Sunday, October 19, 2008

Algérie: La police algérienne bloque, à l'imprimerie, la sortie du nouveau livre de Mohamed Benchicou

Cette année encore, le Salon international du livre d'Alger sera marqué par un grave scandale : la police algérienne vient de bloquer, et à l'imprimerie même, la sortie de mon nouveau livre Journal d'un homme libre, sortie qui était programmée à l'occasion du Salon.
C'est la deuxième année consécutive que la censure méchante, absurde et irréfléchie frappe mes écrits.
L'an dernier, l'abus de pouvoir consistait à prohiber Les geôles d'Alger du Salon du livre d'Alger et à murer le stand de mon éditeur, ce qui nous plaçait déjà dans l'outrance médiévale et le grotesque.
Cette année, pour ne pas innover, c'est au moyen d'une descente policière musclée dans les locaux de l'imprimerie Mauguin de Blida, où le livre Journal d'un homme libre était en fabrication dans la perspective du Salon, que la censure s'est magnifiquement réalisée.
L'escouade de police, instruite par je ne sais quelle sombre autorité, et après une spectaculaire perquisition, a saisi tous les documents se rapportant au livre et intimé l'ordre à la directrice de surseoir à son impression !

Tout dans cet inqualifiable procédé est illégal et arbitraire.
Le livre Journal d'un homme libre ne souffre, en effet, d'aucune entorse à la réglementation. Il a été dûment enregistré auprès de la Bibliothèque nationale qui, en retour, lui a délivré un numéro de Dépôt légal et un numéro d'ISBN.
La fabrication du livre a fait l'objet d'un bon de commande règlementaire auprès de l'imprimerie Mauguin.
Nous sommes donc, une fois encore, devant un fait du prince qui se moque des lois et du droit.
Seul compte l'impératif de brûler un livre dont on redouterait, à tort ou à raison, qu'il écorne l'unanimité de façade sur laquelle repose la légitimité du pouvoir.
A quelques jours du 13è Salon du livre d'Alger, cet oukase d'un autre âge vient, hélas, nous rappeler que nous sommes plus proches de la République de l'autodafé que d'une République moderne qui ambitionne de tenir salon à la face du monde.

Par cet acharnement contre mes écrits, et après m'avoir emprisonné et suspendu le journal que je dirige, le pouvoir algérien entend me désigner comme le récalcitrant à une sorte d'allégeance collective qui ne dit pas son nom, qui s'imposerait au monde de l'édition en Algérie, et à laquelle nul écrivain ou éditeur ne saurait se soustraire sans se rendre coupable de la fitna
Je refuse ce statut d'insoumis, je ne suis qu'un auteur parmi ceux qui font vivre l'expression dans mon pays.
Je dénonce, et je dénoncerai toujours, la censure médiévale, cet étranglement du verbe et de la parole qu'entend instituer le pouvoir par la force et la prébende, un fait accompli qui abolirait, dans l'Algérie du 21è siècle, la liberté d'éditer et de lire et qui consacrerait, à jamais, le livre comme une affaire de clous, de grandes planches et de brigades de police.
Je continuerai à me battre, par tous les moyens, pour que le livre Journal d'un homme libre voie le jour dans les librairies de mon pays, comme je ne me renonce pas à imposer le retour du quotidien Le Matin sur les étals de nos buralistes.
Alger, le 16 octobre 2008

Mohamed Benchicou

Friday, October 17, 2008

Politique : Nouveaux rebondissements dans l'affaire du Sahara?

« La pénétration espagnole dans les côtes du Sahara marocain 1860-1934 » est le dernière étude parue récemment dans la série « Thèses », éditée par l'Institut des études africaines (IEA), dont l'auteur est le chercheur Noureddine Belhaddad. Peut être le prochain livre de chevet de Christopher Ross ? « Les informations apportées dans cette étude ont été puisées dans des documents officiels », indique l'auteur. « Ces sources écrites ont été enrichies par des visites de terrain pour observer, de près, le mode de vie des tribus sahraouies, et s'assurer de l'authenticité des informations mentionnées dans les écrits étrangers ». Le choix de cette période 1860-1934 s'explique « par l'importance des événements qui ont marqué cette période », souligne l'auteur. la première date est celle où le Makhzen, suite à la défaite de son armée à la guerre de Tétouan, autorisa les Espagnols à s'installer sur des parcelles de son Sahara. L'année 1934 marque la date d'une trêve dans la résistance des tribus sahraouies, à court de munitions face à la colonisation française et espagnole.A travers une analyse pointue de l'histoire, appuyée par des documents authentiques, l'auteur démontre par A + B dans son ouvrage les preuves attestant de la souveraineté du Maroc sur les provinces du Sud. Petit plus, il met aussi à nu les les fausses informations des « ennemis » d'hier et d'aujourd'hui. Ainsi, le chercheur affirme s'être arrêté sur « des archives makhzéniennes fort intéressantes de la bibliothèque Hassania à Rabat ».Il fait également état, sans surprise, du refus des responsables espagnols de fournir des documents historiques conservés dans leur ministère des Affaires étrangères. Nourredine Belhaddad se tourne alors vers la France pour se documenter. Pour info, le littoral marocain était aussi l'objet de convoitises françaises vers la fin du 19ème siècle.Le travail du chercheur est aussi enrichi de documents nationaux et étrangers, de photographies et de cartes relatives au territoire du Sahara marocain. On se retrouve face à un sérieux démenti des fausses allégations soutenant qu'à la deuxième moitié du 19ème siècle, l'autorité du Makhzen ne dépassait pas le fleuve de Drâa. Pour preuve, le Dahir du Sultan Moulay Hassan Ier (Photo), pris en 1879 et portant nomination du Cheikh Ma-Al Ainaïn, Khalifa du Sultan dans les régions de Oued Noune et du Sahara, confirmant donc que ces régions étaient bel et bien sous la souveraineté du Makhzen avant qu'elles ne soient occupées par les Espagnols.Nezha MaachiCopyright Yabiladi.com 17/10/2008

L'usine Renault à Tanger créée encore des jalousies en Algérie

Le projet d'usine Renault à Tanger n'a pas fini de générer des remous chez le voisin algérien. C'est pourtant le patron de Renault Algérie, Stéphane Galoustian, qui le dit lui-même : Le Maroc est en avance sur son voisin dans le volet des équipements automobiles. L'Algérie, qui ne peut s'empêcher de prêcher le nationalisme à tout va et souvent sans bon sens, voit cette décision d'un très mauvais œil. Les ventes du groupe Renault sont en hausse de 27,5% en Algérie et 12,8% au Maroc. La presse algérienne a donc demandé des comptes à la marque au losange qui a préféré le Maroc pour sa futur usine. Mais le patron de Renault a répondu à la charge en se montrant critique à l'égard du tissu industriel automobile algérien. Des propos durs qui ne seront pas du goût des journalistes présent : « Connaissez-vous un équipementier automobile en Algérie qui sache fabriquer une pièce selon les normes ? ». A ce propos, le groupe Renault-Nissan compte en effet assurer l'approvisionnement du futur site de production de Tanger, à raison de 75 % auprès des équipementiers locaux. Mieux encore, le constructeur automobile continue à lister les lacunes du tissu industriel en Algérie en déclarant « Où sont les zones franches ? Où est ce tissu industriel qui serait à même de contribuer à la création d’une industrie automobile ? Comment voulez-vous y parvenir si le gouvernement vous institue encore une taxe de 1 % sur le chiffre d’affaires ? », indique-t-il, dans des propos rapportés par Le Jeune Indépendant. Pour rappel, la taxe de 1% du chiffre d'affaires vise à limiter la vente de véhicules importés et créer les conditions favorables pour l'essor d'une industrie automobile en Algérie. Renault, via Tanger-Med, s’apprête donc à investir au Maroc près de 1 milliard d’euros d’ici à 2015 et créer 6 000 emplois directs. Constat combiné avec le prétendu « ton méprisant à la limite de l'insupportable » de Stéphane Galoustian, qui « continue de narguer les pouvoirs publics », il n'en fallait pas moins à nos voisins pour raviver les animosités anciennes.Les arguments politiques ou nationalistes ont peut de place dans des logiques économiques d'entreprises privées qui plus est, multinationales. Seule la logique financière et industrielle comptent pour elles. Beaucoup de sociétés dans le domaine aéronautique par exemple mettent en concurrence la Tunisie et le Maroc ces derniers mois. On n'a pas vu l'un des deux pays demander des comptes aux opérateurs privés ayant choisit l'un ou l'autre. L'émulation internationale consiste justement à faire son auto-critique afin d'améliorer l'attractivité du pays pour les investisseurs étrangers.
Nezha Maachi & Mohamed Ezzouak
Copyright Yabiladi.com 17/10/2008

Saturday, October 11, 2008

Ils donnent un aspect de désolation et de misère, ces bidonvilles qui guêttent la ville de Annaba

Annaba, ou la « Coquette », qui s’était débarrassée durant les années 1980 des cités fantômes, à l’exemple de celle de Bouhamra où des milliers de baraques lui donnaient un aspect de désolation et de misère, souffre de nouveau de l’habitat illicite, phénomène qui semble incurable.
La réapparition des bidonvilles, ceinturant aujourd’hui l’antique Bouna , a été constatée quelques années après avec l’avènement du terrorisme, qui a contraint les populations des localités isolées à l’exode vers les grandes villes. Plaie infecte depuis des années, les constructions illicites, essentiellement localisées dans les plus importantes agglomérations, à savoir le chef-lieu de wilaya, El Bouni, Sidi Ammar, et dans celui de moindre envergure, Berrahal, ont atteint, l’absence quasi-totale des pouvoirs publics aidant, des proportions alarmantes. La construction des baraques se fait généralement la nuit loin des regards indiscrets. La « naissance » d’une nouvelle « cité » attire des prétendants tels des charognards autour d’une proie. Une situation où les « kachara » (courtiers), les entrepreneurs en bâtiment, et surtout les « clients », débarquant des différentes wilayas limitrophes, trouvent leur compte. Cependant, estiment des observateurs, la complicité des services techniques communaux est flagrante.
Aussi, cet état de fait a donné lieu à de véritables réseaux spécialisés dans la réalisation de baraques à Annaba. Les concernés proposent des « lots vierges » à des prix oscillant, selon leur position, entre 150 000 DA et 300 000 DA. Le prix des baraques diffère d’une région à l’autre, les plus chères sont celles du chef-lieu, et à un degré moindre, celles des 11 autres communes. « À Sidi Harb, dans la Plaine Ouest par exemple, la baraque, pourtant construite à l’intérieur du cimetière, est cédée entre 300 000 DA et 400 000 DA » explique un « kacher » versé dans ce créneau. Décidément, aujourd’hui rien n’arrête la poussée des bidonvilles. À Annaba, ce phénomène a énormément porté préjudice à l’image de marque de la « Coquette ». Pour rappel, et selon les dernières statistiques du recensement des services concernés, la commune de Annaba et la daïra d’El Bouni, la plus importante agglomération de la wilaya, détiennent respectivement les tristes records en la matière.
Par Ahmed -Ramy B. EL WATAN 11/10/2008

Friday, October 10, 2008

Sahara:L'autonomie, une démarche démocratique bénéficiant d'un large soutien international (CIPT)

Le statut d'autonomie pour la région du Sahara proposé par le Maroc est une "solution réaliste" et une "démarche démocratique qui bénéficie d'un large soutien de la part de la communauté internationale", a indiqué jeudi, devant la 4ème Commission de l'ONU, M. Sidney Assor du Comité International pour les prisonniers de Tindouf (CIPT).
"C'est aux autres parties maintenant de faire le nécessaire pour avancer sur la voie de la paix et de la réconciliation", a-t-il dit.
M. Assor a, cependant, exprimé ses doutes sur les intentions réelles de l'Algérie et du +polisario+ qui "n'ont fait preuve d'aucune bonne foi et, encore moins, de la volonté d'avancer vers la paix".
L'orateur a, par ailleurs, appelé à une enquête internationale sur le sort des personnes disparues dans les camps de Tindouf en Algérie.
"Après la libération des derniers prisonniers marocains, les autorités algériennes et du polisario, responsables directs de violations flagrantes du Droit international, sont appelés à élucider le sort des personnes disparues dans les camps", a plaidé M. Assor, insistant en outre sur la nécessité de remettre "les dépouilles des prisonniers morts dans ces camps à leurs proches".
"L'Algérie assume une lourde responsabilité dans cette tragédie", a-t-il dit, soulignant l'urgence de "faire pression sur les autorités algériennes pour lever le siège imposé aux camps afin de permettre à tous ceux qui le souhaitent de rejoindre leurs familles et proches dans le sud du Maroc".
New York (Nations Unies), 09/10/08-MAP

Thursday, October 09, 2008

Maroc : Prochaine reprise du dialogue avec le" Front Polisario " et l'Algérie

Le remplacement de Peter Van Walsum par Christopher Ross devrait certainement relancer les pourparlers laissés en standby entre le Maroc et le Polisario. Bientôt six mois que le dialogue est rompu. Mohamed Salem Ould Salek, "ministre des affaires étrangères de la RASD", a été informé par Ban Ki-moon de cette nouvelle nomination. « La question du Sahara occidental est une question de décolonisation », assure le "ministre". Christopher Ross, qui occupait le poste de coordinateur de la lutte anti-terroriste au sein du Département d'Etat américain, apparaît comme un bon connaisseur du monde arabe. Alors que Monsieur Ould Salek affirme que le Maroc est très nerveux face à cette nouvelle nomination, il est bon de rappeler que le président Abdelaziz menaçait de boycotter le prochain round des négociations prévu à Manhasset, dans une lettre adressée à l'ONU, si Peter Van Walsum était reconduit à son poste. Le Maroc propose une large autonomie du Sahara Occidental sous sa souveraineté. Initiative rejetée par le Front Polisario qui réclame l’indépendance du territoire via un référendum d’autodétermination. Certains mettent en avant le joug algérien qui barre la route aux efforts déployés pour trouver une solution au conflit. Anna Maria Cervone, présidente de l'Internationale des femmes de la Démocratie Chrétienne, dénonce non sans virulence « l'activisme des diplomates algériens en ce moment même dans les coulisses de l'ONU pour saborder toute tentative de solution non favorable à leurs convoitises ».Nezha Maachi
Copyright Yabiladi.com

Le Maroc exige le recensement de la population de Tindouf

L’ambassadeur du Maroc auprès de l’Office de l'ONU à Genève, Mohamed Loulichki, a appelé lundi Alger à faciliter le recensement des Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf. La détérioration préoccupante de la situation dans les camps de Tindouf remet sur le tapis la question du recensement de la population sahraouie séquestrée. L’ambassadeur du Royaume du Maroc auprès de l’Office des Nations unies à Genève, Mohamed Loulichki, a attribué la responsabilité de ce blocage prémédité aux autorités algériennes. Intervenant lors de la 59ème session du Comité exécutif du programme du Haut commissariat aux réfugiés, lundi dernier au siège de l’Office de l’ONU à Genève, le diplomate marocain a appelé Alger à «renoncer à la politique d’obstruction et permettre au HCR d’avoir un accès direct aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf afin de recenser leur nombre et leurs besoins réels». Les autorités d’Alger, puisqu’elles sont à l’origine de ce blocage, gonflent exagérément le nombre des Sahraouis séquestrés. Les mêmes autorités avancent le chiffre de «158 000 Sahraouis», faisant fi des statistiques livrées par l’ONU elle-même. La Minurso a livré il y a quelque temps le chiffre officiel de 25 à 30 000 Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf. Mais ce n’est surtout pas de cette oreille que l’entend Alger, pas plus d’ailleurs que le Polisario. L’un et l’autre ont un intérêt inavoué à faire enfler le chiffre, il y va de la quantité des aides internationales qui débarquent rarement entre les mains des Sahraouis séquestrés. Le diplomate marocain n’a pas manqué de relever les détournements d’aides consenties par la communauté internationale au profit des Sahraouis séquestrés. « Le Haut commissariat aux réfugiés devrait renforcer sa présence sur le terrain et avoir un accès libre et total aux camps, non seulement pour évaluer les besoins réels des populations, mais également pour barrer la route à toute malversation et détournement de l’aide », a affirmé M. Loulichki, qui estime « essentiel dans ce contexte que le HCR dispose de statistiques réelles, fiables et exactes des bénéficiaires de toute assistance sur le terrain ». Une véritable aubaine pour les chefs de la sécurité algérienne et les notables du Polisario, qui ont bâti des fortunes colossales sur les ruines de civils sahraouis abandonnés à leur misère. Le 8-10-2008Par : M’Hamed Hamrouch - L'EXPRESSION

Wednesday, October 08, 2008

Le Maroc exige le recensement de la population de Tindouf

L’ambassadeur du Maroc auprès de l’Office de l'ONU à Genève, Mohamed Loulichki, a appelé lundi Alger à faciliter le recensement des Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf. La détérioration préoccupante de la situation dans les camps de Tindouf remet sur le tapis la question du recensement de la population sahraouie séquestrée. L’ambassadeur du Royaume du Maroc auprès de l’Office des Nations unies à Genève, Mohamed Loulichki, a attribué la responsabilité de ce blocage prémédité aux autorités algériennes. Intervenant lors de la 59ème session du Comité exécutif du programme du Haut commissariat aux réfugiés, lundi dernier au siège de l’Office de l’ONU à Genève, le diplomate marocain a appelé Alger à «renoncer à la politique d’obstruction et permettre au HCR d’avoir un accès direct aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf afin de recenser leur nombre et leurs besoins réels». Les autorités d’Alger, puisqu’elles sont à l’origine de ce blocage, gonflent exagérément le nombre des Sahraouis séquestrés. Les mêmes autorités avancent le chiffre de «158 000 Sahraouis», faisant fi des statistiques livrées par l’ONU elle-même. La Minurso a livré il y a quelque temps le chiffre officiel de 25 à 30 000 Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf. Mais ce n’est surtout pas de cette oreille que l’entend Alger, pas plus d’ailleurs que le Polisario. L’un et l’autre ont un intérêt inavoué à faire enfler le chiffre, il y va de la quantité des aides internationales qui débarquent rarement entre les mains des Sahraouis séquestrés. Le diplomate marocain n’a pas manqué de relever les détournements d’aides consenties par la communauté internationale au profit des Sahraouis séquestrés. « Le Haut commissariat aux réfugiés devrait renforcer sa présence sur le terrain et avoir un accès libre et total aux camps, non seulement pour évaluer les besoins réels des populations, mais également pour barrer la route à toute malversation et détournement de l’aide », a affirmé M. Loulichki, qui estime « essentiel dans ce contexte que le HCR dispose de statistiques réelles, fiables et exactes des bénéficiaires de toute assistance sur le terrain ». Une véritable aubaine pour les chefs de la sécurité algérienne et les notables du Polisario, qui ont bâti des fortunes colossales sur les ruines de civils sahraouis abandonnés à leur misère.
Le 8-10-2008Par : M’Hamed Hamrouch

Sahara : Le CSCSME interpelle les institutions européennes sur la situation humanitaire dans les camps du polisario en Algérie

Le Comité spécial chargé du Sahara marocain en Europe (CSCSME) a interpellé les institutions européennes sur la situation humanitaire dans les camps du polisario à Tindouf, appelant à une intervention immédiate pour mettre un terme aux souffrances des populations qui y sont séquestrées.
"Au moment où les institutions européennes commémorent solennellement le 60ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme, j'attire votre attention sur la situation dramatique des familles sahraouies marocaines séquestrées à ce jour dans les camps de la haine à Tindouf, sur le sol algérien", écrit El Hassane Benhammou, président du CSCSME dans des lettres adressées aux institutions européennes à Bruxelles.
M. Benhammou fait également état de l'arrestation récemment, par les autorités militaires algériennes et la milice du front polisario qui leur est inféodée, de militants sahraouis qui protestaient contre la poursuite de leur séquestration.
Il dénonce également les traitements dégradants infligés systématiquement aux détenus sahraouis marocains sur le sol algérien et appelle à la levée du blocus imposé dans ces lieux, ainsi que le détournement de l'aide humanitaire destinée aux séquestrés.
Le président du CSCSME déplore aussi les manœuvres ourdies par les séparatistes et leurs alliés pour bloquer l'application du Plan d'Autonomie dans les provinces du sud largement soutenu par la communauté internationale.Bruxelles, 08/10/08-MAP

Le "polisario" dans un état de délitement avancé qui en fait une menace sérieuse pour la stabilité régionale (rapport)

Le Front Polisario" se trouve aujourd'hui dans un état de délitement avancé qui en fait une menace sérieuse pour la stabilité régionale, souligne un rapport du Centre européen d'intelligence stratégique et de sécurité (ESISC) publié mardi.
Le rapport de ce centre basé à Bruxelles, qui fait état du rapprochement de certains éléments du "polisario" avec le terrorisme islamiste, explique que "le développement de l'idéologie salafiste dans la région, symbolisée par l'organisation Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et l'usure de plus de trente années d'une lutte vaine ont facilité le rapprochement de la frange la plus jeune du polisario vers des mouvances radicales".
Ce rapprochement, précise le rapport, s'est malheureusement concrétisé par des contacts entre des membres du mouvement et des terroristes du Groupe islamique armé algérien (GIA).
Le "polisario" est devenu un des principaux bassins de recrutement de l'AQMI, indique l'ESISC, soulignant que "la démobilisation et l'imprégnation par l'idéologie salafiste d'une partie des troupes du polisario constituent en effet une aubaine pour une organisation comme l'AQMI qui a un important besoin de recruter de nouveaux combattants".
Le rapport explique le lien de complémentarité entre le polisario et l'organisation terroriste AQMI par le besoin de cette dernière de "relais locaux et la nécessité pour ce mouvement séparatiste de profiter de l'appui financier et d'un renouveau idéologique apporté par l'islamisme radical lui permettant de remobiliser une base lassée par trente-cinq ans de promesses non tenues".
L'ESISC met en garde, par ailleurs, contre le grand banditisme et le crime organisé transfrontalier comme un autre risque de dérive vers lequel le "polisario" peut pencher. Il s'agit, précise-t-il, d'un "autre risque directement lié à la perte de vitesse et à la faillite idéologique du polisario conforté par l'extrême pauvreté qui règne dans les camps de Tindouf et le recul de l'adhésion populaire à ce mouvement séparatiste qui a favorisé le développement de la criminalité".
Outre les facteurs internes au polisario, l'impunité qui existe dans la zone subsaharienne a favorisé le développement de trafics en tout genre (drogue, trafic d'êtres humains, détournement de l'aide humanitaire), de la même façon qu'il a contribué à la propagation du terrorisme dans la région, poursuit le rapport.
Au sujet du détournement de l'aide humanitaire, l'ESISC souligne que le "polisario" dispose d'un lourd passif en la matière, ajoutant que "le différentiel entre le nombre réel des populations de Tindouf et les chiffres avancés par le polisario constitue la base de ce détournement".
Le rapport ajoute que "la poursuite de la déstructuration du Front Polisario observée ces dernières années n'a pas permis d'enrayer la tendance du détournement des aides internationales, bien au contraire".
L'ESISC fait état également de la détérioration de la situation des droits de l'homme dans les camps de Tindouf, rappelant les rapports des organisations internationales qui ont dénoncé les traitements affligeants que les séparatistes font subir aux populations.
Evoquant les négociations entre les parties pour le règlement de la question du Sahara, le rapport relève que "l'excès de réactions du polisario autorise par lui-même à émettre de sérieux doutes sur la volonté réelle des séparatistes de s'impliquer de manière constructive" dans ce processus.
L'attitude du polisario, note le rapport, a permis de mettre en évidence, une nouvelle fois, "le manque de démocratie interne dont il souffre", ajoutant que "plusieurs groupes d'opposition se sont en effet exprimés pour dénoncer le manque de légitimité de la direction du polisario".
Le rapport met, par ailleurs, en évidence les relations du "polisario" avec l'Algérie "son soutien le plus appuyé qui a su instrumentaliser le conflit du Sahara occidental pour chercher à déstabiliser le Maroc", ajoutant que ce soutien "répond également aux objectifs stratégiques d'Alger au Maghreb".
Et l'ESISC d'ajouter que "le maintien d'une situation de conflit permet à l'armée algérienne de conserver un rôle prépondérant dans les affaires du pays".
Bruxelles, 08/10/08-MAP
Cliquez sur le lien suivant pour lire le rapport:

PE-ALGÉRIE-DROITSHOMME: Une militante algérienne dénonce le blocus imposé aux défenseurs des droits de l'homme dans son pays

La présidente du collectif des familles des disparus en Algérie, Nassera Dutour, a dénoncé, mardi à Bruxelles, le blocus imposé aux défenseurs des droits de l'homme dans son pays et les failles constitutionnelles de la charte pour la réconciliation. Lors d'une conférence internationale, organisée au Parlement européen à l'occasion du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'homme, la militante algérienne a évoqué le cas d'Amine Sidhoum, avocat et défenseur des Droits de l'homme en Algérie "qui subit des persécutions et des harcèlements judiciaires depuis plusieurs années" et dont le procès en appel s'ouvre mercredi.Elle a, par ailleurs, affirmé qu'elle a elle-même fait l'objet d'actes d'intimidations pour son action en faveur des droits des familles des disparus."Nous avons été harcelées et menacées de mort" en raison de la campagne menée par les familles des disparus visant à attirer l'attention sur le caractère anticonstitutionnel de la charte pour la paix et la réconciliation, a-t-elle déploré. Mme Dutour a également dénoncé l'hypocrisie de "certains pays qui ferment les yeux sur les violations des droits de l'homme commises en Algérie" pour préserver des intérêts économiques liés au pétrole et au gaz."Le peuple algérien n'a plus la joie de vivre. Les Algériens n'ont plus de projets d'avenir", s'est-elle lamentée, soulignant que rien ne peut se réaliser "sans liberté d'expression, sans liberté de réunion".
Bruxelles, 7 oct (MAP)

Sunday, October 05, 2008

Abdallah Lahmain, un ex-détenu à Tindouf : Témoignage poignant

Témoignage poignant de Abdellah Lahmani, Ex-détenu dans les géoles du Poliasario décrit dans cette vidéo le calvaire vécu à Tindouf sur le sol de soit-disant nos fréres algériens...

Cliquez sur le lien vidéo ci dessus.

Saturday, October 04, 2008

Algérie: Des inondations et des centaines de maisons détruites : Aïd tragique à Ghardaïa, 33morts, le pouvoir militaire n'est pas dérangé

Au moins 33 morts, des centaines de maisons détruites, des routes coupées, des infrastructures lourdement touchées. La région de Ghardaïa a payé un lourd tribut, mercredi, aux pluies inhabituelles et diluviennes qui se sont abattues sur cette région. Hier, les équipes de secours poursuivaient les recherches dans les décombres des maisons qui se sont écroulées. Selon des habitants, l'élan de solidarité ne cesse de s'élargir. Aux côtés de la Protection civile et des éléments de l'ANP, le Croissant Rouge Algérien, les Scouts musulmans, des associations et des bénévoles viennent en aide aux sinistrés qui ont tout perdu dans ces inondations qui ont également fait 50 blessés, selon un bilan encore provisoire. Nos interlocuteurs soulignent qu'hier la situation tendait vers l'amélioration, malgré le fait que certains quartiers étaient encore inondés. « Dans les quartiers les plus touchés, notamment El-Ghaba, Mermad, Touzouz, etc, les rues et les maisons sont toujours submergées par l'eau, néanmoins les secours s'organisent », affirme un habitant du centre-ville de Ghardaïa. Et d'ajouter que dans la matinée d'hier, les habitants de certains quartiers les plus touchés ont organisé une marche de protestation vers le siège de la wilaya réclamant aides et secours. Un groupe de représentants des habitants a été accueilli par le wali.
Des centaines d'habitations détruites Par ailleurs, des centaines d'habitations ont été détruites et des milliers d'autres ont subi d'énormes dégâts. « Comparativement aux deux premiers jours, la situation s'est nettement améliorée, mais tous les bilans restent provisoires, car les recherches se poursuivent toujours dans les quartiers encore inondés », indique notre interlocuteur qui souligne que des convois de camions et des avions militaires transportant les produits de première nécessité arrivent simultanément à Ghardaïa à partir des villes voisines. «A certains endroits, les camions trouvent d'énormes difficultés pour accéder à la ville car certaines routes étaient encore dévastées par les flots des oueds qui ont débordé ». Néanmoins, des milliers de tentes et de couvertures ainsi que des groupes électrogènes, des motopompes, des boulangeries mobiles ont été acheminés vers la ville.
L'armée pour éviter les pillages Selon le wali de Ghardaïa, plus de 400 tonnes de denrées alimentaires ont été acheminées et le ministère de l'Intérieur a envoyé plus de 200.000 couvertures, un millier de tentes, trois boulangeries mobiles, 50 groupes électrogènes et une station de traitement pour la production de l'eau potable. L'armée a fourni les moyens aériens nécessaires pour le transport de cette aide et a commencé à sécuriser la zone pour éviter les pillages. «Dans certains quartiers, l'alimentation en électricité et en gaz a été rétablie grâce au concours des équipes de la Sonelgaz venues de toutes les wilayas. Le problème se pose surtout pour les quartiers les plus inondés qui se trouvent aux abords de l'Oued M'zab», assure notre source qui ajoute que pour les denrées alimentaires, une première tentative de distribution a été entamée, jeudi, mais a dû être interrompue. «Aujourd'hui, les choses se présentent mieux avec une meilleure maîtrise et une meilleure organisation. Des mesures ont également été prises concernant l'hébergement temporaire des familles sinistrées et l'approvisionnement de la population », indique également notre interlocuteur. De leur côté, des citoyens du quartier El-Ghaba affirment que quatre personnes sont mortes dans cette cité et que trois sont encore portées disparues. Selon un des habitants de ce quartier, les intempéries ont commencé lundi dans cette région où il n'avait pas plu depuis quatre ans. «La pluie a continué mardi, pas très forte, et mercredi c'était le déluge. Les cours d'eau du nord de la ville surtout les oueds ont commencé à gonfler et se sont déversés dans l'Oued M'zab qui a débordé, emportant tout sur son passage», a-t-il raconté. « Les autorités ont parlé d'un débit de 900 mètres cubes par seconde », a-t-il ajouté. Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni, qui s'est rendu sur place dès mercredi, a précisé que de 300 à 600 maisons au moins avaient été atteintes par ces inondations, notamment dans les oasis. Il a souligné que la priorité du gouvernement était d'abord de porter secours aux populations qui sont toujours bloquées, les approvisionner en vivres et les loger. « Les boulangeries ne fonctionnent pas, il n'y a ni gaz, ni électricité, les magasins sont inondés et leurs stocks sont probablement inutilisables », a-t-il constaté. Des équipes travaillaient à rétablir progressivement la situation, a-t-il ajouté jeudi. Plusieurs équipes médicales et de secours en provenance des wilayas voisines, notamment de Naâma, Djelfa et Laghouat ont aussi pu rejoindre Ghardaïa où des mesures sanitaires sont appliquées pour éviter toute épidémie due en particulier à une possible pollution de l'eau potable, alors que la plupart des médicaments étaient inutilisables, pollués par les eaux. Mercredi, le ministre de l'Intérieur avait mis en place une cellule de crise, chargée de coordonner les secours, tandis que l'armée, qui a mis ses moyens aériens à leur disposition, continuait de sécuriser la zone en surveillant le trafic routier et contrôler les quartiers sinistrés. Jeudi, le wali de Ghardaïa avait indiqué que le bilan des pertes humaines s'est élevé à 30 morts et 50 blessés dont 48 personnes ont quitté l'hôpital. Huit communes sur les 13 que compte la wilaya (Ghardaïa, Bounoura, El-Atef, Daia Ben Dahoua, Guerarra, Bérianne, Metlili et Sebseb) ont été touchées par ces intempéries, a précisé le même responsable. Les différents secteurs ont entamé des opérations de rétablissement des réseaux endommagés (électricité, gaz, AEP, routes, communications...) au niveau des quartiers sinistrés du chef-lieu de la wilaya, a indiqué le wali. Le directeur général de la Protection civile, M. Mustapha Lahbiri, se trouvait jeudi à Ghardaïa pour superviser les opérations de sauvetage.
Des mesures après un Conseil ministériel Ce même jour, le chef du gouvernement, M. Ahmed Ouyahia, a présidé un Conseil interministériel consacré à la situation dans la wilaya de Ghardaïa. Au cours de cette réunion, Noureddine Yazid Zerhouni a présenté un rapport sur les moyens déjà engagés pour venir en aide aux populations des trois daïras de cette wilaya. Il a ainsi été relevé qu'outre la mobilisation des services de l'Etat déclenchée à Ghardaïa, une cellule nationale est entrée en action depuis mercredi, et plus de 200 éléments de la Protection civile ont été dépêchés sur les lieux avec les équipements requis y compris des Zodiacs. Par ailleurs, 18 équipes médicales de renfort ont été dépêchées des wilayas environnantes avec tous les moyens requis, a-t-on indiqué, relevant que la forte intervention de l'armée a également facilité à la fois les secours des populations par moyens héliportés, mais aussi l'acheminement des vivres et autres moyens par usage d'aéronefs. La normalisation des conditions météorologiques qui se dessine dans la wilaya de Ghardaïa a déjà permis de rouvrir les voies routières et de rétablir largement les communications téléphoniques. La reprise de l'alimentation en gaz et en électricité est en cours, avec les précautions d'usage afin d'éviter les accidents, a-t-on souligné de même source, relevant qu'en attendant, une opération de distribution de groupes électrogènes et un renforcement de l'approvisionnement en gaz butane sont engagés et les familles sinistrées ont déjà reçu les premiers secours. Le Conseil interministériel a souligné que le gouvernement mobilise tous les moyens pour porter assistance aux victimes. Il a ainsi été décidé le renforcement des différents services publics à Ghardaïa, par l'envoi de personnels supplémentaires et de moyens appropriés pour le dépannage et les réparations. Des mesures ont également été arrêtées pour l'hébergement temporaire des familles sinistrées et pour l'approvisionnement de la population. Des mesures sanitaires préventives ont été aussi dégagées pour éviter tout risque d'épidémies. Dans le même temps, l'évaluation des dégâts se poursuit au fur et à mesure de l'amélioration des accès aux populations sinistrées et aux infrastructures endommagées, a-t-on par ailleurs assuré. A la lumière du bilan exhaustif, un programme global sera lancé par le gouvernement dans le courant de la semaine prochaine pour un retour à la normale. par D. Belaïfa & Agences - MAP

Friday, October 03, 2008

Maroc: L'association "Arrai" lance un appel au SG de l'ONU pour faire pression sur le polisario et son "mentor algérien"

Le comité exécutif de l'Association "Arrai", basée à Lâayoune, lance "un appel pressant au Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki Moon, pour faire pression sur le polisario et son mentor algérien en vue de délivrer la population sahraouie séquestrée de Tindouf ".
Dans un communiqué dont copie est parvenue vendredi à la MAP, le comité exécutif de l’association souligne la nécessité de libérer cette population "de l’omerta dont elle est victime depuis plus de trois longues décennies sous le joug infernal de la sécurité polisaro-algérienne" en vue de "retrouver enfin l’usage de l’expression" pour pouvoir exprimer son désir ardent de rallier la Mère patrie, le Maroc.
Il s’est à cet égard félicité de l’attention et de l’accueil réservés unanimement par la communauté internationale au projet d’autonomie marocain, comme en témoigne sa qualification de "sérieux et crédible" de la part de l’ONU.
Le comité exécutif de l’association a enfin émis le vœu que la nomination d’un nouvel envoyé personnel s’inscrive dans la continuité en insufflant dynamisme et tonus aux efforts louables déployés par son prédécesseur, en vue d’une solution juste, réaliste et mutuellement acceptable.
Rabat, 3/10/08 - MAP

Arrestation de plusieurs opposants au Polisario dans les camps de Tindouf

La sécurité militaire algérienne et les milices du Polisario mènent depuis une semaine une campagne de répression dans les camps de Tindouf, avec l'arrestation de plusieurs sahraouis connus pour leur opposition à la direction des séparatistes, a appris vendredi la MAP auprès de militants sahraouis en Espagne.
Selon des témoins oculaires, cités par la même source, des éléments de la sécurité militaire algérienne ont intercepté, mardi dernier à l'entrée de la ville de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie), le militant sahraoui Karama Daych Moulay Ali qui était accompagné de membres de sa famille.
Les éléments de la sécurité militaire algérienne ont fait descendre Karama Daych de sa voiture avant de l'embarquer dans un véhicule et le conduire vers un endroit inconnu.
La famille du militant sahraoui, de la tribu Rguibat-Souaed, a demandé à la direction du Polisario d'éclaircir les circonstances d'arrestation et de disparition de Karama Daych Moulay Ali, mais les responsables des séparatistes ont nié tout lien avec l'incident les renvoyant vers les autorités algériennes.
Les responsables sécuritaires de Tindouf ont, à leur tour, nié avoir arrêté le militant sahraoui, soupçonné de liens avec la faction dissidente Polisario-Khatt Achahid, dont les membres sont soumis depuis plusieurs mois à une surveillance sans précédent dans les camps de Tindouf.
Une semaine auparavant, deux membres de la même faction, en l'occurrence Chafai Ali et Bachir Lmouahed, ont été abordés en plein désert par une patrouille du "Polisario" dans la "première région", près de la zone tampon, alors qu'ils se dirigeaient vers les camps de Tindouf à bord d'un véhicule 4x4.
Chafai Ali et Bachir Lmouahed, tous les deux ex-membres des milices du "Polisario", ont été délestés de leur véhicule et de leurs effets personnels avant d'être abandonnés dans le désert sans eau, ni nourriture en plein mois de Ramadan.
Les deux militants du Polisario-Khatt Achahid ont dû parcourir une distance de 40 kilomètres à pied pour arriver à Tmimichate en Mauritanie avant de pouvoir prendre le train en direction de la ville mauritanienne de Nouadhibou où ils vivaient.
La faction dissidente saisit l'occasion de la tenue d'une rencontre sur le Sahara dans la ville espagnole de Séville pour lancer un appel aux organisations internationales et aux défenseurs des droits de l'homme, leur demandant de "faire pression sur la direction du Polisario pour cesser cette campagne de répression" contre ses militants.
Séville (Espagne), 03/10/08 - MAP

Pour eux c'est le Sahara Occidental, mais pour moi c'est le Maroc et point final


ما بقي شعبي العزيز إلا شيء واحد، أننا علينا أن نقوم بمسيرة خضراء من شمال المغرب إلى جنوبه ومن شرقه إلى غربه. علينا شعبي العزيز أن نقوم كرجل واحد بنظام وإنتظام لنلتحق بالصحراء "

Discours de feu SM le roi Hassan II le 16 octobre 1975.

Le Sahara Marocain, appelé Sahara occidental, est un territoire désertique de 266 000 km² du nord-ouest de l'Afrique, bordé par la province marocaine de Tarfaya au nord, l'Algérie au nord est, la Mauritanie à l'est et au sud, tandis que sa côte ouest donne sur l'océan Atlantique.Territoire non autonome selon l'ONU, cette ancienne colonie Espagnole n'a toujours pas trouvé de statut définitif sur le plan juridique, plus de trente ans après le départ des Espagnols en 1976. Le Sahara occidental est en proie à un conflit reflétant à la fois la lutte de certains Sahraouis pour leur indépendance et la rivalité hégémonique du Maroc et de l'Algérie dans cette région. Devenu un enjeu global, le dossier saharien bloque toujours la construction de l'Union du Maghreb Arabe (UMA). Le territoire est revendiqué à la fois par le Maroc et par la République arabe sahraouie démocratique (RASD), fondée par le Front Polisario en 1976. Celui-ci est un mouvement dont l'objectif est l'indépendance totale du Sahara occidental; il est soutenu militairement, financièrement et diplomatiquement par l'Algérie. Depuis le cessez-le-feu de 1991, le Maroc contrôle et administre environ 80 % du territoire, tandis que le Front Polisario en contrôle 20 %.L'ONU tente d'organiser un référendum d'autodétermination, sous l'égide de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) depuis 1991.Arrêtons de caricaturer et de dire que le Sahara Occidental est une partie indépendante! le Maroc de nos ancêtres, de nos grand parents, parents, enfants, petits enfants, restera bel et bien uni du Nord au Sud, de La Gouira à Tanger.1. Join this group2. Click on " Invite people to join " from the menu on the right3. Select ALL YOU FRIENDS4. Click on " send invitation "أقسم بالله العلي العظيم أن أبقى وفيا لروح المسيرة الخضراء مكافحا عن وحدة وطني *******************************************من البوغاز إلى الصحراء ************************الصحراء مغربية****المسيرة الخضراء دليل على وحدة المغربالصحراء مغربية و ستبقى مغربية***********

Alger: Véhicule piégé contre un cantonnement de l’ANP à Dellys, L'homme qui filmait l’attentat tué

Un carnage a été évité de justesse hier lorsqu’un kamikaze, à bord d’un véhicule bourré d’explosifs, escorté par un fourgon transportant une dizaine de terroristes, a voulu s’introduire à l’intérieur d’un cantonnement militaire situé à Takdemt, à l’entrée de Dellys, 50 km à l’est de Boumerdès. Un terroriste a été abattu et un autre blessé lors de cette attaque qui a fait trois morts parmi les membres des services de sécurité, dont un garde communal, ainsi que neuf blessés entre militaires, gendarmes et gardes communaux. L’attaque a été minutieusement préparée par les terroristes qui ont voulu tromper la vigilance des militaires et des gendarmes en utilisant une camionnette Toyota de type Hilux bourrée d’explosifs, accompagnée d’un fourgon de transport, un J9, pour se rapprocher des quatre baraques qui forment le cantonnement de Takdemt. Il était 18h45, l’heure de la rupture du jeûne, lorsque la camionnette, volée la veille à un commerçant de Tizi Ouzou, fonce tout droit vers le poste de garde et s’explose, tuant sur le coup un garde communal et deux militaires. Les terroristes profitent de la panique provoquée pour tirer sur tout ce qui bouge, mais les militaires et les gardes communaux ripostent et arrivent à abattre un terroriste qui filmait la scène à l’aide d’un caméscope et blesse un autre qui sera capturé.La réaction des militaires, bien que certains d’entre eux soient blessés, a contraint les assaillants à battre en retraite. Selon des témoins, l’explosion a été suivie par un gigantesque incendie qui a ravagé les baraques en bois. Les pompiers auraient éprouvé des difficultés pour accéder sur les lieux en raison des barricades installées par d’autres groupes terroristes sur la RN24 qui mène vers Dellys, mais aussi sur d’autres axes routiers. D’autres groupes terroristes formés de trois à quatre éléments habillés en civil se seraient déployés sur les routes menant vers Baghlia, Dellys et Benchoud, et y auraient déposé des troncs d’arbres et autres objets pour empêcher l’arrivée des renforts. Sur la route qui mène vers Benchoud, c’est un véhicule qui a été utilisé comme barricade. Un autre groupe terroriste s’est déplacé à l’entrée de la ville de Dellys et a commencé à tirer sur des policiers postés devant le palais de justice, et ce, pour faire diversion. Mais les policiers appuyés par les militaires venus en renfort obligent les terroristes à battre en retraite. Les forces de sécurité arrivent au bout d’une heure environ à sécuriser tous les axes routiers. Les blessés au nombre de neuf, dont cinq militaires, deux gardes communaux et deux gendarmes seront immédiatement évacués par hélicoptère à l’hôpital de Aïn Naâdja à Alger, et ce, après avoir reçu les premiers soins. Cette attaque aurait pu être plus meurtrière s’il n’y avait pas un dispositif assez important au niveau de ce carrefour déjà ciblé par les terroristes dans les années 2000. En s’attaquant à un cantonnement militaire retiré de la ville, les groupes terroristes tentent d’effacer les erreurs commises lors des derniers attentats perpétrés dans des endroits résidentiels où les victimes sont comptées uniquement parmi les civils. Le choix de la cible et du lieu a permis aux groupes terroristes de combiner pour la première fois un attentat kamikaze avec une attaque à main armée. Seulement voilà, les groupes du GSPC qui ne sont pas habitués aux combats corps à corps ont échoué dans cette attaque, bien qu’elle semble avoir été bien préparée par le groupe de Droukdel. Cette attaque serait l’œuvre de katibat El-Ansar, dirigée actuellement par Bentouati Ali dit Amine, originaire de Dellys, qui a remplacé depuis juin 2007 Harek Zoheir dit Sofiane El-Fassila, promu à la tête de la zone 2 après la mort du “naquib” Abbas Boubker dit Selmane, originaire de Sidi Daoud tué par les forces de sécurité en 2004.
L"EXPRESSION 03/09/2008

Thursday, October 02, 2008

Madrid: Une Ong interpelle le maire de Séville sur la participation du "sanguinaire" Brahim Ghali à une conférence sur le Sahara

L'Association sahraouie de défense des droits de l'homme (ASADEDH) interpelle le maire de Séville, Alfredo Sanchez Monteseirin, sur la participation en mois d'octobre à une conférence sur le Sahara dans cette ville du sud de l'Espagne, de l'actuel représentant du +polisario+ en Algérie, Brahim Ghali, accusé de "génocide et tortures" contre les populations sahraouies.
"Nous condamnons de la manière la plus ferme la participation de l'un des personnages les plus obscurs et les plus sanguinaires, impliqués dans des actes de tortures, de violations et responsables de centaines de disparitions et d'exactions sommaires commises par le Polisario quand ce sinistre personnage occupait le poste de responsable de la Défense du Polisario", affirme l'ASADEDH dans une lettre ouverte au maire de Séville.
L'Ong sahraouie, basée en Espagne, assure qu'il n'est pas contre l'organisation de rencontres et de débats sur le Sahara, mais s'interroge sur l'opportunité d'inviter des personnes "dont les mains sont entachées de sang", comme Brahim Ghali, à discourir lors de rencontres convoquées par des institutions prestigieuses telle la mairie de Séville.
L'ASADEDH interpelle aussi les participants à cette rencontre, qui aura lieu les 3, 4 et 5 octobre, et rappelle que l'ex-représentant du +polisario+ en Espagne est également responsable de l'assassinat de plusieurs pêcheurs canariens qui opéraient au large des côtes du Sahara au début des années 80.
La semaine dernière, l'Ong sahraouie a saisi le juge espagnol Baltasar Garzon l'exhortant de lancer un mandat d'arrêt contre l'actuel représentant du +polisario+ en Algérie, accusé de "génocide et torture".
Dans une démarche auprès de l'Audience Nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole, l'association sahraouie relève que Brahim Ghali a quitté l'Espagne à la hâte en début de l'année pour se soustraire aux poursuites judiciaires qu'il encourait après le dépôt d'une plainte contre lui et plusieurs autres dirigeants séparatistes et responsables algériens.
Peu après le dépôt de cette plainte par des victimes du +polisario+ devant l'Audience Nationale, les dirigeants du +polisario+ ont relevé Brahim Ghali de ses fonctions comme représentant en Espagne pour le nommer comme délégué en lieu sûr, en l'occurrence Alger.
L'ASADEDH demande au juge espagnol de procéder à l'arrestation de Brahim Ghali à titre préventif pour l'interroger.
En décembre dernier, des Sahraouis victimes de graves violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie) ont déposé une plainte contre des dirigeants du +polisario+ et des responsables algériens pour "génocide et terrorisme".
Ces victimes sahraouies, appuyées par l'ASADEDH, accusent un grand nombre de dirigeants du +polisario+ de "génocide, assassinats, blessures, détention illégale, terrorisme, tortures et disparitions", explique leur avocat José Manuel Romero Gonzalez.
L'ex-représentant du +polisario+ en Espagne, Brahim Ghali, les "ministres" de l'Information et de l'Education de la soi-disant "RASD" figurent parmi les principaux responsables des séparatistes poursuivis par leurs victimes.
La liste des responsables du +polisario+ poursuivis compte également les dénommés Khalil Sidi Mhamed, "ministre" des Colonies, Mohamed Khaddad, actuel coordinateur avec la Minurso et ancien directeur général de la sécurité militaire, Ali Dabba, membre de la sécurité militaire et l'actuel garde du corps du chef du +polisario+, Mohamed Abdelaziz.
Les noms d'officiers supérieurs de l'armée algérienne figurent aussi dans la plainte. Ils sont accusés notamment d'avoir couvert ces exactions qui se déroulaient sur le territoire algérien, avec la participation d'agents de la sécurité militaire algérienne dont ils étaient responsables.
Madrid, 02/10/08 - MAP

Madrid: Une Ong interpelle le maire de Séville sur la participation du "sanguinaire" Brahim Ghali à une conférence sur le Sahara

L'Association sahraouie de défense des droits de l'homme (ASADEDH) interpelle le maire de Séville, Alfredo Sanchez Monteseirin, sur la participation en mois d'octobre à une conférence sur le Sahara dans cette ville du sud de l'Espagne, de l'actuel représentant du +polisario+ en Algérie, Brahim Ghali, accusé de "génocide et tortures" contre les populations sahraouies.
"Nous condamnons de la manière la plus ferme la participation de l'un des personnages les plus obscurs et les plus sanguinaires, impliqués dans des actes de tortures, de violations et responsables de centaines de disparitions et d'exactions sommaires commises par le Polisario quand ce sinistre personnage occupait le poste de responsable de la Défense du Polisario", affirme l'ASADEDH dans une lettre ouverte au maire de Séville.
L'Ong sahraouie, basée en Espagne, assure qu'il n'est pas contre l'organisation de rencontres et de débats sur le Sahara, mais s'interroge sur l'opportunité d'inviter des personnes "dont les mains sont entachées de sang", comme Brahim Ghali, à discourir lors de rencontres convoquées par des institutions prestigieuses telle la mairie de Séville.
L'ASADEDH interpelle aussi les participants à cette rencontre, qui aura lieu les 3, 4 et 5 octobre, et rappelle que l'ex-représentant du +polisario+ en Espagne est également responsable de l'assassinat de plusieurs pêcheurs canariens qui opéraient au large des côtes du Sahara au début des années 80.
La semaine dernière, l'Ong sahraouie a saisi le juge espagnol Baltasar Garzon l'exhortant de lancer un mandat d'arrêt contre l'actuel représentant du +polisario+ en Algérie, accusé de "génocide et torture".
Dans une démarche auprès de l'Audience Nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole, l'association sahraouie relève que Brahim Ghali a quitté l'Espagne à la hâte en début de l'année pour se soustraire aux poursuites judiciaires qu'il encourait après le dépôt d'une plainte contre lui et plusieurs autres dirigeants séparatistes et responsables algériens.
Peu après le dépôt de cette plainte par des victimes du +polisario+ devant l'Audience Nationale, les dirigeants du +polisario+ ont relevé Brahim Ghali de ses fonctions comme représentant en Espagne pour le nommer comme délégué en lieu sûr, en l'occurrence Alger.
L'ASADEDH demande au juge espagnol de procéder à l'arrestation de Brahim Ghali à titre préventif pour l'interroger.
En décembre dernier, des Sahraouis victimes de graves violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie) ont déposé une plainte contre des dirigeants du +polisario+ et des responsables algériens pour "génocide et terrorisme".
Ces victimes sahraouies, appuyées par l'ASADEDH, accusent un grand nombre de dirigeants du +polisario+ de "génocide, assassinats, blessures, détention illégale, terrorisme, tortures et disparitions", explique leur avocat José Manuel Romero Gonzalez.
L'ex-représentant du +polisario+ en Espagne, Brahim Ghali, les "ministres" de l'Information et de l'Education de la soi-disant "RASD" figurent parmi les principaux responsables des séparatistes poursuivis par leurs victimes.
La liste des responsables du +polisario+ poursuivis compte également les dénommés Khalil Sidi Mhamed, "ministre" des Colonies, Mohamed Khaddad, actuel coordinateur avec la Minurso et ancien directeur général de la sécurité militaire, Ali Dabba, membre de la sécurité militaire et l'actuel garde du corps du chef du +polisario+, Mohamed Abdelaziz.
Les noms d'officiers supérieurs de l'armée algérienne figurent aussi dans la plainte. Ils sont accusés notamment d'avoir couvert ces exactions qui se déroulaient sur le territoire algérien, avec la participation d'agents de la sécurité militaire algérienne dont ils étaient responsables.
Madrid, 02/10/08 - MAP

Algérie: Rétrospective sur un mois sacré, ainsi fut le ramadan

Le sang a malheureusement continué de couler. Hier, juste après le f’tour, un attentat-suicide contre une caserne militaire près de Boumerdès a fait au moins trois morts et plusieurs blessés.
On est passé à un doigt d’un mois de Ramadhan relativement calme sur le plan sécuritaire. Hélas, ce ne fut pas le cas. La baraka n’était sans doute pas au rendez-vous. Au moment où l’on s’est dit, ça y est, c’est fini, les dépenses substantielles et quotidiennes prendront fin demain ou, au plus tard, après-demain, voilà que ce nouveau tragique événement vient, comme un cheveu sur la soupe, gâcher la fête tant attendue par l’ensemble de la communauté des croyants. Des familles sont endeuillées. C’était à redouter. Les terroristes frappent sans crier gare. Deux semaines avant le début du mois sacré du jeûne, ils en avaient annoncé la couleur.Le 17 août à Ourdzagar, une localité de Aïn Kechra, dans la wilaya de Skikda, un attentat du Gspc contre les forces de sécurité a fait 12 morts et de nombreux blessés. Le 19 août, un carnage est commis contre des civils aux Issers. La cible: l’Ecole supérieure de la gendarmerie. Bilan: 43 morts et 45 blessés. Les blessures n’ont même pas le temps de se refermer. 20 août, Bouira. Deux bombes explosent au petit matin. L’une cible un bus transportant des travailleurs de l’entreprise SNC Lavalin, l’autre le secteur militaire, les attentats se soldent par la mort de 12 citoyens et font 48 blessés.Septembre: le mois de tous les dangersTout le monde se tient le ventre. Il faut faire face malgré tout. La vie continue. Le mois du Ramadhan débute le 1er septembre. La rentrée sociale s’annonce électrique, les dépenses se succèdent, la rentrée scolaire se greffe sur le mois sacré du jeûne. Les marchés des fruits et légumes sont nerveux. Les spéculateurs, comme des hyènes assoiffées de sang, sortent de leurs tanières. Les prix décollent, s’envolent.Les enseignants grévistes de la faim, qui l’ont appris à leurs dépens, mettent fin à leur protestation qui aura duré tout de même 42 jours. Ils sont inquiets. Ils n’ont pas été payés depuis plusieurs mois. «Le ministère de l’Education nous avait promis de nous payer avant le début du mois de Ramadhan. Il frappe à nos portes et nous n’avons pas encore eu satisfaction», nous ont-ils confié. Benbouzid finira par honorer sa promesse. Reste à faire aboutir leur principale revendication: la titularisation. Quitte à y laisser leur peau, ils menacent de reprendre leur action à la fin du mois de septembre s’ils n’obtiennent pas gain de cause. A coups de communiqués, le bras de fer est engagé, et cela n’augure rien de bon.Dans la foulée et sur un autre plan, dix terroristes sont abattus à Aïn Defla. Les services de sécurité les traquent. Ils ne leur donneront aucun répit. La rentrée sociale s’annonce sur fond de lutte sécuritaire. Les Algériens passeront-ils le mois de Ramadhan en toute quiétude? Les forces de sécurité n’en font pas uniquement la promesse. Elles seront présentes sur le terrain. Elles iront au feu. Nombreuses sont leurs actions qui seront menées avec succès. 15.000 soldats seront mobilisés pour traquer quelque 400 terroristes qui écument les maquis de Jijel, Skikda et Batna. Dans une action des plus spectaculaires, les forces de sécurité mettront hors d’état de nuire 12 terroristes près de Béni Douala, alors qu’un conseiller d’Al Qaîda sera abattu au début du mois de septembre.La veille du mois de Ramadhan, Abdelaziz Bouteflika tient et préside un Conseil des ministres mémorable. Le chef de l’Etat charge ses ministres de lutter contre le gaspillage des deniers de l’Etat. Le mois sacré peut débuter. La rentrée sociale s’annonce des plus ardues. Le mois de septembre, en plus du Ramadhan, sera marqué par une rentrée scolaire sous haute tension. Budgets exceptionnels, classes surchargées, manque d’enseignants, en particulier de langues étrangères...De son côté, le ministère de l’Agriculture s’active. Il faut faire face à la flambée des prix qui s’annonce. Comment contrer la spéculation? Une malédiction qui semble avoir frappé, de manière définitive, l’économie nationale. La pomme de terre, pendant pratiquement toute une année, a tenu le haut du pavé. Elle a affiché 70 DA le kg. Au même titre que le prix du baril de pétrole, elle a établi des records historiques. Le département de Rachid Benaïssa annonce qu’un stock de 121.000 tonnes de pomme de terre a été constitué à travers 25 wilayas.«De cette manière, on suit les intérêts des uns et des autres...Celui des producteurs, en absorbant le surplus de production, mais aussi celui des consommateurs dont on veut préserver le pouvoir d’achat», a déclaré à L’Expression Djamel Barchich, responsable de la cellule de communication du ministère de l’Agriculture et du Développement rural. Résultat: le prix de la pomme de terre chutera sensiblement pour tourner à nouveau autour des 35DA en moyenne, durant la dernière semaine du mois de septembre.Pendant que les Algériens fouillent le fond de leur porte-monnaie et raclent celui de leurs tiroirs, les députés décident, dans un premier temps, de prolonger leurs vacances. Ils décideront de déserter l’enceinte du palais Zighoud-Youcef, mais ils reviendront pour voter...l’augmentation de leurs salaires. Le mois de Ramadhan a bon dos. Il est prétexte à tout.Les députés essuient leur lame bien aiguisée sur les flancs du mois de «l’idjtihad», le mois où il est demandé à tout bon musulman de redoubler d’efforts et de bonne volonté.Nos députés feront preuve de mauvaise foi. Ils revendiqueront le droit à la paresse. L’argument ne tient pas débout. «Les députés de l’intérieur ont émis le souhait de passer le Ramadhan en famille. Je pense que ce voeu sera exaucé», déclare l’un d’entre eux. Amen! Que doivent penser les pétroliers et tous les autres salariés d’entreprises qui travaillent sous un soleil de plomb dans les chantiers du Grand Sud algérien?Et les pilotes, les chirurgiens, les infirmières et les infirmiers et les agriculteurs qui se lèvent à l’aube pour ne rentrer chez eux qu’à la nuit tombée, n’ont-ils pas le droit d’émettre le même voeu? Ben M’hidi, Amirouche, Didouche, Hassiba et tous les autres n’ont pas fait taire les armes durant les mois de Ramadhan qu’ils eurent à passer dans les maquis. Ils sont morts pour que vive l’Algérie. Un demi-siècle après l’Indépendance, des représentants du peuple ont choisi de passer le mois de Ramadhan au chaud, mais surtout à dormir. Les préoccupations citoyennes viendront (peut-être) après...que les salaires des députés aient été augmentés de 300%. Ils lèveront la main, le 17 septembre, après avoir interrompu de douces vacances dans leurs chaumières. Et c’est sans vergogne et toute honte bue qu’ils se serviront grassement dans les caisses du Trésor public.Pauvreté, canicule et pétroleLe mois de Ramadhan est une occasion unique qui s’offre au département de la solidarité nationale pour se mettre en verve. L’Etat décide de débloquer une enveloppe de 3 milliards de dinars pour venir en aide aux plus démunis. L’initiative aura pour but de financer ce que l’on désigne désormais par le «couffin du Ramadhan». Il existerait pas moins de 1,5 million de pauvres en Algérie. Une enquête réalisée en 2006 par l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat) l’a prouvé. Un chiffre qui devrait être revu nettement à la hausse si l’on se réfère à l’érosion du pouvoir d’achat qui a été provoqué par la hausse des prix des produits de large consommation. On découvre que la pauvreté ne cesse de gagner du terrain. 3 millions d’élèves nécessiteux ont été recensés à l’occasion de la rentrée scolaire. Le Trésor public est fortement sollicité, alors que la mamelle de l’économie nationale risque de connaître quelques perturbations.Le baril de pétrole surprend tout son beau monde et dégringole sous la barre des 90 dollars. Il repart, toutefois, à la hausse pour se maintenir autour des 100 dollars. Le dollar continue sa descente aux enfers. La quatrième banque d’affaires américaine est en faillite. Les places boursières de la planète tremblent.A Alger, l’on commence à se poser sérieusement la question sur les conséquences de cette crise sur l’économie algérienne. Si le baril de l’or noir a pris un sérieux coup de froid, les Algériens ont eu chaud, même très chaud en ce mois de septembre. Des pics de 48°C ont été enregistrés par endroits. Les villes côtières: Alger, Oran, Annaba, Béjaïa ont vu le mercure afficher plus de 40°C.Les climatiseurs ont tourné à plein régime. Les délestages et les pannes d’électricité aussi. «Les Algériens passeront un été tranquille», avait déclaré, au mois de juillet, Noureddine Bouterfa, président-directeur général de Sonelgaz. Presque toutes les régions d’Algérie ont eu droit à leur lot de dîners aux chandelles. A Bougie, plus qu’ailleurs.Dans tout cela, la bonne nouvelle nous est parvenue par la bouche de notre ministre de l’Energie et des Mines. Les recettes en hydrocarbures vont atteindre les 80 milliards de dollars en 2008, nous a annoncé Chakib Khelil. La mauvaise nouvelle: les routes algériennes font 11 tués par jour.Les Algériens verront-ils, un jour, le bout du tunnel? L’Aïd c’est pour demain ou, au plus tard, après-demain. L’épreuve a été rude, mais, place, malgré tout, aux rires et aux joies d’enfants qui, pendant un week-end, mettront plein de couleurs à un univers bien triste et morose.Le rideau est tombé. Ce n’est pas une pièce de théâtre, mais bel et bien le fil d’un peu plus d’un mois d’événements qui auront jalonné notre quotidien. Une page pour l’histoire qui se veut de saluer la dignité et le courage des plus humbles des Algériens.
Mohamed TOUATI - 02/10/2008

Monday, September 29, 2008

Manhasset: l'Algérie attend la désignation de l'envoyé spécial onusien

L'Algérie est dans l'attente de la désignation du nouvel envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental (Pourqoui l'Algérie doit-elle attendre cette désignation puisqu'elle n'a cessé de répéter qu'elle n'est pas partie prenante de ce conflit orchestré par elle même, ça sent l'hypocrisie) pour la relance du processus de Manhasset, a indiqué lundi à Alger le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. Dans un entretien accordé à la chaîne I de la radio nationale, M. Medelci a affirmé la nécessité de préserver la dynamique du processus de Manhasset (ou Tamanghasset), en attendant la désignation du nouvel envoyé spécial de l'ONU (pourqoui l'Algérie doit-elle encore une fois attendre? et attendre qoui au juste?) pour la relance de ce processus (quel type de processus et pour aboutir à quoi?). Le ministre a relevé la nécessité de régler la question du Sahara occidental (comment?) considérée comme l'une "des questions lourdes" que l'Algérie a évoquées dans son intervention aux travaux de la 63e session de l'Assemblée générale de l'ONU, affirmant l'importance d'aboutir à "une solution juste" (juste?...pour qui? ) de cette question. ALGER 30/09/2008 APS
عقنا باللعبة

L’Algérie à la traîne dans la lutte contre la corruption

La lutte contre la corruption en Algérie doit être une priorité du gouvernement algérien.
Depuis 1995, Transparency International publie chaque année un « indice de perception de la corruption » classant 180 pays en fonction des évaluations d’un groupe international d’hommes d’affaires, d’experts et d’universitaires. L’Afrique est en général mal notée et cette année encore, Transparency International signale une nette dégradation de la situation au Burundi. Le Soudan, le Tchad, la Guinée et la République Démocratique du Congo sont également mal placés, se partageant le haut du tableau. Le pays perçu comme étant le moins corrompu en Afrique est le Bostwana. Dans le classement 2008, l’Algérie pointe au 92e rang, le Maroc (80e) et la Tunisie (62e). Dans le monde arabe, c’est le Qatar qui réalise la meilleure performance avec sa 28e position.
Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com - lundi 29 septembre 2008.

Attentat suicide en Algérie, trois morts

Un attentat suicide à la voiture piégée a fait trois morts et six blessés lundi près de la ville côtière de Dellys, à une centaine de km à l'est d'Alger, rapporte l'agence nationale APS.
Il s'agit du premier attentat suicide en Algérie depuis une série d'attaques en août qui avait fait au total 125 morts.
Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué plusieurs attaques durant cette période, notamment cinq attentats à la voiture piégée, ce qui fait d'août le mois le plus sanglant de l'année.
William Maclean, version française Pascal Liétout - ALGER (Reuters) 29/09/2008

Friday, September 26, 2008

Une Ong sahraouie demande au juge Garzon d'ordonner l'arrestation de Brahim Ghali

L'Association sahraouie de défense des droits de l'Homme (ASADEDH) a saisi le juge espagnol Baltasar Garzon l'exhortant de lancer un mandat d'arrêt contre l'actuel représentant du +polisario+ en Algérie, accusé de "génocide et torture" contre les populations sahraouies et qui doit se rendre début octobre en Espagne.
Dans une démarche auprès de l'Audience Nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole, l'association sahraouie relève que Brahim Ghali a quitté l'Espagne à la hâte au début de l'année pour se soustraire aux poursuites judiciaires qu'il encourait après le dépôt d'une plainte contre lui et plusieurs autres dirigeants séparatistes et responsables algériens.
Peu après le dépôt de cette plainte par des victimes du +polisario+ devant l'Audience Nationale, les dirigeants du +polisario+ ont relevé Brahim Ghali de ses fonctions comme représentant en Espagne pour le nommer comme délégué en lieu sûr, en l'occurrence Alger.
L'ASADEDH demande au juge espagnol de procéder à l'arrestation de Brahim Ghali à titre préventif pour l'interroger, à l'occasion d'un voyage qu'il compte effectuer en Espagne en mois d'octobre.
En décembre dernier, des Sahraouis victimes de graves violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie) ont déposé une plainte contre des dirigeants du +polisario+ et des responsables algériens pour "génocide et terrorisme".
Ces victimes sahraouies, appuyées par l'ASADEDH, accusent un grand nombre de dirigeants du +polisario+ de "génocide, assassinats, blessures, détention illégale, terrorisme, tortures et disparitions", explique leur avocat José Manuel Romero Gonzalez.
L'ex-représentant du +polisario+ en Espagne, Brahim Ghali, les ministres de l'Information et de l'Education de la soi-disant "RASD" figurent parmi les principaux responsables des séparatistes poursuivis par leurs victimes.
La liste des responsables du +polisario+ poursuivis compte également les dénommés Khalil Sidi Mhamed, ministre des Colonies, Mohamed Khaddad, actuel coordinateur avec la Minurso et ancien directeur général de la sécurité militaire, Ali Dabba, membre de la sécurité militaire et l'actuel garde du corps du chef du +polisario+, Mohamed Abdelaziz.
Les noms d'officiers supérieurs de l'armée algérienne figurent aussi dans la plainte. Ils sont accusés notamment d'avoir couvert ces exactions qui se déroulaient sur le territoire algérien, avec la participation d'agents de la sécurité militaire algérienne dont ils étaient responsables.Madrid, 25/09/08 MAP

Thursday, September 25, 2008

Bruxelles: L'UE doit enquêter sur les graves violations des droits de l'Homme commises par le+polisario+(responsable belge)

L'Union européenne doit mener une enquête sur les graves violations des droits de l'Homme commises par le "polisario" dans les camps de Tindouf, a déclaré Mme Delphine Bourgeois, échevine aux affaires européennes à Bruxelles.
Mme Bourgeois, également présidente de la Fondation "Med Eurocap", une organisation qui milite pour la promotion de la paix et de la justice, a affirmé dans une déclaration jeudi à la presse qu'il est "inadmissible que de telles violations se produisent à proximité de l'Europe".
Elle a mis l'accent sur l'importance d'ouvrir une enquête approfondie en vue de la mise en place d'un tribunal pénal international afin que justice soit rendue et pour "démasquer les auteurs de ses violations qui bénéficient aujourd'hui de l'impunité".
La responsable belge s'est dite "scandalisée" et "choquée" par les témoignages des victimes des violations des droits de l'Homme recueillis lors de ses différentes missions dans la région et les séquelles de torture qu'elles ont gardé sur leurs corps, rappelant que ces témoignages et ces preuves font l'objet d'un rapport et d'une requête pour l'ouverture d'une enquête internationale qui seront présentés au secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-Moon.
"Il s'agit de mobiliser l'opinion publique internationale et européenne et la société civile dans tous les forums pour que de tels actes, contraires à la légalité internationale et aux droits de l'Homme soient dévoilés au grand jour", a-t-elle insisté.
Bruxelles, 25/09/08 - MAP

Belgique: Le polisario doit répondre des graves violations des droits de l'Homme (juriste belge)


Les dirigeants du polisario doivent être jugés pour les crimes et graves violations des droits de l'Homme commis à l'encontre de milliers de personnes innocentes, a souligné Mgr Jean Abboud, juriste spécialisé en droit pénal international.Recevant, mercredi soir à Bruxelles, des journalistes à la veille de son départ à New York où il doit remettre au secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-Moon, son rapport et une requête pour l'ouverture d'une enquête internationale sur les violations graves des droits de l'Homme commises par le polisario dans les camps de Tindouf, en Algérie, Mgr Jean Abboud a indiqué qu'en tant que pénaliste et défenseur des droits de l'Homme, il s'est assigné le devoir de dévoiler la vérité et de mettre la communauté internationale devant ses responsabilités."Mon rapport comprend des preuves réelles sur les pratiques inhumaines et dégradantes et les actes de tortures commis par le polisario à l'encontre de femmes, enfants et vieillards dans les camps de Tindouf sur le territoire algérien", a-t-il précisé à la presse, montrant des photos de victimes qu'il a rencontrées lors de ses missions d'enquête.Le juriste belge a également affirmé qu'il fera une intervention aux Nations Unies où il dévoilera les atteintes aux droits de l'Homme dans les camps de Tindouf "qui se sont concrétisées dans des faits d'enlèvements, de disparitions, de séquestrations arbitraires, de tortures et de violences exercées à l'égard des femmes".Il s'agit, selon Mgr Abboud de "mettre fin à toute propagande qui fait passer les tortionnaires du polisario pour des victimes innocentes et de rétablir les vraies victimes et leurs familles dans leur droit et leur dignité".Le pénaliste belge veut également mettre l'Algérie devant ses responsabilités, car "abritant les tortionnaires sur son territoire, elle subira les conséquences de sa complicité". "L'Algérie a une grande responsabilité dans cette situation. Elle peut s'en acquitter en arrêtant les responsables des crimes commis et les traduire devant la justice", a-t-il souligné.Mgr Jean Abboud a, par ailleurs, fait état aux journalistes d'actes d'intimidations et de menaces à son égard pour le dissuader de sa mission."J'ai reçu des appels anonymes, des emails menaçants et j'ai été victime d'actes de sabotage ces derniers jours. Il s'agit de comportements abominables qui ne feront que renforcer ma détermination à dévoiler la vérité", a-t-il affirmé. Dans une déclaration récemment devant l'Assemblée nationale française, le député (UMP) Eric Raoult avait souligné que les révélations de Mgr Jean Abboud sur les exactions commises par le polisario, ont révélé "l'orientation terroriste marquée du Polisario au fur et à mesure des années dans l'un des derniers lieux de conflit de la guerre froide".Ces révélations, avait-t-il ajouté, semblent "prouver que toute la vérité n'a pas été faite sur les méthodes utilisées par cette organisation".

Bruxelles, 25 sept (MAP)

Tuesday, September 23, 2008

Une conférence de presse du Conseil Mondial Amazigh empêchée à Tizi Ouzou: Des membres marocains auditionnés puis relâchés

Une conférence de presse du Conseil Mondial Amazigh (CMA) a été empêchée, lundi à Tizi Ouzou (103 km à l’est d’Alger), par la police qui a auditionné quatre marocains, membres du CMA, avant de les relâcher, rapportent mardi des journaux algériens.
A peine entamée, la conférence a été interrompue par la police qui a fait irruption dans la salle pour sommer les intervenants marocains de les accompagner au siège de la sûreté de la wilaya, indique le quotidien El Watan.
Des représentants des associations présents sur place ainsi que les autres membres du Conseil fédéral algérien ont refusé de laisser les policiers embarquer les conférenciers marocains dont Rachid Raha, vice-président du CMA ainsi que Ahmed Adghrini, Mohamed Marraki et Abdellah Bouchart, membres.
Les quatre marocains ont été libérés après plus de deux heures d’interrogatoire. "Ils nous ont fait un PV et ils nous ont signifié qu’il est interdit aux étrangers de tenir une conférence de presse sans autorisation. Mais ce n’est pas cela qui va nous empêcher de tenir notre congrès en Kabylie", a affirmé Rachid Raha, cité par le journal.
Les quatre marocains ont reçu le soutien des dizaines de personnes qui se sont rendues au commissariat. Parmi ces personnes figuraient Belaïd Abrika, leader du Mouvement culturel berbère en Kabylie et Malika Matoub, en sa qualité de présidente de la fondation qui porte le nom de son frère Lounès.
Les cinquièmes assises du CMA se dérouleront en Kabylie du 30 octobre au 2 novembre prochains, la dernière édition avait eu lieu à Nador.
Alger, 23/09/08-MAP

Sunday, September 21, 2008

Algérie: Sans eau, sans électricité ni assainissement , les habitants des Eucalyptus se révoltent.

«Une énième coupure d’électricité de plus de cinq heures nous a poussés à recourir à cet ultime moyen d’expression.»
La cité Kourifa, commune des Eucalyptus, à l’est d’Alger, s’est réveillée hier sur un décor de désolation. Troncs d’arbres, pierres, pneus brûlés et autres objets hétéroclites jonchaient les principales routes menant à cette cité oubliée. C’est que les habitants sont sortis, vendredi soir, immédiatement après le f’tour pour déverser leur colère hors des murs de leurs quartiers. Ils ont alors occupé la route sur plusieurs kilomètres jusqu’au lendemain matin, c’est-à-dire jusqu’à hier vers midi, alors que les matériaux ayant servi à barricader les principales voies d’accès brûlaient encore d’un feu intense et dégageaient de denses fumées. «Une énième coupure d’électricité de plus de cinq heures nous a poussés à recourir à cet ultime moyen d’expression» disent les jeunes et les sages de cette agglomération que nous avons pu approcher hier. Constitués en comité de cité, ils brandissent en effet l’argument de la mal-vie comme principale motivation à leur action. En fait, la cité Kourifa ou ex-cité Renault, est une banlieue limitrophe de Larbâa. Elle est livrée à elle même et souffre de l’oubli, à telle enseigne qu’un mur de silence s’est dressé entre elle et ses élus. Si la manifestation de leur colère n’a heureusement débouché sur aucun incident ou violence, elle dénote néanmoins d’une totale désespérance. Les citoyens de cette bourgade semi-rurale, font état d’une longue liste d’ingrédients qui ont fini par les ghettoïser, notamment l’arrêt de la distribution d’eau potable, un réseau d’assainissement inexistant sinon anarchique et l’absence de bitumage des voies d’accès. Cette attente de lendemains meilleurs remonte à bien longtemps, explique un père de famille révolté: «Nous voulons épargner à nos enfants ce que nous avons enduré des années durant», dit-il. Il est rejoint dans sa pathétique déclaration par un autre compatriote qui brandit un procès-verbal portant le sceau de l’APC, datant de 1969 et mentionnant le goudronnage imminent de leur ville! «Que de promesses!» enchaîne alors un autre habitant aux tempes grisonnantes et qui avoue n’avoir constaté aucune amélioration depuis qu’il a habité cet endroit en 1976.En effet, la cité Kourifa fait face à un important cimetière des moudjahidine. Celui-ci fait l’objet d’une prise en charge particulière de la part des autorités, puisqu’il profite un bitumage intégral à l’intérieur comme aux alentours ainsi qu’une alimentation en eau potable et en électricité permanente. Ce traitement de faveur aura fini par souligner le contraste qui le sépare de la zone qui lui face, c’est à dire celle abritant les vivants. Soit la cité Kourifa. Une observation qui n’a donc pas échappé aux citoyens et a fini par alimenter leur courroux. Ils se demandant comment l’eau qui parvient au monument des Martyrs ne coule pas dans leurs robinets, «alors que les conduites du barrage de Kaddara passent sous leurs pieds».Et de s’interroger encore comment les autorités ont pu fermer l’oeil sur leur sort, alors que ces mêmes autorités effectuent des visites régulières dans ce cimetière lorgnant de près leur cité. Et c’est d’une voix commune qu’ils ajoutent: «Ce sont nous les morts qui nous révoltons aujourd’hui!» En longeant les artères difficilement praticables de cette cité limitrophe de l’aéroport international d’Alger, d’autres citoyens nous ont signalé l’existence d’une usine d’abattage de poulets dont «les émanations rendent l’air irrespirable».
Salim BENALIA - 22/09/2008 L'EXPRESSION

Thabo Mbeki, Le président Sud-Africain qui a reconnu la RASD est poussé à la porte

Le président sud-africain Thabo Mbeki devait prononcer dimanche un discours exceptionnel à la nation, au lendemain de son éviction par le parti du pouvoir, le Congrès national africain (ANC), qui fait entrer le pays dans une zone de turbulences.

Pour la première fois depuis la chute de l'apartheid en 1994, l'ANC, qui domine depuis la vie politique du pays, a retiré samedi sa confiance à un chef de l'Etat.
Thabo Mbeki a immédiatement fait savoir qu'il se pliait à cette décision et il pourrait annoncer sa démission à ses concitoyens lors d'une allocution radiotélévisée prévue pour 19H30 (17H30 GMT).
Un conseil des ministres extraordinaire devait se réunir un peu plus tôt à Pretoria pour discuter des conditions de son départ avant le terme prévu de son mandat, au second trimestre 2009.
"Que Mbeki parte maintenant ou dans six mois n'a pas beaucoup d'importance en termes de direction du pays", souligne l'analyste indépendant Daniel Silke. "Mais l'Afrique du Sud entre quand-même dans une ère de grande incertitude", dit-il.
Le président Mbeki a fait les frais d'une impopularité croissante, alimentée par son attitude d'intellectuel distant et par le maintien d'une pauvreté importante dans la première puissance économique du continent.
Les journaux sud-africains n'exprimaient d'ailleurs dimanche aucun regret pour "le Prince impitoyable" qui a, selon le Sunday Independent, alimenté le courroux de ses rivaux en menant une "politique sans pitié".
"La décision de révoquer Mbeki était la chose à faire", écrit aussi le Sunday Times, qui assène: "Il était un mauvais président. Il a divisé notre pays."
"Mais les motivations de l'ANC doivent être mises en cause", poursuit son éditorialiste. "Peu importe les raisons officielles, il n'y a aucun doute sur le fait qu'ils voulaient protéger le président de l'ANC Jacob Zuma."
Ce dernier avait été inculpé pour corruption dans le cadre d'une enquête impliquant le groupe d'armement français Thales, en décembre, dix jours après avoir ravi la tête de l'ANC à Thabo Mbeki.
Ses partisans avaient immédiatement hurlé au complot. Le non lieu pour vice de forme, prononcé le 12 septembre, par un juge qui a évoqué des pressions politiques dans le dossier, leur a fourni les munitions pour réclamer la tête de Mbeki.
En Afrique du Sud, le président n'est pas élu par le peuple, mais par le Parlement. Tirant sa légitimité de sa désignation par l'ANC, Thabo Mbeki ne pouvait pas aller à l'encontre de l'appel à démissionner de son parti.
D'autant que le parti était prêt à saisir le Parlement, où il dispose de près de deux tiers des sièges, pour obtenir une motion de défiance ou la destitution du chef de l'Etat.
Cette incertitude levée, il faut que la nouvelle direction du parti se mette au travail, souligne la presse. "Maintenant, vous êtes le gouvernement. Commencez à agir comme tel!", lance le Sunday Times.
La première tâche sera de choisir le président qui dirigera le pays jusqu'aux prochaines élections. N'étant pas membre du Parlement, Jacob Zuma ne peut pas être désigné pour l'intérim. En attendant, l'ANC semble préférer Baleka Mbete, la présidente du Parlement, une femme au caractère bien trempé.
Les nouveaux leaders devront ensuite éviter une hémorragie au niveau du gouvernement. La sortie de crise "dépendra vraiment de leur capacité à garder ensemble un noyau de responsables", estime Judith February de l'Institut pour la démocratie en Afrique du Sud (Idasa).
Pour rassurer les marchés, il faudrait notamment le maintien du ministre des Finances, Trevor Manuel, en poste depuis 1996. Chouchou des investisseurs, il est considéré comme l'artisan de la stabilité des Finances publiques et de la forte croissance sud-africaine, supérieure à 5% au cours des cinq dernières années.JOHANNESBURG (AFP) - 22/09/2008

Avis aux marocains: Abdallah Baali revient...attention , vous allez souffrir comme à New-York

Abdallah Baali a été désigné nouvel ambassadeur de l’Algérie à Washington aux Etats-Unis.
Pour le commun des Algériens, le nouvel ambassadeur de l’Algérie à Washington, Abdallah Baali, est un illustre inconnu. Juste un diplomate comme un autre appelé à assurer les intérêts algériens aux Etats-Unis, notamment. Sa nomination par le président de la République est, fondamentalement, un des aspects les plus importants que compte développer la diplomatie algérienne à l’aube d’un nouvel arrivant à la Maison Blanche. En effet, la nomination de cet enfant de Guelma intervient autant à quelques mois de la désignation d’un nouvel ambassadeur US à Alger, et deux mois à peine avant les élections présidentielles américaines. Les deux événements, étant intimement liés pour les hauts responsables algériens, il est dès lors clair que M. Baali aura des missions bien particulières auprès de la prochaine équipe présidentielle américaine. Républicains ou démocrates, peu importe, dans la mesure où la politique étrangère américaine dépend d’autres facteurs stratégiques que de la couleur partisane du locataire de la Maison Blanche.
Abdallah Baali, qui avait déjà occupé des postes diplomatiques et assuré les intérêts de l’Algérie dans plusieurs pays, notamment en Indonésie, est réputé pour être un bon négociateur, un travailleur acharné et un parfait connaisseur des coulisses des Nations-Unies où il a déjà assuré le poste de représentant permanent de l’Algérie. A ce poste, on se rappelle, il avait dirigé plusieurs panels onusiens sur des dossiers d’importance, notamment la question de la décolonisation du Sahara Occidental, ainsi que le comité de révision du Traité de Non-Prolifération Nucléaire (TNP). Son tact et l’audience de l’Algérie auprès des principaux pays détenteurs de l’arme atomique ont fait qu’un accord a été trouvé, et que les pays signataires de ce traité, dont la Chine, les Etats-Unis et la Russie, ont donné leur accord pour la destruction des quelque 35.000 têtes d’ogives nucléaires qu’ils détiennent. D’autre part, il est même parvenu à dégager un consensus sur l’interdiction de la production de toute matière fissile, sur une réduction sensible des armes tactiques et sur un contrôle international des arsenaux nucléaires. Des résultats tangibles du savoir-faire du diplomate algérien qui lui ont valu les félicitations de l’ancien SG de l’ONU, le ghanéen Kofi Annan.
Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com D’après le Quotidien d’Oran

Le département d'Etat US estime que la liberté du culte régresse en Algérie : L'hypocrisie américaine et la maladresse algérienne

C'est un rituel. Comme chaque année, le département d'Etat américain délivre ses mauvais points en matière de respect des libertés religieuses. L'Algérie y est créditée d'une régression en matière de respect des libertés religieuses par le gouvernement. L'Algérie, tout comme la Chine et l'Egypte, sont ainsi les mauvais élèves dans ce rapport qui dresse un état de l'évolution des libertés religieuses, entre juillet 2007 et juillet 2007. En Algérie, écrivent les auteurs du rapport, « la politique du gouvernement, aussi bien de jure que de facto, a provoqué un déclin du statut des libertés religieuses pendant la période sous revue ». En cause, bien entendu, l'ordonnance n° 06-03 du 28 février 2006 fixant les conditions et règles d'exercice des cultes autres que musulman. Le dispositif visant à encadrer et à contrôler l'exercice du culte avait précisé dans le Décret exécutif n° 07-135 du 19 mai 2007 fixant les conditions et modalités de déroulement des manifestations religieuses des cultes autres que musulman. Il est clair que ce ne sont pas seulement ces dispositions juridiques qui poussent le département d'Etat américain à faire la « leçon » à l'Algérie. Depuis 2007 et début 2008, des journaux arabophones ont fait leurs choux gras d'une « menace évangéliste » qui menacerait l'unité du pays. Des dignitaires religieux sont montés au créneau pour accuser les évangélistes d'oeuvrer à constituer une minorité religieuse destinée à justifier les ingérences étrangères. Les choses se sont corsées avec des procès intentés à certains convertis et notamment à Habiba K. Si pour les autorités et les dignitaires religieux, il s'agit de signifier à un mouvement évangéliste, qui n'a rien d'angélique, qu'il ne peut pas agir à sa guise, la mise en oeuvre du dispositif a été aveugle.
Mauvaise pub Au point de toucher la vieille église catholique, qui en était arrivée à douter sur le fait, qu'on la décrétait indésirable au pays de Saint Augustin. Ces campagnes et surtout les procès ont entraîné une médiatisation internationale intense qui dressait une image négative des libertés religieuses en Algérie. De nombreux sites, spécialement dédiés aux « frères chrétiens victimes de persécution » en Algérie, ont été créés. L'image extérieure de l'Algérie s'est tellement dégradée que les autorités se sont senties obligées de se défendre, de mener une campagne de persécution contre les chrétiens et qu'elles ne faisaient que généraliser une loi qui s'appliquait déjà pour le culte musulman. L'argument n'est pas faux. La méfiance à l'égard des mouvements évangélistes non plus n'est pas infondée. Des liens existent bel et bien entre des évangélistes chrétiens prosélytes et les services secrets américains. A plus forte raison, pour ceux qui suivent les prêches haineux contre les musulmans des dirigeants de ces mouvements évangélistes aux Etats-Unis. On peut penser que les autorités n'ont pas tort de ne pas faire de cadeau à des chrétiens-sionistes qui veulent mettre les Palestiniens hors des territoires qui leur restent. Le problème est que l'on a agi avec une succession de maladresses, mélangeant entre des mouvements évangélistes agressifs et les églises historiques établies en Algérie.
L'islamophobie non réprouvée des pasteurs américains Le Père Pierre Wallez, arrêté et condamné à deux mois de prison avec sursis, pour avoir prié avec des migrants chrétiens, c'était plus qu'excessif. C'était se faire une mauvaise pub, largement exploitée d'ailleurs par les évangélistes dans les médias et sur le net. L'Algérie a en effet pris le risque de brouiller la ligne entre le droit légitime de tout Etat de créer un cadre légal pour la pratique des cultes et le respect de la liberté de conscience reconnue par la Constitution. Aussi déplaisant que cela a pu être pour les autorités, la pétition d'intellectuels et de militants des droits de l'Homme, lancée en mars 2008, servait en réalité l'image de l'Algérie, en montrant que tous ne faisaient pas de confusion. Cet appel d'Algériens pour les libertés démocratiques, dont celle du culte, est en tout cas beaucoup digne d'être écouté et entendu que le rapport, totalement hypocrite, d'un Etat où le Patriot Act bafoue allégrement les libertés et celles des musulmans en particulier. Les manifestations d'intolérance et de racisme exprimées régulièrement par des pasteurs américains contre les musulmans relèvent de l'ordinaire. Sans susciter de réprobation publique, et encore moins de poursuites légales. Faut-il s'étonner qu'Israël, qui empêche par la force les Palestiniens d'accéder à la mosquée Al-Aqsa, ne soit pas créditée d'une quelconque régression de la liberté du culte ?
par M. Saâdoune LE QUOTIDIEN D'ORAN

Saturday, September 20, 2008

فساد بوتفليقة والأرقام السرية في البنوك السويسرية لجنرالاته


تعيش الجزائر منذ بداية الألفية الجديدة قضايا فساد كبرى طفت على السطح وشكلت زلزالا قويا عصف بصورة الجزائر العصرية التيي حاولت الدولة ترويجها وتقديمها للداخل والخارج. ولعل أكبر فضيحة كشفت بعض المستور في دهاليز الفاسد في الدولة الجزائرية هي فضيحة ما بات يعرف ببنك خليفة وإفلاس هذا الأخير وضياع أكثر من ملياري دولار على الدولة زيادة على 700 مليون دولار تكلفة الضريبة التي دفعها البنك التجاري والصناعي الجزائري. وهذا ما جعل رئيس حركة مجتمع السلم أبو حمزة سلطاني حينها يصرح أن الجزائر لا تعاني من أزمة نصوص بل من أزمة لصوص.

فضيحة بنك خليفة جرّت معها 104 متهما بشكل مبدئي من بينهم المتهم الرئيسي رفيق عبد المؤمن خليفة 42 سنة صيدلي وابن أحد وزراء أول حكومة جزائرية. أمّ والده فكان إبّان الثورة أحد الكوادر الكبار في الاستخبارات.

رفيق عبد المؤمن خليفة أنشأ سنة 1997 بنك خليفة برأس مال مجموعة صيدلانية كان يترأسها هو نفسه، وخلال سنوات قليلة لا تتعدى أصابع اليد الواحدة أصبح بنك خليفة أحد أكبر البنوك الجزائرية الخاصة بـ7000 آلاف موظف وقيمة أصول بـ1.5 مليار دولار ورقم معاملات بلغ 400 مليون دولار سنويا. كما أسس عبد المؤمن خليفة شركات طيران كانت تستخدم ثلاثين طائرة عن طريق الإيجار ومحطتي تلفزيون كانت تشغل 400 شخص في فرنسا لوحدها. كما أسس شركات أخرى للعقارات وكراء السيارات الفخمة، وكان ينوي إطلاق شركة ملاحة ضخمة بأسطول بواخر ضخم، وكل هذه الشركات كانت تستخدم 20 ألف موظف زيادة على أن خليفة كان الممول الرسمي لفريق مرسيليا الفرنسي.

رفيق عبد المؤمن خليفة كانت لديه 30 فيلا فخمة في أرقى أحياء - كان- الفرنسية، حيث كان يقيم حفلات باذخة يعزم فيها نجوم السينما والمال والأعمال والفنانين والمشاهير، وكان يقدم لهم خليفة الهدايا بسخاء لتلميع صورته داخل المجتمع الفرنسي. ففي سنة 2002 مثلا أقام حفلا ضخما دعي فيه 300 من نجوم الفن ومشاهير العالم في الفن والسينما والرياضة ونخبة المجتمع، هذا كله من أجل تدشين انطلاق قناته التلفزيونية خليفة tv.

لرفيق عبد المؤمن خليفة علاقات كبرى مع كبار السياسيين في الجزائر، وهذا ما يبن سرعة جمعه لكل هذه الأموال في ظرف وجيز مكنه من تـأسيس هذه الإمبراطورية الضخمة.

ومن بين هذه العلاقات التي مهدت له الطريق نحو الثراء، كانت علاقته مع شقيقي الرئيس عبد العزيز بوتفليقة والأمر هنا يتعلق بـ سعيد وعبد الغني، حيث كان أحد أشقاء الرئيس الجزائري يحصل شهريا على نصف مليون دينار جزائري من عبد المومن خليفة لتسهيل صفقاته، زيادة على حصوله على فيلا فخمة تصل قيمتها لملياري من السنتيمات مقابل تدليل العقبات لخليفة في استثماراته وعقوده المشبوهة، كما موّل خليفة شقة لشقيق بوتفليقة الآخر المسمى عبد الغني ووصلت قيمتها إلى 1.5 مليون أورو، والرئيس الجزائري نفسه طلب من خليفة التكفل بمصاريف مغنية تسمى أمل وهبي التي حصلت على شيكين ضخمين، كما ساهم خليفة في التستر على فضيحة كادت أن تعصف بالرئيس بوتفليقة وذلك بكبح ملف فضيحة الرئيس مع عشيقته الفرنسية التي كادت أن تفجر أزمة أخلاقية في الجزائر تجعل سمعة الرئاسة في الحضيض.

فضيحة خليفة هي بداية كانت لتُوصل مسؤولي التحقيقات- لو لم تسيس هذه التحقيقات- إلى رؤوس كبرى في الدولة الجزائرية، ولا أدل على ذلك أن أكبر أطر إمبراطورية خليفة كانوا من المسؤولين الجزائريين الكبار والرفيعي المستوى في الإدارة سابقا وحاليا، كما يدخل في القضية جنرالات كبار في الجيش ومسؤولين طبخوا عدة صفقات بعيدا عن القوانين الجارية بها العمل سواء مع إمبراطورية خليفة أو مع شركات غربية متعددة.

ومن بين هذه الصفقات المشبوهة والتي ضخت ملايير الدولارات في الحسابات البنكية لجنرالات الجزائر نجد صفقة شركة المحروقات سونطراك المملوكة للدولة مع شركة براون كورث كوندر، وكذا صفقة نفس الشركة أي سونطراك مع شركة إسبانية يمتد عقد هذه الصفقة إلى عشرين سنة مع امتيازات فيها الكثير مما يقال دون الإغفال عن الربحية الكبيرة التي جناها الجنرالات من هذه الصفقات خصوصا في فارق الأجور الذي يفرضونه على الموظفين الجزائريين دون غيرهم، فهناك مثلا المأجورين الأجانب الذين يُمنحون أكثر من 10 ملايين سنتيم في اليوم، في الوقت الذي يأخذ أكبر مهندس جزائري رغم كفاءته العالية سوى 8 ملايين سنتيم في الشهر، وهذا الأمر يتم باتفاق مسبق بين الجنرالات والشركات الغربية مما يتيح لهؤلاء الجنرالات أخذ جزء كبير من عرق المهندسين الجزائريين وهي النسبة التي تشكل فارق الراتب بين الجزائري والأجنبي.

اليوم مازالت المحاكم الجزائرية تنظر في بعض فصول في هذه الفضيحة التي سمتها الصحف الجزائرية بفضيحة القرن، والتي أسقطت لحد الآن 104 متهمين كما تم حينها تمتيع 92 آخرين بالسراح المؤقت تحت المراقبة القضائية، مع العلم أن المتهم الرئيسي في القضية وهو عبد المؤمن خليفة يوجد في بريطانيا وترفض السلطات هناك إلى حد الساعة تقديمه للجزائر، وهذا أمر أيضا فيه الكثير من التسييس لأن تقديم خليفة للعدالة سيجعله يفصح عن كثيرة هي الرؤوس التي قد تسقط ومن بينها رأس عبد العزيز بوتفلقية، حيث سيبدأ التساؤل عن 4.5 مليار دولار التي نهبت من المال العام، لذا فالسلطات الجزائرية غير مستعجلة في الضغط على بريطانيا لتسليم عبد المؤمن خليفة، بل تريد إنهاء هذه القضية بأقل الخسائر والفضائح، وهذا يتبين في رفض السلطات الجزائرية الترخيص لخبير بريطاني أراد إلقاء محاضرة في الجزائر حول الفساد في صفقات السلاح في وقت سابق، كما أن الرئيس الجزائري نفسه دعى إلى تعديل الدستور ليمنح هذا التعديل للرئيس مدة غير محددة في الحكم وبهذا التعديل إن حصل عليه عبد العزيز بوتفليقة سيؤمن لنفسه حصانة من أي مساءلة أو على الأقل سيجعله يُفصل في الرئاسة على مقاسه حيت يتغاضى عن متابعة المتورطين في هذه القضية وقضايا أخرى خصوصا في صفقات السلاح التي تبرمها الجزائر مع الشركات الروسية والتي يتكفل بها كبار جنرالات الجزائر الذين هم أيضا من يختارون الرئيس، كما يمكنهم الإطاحة به متى ما أرادوا، لهذا فهم يختارون أي مرشح للرئاسة حسب مصالحهم، كما يضمون ولاءه قبل أن يقدموا له الدعم من عدمه في إلإنتخابات الرئاسية التي لم تكن ديمقراطية إلا مرة واحدة في التاريخ، وكان ذلك في أواخر سنة 1991 حيث صعدت جبهة الإنقاذ الجزائرية بأغلبية ساحقة فتدخل هذا الجيش ليقلب الديمقراطية رأسا على عقب، لذا يمكن القول أن الحكم في الجزائر هو حكم عسكري والعسكر هم من يتحكمون في الدولة الجزائرية وأرصدتهم المتخمة بأموال الشعب المهربة هي دليل على هذا التحكم الغير الصحي في بلد المليون شهيد.

هذه الأرصدة التي تبقى سرية لكننا اليوم ننشر لكم بعضها كما أمدنا بها الضباط الأحرار ..مع أسماء بعض الجنرالات سواء الذين رحلوا إلى دار البقاء ومازالت أرصدتهم جارية أو الذين مازالوا باقين في مهامهم إلى اليوم، كما أن هناك أسماء تقلدت مناصب دبلوماسية كالعربي بلخير. ولكم الآن قائمة أرقام حساب هؤلاء بالتفصيل الدقيق.

اللواء العربي بلخير (سفير الجزائر حاليا بالمغرب) يملك عدة حسابات بنكية -حسابات خاصة - في بنك بسويسرا وهو كريدي ليوني Crédit Lyonnais. من بين هذه الحسابات حسابان فتحهما العربي بلخير شخصيا خلال سنة 1988 في البنك المذكور الموجود بساحة "بال أير"Bel Air جنيف 1204 الأول باسم العربي بلخير تحت رقم 104088 C الذي وضع فيه أول إيداع عند افتتاحه بمبلغ 1.220.000 دولار: إنه حساب إيداع بفائدة. لقد استعمل عدة مرات الخط الهاتفي المباشر لرئاسة الجمهورية لإعطاء التوجيهات للمكلف بالحساب والمدعو دومنيك ستوكر Dominique Stocker. أما حسابه الثاني فهو حساب مرقم : 5039500321288 الذي يحتوي على عدة ملايين الدولارات الآتية من مختلف العقود مع الشركات الأجنبية وعمولات الصفقات. يملك أيضا حساب خاص في لوكسمبورغ يسيره المدعو باسكال قورندريشPascal Gurndrich .

اللواء محمد تواتي، يملك حساب في بنك كريدي ليونيCrédit Lyonnais في موناكو وعنوانه : 01شارع سيترونيي 98000 موناكو. محمد التواتي هذا، هو زبون غني يملك في حسابه رقم 74293 أكثر من 8ملايين دولار. مسير حسابه هو السيد فيليب سارلان Philipe Sarlin و التحويلات تتم تحت غطاء شراء أعمال فنية من قاعة عرض في موناكو التي يملكها بمعية ضابط قديم في المخابرات العسكرية المسمى نورالدين بن فرحات.

اللواء محمد لامين مدين، يكسب حساب مرقم في سويسرا في إتحاد البنوك الخاص UBP، الموجود بعنوان96-98 شارع رون جنيف 1204 سويسرا. رقم حسابه هو : 121274552136 KM94 ويسيره المدعو س. سرفال S. Serval. هذا الحساب وحده يحتوي تقريبا على 62مليون دولار، الآتية في معظمها من عمولة شراء أسلحة للجيش الوطني الشعبي. شركة دايوDaewoo وحدها دفعت مليونين من الدولارات بهدف الإقامة في الجزائر بعد التخلص من مديرها الأول.
اللواء اسماعيل العماري(توفي قبل أشهر) بفضل علاقاته مع رجال الأعمال الفرنسيين ورجال الضغط لصالح الاستثمار في الجزائر قد تمكن من تكوين ثروة هائلة ويملك على هذا الأساس حسابين خاصين مرقمين في كريدي سويس Crédit Suisse. أحدهما تحت رقم: 72796365197821 SP ويسيره المدعو كارون رولف Carone Rolf. يحتوي على أكثر من 45 مليون دولار، وهو مبلغ وارد في معظمه من العمولات على صفقات الخوصصة والاستثمارات الأجنبية. والحساب الثاني يحتوي على الأموال التي جمعها من خلال صفقات شراء الأسلحة خاصة مع جنوب أفريقيا.

ما يمكن أن يقال في الحالة الجزائرية هو أن الأموال تكاثرت والدولة لم تعرف ما تفعل بها لذا أخذت تراكم في خزائنها العسكرية خردة السلاح الروسية وهذا له ما يبرره لأن عقد صفقات السلاح عادة ما تكون سرية ولا تخرج أرقامها للعلن في غالب الأحيان، لذا يسهل تضخيم المبالغ وحفن ملايير الدولار وتحويلها لأرصدة شخصية في بنوك سويسرى دون رقيب أو حسيب، فـأكثر من 170مليار دولار احتياطي الجزائر من العملة الصعبة والدين الخارجي الذي تقلص إلى أقل من700 مليون دولار لم يضيفا للشعب الجزائري شيئا في يوميات حياته، حيث ما زالت البطالة في ارتفاع والفقر يزداد والمعيشة في ارتفاع دائم، فقط قيادات الدولة هم من يعيشون تخمة في أرصدتهم ويصرفون بدون حساب من أموال الشعب المكلوم والمقهور ويشبعونه فقط شعارات تجعله مرعوبا كل يوم من حرب مرتقبة مع المغرب ليبرروا شراء السلاح وحرب ضد السلفية الجهادية ليبرروا أيضا قانون الطوارئ الذي مازالت الدولة تلفه على رقاب الجزائريين، وهذا هو حال الشعب الجزائري الذي بعضه يبحث عن قوته اليومي في المزابل والتصريح هنا لعباس المدني.

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