاسدة.آلاف الأطنان من الأرز والدقيق والزيت والمصبرات مرت بين أيدينا قبل أن تجد طريقها إلى الأسواق الأفريقية.لكن أكبر قافلة مساعدات رأيتها تمثلت في مائتين وتسعين شاحنة محملة بالسلع والمصبرات واللباس وقطع الغيار والتجهيزات الطبية ومعدات الطاقة الشمسية.اختاروا الشاحنات المحملة بأغلى السلع كي تتوجه ليلا لما يسمى الكتابة العامة، التي صارت مخازن للتهريب خاصة بمحمد عبد العزيز شخصيا.الجهات المانحة حاولت فرض نوع من المراقبة عند تفريغ المساعدات لكن المرتزقة كانوا يجدون دائما في تقديم الفتيات لأعضاء لجان المراقبة مخرجا للاستحواذ على السلع.الجزائر، بدورها، أرسلت ضباطها، ليس بغرض المراقبة ولكن لتأمين حصة الطغمة العسكرية من الغنائم.الجنرال محمد العماري مثلا استفاد من شاحنة كاملة من الأحذية والملابس الجلدية قادمة من إنجلترا، وكان اسم القافلة "قوس قزح"،وعادت الشاحنات العسكرية التي ذهبت بالمساعدات إلى الجزائر محملة بثمر رديء جدا يترفع عن أكله الدواب.وللالتفاف على الإنجليز كان لابد أن تمر القافله بتندوف أولا،وليس بوهران، كي يبدو الأمر طبيعا وأن السلع متجهة "للشعب الصحراوي".وفي تندوف،وتحديدا في ما يسمى مقر التعاونية كانت الأيادي الجزائرية في الانتظار، ومن بين الأسماء المشتغلة هناك أذكر يربا ولد زعيدر وعبد الله ولد أحمد الزين الملقب بالظلي، وابراهيم السالم ولد صالح وبوجمعة،ولد مسعود المتزوج من جزائرية، محمد البشير الملقب بباسرو من سكان تندوف وأحد مسشتاري محمد عبد العزيز.
كانت القوافل تأتي شهريا من أروبا باسم المخيمات، ولم يكن أهل المخيمات يشمون حتى رائحة تلك المساعدات ولا حتى أخذ صور تذكارية معها.ففي أحسن الأحوال كانت السلع تصل إلى مركز الهلال وانتهى الأمر.والطريف أنه حتى ما يسمى بوزير المجاهدين في جارتنا الشرقية كان يجاهد قدر نفوذه في تلك المساعدات ويستولي على ما يتيسر له من أطنان.وإمعانا في التسول الدولي المربح، كانت السلطات الجزائرية تعمد إلى تجفيف المخيمات من كل شيء ثم البكاء على "الشعب الصحراوي الذي يموت جوعا"، بينما الخيرات ترحل إلى مركز النخيلة حيث توجد ضيعات تربية الدواجن التي تحولت إلى مخازن للتهريب.ثلاجة ولد الميلس مثلا كانت مليئة بالأطنان، والبؤساء في المخيمات يتضورون جوعا.
وللتخلص منا نحن الأسرى الذين أصبحنا خبراء في تقديم الدعم العضلي للمهربين،وبالتالي توفرت لدينا معلومات عما يحدث،واتقاء لأية وشاية منا، فكروا في استبدالنا بآخرين وإرسالنا لبناء سجن الدرك في "عظيم الريح" حوالي مائة كيلومتر إلى الجنوب الشرقي للرابوني، حيث أعدموا الشهيد اليوسفي شنقا.
في ذلك المركز الملعون يوجد نوع من السجناء مثل من شاركوا في الانتفاضة.وهناك بنينا نوعا من الزنازين لا تخطر على بال.سجن تعتبر سجون المغرب مقارنة معه جنة فوق الأرض، ولا غرابة فالمرتزقة تلاميذ نجباء يستفيدون من خبرة الجزائر في تعذيب شعبها ومعارضي نظامها العسكري.هذا هو التجسيد العملي لتبادل الخبرات، بالمعنى القبيح.
رياح الأمم المتحدة تهب
كلفوني بالصباغة في قسم الأفراد ليوم واحد وبعدها أرسلوني إلى مركز "الهلال". تزامن وصولي إلى هناك مع قرب زيارة الصليب الأحمر الدولي لنا.ولنبدو أقل استعبادا، أمرونا بتنظيف ثيابنا.وقد أصر أعضاء الصليب على رؤية عشرة أشخاص بالإسم كنت ضمنهم، ولم يكونوا قد قابلونا من قبل.
رحلونا صباحا إلى وادي بوكلفة،إلى مركز أبراهام السرفاتي تحديدا،حيث سيكون اللقاء مع الصليب الأحمر الدولي.أثناء أخذنا إلى هناك حاول المرتزقة التلطف معنا.المسألة فيها لقاء بهيئة دولية وأجانب.في مركز السرفاتي التقيت بالسيدة ماريا ومعها فلورانس من اللجنة الدولية للصليب الأحمر،وهناك تحدثوا إلينا في كل شيء واستغربنا أنهم يتقنون العربية وحتى اللهجات، بما فيها لهجتنا المغربية الدارجة.
ماريا كانت تشجعنا على الحديث بالدارجة وتقول لنا إنها أختنا.ومع أننا لم نر النساء أكثر من عقدين، فقد كانت تجلس بيننا في اطمئنان وتتقرب منا.كنا نعاملها فعلا كأخت.وقد ارتاح الصليب الأحمر لسلوكنا ووعينا، وصنفنا أحسن مساجين في العالم وأكثرهم انضباطا وحسن خلق.
أعطونا أرقاما دولية وضمنوا لنا إيصال رسائلنا إلى الأهل بأننا مازلنا على قيد الحياة.كتبت رسالة عادية تقول إنني مازلت حيا وسلمت على الأهل.لم أزد أية معلومة لأنني كنت أعلم بيد من ستقع تلك الرسالة.بيد الأعداء الذين لم نعترف يوما بكيانهم.ومازال الأحياء يذكرون شجاعة الأدجيدان قدور الذي قارع الجزائريين على مرأى من الجميع وتحداهم أن يقتلوه لو وجدوا بين الأسرى فردا واحدا خانعا أومستسلما، لقد رفع من هاماتنا عاليا ونحن بين يدي سجانينا.وأذكر الطبيب الفرنسي، لارك، وهو أخصائي أمراض عيون كان يزيل "الجلالة" لبعضنا.الرجل لامس عن قرب صلابتنا فلم يتمالك نفسه وصرح بصوت عال أننا شعب لا يمكن لأي بشر أن يذله، وعرج على تاريخنا وتصدي أجدادنا للنازية.
londonsebou@hotmail.

Les moyens militaires du Polisario

Après Emhamed Khadad, c’est Meryem Hmada qui menace de reprendre les armes et de marcher sur notre pays. Au fait, que vaut l’armée de Mohamed Abdelaziz?

Depuis quelques semaines, le Polisario profère des menaces de guerre contre le Maroc. Ses responsables se succèdent en effet sur les plateaux de chaînes de télévision arabes pour faire passer leurs messages belliqueux à l’encontre de notre pays. Meryem Hmada, ministre de la Culture de la pseudo-RASD (République arabe sahraouie démocratique), a été la dernière à se fendre d’une lapalissade des plus “menaçantes”: «L’option de guerre est un choix qui s’impose face à l’échec de l’option pacifique». Avant de lancer «nous allons bientôt prendre les armes pour défendre nos droits sur les territoires sahraouis». Cette dame, la quarantaine, aux traits déchirés par la souffrance et au verbe peu convaincant, a crû bon de prêcher la parole belliqueuse pour plaire à ses supérieurs, au nom d’une certaine motivation indépendantiste qui se cache derrière des intentions séparatistes sans foi ni loi. Avant elle, un certain Emhamed Khadad, présenté par l’agence Reuters comme étant «le négociateur en chef du mouvement sahraoui», avait, lui aussi, menacé de reprendre les armes et de marcher sur notre pays.


Mohamed Abdelaziz. “L’Algérie donne des armes sans compter”.

Plus précis que sa collègue madame la ministre, il nous fixe un délai de six mois, une sorte d’ultimatum, pour nous soumettre à ses conditions de force. Mais, que vaut aujourd’hui le Polisario sur le plan militaire ? A-t-il les moyens d’exécuter ses menaces ?
«Si ses accointances historiques avec l’Algérie, depuis la création du mouvement séparatiste en 1973, l’ont aidé à se constituer un arsenal militaire variablement important, sa puissance humaine et d’encadrement a considérablement diminué», déclare Semlali Abadila, ancien membre de l’armée du Polisario de 1980 à 1983, et qui avait participé à des opérations militaires contre le Maroc pendant cette période. Ce dernier témoigne en effet que la plupart des membres de l’encadrement militaire, notamment des officiers et des commandants, sont partis dans le sillage de l’hémorragie humaine qu’a connue le Polisario depuis 1988, année du soulèvement populaire contre les dirigeants du mouvement. Au lancement par le défunt souverain Hassan II de l’appel «La patrie est clémente et miséricordieuse», pour inciter au retour au pays, des milliers d’anciens militants du Polisario, dont des militaires, ont quitté les camps du Tindouf pour rejoindre les leurs au Maroc. Composée de plusieurs régions militaires, actuellement au nombre de 7, elles-mêmes décomposées en plusieurs compagnies (katibas), l’armée du mouvement séparatiste présente des signes d’essoufflement évidents. «La seconde région militaire, la plus puissante sur le plan de l’armement, qui contenait dans le passé 2.000 membres, n’en a aujourd’hui que 700 ou 800», indique Semlali Abadila. Même constat pour les autres régions, dont les effectifs se sont tout simplement effondrés pour ne plus compter que 200 ou 300 membres chacune.
Cette hémorragie militaire dont souffre le Polisario depuis voilà 17 ans a poussé ce dernier à envoyer des jeunes étudiants sahraouis en Algérie et à Cuba où ils sont formés aux techniques de combat et de guerre. Rapatriés dans les camps de Tindouf au bout de quelques années de formation, ces jeunes réintègrent l’armée, avec néanmoins des avantages très inférieurs à ce qui a été offert aux anciens officiers dissidents. Noureddine Bilali, alias Ahmed Ali, qui figurait parmi les fondateurs du mouvement, estime pour sa part que l’armée de ce dernier a beaucoup perdu de sa puissance car, selon lui, «la forte motivation qui existait à l’époque dans ses rangs a complètement disparu aujourd’hui, en raison de dissensions apparentes et de départs massifs de ses membres». Réduite en peau de chagrin, «l’armée de l’ennemi du Maroc présente néanmoins quelque force au niveau de son arsenal», explique Semlali Abadila, qui ajoute que seule l’Algérie approvisionne le Polisario en matière d’armement, essentiellement de type soviétique. «L’Algérie donne des armes sans compter», estime-t-il.
De son côté, Noureddine Bilali considère que nos voisins algériens n’agissent ainsi qu’à la suite d’une tension diplomatique avec le Maroc. Au moment où les relations se réchauffent entre les deux pays, comme cela fut le cas récemment lors du dernier sommet arabe tenu à Alger et au cours duquel un tête-à-tête a eu lieu entre les deux chefs d’Etat, «l’Algérie coupe le robinet au Polisario », tempère l’ancien membre du corps dirigeant du mouvement séparatiste. À la moindre échauffourée diplomatique avec le Maroc, l’Algérie reprend son soutien à la RASD de Mohamed Abdelaziz en lui apportant les armes dont il a besoin pour renforcer ses manœuvres militaires. Par contre, selon lui, «c’est la Libye de Mouamar Kadhafi qui soutenait inconditionnellement le Polisario sur le plan militaire… Le chef libyen n’hésitait pas à répondre aux appels de son ami Mohamed Abdelaziz, qu’il recevait régulièrement sous sa tente, pour signer avec lui des contrats importants d’armement», explique Noureddine Bilali. Concrètement, la caserne Hanafi, située dans la première région militaire à proximité des camps de Tindouf, contient le plus important stock d’armes du Polisario: des Chars T54 et chars BMP pour le transport de troupes armées de canons73mm, des canons soviétiques de types B-11 à 107mm et B-10 à 80mm, des mitrailleuses Douchouka de fabrication soviétique de 12mm, de 14,5mm et de 23mm. On y trouve également des orgues de Staline, dont le nombre varie entre 40 et 80 de type 120mm très longue portée, et des canons Hauser 122 mm, également très longue portée, ainsi que des lance-roquettes bazooka (anti-chars), des kalashnikovs et des pistolets de tout calibre. Il y a aussi des blindés, des milliers de tonnes de munitions et des Katioucha soviétiques. «Pendant les années 90, cette caserne avait pris feu et une partie du stock d’armes a été détruite», témoigne Semlali Abadila. Entre temps, il a été reconstitué et même renforcé grâce aux largesses algériennes.
Une seconde caserne, située à quelques kilomètres des camps de Tindouf, porte le nom Al Qaida. Elle est la seconde plus importante caserne militaire du Polisario, suivie de la caserne dite du 6ème arrondissement, car elle dépend de la 6ème région militaire. En fait, chaque région militaire possède une caserne dont l’importance dépend du stock d’armes qu’elle contient. Sur le plan de l’aviation militaire, le mouvement séparatiste ne possède aucun avion de guerre, selon plusieurs témoignages. Mais il envoie des jeunes Sahraouis à certains pays étrangers pour se former aux techniques de pilotage. Prépare-t-il l’acquisition d’avions militaires ? Tout pousse à le croire. Au niveau de la stratégie de guerre, l’histoire retient que le Polisario recourt souvent à la technique militaire classique visant à mobiliser des chars et des blindés pour attaquer leurs cibles. C’est-à-dire qu’il n’a jamais pratiqué la stratégie de «guérilla», réputée pour son danger et ses effets pervers pour la partie adverse. Cette faille visible au niveau de son armée fait que, sans son protecteur algérien, le Polisario n’a pas les moyens de la guerre qu’il déclare au Maroc.



Monday, January 18, 2010

Mauritanie-Terrorisme: Des nouvelles lois pour contrer l'AQMI°, le danger « Polisario » et la folle capacité de nuisance d'Alger.

Les groupes terroristes de l'AQMI°(Alqaeda dans le Maghreb Islamique) qui pullulent dans la région du Sahel, sont dans leur majorité des algériens mais depuis quelques années, des mauritaniens les ont rejoint.

En clair, l'AQMI, qui sévit dans la région du Sahel, est une nébuleuse de groupes terroristes dirigés par des algériens et quelques mauritaniens.

Faisant état d'un laxisme étonnant, l'armée algérienne et le pouvoir malien ont donné un vrai sanctuaire aux groupes terroristes algériens de l'AQMI.

Ce sanctuaire se trouve au Nord-Est du Mali à la frontière algéro-mauritanienne. C'est à partir de cet endroit que les attaques terroristes sont préparées ou les discussions ou négociations en cas de prise d'otages se déroulent. Ce sanctuaire est difficile à prendre, ni l'armée algérienne, ni l'armée malienne et encore moins l'armée mauritanienne n'ont réussi à l'ébranler. Les terroristes se sentent tellement bien au Mali

Ces trois pays cités précédemment, ne sont pas connus pour leur lutte efficace contre le terrorisme, l'Algérie a toujours eu des relations ambigües avec les dirigeants de l'AQMI dans le Sahel, tandis que le Mali a cherché à jouer avec le feu en voulant négocier, dans un premier temps, la présence de l'ex-GSPC sur son territoire avant de changer d'avis quand les prises d'otages de ressortissants européens commençaient à se multiplier.

La Mauritanie, pays dont la faiblesse des moyens de défense est évidente, a été gangréné par le Polisario et l'armée algérienne depuis le début du conflit algéro-marocain(Sahara). Le pays subit régulièrement les sauts d'humeur d'éléments supposés appartenir à l'AQMI mais dont les armes proviennent des stocks de l'armée algérienne et ceux du Polisario.

Le Polisario et ses « ex-soldats » aidés par l'armée algérienne, ont squatté le Nord-est de la Mauritanie, le long de la frontière avec le Mali pour leurs affaires de contrebande et de commerce plus ou moins douteux. Cet axe est devenu la route de la contrebande et d'installation de bandes de coupeurs de routes qui entretiennent des relations presque commerciales avec les dirigeants des groupes de l'AQMI, la prise d'otages fait partie de ce commerce.

Le Nord de la Mauritanie est infesté par les éléments « mauritaniens » du Polisario qui font de cette zone, une zone de trafics de toutes sortes de marchandises, d'armes et de drogues qui arrivent d'Algérie pour aller vers le Mali puis les autres pays du Sahel.

L'Algérie ne se contente pas de déstabiliser le Maroc et la Mauritanie, il fait la même chose avec le Mali. L'Algérie joue avec la sécurité du Mali en organisant des réunions de rebelles Touaregs chez elle, ces mêmes rebelles qui affirment commercer et échanger dans le Sahel avec les barons de la contrebande et ceux de l'AQMI, jusqu'à servir d'intermédiaires pour la libération des otages européens enlevés par l'AQMI dans le Sahara(autrichiens enlevés en Tunisie, britanniques et français au Mali et espagnols en Mauritanie,..).

En conclusion, La Mauritanie avec une grande superficie et peu de moyens, risque de devenir le terrain de chasse gardée de deux créations du pouvoir algérien, à savoir les ex-soldats du Polisario et les bandes des terroristes de l'AQMI.

Le pouvoir algérien, voulait contrôler le terrorisme islamiste, il l'a propagé vers les pays limitrophes «faibles ». Il voulait déstabiliser le Maroc avec le Polisario mais les ex-soldats de ce dernier, faute de guerre, ont fait de la Mauritanie un pays d'accueil pour eux et leur trafics. Le pouvoir algérien espérait contrôler les décisions de Nouakchott par la menace, avec ces ex-polisariens, a semé des vraies mines qui vont exploser partout si le pouvoir mauritanien ne prend pas les bonnes initiatives.

En 2009, l'enlèvement de trois espagnols au Nord et d'un couple d'italiens au Sud, a fini par faire réagir les décideurs mauritaniens qui ont promulgué des nouvelles lois anti-terroristes.

Les dernières décisions de Nouakchott, qui concernent notamment des nouvelles lois anti-terroristes et un programme de réorganisation et de professionnalisation de l'armée, n'ont pas plu à certains relais algériens dans l'opposition mauritanienne qui ont dénoncé ces lois et ont appelé au dialogue avec « les jihadistes » de l'AQMI pour une « réconciliation des musulmans »(sic).

AQMI: Alqaeda dans le Maghreb Islamique. 16-01-2010

Sunday, January 17, 2010

SIDI BEL-ABBÈS: Crash d’un avion militaire

Un avion militaire s’est écrasé, dans la journée de jeudi dernier, à Aïn-El-Berd, une localité située à la limite territoriale des wilayas de Sidi Bel-Abbès et de Mascara, faisant deux morts. Selon les premiers éléments d’information, le crash serait dû aux perturbations climatiques qui prévalaient ce jour-là. Les dépouilles des deux pilotes ont été évacuées vers l’hôpital militaire d’Oran.
A. M.


TIZI OUZOU: Émeutes à la cité des 200 Logements

La cité des 200 Logements a été le théâtre, hier, d’affrontements entre des marchands informels de fruits et légumes et les éléments de la brigade antiémeute. L’intervention des forces de sécurité a fait suite au refus des protestataires de laisser des ouvriers réaliser de nouveaux trottoirs et des espaces verts dans ce quartier et ce, dans le cadre du projet d’amélioration urbaine. A 9h, la police est arrivée sur les lieux afin de dénouer la situation. Après quoi, les marchands informels ont décidé d’occuper une clinique se trouvant dans les environs en guise de protestation. Les forces de sécurité ont poursuivi leur action et ont réussi à dégager les lieux. Cinq personnes ont été arrêtées suite à ces manifestations. Tout est rentré dans l’ordre aux environs de dix heures.

Aomar MOHELLEBI - L'EXPRESSION

L'EXPRESSION est proche du régime algérien et des généraux .

Saturday, January 16, 2010

kabylie, l'heure de l'autonomie a sonné

A travers le projet de régionalisation, le Maroc intègre une ère institutionnelle nouvelle (centre européen)

A travers le projet de régionalisation, lancé par SM le Roi Mohammed VI, le Maroc "intègre une ère institutionnelle nouvelle fondée sur un mode de gouvernance territoriale réformé", a affirmé le Centre euro-méditerranéen pour la Coopération et la Diplomatie Citoyenne (EUROMED-CDC), basé à Bruxelles.

"La modernisation des structures de l'Etat et la consolidation d'un développement régional intégré au coeur des préoccupations de cette réforme tiendront compte des spécificités locales et se feront dans le plein respect du projet d'autonomie", lit-on dans un communiqué du centre.

Le centre précise que "les nombreux défis nationaux et internationaux auxquels le Royaume est confronté, "mais aussi les attentes du peuple marocain nécessitent sans conteste l'émergence d'une nouvelle conception de l'Etat reposant sur de nouveaux équilibres institutionnels et territoriaux, fondés sur des bases démocratiques".

Tout en rappelant le discours Royal du 3 janvier, dans lequel SM le Roi Mohammed VI avait annoncé une profonde réforme institutionnelle en faveur d'un modèle national de régionalisation avancée ainsi que l'installation d'une Commission Consultative de la Régionalisation (CCR), le centre a relevé que cette réforme "est sensée reposer sur des institutions représentatives constituées de deux piliers principaux, à savoir, des régions à part entière et des conseils démocratiques, conciliant le principe de solidarité, l'harmonisation et l'équilibre, et une large déconcentration administrative".

Dans ce sens, le centre a souligné que le Sahara "sera le premier bénéficiaire de cette réforme de régionalisation, une étape importante vers le projet d'autonomie élargie, qualifié de sérieux et crédible par les instances onusiennes, afin d'aboutir à une solution politique réaliste reposant sur les aspirations des populations concernées".

Le centre a, par ailleurs, qualifié d'"ambitieux", le programme de réformes initié au Maroc depuis l'intronisation de SM le Roi Mohammed VI, mettant en avant ces réformes qui ont été largement saluées par la communauté internationale et consacrées par ses relations privilégiées avec l'Union européenne dans le cadre du Statut avancé en octobre 2008 et l'adhésion du Royaume au Centre Nord-Sud du Conseil de l'Europe au 1er juillet 2009.

Friday, January 15, 2010

L'acteur US Jeff Fahey appelle à la fin du calvaire des populations séquestrées dans les camps de Tindouf (Washington Post)

L'acteur américain Jeff Fahey, connu pour son engagement international pour la défense des droits des réfugiés, affirme qu'il est grand temps de mettre fin au clavaire qu'endurent les populations séquestrées dans les camps de Tindouf, écrit le "Washington Post" sur son site électronique.
"Il est venu le temps pour que ces populations, qui ont passé plus de trois décennies dans les camps de Tindouf, puissent bénéficier de l'aide et l'assistance qu'elles méritent de la part de la communauté internationale", a souligné l'acteur américain, tête d'affiche de la série au succès mondial "Lost".
Dans un récent entretien à la MAP, Jeff Fahey, s'était dit "fasciné" et "impressionné" par le développement et l'essor des provinces du sud du Royaume et par "le sentiment de fierté des habitants" de cette région.
"J'ai beaucoup voyagé de par les exigences de mon travail, mais le degré de développement que j'ai constaté dans ces provinces est tout à fait impressionnant", a tenu à souligner Fahey, faisant observer que cette partie du Royaume "dispose des infrastructures nécessaires pour accueillir les Sahraouis qui vivent dans des conditions inhumaines dans les camps de Tindouf, en Algérie".
Jeff Fahey s'était, par ailleurs, félicité de la position de l'Administration Obama vis-à-vis de l'Initiative marocaine d'autonomie au Sahara, une proposition que Washington avait à plusieurs occasions qualifiée de "sérieuse" et "crédible", rappelant que cette politique était déjà celle des administrations Bush et Clinton.

Thursday, January 14, 2010

Marocains expulsés d'Algérie manu-militari en 1975 à la recherche de leurs droits -PART2

Le gouvernoment algérien de 1975 procéde à l'expulsion de quelques 350000 marocains établis en Algérie depuis des décennies, leur seul tort c'est d'être marocains.
TEMOIGNAGE POIGNANT

Marocains expulsés d'Algérie manu-militari en 1975 à la recherche de leurs droits

Le gouvernoment algérien de l'époque procéde à l'expulsion de quelques 350000 marocains établis en Algérie depuis des décennies, leur seul tort c'est d'être marocains.