Thursday, July 17, 2008

Les discours des dirigeants politiques algériens du 05 Juillet 1962 au 05 Juillet 2008

Remémorons-nous les promesses de nos dirigeants, qui ont présidé aux destinés du pays au nom de la légitimité historique, encore quand certains évoquent récemment pour ceux qui veulent bien les entendre, la fin de l’Etat de la mamelle, puis celle de la légitimité révolutionnaire.Cela signifie surtout que le pouvoir bienfaisant ou de bienfaisance inauguré comme contrat politique implicite par les tenants du socialisme de la mamelle afin de légitimer l’échange d’une partie de la rente contre la dépendance et la soumission politique et qui efface tout esprit de citoyenneté active, ce pouvoir doit céder la place à un pouvoir juste, justicier et de justice.Or, après 46 ans d’indépendance, quelle est la situation de l’Algérie à la veille de l’anniversaire du 05 Juillet 2008 d’autant plus que le nouveau Chef de gouvernement Ahmed Ouyahia vient de dresser un tableau très mitigé, voire alarmant, de la situation socio-économique contredisant les déclarations euphoriques de certains ministres, analyse que je partage depuis plusieurs années comme je l’ai démontré dans deux récentes interviews, l’une au quotidien arabophone Djazair New’s le 25 juin 2008 à l’occasion de la nomination de Ahmed Ouyahia Chef de gouvernement : «le programme économique présidentiel accuse un important retard avec un gaspillage des ressources financières et il y a forte probabilité qu’il ne sera pas terminé le 08 avril 2009», et l’autre à la télévision internationale française France 24 le jeudi 03 juillet 2008 « il n’y a pas de corrélation entre l’aisance financière due non pas à une bonne gouvernance interne mais aux hydrocarbures, le niveau de développement et le niveau du pouvoir d’achat des Algériens » (1). 1- Souvenons-nous de la domination idéologique du communisme, l’hymne à la liberté chantée en I962 dans les rues de l’ensemble de l’Algérie indépendante, les espoirs suscités par le socialisme spécifique à l’algérienne, l’autogestion des domaines des colons qui devait élever la production, restituer les paysans dans leur dignité et lutter contre l’injustice. Le 19 juin I965, le Président élu auparavant est destitué et c’est le discours du sursaut révolutionnaire du fait que l’Algérie serait au bord de la faillite.. Il fallait la redresser, grâce à un pouvoir fort qui résiste aux événements et aux hommes, à travers trois axes, la révolution industrielle, la révolution agraire, et la révolution culturelle, en prenant comme base le plan économique du programme de Tripoli qui repose sur la dominance du secteur d’Etat, comme fer de relance de l’économie nationale, à travers les grosses sociétés nationales. Ce sont les discours triomphants de construction des usines les plus importantes du monde, du bienfait de la révolution agraire, garantie de l’indépendance alimentaire, de l’école et de la santé pour tous et de la promesse solennelle que nous deviendrons horizon 1980 le Japon de l’Afrique avec les lancements du plan triennal 1967-1969, du premier quadriennal 1970-1973 et du second quadriennal 1974-1977. Rappelons-nous ces discours de la vertu des fameuses industries industrialisantes et au niveau international, l’Algérie leader du nouvel ordre économique international sans sa lutte contre l’impérialisme cause fondamentale du développement du sous-développement. 2 - Et voilà qu’après la mort du Président après une longue maladie et c’est la venue d’un nouveau président en 1980. Nous apprenons que cette expérience a échoué et que la période passée était une décennie rouge avec l’époque de la Cour des Comptes et du procès de la Révolution agraire. Les nombreuses commissions dont les résultats sont jetés dans les tiroirs après des exploitations politiques contribueront à ces dénonciations. Le bonheur passe dorénavant,... par le programme anti-pénurie, l’acte de consommation devant devenir l’acte cardinal (construction sur tout le territoire national des souk el fellah), l’Algérie ne connaissant pas de crise économique, selon les propos télévisés d’un ex-Premier ministre, qui touchait en ces moments les pays développés avec un baril en termes de parité de pouvoir d’achat 2008, équivalent à 80/90 dollars. C’est alors l’application mécanique des théories de l’organisation, car les grosses sociétés nationales ne seraient pas maîtrisables dans le temps et l’espace, et l’on pratique le découpage de ces sociétés nationales. Mais la population algérienne contemple en 1986, l’effondrement du cours du pétrole, les listes d’attente et l’interminable pénurie : et c’est toujours la faute de l’extérieur, de cet impérialisme, ce chat noir dans un tunnel sombre que l’on ne voit pas.Et voilà que nous avons un autre discours : les Algériens font trop d’enfants, ne travaillent pas assez, aux premières ébauches de l’autonomie des entreprises publiques avec la restructuration organique. L’on fait appel à la solidarité de l’émigration que l’on avait oubliée. Il s’ensuit l’effondrement du dinar dont on découvre par magie que la parité est fonction du cours du dollar et du baril de pétrole et non au travail et à l’intelligence seules sources permanentes de la richesse, car depuis 1963, l’on avait confondu bonne gestion avec les dépenses monétaires sans se soucier de l’acte de gestion. On loue alors les vertus du travail, de la terre, l’on dénonce les méfaits de l’urbanisation, du déséquilibre entre la ville et la campagne, et l’on redécouvre les vieux débats entre partisan de l’industrie lourde qui serait néfaste et les bienfaits de l’industrie légère et la priorité à l’agriculture dont on constate le niveau alarmant de la facture alimentaire. Et comme par enchantement, c’est le slogan de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut et au moment qu’il faut. 3- Octobre I988 contredit ces discours populistes, et c’est le début timide d’une presse libre et d’un multipartisme que l’on tente de maîtriser par l’éclosion de Partis (une famille pouvant fonder un parti avec des subventions de l’Etat) avec la naissance d’une nouvelle Constitution en 1989 qui introduit des changements fondamentaux dans notre système politique qui avait un caractère monocratique depuis l’indépendance en consacrant l’existence du multipartisme, conférant ainsi à notre système politique un caractère pluraliste. Elle était cependant porteuse d’une vision hybride de la société, dans la mesure où des catégories et des éléments de son discours renvoyaient à des options politico-économiques et politico-idéologiques contradictoires.Sur le plan économique, entre I989-I990 c’est l’application des réformes avec l’autonomie de la Banque centrale, la tendance à la convertibilité du dinar, la libéralisation du commerce extérieur, une tendance à l’autonomie des entreprises et l’appel, très timidement, à l’investissement privé national et international sous le slogan secteur privé facteur complémentaire du secteur d’Etat, après le socialisme spécifique, c’est le slogan ‘économie de marché étatique spécifique à l’algérienne avec la dominance du secteur d’Etat soumis à la gestion privée, en oubliant que l’économie de marché concurrentielle a ses propres règles à savoir une véritable démocratisation économique, politique et sociale, une autonomie dans la gestion des entreprises avec la dominance du secteur privé national ou international.. Effet de la crise économique, nous assistons à une crise politique sans précédent, crise accélérée par des élections législatives, coordonnées par un nouveau Chef de gouvernement issu des hydrocarbures des émeutes dont l’aboutissement sera la démission de ce Président après plus d’une décennie de pouvoir. Le procès est fait cette fois à la décennie noire de 1980/1990. Et c’est la liste interminable de Chefs de gouvernement et de ministres, changement successif dû à la profonde crise qui secoue le pays. 4- C’est la naissance du Haut Comité d’Etat (HCE), la venue d’un historique et figure charismatique qui donnera une première lueur d’espoir, présidera à peine une année le HCE avant d’être assassiné, son remplacement par un autre membre du HCE, avec parallèlement, un Conseil consultatif faisant oeuvre de Parlement désigné. L’on rappellera comme Chef de gouvernement le père de l’industrie lourde des années I97O, qui prônera l’économie de guerre mais avec son départ rapide du fait de la cessation de paiement. Lui succèdera un Premier ministre membre du HCE artisan du programme de Tripoli, qui signera l’accord de rééchelonnement avec le FMI, démissionnant tout juste après, l’Algérie étant en cessation de paiement n’ayant pas de quoi acheter un kilo de farine. La période qui suit verra un chef d’Etat avec un Parlement de transition à savoir le CNT (Conseil national de transition) combinaison d’associations et de partis politiques. Viendrons les élections de ce Président axé sur le rassemblement, pour sortir le pays de la crise et une nouvelle Constitution. Et une nouvelle constitution (1996) qui va s’attacher à éliminer les éléments de dysfonctionnement que la Constitution de 1989 a introduit dans le système politique et encadrer de manière sévère les mutations que je viens de rappeler. Elle crée la seconde Chambre, dite Conseil de la Nation, et par le truchement de l’article 120, lui donne pratiquement le pouvoir de bloquer un texte de loi voté par l’APN. Mais nous sommes toujours dans la même ambiguïté politique en maintenant le caractère dual de l’Exécutif, tout en consolidant le système de Conseils existants dont l’institution d’un Haut Conseil Islamique et d’un Haut Conseil de Sécurité qui est présidé par le président de la République.C’est à cette période que naît le Parti: le Rassemblement national démocratique ( R.N.D), dont le fondement du discours est la lutte antiterroriste qui raflera presque tous les sièges en 8 mois d’existence tant de l’APN que du Sénat au détriment du Parti FLN et qui provoquera par la suite des protestations interminables et une commission sur la fraude électorale dont les conclusions ne verront jamais le jour.Dans la foulée, la venue de deux Chefs de gouvernement dont le premier technicien pratiquera le statut quo et le second fera le sale boulot par l’application des accords du FMI qui aura à son actif le cadre macro-économique stabilisé actuellement mais des retombées sociales négatives du fait de la douleur de cet ajustement. Ce président démissionne et des élections sont programmées le 08 avril I999 avec l’élection d’un Président qui promet de rétablir l’Algérie sur la scène internationale, de mettre fin à l’effusion de sang et de relancer la croissance économique pour atténuer les tensions sociales qui sera matérialisé pus tard par le référendum sur la réconciliation nationale avec un vote massif en faveur de la paix. Aussi, la période 1999/2004 a été consacrée surtout à l’aspect de stabilisation sécuritaire et politique, le pré-programme de relance ayant atteint 7 milliards de dollars US. Un Chef de gouvernement est nommé après plus de 8 mois d’attente, mais son mandat sera de courte durée à peine une année du fait des conflits de compétences. Un second Chef de gouvernement est nommé, mais qui démissionne, tout en se présentant candidat à la présidence avec comme conséquence une dualité dans les rangs du FLN dont il est tissu. Il est remplacé par le Secrétaire général du RND chargé de préparer les élections du 08 avril 2004. 5- Ces dernières sont largement remportées par le précédent Président. Dès lors, les promesses entre 2004/2009 sont surtout le développement économique et social du pays avec sa nécessaire moralisation du fait que l’Algérie durant une décennie sanglante où le fondement de l’Etat était menacé avec des destructions massives d’infrastructures, sans compter des dizaines de milliers de morts, l’Etat ayant été absent cela ayant favorisé bon non nombre de malversations. Aussi, la période de 2004 à 2009 devait être consacrée à asseoir un Etat de droit avec la réforme des institutions, du système financier poumon des réformes, du secteur agricole et l’accélération des privatisations. L’objectif était une dynamisation de la production et des exportations hors hydrocarbures.Un nouveau programme de soutien à la relance économique est programmé entre 2004/2009 passant successivement de 55 à 100 pour atteindre 190 milliards de dollars US fin 2009 grâce à l’embellie pétrolière (déclaration du ministre des Finances fin juin 2008) et non à une bonne gouvernance interne les dépenses monétaires primant. Car, l’on se rendit compte du fait de la mauvaise gestion à tous les niveaux, les effets escomptés ne sont pas proportionnels aux dépenses avec une corruption socialisée (en précisant que la corruption a toujours existé depuis l’indépendance politique), ce qui a fait dire aux observateurs que le risque est de passer de l’ancien terrorisme à un autre - entendu la corruption - plus mortel pour le pays. C’est dans ce cadre, assistant à une relative aisance financière (plus de 120 milliards de dollars de réserve de change fin juin 2008, allant dans quelques mois à 200 milliards de dollars US et un stock de la dette inférieur à 5 milliards de dollars) une régression économique (exportation hors hydrocarbures inférieure à 2 % du total et un taux de croissance de 1,6 % en 2006, inférieur à 3 % en 2007, idem certainement pour 2008, contre plus de 5 % entre 2003/2005) et une régression sociale (un accroissement du taux de chômage selon l’organe officiel ONS passant de 11,6 % à près de 14 %, beaucoup plus selon les organismes internationaux) avec des tensions de plus en plus criardes avec le retour de l’inflation - plus de 5 % selon l’officiel en 2007, 12 % selon certains organismes internationaux contre moins de 3 % entre 2002/2006) et donc la détérioration du pouvoir d’achat de la majorité avec une nette concentration du revenu au profit d’une minorité de couches rentières, qu’est désigné la fin du premier semestre 2006 un autre Chef de gouvernement secrétaire général du FLN, ce Parti avec les élections successives étant devenu majoritaire tant au niveau de l’APN que du Sénat afin de stabiliser le corps social ayant assisté d’ailleurs à une petite revalorisation des fonctionnaires.Mais la régression économique et sociale continuant comme démontré précédemment, amplifiée par le statu quo, le manque de visibilité et de cohérence dans la démarche de la politique économique et sociale, le 23 juin 2008, le Chef de gouvernement issu du FLN, bien que majoritaire aux deux Chambres est remplacé à nouveau par le secrétaire général du RND, avec peu de modification puisque l’ancien Chef de gouvernement n’a pu nommer aucun ministres entre mai 2006 et juin 2008, (assistant d’ailleurs à la même composante à quelques variantes près depuis 9 années, idem pour les walis et les postes clefs de l’Etat). Ainsi, le Chef de gouvernement nommé le 23 juin 2008 retrouve son ancienne équipe. Quel temps reste-t-il pour concrétiser le programme du président de la République tenant compte de l’élection présidentielle le 08 avril 2009. Si l’on soustrait les trois derniers mois consacrés à la campagne, les deux mois d’été, et le mois de Ramadan, sans compter la problématique de la révision constitutionnelle, par voie référendaire ou voie parlementaire sachant que les deux Chambres sont peu représentatives avec un taux d’abstention dépassant les 60 % lors des dernières élections ?Et surtout assisterons-nous à une véritable élection démocratique avec des candidats crédibles pour crédibiliser tant l’action interne qu’internationale de l’Algérie ? La question centrale qu’il convient de se poser est la suivante : les objectifs ont-ils été atteints ? Car les bilans physiques sectoriels sont peu significatifs, sans analyse des coûts réels, des impacts économiques et par couches sociales, et sans un bilan des réformes de fond à savoir les réformes micro-économiques et institutionnelles, sans lesquelles le cadre macro-économique stabilisé serait éphémère, avec le retour inévitable à l’inflation et l’accélération du chômage. Le constat à travers ce cheminement historique est que durant cette période de transition interminable depuis 1986 et que les réformes tant politiques qu’économiques sont timidement entamées, malgré des discours apparemment démocrates, libéraux, et moralisateurs que contredisent journellement les pratiques sociales.Les banques, lieu de distribution de la rente, continuent de fonctionner comme des guichets administratifs, la privatisation et le partenariat comme moyens d’investissement et de valeur ajoutée piétinent faute de cohérence et de transparence, la facture alimentaire continue d’augmenter malgré le PNDA dont il conviendra de faire le bilan malgré des dépenses colossales, la bureaucratie et l’Etat de non droit continuent de sévir. Comme conséquence, résultats de la pratique de plusieurs décennies et non seulement de la période actuelle, nous assistons à des tensions sociales contre la hogra - la corruption, la malvie, d’une jeunesse dont le slogan « nous sommes déjà morts », ce qui traduit l’impasse du système économique à générer une croissance hors hydrocarbures, seule condition d’atténuation de ces tensions sociales croissantes : le blocage n’est-il pas d’ordre systémique ? (1) Abderrahmane Mebtoul interview exclusif au quotidien arabophone Djazair New’s le 25 juin 2008 à l’occasion de la nomination de Ahmed Ouyahia Chef de gouvernement : « le programme économique présidentiel accuse un important retard avec un gaspillage des ressources financières et il y a forte probabilité qu’il ne sera pas terminé le 08 avril 2009 » interview à la télévision internationale française France 24 le jeudi 03 juillet 2008 « il n’y a pas de corrélation entre l’aisance financière due non pas à une bonne gouvernance interne mais aux hydrocarbures, le niveau de développement et le niveau du pouvoir d’achat des Algériens ».
par Abderrahmane Mebtoul - Expert International

Tuesday, July 15, 2008

Voilà à qoui sert l'Algérie: 24 avions-écoles russes avant 2009

L'Algérie recevra, avant 2009, 24 avions russes d'entraînement et de combat Iak-130. C'est ce qu'a annoncé hier l'agence russe RIA Novosti qui cite le directeur général d'Irkut Oleg Demtchenko. Selon l'agence, le holding aéronautique russe Irkut mène des négociations sur l'exportation de l'Iak-130 vers plusieurs pays et cite à ce titre, la Malaisie, la Grèce et l'Algérie. «Nous menons des négociations avec la Grèce, la Malaisie et l'Algérie. Au total, l'Algérie recevra 24 avions de ce type avant 2009», a indiqué M. Demtchenko au Salon aéronautique qui s'est ouvert hier à Farnborough, près de Londres. Plus de 1.500 exposants de 39 pays participent au Salon aéronautique britannique qui fête ses 60 ans en 2008. Le salon, un des principaux carrefours de l'aéronautique mondiale, se tient tous les deux ans en alternance avec le Salon du Bourget (France). Parmi les exposants russes, on note la présence des constructeurs d'avions militaires et civils russes, parmi lesquels MiG, Sukhoi, Irkut et Iliouchine. Le constructeur aéronautique russe Irkut a déjà livré le 31 mai denier deux chasseurs polyvalents SU-30 MKA à l'Algérie. Les deux Sukhoi devaient être assemblés par des spécialistes sur une base aérienne algérienne. Dans le cadre de la coopération militaire algéro-russe, lors de la visite de l'ex-président russe Vladimir Poutine en Algérie en 2006, les deux pays avaient signé un contrat portant sur la livraison de 28 chasseurs de la famille Sukhoi. En 2007 Irkut a vendu à l'Algérie quatre chasseurs polyvalents SU-30 MKA. Selon l'agence russe les avions livrés à l'Algérie sont une adaptation du chasseur polyvalent SU-30. Des informations rapportées en juillet 2007 par l'hebdomadaire russe Kommersant-Vlast indiquent que la Russie a signé une série de contrats avec l'Algérie et le Venezuela pour respectivement 7,5 millions de dollars et 3 milliards de dollars. Les contrats russo-algériens portent notamment sur 28 chasseurs SU-20MKA, 34 chasseurs MiG-29SMT et MiG-29UBT, 16 avions-écoles Iak-130, 8 divisions de missiles sol-air S300PMU-2 et 180 chars T90C. Ensuite les médias ont rapporté l'achat par l'Algérie de deux sous-marins de type 636. La livraison de ces 24 avions russes vient concrétiser la volonté des chefs de l'Etat et des armées des deux pays. En juin dernier les Russes avaient déjà proposé à l'Algérie de nouveaux chasseurs Mig 35 en remplacement des Mig 29 livrés et retournés par l'Algérie. L'annonce avait été faite par le PDG du constructeur russe Mig Anatoli Belov. Ce dernier, qui s'exprimait au cours d'une conférence de presse tenue à Berlin, dans le cadre du Salon aéronautique ILA 2008, a indiqué que les deux pays sont en négociations sur d'éventuelles livraisons à l'Algérie de chasseurs Mig 35 et que c'était à l'Algérie de décider. En avril 2007, l'Algérie avait renoncé au contrat sur les Mig 29 et avait renvoyé en 2008 quinze appareils livrés. La presse russe avait fait l'écho de l'information. Par ailleurs, le PDG d'Irkut avait rappelé que l'Algérie avait signé un contrat pour la livraison de 16 avions-écoles Iak-130 et les livraisons pourraient être lancées dès janvier 2009. Le premier responsable d'Irkut qui ambitionne d'accaparer la moitié du marché mondial des avions-écoles militaires a mis en exergue les performances de l'Iak-130. Selon le constructeur russe, cet avion-école est l'un des projets les plus prometteurs à la fois pour l'armée russe et pour le marché de l'aéronautique. L'Iak-130 est un avion-école de la nouvelle génération dont la conception a débuté en 1991.
L'EXPRSSION 14/07/2008

Des pressions algériennes sur Cheb Khaled pour annuler son concert à Dakhla?

Reléchissons ensemble et essayons de raisonner par un esprit purement mathématique.
Cheb Khalid, le "roi " du RAÏ passe la plupart de son temps entre le Maroc et la france, il n'a jamais caché son admiration au Président Bouteflika et aux généraux algériens, il revendique haut et fort son appartenance à l'Algérie et c'est son droit légitime, le contraire serait dommage, personne ne doit renier ses origines et son identité, un arbre qui n'a pas de racines meurt avec le temps.
Mais voilà ce qui a attiré mon intention depuis qu'un journal marocaine avait annoncé que Cheb Khaled avait animé un concert en Espagne et a brandi le drapeau du "polisario" et a apparement, il a même longuement embrassé le drapeau de la "RASD" avant de le déposer soigneusement à coté pour qu'il puisse continuer à chanter et à danser , vous allez me dire qu'il ne sait faire que ça.
Son manager , contacté par téléphone au Luxembourg où réside la "star" a renié les faits rapporté par le journal marocain.
Annoncé au Festival de Dakhla (Dakhla se trouve au Sahara Marocain) il annule sans explication son concert par peur d'être chahuté et hué par le public marocain soit-disant, mais il maintient sa participation au Festival d'Agadir et c'est celà qui m'a pouusé à me poser des questions?
Pourqoui il a refusé de participer au Festival de Dakhla? y avait-il des pressions algériennes derriére cette annulation? ou c'est une prise de position personnelle de ce chanteur
Que Cheb Khaled participe ou pas au Festival de Dakhla , celà ne changera rien au cours de l'histoire , Dakhla avec ou sans Cheb Khaled restera marocaine dans le temps et l'espace.
Je demande qu'on lui interdise toute partcipation à tous les festivals au Maroc, quant à moi je ne vais plus regarder ni écouter ses chansons trés basses....IWA DI DI
L-H 14/07/2008

Saturday, July 12, 2008

Cheb Khaled au Festival d'agadir mais refuse de participer au Festival de Dakhla.

Cheb Khaled a animé une soirée dans le cadre du Festival Timitar. L’amour de l’artiste franco-algérien pour le Maroc lui a permis de vaincre ses craintes et de venir se réconcilier avec son public marocain.Samedi 5 juillet 2008, à la place Al Amal à Agadir, Cheb Khaled a animé une soirée dans le cadre du Festival Timitar. Arrivé sur scène, il était escorté par une foule d’agents de sécurité comme toutes les stars invitées. D’après des témoignages, l’artiste avait peur de la réaction du public. Rappelons que Cheb Khaled avait annulé in extremis une soirée artistique à laquelle il devait participer lors du festival de Dakhla après la publication par certains médias d’informations indiquant qu’il avait levé le drapeau des séparatistes du Front Polisario, dans une soirée organisée dans la capitale espagnole Madrid. Actes que l’Association le Sahara Marocain avait dénoncés et jugé inamicaux envers le Maroc. Pourtant, l’amour de l’artiste franco-algérien pour le Maroc lui a permis de vaincre ses craintes et de venir se réconcilier avec son public marocain sur la place Al Amal à Agadir. Il a ainsi réussi à séduire et emporter dans une grande euphorie les spectateurs venus nombreux applaudir leur star. La soirée du samedi 5 juillet a une fois de plus dressé le portrait du Maroc et des mMarocains, enracinés, imbibés et puisant dans les valeurs de paix, de tolérance, d’amitié, de générosité, de pardon et d’accueil chaleureux. Ce sont ces valeurs qui ont poussé sincèrement les 120 mille spectateurs à accueillir à bras ouverts Cheb Khaled en fredonnant avec lui les refrains de ses meilleurs titres.
Aujourd'hui le Maroc 12/07/2008

Friday, July 11, 2008

Des victimes du Polisario appellent la communauté internationale à mettre fin au calvaire des séquestrés à Tindouf

Une délégation des victimes des graves violations des droits de l'homme commises par les séparatistes du Polisario, actuellement en visite à Londres, a appelé la communauté internationale à agir d'urgence pour mettre fin au calvaire des populations séquestrées dans les camps de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie).
Les membres de la délégation, MM. Mostapha Bouh, ex-dirigeant du Polisario, Mohamed Lkabch et Mme Rbiaa Azeuini, anciens détenus et Melle Saadani Maaelainine, victime de déportation à Cuba, ont décrit, lors d'une rencontre jeudi soir avec la presse, le calvaire qu'ils ont enduré quand ils étaient détenus dans les geôles du Polisario dans les camps de Tindouf, sur le territoire algérien.
Ils ont expliqué que leur visite à Londres s'inscrit dans le cadre des efforts visant à dévoiler à l'opinion publique le vrai visage du Polisario, celui d'une bande de tortionnaires, qui n'hésite pas à recourir aux méthodes les plus cruelles pour éliminer toute voix contraire à ses visées séparatistes.
L'opinion publique internationale, y compris britannique, doit connaître la réalité qui prévaut dans les camps de Tindouf et la situation humanitaire dramatique dans laquelle vivent des milliers de Sahraouis marocains retenus contre leur gré par la junte du Polisario, ont indiqué les membres de la délégation.
Le Polisario, sous l'impulsion de ses mentors algériens, ne cherche qu'à faire durer le conflit artificiel crée de toutes pièces autour de l'intégrité territoriale du Maroc, ont-ils souligné, expliquant que le Polisario ne dispose d'aucune visibilité politique pour une solution.
Dans ce contexte, les membres de la délégation ont dénoncé les tactiques du Polisario visant à exploiter les souffrances des populations séquestrées dans le but de drainer davantage d'aide internationale.
Les membres de la délégation ont fait savoir qu'ils aborderont avec leurs interlocuteurs britanniques, outre la situation dramatique qui sévit dans les camps de Tindouf, les derniers développements qu'a connus la question du Sahara à la lumière de la proposition d'autonomie présentée par le Maroc.
Dans ce sens, ils ont souligné que le projet marocain a été favorablement accueilli par les grandes puissances qui ont vu dans la proposition marocaine une opportunité d'avancer vers un règlement définitif de la question du Sahara et d'ouvrir de nouvelles perspectives pour l'intégration dans la région du Maghreb Arabe.
Les membres de la délégation ont également tenu à dénoncer la campagne hostile menée par l'Algérie et le Polisario contre le représentant personnel du Secrétaire général de l'Onu, M. Peter Van Walsum, pour avoir fait le constat d'une réalité, à savoir que l'indépendance du Sahara était une option irréaliste.
Lors de la rencontre, Mme Azeuini, Mlle Maalainine et M. Lkabch ont livré des témoignages poignants sur leurs propres expériences.
Mlle Maalainine a notamment relaté comment elle avait été arrachée à sa famille à l'âge de 17 ans pour être envoyée à Cuba.
Elle a souligné que des milliers d'enfants sahraouis ont subi le même sort, expliquant que les mercenaires du Polisario cherchent à travers cette politique de déportation forcée, notamment l'endoctrinement des enfants en les soumettant de manière continue à sa propagande.
Cette politique permet également aux séparatistes de faire des pressions sur les familles et de briser leurs liens avec la mère patrie, le Maroc, a-t-elle dit, soulignant que la junte qui dirige le Polisario ne réussira jamais à détruire l'attachement indéfectible qui a toujours existé entre les Sahraouis et le Maroc.
De son côté, Mme Azeuini a décrit ses longues années de souffrance et de détention arbitraire dans les geôles du polisario, soulignant que la communauté internationale doit intervenir pour élucider le sort de centaines de Sahraouis portés disparus dans les camps de Tindouf.
Les membres de la délégation profiteront de leur séjour dans la capitale britannique pour tenir des rencontres avec de hauts responsables du ministère britannique des Affaires étrangères et d'Amnesty International, ainsi qu'avec des représentants d'ONG britanniques.
Londres, 11/07/08 MAP

Thursday, July 10, 2008

L'Association des portés disparus du polisario" dénonce la présence au Portugal de tortionnaires du polisario

Le président de l'"Association des portés disparus du polisario" (APDP), M. Dahi Aguai, a dénoncé avec force, jeudi à partir de Lisbonne, "la présence au Portugal de l'un des grands tortionnaires du polisario, le dénommé Adda Ould Brahim Ould Hmim, tenu pour responsable de la disparition de plus de 800 citoyens d'origine sahraouie et aussi d'un citoyen portugais, ainsi que d'autres citoyens européens".
Dans des lettres destinées au Premier ministre portugais, M. José Socrates, au président de l'Assemblée de la République (Parlement), M. Jaime Gama et au ministre d'Etat, ministre portugais des Affaires étrangères, M. Louis Amado, l'APDP indique que "ce tortionnaire se camoufle derrière l'immunité diplomatique grâce à un passeport diplomatique algérien, malgré les appels d'Amnesty International qui dénonce ce fait et souligne que tous les tortionnaires du polisario doivent être démis de leurs fonctions et présentés à la justice. Mais, ajoutent ces lettres, l'Algérie ne cesse de les promouvoir en leur offrant immunité et couverture" leur permettant ainsi de persister dans leur tentative de dissimuler les vérités et d'induire en erreur l'opinion publique internationale sur ce qui se passe réellement dans les camps de Tindouf.
Ces lettres, illustrées de photos et décrivant la situation des séquestrés sahraouis et les violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf, font également état de portés disparus étrangers dans les camps, citant le cas d'un soldat portugais qui exerçait dans l'armée espagnole du régime de Franco avant de regagner les rangs des mercenaires en 1976 et de disparaître dans les geôles du "polisario".
Elles précisent que plusieurs citoyens d'origine sahraouie rescapés des prisons du "polisario" et ayant regagné la mère-patrie, témoignent de ce fait.
Ces documents font également état de l'existence d'autres disparus européens du "polisario", dont un Français, un Belge et deux Espagnols, ajoutant que l'Association se préoccupe toujours de leur sort en vue de dévoiler au monde entier le "véritable visage de la thèse séparatiste factice qui se base sur la torture, la terreur, la séparation des famillesà" et pour laquelle elle mobilise tous les moyens afin d'empêcher toute réunification dans un Maroc où règnent sécurité, liberté et démocratie.Lisbonne, 10/07/08 MAP

Encore une provocation de plus, Abdelaziz Belkhadem estime que le Maroc ne fait pas assez pour freiner le trafic de drogue et d’armes à la frontière

Lors d’une conférence nationale qui a réuni les élus locaux de toutes les APC frontalières que dirige le vieux parti, Abdelaziz Belkhadem a incité les présidents des APC et des APW présents à une mobilisation sans faille, qui passe par une implication effective des masses populaires pour endiguer les fléaux sociaux causés par la contrebande et le trafic de drogue notamment au niveau de la frontière entre l’Algérie et le Maroc. Des fléaux qui ont, selon ses dires, aggravé la perte de repères chez la jeunesse algérienne après avoir eu à subir « les affres de la tragédie nationale ». Dans son discours sévissant, le SG du FLN avait abordé des questions d’actualité tels le 46e anniversaire de l’indépendance, la réconciliation nationale ainsi que la jeunesse. « Les fléaux sociaux que connaît notre société aujourd’hui proviennent des frontières qui représentent des dangers qui menacent la sécurité, la stabilité et l’économie de notre pays et les valeurs morales de notre société », a averti M. Belkhadem. « Des populations de pays frères (notamment le Maroc) profitent de nos richesses et marchandises au moyen de la contrebande », a-t-il dénoncé. S’adressant aux élus locaux, Belkhadem les a exhortés à « redoubler d’efforts en collaboration avec les services concernés et de la population pour protéger les frontières de l’Algérie.
Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com D’après le Jeune Indépendant
jeudi 10 juillet 2008

Les victimes des tortures dans les geôles du "polisario" dénoncent les crimes contre l'humanité qui y sont commis (journal libanais)

Les victimes de la torture barbare dans les camps de Tindouf, au sud-ouest de l'Algérie, "ont rompu le silence pour s'élever contre les actes de violence et de torture dont ils font l'objet, aux côtés de milliers d'autres, et dénoncer les crimes contre l'humanité qui y sont commis par le "polisario", écrit jeudi le quotidien libanais "Diar".
Dans une correspondance de Bruxelles sous l'intitulé "Crimes contre l'humanité et violations: les victimes rompent le silence", le journal souligne que la conférence de presse convoquée par l'Association "Med EuroCap" a mis en lumière "des actes barbares qui ont été perpétrés et le sont encore" dans les camps de Tindouf.
Ces victimes, poursuit la publication, ont choisi Bruxelles, au vu de son statut de capitale de l'Europe et de centre de défense des libertés et des droits de l'Homme, pour s'exprimer, faire entendre leur voix et réclamer réparation auprès Nations unies.
Ces personnes ont raconté comment elles avaient été conduites dans les campements et les prisons où "elles ont été torturées les yeux bandés, et où plusieurs d'entre elles ont été contraintes de se nourrir de morceaux de chaire découpés dans leurs propres corps ou de ceux de proches parmi les prisonniers", souligne "Diar", relevant que Monseigneur Jean Abboud, avocat, a appelé l'opinion publique internationale à prendre acte de ces barbaries perpétrées en violation des droits élémentaires de l'Homme, et exhorté les gouvernements, partis et organisations à rompre le silence et à démasquer les criminels.
L'Avocat belge a, également, appelé le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon à dépêcher sur place une commission d'enquête sur les agissements des membres du "polisario" et les violations des droits de l'Homme, en vue de traduire les auteurs de ces crimes devant la justice pour répondre de leurs actes, ajoute le journal, précisant que ces violations varient entre le rapt, les disparitions forcées, les arrestations arbitraires, le génocide et la torture physique et psychologique.
"Diar", qui a publié des photos de la conférence de presse et des victimes de la torture, a indiqué que plusieurs de ces victimes ont relaté leur calvaire et décrit en détail les techniques de torture utilisées à leur encontre.
Et de conclure que Mgr Jean Abboud et plusieurs de ces victimes du Maroc et de Mauritanie se rendront au Liban où ils donneront, mardi prochain, une conférence de presse à Beyrouth sur "la torture barbare encore pratiquée par les bandes organisées et les organisations terroristes".
Beyrouth, 10/07/08 - MAP

Les trafics à la frontière entre l’Algérie et le Maroc inquiètent Abdelaziz Belkhadem qui en appelle à la population pour agir

Le FLN estime que la lutte contre le trafic aux frontières entre l’Algérie et le Maroc passe par la mobilisation des populations. Abdelaziz Belkhadem, le SG de l’instance exécutive du FLN, a appelé dans une rencontre avec les élus APC et APW de son parti, situées aux frontières de « faire participer les populations et de les impliquer dans la lutte contre les formes de contrebande touchant les produits alimentaires soutenus par l’Etat et dont une importante quantité est commercialisée outre frontières ». « En revanche notre pays reçoit drogue, alcools et produits contrefaits dangereux pour la santé de la population et nuisible à l’économie du pays », ajoute le SG du FLN qui a alerté contre les dangers et les conséquences de cette situation. Belkhadem indiquera que l’Algérie, de pays de transit est devenue, en un laps de temps, un pays consommateur de drogue. « La drogue qui détruit nos jeunes provient des frontières » et la contrebande « saigne nos richesses et les produits que nous soutenons pour notre peuple mais qui profitent indûment à d’autres ».
« Le fléau de l’émigration clandestine, à bord d’embarcations de la mort, est une autre forme d’hémorragie pour notre jeunesse », a indiqué le SG du FLN qui l’a qualifié de « pratique mafieuse et criminelle, interne et externe ». Le SG du FLN dira qu’il est encore temps de lutter contre ces formes de trafics autant qu’il urge de lutter contre des phénomènes nouveaux qui mettent en péril la vie de milliers de jeunes. Belkhadem a imputé la propagation de ces fléaux aux répercussions générées par la tragédie nationale « qui ont provoqué, a-t-il dit, de profondes et douloureuses fissures et déstabilisé la société aux plans matériel et moral ». Pendant cette journée d’information sur le thème : « Développement des collectivités frontalières », les élus représentant ces communes feront des suggestions et proposeront des formules pour associer les populations locales et les « impliquer pour protéger les frontières d’infiltrations depuis le Maroc des produits étrangers en Algérie et vice versa », a indiqué dans un point de presse le chef du groupe parlementaire du FLN Layachi Daâdouaâ.
Synthèse de Kahina, www.algerie-dz.com D’après le Quotidien d’Oran.jeudi 10 juillet 2008
Et le polisario que vous soutenez et qui menace le Maroc hein?
الله ينعل الي ما يحشم

L'Allemagne veut équiper l'armée et la police algériennes...Pour quel but?

Berlin propose à Alger de lui fournir des bateaux et des avions de guerre et de lui monter localement des usines de fabrication de matériels de défense militaires et des véhicules pour l'armée et la police. Pour sa visite en Algérie, Angela Merkel sera accompagnée précisément de 90 personnes entre personnels politiques, parlementaires, journalistes mais surtout des hommes d'affaires représentant d'importants pôles industriels. Jugée de haut niveau, la délégation allemande comptera, en effet, 13 représentants de grandes entreprises industrielles spécialisées notamment dans l'énergie et la construction des infrastructures de base. Elle aura à sa tête le président de la fédération des industries allemandes (BDI) Jürgen R.Thumann dont l'entreprise de métaux pour, entre autres, la fabrication de piles, emploie 3.000 personnes. Ces précisions nous ont été fournies, mardi à Berlin, par Eckart Von Unger, le directeur régional de la fédération des industries allemandes pour le Moyen-Orient et l'Afrique. Accompagné de Cornelia Berg, la manager de projets pour ces mêmes régions, Eckart Von Unger a mis en exergue le rôle de la fédération dans la préparation de la visite de Merkel à Alger les 16 et 17 juillet prochains. L'Algérie, a-t-il dit, « est un partenaire économique important dans la région du Maghreb, nous voulons avoir des liens forts avec elle, c'est pour cela que nous avons fait en sorte d'avoir, dans notre délégation, des représentants de quelques grandes entreprises, nous voulons la qualité, pour nous la quantité importe peu ». Cette qualité, notre interlocuteur la perçoit à travers les domaines de coopération ciblés par Berlin. « Il est vrai que l'énergie, c'est très important pour l'Allemagne, mais il y a aussi le matériel de défense militaire comme les bateaux et les avions de guerre que nous proposons à l'Algérie ». Il est donc question pour les deux pays de discuter des possibilités de coopération dans le domaine militaire. L'Allemagne veut fournir à l'Algérie des bateaux et des avions de guerre et veut aussi lui construire des véhicules pour l'armée et la police. « Nous sommes intéressés par la construction automobile pour les besoins de la police et de l'armée », affirme Eckart Von Unger. « Si nous arrivons à nous entendre avec les responsables algériens, nous sommes prêts à monter en Algérie des usines de construction de ce genre de véhicules », fait-il savoir. La signature d'accords à cet effet dépendra, selon lui, des résultats des discussions qui réuniront Bouteflika et Merkel. « Le premier jour de la visite, il y aura des discussions entre les deux responsables, s'il y a entente entre eux, nous pourrions signer des accords le lendemain, c'est-à-dire le 17 juillet », indique-t-il. Il est attendu, par ailleurs, la conclusion d'un accord dans le domaine de la formation professionnelle. « Les Allemands activent déjà depuis janvier dans un centre professionnel à Alger mais ils veulent signer un accord avec le ministère du secteur qui permet la reconnaissance des diplômes qu'elle accorde aux stagiaires », dit Von Unger. Le responsable allemand fait, en outre, savoir que les hommes d'affaires de l'Etat fédéral s'intéressent aussi à la construction d'infrastructures de base, des chemins de fer et à l'urbanisme en général. « Ils veulent participer au transfert en Algérie de la technologie et du savoir-faire », dit-il encore. La fédération des industries allemandes (BDI) compte, dans ses rangs, 38 associations d'horizons divers et 100.000 entreprises qui emploient près de 8 millions de personnes. C'est, affirme son directeur régional, « le plus important organisme représentant l'industrie en Allemagne ». Il note que le président de la BDI, Jürgen R.Thumann est conseiller du gouvernement allemand pour ce qui est notamment de la présence allemande en Afrique du nord « dont les potentialités et la situation géographique sont stratégiques pour nous ». Plus de 100 entreprises affiliées à la BDI activent déjà en Algérie. « La presse allemande publie régulièrement des articles négatifs sur l'Algérie, ce qui pousse les petites entreprises à refuser d'y aller mais, ce qui est important, c'est que les grandes entreprises veulent s'y implanter parce qu'elles croient que la stabilité est possible et qu'elle se consolide de plus en plus », affirme le directeur régional de la BDI. Le Quotidien d'Oran 10/07/2008

Tizi Ouzou:Des familles menacées d’expulsion

Un ancien directeur de collège et deux anciens intendants sont menacés d’expulsion des logements d’astreinte qu’ils occupent au niveau du collège Khemas Ali de la nouvelle-ville de Tizi Ouzou.Selon M’hamed Douar, ancien intendant dont le dernier poste occupé avant son départ en retraite était le Cemp filles de Tizi Ouzou «c’est de l’ ingratitude, après avoir trimé tant d’années au service de l’éducation et après moult demandes de logement auprès de tous les services compétents. A l’époque, on me répondait toujours que du moment que j’occupais un logement, fut-il d’astreinte, je n’ouvrais pas droit à un logement. Aujourd’hui, la direction de l’éducation a requis les services d’un huissier de justice qui vient de nous signifier notre expulsion. Or, matériellement c’est impossible car nous n’avons que la rue pour nous accueillir!» Ces anciens fonctionnaires se trouvent aujourd’hui devant un dilemme: appliquer une décision de justice, c’est se retrouver eux et leurs familles dehors, ne pas appliquer cette décision, c’est en somme se faire violence à tout ce qui fait leur être, leur éducation et leur morale.Certains de ces fonctionnaires ont des enfants à charge et même des enfants en bas âge. Aussi leur dernier recours reste le wali auquel ils lancent un SOS «car lui seul peut dénouer cette situation et agir selon l’humanisme qui a toujours caractérisé les représentants de l’Etat en pareille situation.»Ces familles se montrent confiantes en la «perspicacité de ce responsable» qui saura certainement faire la part des choses et offrir à ces familles une sortie digne au moins en récompense des services rendus à la collectivité après tant d’années de bons et loyaux services.
A. SAÏD 10 Juillet 2008 L'EXPRESSION

Wednesday, July 09, 2008

La frontiére algéro-marocaine restera fermée en 2008

Malgré les appels du Maroc à l’Algérie pour l’ouverture de la frontière entre les deux pays, cette dernière reste fermée.
En effet, le gouvernement algérien estime que l’ouverture de la frontière entre l’Algérie et le Maroc n’est pas une priorité et la conditionne à la mise en place d’une stratégie globale de paix et de coopération dans le Maghreb incluant le droit à l’autodétermination du peuple du Sahara Occidental. Une condition que le Maroc persiste à refuser. Le royaume qui pratique la politique de la fuite en avant en considérant le Sahara Occidental colonisé comme un territoire marocain, ne semble pas prêt de faire des concessions et de reconnaître le droit des sahraouis à s’exprimer sur l’avenir de leur pays.
Par Rayane, www.algerie-dz.com.mercredi 9 juillet 2008
BLA MATKASSAR RASSEK AVEC LES GENERAUX ALGERIENS C COMME SA .

Attaque armée à Tazmalt en Algérie

La caserne de gardes communaux du village d’Aït Saâda près de Tazmalt en Algérie a été la cible d’une attaque terroriste qui a fait un mort et 6 blessés.mercredi 9 juillet 2008.
Un garde communal tué et six autres blessés. Tel est le bilan de l’attaque contre le cantonnement de la garde communale du village d’Aït Saâda, dans la commune de Tadmaït (20 km de Tizi-Ouzou en Algérie), perpétrée par un groupe armé, dans la nuit du lundi à mardi, a-t-on appris de sources sécuritaires. Les gardes communaux de cette caserne se trouvant sur versant sud de la dense forêt de Sidi Ali Bounab, au lieu-dit « Chréa » ont été surpris vers 00h30 par des tirs de roquettes artisanales et des tirs nourris des terroristes embusqués aux alentours. Les terroristes voulaient les faire sortir de la caserne mais les gardes communaux ont résisté à l’attaque en ripostant pendant une heure jusqu’à repousser les terroristes qui ont eu aussi d’importantes pertes dans leurs rangs. Des pertes qui les ont contraint à battre en retraite vers les monts de Sidi Ali Bounab. Des hélicoptères de l’ANP ont, peu de temps après, survolé les lieux.
Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com D’après le Quotidien d’Oran 09/07/2008

Tuesday, July 08, 2008

ALGERIE: ATTAQUE REPOUSSÉE CONTRE LE COMMISSARIAT DES OUACIFS

Un dispositif sécuritaire draconien a été mis en place, notamment à l’entrée et à la sortie de la ville, mais aussi devant les édifices importants.
L’attaque terroriste ayant visé le siège de la Sûreté de la daïra des Ouacifs, dimanche soir, n’a fait aucune victime parmi les services de sécurité. La vigilance de ces derniers a permis d’éviter le pire. Il était environ 19 heures lorsque les terroristes ont tenté d’investir le commissariat, selon un témoin oculaire, encore sous le choc, hier matin. «Moi, j’en ai vu deux. Ils ataient armés. Ils étaient très jeunes. Ils devaient avoir au maximum, vingt cinq ans. Ils sont venus à pied», indique le propriétaire d’un magasin à moins de vingt mètres du lieu ciblé par l’attentat, en montrant à l’aide de son index la bâtisse de la Maison des jeunes. Il venait de quitter le siège de la Sûreté de daïra. «On m’a convoqué pour apporter un témoignage de ce que j’ai vu», explique-t-il. Quelques minutes avant, son magasin était fermé à l’instar de quelques autres dont les propriétaires ont aussi été conviés par la police pour plus d’informations.Un autre commerçant se remémore: «L’attaque s’est déroulée tellement vite qu’il m’est très difficile de me souvenir des petits détails. Je m’apprêtais à fermer. J’ai fait rentrer les marchandises installées sur le trottoir; le rideau de mon magasin était même à moitié fermé quand, subitement, j’ai entendu des rafales. Elles n’ont pas duré longtemps. Je pense que les échanges de coups de feu n’ont pas dépassé cinq minutes». Notre témoin dit avoir quitté précipitamment son magasin juste à l’interruption des coups de feu: «Je n’ai même pas pris le soin de fermer le rideau à clé. Quand j’ai traversé la ville juste après l’attaque, il n’y avait personne sur les routes. Tout le monde a couru pour se protéger.» D’autres témoins, approchés, ont dit que les éléments armés ayant perpétré cette attaque étaient habillés d’accoutrements quelconques. Ils ne portaient pas de barbes, précisent encore nos interlocuteurs.Les terroristes, dont le nombre exact reste impossible à déterminer, compte tenu de la promptitude de l’action, se sont approchés du commissariat à pied.La rue où se trouve le siège de la Sûreté est fermée à la circulation routière à compter de 18 heures. Aucun véhicule ne peut donc passer au-delà de cet horaire. Les terroristes ont commencé à tirer au moment de leur arrivée devant le portail de l’entrée principale. Dans la journée, un policier est régulièrement en faction à cet endroit. Fort heureusement, il avait terminé sa journée au moment de l’attaque. Les impacts de balles étaient perceptibles sur le portail d’accès ainsi que sur le mur le jouxtant. Hier, à 10 heures, trois éléments de la police scientifique inspectaient les lieux et prenaient des photos.Une tension visible régnait dans toute la petite ville des Ouacifs durant la matinée de ce lundi. Un dispositif sécuritaire draconien a été mis en place, notamment à l’entrée et à la sortie de la ville, mais aussi devant les édifices importants. Sur le qui-vive, des dizaines de policiers de la brigade mobile de la police judiciaire étaient déployés devant le siège du tribunal, en face de la poste et au niveau du carrefour principal, sis à l’entrée de la localité.Des éléments de la garde communale ont été, pour leur part, mobilisés à l’intérieur du siège de l’Assemblée populaire communale. A tout ce dispositif, s’ajoute un nombre important de policiers en civil qu’on pouvait reconnaître grâce à leurs talkies-walkies.Si dans l’ensemble des routes des Ouacifs, la vie avait repris ses droits, il n’en est pas de même dans celle qui longe le commissariat.«D’habitude, les gens et particulièrement les familles, se bousculaient à cette heure-ci devant nos magasins; aujourd’hui, comme vous le constatez, le quartier est déserté», lance un commerçant, d’un air dépité.
Aomar MOHELLEBI L'EXPRESSION 08/07/2008

Monday, July 07, 2008

Le polisario n'a d'autre choix que d'accepter le projet d'autonomie marocain (écrivain libanais)

Le polisario ne pourra jamais créer un Etat indépendant au Sahara et n'a d'autre choix que d'adhérer au projet d'autonomie pour les provinces du sud du Maroc, a affirmé l'écrivain et politologue libanais, Khair Allah Khair Allah.
Dans un article publié lundi par le journal libanais +Al Moustakbal+, Khair Allah a assuré que "l'Algérie n'a aucun intérêt à continuer de fermer ses frontières avec le Maroc et particulièrement à soutenir le polisario qui ne pourra jamais créer un Etat indépendant au Sahara, et qui n'a d'autre choix que d'adhérer au projet d'autonomie proposé par Rabat ".
Sous le titre "Après le retour du terrorisme au Maghreb ", l'écrivain a souligné que le projet d'autonomie dans les provinces du sud est "le chemin le plus court pour unifier les pays de la région autour d'un plan sérieux pour faire face au terrorisme dans sa nouvelle forme loin des considérations étriquées ".
"L'Algérie pourra-t-elle briser le cercle vicieux de la guerre contre le terrorisme dans la région du Maghreb, ou restera-t-elle prisonnière du complexe historique qui s'appelle Maroc ? ", s'est interrogé le politologue libanais, estimant qu'"en fin de compte, Alger a un problème avec le terrorisme et non avec le Maroc".
Soulignant l'existence d'une coopération entre les terroristes opérant dans la région du Maghreb et de réseaux du groupe d'Al Qaïda "actifs en Afrique et en Europe et qui profitent de la position géographique des pays du Maghreb", Khair Allah a indiqué que l'Algérie est "le maillon le plus faible de la coopération régionale contre le terrorisme ".
"Pis encore, ajoute-t-il, il est clair que l'Algérie est toujours prisonnière de considérations étriquées qui entravent toute concertation avec les autres en ce qui concerne la guerre contre le terrorisme", relevant que l'Algérie croit que la coopération avec les américains et les français suffit pour éradiquer ce phénomène, et ignore que l'éradication du fléau est tributaire de la concertation avec les pays voisins".
Khair Allah, auteur de plusieurs écrits et recherches politiques dans des journaux et publications arabes et internationales, a indiqué que les événements survenus ces derniers mois dans la région du Maghreb "révèlent une activité de plus en plus intense du groupe terroriste Al Qaïda particulièrement en Algérie elle-même".
"Ceci coïncide avec une tension dans les relations maroco-algériennes à cause de la question du Sahara, puisque Alger utilise le polisario pour épuiser le Maroc et ses ressources", a-t-il noté.
Selon Khair Allah, "il n'y a d'autre solution que de penser à la façon de faire face au terrorisme sous un angle différent qui parte du fait que l'on ne peut gagner la guerre contre le terrorisme qu'à travers la coopération régionale ".
Beyrouth, 07/07/08 MAP

Il est prévu un déficit de 50% en eau potable, la soif guette les Oranais

Plusieurs mesures et restrictions sont annoncées et mises en oeuvre par la Société eau et assainissement d’Oran (Seor).
L’alimentation de la wilaya d’Oran en eau potable baissera sensiblement durant cet été. Un déficit de 50% en matière d’alimentation en eau potable est prévisible. Les habitants d’Oran risquent d’avoir soif cette saison estivale. Plusieurs localités commencent déjà à vivre au rythme quotidien des perturbations de l’alimentation en ce liquide vital. Le constat est perceptible au niveau de plusieurs commune des grands centres urbains comme la ville d’Oran, Bir El Djir, Sidi Chahmi, Es Senia, Maraval, la Corniche, etc. Les spécialistes n’écartent pas un déficit de 50% en eau potable. Les besoins en matière de consommation étaient, initialement, de 350.000 m3/jour et la production augmentera, cet été, de 180.000 m3/Jour. Cette situation risque de perdurer jusqu’au mois d’octobre. Plusieurs mesures et restrictions sont annoncées et mises en en oeuvre par la société Eau et assainissement d’Oran (Seor). Cette situation exceptionnelle est due à plusieurs facteurs en dépit des efforts monstres du département des ressources en eau. Il s’agit particulièrement du niveau des barrages qui est très critique. En effet, contrairement aux années précédentes, l’apport supplémentaire, de la pluviométrie, estimé à 100.000 m3/jour a fait défaut cette année. Cela étant, l’eau coulera dans les robinets pendant 18 heures tous les deux jours. Aussi, l’entretien de la station de Kahrama est renvoyé au mois d’octobre de l’année en cours. Elle sera, donc, opérationnelle pendant cet été en dépit des recommandations de ses concepteurs quant à sa maintenance périodique.Cette maintenance est prévue, initialement, pendant le mois en cours. D’autant que l’arrêt, pour raison d’entretien, prend au, minimum, dix jours. Autant la période des grandes chaleurs est attendue autant elle est redoutée. Le scénario des perturbations, des pénuries et de la course après les camions citernes ne cesse de se répéter chaque été. Les responsables du secteur de l’eau à Oran sont plus que convaincus que le spectre des éventuelles pénuries d’eau sera atténué après la mise en fonction de la station de Sidi Djelloul (Aïn Temouchent), prévue au dernier trimestre de l’année en cours. Cette station produira, selon ses concepteurs, une quantité de 100.000 m3/jour. Et la situation sera, définitivement, améliorée à la faveur de la mise en fonction du Mao (couloir Mostaganem, Arzew, Oran).Le but recherché est de combler, pour le moment, le déficit existant et de bannir une bonne fois la question du manque d’eau dans tout l’Oranais. Pour l’heure, la wilaya d’Oran et ses 26 communes sont alimentées à partir des barrages de Gargar et Merdja Sidi Abed dans la wilaya de Relizane à raison de 70.000 m3/jour et de celui de Beni Bahdel à Tlemcen qui produit 5000 m3 /jour. Ajouté à cela les unités de dessalement de Bousfer et de Aïn El Türck qui produisent 5000 m3/jour chacune.Le scénario des perturbations et des pénuries entame ses premiers virages. La course des camions citernes, appelés dans le jargon local, les colporteurs d’eau douce, ne cesse de se répéter. Ces derniers sont nés avec la crise d’eau qui continue à sévir dans la wilaya d’Oran.
Aït Ouakli OUAHIB 07 Juillet 2008 le quotidien d'oran

Sunday, July 06, 2008

Observateur à l’internationale socialiste, le Polisario va lancer sa chaîne satellitaire

Le soutien apporté par les Partis socialistes européens pour la récente admission du Front Polisario comme membre observateur à l’Internationale socialiste et le lancement prochain d’une chaîne de télévision sahraouie par satellite inquiètent sérieusement les responsables marocains.
L’entrée à titre d’observateur à l’Internationale socialiste du Front Polisario constitue un coup dur pour la diplomatie marocaine, qui ne s’attendait guère à ce retour en force sur la scène internationale. Il faut dire que la déception était réelle, car à Rabat, on ne s’attendait point au soutien des Partis socialistes européens au parti politique sahraoui et fer de lance de la lutte de libération de son peuple. Depuis le départ d’Abderrahmane El-Youssoufi de la tête de l’USFP, la position de ce dernier au sein de l’Internationale socialiste s’est affaiblie, ce qui expliquerait cette admission du Front Polisario. Celle-ci est considérée comme un souffle nouveau au combat du peuple sahraoui et un revers pour la diplomatie marocaine. C’est l’avis du représentant membre du secrétariat national du Polisario et ministre chargé de l’Europe, Mohamed Sidati. Il a affirmé que la résolution adoptée à l’unanimité par l’internationale socialiste lors de son 32e congrès à Athènes, malgré la présence de Mohamed El-Yaghzi, le secrétaire général de l’Union socialistes des forces Populaires (USFP), “renforcera la lutte du peuple sahraoui pour la liberté et l’indépendance”. Ce retour en force représente un camouflet pour la diplomatie de Mohammed VI, qui pensait avoir remporté la bataille après la prise de position en sa faveur de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU lors de la dernière réunion du Conseil de sécurité consacrée au conflit. Les dirigeants sahraouis comptent fructifier ce succès diplomatique à travers le lancement d’une chaîne de télévision satellitaire destinée pour le Maghreb et l’Europe. Le directeur de cette chaîne, Mohamed Labiedh, a indiqué dans des déclarations au journal espagnol, la Vanguardia, qu’aucun pays ne finançait ce projet. Selon lui, “la société civile espagnole est le véritable bailleur de fonds à travers les associations des amis du Sahara occidental à Séville et au Pays basque espagnol, ainsi qu’avec le concours de la troisième chaîne de télévision catalane”.L’objectif de cette chaîne est de constituer un lien avec les habitants du Sahara occidental, ce qui permettra au Front Polisario de raffermir avec eux ses liens. Il va sans dire que cette initiative est très mal vue du côté de Rabat, non pas parce que cette chaîne va concurrencer la chaîne marocaine, créée spécialement par le palais royal il y a trois années pour ces territoires, mais de peur qu’elle devienne un outil pour coordonner les manifestations politiques hostiles au Maroc dans les grandes villes sahraouies, telles que El-Ayoune, Dakhla, et Smara.
K. ABDELKAMEL LA LIBERTE 06/07/2008.

Deux journaux congolais se font l'écho des témoignages de Mauritaniens victimes des exactions du "polisario"

Deux journaux de la République Démocratique du Congo (RDC) "Le Potentiel" et "L'Observateur" se sont fait l'écho, vendredi, des témoignages livrés récemment par des Mauritaniens, qui ont été victimes de détention arbitraire, de torture et de graves violations de droits de l'Homme dans les camps du « polisario » à Tindouf, en Algérie.
Dans leurs témoignages, ces Mauritaniens ont évoqué le calvaire vécu dans les camps et les atroces souffrances endurées sous les ordres du "polisario", rapportent les deux journaux.
Face à cette situation très alarmante, écrit "Le Potentiel", les victimes mauritaniennes sont plus que jamais décidées à porter leur affaire devant l'opinion publique et les organisations internationales, notamment l'ONU, pour réclamer justice et réhabilitation, ajoutant qu'il s'agit d'une question "plus humanitaire que politique".
De son côté, le journal "L'Observateur" indique qu'une cinquantaine de Mauritaniens "ont relaté dans les détails les tortures subies dans les prisons du +polisario+ et les conditions inhumaines de détention".
La publication, qui cite plusieurs observateurs, souligne, par ailleurs, que l'initiative marocaine d'autonomie "sera déterminante pour mettre fin aux souffrances des populations dans les camps de Tindouf".
A rappeler qu'un grand nombre de Mauritaniens torturés dans les geôles du "polisario" ont tenu récemment des conférences de presse à Nouakchott et à Bruxelles pour mettre à nu et dénoncer les exactions commises par le "polisario" et réclamer justice et réhabilitation.
Rabat, 06/07/08-MAP

Saturday, July 05, 2008

CÉLÉBRATION DU 46E ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE: Les Algériens ont la tête ailleurs

Depuis quelques années, cette fête nationale est tombée dans la banalité de la célébration officielle.
L’Algérie a célébré, hier, le 46e anniversaire de son Indépendance. Cet anniversaire est-il différent de tous ceux qui l’ont précédé? Comme chaque année, une commémoration officielle et des recueillements sur les tombes des martyrs et des cérémonies en l’honneur de ceux qui ont combattu pour libérer le pays, ont été observés. Et puis sans plus.Depuis quelques années, cette fête «nationale», pourtant symbolique, est tombée dans la banalité de la célébration officielle. Mis à part le côté «chômé, payé», le 5 Juillet est de moins en moins considéré par les citoyens que d’aucuns interprètent comme un manque flagrant de patriotisme et de civisme. C’est donc un constat amer que l’on fait chaque année, à la date de cette fête qui fait notre identité, et la journée d’hier n’était pas en reste. Et pour cause, les citoyens algériens ont appliqué le principe de «la journée chômée, payée» au pied de la lettre. Puisqu’à peine la journée commencée, les rues étaient désertes et les commerces en congé. On aurait pu penser que cette désertion traduisait justement une implication de ces derniers à cette fête nationale, mais on se serait trompé car ce n’était nullement le cas. En effet, si on faisait l’inventaire des activités de ces derniers lors de cette journée, on aurait retrouvé que certains sont partis à la plage, d’autres ont pique-niqué, d’autres encore sont restés chez eux à regarder les «festivités» à la télévision ou faire une sieste. Les rares personnes, qui ont fait un geste envers ceux sans qui, ils seraient toujours sous l’emprise coloniale, sont parties se recueillir sur les tombes des martyrs parfois membres de leurs familles ou ont salué l’opération «un drapeau dans chaque foyer» en accrochant ce dernier chez eux.N’est-il pas ingrat de constater que la majorité des citoyens n’ont pas commémoré cette journée glorieuse qui a marqué l’histoire du pays, qui a vu couler le sang de près d’un million et demi de martyrs.Le constat est d’autant plus amer lorsqu’on regarde de l’autre côté de la rive et que l’on voit comment les autres pays occidentaux et orientaux fêtent leur «indépendance day». Prenons l’exemple américain. Cette puissante nation suscite le patriotisme de ses citoyens dans les quatre coins du pays, qu’ils soient en temps de guerre ou en temps de paix. Chaque année, les Etats-Unis célèbrent la fête de leur indépendance le 4 juillet, journée de célébration patriotique et de réunions familiales dans tout le pays.Pour ce dernier qui veut instaurer la culture du patriotisme chez tous ses citoyens, la fête de l’indépendance est une grande occasion «civique», qui repose sur la tradition anglo-américaine de la liberté politique. Ainsi, pour célébrer ce jour, la société américaine a tout fait pour impliquer davantage ses citoyens à la vie sociale, politique mais aussi historique, et ce, en transformant cette date en un spectacle vivant, durant toute une journée.Pour ce faire, des pique-niques appelés «garden-partys» sont organisés dans chaque coin vert du pays, accueillant ainsi des familles entières autour d’une cuisine américaine typique et surtout autour de récits historiques et héroïques sur la liberté.Par ailleurs, des feux d’artifice ont lieu un peu partout dans le pays. A New York par exemple, un grand magasin appelé «Macy’s» organise, depuis trente ans maintenant, un feu d’artifice le 4 juillet. En 2005, trente-cinq mille pièces d’artifice ont jailli de sept bateaux situés dans l’«East River» et dans le port de New York pour éclater pendant trente minutes au-dessus de la ville. Plus de trois millions de personnes ont assisté à ce seul feu d’artifice qui est aussi retransmis à la télévision depuis quelques années. Outre ces festivités, le 4 juillet est aussi une occasion économique, lançant ainsi de grands travaux publics comme celui de la construction du canal Erié, du monument à la mémoire de George Washington et de la ligne de chemin de fer «Baltimore and Ohio». Autre pays, autre continent, la Tunisie. Tous les acteurs sociaux du pays voisin, préparent, chaque année, un programme riche pour fêter l’Indépendance le 20 mars, coïncidant aussi avec la fête de la Jeunesse du 21 mars de chaque année.Des activités culturelles, artistiques mais aussi sportives sont inscrites au programme national de cette journée de festivités auxquelles tout le monde est convié. Pour son 14 Juillet, la France célèbre la «journée révolutionnaire parisienne» synonyme de la prise de la Bastille. Associé aux bals et aux feux d’artifice, le défilé parisien des troupes françaises est généralement le spectacle par excellence. Ce défilé, qui suscite l’intérêt d’un large public, implique différents corps militaires et de police au sol, à pied, à cheval ou motorisés, défilant à tour de rôle. Compte tenu de ces faits et après 130 années de colonisation, aller à la plage, à la montagne ou rester chez soi à regarder la télévision en guise de célébration, signifie qu’il y a un sérieux problème au sein de la société algérienne.Cette grande fête-anniversaire, qui devrait être célébrée comme la journée de libération et être solennisée avec grand apparat par des défilés ainsi que des spectacles, des jeux, des sports, des fusils, des cloches, des feux de joie et des illuminations, d’un bout à l’autre de notre pays, inscrivant cette date maintenant et à jamais, est maintenant délaissée par nombre de citoyens, au grand dam de nos aïeuls et de notre histoire.
Yasmine ZOUAGHI L'EXPRESSION 05/07/2008

TIZI OUZOU: Des ordures plein la vue

La situation environnementale est lamentable. Tizi Ouzou croule sous les ordures.
A l’heure où le monde se met au vert et à l’énergie renouvelable, en Algérie, certaines villes n’arrivent pas à se débarrasser de leurs ordures ménagères. Une de ces villes est Tizi Ouzou. La capitale du Djurdjura est loin d’être une cité où la pollution est maîtrisée, l’air est sain et les espaces urbains propres. Il est loin le temps où, avec des moyens rudimentaires, la ville des Genêts, rayonnante, était appelée la petite Suisse. Aujourd’hui, le constat est accablant. La situation environnementale est lamentable. En matière d’hygiène, elle est l’une, si ce n’est la dernière ville d’Algérie. Tizi Ouzou croule sous les poubelles. Elle dépasse largement la moyenne nationale en rejet de déchets ménagers. 1,55kg par habitant alors que la moyenne nationale n’est que de 0,77kg/h.La commission hygiène et environnement actuellement en exercice, se trouve face à une mission presque impossible. En témoignent d’ailleurs, les rapports des techniciens de la voirie qui sont sortis sur le terrain le 4 mars 2008. Les constats de ces spécialistes sont sans appel: l’état d’hygiène déplorable dans lequel vivent les habitants. Tous les ingrédients pour l’émergence des grandes épidémies sont présents dans tous les recoins de la ville.Les rapports des techniciens qui se sont rendus donc dans la haute ville signalent la présence d’eaux usées à ciel ouvert et des dépôts d’ordures ménagères éparpillés dans tous les quartiers, des animaux errants comme des chats et des chiens. L’état d’abandon ne s’arrête pas là...La prolifération des moustiques hiver comme été est la source de toutes les maladies à transmission hydrique qui vont crescendo ces dernières années. Dans le centre-ville avec ces grands boulevards, la situation n’est guère reluisante. Au niveau du boulevard Abane Ramdane, les trottoirs ne servent plus à la circulation piétonne. Les déchets ménagers s’entassent dans tous les angles, constituant de grands talus bloquant tous les passages. Les fréquentes fuites d’eau au niveau des conduites AEP et le bouchage des canalisations diverses lors des pluies engendrent de façon quasi constante, un état d’exaspération chez les habitants et les usagers. Même les trottoirs sont squattés par des vendeurs à la sauvette. De son côté, le grand jardin du 1er-Novembre traversé par le boulevard en question, est détourné de sa vocation. Il est devenu un marché pour les dealers et toutes les ventes illicites. A la sortie ouest, les rues du 20-Août et 5-Juillet annoncent, elles aussi, aux visiteurs, la couleur.Les causes de cet état désastreuxC’est, en effet, au niveau de la gare routière que commencent les odeurs répugnantes. Devant tous les commerces, s’accumulent les rejets et les détritus divers. Aux entrées principales de tous les bâtiments, les décharges bloquent les portes et s’entassent même dans les escaliers et les paliers.
Chernai Djamel, président de la commission hygiène et environnement
L’Expression: Pouvez-vous nous brosser un tableau de la ville de Tizi Ouzou aujourd’hui?Chernaï Djamel: Actuellement, la ville est un grand chantier où plusieurs projets sont en cours de réalisation. Nous verrons bientôt son nouveau visage. Mais le constat actuel se caractérise par l’absence d’harmonisation structurelle et environnementale. Nous avons des carences en matière d’hygiène, de problèmes des routes et d’urbanisme. Plusieurs espaces verts sont transformés en béton avec absence d’équipements publics engendrant des problèmes de circulation routière. La ville manque aussi de structures de sport, de culture et de loisir.Quelle sera votre stratégie et vos moyens pour rendre à la ville son visage d’antan?Notre stratégie n’est pas uniquement de lui rendre son visage d’antan mais d’améliorer notre cité en lui offrant les commodités de notre siècle. Celle-ci se présente en différentes étapes. Il y une stratégie structurelle pour offrir aux équipes des moyens humains, matériels et financiers ainsi qu’une stratégie tactique qui consiste en modes opératoires et les méthodes d’élaboration des projets. Nous déboucherons sur une mise en oeuvre des traitements et la recherche de solutions, Le problème ne se pose, cependant, pas en termes de moyens mais en termes d’organisation et d’utilisation rationnelle des ressources financières et humaines.Quelles sont les difficultés que vous rencontrez sur le terrain?Je ne sais pas si on peut les appeler ainsi car pour nous le souci est de faire participer l’ensemble des acteurs du développement. L’amélioration du cadre de vie des citoyens dépend aussi de leur capacité à y participer. Nous souhaitons que l’école et les associations prennent part à notre nouvelle vision de la politique de la ville. La coopération avec d’autres villes ne peut qu’être bénéfique. Actuellement, nous sommes jumelés avec La Roche-sur-Yon. Nous avons participé à des séminaires. Nous avons présenté notre travail et il a rencontré un grand succès en espérant sa réussite à Tizi Ouzou.Au niveau des rues et allées de la Nouvelle ville, les conditions d’hygiène sont lamentables. C’est dans les abribus que les poubelles s’entassent. Les cités des 600, 200, 400 Logements et toutes les autres débordent de détritus. Le diagnostic est le même dans toutes les ruelles de ce grand centre urbain qui est l’exemple de l’échec de la wilaya de Tizi Ouzou dans sa politique d’urbanisation.Les facteurs ayant engendré cette situation désastreuse sont nombreux. Consultés, les documents contenant les chiffres et les effectifs du service de la voirie de la commune de Tizi Ouzou, indiquent pour leur part que les causes sont endogènes et exogènes au service. Les 54 véhicules que compte la commune de Tizi Ouzou sont loin d’être suffisants pour un service capable de décroître la moyenne élevée de rejets de déchets ménagers. En approfondissant l’analyse, il s’avère que 20 véhicules sont en panne depuis des années, c’est-à-dire, presque la moitié du matériel roulant en question est restée hors d’usage. Selon Djamel Chernaï, président de la commission hygiène et environnement à l’APC de Tizi Ouzou, la réparation de ce matériel coûtera aux caisses de l’Etat plus de 40% du prix d’achat d’un nouveau parc.Le parc de la voirie de la ville de Tizi Ouzou est donc réformable. Par ailleurs, comme le matériel roulant, le personnel de ce service est composé d’éléments prêts à partir en retraite pour une partie tandis que pour l’autre c’est le manque de qualification. Sur 200 travailleurs, plus de 80% sont âgés de plus de 45 ans. Une étude technique effectuée par l’équipe de Chernaï a conclu que le personnel, dans sa plus grande partie, est en état de convalescence.La mauvaise coordination et le manque de synchronisation des actes entre les habitants et commerçants avec ce service sont essentiellement à l’origine de l’entassement des déchets et l’émergence des décharges sauvages. L’état d’anarchie qui règne dans cette grille horaire des sorties pour la collecte des déchets est inqualifiable. D’un côté, à toutes les heures de la journée, d’énormes quantités de déchets sont jetées dans les rues et les trottoirs. D’un autre côté, le nombre et les horaires des rotations des services de la voirie se sont avérés inadaptés aux réalités et aux réflexes des citoyens. C’est ainsi que la ville est devenue une gigantesque décharge publique à ciel ouvert.Ces énormes quantités de déchets ménagers et industriels ne trouvent pas des centres d’enfouissement techniques pour les contenir. Bien que la décharge communale de Boukhalfa soit en service constant, il n’en demeure pas moins que celle-ci reste incapable de juguler tout ce cumul. De fait, Tizi Ouzou nécessite un centre d’enfouissement technique nouveau et répondant aux exigences d’un service de voirie digne des grandes métropoles.D’un autre côté, les travaux de réaménagement urbain que connaît la ville sont à l’origine de multiples défaillances dans la situation environnementale générale. Aucune politique de voirie ne pourra réussir avant la fin de ces grands chantiers. Quant à la culture de l’hygiène et de l’environnement, il s’avère évident que les conditions actuelles ne s’y prêtent point. Car l’esprit sain n’a pas uniquement besoin d’un corps sain mais, également, d’un environnement sain.Y a-t-il des solutions?L’équipe de techniciens dirigée par Djamel Chernaï, croit dur comme fer que Tizi Ouzou retrouvera un nouveau visage. Au vu du constat accablant et poignant de la cité, le défi parait difficile â relever. Tizi Ouzou est une ville à l’abandon dans son état actuel. Cette situation, qui dure, a plongé les habitants dans la déprime et la désolation.Les visages ne sont plus souriants à Tizi. La courtoisie d’antan a cédé la place à la vulgarité et la méchanceté. Pourtant, l’espoir existe toujours qu’un jour, les rues retrouveront la beauté, le calme et la sérénité. Dans cette optique, la nouvelle équipe de l’hygiène et de l’environnement mise sur plusieurs solutions.D’abord, dans le paysage économique national actuel, les services de la voirie des collectivités locales devront s’ouvrir à l’initiative d’un secteur privé. Ces opérateurs pourront soulager les services étatiques de cette charge financièrement très coûteuse. Puis, connaissant, après études sur le terrain, les besoins de ce service, les autorités prévoient le renforcement de leur logistique par un nouveau matériel et l’achat de 1400 bacs roulants. Cette opération a déjà commencé à travers les quartiers les plus mal entretenus. Quant au personnel, l’équipe en place compte rajeunir l’effectif car, selon son président, dans dix ans, la commune n’aura plus d’éboueurs.Enfin, pour acquérir d’autres réflexes de gestion et une autre culture citoyenne, il n’y a pas mieux que de prendre exemple sur les autres qui ont réussi à relever le défi de l’environnement.La coopération entre les villes d’Algérie est indispensable. Actuellement, la ville de Tizi Ouzou est jumelée avec La Roche-sur-Yon. Les séminaires qui s’y sont tenus ont été d’un grand apport à l’équipe de la voirie de la commune de Tizi Ouzou qui y a participé. Ainsi, en attendant une nouvelle politique de la ville, les habitants de la capitale du Djurdjura souffrent le martyre. C’est là aussi la preuve de l’échec des politiques locaux. Les gens ici à Tizi Ouzou ont bien compris que certains chants des sirènes ne mènent pas uniquement vers le paradis mais, également vers les grands déserts.
Kamel BOUDJADI L'EXPRESSION 05/07/2008

LE GNAOUI MAROCAIN EST MAGHREBIN SELON ALGER

Le deuxième festival international de la musique "gnaouie", prévu du 6 au 11 juillet à Alger, constitue un important espace d’expression pour cet art séculaire et héritage culturel aux peuples maghrébins. En Algérie cette forme d'art porte l’appellation de "diwane ou "bilali", au Maroc celle de gnaoui ou "Lila (nuit)", tandis qu'en Tunisie et en Libye il est connu respectivement sous les appellations de "stambali" et "sambali". Pour de nombreux chercheurs versés dans le domaine du patrimoine culturel populaire et traditionnel dans ces pays, les origines de cette musique remontent à l’ère des Almohades, au 19e siècle.A cette époque, on recensait déjà des confréries "gnawa" à travers plusieurs régions de ces pays notamment dans l’Ouest et le Sud-Ouest algérien, véritable creuset de cette forme d'expression artistique.
A l’origine de la création de ces confréries de simples ouvriers et autres travailleurs au pair, descendants de populations des pays subsahariens. Les premières de ces entités, qui virent le jour dès la fin du 17e siècle dans le Maghreb, étaient essentiellement composées d’hommes et de femmes de race noire qui seront rejoints par la suite par de nouveaux adeptes berbères et arabes.
Ce brassage va enrichir et renforcer le rayonnement populaire de ce genre musical dans la région du Maghreb, donnant ainsi une dimension culturelle et religieuse aux chants, rites et pratiques qui avaient à l'origine un caractère païen.
Ce métissage des cultures subsahariennes, berbères et arabes est visible actuellement a travers les différents textes chantés par les gnawa où l’on trouve de l’arabe, du berbère, du "haoussa" et d’autres langues africaines que ne peuvent traduire même les adeptes de ce genre de musique.
La structure lyrique de cette forme de musique est divisée en plusieurs "bordjs", qui louent en majorité Allah le tout puissant, son Prophète Mohamed (QSSSL) et certains Saints Hommes de l'Islam.
Le cérémonial ou "derdeba" se déroule généralement en début de soirée pour se terminer à l’aube. Il réunit les adeptes, sous la conduite du "Maalem" ou maître de cérémonie, qui est le plus ancien parmi l’assistance et le virtuose du "goumbri", un instrument à trois corde à la base de ce genre de musique. Les "krakab" et "t’bal" assurent les percussions à l'orchestre de la confrérie qui doit interpréter sept "bordjs" et exécuter sept danses durant cette nuit parée elle aussi de sept couleurs qui exprime chacune un esprit ou "m'louk", selon la philosophie "'gnaouie".
Au cours de cette soirée très suivie par les adeptes ou de simples amoureux de ce genre de musique, comme c'est le cas à Bechar, les chants, les odeurs d'encens et les danses créent une ambiance qui plonge dans un état de transe plusieurs présents. Il arrive même qu'on ramène à ces soirées des personnes malades, qu'on croit guérir grâce aux vertus, considérées comme thérapeutiques de la musique "gnaouie".
On prête au mysticisme, toujours présent au cours de ces soirées, la possibilité d'ouvrir la voie de la découverte de l’âme individuelle et collective et celle des secrets et mystères de ce monde", soulignent les "gnawa". "Mieux, il permet l’évasion des carcans du quotidien et permet d'aller vers le "sublime" et la perfection", signalent les fervents adeptes.
La séance de transe est dirigée par le "Maalem" généralement le plus âgé et maître de la confrérie, qui au début du cérémonial est salué avec déférence et un grand respect par les membres du groupe, du fait qu’il incarne la connaissance parfaite du rite gnaoui, la sagesse et préserve l’homogénéité du groupe. La beauté du texte, de la musique et de la danse "gnaouie" procure au fil du cérémonial un sentiment de satisfaction, de bien-être, tant chez les membres de la confrérie que chez les convives. Le diwane ou gnaoui reste toujours l’un des arts les plus populaires dans de nombreuses régions du pays où grâce à sa popularité et son ancrage dans la société, à su garder son authenticité.
La deuxième édition du festival international d’Alger va sans doute être une nouvelle occasion pour l’approfondissement de la connaissance de ce genre à travers les différentes soirées prévues dans ce cadre.
[Aps 4/7/08] BECHAR (Algérie)
اذا لم تستحي فافعل ما شئت يقول المثل العربي الشهير أو الله ينعل اللي ما يحشم يقول المثل المغربي الشهير كذلك

Bamako: Le Parlement malien exprime son soutien au projet d'autonomie au Sahara

L'Assemblée nationale (Parlement) du Mali a exprimé son soutien au projet d'autonomie visant à trouver une solution "politique, juste et définitive" au différend régional sur le Sahara, dans un communiqué commun avec une délégation de la Chambre des conseillers en visite à Bamako.
"Les deux délégations encouragent et soutiennent les efforts entrepris par le Maroc ainsi que l'initiative du projet d'autonomie visant à sortir la question du Sahara marocain de l'impasse et traduire la volonté de la communauté internationale dans la recherche d'une solution politique, juste et définitive à ce différend régional qui hypothèque l'avenir de la construction maghrébine et l'intégration africaine souhaitée", indique le communiqué rendu public, vendredi, à l'issue des entretiens entre la délégation de la Chambre des conseillers et les responsables du parlement malien.
Les deux délégations "ont pris note, avec satisfaction," de la référence du président de l'Assemblée nationale du Mali, Dioncounda Traoré, dans ses précédentes déclarations au Maroc, à l'appui des membres du Conseil de sécurité au projet marocain d'autonomie, qualifié de sérieux et de crédible. Les parlementaires maliens ont émis le souhait de voir le Maroc "retrouver sa place au sein de la famille de l'Union africaine".
Les deux délégations ont enregistré, avec satisfaction, la "solidité" et la "profondeur" des relations de coopération "fraternelles" entre le Maroc et le Mali et décidé d'oeuvrer pour le renforcement des relations entre les institutions législatives des deux pays. Elles ont, en outre, encouragé les opérateurs économiques des deux pays à oeuvrer pour l'instauration d'un "véritable" partenariat dans les domaines économique, commercial et touristique, estimant que l'unité du continent africain "est le seul moyen de faire face aux défis de la mondialisation".
Les deux délégations ont, par ailleurs, examiné la situation dans la région sahélo-saharienne et insisté sur l'importance de la participation du Maroc à toutes les rencontres touchant aux aspects sécuritaires et de développement de cette région.
La délégation de la Chambre des conseillers était composée du président de la commission des Affaires étrangères, Lahbib Eleulj, du président de la commission des finances, Ibrahim Abouzaid, des conseillers Aziz Filali, Mohamed Trebech et Ibrahim Bendidi et de Saad Ghazi, de la division des relations extérieures de la Chambre.
Les conseillers marocains se sont entretenus avec le président du Parlement malien et ont tenu une séance de travail avec les membres de la commission des Affaires étrangères du parlement, en présence de l'ambassadeur du Maroc à Bamako, Idriss Fadhil.
Le président du parlement malien avait effectué, dernièrement, une visite au Maroc au cours de laquelle il s'est entretenu notamment avec le Premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et les présidents des deux chambres du parlement.
Bamako, 05/07/08 - MAP

L'Algérie est-elle indépendante?

L'algérie fête aujourd'hui son "indépendance", les vrais moudjahidines ne sont pas là pour voir ce qu'est devenue cette Algérie à qui ils ont donné leur sang et leur vie.
46 ans plutard, le peuple algérien n'est toujours pas libre, ce peuple héroïque rendu à néant par les généraux aspirent à une vie meilleure.
Des milliers de marocains ont combattu à côté de leur frérés algériens pour chasser les français et restent à chasser les militaires au pouvoir depuis lors pour une vraie indépendance.
Le peuple marocain se doit d'aider encore une fois son frére algérien pour une algérie plus libre et plus démocratique.
Webmaster

Les eurodéputés veulent relancer la mission d'information au Sahara Occidental

Les membres de la "délégation Maghreb" et la "délégation ad hoc pour le Sahara occidental" du Parlement européen se réuniront mercredi prochain à Strasbourg pour relancer l'envoi de la mission du Parlement européen pour s'informer sur les répressions des militants sahraouis dans les territoires occupés, a-t-on appris de source parlementaire.Des eurodéputés, membres du comité de soutien au peuple sahraoui, avaient décidé de relancer la mission "délégation ad hoc Sahara occidental" qui a été empêchée par les autorités marocaines de se rendre dans les territoires sahraouis, alors qu'elle a pu effectuer, sans encombres, des missions d'information similaires dans les pays de la région, l'Espagne comprise.En outre, une délégation de parlementaires sahraouis a effectué une mission en Belgique du 22 au 29 mai dernier pour sensibiliser "avec succès", souligne le Polisario, à la fois les eurodéputés, les députés belges ainsi que les organisations humanitaires internationales basées en Belgique, sur la répression qui s'est abattue sur les militants politiques sahraouis qui luttent pour l'indépendance.Les institutions européennes, Commission et Parlement notamment, ont manifesté une grande sensibilité sur la question des droits de l'Homme au Sahara occidental et ont exprimé leur condamnation de ces exactions, ajoute-t-on auprès de la représentation sahraouie.Le Parlement européen adopte régulièrement des résolutions dénonçant cette répression des militants sahraouis et l'exécutif européen a assuré la représentation du Polisario en Europe de son intention d'intercéder auprès des autorités marocaines pour mettre un terme à ces agissements. (SPS =APS)

Friday, July 04, 2008

Algérie: deux convertis condamnés à 6 mois de prison avec sursis

Deux Algériens convertis au protestantisme, jugés pour prosélytisme, ont été condamnés mercredi à six mois de prison avec sursis par un tribunal algérien, a annoncé jeudi à l'AFP le président de l'Eglise protestante d'Algérie Mustapha Krim. Les deux convertis ont également été condamnés à une amende de 100.000 dinars chacun (1.000 euros) par le tribunal correctionnel de Tissemsilt (350 km à l'ouest d'Alger) qui avait mis le 25 juin en délibéré sa décision dans ce procès, a précisé le pasteur. Les deux convertis avaient été condamnés le 20 novembre 2007 par défaut à deux ans de prison ferme et 5.000 euros d'amende, chacun pour exercice illégal d'un culte non musulman. Ils avaient demandé à être rejugés en étant présents à l'audience, comme le leur permet la loi algérienne.
Le pasteur Krim a précisé que les deux convertis étaient jugés pour "distribution de littérature qui porte atteinte à la foi des musulmans" Ce procès est le quatrième intenté contre des convertis à la faveur d'une violente polémique engagée à la fin de 2006 entre dignitaires religieux musulmans et chrétiens, accusés par les premiers de prosélytisme en milieu musulman. Le 3 juin, quatre convertis poursuivis pour "pratique illégale d'un culte non musulman" avaient été condamnés à des peines de prison avec sursis et deux relaxés par le tribunal correctionnel de Tiaret (sud ouest). Une autre convertie, Habiba Kouider, 37 ans, poursuivie pour prosélytisme doit comparaître à nouveau devant le tribunal de Tiaret, qui avait reporté sa décision le 27 mai et demandé un complément d'enquête. Le procureur a requis trois ans de prison ferme contre la prévenue. L'exercice d'un culte -- musulman on non musulman -- est conditionné à l'obtention d'un agrément fixant le lieu du culte et un autre désignant le prédicateur, en vertu d'une loi de février 2006. Les chrétiens d'Algérie - en majorité catholiques - comptent quelque 11.000 personnes, toutes obédiences confondues, sur 35 millions d'habitants, selon le ministère des Affaires religieuses.
AFP 04/07/2008

Mohamed Elyazghi : «L’admission du Polisario au sein de l'IS est une décision inopportune»

Le Polisario a été admis en qualité de membre observateur au sein de l’Internationale socialiste (IS), lors de l’ouverture, lundi, de son 23ème sommet à Athènes. Réaction de Mohamed Elyazghi, représentant de l'USFP à ce sommet.ALM : L’Internationale socialiste vient d’admettre en son sein le Polisario en qualité de membre observateur. Comment réagissez-vous à cette décision ? Mohamed Elyazghi : C’est une décision inopportune, à laquelle nous nous sommes opposés vigoureusement. Cette décision s’inscrit à contre-courant des efforts déployés par la communauté internationale pour trouver une solution politique négociée au conflit créé autour du Sahara marocain. Plusieurs dirigeants de partis socialistes européens, africains et arabes partagent notre point de vue et l’ont fait savoir lors du 23ème sommet de l’Internationale socialiste. Les partis socialistes français, belge, sénégalais et égyptien ont contesté cette décision en affirmant qu’elle n’encourage pas le Polisario à aller vers un accord mutuellement acceptable sur le contentieux du Sahara. Quel impact cette décision aura-t-elle sur le dossier du Sahara ? Le Polisario était admis depuis 1976 en tant qu’invité au sein de l’Internationale socialiste. Le statut de membre observateur que le front vient d’acquérir ne changera pas grand-chose, c’est certain. Le Polisario n’est pas un membre associé, et moins encore un membre à part entière de l’Internationale socialiste. Le nouveau statut du front n’est pas tellement différent du précédent, il ne lui permet pas de voter, ni de prendre part à la prise de décision.Cette décision intervient à un moment où le médiateur onusien, Peter van Walsum, ainsi que des membres influents du Conseil de sécurité, dont les Etats-Unis, ont écarté l’option «irréaliste et irréalisable» de «l’indépendance» prônée par le Polisario. La décision de l’Internationale socialiste ne vous semble-t-elle pas «anachronique» ? En tout état de cause, ce n’est surtout pas le Maroc qui va pâtir de cette décision, mais plutôt les malheureux sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf. Le médiateur onusien, qui a eu l’audace de déclarer irrecevable la thèse séparatiste, a déjà mis en garde contre le maintien du statu quo, en affirmant que ce sont les Sahraouis vivant dans les camps de Tindouf qui en paieront les frais. Qui a été à l’origine de l’admission du Polisario en qualité de membre observateur au sein de l'IS ? L’Afrique du Sud a fait des démarches auprès des participants au 23ème sommet de l’Internationale socialiste pour arracher ce statut au profit du Polisario. Le parti socialiste sud-africain est intervenu notamment auprès de ses homologues scandinaves. Nous étions intervenus pour notre part auprès de ces partis pour leur dire qu’ils soutiennent une attitude plutôt négative, et par conséquent, contre-productive pour le processus de négociations en vue de trouver une solution définitive à un conflit qui a généré autant de drames inutiles. Mais nous ne pouvions pas changer la décision de ces partis, tout le monde connaît la position des pays scandinaves sur le dossier du Sahara.
Manœuvres sud-africaines à AthènesAdmis depuis 1976 en qualité d’invité au sein de l’Internationale socialiste, le Polisario est désormais membre observateur de cette organisation. Lors de son 23ème sommet, qui s’est tenu lundi à Lagonissi, station balnéaire située en banlieue d’Athènes, l’organisation socialiste a voté cette décision sur l’instigation du parti socialiste sud-africain. L’Afrique du Sud, connue pour son alignement sur la thèse du Polisario, a mis le paquet pour arracher le nouveau statut au profit du front séparatiste. Mohamed Elyazghi, qui a conduit la délégation USFP au Sommet d’Athènes, a affirmé à ALM (voir entretien) que l’Afrique du Sud avait fait des démarches auprès des socialistes scandinaves, qui ont joué un rôle déterminant dans ce renversement de tendance. Le Polisario, qui a été représenté à la grand-messe socialiste par son représentant auprès des pays européens, Mohamed Sidati, crie «victoire». Une «victoire» que le dirigeant socialiste Mohamed Elyazghi a minimisée, en disant qu’elle ne changera rien à la réalité. «En tout état de cause, le Maroc n’a rien à perdre dans cette histoire, ce sont les malheureux sahraouis séquestrés à Tindouf qui pâtiront de la décision», a estimé M. Elyazghi, qui a dénoncé cette décision «inopportune» et «négative». «Cette décision n’encourage pas le Polisario à aller vers un accord mutuellement acceptable sur le contentieux du Sahara», a déploré le responsable marocain.Le 2-7-2008Par : M’Hamed Hamrouch Aujourd'hui le Maroc

Thursday, July 03, 2008

Alger: Sit-in des membres du Cnapest à Constantine,des enseignants bastonnés et quinze arrestations

Des centaines d’enseignants affiliés au Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) de la wilaya de Constantine ont organisé, hier matin, un sit-in devant les locaux de la direction de l’éducation. Un important dispositif de sécurité a été déployé tôt le matin au niveau des accès et des principales artères du quartier Coudiat, où se trouve le siège de l’académie.
Un dispositif répressif qui n’a pas empêché les enseignants de tenir leur rassemblement et de scander des slogans hostiles au directeur de l’éducation, Ahmed Guellil, accusé par les représentants du syndicat d’avoir « imposé son diktat sur le secteur ». Malgré le caractère pacifique de la manifestation, les protestataires ont eu à subir la furia de la police qui a usé et abusé de la matraque. Même les femmes n’ont pas été épargnées au niveau de l’avenue de la Liberté. La bastonnade n’a pas eu pour autant l’effet escompté. Les services de l’ordre n’ont pas pu en effet disperser les manifestants pacifiques mais décidés à se faire entendre par les autorités. Quinze arrestations ont été opérées parmi les protestataires, dont neuf membres du bureau de wilaya, ont indiqué des représentants du Cnapest. Le syndicat a fait appel à un avocat pour assister les membres interpellés et conduits au commissariat central de la ville.
Pour rappel, le Cnapest de Constantine ne cesse, depuis plusieurs mois, de dénoncer les agissements du directeur de l’éducation et sa mainmise sur le secteur qu’il dirige depuis huit ans. Dans plusieurs communiqués remis aux rédactions locales, le bureau du Cnapest de Constantine a fait appel au ministre de l’Education nationale pour mettre fin aux agissements du directeur de l’éducation et à « la médiocrité ambiante ». Le Cnapest réclame également la régularisation de la situation salariale de plusieurs enseignants, la levée des sanctions jugées injustifiées contre eux tout en dénonçant les atteintes manifestes au libre exercice du droit syndical.
Par S. Arslan EL WATAN 04/07/2008

La création d'une nouvelle entité exposerait la région maghrébine à l'émiettement (journaliste algérien)

Le journaliste-écrivain algérien, M. Anouar Malek a estimé que la création d'"une nouvelle entité dans la région maghrébine l'exposerait à la naissance d'innombrables autres entités"", ajoutant que la question du Sahara" est une première étape sur la voie de l'effritement de la région maghrébine connue pour l'unité et la cohésion entre ses peuples, qui ont été à l'origine de la libération du joug des occupants".
"Les dirigeants du polisario sont de simples agents du ministère algérien des affaires étrangères et ne disposent d'aucune indépendance dans la prise de décisions comme ils le prétendent", a ajouté M. Malek dans un entretien accordé à l'hebdomadaire "Al Michâal", publié jeudi.
Et de poursuivre : "Il suffit de se rappeler ce qui se passe dans les camps de Tindouf, en termes d'oppression, de torture et de violations graves perpétrées contre les Sahraouis et leur honneur, en complicité entre officiels algériens et polisario".
"L'Algérie commet de graves violations et crimes à travers +le polisario+, et ce sont les Sahraouis qui en paient le prix fort", a-t-il noté.
Il a par ailleurs affirmé que les dirigeants du polisario "dilapident les ressources et les richesses des Sahraouis (à). Nous avons vu comment ils vivent à l'étranger sur le compte de personnes impuissantes dont le sort les a conduits dans cette zone". MAP 02/07/2008.

Wednesday, July 02, 2008

BRUXELLES:LES VICTIMES MAURITANIENNES DU ""POLISARIO"" DÉNONCENT LES TORTURES SUBIES DANS LES CAMPS DE TINDOUF

Des Mauritaniens victimes de détention arbitraire, de torture et de graves violations de droits de l'Homme ont livré des témoignages accablants sur le calvaire vécu dans les camps de Tindouf, en Algérie, et les atroces souffrances endurées sous les ordres du ""polisario"".Dans une conférence de presse mercredi à Bruxelles, ces victimes ont relaté dans le détail les tortures subies dans les prisons du ""polisario"" et les conditions inhumaines de détention. Le président de ""L'association mauritanienne des jeunes cadres de Nouadhibou"", Cherif Ould Sidi Ould Tejdert, a décrit la souffrance vécue par les détenus mauritaniens dans les camps de Tindouf et par les familles des disparus, évoquant notamment le cas de son frère disparu depuis 1982 et dont il n'a plus de nouvelles à ce jour.Il a fait état de disparitions de plusieurs Mauritaniens détenus dans les camps de Tindouf.""Je suis là non seulement pour mon frère, mais pour toutes les victimes mauritaniennes. Ces souffrances durent depuis 26 ans. Nous voulons que la lumière soit faite"", a-t-il dit.De Bruxelles, il a lancé un appel à l'opinion publique internationale pour dénoncer ces pratiques inhumaines et pour que les auteurs de ces crimes soient présentés à la justice. Il a également exhorté la presse internationale à médiatiser cette affaire pour briser le silence sur ce sujet.Les nombreux représentants des médias présents à cette conférence ont pu constater les séquelles de la torture sur le corps des victimes et des rescapés des geôles du ""polisario"".L'avocat belge Mgr Jean Abboud a qualifié ces actes de ""véritable génocide"" et de ""crimes contre l'humanité"". ""C'est tout un peuple, le peuple mauritanien particulièrement, qui a été affecté"", a-t-il déploré.Il a présenté à la presse un rapport accablant sur les violations dangereuses des droits de l'Homme de la part du ""polisario"" dans le sud algérien, qu'il compte adresser au secrétaire général de l'ONU, ainsi qu'une requête pour l'ouverture d'une enquête internationale sur ces violations.A travers des témoignages et des informations recueillies auprès des victimes et des membres de leurs familles, M. Abboud décrit dans son rapport, photos et preuves à l'appui, les conditions inhumaines dans lesquelles ces personnes ont été emprisonnées dans les geôles du ""polisario"" et les pratiques de torture qu'ils ont subies et dont ils gardent encore de graves séquelles.
"Il s'agit d'une catastrophe humanitaire. Je demande une commission d'enquête indépendante pour l'instauration d'un tribunal pénal international de compétence universelle par l'ONU pour juger ces crimes. La seule chose qui puisse apaiser les victimes c'est que leurs tortionnaires soient jugés"", a-t-il indiqué.Mgr Abboud a également distribué à la presse un exemplaire de ""la requête pour l'ouverture d'une enquête internationale sur les violations gravissimes des droits de l'Homme commises par le ""polisario"" dans les camps de Tindouf au sud de l'Algérie"", qu'il compte adresser au Secrétaire général de l'ONU.Dans cette requête, l'avocat cite notamment les cas les plus alarmants d'arrestations, de détentions et de séquestrations et dans lesquels l'Algérie est ouvertement impliquée. Il s'agit de personnes arrêtées et interrogées par les autorités algériennes avant d'être livrées au ""polisario"".M. Abboud a précisé, dans une déclaration à la MAP , que d'après les informations dont il dispose, l'Algérie est impliquée dans ces actes de torture.""Si l'Algérie veut jouer un jeu franc, alors qu'elle ouvre une commission d'enquête le plus tôt possible et commence à arrêter ces tortionnaires. C'est de cette façon que l'Algérie peut prouver sa crédibilité à l'échelle internationale"".De son coté, Mme Delphine Bourgeois, présidente de l'association ""Med Euro Car"" s'est dite ""scandalisée, choquée et consternée"" que des traitements aussi barbares et dégradants pour la dignité humaine puissent encore exister aujourd'hui.""C'est honteux et contraire aux conventions internationales"", a-t-elle dit.Tout en ""dénonçant"" ces actes, elle a appelé à l'ouverture d'une enquête internationale afin que justice soit rendue, émettant le souhait que l'Europe joue un rôle pour jeter la lumière sur le sort des victimes mauritaniennes.MAP 02/07/2008

Tuesday, July 01, 2008

Texte de l’intervention prononcé par le" camarade" Abdellah EL Harif, secrétaire national de la Voie Démocrtaique à l'assemblée nationale

Medames ,Mesieurs,

Ilal Amam, organisation marocaine clandestine de la nouvelle gauche créée en 1970 ,a adopté ,dès l’éclatement du conflit au Sahara occidental (S.O) en 1974 la position de défense de l’autodetermination dans ce territoire .Elle a été la principale organisation politique marocaine à adopter cette position .De ce fait,et en tant qu’organisation d’opposition radicale au régime dictatorial de Hassan II ,les militants d’Ilal Amam ont été victimes d’une répression féroce conduisant au martyre ou à l’emprisonnement ,pour de longues périodes atteignant pour certains d’entre eux 17ans.
Annahj Addimocrati (La voie Démocratique ),continuité politique et idéologique d’Ilal Amam ,fondée en 1995 en tant que parti non clandestin pour profiter d’une ouverture politique limitée et sous haute surveillance ,n’a pu arracher sa reconnaissance juridique qu’en 2004 lors de son premier congrès national qui a réitéré la position d’Ilal Amam en préconisant la voie de la négociation sur la base de la légalité internationale pour aboutir à l’autodétermination du peuple sahraoui ;et ce pour éviter les risques de guerre et poser les jalons du Grand Maghreb ,le Maghreb des peuples ,qui est ,pour nous , une necessité historique incontournable.
A deux reprises ,en 2005 et 2006 ,La Voie Démocratique a décliné une invitation à une réunion au cabinet royal sur la question du S.O pour ne pas cautionner l’approche du pouvoir sur cette question et a envoyé des lettres ouvertes de réponse où elle a expliqué les raisons de son refus.
Quelques mois avant l’adoption par les Nations Unies de sa dernière résolution sur le S.O ,La Voie Démocratique a envoyé une lettre ouverte au gouvernement marocain et au Polisario les incitant à entamer des négociations directes sur la base de la légalité internationale et estimant que les peuples marocain et sahraoui sont les victimes de ce conflit qui a coûté beaucoup de voies humaines ,conduit à la dilapidation de beaucoup de richesse et entravé la construction du Grand Maghreb..Le Polisario a répondu favorablement à cette demande alors que le gouvernement marocain est resté muet.
La Voie Démocratique estime que la seule issue raisonnable et qui n’insulte pas l’avenir au conflit au Sahara Occidental est une solution négociée ..Cette solution doit respecter la libre volonté du peuple sahraoui et son droit inaliénable à l’autodétermination.
La dernière résolution des Nations Unies sur la question va dans ce sens .
Certes ,lors des négociations du Manhast et Genève ,les positions du gouvernement marocain et du Polisario restent très éloignées.
Aussi l’UE ,du fait des de ses relations politiques ,économiques et culturelles avec les pays et les régimes de la région , peut-elle user de son influence pour que des négociations sérieuses et fondées sur une réelle volonté d’aboutir soient menées pour élaborer une solution qui respecte le choix du peuple sahraoui et dispose de mécanismes contraignants de mise en œuvre et de garanties.
Dans l’immédiat ,et pour créer un environnement favorable à la négociation ,la répression (arrestations ,disparitions ,emprisonnement) par le pouvoir marocain des sahraouis doit cesser ,les prisonniers politiques sahraouis doivent être relachés et les libertés publiques et droits humains doivent être respectés au Sahara Occidental .L’UE pourrait conditionner sa coopération avec le Maroc au respect des droits humains au Sahara Occidental .
La Voie Démocratique considère que les systèmes militaro-policiers dominant au Maroc et en Algérie font , en même temps ,obstacle à la démocratisation de nos pays et à la résolution équitable et démocratiques du conflit au Sahara Occidental.Ce que nous appelons système militaro –policier est une clique d’officiers supérieurs impliqués dans la répression des peuples et non pas l’ensemble de l’armée et de la police .
En effet ,au Maroc , ce système tire profit de ce conflit pour appeler à « l’unanimité nationale » contre « l’ennemi extérieur » ,chaque fois que des avancées démocratiques sont possibles et chaque fois que les luttes du peuple marocain pour la liberté et une vie décente se développent.Il en tire aussi profit en amassant des fortunes colossales sur le dos du peuple condamné à la misère et à une marginalisation croissante. En Algérie, le système militaro-policier instrumentalise ce conflit pour se surarmer .
Le démantelement des système militaro- policiers, ou du moins leur affaiblissement,aura sans nul doute un effet positif sur la démocratisation dans nos pays et sur la résolution du conflit au S.O.
Au Maroc ,cette clique militaro-policière a commis des crimes abjects contre les peuples sahraoui et marocain.Khalli Hanna Ould Rachid ,l’un des piliers du pouvoir marocain au S.O ,a qualifié de crimes contre l’humanité ,les crimes commis au S.O par cette clique du temps de Hassan II (pendant les auditions de l’I.E.R).
Nous sommes convaincus que la démocratisation dans nos pays et la résolution du conflit au S.O sont intimement liés.
Aussi l’Union Européenne devrait –elle se faire l’écho et appuyer les luttes des peuples de la région pour la démocratie.Elle devrait appuyer le combat des forces réellement démocratiques qui se battent contre l’impunité car les crimes contre l’humanité sont imprescriptibles et l’affaiblissement des cliques militaro-policières passe par la levée de l’impunité dont jouissent les tortionnaires.l’UE devrait appuyer les forces démocratiques engagées dans les luttes quotidiennes des peuples de la région et non pas celles qui ont capitulé devant les sécuritaires sous des prétextes divers (lutte contre le terrorisme , « unannimité nationale » contre « l’ennemi extérieur » ,peur du danger islamiste …) et qui contribuent ,de ce fait , à la restriction des quelques libertés arrachées de haute lutte.
N.B.
Pas de quoi être fier..