Tuesday, December 01, 2009

La classe politique exprime son indignation face à l'attitude de la dénommée A. Haidar et refuse de céder au chantage

La classe politique a exprimé son indignation face à l'attitude de la dénommée Aminatou Haidar et a fait part de son refus de céder au chantage.

Un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération indique que sur Très Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L'assiste, une importante réunion s'est tenue, mardi au siège du ministère avec les secrétaires généraux et dirigeants des partis politiques nationaux, toutes tendances confondues, au sujet des derniers développements de la question du Sahara marocain.
A cette occasion, M. Taïb Fassi Fihri, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération a rappelé que, face aux avancées réalisées par le Maroc sur la scène internationale à la faveur de la soumission de son Initiative d'autonomie, les adversaires de l'intégrité territoriale ont développé une stratégie négative, à la fois en termes de blocage du processus de négociations d'une solution politique et de sa déviation par, notamment, l'instrumentalisation méthodique et pernicieuse de la thématique des droits de l'homme.
Dans ce contexte, et au moment où M. Ross entamait des consultations pour la tenue d'une deuxième réunion informelle, plusieurs opérations, financièrement soutenues, diplomatiquement programmées et médiatiquement encadrées ont été engagées par les adversaires du Royaume, rappelle le communiqué, précisant que le reniement par A. Haidar de sa nationalité marocaine, le 13 novembre dernier, et sa remise de son passeport marocain et de sa carte d'identité nationale s'inscrivent dans ce cadre.
Le débat a essentiellement porté sur ce cas particulier, ainsi que sur la demande, aujourd'hui exprimée, par les autorités espagnoles pour la remise du passeport marocain à A. Haidar.
Les dirigeants des partis politiques nationaux ont tous relevé que A. Haidar s'est mise elle-même dans cette situation, au service d'un agenda politique fixé par ses commanditaires extérieurs. Au demeurant, son refus de toutes les propositions soumises par les autorités espagnoles dévoile ses véritables intentions.
A. Haidar, qui a bénéficié de son passeport national pendant des années, a décidé, dans un acte de défi aux autorités marocaines et de provocation à l'égard des sentiments nationaux de l'ensemble du peuple marocain, de remettre volontairement son titre de voyage marocain et sa carte d'identité nationale, poursuit la même source.
Elle a regagné, en toute logique et conformément aux normes en vigueur, son lieu d'embarquement, d'où elle provenait, les Iles Canaries en Espagne, pays dont elle détient, par ailleurs, une carte de séjour en vigueur, octroyée sur la base de son titre de voyage marocain.
Dans ces conditions, explique le communiqué, le passeport marocain, comme tout autre document national officiel, exige respect et déférence envers la Mère Patrie et ne peut faire l'objet d'affront, d'actes de mépris ou encore, de manœuvres basses ou d'agissements sensationnels.
L'ensemble des forces vives du pays, ajoute le communiqué, déclarent leur indignation face à l'attitude de l'intéressée et expriment leur refus de céder au chantage d'A.Haidar et de ses donneurs d'ordre.
Pour toutes ces considérations, et tout en soulignant l'importance des relations bilatérales maroco-espagnoles, les partis politiques, unanimes, considèrent que le sujet ne peut faire l'objet d'une intervention étrangère, d'où qu'elle provienne, s'agissant d'une décision nationale et d'une émanation souveraine, consécutive à la décision d'A.Haidar de se mettre, elle-même, en porte à faux avec la législation marocaine, a-t-on affirmé de même source.
Les partis politiques demandent au Gouvernement de Sa Majesté le Roi de ne pas accéder à la demande des autorités espagnoles, souligne le communiqué.
Enfin, la classe politique marocaine relève la coïncidence de cette affaire avec le récent enlèvement de 3 ressortissants espagnols, en territoire mauritanien et la démonstration aujourd'hui faite d'une implication de plusieurs groupes dans les actes terroristes dans la région et la connivence avérée de personnes vivant dans les camps de Tindouf.
Pour les partis politiques nationaux, ajoute-t-on, la situation dans la région et sa fragilité exigent un effort collectif afin de répondre à l'impératif de sécurité et aux attentes des citoyens relatives au progrès socio-économiques et à l'intégration maghrébine, telle que vivement souhaitée, aujourd'hui, par la communauté internationale. RABAT MAP 01-12-2009

Friday, November 27, 2009

Appel à la mise en place d'un tribunal international pour juger les tortionnaires du Polisario

Un groupe de ressortissants Marocains originaires des provinces du Sud, installés en Espagne, et issus de tribus Sahraouies, ont demandé, vendredi, la mise en place d'un tribunal international et impartial pour juger les crimes commis par les tortionnaires du Polisario et ceux qui les soutiennent.
Les membres de ce groupe, originaires principalement des tribus Sahraouies Rguibat, Filala, Azerguiyine, Ouled Dlim, Ouled Tidrarine, Ait Lahcen et Azouafit, ont dénoncé "les traitements inhumains et les tortures les plus atroces infligés par les mercenaires à nos ressortissants retenus de force dans les geôles de Tindouf".
Ils ont exigé, dans ce cadre, "la mise en place d'une instance judiciaire internationale et impartiale pour juger les crimes crapuleux et odieux des tortionnaires du Polisario et ceux qui les soutiennent et garantir ainsi le respect des droits de l'Homme tels qu'universellement reconnus".
Reçus par le Consul du Maroc à Bilbao (Pays Basque, nord de l'Espagne), M. Azzouz Abou El Kouroum, les membres de ce groupe ont exhorté "le Polisario et son protecteur l'Algérie de laisser le Haut commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) exercer librement son mandat tel que prévu par ses statuts pour réaliser un recensement exact des séquestrés de Tindouf et mettre ainsi fin à une polémique longuement et outrageusement nourri d'intoxication, d'amalgame, de mensonge et de propagande sur le nombre de ces séquestrés qui seront très heureux de regagner leur pays, le Maroc et l'accompagner dans son élan global aux plans politique, économique et social".
Le groupe a demandé, par ailleurs, à la dénommée Aminatou Haidar de "cesser immédiatement de jouer la victime, une attitude qui ne trompe plus personne, de mettre fin à ses contradictions criantes et d'opérer résolument un choix qui ne souffre aucune ambiguïté entre le patriotisme et la trahison".
Les représentants des tribus Sahraouis ont tenu également à réitérer leur mobilisation derrière le Souverain pour "faire obstacle aux séparatistes et leurs acolytes qui tentent désespérément de porter atteinte à l'unité du Royaume et torpiller les efforts du Maroc, à travers l'initiative d'Autonomie du Sahara dans le cadre de l'intégrité et de la souveraineté marocaine, saluée par la communauté internationale et qualifiée de sérieuse et crédible par le Conseil de Sécurité".
Les membres du groupe ont, dans ce contexte, exprimé "leur engagement ferme et leur appui sans réserve pour la défense de l'unité et l'intégrité du Royaume".
Ils ont lancé, par la même occasion, "un appel pressant à l'Algérie pour lever les barrières et ouvrir de son côté les frontières avec le Royaume du Maroc dans l'intérêt bien compris des deux peuples frères et favoriser ainsi un avenir prometteur pour tous les pays de l'Union du Maghreb Arabe qui a grandement et urgemment besoin de cette unité pour faire face aux défis combien majeurs qui guettent les peuples de la région". MAP 27-11-2009

Thursday, November 26, 2009

Des Mauritaniens réclament un tribunal international pour juger les tortionnaires des geôles du "polisario"

Un groupe d'anciens détenus dans les geôles du "polisario" a présenté mercredi à Nouakchott des témoignages accablants sur le traitement inhumain qui leur avait été infligé par leurs tortionnaires, réclamant la constitution d'un tribunal pénal international indépendant pour enquêter sur ces pratiques et en juger les auteurs.
Lors d'une conférence de presse organisée par l'"Association Mémoire et Justice", les membres du groupe, Sidi Ahmed Abidi Achlichel, Mohamed Fal El-Cadi, Ama Benbbeh Khalis et Mohamed Mokhtar Ould Alioune ont qualifié d'"inimaginables" les sévices et tortures qu'ils ont subis dans les centres de détention du "polisario".
Les atrocités auxquelles livraient les geôliers sur leurs captifs allaient "au-delà de l'imaginable et sont contraires aux droits les plus élémentaires des droits de l'Homme", ont-ils souligné.
Au cours de cette rencontre, qui s'est déroulée en présence de nombreux militants des droits de l'Homme et de représentants des Associations concernées, les membres du groupe ont souligné que le "polisario" s'est servi des Mauritaniens en détention dans ses geôles comme "boucs émissaires pour couvrir ses problèmes internes", les soumettant aux pires sévices corporels et psychiques que les tortionnaires puissent imaginer.
De nombreux détenus y ont perdu la vie alors que les tortionnaires continuent de jouir de la liberté et de l'impunité, ont-ils fait remarquer.
"Nous étions enterrés dans des trous et les tortionnaires, dont des dirigeants du polisario, se délectaient des sévices qu'ils nous infligeaient" parfois jusqu'à la mort, a précisé Mohamed Fal Ould El-Cadi, qui a passé quatre ans dans ces geôles.
Ama Benbbeh Khalis, un directeur d'école qui a passé sept ans en détention, a souligné que les tortionnaires se livraient, à tout moment, à des "pratiques sadiques" sur les détenus mauritaniens au point que ces derniers "en viennent à souhaiter la mort" plutôt de demeurer entre leurs mains.
"De nombreux détenus ont perdu la vie sous les coups des tortionnaires", a-t-il affirmé.
Les anciens détenus ont été unanimes a souligner la "responsabilité directe" du "polisario" dans ces pratiques inhumaines et à réclamer l'ouverture d'une procédure pour traduire les auteurs de ces sévices en justice.
Le président de Mémoire et Justice, Abderrahmane Ould Mohamed Moussa, avait ouvert la conférence de presse par une présentation de son Association qui, a-t-il précisé, oeuvre à "l'abri de la politique et de la surenchère" pour faire la lumière sur le sort des Mauritaniens disparus entre les mains du "polisario" et les circonstances de décès de ceux qui sont morts dans les camps de Tindouf.
Pour l'Association, a-t-il ajouté, le "polisario" est "pleinement responsable" du traitement inhumain subi par des centaines de Mauritaniens, tombés par simples concours de circonstances entre les mains de ses tortionnaires qui les ont soumis, sans raison, à toutes les formes de tortures corporelles et psychiques.
Les auteurs de ces atrocités doivent être jugés pour les actes infligés à des gens dont certains en sont morts et d'autres vivent avec des infirmités permanentes, a souligné Ould Mohamed Moussa.
A l'issue de la rencontre, l'Association a distribué un communiqué appelant le "polisario" a "reconnaître ses crimes contre l'humanité, commis sur la personne de Mauritaniens, à faire la lumière sur le sort des disparus dans ses geôles, à remettre les corps de ces derniers à leurs familles et à dédommager les victimes".
L'Association réclame la constitution d'un "tribunal international indépendant" pour enquêter sur cette affaire et déférer les auteurs de ces "crimes barbares" devant la justice. MAP NOUAKCHOUT 26-11-2009

Tuesday, November 24, 2009

Il est important de soutenir les efforts du Maroc pour la résolution de la question du Sahara (ministre belge)

Le ministre belge de la Coopération au Développement, M. Charles Michel, a souligné, mardi à Rabat, l'importance de soutenir les efforts du Maroc pour la résolution de la question du Sahara.

"Le gouvernement belge considère qu'il est important de soutenir les efforts du Maroc pour aboutir à une solution de la question du Sahara et salue la proposition d'autonomie formulée dans ce sens par la partie marocaine ", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse tenue conjointement avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taib Fassi Fihri, à l'issue des travaux de la 18ème session de la commission mixte maroco-belge de coopération au développement.
Pour ce qui est du statut avancé accordé par l'Union européenne au Maroc, M. Michel a précisé que le gouvernement belge continuera à appuyer les initiatives marocaines pour faire en sorte que ce rapprochement avec l'UE devienne une réalité.
Le ministre belge a par ailleurs évoqué les différents volets du Programme indicatif de coopération 2010-2013 adopté par les deux pays dans le cadre de la réunion de la commission mixte, portant entre autres sur les secteurs de l'eau et de l'agriculture, le programme de bourses et la coopération déléguée.
Pour sa part, M. Fassi Fihri a souligné la forte symbolique de la présence de LL.AA.RR le Prince Philippe de Belgique et la Princesse Mathilde à la clôture des travaux de la commission mixte maroco-belge, reflétant la "volonté ferme et l'intérêt confirmé" pour le renforcement de la coopération bilatérale dans les différents secteurs.
Il a en outre salué la décision de la Belgique de doubler l'enveloppe destinée à la coopération avec le Maroc en la portant à 80 millions d'euros, et de contribuer à hauteur de 4 millions d'euros à l'Initiative nationale de développement humain (INDH). Un geste qui témoigne, a-t-il ajouté, de la confiance marquant les relations entre les deux pays. MAP 23-11-2009

Sunday, November 22, 2009

Le Maroc déjoue une tentative algérienne d'introduire un membre de la soi-disant "jeunesse sahraouie" à un congrès à Beyrouth

La délégation de la jeunesse marocaine participant à la deuxième session du conseil central de l'union de la jeunesse arabe, qui s'est ouverte samedi matin à Beyrouth, a déjoué une tentative de l'Algérie de faire participer à cette session un prétendu membre de la soi-disant "jeunesse de Saguia El Hamra et Oued Eddahab".
Le dénommé Moussa El Ouali devait prendre part aux travaux de cette session en tant que membre de la délégation algérienne invitée à ce congrès, après que l'union de la jeunesse arabe ait gelé la participation de la prétendue "jeunesse de Saguia El Hamra et Oued Eddahab" à ses travaux lors des deux précédentes réunions de l'union, tenues à Tripoli (Libye) et à Damas (Syrie).
L'homme en question, venu au Liban avec un passeport algérien, a été expulsé des réunions de cette session après que la délégation de la jeunesse marocaine ait demandé aux organisateurs de se conformer à la décision de gel de la participation d'une quelconque organisation sahraouie aux travaux de l'union.
Les délégations des 12 pays arabes devant prendre part à ces travaux n'ont pas manqué de constater que le dénommé Moussa El Ouali n'avait rien de jeune sahraoui, tellement son accent était purement algérien, et qu'il éprouvait du mal à décliner le nom de la partie qu'il était censé représenter.
De sources proches des organisateurs, on indique que le dénommé Moussa El Ouali a bel et bien été invité à cette session en tant que membre de la délégation algérienne, mais les démarches de la diplomatie marocaine ont pu réussir à mettre en échec la tentative de l'Algérie et faire en sorte que le prétendu jeune sahraoui soit écarté des travaux de la session.
M. Abderrahim M'Rad, président de l'université libanaise internationale et président du parti de l'Union, initiateur de cette rencontre, a confirmé à la MAP que c'est la délégation algérienne qui avait invité le prétendu jeune sahraoui à cette réunion et a fait figurer son nom sur la liste de ses représentants aux travaux de cette session.
"Nous ne pouvons tolérer ce genre d'atteinte aux intérêts du Maroc", a dit le responsable libanais, ajoutant que "tout ce qui touche le Maroc touche aussi le Liban qui est compréhensif de la position du Royaume".
La délégation des jeunes marocains à cette session est composée des représentants de la jeunesse istiqlalienne, de la jeunesse Ittihadie, de la jeunesse socialiste, du mouvement de la jeunesse démocratique progressiste et des organisations des jeunesses de l'UMT et de l'UGTM. map 21-11-2009

Sunday, November 15, 2009

Document exclusif : Aminatou Haïdar drapée dans l’étendard algérien avec l’ambassadeur Baali



Si des doutes pouvaient encore persister dans certains esprits, cette image exclusive vient tous les balayer : oui, Aminatou Haïdar, présentée par certains médias comme la « passionaria » du Front Polisario, est en réalité un agent du pouvoir algérien. Si ce n’était le cas, comment expliquer qu’elle accepte de poser drapée avec l’étendard algérien durant l’été 2008, en compagnie de l’ambassadeur algérien à Washington Abdallah Baali. Cette photo vient également éclaircir un certain nombre de zones d’ombres relatives aux déplacements et au train de vie de M. Haïdar, qui serait donc intégralement prise en charge par le pouvoir algérien. Contacté au téléphone par « Polisario Confidentiel », une source proche du ministère des affaires étrangères algérien explique : « L’argent importe peu, pourvu que des coups médiatiques puissent être montés pour gêner les marocains et continuer à détourner l’attention de l’opinion publique algérienne des vraies questions… ». Le fait que Aminatou Haïdar soit si proche d’Abdallah Baali est également un révélateur de la position de l’ambassadeur algérien à Washington dans le dispositif mis en place pour promouvoir le front Polisario à l’international. En effet, comme l’a dévoilé « Polisario Confidentiel », Abdallah Baali gère directement la question du Sahara aux Etats-Unis, assisté par le cabinet de lobbying « Foley Hoag », qui a encadré Aminbatou Haïdar lors de ses déplacements dans la capitale américaine et lui a organisé des entretiens avec la presse US.
Puisqu’ « une image vaut mille mots », cette photo exclusive de l’activiste en compagnie de son « sponsor » devrait faire méditer un certain nombre de sympathisants du Front Polisario, qui pensent que Mme Haïdar serait victime d’un mauvais procès de la part du Maroc. Ce dernier a, rappelons-le, a décidé de la renvoyer vers les Iles Canaries samedi 14 novembre 2009, après qu’elle ait refusé de s’acquitter des formalités d’entrée. Le militantisme serait-il soluble dans les pétrodollars ? Il semblerait que oui, puisque Mme Haïdar a semble-t-il cédé à la tentation, et s'est compromis avec le pouvoir algérien au point de tout accepter...
Polisario Confidentiel

Monday, November 09, 2009

L'association de défense des victimes de la répression dans les camps Tindouf adhère au contenu du discours royal

L'Association de défense des victimes de la répression dans les camps de Tindouf a exprimé son adhésion au contenu du discours adressé par SM le Roi Mohammed VI à la Nation, vendredi à l'occasion du 34ème anniversaire de la Marche Verte.
Dans un communiqué de l'Association, dont copie est parvenue à la MAP, l'Association souligne que "la question du Sahara est une question capitale tant pour le Maroc que pour les Marocains. Il s'agit d'une question d'existence et non d'une affaire de frontières".

L'association, dont le siège est à Boujdour, a indiqué que le discours royal est porteur d'un message clair aux adversaires de l'intégrité territoriale du Royaume en rappelant que le temps des manœuvres et des complots est révolu.

Elle a également salué les démarches annoncées dans le discours royal relatives à la restructuration du Conseil Royal Consultatif des Affaires Sahariennes (CORCAS) et la révision du champ d'action de l'Agence de développement des provinces sahariennes et de sa compétence territoriale afin de réaliser un développement économique et social équitable pour toute la région.

L'association s'est, par ailleurs, félicité du renouvellement de l'appel "la patrie est clémente et miséricordieuse", et de la disposition du Maroc à accueillir chaleureusement les séquestrés de Tindouf, faisant assumer la responsabilité de ce conflit fomenté à l'Algérie. MAP 10-11-2009

Thursday, October 29, 2009

Une ONG américaine épingle l'Algérie pour ses entraves au programme d'échange de visites du HCR

Washington, 29/10/09 - Le Comité américain pour les réfugiés et les immigrés (USCRI) a épinglé l'Algérie pour ses entraves au programme d'échange de visites familiales, piloté par le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), entre les camps de Tindouf et les provinces du sud du Royaume.
Dans un rapport sur les atteintes aux droits des séquestrés dans les camps de Tindouf, présenté mardi à Washington, l'ONG américaine déplore que l'Algérie exige que ces voyages de cinq jours se fassent par avion et non par voie terrestre, ce qui les rend plus coûteux et plus difficiles à organiser.
La rapport note, par ailleurs, que même si les séquestrés peuvent théoriquement circuler dans l'ensemble du territoire algérien et résider au lieu de leur choix, «la loi algérienne rend pratiquement impossible pour eux d'obtenir un permis de travail légal» .
L'USCRI s'arrête en outre sur le détournement de l'aide humanitaire internationale dans ces camps, notant que le Programme alimentaire mondial (PAM) fournit à lui seul des rations pour plus de 125.000 personnes, alors que la population des camps ne dépasse pas les 90.000 au meilleur des cas. Le rapport stigmatise dans ce cadre le refus des autorités algériennes d'autoriser un recensement des populations de Tindouf.
Pour le Comité, l'Algérie n'est pas parvenue à honorer les engagements auxquels elle a souscrit dans le cadre de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et du Protocole y afférent de 1967, à l'égard des populations séquestrées sur son sol.
Pis encore, déplore le rapport, le gouvernement algérien refuse aussi de reconnaître sa responsabilité au sujet de la situation qui prévaut dans les camps, ajoutant que pour se déplacer, les séquestres de Tindouf sont contraints d'avoir une autorisation signée tant par les autorités algériennes que par "le polisario".
L'USCRI est une organisation non gouvernementale à but non lucratif qui mène, depuis 1911, des actions en faveur des réfugiés, des immigrés, des demandeurs d'asile et des personnes déplacées. MAP 29-10-2009

Sunday, October 25, 2009

Un journaliste algérien condamné.....pas à mort fort heureusement

Le Groupe de Travail sur la Liberté d’Expression en Afrique du nord « WGFENA » exprime son indignation, suite à la condamnation de Ouahid Boulouh correspondant du quotidien d’expression Arabophone, «El Khabar», à la wilaya de Souk Ahras, à une amende de un million de dinars (soit 10 000 Euros) par le tribunal de la ville de Sédrata.
La condamnation faisait suite à une plainte pour diffamation déposée par la commission des œuvres sociales de l’Entreprise publique de santé de proximité (EPSP).
Rappelons qu’en date du 14 octobre, le procureur de la République près le tribunal de Sédrata a requis une peine de six mois de prison ferme et une amende de 20 000 DA (soit 200 euros) à l’encontre du journaliste.
Maître Mohamed Tahar Athmani, avocat du journaliste, trouve qu’il n’était « pas utile de transférer le dossier depuis le bureau du juge d’instruction après que la défense ait présenté des pièces à conviction prouvant la véracité des faits rapportés par le journaliste ».
Le WGFENA condamne fermement cette grave atteinte à la liberté de la presse, et demande aux autorités algériennes de mettre fin aux poursuites à l’encontre des journalistes.
Il exprime au journaliste persécuté son entière solidarité.

Saturday, October 24, 2009

ALGERIE: 7 GLD tués et 3 griévements blessés dans la Wilaya Tizi-ouzou, un ouveau carnage près de Souk-el-Tenine

Effroyable boucherie de jeudi dernier à Souk-el -enine, dans la daïra de Maâtkas (24 km au sud de Tizi-Ouzou) où 7 agents de prévention et de sécurité, exerçant pour le compte de l’entreprise canadienne SNC Lavallin dans l’extrême sud de la wilaya, ont été lâchement assassinés tandis que 6 autres, dont le chauffeur du fourgon, ont été très grièvement blessés dans l’embuscade tendue par un important groupe terroriste au lieu-dit Ighil Oumencher, sur le chemin de wilaya reliant les communes de Souk-el-Tenine et Mechtras.
Il était 10 heures du matin à peine lorsque le fourgon qui transportait les 8 agents de sécurité de SNC Lavallin a essuyé de part et d’autre de la chaussée des tirs nourris d’armes automatiques, dont un fusil-mitrailleur (FMPK). Premier atteint par les tirs terroristes, le chauffeur aurait vainement tenté d’accélérer afin de fuir le déluge de feu qui s’abattait sur ses camarades et son fourgon, rapportent des témoins oculaires. Le Peugeot Boxer s’immobilisa sous les cris de «Allah Akbar» des terroristes dont le nombre reste indéterminé même si certaines sources ont avancé le chiffre approximatif de quinze. Aucun témoignage ne pouvait relater les faits tels qu’ils se sont réellement produits durant l’assaut des terroristes vers le fourgon immobilisé car seuls quelques automobilistes ont pu voir certaines scènes du massacre. Pris de panique, tous les automobilistes présents sur les lieux du crime ont évidemment rebroussé chemin illico presto. Il était très difficile, pour ne pas dire impossible, d’arracher le moindre mot à ces témoins oculaires. «On a immédiatement fait demi-tour, dès les premiers coups de feu, on n’a rien vu.» Pas la peine d’insister, tout le monde était dans un indescriptible état de choc. Un terroriste filmait le carnage et criait «Allah Akbar»Par ailleurs, le sadisme criminel des acolytes de Droudkel a fait qu’ils ont pris le soin de tout filmer, à en croire un témoin oculaire qui a préféré garder l’anonymat. «J’ai vu un terroriste avec une drôle d’arme que je n’ai jamais vue, il s’est avéré finalement qu’il s’agissait d’un caméscope. En plus il courait et criait “Allah Akbar”». Les terroristes ont ensuite pris tout leur temps pour dépouiller les victimes de leurs armes et munitions sous le zoom de la caméra d’Al Qaïda au Maghreb islamique. En tout, huit fusils à pompe et leurs munitions, des cartouches de calibre 12 mm, ont été emportés par les assassins qui ont pris la fuite vers l’impénétrable maquis situé à la limite territoriale des daïras de Maâtkas et Boghni, laissant les deux blessés pour morts car ils gisaient dans une mare de sang. Les forces combinées de l’ANP, de la Sûreté nationale et de la Garde communale sont arrivées quelques minutes après avoir été informées. Des hélicoptères survolaient tout le périmètre sud de la wilaya de Tizi-Ouzou, mais sans qu’il y ait de bruit de détonations. Les terroristes avaient déjà réussi à disparaître dans la nature. Hier en fin de matinée, d’importants renforts des forces de sécurité continuaient d’affluer sur les lieux du drame, exactement à 3 km au sud de la ville de Souk el Tenine, totalement bouclé par les militaires. Les blessés ont été évacués sur-le-champ vers l’hôpital de Tizi-Ouzou, et les corps des victimes vers la morgue du même hôpital. Les sept agents de sécurité décédés sont tous originaires du même village, Sidi Ali Moussa en l’occurrence. Sidi Ali Moussa, le village martyr de nouveau meurtri Pour rappel, Sidi Ali Moussa, ce village résistant de la première heure face à l’hydre intégriste, a vécu exactement le même drame en 1995. C’était sur le même chemin, mais du côté de Betrouna où 6 employés de la Cotitex de Draâ Benkhedda avaient été égorgés puis mutilés avant d’être brûlés à l’intérieur même du camion qui les transportait vers leur usine. Leur seul tort, c’était leur appartenance à ce village des` héros, à ce village de résistants, à la fois durant la Révolution mais aussi face au terrorisme islamiste. Souk-el-Tenine, ville morteAucun mot d’ordre de grève n’a pas été émis par qui ce soit, mais les Téninois ont tous baissé rideau hier vendredi. Aucun commerce n’a été ouvert. C’étaient la douleur et la consternation partout. «Tous les Téninois ont été touchés dans leur chair. Comment voulez-vous qu’on bosse ?» dira en substance un commerçant du chef-lieu. Les mines étaient défaites. Les gens ne savent plus à quel saint se vouer. La circonscription est meurtrie par l’insécurité. Capitale du kidnapping, la région est livrée à elle-même. La commune de Soukel- Tenine (daïra de Maâtkas) n’est pourvue que d’un détachement de la Garde communale alors qu’elle est entourée par trois célébrissimes maquis terroristes, à savoir Amjoudh au nord, El Maji au sud et Boumahni à l’ouest.Amayas Idir
ENTERREMENT DES VICTIMESDans la douleur et la dignité !Ils étaient des milliers, ces citoyens venus rendre un dernier hommage aux 7 victimes de l’abject attentat terroriste perpétré jeudi dernier et inhumés au Carré des martyrs du village de Sidi-Ali Moussa hier après-midi en présence d’une délégation d’officiels venus de toute part. Le wali de Tizi-Ouzou, le chef de daïra de Maâtkas, des membres de l’APW et du conseil de wilaya, des élus des communes de Souk-El-Tenine et de Maâtkas, les autorités militaires… et des tas d’autres délégations ne cessaient de défiler. Un silence radio a régné durant toute la cérémonie funèbre où les victimes furent inhumées ensemble, juste à côté de leurs 6 camarades de la Cotitex, lâchement assassinés en mars 2006 par le GIA. C’est dire, qu’hier, les villageois de Sidi-Ali Moussa ne pouvaient contenir leur émotion. On leur sentait cette insurmontable douleur, mais on leur sentait aussi cette dignité de résistants, de montagnards. Tard dans l’après-midi, on ne pouvait pas se frayer un chemin en raison des embouteillages de véhicules venus des quatre coins de la région. La foule n’a pu s’abstenir d’accompagner ces honorables pères de famille à leur dernière demeure. Ils sont morts dignes ! A. I. LE SOIR D'ALGERIE 23/10/2009

Thursday, October 22, 2009

Le Maroc prend à témoin l'UE sur le refus obstiné de l'Algérie d'un recensement des séquestrés à Tindouf

Le Maroc a exprimé aux institutions européennes sa "préoccupation majeure" face à l'opposition "catégorique et systématique" de l'Algérie à toute demande du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) pour le recensement des populations séquestrées dans les camps de Tindouf depuis plus de trente ans.

L'ambassadeur du Maroc auprès des Communautés européennes, M. Menouar Alem, a fait part de cette obstruction systématique, dans une lettre adressée à plusieurs hauts responsables européens dont le président du Parlement européen, la présidence suédoise de l'UE et la Commissaire européenne chargée de la Politique européenne de voisinage et des Relations extérieures.
Le diplomate a ainsi condamné la position de l'Algérie qui "empêche le HCR de s'acquitter de son mandat en procédant à un recensement et une évaluation fiables des besoins de la population des camps".
Cette fin de non-recevoir est opposée par l'Algérie au mépris du drame humanitaire qui se déroule sur son territoire, en violation des responsabilités légale, politique et morale, en tant qu'Etat d'accueil des camps, a souligné M. Alem.
Le Maroc, qui accorde la plus grande importance à ce recensement, "ne peut que s'indigner de ce refus obstiné et injustifié" que les autorités algériennes ont réitéré à M. Antonio Guterres, Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, lors de sa visite effectuée, en septembre dernier en Algérie et dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest algérien.
M. Guterres avait pu constater la situation déplorable et les conditions inhumaines imposées par le "Polisario" aux populations séquestrées dans ces camps de fortune, a-t-il rappelé.
Pour le Royaume du Maroc, a ajouté M. Alem, cette situation est préoccupante à plus d'un titre, car l'absence de données statistiques fiables pose un double problème.
D'une part, elle rend impossible l'ajustement de l'aide nécessaire à un régime nutritionnel normal, notamment pour les enfants en bas âge et, d'autre part, elle laisse la porte ouverte aux malversations et aux trafics de tous genres, dont est victime la population des camps de Tindouf qui compte, aujourd'hui, parmi les rares camps où le HCR ne dispose pas d'une présence permanente, a-t-il expliqué.
Le diplomate marocain a, à ce propos, souligné que des pratiques de détournement de l'aide et de sa revente en Algérie et dans les pays voisins, à des fins d'enrichissement personnel, ont été formellement constatées et condamnées même par certains des sympathisants "les plus inconditionnels du polisario".
Il a rappelé, dans ce sens, que l'Union européenne a dressé le même constat à l'issue de l'enquête diligentée par l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) et dont le rapport ''n'a, malheureusement, pas été publié à ce jour''.
Pour le Maroc, lit-on dans cette lettre, le recensement des populations dans les camps de Tindouf demeure un outil indispensable pour la mise en œuvre de procédures viables, en termes d'évaluation de l'aide humanitaire et de transparence dans sa distribution dans la perspective de mettre fin aux trafics et aux détournements de cette aide qui profite à "une poignée d'individus sans scrupules".
"L'attitude de l'Algérie sur cette question ne permet pas aux pourvoyeurs de l'aide, dont le principal donateur est l'Union européenne, de mettre en place un mode de gestion efficace, respectueux des procédures et des règles de transparence", a ajouté M. Alem.
Ainsi, "la responsabilité politique, juridique et sociale du gouvernement algérien est pleine et entière, dans la persistance de cette situation intolérable du point de vue humanitaire et dont les victimes sont surtout les enfants, mais aussi les femmes et les personnes vulnérables, sans autre choix que de se résigner à la situation qui leur est imposée par la direction du ''polisario'', à savoir continuer à faire les frais d'une politique d'enrichissement personnel à outrance", s'est indigné l'ambassadeur.
Il a, dans le même contexte, appelé au respect de la dignité des populations des camps qui "ne peuvent être condamnées à vivre perpétuellement de l'aide humanitaire" et qui sont "en droit de vivre dignement aux côtés des membres de leurs familles dans un cadre qui leur garantisse protection, sécurité et développement. Cadre qui leur est offert, aujourd'hui, par le projet d'autonomie proposé par le Maroc"'.
Il s'agit également pour la communauté internationale et plus particulièrement pour l'UE, de mettre l'Algérie et le "polisario" face à leur responsabilité, en tant que principaux auteurs de cette situation dramatique, dont le règlement requiert la dissolution des camps militaires de Tindouf, a insisté M. Alem précisant que la dissolution des camps permettra "le rapatriement librement consenti des séquestrés dans des conditions de sécurité et de dignité assurées par le HCR ou favoriser leur réinstallation dans un pays tiers".
Cette lettre a été également adressée au commissaire européen en charge du Développement et de l'aide humanitaire, au représentant personnel pour les droits de l'Homme du secrétaire général du Conseil de l'UE et au secrétaire général du Conseil de l'UE. Bruxelles 22-10-2009

Algérie: sept agents de sécurité tués dans une embuscade en Kabylie

Sept agents de sécurité ont été tués jeudi matin dans une embuscade tendue par un groupe islamiste armé dans la région de Tizi Ouzou (110 km à l'est d'Alger), en Kabylie, selon un bilan présenté comme définitif par des sources sécuritaires.
Sept agents de sécurité ont été tués jeudi matin dans une embuscade tendue par un groupe islamiste armé dans la région de Tizi Ouzou (110 km à l'est d'Alger), en Kabylie, selon un bilan présenté comme définitif par des sources sécuritaires.
Un premier bilan obtenu de sources locales faisait état de six agents tués, un autre porté disparu et un blessé grave.
Les agents ont été tués près de Maatkas, à 25 km au Sud de Tizi Ouzou, quand les assaillants, une vingtaine environ, ont ouvert le feu vers 07h00 locales (06H00 GMT) sur un fourgon transportant huit agents de sécurité qui se rendaient vers un camp de base, ont précisé des habitants de la région.
Six victimes ont été tuées sur le coup, et le corps de la septième a été retrouvé à quelque distance du lieu de l'embuscade, selon la même source.
Le chauffeur du bus, qui a été grièvement blessé, a été hospitalisé à l'hôpital de la ville voisine de Boghni.
Les agents, employés par une société de gardiennage, se rendaient dans la région voisine des Ouadhias où ils devaient assurer la sécurité des employés de la société de travaux publics canadienne SNC Lavallin.
La société canadienne est chargée de construire un réseau de conduite d'eau potable destiné à alimenter la région sud de Tizi Ouzou, confrontée à de fréquentes pénuries, à partir du barrage de Koudiet Acerdoune, construit dans le département voisin de Bouira (120 km au sud-est d'Alger).
Les services de sécurité ont aussitôt déclenché une opération de ratissage des maquis avoisinants où le groupe armé auteur de l'attentat se serait replié, selon des sources locales.
Cet attentat est le plus meurtrier depuis fin juillet, quand des islamistes armés avaient attaqué un convoi militaire près de Tipaza, une station balnéaire située à 70 km à l'ouest d'Alger, faisant au moins onze morts parmi les soldats.
La situation sécuritaire s'est sensiblement améliorée ces dernières années en Algérie, mais la branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) reste active, particulièrement en Kabylie.
Le ministre algérien de l'Intérieur Yazid Zerhouni avait estimé fin juin que les "terroristes" (groupes armés islamistes) encore en activité en Algérie sont en nombre "très réduit".
Les forces de sécurité ont infligé ces dernières semaines de lourdes pertes aux groupes islamistes réfugiés dans les massifs montagneux, principalement en Kabylie et dans l'est du pays.
Depuis début octobre, les services de sécurité algériens ont ainsi tué plusieurs dizaines d'islamistes armés dont Bilal Abou Adnane, numéro deux de la zone ouest de l'Aqmi, selon des informations officielles ou de presse.
Le 16 octobre, trois membres de ces groupes sont morts dans une opération d'envergure de l'armée dans la région de Tizi Ouzou, selon des sources locales. AFP 22-10-2009

Diar Echems, l’enfer au cœur d’Alger, Des conditions de vie inhumaines

Des « damnés de la terre », il en existe encore en Algérie de 2009. Non loin du siège de la présidence de la République et à quelques kilomètres seulement des quartiers huppés de la capitale (le Golf et Hydra), près de 40 000 citoyens algériens sont nés et vivent encore dans la misère. Ils ne voient pas la lueur du soleil et ils rêvent toujours d’un avenir meilleur qui tarde à se profiler à l’horizon. Il s’agit des habitants de la cité Diar Echems, dont le nom, qui veut dire en français « les maisons du soleil », ne reflète aucunement la situation dans laquelle 1500 familles y habitent. Aujourd’hui, la cité est devenue célèbre. Non pas par la haute qualité de vie de ses résidents, mais parce qu’elle est sortie de l’anonymat suite aux violentes émeutes qui ont éclaté, lundi et mardi derniers, dans le quartier. Des événements qui ont fait la une de la presse nationale et des chaînes de télévision étrangères. Le voile est levé sur la situation d’une partie de la population algéroise.
Pour connaître les raisons d’une révolte subite et violente, nous sommes allés à la rencontre des jeunes qui ont donné, deux jours durant, du fil à retordre à la police antiémeute. Voyage à l’intérieur d’une véritable favela algérienne…Hier, mercredi 21 octobre 2009, il était environ 10h30, quand nous sommes arrivés sur place. Et notre surprise fut grande. Ces hauts immeubles que l’on voit de loin ne sont en réalité que des carcasses qui cachent, tant bien que mal, la misère de centaines de familles. Adossés aux murs, des dizaines de jeunes et de vieux semblaient attendre des visites. En voyant notre véhicule, ils viennent en courant. « Vous êtes de quel journal ? », nous apostrophe l’un d’eux. En apprenant notre identité, ils se montrent accueillants. « Bienvenus aux HLM (Habitants des Logements Misérables) ! », nous lance Belaïd, fonctionnaire. Accompagné d’un groupe de jeunes et d’hommes d’un certain âge, il se présente comme le représentant des habitants de la cité. Mais c’est le plus vieux du groupe qui prend la parole pour nous résumer le fond du problème. « Cette cité a été construite par la France en 1958 et elle était réservée, à l’époque, aux "indigènes" (les citoyens algériens, ndlr). L’appartement le plus vaste dans ces bâtiments a une superficie de 27 m2. Même les prisonniers d’El Harrach ont droit à 4 m2 chacun. Nous, nous dormons à 11 ou 12 personnes dans une seule pièce de 27 m2. Aucun d’entre nous n’a droit aux 4 m2 dont disposent les prisonniers », déplore notre interlocuteur. Selon lui, les habitants « ne demandent qu’un droit légitime : avoir un logement décent. » « Nous ne pouvons plus patienter. 50 ans dans une seule pièce, c’est trop », déclare un autre membre du collectif en question.
« Nous ne sommes pas des voyous »
Les personnes interrogées accusent le maire de la commune d’El Madania d’être à l’origine des derniers événements. « Non seulement il a octroyé des logements à trois femmes célibataires et étrangères à la cité, mais il ne nous a accordé aucun respect. Quand il est venu ici négocier avec nous, il était ivre. C’est lui qui est à l’origine de ces événements », disent-ils. Selon eux, les jeunes révoltés ne sont pas des voyous. « C’est toute la cité qui est révoltée. Nos jeunes ne sont pas des voyous et les déclarations du maire ne sont pas vraies », rectifient-ils. En donnant leur version des faits, les représentants de la cité nous invitent à visiter leurs immeubles de l’intérieur. Première halte, une cage d’escalier. Servant de cave pour les ordures, cette dernière est actuellement un abri pour la famille Belhadj. Le père, la mère et les trois filles qui composent cette famille ne voient jamais le jour se lever. « J’ai aménagé le peu d’espace qui existe dans cette cave en chambre à coucher et en cuisine. Je ne dispose même pas de toilettes. De plus, l’humidité nous menace quotidiennement », déclare ce père de famille. Comme lui, de nombreux jeunes ont dû exploiter d’autres cages d’escalier et des couloirs des bâtiments pour pouvoir s’y abriter, eux et les membres de leurs familles. Les plus chanceux d’entre eux logent dans des F1 ou F2 très étroits. Mais, ce n’est pas le paradis. C’est plutôt l’enfer. Des familles composées de 12 à 14 membres s’entassent dans une seule pièce. En effet, les grands-pères, les grands-mères, les fils, les brus et les enfants se débrouillent comme ils peuvent pour dormir. Ici, l’intimité est inexistante. « Nous dormons à tour de rôle. Les jeunes, eux, passent la nuit à la belle étoile en attendant le lever du jour pour prendre place dans un coin de la maison », précise un membre de la famille Amrani. Khadraoui Toufik et son frère, tous les deux mariés, partagent une chambre et un balcon. « Moi, j’occupe le balcon avec ma femme et mon enfant et j’ai cédé la chambre à mon frère. Parfois, je me sens gêné quand je rentre à la maison le soir », affirme-t-il. Dans cette cité, il y a également des personnes âgées et très malades.
Les femmes occupent les balcons et les hommes les couloirs
Certains d’entre elles sont d’anciens moudjahidine. C’est le cas de M. Chrarek, un vieil aveugle, que nous avons trouvé alité. « Ce n’est pas une vie ! », tonne une de ses filles qui dénonce la mauvaise prise en charge de son père. Alors, pour fuir l’étroitesse des logements, certains jeunes mariés ont décidé de quitter la maison familiale. Pas pour aller ailleurs, mais pour habiter un taudis qu’ils ont construit au pied des bâtiments. « Où est notre droit ? Nous n’avons rien eu des richesses nationales. D’où notre révolte. A travers cette protestation, nous voulons interpeller les hautes autorités du pays », estime Dris Abderrahmane. Les habitants de Diar Echems reviennent à cette occasion sur les émeutes de la veille. Ils se plaignent de la brutalité des forces antiémeute à leur égard. « Des dizaines de bombes lacrymogènes périmées ont été balancées même à l’intérieur des maisons. Nos enfants et les personnes malades ont failli mourir asphyxiés », déplorent-ils en montrant les douilles de ces engins. Cette situation démasque les discours et les chiffres officiels sur la prise en charge des citoyens et le nombre de logements construits. Pourquoi a-t-on entretenu un tel bourbier ? EL WATAN 20/10/2009

Tuesday, October 20, 2009

Des journalistes marocains condamnent les violations flagrantes des droits de l'homme commises par le polisario

Les journalistes marocains participant au 25ème Congrès des journalistes du Détroit, tenu à Cordoue (sud de l'Espagne), ont exprimé leur "condamnation des violations flagrantes des droits de l'homme commises par le polisario avec le soutien de l'Algérie et d'autres parties externes contre les Marocains séquestrés dans les camps de la honte à Tindouf".
Les journalistes marocains ont également condamné, dans un communiqué, "la campagne de désinformation et d'intox menée par le polisario parmi des Espagnols" sur la question du Sahara marocain et les violations des droits de l'homme dans les provinces du Sud.
Le congrès des journalistes du Détroit, organisé sous le thème "la coopération entre le Maroc et l'Espagne : perspectives futures", constitue un espace de rencontres et de connaissance mutuelle entre les journalistes des deux rives du Détroit.Madrid - MAP 19-10-2009

Monday, October 19, 2009

Sahara (Maroc) : L’affaire des 7

Entretien exclusif avec Reda Taoujni, Président de l’ASM, Reda Taoujni, Président de l’Association le Sahara Marocain, a aussi lancé un journal « Assahra Al Ousbouiya » et s’est installé pour cela dans le sud, d’où il suit, avec la plus grande attention, tout ce qui concerne le Sahara et les Sahraouis qu’ils résident à Laayoune, Dakhla, Boundour… Ou à Tindouf. Mieux informé que quiconque sur ce scoop (l’affaire des 7) qu’il a été le premier à révéler, il nous en parle et nous fait d’autres révélations.
Assahra Al Ousbouiya: C’est votre association –l’ASM- qui, la première, a révélé l’affaire de la visite des 7 « séparatistes de l’intérieur » aux camps de Tindouf et dénoncé leur rencontre avec trois hauts responsables de la sécurité algérienne. Voulez-vous nous expliquer les circonstances de cette affaire ?
Reda Taoujni : Depuis plusieurs années que nous travaillons sur le dossier desdits « séparatistes de l’intérieur », nous avons attiré l’attention des pouvoirs publics sur le danger que représentent ces personnes pour la stabilité du Maroc.Concernant le dernier voyage de ces personnes en Algérie il a été marqué par les réunions qu’ils ont eues, de manière flagrante, à Tindouf et à Alger avec les responsables des services de renseignements militaires algériens, ainsi qu’avec d’autres officiels. Et c’est la goutte qui a fait déborder le vase.
A.A.O.: Connaissez-vous ces 7 séparatistes ? Pouvez-vous nous en parler ?
R.T.: Ce sont des personnes en mal d’identité et en quête de vedettariat, surtout à des fins pécuniaires. Ils sont allés se jeter entre les mains des officiels algériens qui les ont gérés.
A.A.O.: Revenons à leur rencontre avec les trois responsables de la sécurité militaire algérienne que vous avez révélée. Pouvez-vous nous dire sur quoi a porté le deal ?
R.T.: Pour la rencontre avec les responsables de la sécurité militaire algérienne, le deal a porté sur le fait qu’au retour des 7 personnes, un Français d’origine algérienne viendrait à Agadir porteur d’une grosse somme d’argent qui allait être remise à Tamek. Ce dernier s’occuperait du dispatching à ses lieutenants. Il était prévu de déclencher des provocations en direction des forces de l’ordre, dans les universités d’Agadir et de Marrakech ainsi que dans plusieurs villes de nos provinces du sud.Sans oublier qu’un message a été diffusé et a eu l’effet d’une traînée de poudre selon lequel toute personne blessée par les forces de l’ordre bénéficierait d’une prise en charge médicale en Europe, surtout en Espagne. Alors, vous imaginez l’aubaine pour plusieurs jeunes...
A.A.O.: Et vous avez les preuves de tout ceci ?
R.T.: A ce jour, en plus des photos reçues des camps de Tindouf, nous avons les témoignages écrits de 52 étudiants universitaires d’Agadir et de Marrakech, ainsi que de certains ex-proches de Tamek, où ils racontent que ce dernier les avait contactés à travers un téléphone satellitaire des camps de Tindouf pour leur demander de se préparer à une « Intifadah » contre l’ « occupant marocain » !!!Mais cela se passe exactement de cette manière depuis 2005.
A.A.O: Qu’est ce qui change aujourd’hui ? Le fait d’avoir des preuves concrètes que c’est la sécurité militaire algérienne qui est derrière ?
R.T.: Ce qui change, c’est qu’en 2005, bien que c’était à caractère séparatiste, ceux qui étaient derrière les émeutes de l’époque étaient des personnes de l’intérieur du Maroc ayant un pouvoir financier et voulant faire pression sur l’Etat et le faire chanter en vue de concessions… Cela a été exploité par nos ennemis. Il y a d’autres « séparatistes de l’intérieur », notamment le groupe des 5 qui ont été empêchés de quitter le territoire, la semaine dernière…
A.A.O.: Que pouvez-vous nous en dire : même stratégie ? Mêmes liens avec Alger…?
R.T.: Pour Alger, il s’agit de la même stratégie. Elle consiste à inviter des séparatistes de l’intérieur, à les embrigader, les soudoyer et à les renvoyer au Maroc pour exécuter les ordres. Mais entre eux, les séparatistes de l’intérieur sont en guerre. C’est la mésentente, car c’est une histoire de fonds et de voyages à l’étranger, ainsi que d’autres privilèges. Ils se battent pour qui en tirera profit au maximum.
A.A.O: Que préconise votre association pour les « séparatistes de l’intérieur » ?
R.T.: Personnellement, je pense que les séparatistes de l’intérieur sont une très bonne chose pour la démocratie marocaine. C’est la liberté d’expression, mais à condition que ces personnes n’aient aucun lien avec l’Algérie ou ledit « Front Polisario », ni aucune autre entité étrangère. Qu’ils se constituent en association, que l’Etat les finance, c’est très positif… Mais à condition de ne pas oublier que ces séparatistes ne constituent qu’une infime minorité devant une grande majorité active qui défend corps et âme la marocanité du Sahara. Tout cela, nos politiques devaient le comprendre et agir dans ce sens depuis le 1er jour. Et c’était la politique que l’ASM préconisait. Quand vous dites que l’Algérie –qui se dit n’être pas partie au conflit- n’accorde même pas de droit d’entrée sur son territoire ni de liberté de circulation à ceux qui sont contre le Polisario, vous vous référez aux journalistes marocains, dont vous, qui ont été systématiquement arrêtés à leur descente d’avion, à Alger ?Vous savez, l’Algérie, avec cette dernière affaire, vient de démontrer qu’à part son indéfectible soutien aux séparatistes dudit « Front Polisario », son objectif c’est d’œuvrer par tous les moyens à déstabiliser le Maroc.Chaque fois que nous sommes arrivés à Alger -que ce soit en tant que membres de l’ASM ou en tant que journalistes de notre hebdomadaire- notre refoulement s’est fait sur la base de nos opinions et positions envers notre intégrité territoriale.L’Algérie est le dernier pays à pouvoir parler de liberté de circulation ou d’expression vu ce qui se passe chez elle, sur le plan intérieur… Et aussi, vu son acharnement contre toute personne pro-Sahara marocain. Jamal Debbouze en a fait les frais, Cheb Khaled s’est fait lyncher médiatiquement il y a quelques jours, etc…
A.A.O.: Selon vous, qu’est ce qui fait que les « séparatistes de l’intérieur » se réactivent ?
R.T.: Les séparatistes de l’intérieur sont en réalité une très petite minorité dans nos provinces du sud. Le phénomène prenait une ampleur alarmante car il promettait monts et merveilles aux enfants, aux étudiants… Comme des aides pécuniaires, des prises en charge… Mais tout cela aussi est dû à notre politique de gestion des provinces du sud. Ce sont des villes où il n’y a pas où aller : ni terrains de sports adéquats, ni centre culturels à la hauteur. Beaucoup de gens sont taxés de séparatistes par certains fonctionnaires pour prouver à leur hiérarchie qu’ils travaillent. Sans oublier le plus important, c’est que beaucoup de fonctionnaires sont là-bas par mesure disciplinaire. C’est encore plus grave.Les 7 ont été arrêtés à leur retour des camps et il a été décidé de les présenter à la justice.
A.A.O.: Vous qui suivez l’affaire de près, savez-vous s’ils ont reconnu et assument ce qui leur est reproché ?
R.T.: Les autorités marocaines ont assez de preuves pour les envoyer en prison à vie pour haute trahison… Et Tamek, lors de son arrestation, était en possession de dizaines de lettres ainsi que de sommes d’argent de Mohamed Abdelaziz pour certaines familles.Ces personnes, sous couvert de droits de l’Homme, ont servi des intérêts étrangers -à savoir l’Algérie- et ils doivent payer à la société marocaine leur trahison.
A.A.O.: Pourquoi Mohamed Abdelaziz a confié cela à Tamek ? C’est le chef de file des 7 ?
R.T.: En 2002, le général Laânigri alors patron de la DGST avait, à travers ses éléments, conclu un pacte avec Tamek. Il l’a recruté au sein du service contre un salaire de 4500 DH et lui a donné la notoriété nécessaire (il faisait la « Une » de certains journaux, à travers des interviews).Il l’a formé pour qu’il soit l’emblème du séparatisme de l’intérieur. Pour un service de renseignement, c’est du beau travail car en même temps la DGST contrôlait toutes les actions des séparatistes de l’intérieur et les ordres qui leur parvenaient d’Alger. Le services savaient qui faisait quoi et Tamek a été un bon élève… Jusqu’en 2008 où il est devenu sans importance et réclamait toujours plus d’argent.
Source : http://sahraouismarocain.blogspot.com/2009/10/saha...
eMarrakech .info

En prison pour atteinte au président Bouteflika et glorification de la France

Le procureur de la république près le tribunal de Mohammedia dans la wilaya de Mascara a ordonné de placer en détention provisoire deux jeunes accusés d’avoir lancé des pierres aux forces de sécurité, de menaces à l’arme blanche et d’atteinte à la personne du président de la république.
Il s’agit de (Kh.M.) âgé de 23 ans et de (Y.A.) âgé de 25 ans interceptés en état d’ébriété à 2 heures du matin au centre-ville de Mohammedia. Ils étaient en possession d’armes blanches, ils ont provoqué un tapage nocturne et proféré des insultes à l’égard du chef de l’Etat, du procureur de la république, de l’Etat algérien, tout en glorifiant la France !!

Alertés, les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra de Mohammedia qui se sont rendus sur les lieux, ont été "accueillis" par des jets de pierres, des insultes et des armes blanches. Les deux jeunes ont été arrêtés sur le champ et présentés devant le procureur de la république qui a ordonné leur mise en détention provisoire.

C’est le troisième incident du genre enregistré en seulement un mois. Des jeunes s’en prennent aux agents de la police. Ils l’ont fait notamment suite à l’intervention des éléments de la sûreté pour une bagarre entre jeunes. Lors de cet incident précisément, des blessés ont été recensés et neuf personnes ont été arrêtées, dont une adolescente.
ECHOUROUK , Par Kada Mzila/Zineb A. 19-10-2009

Les représentants de RSf en visite en Algérie : « Le pouvoir algérien refuse d’admettre qu’une presse libre est une chance »

En visite de deux jours en Algérie, Jean-François Julliard, secrétaire général de l’organisation Reporters sans frontières (RSF), dresse un tableau peu reluisant de la situation de la liberté de la presse en Algérie.

Il s’indigne notamment du fait que « le journaliste algérien est souvent suspect aux yeux de l’administration » ainsi que de « l’entêtement » du pouvoir algérien de garder le monopole sur le secteur audiovisuel. « Ils ne veulent pas comprendre que la presse libre n’est pas dangereuse pour l’Etat mais que c’est une chance. L’ouverture du paysage audiovisuel n’a jamais abouti à un renversement du pouvoir. Il est irrationnel de vouloir garder le monopole sur ce secteur », nous a expliqué M. Julliard, en visite à la rédaction d’El Watan. Les responsables de RSF comptent profiter de leur séjour à Alger pour faire l’état des lieux de la liberté de la presse en Algérie, d’autant que cela fait huit ans qu’aucune délégation de l’organisation n’y est venue ; le dernier rapport de RSF sur l’Algérie date de l’année 2002. « Il y a besoin de venir constater, de visu, ce qui se passe en Algérie d’autant que beaucoup de choses nous inquiètent », a confié M. Julliard. Les principales préoccupations de RSF tournent autour du verrouillage de l’audiovisuel ainsi que les pressions politiques (Etat) et économiques (annonceurs) exercées sur la presse privée.

J.-F. Julliard porte un regard critique sur l’évolution de la presse privée. « Il y a certes un pluralisme apparent. Il est vrai qu’il y a, dans les kiosques, une abondance de titres de presse. Mais à regarder de plus près, on se rend compte que ces journaux ne sont pas très différents. A quelques exceptions près, il y a peu d’enquêtes et pas de véritable travail d’investigation qui dérangerait le pouvoir », constate-t-il. Le représentant de RSF observe que certains quotidiens algériens travaillent « sur commande ». « Il est inquiétant de voir qu’on se sert des journaux pour régler des comptes. La presse devient ainsi une arme politique pour dire du mal et pour dénigrer », a souligné M. Julliard. Au chapitre de l’accès à l’information, le représentant de RSF, s’appuyant sur les dires des journalistes algériens, dit avoir relevé que « la bureaucratie algérienne n’a rien à envier aux pires années de la bureaucratie soviétique ». « Il est regrettable que les administrations et les ministères n’aient pas pour tradition de transmettre des informations aux journalistes », constate-t-il.

Notre pays n’est pas plus mal loti que ses voisins maghrébins. « L’Algérie se trouve dans une région où il y a beaucoup d’atteintes à la liberté de la presse. La situation de l’Algérie est certes meilleure que celle de la Tunisie et de la Libye, mais elle présente de nombreuses similitudes avec le Maroc. En dépit de quelques ouvertures, il existe, dans les deux pays, de nombreuses procédures judiciaires contre les journalistes. Autre point commun : au Maroc comme en Algérie, il est des lignes rouges qu’il est interdit de franchir. Au Maroc, les journalistes ont beaucoup de peine à s’attaquer au roi. En Algérie, il n’est pas possible de parler aisément de l’armée ainsi que du Président et de son entourage », relève M. Julliard.

Par A. B. EL WATAN 19-10-2009

Monday, October 12, 2009

Mokrane Aït Larbi. Avocat : « On ne peut pas parler de liberté dans un pays en état d’urgence »

En l’espace d’une semaine, ce ne sont pas moins de trois rassemblements qui ont été empêchés par les forces de l’ordre dans la ville d’Alger. L’état d’urgence fait peser sur les libertés individuelles une véritable chape de plomb, muselant toute velléité d’opposition. Maître Mokrane Aït Larbi estime que la levée de l’état d’urgence devient impérative.
- Vendredi, un rassemblement populaire, pourtant pacifique, a encore été empêché par les forces de l’ordre dans les rues d’Alger. De même, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) n’a pas été autorisée à organiser une rencontre nationale sur la peine de mort. En tant qu’homme de droit, comment considérez-vous ces interdictions ? Trouvent-elles une justification ?
Dans un Etat de droit, tout ce qui n’est pas interdit par la loi est permis. Dans un Etat totalitaire, tout ce qui n’est pas autorisé par le pouvoir est interdit. Dans une démocratie, les manifestations publiques de la rue sont soumises à une simple déclaration et dans les salles on est libre de se réunir. Quant aux rassemblements empêchés par la police, je pense que les forces de l’ordre sont là pour obéir aux instructions du gouvernement. C’est ce dernier qui est responsable de toutes les atteintes aux droits de l’homme et aux libertés publiques individuelles et collectives. L’action des militants des droits de l’homme doit se diriger contre la politique du gouvernement en matière des libertés et non contre la police. Il faut rappeler que cette institution exécute un décret du chef du gouvernement, M. Ali Benflis.
- Les Algériens se voient, depuis 2001, confisqués du droit de manifestation, de rassemblement ou d’attroupement, à Alger et dans les grandes villes du pays. Cette interdiction, qui va parfois jusqu’à la répression, n’est-elle pas contraire aux droits de l’homme ?
La question ne se pose même pas. Les manifestations publiques pacifiques sont garanties par les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme ratifiés par l’Algérie, et toute restriction est une atteinte à ces droits. La liberté de réunion, de manifestation et de marches pacifiques est confisquée dans toutes les villes d’Algérie depuis l’indépendance. Je ne vois donc pas pourquoi mettre l’accent sur un décret de 2001. Il faut rappeler que les manifestations pacifiques ont été réprimées dans le sang avant 2001. Et il faut peut-être rappeler également les morts d’octobre 1988, notamment à Alger et du Printemps noir 2001 en Kabylie.
- L’instauration de l’état d’urgence, dans une situation sécuritaire que les officiels assurent être pacifiée, trouve-t-elle encore une justification ? Quelles sont, selon vous, les motivations de son maintien qui étouffent les libertés ?
Pour connaître les motivations du maintien de l’état d’urgence, il faut poser la question au ministre de l’Intérieur. Pour ma part, rien ne peut justifier l’état d’urgence pendant 17 ans. Le recours à l’état d’urgence est prévu par la Constitution pour faire face à des situations très graves. Ce procédé permet la restriction des libertés publiques pour une période limitée dans le temps et dans l’espace. Nous constatons que l’exception est devenue une forme de gouvernance. Pour rappel, je vous renvoie à une déclaration du chef d’état-major, Mohamed Lamari, que je cite de mémoire : la levée de l’état d’urgence pourrait entraver l’action de l’ANP contre le terrorisme.On ne peut pas parler des libertés individuelles au sens juridique et des espaces d’expression citoyenne au sens politique dans un pays qui vit dans l’état d’urgence depuis 17 ans. Je pense qu’il faut aller droit au but, c’est-à-dire militer pour la levée de l’état d’urgence, le respect de la Constitution, des droits de l’homme et des libertés individuelles et collectives, mais cela doit passer impérativement par le démantèlement pacifique du système mis en place depuis 1962.
Par G. L. EL WATAN 12.10.2009

Friday, October 09, 2009

Les camps de Tindouf, un terreau fertile pour l'expansion du terrorisme au Maghreb (expert africain)

Les camps de Tindouf sont un terreau fertile pour l'expansion du terrorisme au Maghreb, a affirmé, jeudi soir à New York, l'universitaire Serge Loungou devant la 4-ème commission de l'Assemblée générale des Nations Unies.
"L'un des risques majeurs liés à l'enlisement du conflit du Sahara est, en effet, que des réfugiés cantonnés dans les camps de Tindouf finissent par intégrer les mouvements terroristes en activité dans la région. Un ensemble d'ingrédients rend plus que probable cette éventualité", a dit le Pr. Loungou de l'université Omar Bongo de Libreville, dans une analyse axée sur la nécessité de consolider les souverainetés des Etats pour parer au danger de la menace terroriste dans la région Sahélo-Saharienne.
"Tout d'abord, il y le fait que les camps de réfugiés sont implantés à proximité de casernements militaires et placés sous la supervision des milices du polisario". Cette cohabitation entre réfugiés civils et groupes armés, qui constitue une violation flagrante du droit international humanitaire, pourrait ainsi amener les jeunes sahraouis vivant dans ces camps à se servir d'énormes stocks d'armes qui s'y trouvent, une fois acquis à la cause des groupes terroristes", a averti l'universitaire.
Du reste, "en vendant des armes à ces derniers, le +polisario+ participe déjà, de façon active, à l'expansion du terrorisme dans la région", a dit l'intervenant.
Pour lui, le risque d'instrumentalisation des populations réfugiées est d'autant plus grand que l'absence de perspective de solution à leur sort, liée au refus du +polisario+ et de l'Algérie de s'engager sur la voie d'un règlement définitif du conflit, pourrait les amener à céder au désespoir.
Dans ces conditions, "les groupes djihadistes trouveraient dans les camps de Tindouf un terreau fertile pour le recrutement d'éventuels terroristes", a-t-il mis en garde.
Dans son analyse, il a développé le concept de "zones grises", des espaces transétatiques sanctuarisés, où sévissent des bandes armées dont les activités oscillent très souvent entre action politique et criminalité. Tel est le cas de l'immense région sahélo-saharienne, devenue depuis quelques années le nouveau repère pour des groupements terroristes.
Ainsi, le groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), né en 1995 d'une scission du groupe islamique armé (GIA) et transformé depuis 2007 en Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), semble disposer dans la région d'une base arrière pour mener ses activités.
A la fois théâtre des opérations et base de recrutement et d'entraînement des terroristes, l'espace sahélo-saharien voit également se développer des trafics illégaux d'armes, de drogues et de migrants clandestins, a-t-il poursuivi.
Les profits générés par ces divers trafics pourraient permettre aux groupes terroristes de financer leurs opérations et de recruter davantage parmi les populations locales. En particulier, une collision entre ces groupes terroristes et les réfugiés de Tindouf est fortement à redouter, car cette éventualité n'est pas sans comporter de risque pour la paix et la stabilité du Maghreb et du Sahel, a expliqué l'orateur.
Bien que des stratégies de lutte anti-terroriste aient été mises en place avec le concours des Américains et des Européens, leur application demeure difficile en raison de l'absence de collaboration des Etats de la région, a-t-il dit, pointant du doigt l'Algérie qui refuse de participer, notamment à l'accord conclu le 25 janvier 2007, à Rabat, entre l'Espagne, la France et le Maroc, engageant les trois parties à communiquer entre elles.
MAP 09-10-2009 NEW YORK

Thursday, October 08, 2009

Le recensement des populations dans les camps de Tindouf une obligation juridique (Erik Jensen)

L'ancien représentant spécial du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, Erik Jensen, a affirmé, mercredi à New York, que le recensement des populations dans les camps de Tindouf est une "obligation juridique qui relève du mandat du Haut Commissariat aux Réfugiés" (HCR) et à laquelle l'Algérie doit se soumettre.

Il est "difficile de fournir une aide humanitaire dans les camps de Tindouf", en Algérie, en l'absence d'un recensement exhaustif des populations vivant dans les camps, a affirmé M. Jensen qui s'exprimait devant la 4-ème Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies.
"Nous ne connaissons pas le nombre précis puisque le Haut commissariat aux Réfugiés n'a jamais été autorisé à faire le recensement d'usage"des populations très dépendantes de l'assistance humanitaire, vivant au "sud de l'Algérie dans un désert rocailleux ou peu de chose pousse et où les chameaux eux-mêmes ont du mal à survivre", a-t-il ajouté.
"Nous connaissons le danger potentiel auxquels sont exposées les populations privées de conditions décentes de vie et sans aucun espoir d'aspirer à un avenir meilleur", a regretté ce fin connaisseur du dossier qui a exercé dans la région de 1993 à 1998 et qui a préféré "plaider pour des actions réalistes" devant les représentants des Etats membres de l'ONU.
Le Haut commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés, Antonio Guterres, qui vient d'effectuer une tournée dans la région, a reconnu ce problème et a insisté sur le fait que le recensement doit avoir lieu, a rappelé M. Jensen, pour qui une solution serait que les pays donateurs "exercent une pression" afin que ce recensement soit entrepris.
Auteur d'un ouvrage intitulé "Sahara : Anatomie d'une impasse" (2005), Erik Jensen est largement revenu sur l'initiative marocaine d'autonomie.
Cette initiative qualifiée de "sérieuse et crédible" par le Conseil de Sécurité de l'ONU a enclenché une dynamique pour les pourparlers, a relevé ce haut fonctionnaire international.
Dans cette dynamique, les pays de la région ont un "très grand rôle à jouer", a-t-il insisté.
Il a évoqué, à cet égard, le coût de la non intégration régionale en Afrique du Nord, une région aux ressources naturelles et humaines considérables, située dans un carrefour stratégique.
Une région dont le tiers de la population a moins de 15 ans et qui, si elle est "désabusée et frustrée, peut constituer un terreau fertile pour les extrémistes", a-t-il mis en garde, faisant observer que le "désert, avec une faible densité et des frontières poreuses et incontrôlables, offre une large étendue pour tout genre d'action".
"Car la menace terroriste perçue par les Etats-Unis et l'Europe est +bien sérieuse+", a-t-il averti, appelant "dans l'intérêt de toute la région et du voisin européen que les Etats du Maghreb fassent preuve de volonté politique pour résoudre un conflit, qui plus qu'aucun autre, entrave le futur des peuples du Maghreb".
N.Y. 09/10/2009 MAP

Sunday, September 27, 2009

الشاب خالد: الجزائر طردت المغاربة على الطريقة النازية

يستمر الجدل الحاد بشأن تصريحات مطرب الراي الشهير بالشاب خالد خصوص ما قاله عن عمليات ترحيل المغاربة من الجزائر في السبعينات والتي شبهها بممارسات النازية ضد اليهود.
وفي تصريح يعد سابقة بالنسبة إليه شبه مطرب الراي الجزائري في حول مع مجلة " تيل كيل " المغاربة الذين تم ترحيلهم من الجزائر سنة 1975 بما حدث لليهود أثناء الحرب العالمية الثانية في ما تسميه إسرائيل بالمحرقة النازية، داعيا الملك محمد السادس والرئيس عبد العزيز بوتفليقة إلى طي ملف الخلافات القائمة بين البلدين.
وكان الشاب خالد يتحدث عن عملية ترحيل المغاربة في تلك المرحلة، التي اتسمت بالتوتر الشديد بين الجزائر والمغرب على خلفية ملف النزاع الجزائري المغربي حول الصحراء المغربية.
وأضاف خالد في تصريحه المثير والمفاجىء أنه صديق للملك محمد السادس، وهو جد فخور بكونه أصبح جزءا من العائلة الملكية، بعد أن أصبح يدخل إلى الأراضي المغربية دون تأشيرة، ويعمل للقضاء على التوتر بأغانيه السياسية وحضوره لعدة مهرجانات في المغرب، مشيرا في سياق حديثه للمجلة إلى أن علاقة الجزائر بالمغرب ستتحسن.
وقال خالد إن التوتر الواقع في العلاقة بين البلدين الجارين كارثة حقيقية، مشددا على أنه لم يفهم ولم يتقبل إقدام الرئيس الراحل هواري بومدين على طرد مواطنين مغاربة في سبعينات القرن الماضي.
وعن سؤال حول تعامل ملك أغنية الراي مع الوضع الراهن في خضم توتر العلاقات بين البلدين خاصة وهو المعشوق من قبل الشباب من كلا الجانبين المغربي والجزائري، أجاب أنه نشأ مع هذا الوضع الذي سماه انحرافا، وأضاف قائلا "عندما كنت صغيرا رأيت شرطيا يدخل منزل صديقي ثم قام بطرده إلى المغرب، لدينا جميعا أصدقاء تعرضوا للطرد، هناك من تم إخفاؤهم، وآخرين تزوجوا بجزائريين وجزائريات من أجل تفادي قرار الطرد".
وعن نفس السؤال أضاف الشاب خالد أنه بعد أن أضحى قريبا من قادة البلدين الرئيس بوتفليقة والملك محمد السادس أنه يتحدث معهم بصراحة عن العلاقات بين البلدين، وقال أن كليهما قالا له "الناس لن يستطيعوا أن يفهموا إذا قلبنا صفحة النزاع القائم بين البلدين بسرعة، الشباب في كلا البلدين يحبونك " الكلام موجه للشاب خالد" نحن بحاجة إلى رموز مثلك، من أجل تذويب الخلافات القائمة تدريجيا، وفي يوم من الأيام ستعود المياه إلى مجاريها".

Sunday, September 20, 2009

SELON LES STATISTIQUES DE LA DGSN: 100.000 crimes par année en

Chômage, déperdition scolaire, pertes de repères sont autant d’éléments qui contribuent à une recrudescence de la violence depuis 2001.
Les chiffres communiquées par les services de la Dgsn sur son site Internet font réellement peur. Plus de 900.000 crimes, soit une moyenne de 100.000 crimes par an, sont recensés en huit ans ce qui témoigne de l’expansion de phénomènes nuisibles à la stabilité de la société. La Sûreté nationale a constaté la diversité des formes de criminalité. Il peut s’agir de blanchiment d’argent, d’assassinats, de vol, d’escroquerie ou d’agression contre les personnes et de détérioration des biens.A titre d’exemple, les statistiques de la Dgsn ont fait ressortir que lors de la seule année 2008, il a été enregistré plus de 130.000 crimes. 66.000 actes concernent l’agression contre des personnes. Viennent ensuite les atteintes aux biens avec 53.000 actions relevées.La même institution a aussi jugé utile de communiquer les chiffres sur l’émigration clandestine.2217 cas de ce genre ont été constatés lors de la même période. La drogue continue, elle aussi, à figurer en bonne place dans les données transmises par la Dgsn car 4339 affaires liées au trafic de diverses substances ont été élucidées.Les crimes économiques, comme les détournements et l’abus de biens sociaux sont parmi les dépassements contre lesquels tentent de lutter les forces de sécurités.En quelques années, le nombre de crimes a presque doublé puisque le chiffre n’était que de 78.000 en 2001. Il a été porté à 110.000 en 2002 et a atteint 117.000, une année plus tard. En 2004, il y a eu un léger recul de la criminalité avec 112.000 cas, notent les statistiques de la Dgsn.Le répit n’a pas été de longue durée. Il a suffi de franchir l’année 2005 pour que la tendance reprenne à la hausse. 119.000 crimes ont été enregistrés cette année-là.Les statistiques connaissent une envolée plus grave en 2006 lorsqu’il y a eu 126 000 actes criminels. Avec toutes ces données, on n’est pas loin du million d’actes en huit ans sans que les efforts des autorités pourtant médiatisés, ne puissent endiguer ce phénomène.Cette culture de la violence donne lieu à l’utilisation de toutes sortes d’armes. Les couteaux et les armes à feu sont souvent utilisées dans des rixes. D’ailleurs, mêmes les policiers n’hésitent plus à dégainer pour régler des comptes avec des membres de la famille, des voisins ou mêmes des usagers de la route.Même les chiens sont utilisés dans certains quartiers, et pas seulement de la capitale, pour perpétrer des agressions.La violence physique est loin d’être la seule incivilité qui hante la société. Il n’est pas rare que les citoyens soient victimes de la violence verbale car les insultes fusent de partout que ce soit à proximité des marchés, des habitations ou dans la rue.Le tout conduit à un sentiment permanent d’insécurité chez le citoyen et un manque de confiance dans les institutions qui ne sont pas capables de lui assurer la quiétude demandée.Il est curieux de constater que même les représentants du peuple sont victimes de ce sentiment, sinon comment pourrait-on expliquer la volonté des députés de porter des armes? Chacun veut se faire sa propre justice ce qui sape un peu plus l’autorité de l’Etat qui a constitutionnellement le monopole de l’exercice de la violence.L’Etat a d’ailleurs tout misé sur la lutte contre le terrorisme sans s’apercevoir qu’une autre forme de violence et de banditisme est en train de miner la société. Il est tout de même à espérer que lors du troisième mandat de Abdelaziz Bouteflika, cette carence sera comblée.Déjà 200.000 policiers sont recrutés et le directeur de la Sûreté nationale, le colonel Ali Touni, pense qu’il faut recruter davantage d’agents de l’ordre pour encadrer les quartiers des villes ainsi que les contrées reculées.Le DG a admis, il y a quelques jours, à l’occasion d’une cérémonie de sortie de promotion d’agents de l’ordre public que la violence a effectivement pris une propension alarmante en ajoutant que le terrorisme continue toujours de sévir.Justement, pour une jeunesse qui n’a connu que des récits de scènes de violence, d’éventrement, d’égorgement et de décapitation, il est difficile de se familiariser avec des attitudes pacifiques. De toutes façons, même certains hauts responsables de l’Etat n’ont pas fait montre d’un comportement irréprochable.L’ancien président, Liamine Zeroual, a reçu, en guise de cadeau, une réplique de Kalashnikov en quittant le pouvoir, scène qui n’a pas échappé aux caméras de télévision. Comme image pacifique, il y a évidemment mieux.
Ahmed MESBAH - L'EXPRESSION 20-09-2009

Thursday, September 17, 2009

Inquiétudes du Maroc au sujet de la persistance de pratiques d'esclavagisme dans les camps de Tindouf

Le Maroc a exprimé, mercredi devant le Conseil des droits de l'Homme (CDH) de l'ONU, ses inquiétudes au sujet de la persistance de certaines pratiques d'esclavagisme et de travail forcé exercées par les dirigeants du polisario à l'encontre de certaines tranches des populations des camps de Tindouf où sont séquestrées des populations marocaines.

Intervenant lors de la 12ème session du Conseil, l'ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l'Office des Nations unies à Genève, M. Omar Hilale, a indiqué que le reportage "Apartheid du désert", réalisé en 2007 dans les camps de Tindouf par deux journalistes australiens Daniel Fallshow et Violeta Ayala, délivre un témoignage poignant sur des pratiques que le Droit international a bannies à tout jamais et qui n'ont plus cours nulle part ailleurs.
M. Hilale a invité, à ce propos, la Rapporteuse spéciale sur la vente d'enfants, la prostitution d'enfants et la pornographie impliquant des enfants, à se saisir de cette question de toute urgence afin d'alerter la communauté internationale sur cette situation anachronique et à tout mettre en oeuvre pour permettre à ces populations de vivre dignement et d'exercer pleinement leurs droits les plus élémentaires, notamment celui de recouvrer leur pleine et totale liberté.
Par ailleurs, l'ambassadeur marocain a relevé que le phénomène de la vente d'enfants, de la prostitution des enfants et de la pornographie impliquant des enfants est encore plus accentué par le développement impressionnant des nouvelles technologies de l'information et la facilité de leur utilisation et manipulation.
Ces technologies permettent, également, un large accès à ces produits devenus plus faciles à obtenir et ce, en dépit des efforts déployés par les gouvernements et les fournisseurs des services Internet, a-t-il noté, ajoutant que les statistiques alarmantes développées dans le rapport de la Rapporteuse spéciale confirment également ce constat. "Etant donné qu'Internet n'a pas de frontière, une coopération internationale plus étroite dans le domaine de la lutte contre la pornographie mettant en scène des enfants demeure indispensable pour faire face à ce phénomène transfrontalier", a-t-il estimé.Selon lui, une standardisation et une harmonisation des législations nationales ainsi que l'interactivité et la coordination entre les Etats pourraient également faciliter la pénalisation de tels actes lorsque ceux-ci dépassent les frontières nationales.M. Hilale, après avoir indiqué que la lutte contre ce phénomène passe impérativement par la recherche et la poursuite des responsables de ces actes, a insisté pour qu'une attention particulière soit accordée aux victimes, notamment le suivi médical, moral et psychologique afin de permettre à ces enfants de s'intégrer normalement et se développer au sien de leur société.Le diplomate marocain a évoqué, à cet égard, les réformes législatives et institutionnelles adoptées par le Maroc afin de lutter contre l'exploitation des enfants et garantir la poursuite et la punition des auteurs de ces crimes, rappelant que le Royaume avait ratifié le "Protocole facultatif à la Convention sur les droits des enfants relatif à la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants" dès son adoption par l'Assemblée Générale en 2000.Il a ajouté que le Maroc a, également, mis en place depuis 2006 des cellules de prise en charge judiciaire des enfants auprès des parquets généraux dans tous les tribunaux du Royaume et procédé à la formation des membres de ces cellules afin d'améliorer la façon de traiter avec l'enfant en général et l'enfant victime en particulier, notamment en ce qui concerne les techniques d'écoute. GENEVE 16-09-2009

Sunday, September 13, 2009

Guterres : L'augmentation de l'aide du HCR reste liée à un recensement des populations des camps

Le Haut commissaire des Nations unies pour les Réfugiés, M. Antonio Guterres a affirmé, jeudi soir à Rabat, que l'augmentation de l'aide humanitaire du HCR en faveur des camps de Tindouf reste liée à un recensement des populations de ces camps.
"Pour changer la situation actuelle (réduction de l'aide), décidée sur la base des estimations du HCR, il faudrait un recensement qui n'a rien à voir avec le processus politique", a souligné M. Guterres dans une déclaration aux deux chaînes nationales de télévision.
Le responsable onusien a également indiqué que l'Algérie s'était opposée au recensement des populations des camps de Tindouf, et qu'elle fournit toutefois au HCR des chiffres plus élevés que les estimations des Nations Unies.
"Nous avons réduit notre aide en matière alimentaire sur la base des estimations que nous avons et qui sont inférieures aux chiffres donnés par les autorités algériennes", a-t-il expliqué.
"La décision que nous avions prise a été contestée. Pour la changer, il faut un recensement qui n'a rien avoir avec le processus politique", a-t-il dit.
M. Antonio Guterres est actuellement en visite au Maroc dans le cadre d'une tournée dans la région qui l'a également conduit à Alger et Tindouf. MAP 13-09-2009

La prostitution fait vivre des familles en Algérie‏...LA SOCIÉTÉ DANS UN ÉTAT DE DÉLINQUESCENCE AVANCÉ

La prostitution fait vivre des famillesL’Algérie compte 1,2 million de prostituées clandestines. Chacune faisant vivre autour d’elle 3 personnes. Comment subvenir à des besoins de première nécessité? Le moyen le plus répandu est de louer sa force de travail, en d’autres mots plus simples, occuper un emploi et recevoir un salaire acquis à la sueur de son front. En un mot, vivre dans la dignité. Recourir à l’exercice du plus vieux métier du monde, la prostitution, pour boire, manger et s’habiller est le signe révélateur d’un profond malaise. Le signe de la dépravation en marche d’une société qui a mal et qui souffre en silence.Si l’on en croit les conclusions du sondage effectué par l’Institut Abassa, ce type de perversion toucherait une bonne partie de la population algérienne, plus de 10%.«Les Algériens qui vivent directement ou indirectement de la prostitution sont 4 millions et sont âgés de 16 ans et plus», nous dit le rapport. Des chiffres, encore des chiffres. Les Algériens sont gavés de statistiques souvent contradictoires et très peu crédibles alors qu’ils ne cessent pas de se serrer la ceinture. Et à chaque jour suffit sa peine. Un jour c’est l’huile; pendant toute l’année ce fut la pomme de terre au point que l’année 2008 a été déclarée par l’Organisation des Nations unies «Année de la pomme de terre».On aurait pu croire à une grosse plaisanterie à une autre époque. Et la coupe peut être considérée comme déjà pleine. Apparemment non, puisque ces nouveaux chiffres viennent noircir, et de quelle façon, un tableau du climat social déjà pas très reluisant. Pour enfoncer le clou, nous faire boire le calice jusqu’à la lie, l’enquête révèle que les Algériens qui vivent directement ou indirectement de la délinquance et de commerces illicites, sont estimés à 3 millions d’individus âgés de 16 ans et plus. Nous pouvons aisément penser que 16 ans est l’âge plafond de la scolarité obligatoire. Les sondés ayant cet âge et exerçant ces activités illicites mentionnées par le sondage, se trouveraient donc en situation d’échec scolaire.En résumé, il existe 1,2 million d’Algériennes qui se prostituent de manière clandestine.4 millions d’Algériens tirent leurs ressources de ce type d’activité alors que 3 millions vivent de délinquance et autres métiers illicites. Une sombre image de l’Algérie indépendante.Si ces chiffres s’avèrent exacts, ce n’est plus la sonnette d’alarme qu’il faut tirer puisque le ver est réellement dans le fruit, mais c’est à une véritable thérapie de choc (économique, sociale et culturelle) qu’il faut procéder. Selon le rapport de l’Institut Abassa, frappé du sceau de la confidentialité, nous ne serions pas au bout de nos peines.«Ce sondage ne livre pas non plus les données obtenues « off the record », c’est-à-dire hors questionnaire sur la population des SDF (sans domicile fixe), des errances et mendiants ainsi que sur les populations manifestant des pathologies psychologiques et psychiatriques; plus de deux millions», commente le rapport de l’Institut Abassa.Et la cerise sur le gâteau, il ajoute que «l’Algérie marginale, révoltée ou consentante, est bien plus importante en nombre et en priorités d’agir que l’Algérie officielle telle qu’elle apparaît dans les bilans et les rapports cycliques et récurrents que présentent les gestionnaires de la cité…» Oisiveté, mal-vie, prostitution, délinquance, toxicomanie, harragas…Des signes qui ne trompent pas, de dégradation et de perversion sur lesquels les plus volontaristes des discours ne peuvent avoir d’emprise.Mohamed TOUATI
Commentaire: 1 million dux cent mille prostituées!Ce chiffre aurait été tiré d’un sondage effectué par l’Institut Abassa.Un chiffre énorme et qui nous livre, à lui seul, toute la détresse du peuple algérien. Au moment où nos « Grands serviteurs de l’Etat » se nourrissent sur la bête, la dépeçant à pleines dents, quand le chef de l’Etat lui même reproche à un de ses ministres de prendre plus de 5% de pôt de vins, au moment où des ministres et des proches du même chef de l’Etat s’achètent des hôtels et des appartements de luxe à Paris, au moment où le rééquilibrage des forces se fait moyennant des attributions de rentes royales et de lignes de crédits qui se chiffrent en centaines de millions de dollars, au moment où les réserves de change du pays sont l’objet d’une curée sans précedent, nos filles et nos soeurs n’ont d’autre moyen pour survivre, et nourrir les leurs, que de vendre leurs corps à des beggaras qui rôtent leur indigestion.Voilà où en est réduit notre peuple.Et si les chouhadas revenaient cette semaine, pour voir dans quel état nous avons été réduits, par ceux-là même qui étaient planqués, au moment où eux donnaient leur vie.Même du temps du colonialisme, nos femmes n’ont pas été réduites à cette atroce extrémité.DB - L'Expression
source: http://www.lequotidienalgerie.com/index.php/6582/voici-larticle-le-plus-choquant-de-la-presse-algerienne-dont-les-chiffres-avances-nont-pas-ete-dementis/#more-6582

Thursday, September 10, 2009

Le refus de l'Algérie et des séparatistes de recenser les séquestrés de Tindouf entrave la mission de Guterres (Ould Souilem)

La persistance de l'Algérie et des séparatistes dans leur refus de recenser les populations des camps de Tindouf entrave la mission du Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, M. Antonio Guterres, en visite actuellement dans la région, a souligné M. Ahmedou Ould Souilem, ex-dirigeant du "polisario".

M Ould Souilem, qui a récemment regagné la mère-patrie, a dénoncé dans une déclaration mardi à la MAP, la tendance de l'Algérie et des séparatistes à gonfler délibérément le nombre des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, rappelant que le "polisario" avance le chiffre de 160.000, alors que leur nombre exact ne dépasse guère 50.000.Les séparatistes avancent ces chiffres mirobolants à des fins inavouées pour s'adonner au commerce des aides humanitaires destinées aux séquestrés de Tindouf, a-t-il fait remarquer.M Ould Souilem a vivement dénoncé l'attitude de l'Algérie qui entretient l'opacité sur le nombre réel des séquestrés, s'interrogeant sur les motivations réelles de ce pays qui se dit désintéressée à propos de cette question, mais rechigne à divulguer le chiffre réel et interdit de surcroît aux organisations internationales d'avoir des contacts directs avec ces populations."Si le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés accorde des aides pour 160.000 personnes on est en droit de s'interroger sur la destination de l'excédent pour les 50.000 restants", s'est-il demandé, appelant cette institution à faire la lumière sur cette question pour que les organisations humanitaires puissent apprécier de manière pertinente la situation tragique des populations séquestrées à Tindouf.M. Ould Souilem a également appelé le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés et les autres organisations humanitaires à faire pression sur l'Algérie et le " polisario " pour permettre le recensement des populations des camps de Tindouf, " qui vivent à la merci des aides européennes, alors qu'ils pourraient très bien s'en passer".Cette situation inhumaine s'étend à tous les aspects de la vie dans les camps, à savoir l'enseignement, la santé et l'habitat, a-t-il ajouté. RABAT MAP 10-09-2009

Monday, September 07, 2009

Un juge se lance sur la «piste sérieuse» du lien entre GIA et armée algérienne

La justice française s'apprête à rouvrir le livre noir de l'Algérie. Le juge antiterroriste Marc Trévidic, en charge de l'enquête sur l'assassinat des moines de Tibéhirine, vient de demander au gouvernement français la levée du secret-défense sur tous les documents susceptibles d'accréditer la thèse selon laquelle Djamel Zitouni (photo), l'ancien chef du Groupe islamique armé (GIA), à qui a été imputé l'assassinat des sept religieux français mais aussi la vague d'attentats commis en France en 1995, était en réalité un agent des services secrets algériens. « Ma fonction m'impose de ne négliger aucune piste sérieuse ni de privilégier une thèse sur une autre », écrit le juge dans ses requêtes que dévoile MEDIAPART.FR 07-09-2009

Thursday, September 03, 2009

ALGER: AGRESSIONS, VOLS, INSÉCURITÉ....«Familles algéroises, restez chez vous!»

L’insécurité prend des proportions alarmantes. Il ne se passe pas un jour sans que l’on entende parler de vol, d’agression ou même de meurtre.
Le phénomène est loin d’être contrôlé, tant il prend une ampleur croissante. En somme, les agressions, les vols et la toxicomanie sont devenus légion. Aucun endroit, aucun quartier n’est épargné. Avant-hier soir, la rue Ben M’hidi a été lé théâtre d’une agression en bonne et due forme. Un groupe d’une dizaine de personnes s’en est pris à un couple qui tentait de faire ses emplettes avant l’Aïd. Au vu et au su de tous, portables, bijoux, argent tout est pris, rien n’est laissé au hasard. N’essayez surtout pas de riposter car ces «voyous» travaillent en groupe quand ils ne sont pas protégés par un homme du milieu. Parfois, il vaut mieux rester chez soi bien blotti que de sortir faire un tour au risque de se faire balafrer ou d’y laisser sa «peau».En plein centre d’Alger, les cas d’agressions et de vols se comptent désormais par dizaines. D’autre lieux, situés non loin du centre névralgique de la capitale, sont également sous l’emprise des voleurs à la tire et autres délinquants. Devant ce laxisme, ces bandes de «voyous» ont même trouvé la parade pour commettre leurs forfaits en toute impunité. En effet, au Bd Mohamed-Bouguerra d’El-Biar, certaines bandes simulent une bagarre entre elles. Attirées par les rixes ou gênées par la circulation qui s’ensuit, des familles se font dérober leurs biens. Ces actes sont à répétition. Au sortir du tunnel de oued Ouchayeh, automobilistes ne vous avisez surtout pas de vous arrêter pour changer une roue crevée ou pour tout autre raison. Les rapaces sont aux aguets. En deux temps, trois mouvements vous êtes délestés de vos objets de valeur sous la menace d’une arme blanche.De sinistres individus ont pris ainsi l’habitude de guetter leurs proies à cet endroit. «Ils attendent patiemment, sur le bas-côté de la route, les automobilistes qui s’arrêtent pour leur sauter dessus, à deux ou à trois, et leur dérober tout ce qui leur tombe sous la main», soutiennent des voix. L’acte accompli, ces énergumènes disparaissent en empruntant des sentiers escarpés pour rejoindre un immense bidonville aux ruelles sinueuses. D’autres lieux de la capitale sont aussi visés par certains «pseudos-dépanneurs» qui n’hésitent pas à verser de l’huile sur la chaussée provoquant ainsi des carambolages avant de proposer, pardon, d’imposer, leurs services. Eh! oui, «la fin justifie les moyens». D’autres endroits ont cette triste réputation de servir de nids à la criminalité. Bordj El Kiffan, Bordj El Bahri, Rouiba, El Harrach, Bachdjerrah ou encore Réghaïa n’échappent pas à ce phénomène.A titre anecdotique, récemment, une dizaine de jeunes ont pris en «otage» les voyageurs d’un bus sur la route de Réghaïa. Armés de couteaux et autres armes blanches, ces jeunes ont pris leur temps pour délester de leurs biens les pauvres voyageurs ahuris et impuissants. Le parc d’attractions de Ben Aknoun, Boumati, La Montagne...sont autant de lieux boycottés par les Algérois de par l’insécurité qui y règne. Faisant face aujourd’hui à une montée fulgurante de l’insécurité et de la criminalité, les familles algéroises n’ont plus d’autre choix: subir ou se révolter. Une lutte sans merci contre ce phénomène s’impose d’elle-même pour l’endiguer ou du moins l’amoindrir.
Nabil BELBEY - l'EXPRESSION 02-09-2009

Tuesday, September 01, 2009

Des émeutes éclatent dans plusieurs régions d'Algérie , une colère qui fait peur au régime algérien

Les élus tournent le dos au peuple, le gouvernement brille par son immobilisme et la classe politique indifférente devant l’absence d’enjeux électoraux très proches.
Flambée des prix, chômage, baisse du pouvoir d’achat, à ces ingrédients l’on ajoutera le stress des foyers qui doivent faire face à une rentrée sociale très particulière marquée par trois événements principaux: Ramadhan, Aïd et rentrée scolaire. Sans oublier, bien évidemment, la déception de milliers de citoyens demandeurs de crédits de consommation après la décision du gouvernement de supprimer cette formule. D’autres sont rongés par la crainte de perdre leur poste d’emploi suite aux nouvelles mesures prises dans le cadre de la loi de finances complémentaire 2009. L’on fera l’impasse sur les soucis quotidiens du citoyen algérien, illustrés notamment par la hogra et la bureaucratie. Un cocktail explosif qui menace la paix sociale chère aux autorités publiques. La rue bouillonne et les signes d’une explosion se manifestent chaque jour que Dieu fait. Parfois, il suffit de rien ou même d’un banal tournoi régional de football pour que le pire se produise. C’est le cas des échauffourées qui ont eu lieu au village Ighil Ouantar à Seddouk (Béjaïa). Alors que deux équipes jouaient les dernières minutes de la rencontre, un individu pénètre sur le terrain. Cela a suffi pour mettre le feu aux poudres. Une bagarre généralisée s’ensuivit. Les supporters des deux équipes en arrivent rapidement aux mains après un moment d’échanges verbaux acerbes. Dans la foulée, on s’en prend au siège de la commune et à la Maison des jeunes. Hier encore, les citoyens de Tirmitine ont organisé un grand rassemblement devant le tribunal de la ville de Tizi Ouzou. (Ndrl lire le papier de Kamel Boudjadi). Mais en Algérie, la révolte est souvent liée à des problèmes de fond ancrés comme une fatalité dans la société et qui se reproduisent chaque année face à une incroyable impuissance des autorités publiques à leur trouver des solutions. C’est le cas de l’éternel problème du logement. Le scénario est le même: l’APC affiche la liste, et le déluge s’ensuit. Pas plus tard que la semaine dernière, des mécontents ayant été écartés, selon leurs dires, de la liste des bénéficiaires de logement dans le cadre de l’évacuation des habitants du site du Bardo, ont protesté devant une école primaire située sur le même site, qui abritait l’opération des recours, en présence du chef de daïra. Les citoyens ont accusé les élus locaux de pistonner leurs connaissances et d’écarter de la liste des bénéficiaires, les personnes qui sont véritablement dans le besoin.Les élus tournent le dos au peuple qui les a confortablement placés dans leurs sièges. Absence de communication et d’interlocuteur, rupture de contact et surtout grand désarroi poussent jeunes et vieux dans la rue, notamment pour contester, comme ce fut le cas à Khenchela après l’arrêt des travaux de la construction d’un nouvel hôpital.Les jeunes se sentant exclus et marginalisés en raison de l’absence de toute prise en charge de leurs préoccupations, investissent les rues, saccagent les commerces et bâtiments administratifs. Mais ces messages de la rue peinent à trouver une oreille attentive. La classe politique doit assumer une grande part de responsabilité dans cette situation. Face à l’absence d’enjeux électoraux très proches, les partis se murent dans un silence et n’affichent aucun intérêt pour les préoccupations des citoyens.Quant aux réponses apportées par le gouvernement, lorsque toutefois il décide de réagir, elles sont en général évasives ne répondant souvent à aucune logique. En Algérie, il y a un mouvement social qui se développe en dehors des partis politiques et des syndicats traditionnels. Ce n’est pas le schéma idéal d’un Etat de droit qui aspire à la paix et à la démocratie.
Achira MAMMERI L'EXPRESSION 01-09-2009

Sunday, August 30, 2009

Le Polisario "n'existe pas politiquement, il obéit aux ordres de l'Algérie" (Ould Souilem)

Le Polisario "n'existe pas politiquement", il obéit aux ordres d'Alger, a affirmé M. Ahmedou Ould Souilem, ex-dirigeant du "Polisario" qui a récemment regagné la mère-patrie, le Maroc.

Le "Polisario n'existe pas politiquement. Il y a un Polisario algérien qui obéit aux ordres de l'Algérie", a souligné M. Ould Souilem dans un entretien au journal espagnol "La razon" publié dimanche, ajoutant que l'Algérie procède à la "séquestration des volontés des sahraouis" qui souhaitent regagner le Maroc pour contribuer à sa marche de développement et de progrès.
Il a de même dénoncé l'exploitation des souffrances des Sahraouis au bénéfice d'une "stratégie algérienne".
"Nous n'avons pas le droit de faire de nos fils des apatrides nomades. Ils ont une patrie et un avenir au Maroc", a lancé Ould Souilem, avant de souligner que beaucoup de Sahraouis veulent regagner le Maroc en dépit des entraves imposées par l'Algérie et le "Polisario".
Evoquant les négociations sur le Sahara, M. Ould Souilem a déploré le fait que le "Polisario" ne jouit pas d'une "autonomie" pour prendre des décisions, relevant que l'Initiative d'autonomie permet aux habitants du Sahara de gérer eux même leurs propres affaires de façon démocratique.
"Nous avons droit de vivre dignement dans notre patrie et la proposition d'autonomie est la seule option garantissant cette solution", a-t-il insisté.
M. Ould Souilem a, d'autre part, salué la dynamique de développement que connaissent les provinces du sud du Royaume. MADRID MAP 30-08-2009