Saturday, September 20, 2008

APS, LE SOIR D'ALGERIE, LE QUOTIDIEN D'ORAN : LE TRIO INFERNAL A BRUXELLES


LE SOIR D'ALGERIE
Actualités : LE GROUPE PARLEMENTAIRE BELGE «PAIX POUR LE PEUPLE SAHRAOUI», VALIDE LES CONCLUSIONS DE SA COMMISSION AD HOCUne expertise accablante pour le Maroc
De notre bureau de Bruxelles, Aziouz Mokhtari ( Pour ceux qui ne le savent pas, AZIOUZ MOKHTARI est un "journaliste" arrivé en Belgique comme réfugié politique en 1994, et depuis lors, il ne vit que sur l'aide des autorités belges, donc du contribuable belge, il n'a jamais exercé officiellement en Belgique son métier de journaliste, pour le moment il est considéré comme étant chômeur de longue durée en plus de son handicap physique, il touche un double salaire tout en travaillant en noir)
Le groupe interparlementaire belge «Paix pour le peuple sahraoui», qui milite pour la consécration du droit international concernant la question sahraouie, était en conclave jeudi à la Maison des parlementaires du royaume de Belgique.Autour de Mme Christianne Vienne, présidente, les intervenants et les participants écoutaient, religieusement, le rapport de mission de la commission ad hoc qui s’était déplacée, le printemps dernier, dans les camps de réfugiés sahraouis. L’expertise des euro-députés belges avait pour objectif principal de savoir, si oui ou non, les institutions mises en place par le Polisario au lendemain de l’invasion marocaine de 1975 étaient de type démocratique. Les conclusions de Lucien Belvaux, rapporteur, sont claires, limpides, sans appel. «La Constitution sahraouie, commence-t-il son intervention, est démocratique, multipartisane». «Elle consacre, sans ambiguïté, la séparation des pouvoirs, notamment judiciaire, par rapport à l’exécutif». L’absence, aujourd'hui, des activités des partis est due, selon l’orateur, «à la situation d’occupation et d’annexion imposée au pays par le Maroc». Pour mener à terme l’indépendance du pays, explique M. Belvaux, «les courants d’opinion et les différentes sensibilités qui traversent la société sahraouie ont, d’un commun accord, convenu de se fédérer dans et autour du Polisario, en attendant l'autodétermination du peuple sahraoui ». Néanmoins, des signes tangibles, visibles, réels prouvent, aujourd’hui, qu’il y a une totale égalité des sexes, une justice performante et indépendante, un taux de scolarisation extraordinaire, soit près de 95% de la population, une existence d’un bon service public — selon, toutefois, les limites des possibilités matérielles existantes — une administration fonctionnelle et une réelle vie culturelle. Le jour même où le Maroc se faisait réprimander pour ses atteintes graves aux droits de l’homme, notamment ceux de l’homme sahraoui, au sein du Parlement européen à Bruxelles, cette validation d’une entité sahraouie démocratique par des euro-parlementaires belges sonne comme une raclée méritée par le Makhzen. Rabat, qui a tout tenté, ici, pour empêcher la tenue de ces deux réunions, ne s’en sort pas grandi encore une fois. En privilégiant la fuite en avant, la manipulation, le financement de lobbies prédateurs sur l'application sincère du droit international qui passe, évidemment, par des négociations sérieuses avec le Polisario, le Maroc, malheureusement, s’enfonce dans la paranoïa et la démence politiques. Les émissaires belges dans les campements de réfugiés ont tenu à alerter les opinions publiques européenne et belge sur la faiblesse actuelle de l’aide humanitaire en faveur des populations sahraouies. Le tableau dressé par les rapporteurs, notamment celui évoqué par Mme Thérèse Hublart, donne froid au dos : absence et/ou pénurie d’aliments de base essentiels tels que l’huile, le lait, notamment celui des enfants, lentilles, farine. L’organisme européen d’aide humanitaire Echo ainsi que plusieurs ONG et personnalités de la société civile tant belge qu’européenne seront, à cet effet, saisis vu l’urgence. Assistaient à la rencontre, Jamel Zakari, représentant le Polisario en Belgique, et Pierre Galand, président de l’Eucoco (Comités européens de solidarité avec le peuple sahraoui). Mme Vienne a annoncé, à l’issue de la séance, l’intention du groupe parlementaire qu’elle préside de prévoir une visite dans les territoires sahraouis sous domination marocaine. Les échos qui parviennent, ici, à Bruxelles, sont alarmants (torture, arrestations, couvre-feu quotidien, actes barbares de brimades...) Dans Laâyoune, Samara et toutes les provinces sous le joug marocain, l’Intifadha marque des points. Seule destination pour le Makhzen : Manhassen... L’intergroupe «Paix pour le peuple sahraoui» a validé cela...A. M.
LE QUOTIDIEN D'ORAN:
Sahara Occidental : Des élus belges rappellent la cause sahraouie
par Notre Correspondant De Bruxelles : M'hammedi Bouzina Med (Quant à M'hammedi Bouzina, ancien correspondent du journal AL WATAN puis de L'EXPRESSION et actuellement du Quotidien d'Oran est actuellement employé dans une commune bruxelloise entant qu'agent de surveillance et de rues, il n'a jamais exercé son métier de journaliste d'une maniére officielle)

Après les eurodéputés du Parlement européen, c'était au tour de parlementaires belges de se pencher sur la cause sahraouie et d'alerter sur le fait colonial marocain. Après le Parlement européen qui s'est penché lundi dernier sur la question sahraouie, c'était au tour du Groupe interparlementaire belge pour la Paix au Sahara occidental de se réunir, jeudi passé, pour examiner le compte rendu de mission de la délégation belge qui s'était rendue au mois de mai dernier dans les camps de réfugiés sahraouis, et pour mettre en place une série d'actions en faveur de la cause sahraouie. Réunis à la Maison des parlementaires à Bruxelles, les élus belges ont eu droit à un exposé complet qui a rendu compte de la situation administrative, sociale et culturelle vécue dans les territoires libérés de la RASD. C'est ainsi que, le rapporteur de la mission, Lucien Belvaux, a affirmé que la RASD dispose de vraies institutions politiques et administratives démocratiques où, la séparation des pouvoirs est rigoureusement respectée. Il a signalé que le Front Polisario regroupe diverses sensibilités politiques démocratiques qui sont, pour l'heure, réunies au sein du Front pour faire face à l'ennemi colonial. Le rapporteur a décrit par ailleurs, la nette progression du taux de scolarité dans les camps qui est passé de 45 % au début à 95 % aujourd'hui. Malgré les conditions difficiles, la RASD déploie un réel effort dans les domaines culturel et social. Quant à Mme Thérèse Hublart, membre de la délégation qui s'était rendue au Sahara, elle a alerté sur la situation alimentaire et sanitaire. En raison des interférences marocaines dans le blocage de l'aide humanitaire aux Sahraouis, les populations vivent, pratiquement, des périodes de «disette». Cette situation poussent les jeunes Sahraouis à vouloir reprendre les armes pour leur indépendance. Les autorités sahraouies multiplient les appels à la prudence et à la patience, en rappelant, notamment, l'engagement de la Communauté internationale à faire aboutir les négociations avec le Maroc pour une solution juste qui garantit l'organisation d'un référendum populaire sur l'avenir du Sahara. Le président de la Coordination européenne des comités de soutien au peuple sahraoui (EUCOLO), qui a pris part à la réunion, a abondé dans le même sens, tout en relevant, ces derniers temps, le regain d'intérêt de la Communauté internationale pour la cause sahraouie. Le représentant du Polisario à Bruxelles, Jamal Zakari, a rappelé pour sa part, «les conditions inhumaines et humiliantes que vivent les populations sahraouies, en particulier celles qui vivent dans les territoires occupés par le Maroc». La présidente du Groupe interparlementaire belge, Mme Christiane Vienne, a informé des prochaines réunions du groupe et des actions à entreprendre, y compris l'organisation, dans des délais courts, d'une nouvelle mission dans les territoires sahraouis. Les parlementaires belges ont relevé, à la fois, la grande dignité des Sahraouis et leur colère de dépendre de l'aide humanitaire pour vivre. C'est ce sentiment d'injustice et d'humiliation qui risque, selon eux, de ne plus contenir la volonté des Sahraouis de reprendre les armes. Les autorités sahraouies ne cessent de rappeler les développements positifs en faveur de leur cause, en citant l'exemple de l'initiative du Parlement européen, de l'Onu et des grandes puissances pour un règlement juste, en conformité avec les résolutions internationales, qui garantissent le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
APS
BRUXELLES, 18 sept 2008 (APS) - Le Groupe interparlementaire informel Belge pour la Paix au Sahara occidental s'est réuni jeudi à Bruxelles pour évaluer la situation et pour fixer son agenda pour les actions qu'il compte mener à court terme en faveur de la cause des sahraouis.Les parlementaires, qui se sont réunis à la Maison des Parlementaires, ont pris connaissance, à cette occasion, du contenu d'un rapport élaboré par une délégation belge qui s'est rendue en mai dernier dans les camps de réfugiés de sahraouis et dans lequel est présentée la situation administrative et politique du Sahara occidental, ainsi que la situation difficile dans laquelle vivent les populations sahraouis.Le rapporteur de cette délégation de Wallonie (région francophone belge), Lucien Belvaux, un syndicaliste de Charleroi, a affirmé, après avoir exposé le mode d'organisation administrative et politique du Sahara occidental, que ce pays doté d'institutions élues, fonctionnait de façon démocratique. Il a rappelé que dans la constitution de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD), il est précisé que le multipartisme sera la base du nouvel Etat que le Polisario veut, démocratique et favorable à l'économie de marché. La constitution affirme également l'égalité totale entre les hommes et les femmes, et ce, dans tous les domaines. Pour être élu ou électeur dans ce pays, il suffit d'avoir l'âge de 18 ans, sans distinction aucune, a-t-il ajouté.Pour justifier l'absence de partis dans la RASD, il a expliqué que compte tenu la situation présente, soit "l'occupation du territoire par une puissance coloniale", "les diverses sensibilités qui composent le Polisario ont décidé de mettre leurs différences en veilleuse et de créer une Union sacrée, face à l'ennemi". M. Belvaux a également insisté dans son rapport sur la totale indépendance de la justice dans la RASD. "Comme chez nous, la justice est totalement indépendante. La constitution confirme bien la séparation des pouvoirs ", a-t-il témoigné avant d'affirmer que les magistrats sont choisis pour leur indépendance, la qualité et le sérieux de leur formation. Ce sont en général des juristes diplômés de diverses universités étrangères, a-t-il . Il a constaté également la quasi absence de litiges, la criminalité étant inexistante dans ce pays.Par ailleurs, le rapporteur est très admiratif devant les réalisations de ce pays dans le domaine de l'enseignement et culturel en dépit du manque de moyens dont il dispose. "Il y a trente ans, quand les réfugiés sahraouis ont occupé le désert, 45 % de la population était scolarisé, aujourd'hui ce taux atteint plus de 95 %", a souligné M. Belvaux. Selon le rapport, la RASD est dotée également d'un centre culturel, d'une école de femmes et d'un centre artisanal.De son côté évoquant les difficultés dans lesquelles vivent les populations sahraouis, un autre membre de la délégation, Mme Thérèse Hublart, a brossé un tableau alarmant de la situation alimentaire. "Il faut savoir que les hangars de stockage sont vides, il n'y a ni farine, ni lentilles, ni sucre, ni huile comme distribués, sous forme de paniers, régulièrement depuis 1985", a-t-elle déploré.
Elle a relevé l'insuffisance des quantités d'eau, les sahraouis sont ravitaillés en eau avec des citernes de 18000 litres pour 5 à 7000 personnes. Selon elle ces quantités sont insuffisantes car il faudrait 15 à 25 litres jour par personne, sans oublier qu'elle contient beaucoup de chlorure de sodium, d'iode et de fluor.Sur le plan sanitaire, elle estime que pour réduire le taux de mortalité et de morbidité il faut améliorer la qualité des services de soins de base et mettre en place une coordination sanitaire. "Des lacunes existent au niveau de la gestion des médicaments, de la santé scolaire et des équipements de laboratoire. Une malnutrition aiguë entraîne de l'anémie et des infections tandis qu'une malnutrition chronique amène un retard staturo-pondéral de deux ans chez les jeunes enfants du à la quasi absence de protéines animales et d'apport de vitamines C et de calcium dans l'alimentation", a-t-elle expliqué.Concluant son témoignage, M. Belvaux a déclaré que " rien ne justifie sur le plan administratif que le Maroc demande l'annexion du Sahara occidental ", avant d'ajouter qu'il était de son devoir de dénoncé cette injustice. " Ne pas le faire, selon lui, c'est trahir ceux qui vivent dans les camps ".Il a par ailleurs insisté sur le fait que le peuple sahraoui se sent humilié de vivre de l'aumône internationale. " Ils ont le moral, mais c'est une façade. Ils restent dignes parce qu'ils sont fiers " a-t-il insisté et d'ajouter : " Rien que pour son courage ce peuple mérite d'avoir son indépendance ". Il a en outre averti que le Polisario tente de retenir les gens, surtout les jeunes, qui pour beaucoup veulent reprendre le combat. " Ils ont en marre", a-t-il soutenu.A ce sujet, le représentant du Front Polisario en Belgique, Jamal Zakari, a soutenu que " ce que vivent les sahraouis, en particulier ceux qui vivent dans les territoires occupés et qui subissent quotidiennement l'humiliation de l'occupant, est une tragédie, humaine ". "La plus grande majorité ses sahraouis, en particulier les jeunes, se sentent frustrés vis-à-vis de la communauté internationale qui ne fait rien pour faire pression sur l'occupant afin qu'il respecte la légalité internationale".Au sujet de l´éventuelle nomination de M. Christopher Ross comme nouvel envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara Occidental , M. Zakari a déclaré que les autorités Sahraouies ne peuvent que s´en féliciter si cette nomination se confirme. Position exprimée également par Pierre Galant, président de l'EUCOCO (la Coordination européenne des comités de soutien au peuple sahraoui) qui a dit que pour sa part il partageait l'avis des sahraouis.En fin, de son coté, Mme Christiane Vienne, présidente du groupe parlementaire Belge a annoncé une prochaine réunion du groupe afin d'aborder la question d'un déplacement de parlementaires au Sahara occidental pour évaluer la situation sur place.
يقول المثل العربي الشهير اذا لم تستحي فافعل ماشئت

Le titre du journal algérien :Les harkis sortent du bois

Le gouvernement marocain fait fonctionner ses relais pour diaboliser le Front Polisario et l’Algérie.(beaucoup mois que l'algérie )
Cette fois-ci la couleuvre est trop grosse pour l’avaler. La presse marocaine, à la botte du trône chérifien (beaucoup moins que la presse algérienne, qui est aux bottes des généraux algériens) , rapporte dans son édition du 18 septembre 2008 que les droits de l’homme sont violés dans les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf.C’est sans aucun doute, la nouvelle trouvaille que les négociateurs marocains mettront sur le tapis au cours de ce 5e round de négociations qui se profile, pour tenter d’imposer leur projet de plan d’autonomie aux territoires du Sahara occidental qu’ils occupent depuis 1975.«Les violations des droits de l’homme à Tindouf ont été dénoncées vigoureusement à Genève par une délégation de Sahraouis unionistes, qui ont appelé à des pressions sur l’Algérie et le Polisario pour cesser les dérives» met en exergue le quotidien marocain «Aujourd’hui le jour».Son confrère, Le Matin, ajoute «les membres d’une délégation des provinces du Sud ont souligné, mercredi à Genève, que l’autonomie proposée par le Maroc est l’unique solution pour mettre fin au drame humain qu’endurent les populations sahraouies dans les camps de Tindouf, au Sud-Ouest algérien». Autant dire que c’est le monde à l’envers.La campagne de désinformation a commencé. Elle est savamment orchestrée.Le Makhzen lance son offensive par le biais de ceux qui lui ont prêté allégeance. Ceux qui mangent dans sa main. Ceux qu’ils dénomme les unionistes. Des Sahraouis ralliés au plan d’autonomie marocain qui ont décidé de piétiner les corps de leurs frères Sahraouis qui croupissent dans les prisons marocaines et la tristement célèbre «Cacel Negra».«36 prisonniers politiques détenus dans huit prisons marocaines au seul motif d’avoir demandé le droit de leur peuple à l’autodétermination et à l’indépendance», a révélé, la semaine dernière, le président de la République arabe sahraouie au cours d’une conférence sur l’administration et la gestion qui a été organisée dans le camp des réfugiés du 27 février.La délégation des renégats sahraouis avait une autre mission: escamoter le conflit du Sahara occidental. L’entourer d’un tissu de mensonges. Tromper l’opinion internationale.«L’Algérie est le premier responsable des violations des droits des populations sahraouies dans les camps de Tindouf où elle sont privées de leurs droits les plus élémentaires» accuse un obscur ancien diplomate M. Ghalaoui, dont la déclaration a été rapportée par le journaliste d’Aujourd’hui le jour. Edifiant! Quand on sait que les camps de réfugiés sont en permanence ouverts à la presse internationale ainsi qu’aux organisations humanitaires internationales.Ces propos sont relayés par la délégation sahraouie fantoche emmenée par Sid-Ali El Ghaloui, présenté comme un ex-représentant du Polisario en Italie par le journal marocain ainsi qu’une certaine Saâdani Maoualaïnine, qui serait une ancienne victime de déportation forcée, selon le même quotidien.On connaissait la déportation des Juifs.Les camps de concentration d’Auschwitz, de Treblinka, les comparer aux camps de réfugiés de Tindouf revient à franchir un pas qui pourrait avoir de fâcheuses conséquences. Mais il y a, sans aucun doute, une explication très plausible à cela: le Maroc a été ébranlé par l’offensive victorieuse et diplomatique, celle du Front Polisario.Le départ de Peter Van Walsum, ex-représentant personnel de Ban Ki-moon pour le Sahara occidental, réclamé à cor et à cri par le Front Polisario, qui a fini par obtenir gain de cause, a été mal vécu du côté du Royaume chérifien.Le diplomate Néerlandais l’a reconnu: «Le Polisario a pris l’ascendant sur le Maroc.» Un début de justice qui se profile. Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la cause du peuple sahraoui vient d’être renforcée par l’obtention du prix Robert F. Kennedy (RFK) des droits de l’homme pour son «combat en faveur de l’autodétermination du Sahara occidental et contre les abus du gouvernement d’occupation marocain».C’est l’annonce qui a été faite par l’organisation basée à Washington. La panique qui s’est emparée du Makhzen risque de se transformer en traumatisme politique le jour où flottera le drapeau sahraoui sur l’ensemble du Sahara occidental.
Mohamed TOUATI
Commentaire du WEBMASETR:
Ce qui a attiré mon intention en lisant cet article c'est le caractére insultant et le comportement lugubre de ce journaliste qui n'a rien de journaliste mais de militant d'une cause qui n'est pas la sienne.
Inutile de rappeller le comportement haineux et insultant de la presse algériene , qui en comparaisant à la presse marocaine, est beaucoup plus soft dans le traitement de certains sujet relatif à l'Algérie.
Certes, ça ne changera rien au cours de l'histoire, mais le temps vous dira, oh combien vous vous trompez et que le vrais combat se situe bien ailleurs.
ça pue le racisme et la haine envers le Maroc, un pays millinaire et d'une grande histoire contrairement à l'Algérie, un pays de batard.

Friday, September 19, 2008

LA PROPAGANDE DE L'AGENCE DE PRESSE ALGERINNE SUR LE DOSSIER DU SAHARA MAROC...LISEZ CE QUI SUIT

BRUXELLES, 18 sept 2008 (APS = SPS) - Le Groupe interparlementaire informel Belge pour la Paix au Sahara occidental s'est réuni jeudi à Bruxelles (FAUX: il n'y avait aucun parlementaire présent sauf madame vienne qui n'a pas pris la parole, elle doit juste etre présente puisque la salle est reservée à son nom) pour évaluer la situation et pour fixer son agenda pour les actions qu'il compte mener à court terme en faveur de la cause des sahraouis.Les parlementaires (qui n'étaient pas présents), qui se sont réunis à la Maison des Parlementaires = mensonges , ont pris connaissance, à cette occasion, du contenu d'un rapport élaboré par une délégation belge (une délégation de chômeurs, de vieux et de paumés) qui s'est rendue en mai dernier dans les camps de réfugiés de sahraouis et dans lequel est présentée la situation administrative et politique du Sahara occidental, ainsi que la situation difficile dans laquelle vivent les populations sahraouis.Le rapporteur de cette délégation de Wallonie (région francophone belge), Lucien Belvaux, un syndicaliste de Charleroi (pensionné depuis des années), a affirmé, après avoir exposé le mode d'organisation administrative et politique du Sahara occidental, que ce pays doté d'institutions élues, fonctionnait de façon démocratique. Il a rappelé que dans la constitution de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD), il est précisé que le multipartisme sera la base du nouvel Etat que le Polisario veut, démocratique et favorable à l'économie de marché. La constitution affirme également l'égalité totale entre les hommes et les femmes, et ce, dans tous les domaines. Pour être élu ou électeur dans ce pays, il suffit d'avoir l'âge de 18 ans, sans distinction aucune, a-t-il ajouté.Pour justifier l'absence de partis dans la RASD, il a expliqué que compte tenu la situation présente, soit "l'occupation du territoire par une puissance coloniale", "les diverses sensibilités qui composent le Polisario ont décidé de mettre leurs différences en veilleuse et de créer une Union sacrée, face à l'ennemi". M. Belvaux a également insisté dans son rapport sur la totale indépendance de la justice dans la RASD. "Comme chez nous, la justice est totalement indépendante. La constitution confirme bien la séparation des pouvoirs ", a-t-il témoigné avant d'affirmer que les magistrats sont choisis pour leur indépendance, la qualité et le sérieux de leur formation. Ce sont en général des juristes diplômés de diverses universités étrangères, a-t-il . Il a constaté également la quasi absence de litiges, la criminalité étant inexistante dans ce pays .Par ailleurs, le rapporteur est très admiratif devant les réalisations de ce pays dans le domaine de l'enseignement et culturel en dépit du manque de moyens dont il dispose. "Il y a trente ans, quand les réfugiés sahraouis ont occupé le désert, 45 % de la population était scolarisé, aujourd'hui ce taux atteint plus de 95 %", a souligné M. Belvaux. Selon le rapport, la RASD est dotée également d'un centre culturel, d'une école de femmes et d'un centre artisanal.De son côté évoquant les difficultés dans lesquelles vivent les populations sahraouis, un autre membre de la délégation, Mme Thérèse Hublart (aussi une chômeuse de longue durée), a brossé un tableau alarmant de la situation alimentaire. "Il faut savoir que les hangars de stockage sont vides, il n'y a ni farine, ni lentilles, ni sucre, ni huile comme distribués, sous forme de paniers, régulièrement depuis 1985", a-t-elle déploré, (normal puisque le tout a été détourné par les mercenaires du polisario et des généraux algériens)
Elle a relevé l'insuffisance des quantités d'eau, les sahraouis sont ravitaillés en eau avec des citernes de 18000 litres pour 5 à 7000 personnes. Selon elle ces quantités sont insuffisantes car il faudrait 15 à 25 litres jour par personne, sans oublier qu'elle contient beaucoup de chlorure de sodium, d'iode et de fluor.Sur le plan sanitaire, elle estime que pour réduire le taux de mortalité et de morbidité il faut améliorer la qualité des services de soins de base et mettre en place une coordination sanitaire. "Des lacunes existent au niveau de la gestion des médicaments, de la santé scolaire et des équipements de laboratoire. Une malnutrition aiguë entraîne de l'anémie et des infections tandis qu'une malnutrition chronique amène un retard staturo-pondéral de deux ans chez les jeunes enfants du à la quasi absence de protéines animales et d'apport de vitamines C et de calcium dans l'alimentation", a-t-elle expliqué.Concluant son témoignage, M. Belvaux a déclaré que " rien ne justifie sur le plan administratif que le Maroc demande l'annexion du Sahara occidental ", avant d'ajouter qu'il était de son devoir de dénoncé cette injustice. " Ne pas le faire, selon lui, c'est trahir ceux qui vivent dans les camps ".Il a par ailleurs insisté sur le fait que le peuple sahraoui se sent humilié de vivre de l'aumône internationale. " Ils ont le moral, mais c'est une façade. Ils restent dignes parce qu'ils sont fiers " a-t-il insisté et d'ajouter : " Rien que pour son courage ce peuple mérite d'avoir son indépendance ". Il a en outre averti que le Polisario tente de retenir les gens, surtout les jeunes, qui pour beaucoup veulent reprendre le combat. " Ils ont en marre", a-t-il soutenu.A ce sujet, le représentant du Front Polisario en Belgique, Jamal Zakari, a soutenu que " ce que vivent les sahraouis, en particulier ceux qui vivent dans les territoires occupés et qui subissent quotidiennement l'humiliation de l'occupant, est une tragédie, humaine ". "La plus grande majorité ses sahraouis, en particulier les jeunes, se sentent frustrés vis-à-vis de la communauté internationale qui ne fait rien pour faire pression sur l'occupant afin qu'il respecte la légalité internationale".Au sujet de l´éventuelle nomination de M. Christopher Ross comme nouvel envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara Occidental , M. Zakari a déclaré que les autorités Sahraouies ne peuvent que s´en féliciter si cette nomination se confirme. Position exprimée également par Pierre Galant, président de l'EUCOCO (la Coordination européenne des comités de soutien au peuple sahraoui) qui a dit que pour sa part il partageait l'avis des sahraouis.En fin, de son coté, Mme Christiane Vienne, présidente du groupe parlementaire Belge a annoncé une prochaine réunion du groupe afin d'aborder la question d'un déplacement de parlementaires au Sahara occidental pour évaluer la situation sur place.
Commentaire du WEBMASTER
En tout: il y avait 6 personnes présentes dans la salle ( ces deux retraités belges , Christienne Vienne , Pierre Galand , le représentant des mercenaires du polisario, et un autre de la sécurité militaire algérienne qui controle la situation), la journaliste algérienne de l'APS n'était pas présente, il s'agit d'une propagande lugubre d'une agence de presse d'un autre temps .
Aucun communiqué de presse relatif à cette mission propagandiste n'est pas parvenu à la presse internatonale, et encore moins à la presse marocaine présente en Belgique.

Wednesday, September 17, 2008

Algérie: Les salaires des députés en Algérie représentent plus de 25 fois le salaire minimum, un écart qui choque beaucoup d’Algériens

Les indemnités des députés en Algérie triplent pratiquement avec effet rétroactif à janvier 2008. Le cadeau de l’Aïd offert aux députés est daté du 1er jour du Ramadhan. Il se trouve dans l’ordonnance 08-03 du 1er septembre 2008 qui modifie la loi 01-01 du 31 janvier 2001 relative au membre du parlement. Le cadeau est substantiel. L’article modifié (le 19) dispose désormais que le « montant de l’indemnité de base mensuelle du membre du parlement est fixé selon le point indiciaire 15.505 soumis, aux impositions légales ». Un véritable saut puisque le point indiciaire était de 5.438. Traduit en monnaie sonnante et trébuchante, cela signifie que le salaire de base du simple député va dépasser les 230.000 dinars. Le tout adossé à un rappel depuis janvier 2008. Mais attention on ne parle que de salaires de base. Si l’on ajoute les primes en tout genre que le député de base perçoit, les salaires dépasseront largement les 300.000 dinars.
Le pactole est encore plus important pour les chefs de groupes parlementaires et les présidents de commissions dont le seul salaire de base pourrait dépasser les 270.000 dinars. C’est clair, qu’au regard du peu de travail effectué par les députés en Algérie, cela est très cher payé et que la députation restera une sinécure qui attirera toujours les candidatures. D’autant plus que le fonctionnement du système fonctionne sur une mise en vacance politique du parlement depuis que les députés ne peuvent plus -comme le veut la loi organique de 1999- débattre du programme du gouvernement, le critiquer et éventuellement le censurer. En décrétant que la fonction de « chef de gouvernement » était indésirable, le chef de l’Etat a pratiquement mis au chômage politique la représentation nationale. Il ne lui reste plus que ce rôle fonctionnel, assumé sans état d’âme malgré quelque semblant d’animation ponctuelle, d’adoption des lois.
Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com D’après le Quotidien d’Oran
mercredi 17 septembre 2008.

CDH : La responsabilité des violations des droits de l'Homme à Tindouf incombe à l'Algérie (ancien responsable du polisario)

M. Sidati El Ghallaoui, ex-représentant du "polisario" en Italie a souligné, mardi à Genève, que la responsabilité des violations des droits de l'Homme par le polisario incombe en premier lieu à l'Algérie qui abrite les camps de Tindouf sur son territoire.
"L'Algérie est le premier responsable des violations des droits des populations sahraouies dans les camps de Tindouf où elles sont privées de leurs droits les plus élémentaires", a indiqué, dans une déclaration à MAP-Genève, M. El Ghallaoui, qui prend part parmi une délégation des provinces du sud aux travaux de la 9-ème session du Conseil des Droits de l'Homme (CDH).
"L'objectif de notre visite à Genève est d'éclairer le Conseil des Droits de l'Homme, et à travers lui, les organisations de défense des droits de l'Homme et l'opinion publique internationale, sur les violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf où, a-t-il dénoncé, des populations vivent depuis plus de trente ans dans des conditions inhumaines, privées de leurs droits les plus élémentaires, telle que la liberté de mouvement, et assujetties au diktat du polisario", a ajouté El Ghallaoui.
"Nous nous employons également à amener les organisations internationales à exercer des pressions sur le polisario et l'Algérie pour les obliger à mettre fin à cette situation", a-t-il dit.
El Ghallaoui a, d'autre part, indiqué avoir rencontré en compagnie de Mme Saadani Maoulainine, victime de déportation forcée, en marge des travaux du CDH, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch à qui "nous avons décrit la situation dramatique que vivent nos frères dans les camps de Tindouf".
Il a ajouté avoir également informé l'organisation des violations dont les populations de ces camps sont victimes, comme l'absence de liberté de mouvement, le détournement des aides humanitaires à des fins personnelles, les tentatives d'effacer l'identité marocaine de ces sahraouis, notamment à travers la déportation de leurs enfants.
La délégation des provinces du Sud qui participe aux travaux du Conseil des Droits de l'Homme comprend, outre M. Sidati El Ghallaoui et Mme Saadani Maoulainine, M. Mostafa Bouh, ancien membre du bureau politique du "polisario" et Moulay Ahmed Mghizlate, membre du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires sahariennes (Corcas).Genève, 16/09/08 - MAP

Tuesday, September 16, 2008

Un attentat à la bombe près d’Azazga en Algérie a fait 4 blessés parmi les gendarmes.lundi 15 septembre 2008.

Un attentat à la bombe a été perpétré, hier, à la sortie est de la ville d’Azazga, dans la wilaya de Tizi Ouzou (nord de l’Algérie), sur la RN 12, en allant vers Yakouren, faisant quatre blessés parmi des éléments de la Gendarmerie nationale. Il était près de 11 heures lorsqu’une patrouille de gendarmes a été ciblée par un groupe armé qui a fait exploser à distance une bombe enfouie sous terre. L’explosion, qui a été entendue à des kilomètres à la ronde selon certains témoignages, a causé des blessures à quatre gendarmes.Trois ont été évacués vers l’hôpital d’Azazga tandis que le plus sérieusement atteint a été transféré au CHU Nedir-Mohammed de Tizi Ouzou. L’explosion a été suivie d’un violent accrochage qui a opposé les gendarmes aux terroristes du groupe auteur de l’attentat. Les terroristes se sont repliés dans le massif forestier de Yakouren. Les forces de l’ANP ont déclenché une opération de recherches, dans laquelle ont été mobilisés des hélicoptères de reconnaissance.
Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com D’après Le Courrier d’Algérie - 16/09/2008

Monday, September 15, 2008

ALGERIE: CHÔMAGE, LICENCIEMENTS, SOUS-EMPLOI...La pauvreté s’installe dans les foyers16

3 millions d’élèves nécessiteux ont été recensés à l’occasion de la rentrée scolaire alors que plus d’un million de retraités touchent moins de 11.000 DA.
Ces deux exemples illustrés par deux catégories extrêmes d’une population globale estimée à près de 35 millions d’âmes par le dernier recensement montrent à eux seuls, une tendance certaine de la société algérienne vers une paupérisation qui la gagne doucement mais sûrement.A des degrés divers certes, toutes les couches sociales sont concernées. L’érosion du pouvoir d’achat des classes moyennes, pourrait en cela s’avérer désastreux pour l’économie nationale. Etant par essence consommatrices, elles peuvent si les moyens venaient à lui manquer, provoquer la relance de la consommation. Si l’on se fie à nos deux exemples, plus de 4 millions d’Algériens au moins seraient dans le besoin. Ils vivraient chichement dans le meilleur des cas. La première catégorie concerne une tranche d’âge que l’on peut situer entre 6 et 18 ans. Un contingent de 8 millions d’âmes qui forme les futures forces vives de la nation. Certains d’entre eux viennent juste d’ouvrir leurs yeux à la vie alors que les autres vont y entrer de plain-pied dans un avenir proche. 3 millions d’entre eux partent avec un handicap sérieux. Ils sont nécessiteux. La seconde est formée majoritairement par des citoyens ayant atteint l’âge légal de la retraite, c’est-à-dire 60 ans et plus. Leurs revenus sont dérisoires: 11.000 DA et moins. Dans leur quasi-totalité, ils continuent à subvenir aux besoins de leurs familles. Une augmentation de 5% de leurs pensions vient d’être décidée en Conseil de gouvernement. Pourquoi la bonne santé financière de l’économie algérienne, estimée à plus de 130 milliards de dollars de réserves de change, n’a pas plus profité aux masses laborieuses? A l’Algérie d’en bas? Celle qui est la plus nombreuse mais aussi la plus atteinte par la flambée des prix de tous les prix des produits de consommation sans exception. Cela commence par la pomme de terre, légume indispensable de la cuisine algérienne à la banane ou au raisin pour les mieux lotis, bien évidemment. N’étant pas par «vocation», un pays producteur de richesses, notre salut n’est dû qu’à cette manne fabuleuse engrangée par les recettes en hydrocarbures: la rente pétrolière. C’est à elle seule que revient cette lourde responsabilité de faire tourner l’économie nationale. Est-elle équitablement répartie? Faut-il y puiser plus pour réduire les inégalités sociales au risque de mettre en péril les projets en cours et à venir dans le cadre du développement économique? Les élus du peuple du palais Zighoud-Youcef ne se sont pas gênés. Une attitude prédatrice qui est loin de représenter le bon exemple. Mais à bien regarder et en faisant fi de ces réflexes qui ne grandissent pas les élus de la Nation, le mal est plus profond. L’Algérie paie en grande partie et «cash», la politique économique prônée dans les années 70.Celle de «l’industrie industrialisante». Celle des usines clés en main qui ont volé de contre-performances en contre-performances. Elles ont englouti des sommes colossales d’argent et vomi des dizaines de milliers de salariés. Des licenciements massifs qui ont conduit au chômage puis à l’assistanat et quelquefois, pour certains et pour leur malheur, à la mendicité. Le phénomène est loin d’être enrayé aujourd’hui et malgré les efforts des pouvoirs publics pour remettre à flot, certaines entreprises jugées encore viables, les investissements nécessaires ne sont pas au rendez-vous. La plupart de celles qui sont à privatiser n’ont pas trouvé acquéreurs ce qui n’est pas de bon augure. La lutte pour préserver l’emploi est au centre des débats et la pauvreté aussi, sinon plus.
Mohamed TOUATI - L'EXPRESSION 16/09/2008

CDH: L'ATSDDH appelle le CDH à jeter la lumière sur le sort des personnes disparues dans les camps de Tindouf

L'Association la Tribune Sahraouie de Défense des Droits de l'Homme (ATSDDH), a lancé, lundi à Genève, un appel pressant au Conseil des Droits de l'Homme (CDH), afin de jeter la lumière sur le sort des personnes disparues dans les camps du +polisario+ à Tindouf, dans le Sud-ouest algérien.
Dans cet appel, lancé à l'occasion de la tenue de la 9-ème session du CDH, l'association "invite également le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme à ouvrir, d'urgence, une enquête pour lever le voile et élucider le cas de ces disparus".
"Ayant vécu pendant des années dans les camps de la honte à Tindouf, administrés par les séparatiste du +polisario+, armés et soutenus par l'Algérie, nous avons été les témoins de crimes de torture, de séquestration et de disparitions forcées de personnes qui n'ont commis de tort que de désapprouver les orientations de la centrale séparatiste", dénonce l'ATSDDH, présidée par M. Hanne Moussaoui.
Afin de permettre aux enquêteurs internationaux de mener à bien leurs investigations, l'Association appelle "l'ensemble de la communauté internationale à intervenir auprès des autorités algériennes, qui abritent et financent les séparatistes du +polisario+, pour autoriser les personnes en charge de ce dossier à se rendre dans les campements du +polisario+ et mener leurs enquêtes", l'invitant à penser aux familles de ces disparus, restées sans nouvelles des leurs depuis plus de trente ans.
L'ATSDDH exige que les dirigeants du +polisario+ responsables des crimes de torture, de séquestration et de disparitions forcées soient traduits en justice. Genève, 15/09/08 - MAP

L’Algérie demeure un pays mal géré et souffrant de corruption et d’injustice

Les maux dont souffre l’Algérie, notamment la corruption, l’injustice ou la hogra et le chômage, poussent chaque année des dizaines de milliers d’Algériens à quitter le pays, soit par les voies légales ou illégalement. Il ne se passe pas une semaine sans que la presse ne rapporte des cas de harraga qui ont tenté de quitter l’Algérie au péril de leurs vies.
Face à cette situation alarmante, le président Abdelaziz Bouteflika doit tirer les leçons des échecs de ses gouvernements successifs et définir une nouvelle stratégie nationale visant à offrir plus d’opportunités de formation et de travail pour les jeunes algériens, et à lutter efficacement contre la corruption et l’injustice en Algérie.
Par Mourad, www.algerie-dz.com 14/09/2008

Sunday, September 14, 2008

Algérie: Plusieurs localités manifestent leur colére; les émeutes de l'électricité

Sonelgaz a brillé ces derniers jours par des coupures d’électricité répétées.
Ces défaillances dans l’alimentation en énergie électrique ont provoqué des incidents et des émeutes dans plusieurs localités à travers le territoire national.Corso (dans la wilaya de Boumerdès), Tissemsilt, Chlef, Béchar, Blida et bien d’autres localités du pays ont connu un climat d’émeute. Les habitants, tous âges confondus, ont barré des routes, à l’aide de poteaux d’éclairage public arrachés et de pneus.La ville de Béchar a connu, tard dans la soirée de mercredi, un mouvement d’émeute qui a frôlé l’irréparable.Des jeunes en grand nombre ont coupé la route à la circulation. Ils ont entreposé des objets hétéroclites, pylônes électriques et plaques de signalisation arrachés ou saccagés sur les voies publiques barricadées par des pneus brûlés. Ils ont exprimé leur colère.Les habitants de cette localité souffrent depuis plusieurs jours des coupures répétées de l’électricité. En plus de la forte canicule qui sévit (45° à l’ombre), ce qui a accentué leur «rage», c’est de voir d’autres quartiers qui ne connaissent pas le délestage selon eux.Ils crient à la discrimination, à l’injustice.Blida aussi a connu la même situation. Les incendies qui ont ravagé une grande partie de Chréa ont, selon le responsable de Sonelgaz de cette ville, fait tomber des câbles et pylônes. Mais les habitants de la cité «Berriane» dans la localité de Guerouaou ont coupé la route en signe de protestation contre les coupures d’électricité et cela depuis le premier jour du Ramadhan.Ce sont les mêmes signes de désolation. Pneus brûlés, routes barricadées, les habitants de cette localité ont exprimé leur colère sous l’oeil vigilant et tranquille des services de sécurité. Même scénario dans la wilaya de Chlef plus précisément dans la commune de Ouled ben Abdelkader. Les bougies utilisées lors des récentes coupures d’électricité, au sein d’une maison, ont provoqué un incendie et le drame d’une famille à travers la mort d’une fille. Dès lors les habitants de ce hameau ont barré la route pour manifester contre le délestage. Tissemsilt, Corso ainsi que certaines localités de la Kabylie ont toutes connu les mêmes péripéties ces derniers jours.
R.N - L'EXPRESSION 14/09/2008

Saturday, September 13, 2008

Algérie: Des heurts font plusieurs blessés

Cinquante (50) blessés et 45 interpellations. Tel est le triste bilan des affrontements entre supporters qui ont eu lieu, hier, à Mostaganem, à l’occasion du match qui a opposé l’ES Mostaganem et le MC Oran. La tournure prise par les événements a provoqué une grosse panique au sein de la population de Mostaganem.

Le match entre l’ES Mostaganem et le MC Oran était fortement appréhendé en raison de la proximité mais surtout de l’engouement des supporters Oranais qui étaient venus en force. Ils seront au moins 20.000 à avoir effectué le déplacement, ce qui incita les services de sécurité à mettre en place un dispositif impressionnant. En effet, ils seront près de 700 policiers avoir été mis sur le pied de guerre dès le début de la matinée. Si bien qu’à l’approche du coup d’envoi et les premières échauffourées dans les environs immédiat du stade Commandant Faradj, ils procèderont à une douzaine d’interpellations préventives.
Surexcités, malgré le Ramadhan, des supporters oranais prendront place sur les gradins et les tribunes, ne laissant que la portion congrue aux fans de l’ES Mostaganem. Bien avant le début du match, le stade plein comme un chaudron, était déjà au bord de l’explosion. Dès le coup d’envoi, la tension montera d’un cran supplémentaire, ce qui fera craindre le pire aux amateurs du beau jeu que les gars de l’ESM pratiquaient avec une certaine réussite. A plusieurs reprises, ils feront frissonner les oranais. C’est sans doute ce jeu alerte et plaisant qui fera chanceler les supporters oranais qui craindront pour leur club.
Se faisant malmener en défense, les hamraoua commencèrent par des quolibets et autres insultes où l’obscénité sera de rigueur. Après les terribles assauts des dix dernières minutes, la galerie oranaise prendra conscience que le match allait basculer inévitablement en faveur des Espérantistes. C’est probablement pour éviter le pire qu’ils décideront d’engager l’épreuve de force, juste au moment où les joueurs rejoignaient le vestiaire pour la mi-temps. Puis soudain, l’une de tribune s’enflamma. De véritables hooligans, surexcités et téméraires, se mettront à jeter des projectiles vers la tribune centrale où les supporters de Mostaganem avaient pris place.
Assaillis par le déluge de projectiles, ces derniers quitteront précipitamment les gradins. Leurs assaillants redoubleront alors de férocité et s’attaqueront à une autre tribune qui sera évacuée en un clin d’œil. Le service d’ordre entrera alors en action et fera évacuer les supporters surexcités dont plus de 45 seront interpellés. Durant la pause, le stade était pratiquement vide. Ayant apparemment atteint leur objectif, celui de faire arrêter le match qui se serait soldé par une cuisante défaite pour leur équipe, les oranais s’en prendront au service d’ordre et aux citoyens. Des agressions à l’arme blanche ou à l’aide de barres de fer -récupérées sur un chantier situé à l’intérieur du complexe-, feront plus d’une soixantaine de blessés, dont une vingtaine de policiers.
Au service des urgences ; Hadj Slimane Mokhtar et Djoudi Djillali, les deux infirmiers, avaient fort à faire avec les blessés qui affluaient sans interruptions. Conduits par les ambulances ou par des particuliers, les nombreux blessés n’avaient plus que leurs yeux pour pleurer et se tordre de douleur. Belbachir Abdelhamid, un adolescent au regard d’ange, tente de cacher sa douleur. Son dos aura été latéralement labouré par une lame impitoyable. Agressé violemment pour son portable, un Oranais se tordait sous une douleur abdominale. Au siège de la sûreté de wilaya, on s’affairait à auditionner les suspects interpellés et à recenser les blessés. Un jeune, à peine 14 ans, suppliera un officier de relâcher son frère aîné. D’autres viendront aux nouvelles.
A l’heure des premiers bilans, il s’avère que la catastrophe tant redoutée aura été évitée. Même si l’on ne signale que quelques pares brises cassés et le vol d’une mobylette, on ne nie pas que la ville a vécu un véritable choc. En ce début de championnat, personne ne s’explique l’agressivité des Oranais. Ce qui est certains c’est que les deux clubs risquent des sanctions à la mesure de la gravité de l’évènement. Encore heureux que l’arbitre ait pris la sage décision d’arrêter la partie. Que se serait-il passé si le match était allé à son terme, avec à la clé une victoire des locaux ? La ville aurait été probablement mise à feu et à sang.
Par Yacine Alim 13/9/2008

Algérie: Émeutes à Aït Yahia Moussa (Tizi Ouzou) : Un jeune blessé par balle

Un jeune a été blessé par balle lors des affrontements qui ont eu lieu, mercredi dernier, entre des manifestants et des militaires au chef-lieu de la commune d’Aït Yahia Moussa, à 25 km au sud-est de la ville de Tizi Ouzou. Ce dernier, âgé de 18 ans, a été atteint d’une balle au niveau de la jambe au moment où les soldats de l’ANP tiraient des coups de sommation pour repousser la foule.
Tizi Ouzou : De notre bureau
Il a été évacué en urgence à l’hôpital pour subir une intervention chirurgicale. Selon des informations locales, il est hors de danger. Les mêmes sources précisent que ce jeune aurait tenté de s’introduire à l’intérieur de l’immeuble abritant des bureaux de l’Armée. Après cet incident, les hostilités s’intensifieront de plus en plus. La situation a failli tourner au pourrissement dans la soirée de mercredi. Des jeunes en colère voulaient en découdre avec les éléments de la brigade antiémeute, dépêchés sur les lieux pour quadriller le campement militaire, assaillis par les villageois venus exprimer leur colère suite aux incendies dévastateurs qui ont ravagé leur bourgade. Ils accusent les militaires d’être à l’origine de des feux de forêt.
Du côté des autorités locales, c’est la confusion la plus totale. Le chef de daïra de Draâ El Mizan, dans sa tentative de rapprocher la foule, a été insulté de toures les couleurs par des jeunes. On a remarqué également la présence du MM. Lakhdari et Metahri, respectivement député et vice-président de l’APW, ainsi que plusieurs élus locaux de la commune. Toutes leurs tentatives d’appeler les manifestants au calme ont été vaines. « Les jeunes ont perdu confiance en ces responsables qui ne viennent que pour les calmer sans apporter des solutions fiables à leur marasme », fulmine un citoyen. Les affrontements se sont poursuivis durant une bonne partie de la soirée. Les manifestants lançaient sporadiquement des pierres contre les brigades antiémeutes.
Dans l’après-midi de jeudi, une commission a été dégagée pour se rendre à la wilaya et tenter de trouver une issue favorable à la crise. Cette délégation a été reçue par le wali en présence des membres de l’exécutif. Les doléances formulées par les représentants des villageois, à savoir l’indemnisation et l’inscription d’un plan d’urgence pour les villages touchés par les derniers incendies, ont été entièrement acceptée par le wali. Ce dernier a pris des engagements solennels quant à la prise en charge des familles sinistrées. Mais la revendication relative au départ ou à la délocalisation de cantonnement militaire du chef-lieu de la commune n’a pas été satisfaite. « Toutes les familles qui ont été touchées par les feux de forêt recensés ces derniers jours dans les différentes localités de la wilaya seront indemnisées en fonction des dégâts occasionnés. Des commissions sont déjà, depuis deux jours, à pied d’œuvre pour mener à bien cette opération. Les soldats de l’armée sont là pour une mission bien définie : celle de la lutte antiterroriste. Leur départ est tributaire de la fin de cette mission, mais tôt où tard les militaires vont quitter cet immeuble qui sera la propriété de la commune d’Aït Yahia Moussa », a déclaré le wali. Hier matin, le calme est revenu et les ouvriers de la commune commençaient à débarrasser les restes des pneus jonchant la RN25. Ce calme, faut-il le signaler, demeure précaire.
Source: L'EXPRESSION 13/09/2008

Friday, September 12, 2008

ALGRIE: Tizi Ouzou, Béjaïa, Boumerdès, Blida, Skikda : Des incendies, des émeutes et des accusations

Les feux de forêts qui se sont déclarés à Tizi Ouzou mardi et qui persistaient hier dans l'après-midi ont causé la destruction de pas moins de 1.793 ha de couvert végétal dont 4.075 arbres fruitiers et des centaines de bottes de foin, selon le bilan communiqué par les services de la Protection civile. Si aucune perte humaine n'est à déplorer, il a été en revanche enregistré deux blessés, une femme et un jeune, dans la commune de Aït Yahia Moussa au sud de la wilaya. Le nombre de foyers enregistrés est de 42 dont douze étaient encore en activité, hier dans l'après-midi, à Aït Oumalou et Tizi Rached. Dans la localité maritime d'Azeffoun, pas moins de 6 foyers ont été enregistrés durant la journée et la nuit du mardi. Tigzirt et Iftissen elles aussi n'ont pas été épargnées. Tous les moyens humains et matériels dont disposent les services de la protection civile de la wilaya de Tizi Ouzou ont été déployés. Mais sur le terrain ces moyens se sont avérés insuffisants pour faire face à ces nombreux foyers d'incendies. Une insuffisance décriée, notamment à Aït Yahia Moussa, dans la daïra de Draa El-Mizan, où les citoyens dénonçant lesdites insuffisances se sont attaqués aux édifices publics et ont bloqué la RN 25 pour exiger la venue du wali. Et jusqu'à hier au milieu de l'après-midi la tension persistait à Aït Yahia Moussa. Les villageois de Afir et Ibouhrane du versant ouest de la commune, les plus touchés par les incendies, ne décolèrent pas et demandaient à connaître l'origine des feux qui ont ravagé des oliveraies, des étables, des poulaillers. Des sources locales indiquent qu'il y a eu de nombreux blessés, mais sans gravité. A Béjaïa, le bilan fait état de 455,5 hectares de végétation détruits au cours des incendies qui se sont déclenchés mardi et hier mercredi, selon un bilan provisoire de la conservation des forêts, établi en début d'après-midi et repris par l'APS. L'ampleur des dégâts, selon la même source, n'est pas loin d'égaler l'ensemble des pertes enregistrées durant toute la période estivale, soit de juin à août, qui ont touché un total de 688 hectares, a-t-on précisé. En deux jours, le feu a parcouru quasiment toutes les régions, avec néanmoins plus d'acuité dans les régions orientales, allant de Boukhlifa à la sortie Est de Béjaïa jusqu'à Melbou, en passant par Tichy, Bakaro, Souk El-Ténine et Aokas, soit sur une distance linéaire de plus de 30 km. Les forestiers, qui ont travaillé sans relâche jusqu'à épuisement dès les premières alertes, survenues mardi au petit matin, n'ont pu que limiter les dégâts, du fait du nombre et la simultanéité des départs de feux, exacerbés de plus par d'autres conditions défavorables que sont le vent et la canicule, a-t-on indiqué. L'extinction de plusieurs foyers, une trentaine sur un ensemble déclaré de 41 départs de feux, laissait transparaître, hier matin, toute l'étendue des dégâts et la désolation qui en a résulté, a-t-on constaté. Des poulaillers, des ruches, des maisons sans occupants et des centaines d'arbres fruitiers, ainsi que des champs de maraîchers, ont été happés par les flammes ou affectés par leurs effets, selon le président de l'APC de Boukhlifa, qui attribue cette vague d'incendies à «des actes volontaires et malveillants». M. Houari de la conservation des forêts n'en pense pas moins. «C'est le résultat d'actes criminels», fulmine-t-il, expliquant: «La canicule seule ou combinée avec le vent ne produisent pas d'étincelles. L'auteur, c'est la main de l'homme que ce soit volontairement ou accidentellement». A Boumerdès, des dégâts importants ont été enregistrés par les services de la protection civile. Selon la cellule de communication de la protection civile, le bilan fait état de la destruction de 3 poulaillers d'une capacité de 10.000 poussins, un grand nombre de ruches, plus de 100 arbres fruitiers ainsi que 245 ha de broussailles et 26 ha d'herbes sèches. Selon la même source, les incendies ont été circonscrits hier à l'aube. De gros moyens humains et matériels ont été mobilisés pour venir à bout des sinistres, notamment 103 pompiers et une vingtaine de véhicules. D'autre part, des renforts ont été dépêchés de la wilaya d'Alger pour prêter main-forte à leurs collègues de Boumerdès. Des citoyens habitant la région ont participé, selon leurs moyens, aux côtés des agents de la conservation des forêts pour lutter contre les incendies. Selon le responsable de la communication de la protection civile, la wilaya de Boumerdès n'a pas connu des incendies d'une telle intensité depuis au moins une dizaine d'années. A Blida, après une nuit de lutte sur plusieurs fronts menée par les éléments de la protection civile qui a engagé toutes ses unités, presque tous les feux de forêts qui s'étaient déclarés sur le territoire de la wilaya ont été circonscrits. Quatre foyers (2 à Blida, 1 à Ouled Yaïch et 1 à Bouinan) demeuraient hier en activité. Pour les autres feux enregistrés au niveau de la wilaya, 2,5 ha de forêts ont été détruits à Blida et la même superficie à Mouzaïa. Pour la commune de L'Arba, 10 ha de pins d'Alep et d'oliviers ont été détruits à Sidi Hamed, 10 autres hectares de maquis à Bohane, à quelques mètres de plusieurs habitations qui ont été menacées par les flammes, ainsi que 30 figuiers et 25 grenadiers. Toujours dans la même commune, mais cette fois-ci dans le hameau de Béni Mellel, une maison de deux pièces a été détruite et à Ouled Slama une autre demeure a été la proie des flammes qui ont pris dans une pièce puis se sont étendues à la chambre à coucher et la cuisine. A Meftah, un poulailler appartenant à l'ONAB a été détruit et les 40.000 poulardes qu'il contenait carbonisées, ainsi que 3.000 bottes de foin. Un autre poulailler, situé à Mouzaïa, a aussi été détruit ainsi que les 2.000 poulets de chair qui s'y trouvaient. 2.000 autres bottes de foin ont aussi brûlé au même endroit. A Skikda, les incendies qui se sont déclarés en plusieurs endroits de la wilaya à partir de mardi dernier, aidés par la canicule qui sévit, se sont poursuivis durant la journée d'hier mercredi. En effet, pas moins de 5 foyers ont été signalés par la conservation des forêts dans les communes de Bouchetata au lieu-dit Aïn Enechma, Béni Béchir, Oued Guerbech, Es-Sebt, Oum Nehal, Oum Toub, Aïn Zana et enfin Aïn Zouit la grande plage. Ce dernier incendie est de loin le plus important et la ville de Skikda d'où il s'est rapproché a suffoqué après avoir été recouverte d'un manteau de fumée qui se propageait sur toute la partie ouest qui a été plongée dans l'ombre avec une pluie de cendres. Un décor apocalyptique. Les incendies ont touché principalement des maquis et des broussailles. L'on a également dénombré, selon les statistiques de la protection civile, la destruction de 2.222 oliviers et arbres fruitiers et de 120 bottes de paille. Jusqu'à hier en fin d'après-midi, les efforts de la protection civile et la conservation des forêts étaient concentrés sur l'incendie de la grande plage qui a pris des proportions inquiétantes. Des habitants ont été contraints de fuir leurs foyers face à la menace des flammes. Aucun bilan n'a été encore arrêté.
N. A. H., K. R., T. M. & A. B. le quotidien d'Oran 12/9/2008

Sahara : Christopher Ross successeur de Peter Van Walsum

Contrairement au premier pronostic qui plaçait Warren Christopher en successeur de Peter Van Walsum, on apprend aujourd'hui que Christopher Ross qui héritera de ce poste. Agé de 65 ans, ce grand connaisseur du Maghreb semble être, selon les américains, la bonne personne au bon endroit.D’après Ignacio Cembrero dans un article publié sur le quotidien espagnol El Pais, le secrétaire général de l’ONU Ban-Ki Moon procèdera dans les prochains jours à la nomination officielle de Christopher Ross, en tant que nouveau médiateur dans l’affaire du Sahara. Selon des sources à l’ONU, ce choix n’est pas le fruit du hasard mais une volonté américaine de montrer une réelle implication dans la gestion de ce conflt qui dure depuis plus de 30 années. Surtout que les négociations entamées il y a un an à Manhasset, semblent toujours au point mort. C’est dans ce sens que la secrétaire d’Etat Américaine Condoleeza Rice, avait déclaré dimanche dernier en marge de sa visite à Rabat qu’une nouvelle ère avait commencé dans le degré d’implication du « gendarme du monde » dans l’affaire du Sahara et que seules les idées logiques seront les bienvenues. «Il y aura un nouveau cycle de négociations, nous soutiendrons les bonnes idées uniquement. (...) Il y a possibilité d'aller de l'avant.", a-t-elle marteler. Pour le Polisario, le temps est pourtant à l'auto-satisfaction. En effet, le front séparatiste estime que la désignation de Ross comme nouvel émissaire dans cette affaire est une très bonne nouvelle du fait que selon eux, un médiateur américain serait bénéfique pour eux à travers le soutien à une vision indépendantiste du Sahara. A l’inverse de l’ancien émissaire Van Walsum qui estimait que l’indépendance du Sahara était « irréalisable ». Pour le Polisario, les Etats-Unis sont les seuls qui peuvent exercer une réelle pression sur le Maroc et le mettre devant le fait accompli. Pendant ce temps, Rabat reste prudent et attend la confirmation sur l’identité du prochain élu au poste d’émissaire des Nations Unies pour le Sahara. Ban-Ki Moon doit faire son choix assez rapidement. L’état d’avancement des négociations ne permet en aucun cas que ce poste de superviseur reste vaquant comme en 2004. En effet, l’ancien secrétaire général Kofi Annan avait mis plus d’un an pour trouver un successeur à James Baker qui avait lui aussi, déposer sa démission.
Mohcine Lourhzal Copyright Yabiladi.com 12/09/2008

Wednesday, September 10, 2008

Les gangs des frontières sud de l’Algérie se sont alliés aux terroristes d’al-Qaida au Maghreb dans le trafic des armes et de la drogue

Les services de sécurité algériens ont exprimé une grande inquiétude pour ce qui est de l’activité d’environ 50 personnes, appartenant aux groupes de bandits sur les frontières entre l’Algérie, le Mali et le Niger. Ces gangs ont des liens avec les éléments d’Al Qaïda dans le grand Sahara. Des sources en rapport avec l’activité des trafiquants ont indiqué que la source d’appréhension de l’Algérie c’est que la majorité des hors la loi dans la région d’Afouhares au Mali et El Aricha et El Dhohr sur les frontières entre Mali- Mauritanie et « plateau Djadou » sur les frontières communes entre la Libye, l’Algérie et le Niger, ont de fortes relations avec « l’escadrille El Moulthimine ».
Selon les mêmes sources, l’escadrille Tarek Ben Ziad sous le commandement du terroriste Abdelhamid Abouzaid s’est transformée en bande de malfaiteurs. Des commerçants Algériens se rendant à la région de Gao au Nord du Mali (près de la frontière sud de l’Algérie) révèlent que les trafiquants de drogue connus, comptent, actuellement, sur la protection de l’escadrille terroriste Tarek Ben Ziad durant leur passage par l’itinéraire El Ouara dans les zones du Oued Zourak et les zones de Afouhares El Ouara au Mali. Un groupe connu sous le nom de « Arkhouma » se referant à son chef Badr Arkhoum au centre des frontières entre le Mali et la Mauritanie, a effectué en 2005 une action de kidnapping de deux ressortissants Qataris qui étaient en mission de reconnaissance des lieux pour l’un des membres de la famille royale Qatarie venu au Nord du Mali pour chasser l’oiseau El habbari, les deux citoyens Qataris n’avaient pas été relâchés qu’après avoir payer une rançon de 300 000 euros.
Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com D’après El Khabar 10/09/2008

Saturday, September 06, 2008

CONDOLEEZZA RICE À ALGER Sur fond de menaces terroristes

La visite de quelques heures qu’effectue aujourd’hui Condoleeza Rice à Alger se fera sous très haute surveillance.Nawel Imès - Alger (Le Soir) - Et pour cause : la secrétaire d’Etat américaine est menacée de mort par Al-Qaïda qui exhorte ses lieutenants à saisir cette «occasion unique pour la tuer avant la fin de son mandat de secrétaire d'Etat». L’information a été confirmée par le site Intelligence Group, un centre américain chargé de surveiller les sites islamistes sur le net. Ce dernier a indiqué avoir intercepté un message lancé sur un des sites d’Al-Qaïda au Maghreb islamique et dit «prendre très au sérieux» ces menaces qui interviennent quelques heures avant le début de la tournée maghrébine de Condoleezza Rice qui la mènera, après la Libye et la Tunisie, en Algérie et au Maroc. A Alger, troisième escale de ce périple, la secrétaire d’Etat évoquera certainement avec le président de la République, la question de la lutte anti-terroriste. Les Etats-Unis, qui ont découvert en l’Algérie un partenaire «incontournable» en la matière, réaffirmeront certainement leur soutien «indéfectible» à Alger. Condoleezza Rice avait donné le ton. Dans un message plein d’éloges, lu le 20 mai par l'ambassadeur des Etats-Unis à l’occasion de l’inauguration du nouveau siège de son ambassade à Alger, elle avait qualifié l'Algérie de «championne de la sécurité régionale et internationale », y voyant même «un leader reconnu en Afrique du Nord et au-delà». Au cours de sa courte visite, la secrétaire d’Etat tentera de réactiver l’initiative de partenariat au Moyen-Orient (MEPI), qui avait suscité beaucoup de réticences, et évoquera certainement la question du Sahara occidental. Selon un porte- parole du département américain, «Mme Rice devrait évoquer en Algérie le dossier des Algériens détenus à Guantanamo et en Irak, notamment ceux qui ont été internés en Irak et en Afghanistan avant de se retrouver dans la prison de la base américaine à Cuba. Elle va soulever également la question des droits de l’homme en Libye ainsi que dans les autres pays de l’Afrique du Nord, à savoir la Tunisie, l’Algérie et le Maroc». Soucieux de conforter leur position en matière d’échanges économiques, les Etats-Unis, qui voient d’un mauvais œil l’offensive chinoise et européenne au Maghreb, tentent de se replacer en tant que partenaire et de profiter des opportunités qu’offre le marché algérien. Selon les derniers chiffres communiqués par l’ambassade des Etats-Unis en Algérie, les échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l'Algérie atteignent les 20 milliards par an et sont dominés par le domaine énergétique. Plusieurs sociétés américaines sont en effet implantées en Algérie, principalement dans le secteur gazier et pétrolier. Une situation qui a longtemps irrité la partie algérienne qui souhaiterait développer un partenariat plus diversifié qui pourrait permettre à l’Algérie de profiter du capital expérience des entreprises américaines.
N. I. LE SOIR D'ALGERIE 05/09/2008



Wednesday, August 20, 2008

Nouveaux attentats à l'est d'Alger: 11 morts

Onze personnes ont été tuées et 31 blessées mercredi dans deux attentats à la voiture piégée à Bouira, à 120 km au sud-est d'Alger.
Les onze morts sont des civils, selon la radio. Une des deux explosions a visé un bus de voyageurs stationné à proximité de l'hôtel Sophie, dans le centre-ville de Bouira. Une seconde voiture piégée a explosé près du siège du secteur militaire de la ville. Le centre-ville de Bouira a été immédiatement bouclé et un cordon de sécurité a été établi autour de la zone de l'attentat, selon des témoins. (NLE)

Saturday, August 09, 2008

Van Walsum critique la société civile espagnole pour avoir créé de "faux espoirs" sur l'indépendance du Sahara

L'envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies pour le Sahara, M. Peter Van Walsum, a critiqué la société civile espagnole pour avoir incité le "Polisario" à parier sur l'indépendance et contribué "au prolongement de l'agonie" des séquestrés dans les camps de Tindouf.
Dans un entretien au quotidien espagnol "El Pais", publié vendredi, M. Van Walsum a appelé "les Espagnols qui se préoccupent vraiment du bien-être des sahraouis à se demander s'ils agissent correctement en encourageant le +polisario+ à insister sur l'indépendance totale".
Plaidant pour la recherche d'une "solution de consensus inspirée de la réalité sur le terrain", M. Van Walsum a souligné que la "réalité politique sur le terrain se trouve entre les mains du Maroc".
Depuis juin 2007, des délégations du Maroc, du polisario, de l'Algérie et de la Mauritanie ont pris part, à Manhasset, près de New York, à quatre rounds de négociations sous l'égide des Nations Unies en présence de M. Van Walsum en sa qualité de facilitateur des négociations.
Dans un rapport, le 15 avril dernier, devant le Conseil de sécurité, M. Van Walsum avait écarté l'option de "l'indépendance" prônée par le Polisario et Alger, en la qualifiant d'"irréaliste" et d'"irréalisable".Madrid, 08/08/08 - MAP

Friday, August 01, 2008

Paris estime qu'il est grand temps de trouver "une solution réaliste et acceptable par toutes les parties" à la question du Sahara

La France a estimé mercredi qu'il est grand temps de trouver "une solution réaliste et acceptable par toutes les parties, dans le cadre des Nations unies", à la question du Sahara.
"Nous estimons qu'il est grand temps de trouver une solution réaliste et acceptable par toutes les parties, dans le cadre des Nations unies", a déclaré le porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères et européennes dans un point de presse.
Il a rappelé qu'en adoptant à l'unanimité la Résolution 1813 en avril dernier, le Conseil de Sécurité avait demandé aux parties de "poursuivre les négociations sous les auspices du Secrétaire général des Nations unies, sans conditions préalables et de bonne foi".
Le Conseil de sécurité avait également appelé "les parties au réalisme et à l'esprit de compromis pour permettre aux négociations d'entrer dans une phase intensive et substantielle", a-t-il ajouté, faisant remarquer que "la persistance d'un blocage n'est dans l'intérêt de personne".
"Nous soutenons le processus engagé à Manhasset pour trouver une issue politique négociée entre les parties" à la question du Sahara, a réitéré le porte-parole adjoint du Quai d'Orsay.
Paris, 31/07/08-MAP

Monday, July 28, 2008

En visite hier à Bouira : Bouteflika évite la population

Attendue depuis longtemps par une population désabusée qui se sentait boudée, la visite de Abdelaziz Bouteflika, hier à Bouira, a été une grosse déception pour les citoyens : le Président a tout bonnement évité de les rencontrer. Alors que l’annonce officieuse, il y a quelques jours, faisait état d’une visite de deux jours dans plusieurs endroits de la wilaya, celle d’hier s’est limitée aux seules inaugurations ayant eu lieu sur le tracé autoroutier (tunnel de Aïn Chiriki et viaduc de Oued Rekham) et les projets relevant du secteur des ressources en eau, à savoir le barrage et la station de traitement de Tilesdit (commune de Bechloul, à l’est de Bouira) et la pose de la première pierre du projet des grands transferts d’AEP à partir du barrage de Koudiet Asserdoun (Lakhdaria). Rien de particulier en fait.
Bouira. De notre bureau
Le président de la République, visiblement essoufflé, n’a même pas émis de remarques par rapport aux différents projets inaugurés. Tout semblait parfait, si l’on se fie à la façon dont le Président, au cours de sa visite éclair, a procédé aux inaugurations. Il y a certes les questions presque inaudibles posées par le président Bouteflika, mais qui n’étaient liées qu’aux aspects sécuritaires, notamment au niveau des ouvrages d’art de l’autoroute. Par ailleurs, faut-il noter, la frustration de la population de Bouira, celle-là même qui, durant toute la durée de cette visite, a souffert des embouteillages dus à la fermeture de pratiquement toutes les routes et autres voies d’accès.
Les citoyens interrogés se disent tout bonnement désespérés, car le Président aurait dû au moins jeter un petit coup d’œil à leur misère. Des dizaines de citoyens se sont, à cette fin, regroupés dans plusieurs endroits de la ville dans l’attente du passage du cortège présidentiel. Mais peine perdue : Bouteflika est allé voir ailleurs, préférant contourner les agglomérations. Un peu partout, c’est la même impression. Que ce soit dans la région ouest ou dans la région est qui, jusque-là, étaient pratiquement « boudées » par les hautes autorités du pays, c’est la même image de désespoir. Pourtant, il suffirait, peut-être, d’une virée dans les villes, les zones industrielles et autres vastes plaines pour se rendre à l’évidence : Bouira est une wilaya qui attend un geste salutaire pour amorcer son développement.
Les retards dans la réalisation des différents projets, même ceux structurants, pourtant annoncés en grande pompe, sont édifiants à plus d’un titre. Même l’annonce par le ministre de l’Intérieur, M. Zerhouni, de l’attribution à la wilaya d’une enveloppe de 9,7 milliards de dinars dans le cadre du programme complémentaire n’a pas égayé les Bouiris, eux qui savent combien leur wilaya accuse un retard énorme en matière de développement. Enfin, faut-il souligner que la visite présidentielle d’hier n’a pas été pour beaucoup de choses, dans la mesure où seuls les projets déjà annoncés ont été visités. L’on serait tenté de dire que le président n’a pas du tout vu Bouira. Parmi les différents projets programmés pour cette visite, l’on cite le tunnel de Aïn Chriki (Djebahia) dont seul un tube est désormais ouvert à la circulation dans une seule direction, au même titre que le viaduc de Oued Rekham (Aïn Turk).
Sur le même tronçon autoroutier, le Président a inauguré, en présence du ministre des Travaux publics, les sections autoroutières Bouira-Bechloul sur 11 km et Kadiria-Bouira sur 18 km. Les projets relevant du département de Abdelmalek Sellal, présent lui aussi, sont le barrage de Tilesdit (Bechloul) destiné à l’alimentation en eau potable de quelque 291 000 habitants et l’irrigation de 7000 ha, la station de traitement AEP et le projet de transfert d’eau à partir du barrage de Koudiet Asserdoun pour une dotation de 101 hm3/an à distribuer à 14 centres urbains relevant des wilayas de Tizi Ouzou, Bouira, Médéa et M’sila.
Par Lyazid Khaber L'HORIZONS 28/07/2008

Algérie: Les enseignants vacataires poursuivent leur mouvement, 14 grévistes de la faim évacués

Affaiblis physiquement mais toujours aussi déterminés, les enseignants contractuels, en grève de la faim depuis quatorze jours, sont réduits à compter le nombre des grévistes évacués à l’hôpital dont trois dans un état comateux.
Souvent la raison se rapproche de la folie. Il faut être fou ou courageux, dira-t-on, pour se lancer dans une grève de la faim illimitée afin de se faire entendre par un gouvernement qui joue à la sourde oreille. Alors que les grévistes sont à leur quatorzième jour de protestation rien n’a été fait pour dénouer le conflit, même pas une proposition de dialogue. “Faut-il qu’un enseignant décède pour réveiller la conscience du ministre de l’Éducation nationale ou d’un membre du gouvernement ?” s’indigne une enseignante gréviste. Depuis le dixième jour de grève de la faim, le nombre d’évacuations ne cesse d’augmenter. En effet, sur les 45 grévistes venus des quatre coins du pays, 15 ont été évacués d’urgence vers différents hôpitaux, dont 3 dans un état comateux durant trois jours. Le siège du syndicat du Snapap est devenu désormais un lieu de rendez-vous pour les ambulances du Samu qui se déplacent chaque jour pour des évacuations. Essoufflement, baisse de tension artérielle, hypoglycémie... Malgré tout cela, ils tiennent le coup et continuent leur combat. En dépit de leur état physique, les enseignants contractuels ne comprennent toujours pas ce mutisme face à leurs revendications. Selon Mme Ghozlane Nassira, secrétaire générale du Conseil national des enseignants contractuels (Cnec), le mouvement de protestation a été déclenché pour porter haut les revendications des 45 000 enseignants contractuels. Rappelons alors que les titulaires ont déserté leur noble métier, ces ingénieurs et licenciés, fraîchement diplômés étaient les premiers à accepter des postes vacants de l’éducation nationale dans les régions les plus reculées durant les années de terrorisme, maintenant ils sont considérés comme les parias de l’éducation nationale et ils ont été révoqués de leur poste sous prétexte qu’ils n’ont pas le diplôme requis.“Nous refusons l’inacceptable. Alors que certains parmi nous ont 14 ans de service dans l’éducation, ils nous jettent dehors comme des parias. Le combat n’est pas fini, nous le continuerons jusqu'à ce que nous soyons hospitalisés un par un”, précise-t-elle. Ils déclarent tous qu’ils sont déterminés à aller jusqu’au bout et que leur combat se poursuivra jusqu'à la mort. “Nous sommes déjà des morts-vivants. Désormais rien ne nous fait peur”, déclare une enseignante hospitalisée, il y a trois jours, mais qui est revenue continuer son combat malgré le diagnostic des médecins. “C’est le mépris total de la part du ministère de l’Éducation qui n’a même pas désigné une commission médicale pour faire le constat”, ajoute-t-elle. En l’absence d’une réaction du département de Benbouzid, le conseil national des enseignants contractuels, affiliés au Snapap, s’accroche à une initiative qui devrait venir de quelques partis politiques et de certaines personnalités solidaires de leur action. Un comité de soutien a été déjà installé tandis que les messages de solidarité affluent de plusieurs organisations mondiales. Réconfortés par cette solidarité, les enseignants contractuels restent cependant sans voix face au silence assourdissant des pouvoirs publics. Ils s’attendaient à ce que leur situation soit évoquée lors d’un conseil des ministres. Force est de constater que le gouvernement a d’autres priorités. En dépit de ce mépris affiché, la volonté des grévistes n’a pas été altérée. Bien au contraire, hier encore, les syndicalistes attendaient l’arrivée d’un nouveau contingent d’enseignants venus des différentes wilayas pour prendre part à la grève de la faim, devenue l’ultime recours après avoir usé de tous les moyens.
Nabila Afroun - 28/07/2008 LA LIBERTE

Saturday, July 26, 2008

Arrestation du chef de la section Algérie d'Amnesty International: le FFS dénonce

Le directeur de la section algérienne d'Amnesty International (AI), Mehiedine Bachir, a été arrêté jeudi dans la commune de Boudouaou (Banlieue-est d'Alger), annonce le Front des forces socialistes (FFS- opposition).
Dans un communiqué parvenu à la MAP, le premier secrétaire national du FFS, Karim Tabbou, "dénonce cette arrestation et exige la libération immédiate et inconditionnelle" du responsable d'AI.
Le plus vieux parti de l'opposition algérienne, qui inscrit la défense des droits de l'Homme parmi ses principes fondateurs, relève que l'arrestation de Mehiedine Bachir "intervient quelques jours après la publication du dernier rapport d'Amnesty International".
Le FFS accuse le pouvoir algérien de "ne tolérer aucune critique, de n'accepter aucun regard et de n'autoriser aucun contrôle sur sa gestion des affaires politiques, économiques et culturelles". Le parti du président-fondateur Houcine Aït Ahmed, l'un des dirigeants historiques de la lutte de libération nationale, se déclare "mobilisé aux côtés des militants et organisations autonomes des droits de l'homme". Il assure de sa solidarité et de son soutien les animateurs d'Amnesty International. Des organisations autonomes des droits de l'homme algériennes, notamment la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH) et la Ligue algérienne des droits de l'homme (LADH) se plainent constamment d'être frappées d'ostracisme par les pouvoirs publics pour ce qui a trait à la gestion du dossier des droits humains. Elles dénoncent fréquemment leur bannissement des médias publics et "l'opacité" qui caractérise la gestion de ce dossier par les autorités qui se prévalent de "l'état d'urgence" en vigueur depuis 1992.
MAP- Alger 26/07/2008

Friday, July 25, 2008

Tizi-Ouzou: Des terroristes dressent un faux barrage et s'attaquent à un bar à Aîn-El-Hammam

Un peu plus de vingt-quatre heures après que le Directeur général de la police, alors en visite, eut assuré que la wilaya de Tizi-Ouzou sera, d’ici la fin de l’année prochaine, totalement sécurisée, les groupes terroristes écumant la région, comme pour lui répondre, sont sortis de leur tanière pour se signaler en dressant un faux barrage à quelques centaines de mètres de l’entrée ouest de Aïn-El-Hammam, une cinquantaine de kilomètres à l’est de Tizi- Ouzou.Selon une source sécuritaire, il était environ 19 heures 30 lorsque huit terroristes, portant des dossards de la police nationale, se sont postés à un faux barrage au moment où d’autres membres du groupe, dont le nombre n’a pu être déterminé, s’étaient embusqués sur les bas-côtés, pour contrôler minutieusement la «qualité» des usagers de cet axe menant au centre de Aïn-El- Hammam. Le groupe disparaîtra dans la nature peu de temps après avoir dressé «son point de contrôle» pour refaire surface vers 23 heures cette fois en ville, où les huit mêmes terroristes, portant des dossards de la police feront irruption dans un bar. Flairant la visite d’indélicats personnages, le propriétaire, qui s’affairait à la fermeture de son établissement, réussit à fuir par une issue que les terroristes n’avaient pas repérée. Ces derniers s’évaporèrent dans la nature aussi vite qu’ils firent leur apparition, non sans avoir vidé la caisse de son contenu. A. M. 25/07/2008 Le Soir d'Algérie

Thursday, July 24, 2008

ALGERIE: Un kamikaze à moto fonce sur un convoi de l'ANP, 13 militaires blessés.C’est le premier attentat kamikaze à être perpétré à bord d’une moto.

Le terrorisme a encore frappé hier, à Lakhdaria, une localité située à 43 km au nord-ouest de la wilaya de Bouira. Très tôt dans la matinée d’hier, la ville a été secouée par une puissante déflagration qui a fait sortir toute la région de son calme matinal. Un convoi militaire a été pris pour cible par un kamikaze, hier, vers les coups de 6h 30 du matin, à la sortie est de Lakhdaria.Des sources rencontrées sur les lieux de l’attentat, ont avancé un bilan de 13 militaires blessés et aucun mort n’a été déploré. Quelques cas de blessés graves ont été évacués, sur le champ, vers un hôpital militaire à Bordj Menaïel, dans la wilaya de Boumerdès.L’attaque terroriste, selon les blessés, a été perpétrée par un kamikaze qui roulait à moto, armé d’une ceinture explosive, en direction d’un camion militaire faisant partie du convoi qui venait de quitter leur caserne, laquelle, se trouvait au lieudit Zbarboura, environ à un kilomètre du lieu de l’attentat. Le kamikaze a été complètement déchiqueté par l’explosion. Les services de sécurité qui ont établi un périmètre de sécurité à l’endroit de l’attentat, ont réussi aussi à déjouer un autre attentat: une bombe qu’ils ont fait exploser par la suite. A notre arrivée sur les lieux, les traces de l’attentat ont été effacées, mais quelques lambeaux de chair, et les débris de la moto restaient encore sur les lieux de la déflagration.Le recours aux motos pour des attaques kamikazes est une nouvelle forme de violence importée directement du Pakistan.Ce genre d’action terroriste a été utilisé pour la première fois au Pakistan, et même en Afghanistan. Selon des spécialistes, ce sont les talibans qui ont introduit cette idée et le dernier attentat au Pakistan, opéré avec cette méthode, a fait des dizaines de morts et de blessés.Ainsi, après les véhicules piégés, l’usage de ceintures explosives comme cela s’est produit à Batna le 6 septembre 2007 contre le président de la République, semble constituer le nouveau type d’action pour semer la mort. Cette nouvelle méthode renseigne également sur l’étau qui s’est resserré autour des sanguinaires puisque les véhicules font l’objet d’intenses enquêtes. Cherchant désespérément une issue pour faire parler de lui, le Gspc ne recule devant rien. Cette région de Lakhdaria est connue pour être le théâtre des attentats terroristes. Il y a une année, le 11 juillet 2007, un attentat kamikaze a ciblé la caserne de Zbarboura et 8 militaires y ont trouvé la mort. D’autres attentats à la bombe ont été perpétrés dans cet endroit, mais sans faire de grands dégâts. Ainsi, après une accalmie de plus d’un mois, soit la dernière attaque suicide qui a visé la Garde républicaine à l’est d’Alger et qui a fait 3 morts, la terreur terroriste revient cette fois-ci avec un nouveau mode, celui d’utiliser des motos dans des attentats kamikazes. Ce dernier attentat, c’est le premier du genre à être perpétré à bord d’une moto. L’auteur n’a pas encore été identifié, ni la revendication de l’attentat.Cette partie du nord-ouest de la wilaya de Bouira, à savoir les daïras de Kadiria et Lakhdaria, semble renouer avec le cycle des attentats terroristes.La situation sécuritaire est toujours des plus tendues. L’attentat qui a eu lieu hier, intervient au moment où la wilaya de Bouira s’apprête à accueillir le Président de la République, dont la visite est annoncée pour la semaine prochaine et qui inaugurera plusieurs réalisations.
Ali CHERARAK - L'EXPRESSION 24/07/2008

Wednesday, July 23, 2008

Des ONG dénoncent l’appel danois au boycott économique des provinces du Sud

Copenhague a appelé, lundi, les sociétés danoises à ne pas s’impliquer dans le commerce de produits provenant du Sahara marocain, suscitant une vive grogne chez les Sahraouis marocains unionistes. Copenhague appelle les sociétés danoises à cesser toute activité commerciale dans les provinces sahariennes. Dans un communiqué, diffusé lundi 21 juillet, le ministère danois des Affaires étrangères a lancé une mise en garde contre les sociétés du même pays qui auraient des relations commerciales avec le Maroc basées sur des ressources naturelles provenant des provinces du Sud. Contactée hier par ALM, l’ambassadrice de Copenhague à Rabat, Mme Anne-Marie Esper Larsen, a affirmé qu’«il ne fallait pas interpréter l’appel (de son pays) comme un parti pris contre le Maroc», précisant que Copenhague «encourage les parties adverses à trouver une solution politique négociée» au conflit du Sahara. Mais, paraît-il, l’appel danois au boycott cache d’autres enjeux encore plus complexes. Réagissant à cette décision, le vice-président de l’Association le Sahara marocain, Mohamed Ahmed Bahi, a dit que cette action avait été prise sous la pression du lobby algérien. «Le Danemark a des contrats pétroliers avec la société algérienne Sonatrach», a-t-il expliqué, en ajoutant que «d’autres pays comme l’Australie avaient même conclu des contrats avec la soi-disant RASD pour la prospection pétrolière dans le Sahara». M. Bahi, un ex-détenu du Polisario, a appelé le gouvernement marocain a réagir de la manière la plus ferme à pareilles manoeuvres, en l’exhortant à imposer la question sur la table des négociations. Le même son de cloche est relevé chez Mbarek Tamim, membre de la Commission des affaires étrangères et de la coopération au Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (Corcas). «Le gouvernement marocain ne doit pas traiter cette affaire avec légèreté, d’autant plus que l’Algérie utilise tous les moyens, y compris l’arme du pétrole, pour amener les pays européens, notamment scandinaves, à bouder les produits commerciaux en provenance des provinces sahariennes», estime M. Tamim. Rappelant l’action de lobbying menée par Alger dans l’affaire de la signature de l’Accord de pêche entre le Maroc et l’Union européenne, M. Tamim appelle le Maroc à faire preuve de vigilance et s’opposer, vigoureusement, à ces manœuvres en soutenant notamment l’action de la diplomatie associative et parlementaire. Interrogé sur l’appel danois au boycott, Mohamed Talib, membre du Corcas, a appelé pour sa part à une réaction énergique de la part du gouvernement marocain. «Le Maroc doit, de son côté, cesser de traiter avec le Danemark, non seulement à l’intérieur des provinces sahariennes, mais à travers l’ensemble du Royaume», recommande M. Talib. «Il faut que le Danemark cesse toute activité commerciale dans l’ensemble du Maroc, à plus forte raison dans le Sahara qui est une partie intégrante et indivisible du territoire marocain», a-t-il précisé, mettant en garde contre le lobbying algérien en Europe, et notamment dans les pays scandinaves. Un lobbying qui s’est voulu plus agressif ces derniers temps. Pas plus tard que juin dernier, des activistes de la section suédoise de l’ONG écologique internationale Greenpeace ont empêché un bateau de pêche suédois de quitter les eaux territoriales suédoises en direction des provinces sahariennes marocaines. Une action qui fait planer plus d’un point d’interrogation sur la portée politique de cette action, provenant d’une organisation à vocation plutôt écologique. Une incohérence flagrante, qui doit amener à s’interroger de ce côté-ci sur les motivations réelles des manœuvres et des complots que trame l’Algérie de l’autre côté de la rive méditerranéenne, plus précisément dans les pays scandinaves qui n’hésitent pas à violer leur sacro-saint principe de «(neutralité)» à chaque fois qu’il est question de l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc. Le 23-7-2008 Par : M’Hamed Hamrouch

Les terroristes du "polisario ", poussés par les généraux algériens menacent encore une fois de plus de recourir aux armes

Les événements pourraient prendre une direction ni voulue, ni souhaitée tant par la communauté internationale, que par les Sahraouis eux-mêmes.
La lutte du peuple sahraoui pour son droit à l’autodétermination constitue toujours l’objet d’un débat à travers le monde.Les résultats mitigés des négociations qui ont eu lieu, sous l’égide de l’ONU, entre le Maroc et le Front Polisario, n’incitent pas, en vérité, à l’optimisme. Aussi, cette incertitude fait-elle craindre un durcissement des positions des deux parties en conflit, le Royaume du Maroc et le Polisario.Dès lors, les événements pourraient prendre une direction ni voulue, ni souhaitée tant par la communauté internationale, que par les Sahraouis eux-mêmes, qui pourraient cependant être contraints de revoir la position qui a toujours été la leur, qui privilégie la négociation pour arriver à une solution du conflit. Dans cette perspective, les Sahraouis sont restés mobilisés pour toute éventualité. Ce qu’a encore réaffirmé Mme Hamada, ministre sahraouie de l’Enseignement et de l’Education, lors de son passage à Bouira «Si cela nécessite de prendre les armes, les Sahraouis ne ménageront aucun effort pour arracher leur liberté», a ainsi déclaré Meriam Sallek Hamada, lors d’un point de presse organisé, dans la soirée d’avant-hier, à Bouira. Ce qui veut dire que les Sahraouis, qui ne négligent aucune opportunité pour trouver un consensus équitable avec le Royaume chérifien, restent toutefois prêts à reprendre les armes, comme affirmé par Mme Hamada. Cette dernière souligne que Rabat, rechigne à appliquer les résolutions du Conseil de sécurité pour trouver une issue au contentieux qui ne peut être que l’autodétermination du peuple sahraoui. «Le Maroc est derrière tous les blocages que connaît la cause sahraouie», ajoute la ministre.Concernant cette mise en garde, la représentante de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd), affirme qu’en cette période, l’une des priorités est de renforcer l’armée, comme de briser le blocus médiatique sur la question sahraouie et le repeuplement des territoires libérés. Cette position est inspirée, selon Mme Hamada, par le 12e congrès du Front Polisario, tenu au mois de décembre 2007.Par ailleurs, la ministre sahraouie se trouve à Bouira à l’occasion du passage, dans cette wilaya, de la caravane politico-culturelle de solidarité avec le peuple sahraoui, qui a commencé par Bouira et sillonnera 12 autres wilayas du pays, a indiqué Mme Hamada, laquelle a souligné que le but de cette caravane est de faire connaître la cause sahraouie au peuple algérien. Et aussi de porter à la connaissance de l’opinion publique algérienne les souffrances quotidiennes du peuple sahraoui et les pratiques inhumaines infligées par les soldats du roi dans les territoires sahraouis occupés. Comme elle a tenu à remercier l’Etat et le peuple algérien pour leur aide et leur position vis-à-vis de la cause sahraouie.
Ali CHERARAK - L'EXPRESSION 23/07/2008

Saturday, July 19, 2008

Bordj Menail: 6 quintaux d’explosifs découverts

Une importante quantité d’explosifs a été découverte et détruite par les forces de l’ANP, au niveau de l’oued Isser, durant le week-end dernier. Cette quantité est estimée à plus de six quintaux composés d’engrais, d’ammoniac et d’autres produits chimiques ainsi que du TNT.L’emplacement et la localisation du stock ont été indiqués par un dangereux terroriste capturé. En effet, durant la journée de mardi dernier, un terroriste qui fut encerclé par les forces combinées de sécurité au niveau du douar dit Aïn El Hamra, sis entre Bordj Menaïel et Cap Djinet, a été blessé puis capturé.Il s’agit d’un activiste de la phalange d’Al Ansar affiliée à la zone nord de l’ex-Gspc, dirigée par Abou Hodeïfa Al Assimi en remplacement de Harek Zoheïr alias Fassila, abattu durant le mois de novembre dernier à Boghni dans la wilaya de Tizi Ouzou. Ce terroriste éliminé, âgé de 35 ans, est originaire d’Alger. Toutefois, d’autres ateliers de fabrication d’engins explosifs ont également été indiqués par le terroriste capturé.Ainsi, deux caches situées dans deux maisons au douar Bentafat, entre les Issers et Timezrit, ont été fouillées de fond en comble par les forces combinées de sécurité.Par ailleurs, un autre stock de 80 jerricans d’explosifs d’une capacité de 20 l chacun, a aussi été dévoilé par le même terroriste capturé. Mais les forces combinées n’ont pas encore mis la main sur ce stock, selon une source sécuritaire fiable.L’offensive des unités de l’ANP à Aïn El Hamra a permis de récupérer, aussi un kalachnikov, un poste récepteur transmetteur radio et une paire de jumelles. L’arrestation de cet élément porte un autre coup de boutoir à la horde terroriste de l’ex-Gspc.
Mohamed BOUFATAH - 20 Juillet 2008 L'EXPRESSION

Anmesty International: Rapport annuel 2008 sur l' Algérie

La République algérienne démocratique et populaire
Chef de l'État Abdelaziz Bouteflika
Chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem*
Peine de mort abolie en pratique
Population 33,9 millions
Espérance de vie 71,7 ans
Mortalité des moins de cinq ans (m/f ‰) 35 / 31 ‰
Taux d'alphabétisation des adultes 69,9 %

Les violences politiques ont persisté dans tout le pays, faisant au moins 491 morts, un nombre plus élevé qu'en 2006. Beaucoup de victimes ont été tuées à la suite d'attentats à l'explosif qui ont été revendiqués par un groupe se faisant appeler l'Organisation d'Al Qaïda au Maghreb islamique. Des personnes soupçonnées de participation à des activités terroristes ont été retenues dans des lieux de détention secrets et sans contact avec le monde extérieur. Elles risquaient d'être soumises à la torture et aux mauvais traitements. Plusieurs personnes soupçonnées de terrorisme et qui avaient été renvoyées en Algérie par des gouvernements étrangers ont été condamnées à des peines d'emprisonnement à l'issue de procès qui ne respectaient pas les normes internationales d'équité. Des défenseurs des droits humains et des journalistes ont été harcelés. Le gouvernement a pris des initiatives encourageantes en vue de protéger les femmes contre les violences et d'abolir la peine de mort. Rien n'a été fait, en revanche, pour mettre un terme à l'impunité dont bénéficient les membres des groupes armés et des forces de sécurité responsables d'atteintes flagrantes aux droits humains commises dans le cadre du conflit interne des années 1990.
Contexte
Le faible taux de participation aux élections législatives qui ont eu lieu en mai traduisait, semble-t-il, le manque de confiance de la population dans l'efficacité des autorités à régler les problèmes de la sécurité, du chômage, du manque de logements et de la pénurie d'eau, entre autres. Le mécontentement était exacerbé par les problèmes de corruption, les revenus provenant des exportations croissantes de pétrole et de gaz ne bénéficiant pas à l'ensemble de la population. Le flux de migrants en partance pour l'Europe n'a pas cessé.
En novembre, le Comité des droits de l'homme [ONU] a recommandé au gouvernement de prendre des mesures pour agir sur les problèmes persistants de l'impunité, de la détention secrète, du recours à la torture, de la discrimination à l'égard des femmes et des restrictions à la liberté d'expression.
Homicides à caractère politique
Principal groupe islamiste armé en Algérie, l'Organisation d'Al Qaïda au Maghreb islamique, connue auparavant sous le nom de Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), a mené des attaques contre des cibles civiles et militaires. L'organisation a revendiqué les attentats à l'explosif perpétrés à Alger en avril et en décembre ainsi que ceux commis à Batna et Delles en septembre, qui ont fait au total au moins 130 morts – civils pour la plupart – et plusieurs centaines de blessés. En septembre, les autorités ont annoncé que Hassan Hattab, premier chef du GSPC, s'était rendu.Les forces gouvernementales ont tué des dizaines de membres présumés des groupes armés au cours d'opérations de ratissage et d'affrontements. Peu de détails étaient disponibles, mais on craignait que certains de ces homicides ne soient des exécutions extrajudiciaires.
Violations des droits humains dans le cadre de la lutte contre le terrorisme
Détention secrète
Le Département du renseignement et de la sécurité (DRS), service de renseignement militaire, continuait de détenir des personnes soupçonnées d'actes de terrorisme. Incarcérés sans contact avec le monde extérieur dans des lieux de détention secrets, le plus souvent des casernes de l'armée, ces prisonniers risquaient d'être torturés ou maltraités.Parmi eux figuraient plusieurs Algériens renvoyés dans leur pays par des gouvernements étrangers.
§ Mohamed Rahmouni a été arrêté le 18 juillet par des membres des forces de sécurité à proximité de son domicile, à Bourouba, un quartier d'Alger. La famille de cet homme s'est enquise de son lieu de détention. Un mois après l'interpellation, sa mère a été convoquée au bureau de la police judiciaire de Bourouba, où on lui a indiqué que son fils était détenu par le DRS et qu'il était bien traité. Toutefois, à la fin de l'année, on ignorait le lieu de détention de Mohamed Rahmouni ainsi que les charges éventuellement retenues à son encontre. Ses proches n'étaient par ailleurs toujours pas autorisés à lui rendre visite.
§ Deux hommes (l'un désigné par l'initiale « K » en raison de restrictions légales et l'autre s'appelant Reda Dendani) ont été arrêtés respectivement le 20 et le 24 janvier par des agents du DRS à leur arrivée à Alger. Ils venaient d'être renvoyés dans leur pays par les autorités britanniques au motif qu'ils représentaient une menace pour la sécurité du Royaume-Uni. « K » a été libéré sans inculpation le 4 février après avoir été retenu sans possibilité de consulter un avocat au-delà de la durée maximale de douze jours. Détenu par le DRS jusqu'au 5 février, Reda Dandani a ensuite été transféré en prison dans l'attente de son procès (voir plus loin). Les deux hommes ont été gardés dans un lieu tenu secret, probablement une caserne de l'armée à Alger ; ils n'ont pas été autorisés à rencontrer leurs proches.
Procès inéquitables
Les personnes soupçonnées d'actes de terrorisme étaient jugées dans le cadre de procès ne respectant pas les normes d'équité. Dans certains cas, les détenus n'étaient pas assistés d'un avocat lors de leur première comparution devant un juge. Des prisonniers ont affirmé qu'ils n'avaient pas dénoncé les actes de torture ou les mauvais traitements qui leur avaient été infligés par des agents du DRS par peur de représailles. Quoi qu'il en soit, les autorités judiciaires n'ont ordonné aucune enquête sur les allégations de torture et de mauvais traitements formulées par les détenus, même lorsque des « aveux » qui auraient été obtenus sous la torture ou la contrainte étaient retenus à titre de preuve lors de leur procès.§ Un homme désigné par l'initiale « H » et qui avait été renvoyé en Algérie par les autorités britanniques a été condamné, le 10 novembre, à trois ans d'emprisonnement pour « appartenance à un groupe terroriste opérant à l'étranger ». Au cours de son procès, il a affirmé que des agents du DRS l'avaient torturé et qu'ils l'avaient contraint à signer une déclaration dont il n'avait pas été autorisé à prendre connaissance avant d'être présenté aux autorités judiciaires. Le tribunal a retenu cette déclaration à titre de preuve à charge, sans ordonner une enquête sur les allégations formulées par « H ». Celui-ci a également affirmé que l'ambassade d'Algérie à Londres lui avait donné l'assurance qu'il bénéficierait des mesures d'amnistie promulguées en 2006 en cas de renvoi en Algérie, mais le tribunal n'en a pas tenu compte.
§ Reda Dendani a été condamné en novembre à huit ans d'emprisonnement pour « appartenance à un groupe terroriste opérant à l'étranger ». Il a affirmé au cours de son procès que des agents du DRS l'avaient battu quand il avait voulu lire une déclaration qu'ils avaient préparée et qu'ils lui demandaient de signer. Il a ajouté qu'il n'en avait pas parlé lors de sa première comparution devant un juge, car les membres du DRS l'avaient menacé. Le tribunal n'a mené aucune enquête sur ces allégations.Impunité
Le gouvernement n'a pris aucune mesure pour tenter de remédier aux atteintes flagrantes et massives aux droits humains commises par les groupes armés et les forces de sécurité lors du conflit interne des années 1990, au cours duquel près de 200 000 personnes ont été tuées.En novembre, le Comité des droits de l'homme [ONU] a demandé au gouvernement de modifier les articles 45 et 46 de l'Ordonnance n° 06-01 portant mise en œuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Entré en vigueur en 2006, ce texte accorde l'impunité aux forces de sécurité et rend passible de poursuites toute critique du comportement de celles-ci.
Disparitions forcées
L'Algérie a signé, le 6 février, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, mais aucune initiative n'a été prise pour élucider le sort de milliers de personnes disparues. Par ailleurs, l'Ordonnance n° 06-01 est restée en vigueur ; elle prévoit l'indemnisation des familles des disparus après la délivrance par les autorités d'une notification écrite de la mort de leurs proches. Des familles ont affirmé que les autorités avaient fait pression sur elles pour qu'elles sollicitent ce document. D'autres ont refusé de le faire car elles craignaient que cette démarche n'exclue définitivement toute possibilité d'investigation. Les autorités ont déclaré au Comité des droits de l'homme qu'elles avaient retenu 6 233 demandes d'indemnisation et classé quelque 17 000 cas dans la catégorie des « terroristes tués » ; elles n'ont toutefois fourni aucun détail sur les disparus dont il s'agissait. Des familles ont reçu des notifications de décès indiquant que leurs proches disparus avaient été tués parce qu'ils étaient membres de groupes armés. On ignorait le nombre de familles indemnisées.
§ Aucun progrès n'a été accompli dans le cas de Salah Saker, un enseignant disparu après son arrestation en 1994 par des agents de l'État. Le Comité des droits de l'homme avait pourtant réclamé, en 2006, l'ouverture immédiate d'une enquête sur le sort de cet homme.
§ En juillet, le Comité des droits de l'homme a rendu ses conclusions sur les cas de Mohamed Grioua et de Mourad Kimouche, disparus après leur arrestation par des agents de l'État en 1996. Le Comité, qui a conclu que l'État n'avait pas protégé la vie et les droits de ces deux hommes, a réclamé l'ouverture d'une enquête approfondie permettant la comparution en justice des responsables présumés.
Liberté d'expression
Des défenseurs des droits humains et des journalistes ont été harcelés par les autorités.Un certain nombre d'entre eux ont fait l'objet de poursuites et ont été menacés d'emprisonnement pour diffamation. Ces manœuvres visaient selon toute apparence à les dissuader de critiquer la politique gouvernementale et les agents de l'État, ou à les punir pour l'avoir fait. Bien que le Comité des droits de l'homme ait demandé aux autorités algériennes de modifier la législation et de dépénaliser la diffamation, aucune mesure n'a été prise dans ce sens.
§ Amine Sidhoum, un avocat défenseur des droits humains, a été inculpé de diffamation en raison de propos qui lui avaient été attribués dans un article paru en 2004 dans la presse. L'auteur de l'article a lui aussi été inculpé, à la fin du mois d'octobre. Le procès des deux hommes, qui devait s'ouvrir en novembre, a été ajourné à janvier 2008. En mars, Amine Sidhoum et sa consœur Hassiba Boumerdessi, elle aussi spécialisée dans la défense des droits humains, ont été relaxés dans une autre affaire : ils étaient poursuivis pour avoir remis des objets à des clients détenus sans en avoir obtenu l'autorisation.
§ Mohamed Smaïn, président de la section de Relizane de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LADDH), a été déclaré coupable, le 27 octobre, de « dénonciation de crimes imaginaires ».Il avait affirmé que les corps d'une vingtaine de personnes ayant « disparu » après avoir été capturées par des milices locales armées par l'État avaient été enterrés dans une fosse commune située à Sidi Mohamed Benaouda. Mohamed Smaïn a été condamné à deux mois d'emprisonnement assortis d'une peine d'amende et de dommages et intérêts. Le tribunal, qui l'avait déclaré coupable en 2002, le rejugeait à la suite d'une décision de la Cour suprême. Mohamed Smaïn a de nouveau interjeté appel ; il était maintenu en liberté à la fin de l'année.
§ Hafnaoui Ghoul, un journaliste défenseur des droits humains et membre de la section de Djelfa de la LADDH, a été avisé, en septembre, que le commandant de la brigade de gendarmerie de Djelfa l'avait inculpé de diffamation et qu'il devait se présenter une fois par semaine à la gendarmerie. Cet homme avait été emprisonné pendant six mois en 2004 après avoir été reconnu coupable de diffamation envers des responsables locaux.
Réfugiés et migrants
Les réfugiés, les demandeurs d'asile et les migrants en situation irrégulière risquaient d'être arrêtés et maltraités et de faire l'objet d'expulsions collectives. Bien qu'il soit difficile d'obtenir des informations précises, on estimait que plusieurs milliers de personnes avaient été renvoyées vers des pays d'Afrique subsaharienne sans avoir la possibilité de solliciter l'asile ni d'interjeter appel de la décision d'expulsion.
§ En août, 28 personnes originaires d'Afrique subsaharienne et reconnues réfugiées par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) ont été expulsées vers le Mali après avoir été jugées, en l'absence d'avocat et sans bénéficier de l'assistance d'un interprète, pour avoir pénétré clandestinement sur le territoire algérien. Ces migrants ont été abandonnés sans nourriture ni eau ni assistance médicale dans une région désertique à proximité de la ville de Tinzaouatene, où opère un groupe armé malien. Ils sont restés bloqués à cet endroit pendant plusieurs jours en raison de l'insécurité, avant de pouvoir rejoindre la capitale malienne.
Violences et discrimination à l'égard des femmes
La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la violence contre les femmes s'est rendue en Algérie en février. Tout en saluant les modifications importantes adoptées en 2005 en vue de réduire la discrimination envers les femmes, elle a attiré l'attention sur certains aspects du Code de la famille qui établissent un traitement inégal en matière de logement et de succession. Elle s'est également inquiétée de savoir si les victimes de viol et d'esclavage sexuel durant le conflit interne avaient été indemnisées.Le Comité des droits de l'homme a demandé que la législation algérienne soit modifiée, de manière à garantir l'égalité entre hommes et femmes dans les domaines du mariage, du divorce et du logement, et à ériger le viol conjugal en infraction pénale.
Peine de mort
Les autorités ont maintenu un moratoire de facto sur les exécutions ; des condamnations à mort continuaient toutefois d'être prononcées. Plusieurs dizaines de membres de groupes armés ont été condamnés à la peine capitale, dans la plupart des cas par contumace, pour des actes de terrorisme. En novembre, l'Algérie a coparrainé une résolution à l'Assemblée générale des Nations unies qui réclamait un moratoire au niveau mondial sur les exécutions.
Documents d'Amnesty International
o Algérie. Communication au Comité des droits de l'homme (MDE 28/017/2007). 28 mai 208
Abdelaziz Belkhadem a été limogé entre temps et il est remplacé par un autre fachos en la personne d'Ahmed Ouyahya...HAJ MOUSSA OU MOUSSA HAJ

Le Statut de M. Van Walsum comme médiateur dans la question du Sahara "n'a pas changé" (ONU)

Les Nations Unies ont affirmé vendredi que M. Peter Van Walsum reste le médiateur de l'ONU dans le dossier du Sahara et que "son statut n'a pas changé".
"Le statut de M. Van Walsum n'a pas changé. Il reste l'Envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU et participe au processus de réflexion sur les prochaines étapes" du processus de négociations, a déclaré la porte-parole adjointe du secrétaire général de l'ONU, Marie Okabe, lors d'un point de presse à New York.
A une question sur les derniers développements de cette question, Mme Okabe a indiqué que l'ONU est en train de donner "un peu de temps et de réflexion supplémentaire" avant un prochain round des pourparlers.
"Après le dernier rapport du secrétaire général de l'ONU et l'ultime compte rendu au Conseil de sécurité, nous donnons au processus un peu de temps et de réflexion supplémentaires avant un cinquième round de négociations", a-t-elle dit, avant d'ajouter que "la date et le lieu d'un prochain round seront annoncés une fois déterminés".
Lors de son dernier rapport au Conseil de sécurité, M. Van Walsum, a affirmé que l'option de l'indépendance n'est ni réaliste ni réalisable et que le polisario doit y renoncer.
Dans sa résolution 1813, le conseil de sécurité a conforté M. Van Walsum dans cette vision réaliste et lui a renouvelé sa confiance en apportant son soutien à l'engagement pris par le secrétaire général et son Envoyé personnel d'oeuvrer en vue d'une solution à la question du Sahara, à travers des négociations intenses et substantielles, animées de réalisme et d'esprit de compromis.
Depuis juin 2007, des délégations du Maroc, du polisario, de l'Algérie et de la Mauritanie ont pris part, à Manhasset, près de New York, à quatre rounds de négociations sous l'égide des Nations Unies, conformément aux résolutions 1754 du 30 avril et 1783 du 31 octobre 2007 du conseil de sécurité.
A l'issue du 4ème round, les parties se sont engagées à poursuivre les négociations à une date à déterminer d'un commun accord. New York (Nations Unies) MAP , 19/07/08

Friday, July 18, 2008

Amnesty. Tindouf en ligne de mire

Amnesty International a rendu public, cette semaine, son rapport annuel sur la situation des droits de l’homme. La cuvée 2008 épingle sans surprise le Maroc, qui a connu une année chargée. Liberté de la presse, harcèlement des défenseurs de droits de l’homme, arrestation et expulsion massive des migrants… L’Association s’est contentée de recenser très sobrement les violations constatées sans donner son avis. Seule déclaration chaude : la question des droits de l’homme au Sahara, sur laquelle le directeur général de la section Maroc, Mohamed Sektaoui, a pris une position. “Nous demandons à ce que les auteurs des graves violations dans les camps de Tindouf soient traduits en justice”, a-t-il déclaré lors de la conférence de presse de présentation du rapport. TALQUEL 17/07/2007