Friday, December 14, 2007

Des dirigeants du polisario et des responsables algériens poursuivis en Espagne pour "génocide et terrorisme"

Plusieurs dirigeants du Polisario et des responsables algériens font l'objet d'une plainte pour "génocide et terrorisme" déposée vendredi devant l'Audience Nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole, par des Sahraouis victimes de graves violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie).
Plusieurs Sahraouis, appuyés par l'Association sahraouie de défense des droits de l'Homme (ASADEDH), accusent un grand nombre de dirigeants du Polisario de "génocide, assassinats, blessures, détention illégale, terrorisme, tortures et disparitions", a indiqué à la MAP leur avocat Me José Manuel Romero Gonzalez.
L'actuel représentant du Polisario en Espagne, Brahim Ghali, le "ministre" de l'Information de la soi-disant république sahraouie, Sid Ahmed Batal, et le "ministre" de l'Education, Bachir Mustapha Sayed, figurent parmi les principaux responsables des séparatistes poursuivis par leurs victimes.
La liste des responsables du Polisario poursuivis comprend aussi les dénommés Khalil Sidi Mhamed, "ministre" des Colonies, Mohamed Khaddad, actuel coordinateur avec la Minurso et ancien directeur général de la sécurité militaire et Ali Dabba, membre de la sécurité militaire et actuel garde du corps du chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz.
Les dénommés Mahfoud Hmeina Douihi dit Ali Beiba, actuel président du "parlement" du Polisario, Louchaa Obeid, officier militaire du Polisario et actuel représentant des séparatistes à Las Palmas (Canaries) et Mouloud Didi, ancien membre de la sécurité militaire des séparatistes, figurent aussi parmi les principaux accusés.
Des officiers supérieurs de l'armée algérienne seront aussi poursuivis pour "complicité" et pour avoir couvert ces exactions qui se déroulaient sur le territoire algérien, avec la participation d'agents de la sécurité militaire algérienne dont ils étaient responsables.
Parmi les responsables algériens poursuivis figurent le général Laamari, le dénommé Nabil Kadour, attaché militaire à l'ambassade d'Algérie en Mauritanie, Nadim Bennasser, un officier des renseignements algériens et Mahfoud, un officier de l'armée algérienne dans la région de Tindouf.
Hosein Baida Abdelaziz, militant sahraoui des droits de l'Homme de nationalité espagnole, Dahi Aguai, un Sahraoui né sous occupation espagnole au Sahara et Saadani Maoulainine, fille d'une figure emblématique des victimes du Polisario, en l'occurrence feu El Wali Sheikh Slama, ont décidé de recourir à la justice espagnole en vertu du principe de la justice universelle.
Leur avocat, Me José Manuel Romero Gonzalez relève des indices solides devant inculper les mis en cause et croit fermement que la plainte a de fortes chances d'aboutir.
L'avocat espagnol s'était déjà rendu à Laâyoune où il avait pu constater qu'un grand nombre de victimes portaient de graves séquelles de tortures infligées par des tortionnaires du Polisario à des Sahraouis et même à des fondateurs du mouvement séparatiste "pour la simple raison qu'ils ne partageaient pas leur vision".
Ci-après, la liste des 28 accusés:.
1. SIDAHMED BATTAL.
2. SIDI WAGAG.
3. EL JALIL AHMED.
4. BRAHIM GHALI.
5. JANDOUD MOHAMED.
6. ABDELWODOUD EL FERI.
7. MOHAMED SALEM SANOUSSI "SALAZAR".
8.TALEB HAIDAR.
9. BRAHIM BEIDILA.
10. MAHJOUB "LINCOLN".
11. MOHAMED LAMINE BUHALI.
12. EDDA HMOIM.
13. AHMEDU BAD.
14. ALI DABBA.
15. BACHIR MOUSTAFA SAYED.
16. MOHAMED JADAD.
17. MOLUD LEHSEN.
18. MOHAMED HNYA "DERBALI".
19. MOHAMED ALI HNYA "DEGAULLE".
20. LUCHAA OBEID.
21. MOLUD DIDI.
22. MAHFOUD HMEINA DUIHI "ALI BEIBA".
23. MOHAMED FADELN "JAPON S".
24. GENERAL LAMARI.
25. NABIL "KADOUR".
26. NADIM BENASER.
27. MAHFOUD.
28. ABDERRAMAN BOUH "MICHEL".
Madrid, 14/12/07-MAP.

Des tribus sahraouies du nord de la Mauritanie manifestent contre la mauvaise gestion de la question du Sahara par le "polisario

Des tribus sahraouies ont manifesté à Tiris, au nord de la Mauritanie, pour protester contre la mauvaise gestion de la question du Sahara par la direction du "polisario", a rapporté vendredi la chaîne de télévision satellitaire Al-Jazeera, dans son journal de la mi-journée.
L''envoyé spécial de la chaîne dans la région de Tiris a précisé que les notables de ces tribus se sont dits irrités par la façon avec laquelle la direction des séparatistes gère cette question, indiquant que le "polisario" n'a pas réalisé leurs revendications et qu'il les a, au contraire, déçus.
Les manifestants ont scandé des slogans demandant à la direction des séparatistes de la transparence et de la démocratie et réitéré leur rejet des choix opérés par le front.
Le journaliste a indiqué que les protestataires, encadrés par Khat Achahid, ont tenu à exprimer leur déception face à cette mauvaise gestion du dossier du Sahara par le "polisario", réclamant la mise en place d'une nouvelle direction au sein du front.
Ces manifestations constituent-elles un début d'effritement du "polisario"? s'est interrogé le journaliste.
Rabat, 14/12/07 -MAP.

Thursday, December 13, 2007

Omar Hadrami: Le désarroi du Polisario l'a poussé à verser dans la propagande politique à travers l'organisation de son congrès

Le désarroi et l'incapacité du Polisario à présenter aux sahraouis une alternative acceptable ont poussé ce mouvement à verser dans la propagande politique à travers l'organisation de son prétendu congrès à Tifariti, située dans la zone tampon au Sahara marocain, a indiqué M. Mohamed Ali El Admi (Omar Hadrami).
Le Polisario tente d'exercer des pressions sur les Nations Unies en limitant la liberté de circulation des membres de la MINURSO dans la zone tampon, en y construisant des camps et en y amenant des délégations, a précisé jeudi M.Mohamed Ali El Admi, un des fondateurs du front du Polisario, dans des déclarations à la deuxième chaîne de télévision nationale "2M", diffusées lors de son journal de la mi-journée.
Il a indiqué que ces "congressistes" seront installés sous des tentes, privés de tous les moyens de communication avec l'extérieur, et que leurs mouvements seront limités dans l'attente de la venue d'une délégation algérienne de haut niveau et d'autres délégations étrangères qui tenteront de les rallier à la thèse de la direction du Polisario, mise en place par l'Algérie.
Et d'ajouter que le Polisario a invité à ce prétendu congrès des participants choisis par Mohamed Abdelaziz de Mauritanie et d'Algérie, soulignant que les artisans de l'ascension de Mohamed Abdelaziz à la direction du Polisario prendront également part à ce congrès.
Le pouvoir de décision, a-t-il poursuivi, n'est pas entre les mains de la direction du Polisario, relevant que c'est l'Algérie qui décide à la place du Polisario.
D'autre part, M. Mohamed Ali El Admi a considéré que le projet d'autonomie présenté par le Maroc pour le règlement de la question du Sahara constitue un modèle dans la gestion démocratique des affaires locales, en particulier dans les provinces sahariennes.
Rabat, 13/12/07-MAP.

Une ONG britannique s'insurge contre la tenue du soi-disant congrès du "Polisario" à Tifariti

Le comité international pour les prisonniers de Tindouf (ICPT, basé à Londres) a dénoncé la décision du "Polisario" de tenir son soi-disant congrès dans la zone tampon de Tifariti.
"Nous sommes choqués par la décision du Polisario, soutenu par l'Algérie, de tenir son 12-ème congrès dans la zone tampon de Tifariti, aménagée et supervisée par l'Organisation des Nations Unies", a dit le ICPT dans un communiqué, dont la MAP a eu copie jeudi.
"Ce congrès est tenue dans une zone où toutes les activités civile et militaire sont interdites en vertu de l'accord de cessez-le-feu conclu le 6 septembre 1991 sous l'égide de l'ONU", a ajouté l'ONG britannique, rappelant que la MINURSO a été mise sur pied justement pour garantir le respect total des dispositions de l'accord de cessez-le-feu par toutes les parties concernées et que la zone évacuée soit libre de toute présence civile ou militaire.
De ce fait, note le ICPT, "l'organisation du +congrès+ du Polisario dans cette zone tampon représente une violation flagrante du cessez-le-feu, proclamé en 1991".
L'ONG britannique, qui oeuvre à la levée du blocus imposé aux populations séquestrées à Tindouf, relève, en outre, que "le déplacement de centaines de personnes, sous supervision militaire, représente une violation de l'accord militaire N-1 conclu sous l'égide de l'ONU et mis en relief dans les rapports du Secrétaire général du 19 avril 2005 et celui du 30 avril 2007".
L'initiative du mouvement séparatiste "peut contribuer à l'escalade de la tension sur le terrain et risque de mener à des incidents et partant à la détérioration de la situation dans la zone", poursuit le ICPT, soulignant que ce manque de respect flagrant aux opérations de maintien de la paix menées par les Nations Unies doit être condamné dans les termes les plus forts.
Et le ICPT de conclure que l'initiative du mouvement séparatiste "porte clairement atteinte au processus de négociation en cours sous les auspices des Nations unies et représente une menace à la paix, à la sécurité et à la stabilité dans la région".
Par ailleurs, trois autres ONG britanniques: "Freedom for All", "The Surrey Three Faith Forum" et "Family Protection", s'étaient élevées récemment contre l'instrumentalisation par la direction du "Polisario" des souffrances des populations séquestrées dans les camps de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie), tout en appelant la communauté internationale à agir immédiatement pour mettre fin à cette exploitation à des fins de propagande.
Des représentants de ces trois ONG ont qualifié la décision des séparatistes d'organiser leur soi-disant congrès dans la zone tampon de Tifariti, de "manoeuvre inacceptable", qui risque de plonger la région dans une atmosphère de tension et d'escalade.
Ils ont souligné que le déplacement de centaines de personnes vers la zone démilitarisée sous l'encadrement d'éléments militaires déguisés en civil, reste une mesure dangereuse et une manoeuvre qui doit être fermement dénoncée.
Les représentants des ONG britanniques se sont dits "scandalisés" par les tactiques du "Polisario", "qui n'ont qu'un seul objectif, celui de tourner l'attention des efforts consentis par le Maroc pour le règlement définitif du conflit crée de toute pièce autour de son intégrité territoriale".
Ils ont relevé que "le Polisario et ses alliés algériens, sont visiblement déstabilisés par la dynamique engendrée par l'initiative marocaine de régler définitivement la question du Sahara à travers l'octroi d'une autonomie à cette région sous souveraineté marocaine.
Londres, 13/12/07-MAP

Un universitaire français attire l'attention sur les violations constantes des conventions de Genève et du DIH par "le polisario

Le chercheur et universitaire français, Aymeric Chauprade a attiré l'attention sur "les violations constantes des Conventions de Genève et du Droit International Humanitaire (DIH), par "le polisario".
Lors d'une conférence animée à l'Université de Genève sous le thème "la singularité de la population de Tindouf au regard des Droits de l'Homme et du Droit International Humanitaire", M. Chauprade a rappelé la dénonciation de ces violations par des ONG comme la Fondation France Libertés, connue pourtant pour son soutien aveugle à une certaine époque aux thèses des séparatistes.
La Fondation a rectifié le tir et dénoncé, dans un rapport publié en 2003, "l'imposture"du "polisario" et "les violations des conventions de Genève" dans les camps de Tindouf, en Algérie.
Les rapports d'autres ONG indépendantes, qui se sont rendues compte de leurs erreurs ou celles qui accomplissent leur mission avec objectivité, font état de restrictions de toutes sortes imposées aux séquestrés. "Si une famille veut aller pour une promenade, elle se voit obligée de laisser certains de ses membres comme otages, pour l'empêcher de fuir l'enfer des camps", déplore l'intervenant.
A ce propos, le Pr. Chauprade a cité l'ouvrage écrit par le Rédacteur en Chef adjoint de la chaîne TF1 "qui a vu cette réalité des enfants au travail à Cuba" ainsi que le document "accablant" de Mme Marie-Françoise Mirot, présidente du groupe Petite fille, à l'UNESCO, qui relate "les sévices et les viols subis par les victimes et l'impact désastreux sur les plans psychique et mental de la coupure avec leurs familles". "L'un des aspects les plus pénibles de l'affaire du Sahara, est celui des milliers d'enfants sahraouis envoyés à Cuba dès l'âge de 7 ou 9 ans, sous couvert d'éducation et sans l'assentiment de leurs parents dont ils sont séparés pendant 10 à 15 ans", souligne le conférencier, citant le rapport.
Mme Mirot, qui était accompagnée de Mme Francine Henrich, ancienne ambassadrice de la Communauté européenne et représentante permanente de l'Alliance internationale des femmes (AIS) auprès de l'UNESCO, s'est aussi arrêté sur les conditions de déplacement et de séjour de ces enfants, a-t-il ajouté.Pour le conférencier, cet arrachement est une violation grave des droits de l'Homme et les purges ont aussi laissé des séquelles chez les familles qui ont assisté aux tortures subies jusqu'à la mort par leurs proches. Il ne s'agit plus de dérive mais d'un système qui brise la vie des gens devant leurs enfants, et c'est le pire des crimes, a-t-il relevé, rappelant à ce propos, la rébellion populaire de 1988 qui a été réprimée avec une extrême brutalité.
"C'était un cri contre l'avilissement", a dit l'intervenant.
Sur ce même registre, M. Chauprade a évoqué l'économie de rente fondée sur les détournements d'une partie substantielle de l'aide humanitaire détournée au profit de la nomenclature polisarienne, qui se permet de s'enrichir sur la misère des plus démunis retenus contre leur volonté dans un environnement hostile. C'est là aussi une violation du DIH, a-t-il affirmé, ce qui a poussé les organisations humanitaires à réduire, depuis mai 2006, leur aide.
Par ailleurs, et malgré les nombreuses requêtes du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), l'Algérie refuse toujours le recensement des populations des camps de Tindouf, jouant ainsi sur la carte de l'opacité car la population de Tindouf ne dépasse pas en réalité au meilleure des évaluations 70.000 personnes.
L'intervenant a également fait état de causes à effets d'une économie de rente, issue de trafics de toutes sortes qui mettrait la région en danger.
"L'établissement d'un petit Etat, dans ce cas de figure, serait le triomphe d'une économie illicite et d'origine criminelle", selon M. Chauprade.
Il a, dans ce sens, appelé les Etats occidentaux à réfléchir sur la logique entre l'économie illégale et le terrorisme notamment lorsque se pointe à l'horizon le pourrissement du mouvement qui en est une des parties prenantes, comme c'est le cas aujourd'hui du "polisario".
Genève 13/12/07-MAP

Le Maroc saisit le Conseil de sécurité contre la tenue du congrès des séparatistes à Tifariti

Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, Rabat a mis en garde contre les conséquences de la tenue du simulacre de congrès du Polisario vendredi prochain dans la zone démilitarisée de Tifariti. Rabat vient de saisir l’ONU sur la décision controversée du Polisario de tenir son simulacre de congrès dans la région démilitarisée de Tifariti. Dans une lettre à Ban Ki-moon, adressée par le représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, El Mostafa Sahel, le Royaume a dénoncé vigoureusement la tenue, vendredi prochain, dans la zone tampon de Tifariti, du soi-disant 12ème congrès du Polisario, mettant en garde contre les graves conséquences de cette décision. Ce nouvel épisode, un de plus dans le long feuilleton des provocations, constitue une «violation des accords de cessez-le-feu» conclus en 1991, a précisé M. Sahel, qui a réitéré la détermination du Royaume à «préserver ses droits sur l’ensemble du territoire et son rejet de toute tentative visant à introduire une modification de fait dans le statut de Tifariti». Il s’agit d’une violation grave et caractérisée du cessez-le-feu proclamé le 6 septembre 1991, puisque la Minurso est censée veiller à ce que la partie du territoire, située à l’est du dispositif de défense – de laquelle les Forces armées royales se sont, volontairement, retirées pour consolider le cessez-le-feu et prévenir tout nouvel accrochage, y compris avec l’armée algérienne -, soit exempte de toute présence militaire ou installations civiles. Or, l’accord, conclu sous les auspices des Nations Unies, n’a pas été respecté par la partie adverse. Pire encore, cette partie s’est livrée à une rhétorique irresponsable. Dans une récente sortie, le Polisario a déclaré «ne faire qu’exercer sa souveraineté à Tifariti», qu’il a présenté comme «un territoire libéré», entre autres termes puisés dans le lexique de la provocation. Sa surenchère ne s’est pas arrêtée à ce niveau de la gesticulation verbale, puisque le Polisario a procédé au déplacement de centaines de Sahraouis, d’origine notamment mauritanienne et algérienne, vers la région de Tifariti, mobilisant des éléments militaires, déguisés en civils, pour encadrer les soi-disant Sahraouis de Tindouf, dans une tentative de tromper la vigilance des éléments de la Minurso. Un véritable exode trié sur le volet est organisé vers Tifariti, sous la surveillance des services de sécurité algériens qui ont installé des postes de contrôle sur l’axe de Tindouf -Tifariti, prenant des mesures draconiennes pour empêcher les séquestrés de s’échapper des camps à destination de la mère-patrie, le Maroc. Les parties qui organisent, ou appuient ce simulacre de congrès, dans une zone dangereuse, mettent en péril la vie des civils déplacés, a averti le Royaume, qui a appelé l’ONU à intervenir, de manière énergique, pour empêcher la mascarade de Tifariti. Récapitulons : Violation grave des accords de cessez-le-feu de 1991, déplacement massif et dangereux des civils vers la zone démilitarisée de Tifariti, présence des éléments militaires du Polisario déguisés en civils … Ce sont là autant de défis à la légalité internationale, à quoi vient s’ajouter un élément qui ne saurait passer inaperçu. Par sa décision, le Polisario, soutenu par son tuteur algérien, veut sans doute torpiller le procès de négociations, dont la troisième manche est prévue du 7 au 9 janvier prochain à Manhasset, en banlieue new-yorkaise. Le Polisario a intérêt à maintenir le statu quo sur la question du Sahara, parce que c’est ce conflit créé de toutes pièces qui lui a permis d’avoir le pouvoir et de s’enrichir sur «le dos» de la population séquestrée en continuant de quémander l’aide internationale. Le 13-12-2007Par : M’Hamed Hamrouch -MAP

LA PRESSE ÉTRANGÈRE«Al Qaîda frappe l’ONU en Algérie»

Les deux attentats perpétrés, mardi dernier, à Alger ont fait la «Une» de la presse étrangère. «Al-Qaeda frappe au coeur d’Alger» titre le quotidien français Libération. «Retour de l’horreur: les deux explosions qui ont frappé les quartiers de Ben Aknoun et de Hydra à Alger ont replongé les habitants de la capitale dans les pires heures de la guerre civile des années 90», commente Libération. Pour l’éditorialiste du journal, le choix des cibles dans la capitale algérienne semble correspondre à la stratégie affichée d’Al Qaîda dans la région.Tandis que Le Figaro titre «Al Qaida frappe l’ONU en Algérie». «Depuis la guerre d’indépendance, c’est sans doute l’attentat le plus meurtrier qui a ensanglanté Alger», souligne le journal. «Même durant la décennie rouge, le quartier huppé était épargné par la violence», ajoute Le Figaro. «Les enragés», écrit Jean Daniel, cofondateur et directeur du Nouvel Observateur. «J’ai tendance à penser que les attentats constituent la réponse des islamistes au gouvernement d’Abdelaziz Bouteflika qui a reçu Nicolas Sarkozy d’une manière finalement fraternelle. Les attentats peuvent être considérés comme un avertissement donné aux étudiants de Constantine qui ont été enthousiasmés par le discours du président français», considère-t-il.Le journal Le Parisien rappelle que les deux derniers mois avaient été marqués par une décrue spectaculaire des violences islamistes. Cependant, il relève la vigilance des entreprises françaises même si «pour l’heure, nul ne sombre vraiment dans la psychose». Un Belge a été blessé dans l’attentat perpétré devant l’immeuble du HCR (Haut commissariat pour les réfugiés des Nations unies) à Alger, annoncent Le Capital, La Meuse, La Nouvelle Gazette et plusieurs quotidiens flamands. Le Belge a été blessé par des éclats de vitres brisées.La presse britannique a également commenté les deux attentats d’Alger. The Times écrit: «Le spectre de la guerre civile plane sur l’Algérie après les deux attentats». «L’Algérie est confrontée à une recrudescence des violences depuis le ralliement, en septembre 2006, du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (Gspc) algérien au réseau Al Qaîda, dont il est devenu la Branche au Maghreb islamique (Baqmi)», écrit pour sa part le quotidien marocain Aujourd’hui le Maroc.Les mêmes titres et commentaires se retrouvent dans les manchettes des grands titres arabes. En somme, l’effet recherché, un choc médiatique, par les groupes terroristes semble atteint.
Naïma HAMIDACHE-L'EXPRESSION 13/12/2007.

Algérie : Attentat à la bombe contre un convoi d'une société russe

Un attentat à la bombe a visé samedi, un convoi transportant des travailleurs d'une société russe de gaz au retour à leur résidence dans la commune de Bouaich (wilaya de Médéa). L'exposition de la bombe, survenue au niveau de la commune de Sebt Aziz, a endommagé la deuxième voiture du convoi, précédée par un véhicule d'escorte, sans faire de victime, précise la presse algérienne , citant des sources sécuritaires. Le convoi composé de six véhicules, a été immédiatement dévié sur la route nationale numéro un, puis sur la route RN 40. Une deuxième bombe a été découverte non loin du lieu de l'attentat, est-il précisé. Il s'agit du deuxième attentat du genre visant un convoi de la même compagnie russe après l'attaque, en février dernier près de Aïn Defla, d'un camion de transporteurs de travailleurs russes, au cours duquel quatre personnes ont été tuées dont un travailleur russe et cinq autres blessés dont un Ukrainien et un Russe. Ces étrangers étaient engagés dans la réalisation d'un gazoduc traversant la région. Par ailleurs, la presse rapporte qu'une attaque d'un groupe terroriste contre le siège de la sûreté de la ville de Mouazia ( wilaya de Blida- 50 km au sud d'Alger) a été déjoué. Le projet d'attentat a été mis en échec après des investigations menées par la police judiciaire d'El Afroun qui ont permis la neutralisation de deux hommes qui ont échafaudé le plan A la suite d'un ratissage effectué par les forces de sécurité dans les maquis de Boumerdès, depuis la semaine dernière, le cadavre d'un homme armé a été trouvé dans le massif forestier de Bouzegza, avec deux armes sur lui. L'état du cadavre dans un état de décomposition avancée, n'a pas permis son identification. Selon «le Jeune Indépendant» des membres d'une phalange du Groupe salafiste de la prédication et du combat (GSPC) «katibat Al Fath», seraient encerclés dans un campement situé à l'intérieur de la vaste forêt de Bouzerza. Un élément du GSPC se serait rendu hier aux services de sécurité de la localité de Si Mustapha (wilaya de Boumerdès), rapporte la presse.
Le 11-12-2007 Par : MAP

Wednesday, December 12, 2007

Les détournements de l'aide humanitaire par le "polisario" au centre des entretiens à Genève d'une délégation d'ONG sahraouies

La délégation d'associations et d'organisations non gouvernementales (ONG) des provinces du sud, qui séjourne actuellement à Genève dans le cadre de la 6ème session du Conseil des droits de l'Homme, a été reçue mercredi aux sièges du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).
Les discussions ont été axées sur les détournements de l'aide humanitaire destinée aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf, en Algérie, qui souffrent de maladies dues à la malnutrition.
A cet égard, les membres de la délégation ont fait part aux responsables onusiens de leur profonde préoccupation du fait que cette aide est déviée, à partir des ports des villes d'Alger et d'Oran, pour emprunter les chemins de la contrebande.
Ils ont demandé à leurs interlocuteurs de superviser son acheminement et sa distribution pour que cette assistance puisse arriver à ceux dans le besoin et auxquels cette aide est destinée.
Or, une partie substantielle de cette aide est détournée pour aller renflouer les comptes bancaires personnels des dirigeants du +polisario+ ou exploitée par ces derniers notamment dans l'acquisition de biens immobiliers à l'étranger et ce, au moment où des rapports d'organisations humanitaires font état de la propagation de la malnutrition parmi les enfants et de l'anémie chez les femmes.
La délégation marocaine a également dénoncé le refus systématique de l'Algérie d'autoriser le recensement des populations séquestrées dans les camps de Tindouf et l'instrumentalisation des chiffres les concernant à des fins propagandistes ou pour soutirer le maximum aux donateurs.
Genève, 12/12/07-MAP

Alger s'enfonce de nouveau.

L'Algérie en deuil attendait mercredi d'enterrer ses morts, parmi lesquels un grand nombre d'écoliers, étudiants et lycéens, au lendemain de deux attentats à la voiture piégée qui ont relancé dans le pays des appels à la "vigilance", à la "fermeté", mais aussi au dialogue politique.
Les deux attentats ont fait 31 morts, dont 5 étrangers, selon un nouveau bilan annoncé mercredi par le ministère de l'Intérieur.
Le nombre des blessés encore hospitalisés est de 33, dont trois étrangers, a ajouté cette source.
Les deux attentats ont fait 31 morts, dont 5 étrangers, selon un nouveau bilan annoncé mercredi par le ministère de l'Intérieur.
Le nombre des blessés encore hospitalisés est de 33, dont trois étrangers, a ajouté cette source.
Le précédent bilan, annoncé par le ministre des Affaires étrangères Mourad Médelci, était de 30 tués, dont 5 étrangers, et 28 blessés hospitalisés.
Des sources hospitalières avaient fourni mardi un bilan de 62 morts et, mercredi, le quotidien El Watan, citant des sources médicales, a fait état de 72 tués.
La presse algérienne a appelé mercredi l'Etat à plus de fermeté.
Les attentats ont visé le Conseil constitutionnel à Ben Aknoun, sur les hauteurs d'Alger, et deux immeubles abritant les sièges du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), dans le quartier voisin de Hydra.
Selon le Haut Commissaire de l'ONU aux Réfugiés, Antonio Guterres, il n'y a "aucun doute" que le siège du HCR était la cible de cette attaque, la plus grave contre des installations de l'ONU depuis un attentat contre le quartier général de l'ONU à Bagdad en août 2003 (22 morts et plus de 150 blessés).
Selon le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, au moins 11 employés de l'ONU ont été tués dans l'attentat contre les locaux de l'ONU.
Mercredi, des familles étaient encore à la recherche de proches disparus. Dans les immeubles Pnud-HCR, les secouristes, aidés de chiens, poursuivaient leurs recherches dans les décombres du bâtiment ravagé par le souffle de l'explosion.
Sept rescapés enfouis depuis mardi matin sous un amoncellement de béton et de ferraille avaient été sauvés mercredi en fin de matinée. Le 7e rescapé, Sofiane, 40 ans, a été transféré en pleine nuit à l'hôpital militaire où il devait être amputé des deux jambes. Il a indiqué qu'il y avait encore au moins une personne sous les décombres.
Des proches ont passé la nuit aux abords des deux immeubles de l'ONU à Hydra, entourés par un impressionnant cordon de sécurité, dans l'attente de nouvelles.
"L'Etat doit être ferme", affirmait mercredi Al Watan, ajoutant qu'il est "capital, malgré le désarroi, d'affirmer avec force qu'il ne faut pas céder aux terroristes".
"De tels attentats ont pu se produire parce que la prudence s'est relâchée quand il fallait redoubler de vigilance", estimait le journal indépendant L'Expression. "La vigilance citoyenne ne peut suffire, car il appartient à l'Etat de protéger ses nationaux", ajoutait-il.
Interrogé par la radio française Europe1, le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a assuré que la recrudescence des attentats en Algérie ne risquait pas de mettre le pays en "situation de guerre civile".
Le cofondateur du Front islamique du salut (FIS) algérien, Ali Belhadj, a appelé, lui, à une "solution politique" à la crise algérienne, dans un entretien publié mercredi par le quotidien espagnol El Mu ndo.
"Il faut s'asseoir autour d'une table et étudier les revendications des mouvements islamistes. Il n'y aura pas de paix sans solution politique. La répression ne servira qu'à compliquer les choses", déclare cet opposant algérien, en évitant de condamner les attentats de mardi.
AFP 12/12/2007.ALGER.

Algérie: Les deux attentats ont fait 31 morts, dont 5 étrangers, selon un nouveau bilan annoncé mercredi par le ministère de l'Intérieur.

Le nombre des blessés encore hospitalisés est de 33, dont trois étrangers, a ajouté cette source.
Le précédent bilan, annoncé par le ministre des Affaires étrangères Mourad Médelci, était de 30 tués, dont 5 étrangers, et 28 blessés hospitalisés.
Des sources hospitalières avaient fourni mardi un bilan de 62 morts et, mercredi, le quotidien El Watan, citant des sources médicales, a fait état de 72 tués.
La presse algérienne a appelé mercredi l'Etat à plus de fermeté.
Les attentats ont visé le Conseil constitutionnel à Ben Aknoun, sur les hauteurs d'Alger, et deux immeubles abritant les sièges du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), dans le quartier voisin de Hydra.
Selon le Haut Commissaire de l'ONU aux Réfugiés, Antonio Guterres, il n'y a "aucun doute" que le siège du HCR était la cible de cette attaque, la plus grave contre des installations de l'ONU depuis un attentat contre le quartier général de l'ONU à Bagdad en août 2003 (22 morts et plus de 150 blessés).
Selon le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, au moins 11 employés de l'ONU ont été tués dans l'attentat contre les locaux de l'ONU.
Mercredi, des familles étaient encore à la recherche de proches disparus. Dans les immeubles Pnud-HCR, les secouristes, aidés de chiens, poursuivaient leurs recherches dans les décombres du bâtiment ravagé par le souffle de l'explosion.
Sept rescapés enfouis depuis mardi matin sous un amoncellement de béton et de ferraille avaient été sauvés mercredi en fin de matinée. Le 7e rescapé, Sofiane, 40 ans, a été transféré en pleine nuit à l'hôpital militaire où il devait être amputé des deux jambes. Il a indiqué qu'il y avait encore au moins une personne sous les décombres.
Des proches ont passé la nuit aux abords des deux immeubles de l'ONU à Hydra, entourés par un impressionnant cordon de sécurité, dans l'attente de nouvelles.
"L'Etat doit être ferme", affirmait mercredi Al Watan, ajoutant qu'il est "capital, malgré le désarroi, d'affirmer avec force qu'il ne faut pas céder aux terroristes".
"De tels attentats ont pu se produire parce que la prudence s'est relâchée quand il fallait redoubler de vigilance", estimait le journal indépendant L'Expression. "La vigilance citoyenne ne peut suffire, car il appartient à l'Etat de protéger ses nationaux", ajoutait-il.
Interrogé par la radio française Europe 1, le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a assuré que la recrudescence des attentats en Algérie ne risquait pas de mettre le pays en "situation de guerre civile".
Le cofondateur du Front islamique du salut (FIS) algérien, Ali Belhadj, a appelé, lui, à une "solution politique" à la crise algérienne, dans un entretien publié mercredi par le quotidien espagnol El Mu ndo.
"Il faut s'asseoir autour d'une table et étudier les revendications des mouvements islamistes. Il n'y aura pas de paix sans solution politique. La répression ne servira qu'à compliquer les choses", déclare cet opposant algérien, en évitant de condamner les attentats de mardi.
AFP 12/12/2007.

L’explosion de deux voitures piégées à Alger replonge ce pays dans les affres du terrorisme

Deux attentats au véhicule piégé perpétrés mardi matin à Alger ont fait 52 morts et plusieurs blessés. Le président français Nicolas Sarkozy a qualifié ces attentats d'«actes barbares».Les deux attentats, le premier perpétré à proximité de la Cour suprême et l'autre devant le siège du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) dans le quartier résidentiel de Hydra, ont fait au moins 52 morts. Mardi matin, «la première voiture piégée a explosé devant le Conseil constitutionnel à Ben Aknoun (sur les hauteurs d'Alger, près de la Cour suprême) et la deuxième devant le siège du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) à Hydra» , a déclaré à la presse le ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, qui s'est déplacé sur les lieux. «L'attentat de Hydra a été perpétré par un kamikaze, selon les premiers témoignages», a ajouté le ministre. «Le bilan est très élevé», a-t-il encore déclaré, sans donner de précisions. Des premières informations avaient fait état d'«au moins douze morts devant la Cour suprême », dans une première explosion ayant pulvérisé un bus de transport d'étudiants, selon un membre du service médical. A Hydra, le quartier voisin, où se trouvent les nouveaux sièges des ministères de l'Energie et des Finances, ainsi que plusieurs chancelleries et résidences diplomatiques, des sources sécuritaires avaient d'abord évoqué un attentat au camion-citerne piégé. L'Algérie est confrontée à une recrudescence des violences depuis le ralliement, en septembre 2006, du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien au réseau Al-Qaïda, dont il est devenu la Branche au Maghreb islamique (BAQMI).La BAQMI avait revendiqué, le 6 septembre dernier, un attentat-suicide commis contre le cortège du président algérien Abdelaziz Bouteflika à Batna (est), qui avait fait 22 morts et plus de 100 blessés. Depuis, la BAQMI avait également revendiqué un attentat-suicide à la voiture piégée perpétré contre une caserne de gardes-côtes à Dellys, port de Kabylie à 70 kilomètres à l'est d'Alger, faisant 32 morts et 45 blessés. L'organisation n'en est pas à sa première expérience d'attentats quasi-simultanés. Le 11 avril dernier, deux voitures piégées avaient explosé, l'une visant le Palais du gouvernement, en centre-ville, l'autre contre un commissariat de la banlieue est. On avait dénombré au moins 30 morts et plus de 200 blessés, là encore revendiqués par la BAQMI. Le président français Nicolas Sarkozy, qui était en visite la semaine dernière en Algérie, a «condamné fermement» les deux attentats de mardi qu'il a qualifiés d' «actes barbares», lors d'un entretien téléphonique avec le président Abdelaziz Bouteflika.
Le 12-12-2007 Par : AFP

L'Algérie enterre ses morts et attend des nouvelles des disparus

Les deux attentats à la voiture piégée, dont un avec un kamikaze à bord, qui ont secoué deux quartiers huppés d'Alger mardi, ont fait 30 morts, dont cinq étrangers, selon un nouveau bilan officiel provisoire, et 62 morts, selon un bilan obtenu de sources hospitalières.
Le quotidien al-Watan avançait mercredi en "une" le nombre de 72 morts, citant des sources médicales.
L'Algérie va enterrer ses morts, parmi lesquels un grand nombre d'écoliers, d'étudiants et de lycéens, dans une atmosphère de psychose, alors que de nombreux Algériens attendent des nouvelles de leurs proches disparus.
Les deux attentats ont été revendiqués par Al Qaïda au Maghreb Islamique (ex GSPC), affiliée à la nébuleuse terroriste d'Oussama Ben Laden.
Les attaques visaient le Conseil constitutionnel à Ben Aknoun, sur les hauteurs d'Alger, et deux immeubles abritant les sièges du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), dans le quartier voisin de Hydra.
Selon le Haut Commissaire de l'ONU aux Réfugiés, Antonio Guterres, il n'y a "aucun doute" que le siège du HCR était la cible de cette attaque, la plus grave perpétrée contre des installations de l'ONU depuis l'attentat au camion piégé d'août 2003 contre le quartier général de l'Organisation internationale à Bagdad (22 morts et plus de 150 blessés).
Les familles étaient à la recherche de nombreux proches disparus. Dans les immeubles Pnud-UNHCR, les secouristes, aidés de chiens, poursuivaient leurs recherches dans les décombres du bâtiment ravagé par le souffle de l'explosion.
Mercredi, ils avaient dégagé sept rescapés enfouis depuis mardi matin sous un amoncellement de béton et de ferraille.
Le 7e rescapé, Sofiane, 40 ans, avait été retiré à 02H30 GMT et transféré à l'hôpital militaire où il doit être amputé des deux jambes, selon un secouriste. Le rescapé a indiqué qu'il y avait encore au moins une personne sous les décombres.
Selon le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, au moins 11 employés de l'ONU ont été tués dans l'attentat contre les locaux de l'ONU.
Il a indiqué avoir demandé à des conseillers du secrétariat de l'ONU, du Pnud et du département de la sécurité de se rendre immédiatement à Alger.
Le syndicat des personnels de l'ONU a demandé dans un communiqué l'ouverture d'une enquête "pour établir si des mesures de sécurité adéquates étaient en place (à Alger) pour prévenir un acte aussi horrible."
Des proches ont passé la nuit aux abords des deux immeubles de l'ONU à Hydra, entourés par un impressionnant cordon de sécurité, dans l'attente de nouvelles.
"J'espère encore qu'on le sortira vivant de ces gravats", déclare Abdesslam, fataliste, les yeux rougis cachés derrière des lunettes noires, en parlant de son oncle, modeste employé de l'ONU.
Assise sur un coin de trottoir, une mère éplorée, terrassée par la douleur, attend elle aussi des nouvelles de sa fille qui n'a donné aucun signe de vie depuis l'attentat. "Je n'ai plus de nouvelles depuis qu'ell a quitté la maison pour rejoindre son travail", répète-t-elle.
Parmi les victimes de l'attentat de Ben Aknoun figurent des écoliers, des lycéens et des étudiants, selon la presse.
Un bus bondé d'étudiants a été heurté de plein fouet par la voiture piégée lancée à toute allure contre le Conseil constitutionnel, voisin d'un collège, dont les élèves étaient en récréation au moment de l'attentat.
La presse a exprimé son indignation à la suite de ces deux attentats. "Al Qaïda frappe au coeur d'Alger", titre l'Expression. Le Quotidien d'Oran ouvre "sur l'horreur encore", et la Tribune titre en caractères gras rouges: "assassins".
Mais le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a assuré que la recrudescence des attentats en Algérie ne risque pas de mettre le pays en "situation de guerre civile", sur la radio française Europe 1.
AFP 12/12/2007.

La tenue du prochain congrès du "polisario" à Tifariti est une violation de l'accord du cessez-le-feu (parlementaire koweïtien)

La tenue du prochain congrès du "polisario" dans la zone tampon de Tifariti "constitue une violation flagrante de l'accord du cessez-le-feu et s'inscrit aux antipodes des efforts politiques déployés pour résoudre le conflit artificiel" du Sahara qui a trop duré, a affirmé le président du groupe de fraternité parlementaire maroco-koweïtien, M. Mbarek Lakhrinj.
"Au moment où le Royaume du Maroc affirme son attachement au processus du règlement politique auquel a appelé le Conseil de sécurité (…) et qui est le produit de la nouvelle dynamique enclenchée par l'initiative marocaine visant à accorder une large autonomie au Sahara, l'autre partie continue de se livrer à des actes unilatéraux susceptibles d'influencer négativement les négociations en cours pour parvenir à un règlement définitif de ce conflit", a indiqué le député koweïtien dans un communiqué publié, mardi, par le quotidien koweïtien "Al Anbaa".
"Veiller à assurer le progrès des négociations et préparer sérieusement le climat adéquat pour leur succès requiert l'annulation du congrès dans la zone tampon, non seulement parce qu'il constitue une violation claire de l'accord du cessez-le-feu, mais également parce qu'il est aux antipodes des efforts de règlement politique du conflit artificiel qui n'a que trop duré", a affirmé M.Lakhrinj.
Koweït, 11/12/07-MAP

Une association d'anciens prisonniers appelle la communauté internationale à "lever le blocus sur les séquestrés" de Tindouf

Une association d'anciens prisonniers de guerre marocains a appelé la communauté internationale à "lever le blocus sur les séquestrés" de Tindouf, au sud de l'Algérie.
Dans un appel "solennel" lancé à l'occasion de la journée mondiale des droits de l'Homme, l'Association des ex-prisonniers de guerre marocains exhorte l'ONU, les organisations de défense des droits humains à travers le monde et l'opinion publique internationale à "intervenir immédiatement et rapidement afin de lever le blocus sur les séquestrés marocains dans les campements de Tindouf".
Les séquestrés continuent d'endurer "torture, humiliation et souffrances par manque de nourriture et de soins adéquats", déplore l'association, rappelant que les anciens prisonniers ont "vécu un calvaire de plus d'un quart de siècle aux mains des services de sécurité algériens et leur acolyte le polisario au sud de Tindouf, en Algérie".
Dans un communiqué, l'association regrette que les tortionnaires du "polisario" continuent de circuler "librement et en toute impunité à travers le monde", en dépit "des crimes qu'ils ont commis dans les traitements des prisonniers marocains et des séquestrés dans les campements".
"Les ex-prisonniers de guerre marocains demandent à ce que ces tortionnaires soient traduits devant la justice internationale", poursuit le communiqué qui porte la signature du président de l'association Ali Najab.
Rabat, 11/12/07-MAP

Tuesday, December 11, 2007

Une ONG us exprime dans une lettre à Mme Rice son inquiétude concernant les récentes menaces du "polisario" contre le Maroc

Une ONG américaine, "The American Council for Moroccan POWs", a exprimé dans une lettre, adressée lundi, à la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice sa profonde inquiétude concernant les récentes menaces de violence brandies par le "polisario" contre le Maroc et a demandé à la responsable américaine d'exhorter l'Algérie à ne plus abriter ce groupe armé.
Le Conseil Américain pour les prisonniers de guerre marocains (ACMP) "regrette de voir l'Algérie continuer à utiliser les menaces de violence armée et de terrorisme du Polisario pour menacer la paix et la stabilité du Maroc et de l'ensemble de la région", souligne la lettre.
Ces menaces sont d'autant plus alarmantes qu'elles interviennent à un moment où la communauté internationale est à la recherche d'une solution pacifique au conflit du Sahara, affirme le conseil qui dit craindre "sérieusement" que "le gouvernement algérien autorise le "polisario" à user de la violence contre le Maroc afin de réduire à zéro tous les acquis que la proposition d'autonomie marocaine est en train de réaliser et de dérailler les négociations qui se poursuivront le mois prochain à Manhasset sous l'égide de l'ONU".
Condamnant "les crimes et les crimes de guerre qui ont été perpétrés et qui continuent d'être perpétrés dans les camps de concentration au sud-ouest de l'Algérie" et dont est responsable le gouvernement algérien, l'ACMP a "vivement condamné" la position de l'Algérie visant à entraver la résolution du conflit du Sahara dans le cadre de la proposition sérieuse et crédible que le Maroc a posée sur la table des négociations en toute bonne foi.
Le Conseil appelle la secrétaire d'Etat à exhorter le gouvernement algérien "à agir avec responsabilité et à ne plus abriter sur son sol un groupe armé qui menace le Maroc" et à exercer des pressions sur les autorités algériennes pour qu'elles désarment le "polisario" et rendent compte de toutes les armes qu'elles lui ont fournies. Ces armes, met en garde la lettre, "pourraient être utilisées dans de nouvelles agressions et attaques terroristes contre le Maroc" et "se retrouver dans les marchés noirs de la région ou entre les mains d'autres groupes terroristes".
Tout en jugeant inacceptable qu'un Etat membre de l'ONU, comme l'Algérie, abrite "une entité terroriste et criminelle" sur son sol, lui accorde soutien et moyens et l'utilise pour menacer un autre pays souverain, tout aussi membre de l'ONU comme le Maroc, le Conseil a appelé le département d'Etat à placer le "polisario" sur sa liste des organisations terroristes et à prendre toutes les mesures nécessaires pour aider à mettre fin aux activités de ce groupe criminel.
Washington, 11/12/07-MAP

Alger: deux attentats simultanés à la voiture piégée ont fait 62 morts

Deux attentats à la voiture piégée, dont un avec kamikaze à bord, ont fait au moins 62 morts mardi matin dans les hauteurs d'Alger, devant le siège du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), dans les locaux duquel on compte des victimes, et près de la Cour suprême et du Conseil constitutionnel.
Les deux attentats, qui n'avaient pas été revendiqués en fin de matinée, ont été perpétrés par "des voitures piégées, dont une avec un kamikaze à bord", a indiqué à la presse le ministre algérien de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, qui s'est déplacé immédiatement sur les lieux.
L'organisation de ces deux attentats simultanés rappelle ceux du 11 avril dernier, revendiqués par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, devenu la Branche du réseau Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI): deux voitures piégées avaient explosé, l'une visant le Palais du gouvernement, en centre-ville, l'autre contre un commissariat de la banlieue est. On avait dénombré au moins 30 morts et plus de 200 blessés.
Mardi matin, les explosions ont causé d'importants dégâts matériels dans les immeubles environnants. D'épaisses colonnes de fumée noire se dégageaient des décombres et des carcasses de véhicules à proximité.
La réunion hebdomadaire du conseil du gouvernement a été annulée pour permettre aux responsables de suivre les événements.
La première explosion a été provoquée par une voiture piégée lancée de plein fouet contre un bus de transport d'étudiants bondé, qui se dirigeait vers la Faculté de droit, devant la Cour suprême, la plus haute juridiction d'Algérie, et sa voisine la Cour constitutionnelle, un bâtiment neuf de style mauresque tout récemment inauguré par le président Abdelaziz Bouteflika.
La majorité des 12 morts et des blessés enregistrés dans cette explosion selon un premier bilan sont des étudiants, selon des sources médicales. Un policier et deux gardes républicains en faction devant ces bâtiments officiels ont été également tués, selon des témoins.
La carcasse calcinée du bus, encore fumante, était toujours là une heure après l'attentat.
Le second attentat, perpétré par un kamikaze à bord d'un véhicule piégé, a été commis aux abords du siège du HCR dans le quartier voisin de Hydra, une zone diplomatique et résidentielle, pourtant très sécurisée.
Cette explosion a "fait des victimes dans les locaux du Haut commissariat de l'ONU aux Réfugiés" (HCR), a indiqué à l'AFP une porte-parole du HCR.
Hydra abrite plusieurs ministères, dont ceux de l'Energie et des Finances, ainsi que des chancelleries et résidences diplomatiques. De nombreux étrangers et des hauts dignitaires de l'Etat vivent aussi dans ce quartier huppé.
Ces deux premiers attentats surviennent après deux mois d'accalmie en octobre et novembre, période marquée par une décrue spectaculaire de la violence islamiste.
Auparavant, la BAQMI avait revendiqué aussi, le 6 septembre dernier, l'attentat-suicide particulièrement spectaculaire commis contre le cortège du président algérien Abdelaziz Bouteflika à Batna (est): 22 morts et plus de 100 blessés. Même revendication pour un autre attentat-suicide contre une caserne de gardes-côtes à Dellys (est), le 8 septembre: 32 morts.
"Nous ne sommes pas à l'abri d'attentats de ce genre", a réaffirmé mardi M. Zerhouni devant la presse sur les lieux des attentats, appelant les Algériens à "perséver dans la vigilance, parce qu'il est facile de commettre un attentat à la bombe".
En octobre, le chef d'Etat-major de l'armée, le général Salah Gaïd, avait appelé à "plus de fermeté contre les groupes terroristes", et à "combattre ce phénomène nouveau des kamikazes".
La police avait dressé davantage de barrages dans les grandes villes et étoffé son réseau d'informateurs dans les milieux islamistes.
Mardi, le président français Nicolas Sarkozy a "condamné fermement" les deux attentats d'Alger, qu'il a qualifiés d'"actes barbares et odieux", précisant qu'il l'avait exprimé le "soutien" de la France lors d'un entretien téléphonique avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika.
La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a dénoncé des "actes odieux contre des civils".
AFP 11/12/2007

Algérie: Alger renoue avec les attentats.

Au moins 52 personnes ont été tuées et 43 autres blessées dans un double attentat à Alger. La première bombe a explosé à proximité de la Cour suprême. La deuxième explosion a retenti dans un quartier résidentiel. Le bilan est encore provisoire. Le mois de septembre avait déjà été marqué par des attentats sanglants, revendiqués par Al-Qaïda au Maghreb islamique, ex-GSPC.




L'Algérie une nouvelle fois rattrapée par la terreur. Mardi matin, deux explosions ont retenti dans le coeur d'Alger, épargné depuis le mois d'avril par les attentats. Selon un bilan encore provisoire, au moins 52 personnes ont été tuées et 43 autres blessées. Selon des sources hospitalières, des étrangers sont grièvement blessés. Le Quai d'Orsay précise qu'aucun Français ne figure parmi les victimes. Le ministère algérien de l'Intérieur a fait savoir qu'il s'agissait de deux attentats à la voiture piégée. Selon des témoins, la première bombe a explosé dans un camion situé à proximité d'un bus à bord duquel se trouvaient de nombreux étudiants, près de la Cour suprême située sur les hauteurs d'Alger. L'autre explosion - qui a fait au moins quinze victimes - s'est produite dans le quartier résidentiel d'Hydra, où se trouvent notamment les sièges des ministères de l'Energie et des Finances, le bureau du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), ainsi que plusieurs chancelleries et des résidences diplomatiques. Il y aurait dix victimes parmi les membres du HCR. Ce quartier, où vivent de nombreux étrangers, est en général très surveillé par la police. "Nous ne sommes pas à l'abri d'attentats de ce genre", a commenté le ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, sur les lieux du drame, appelant les Algériens à "persévérer dans la vigilance, parce qu'il est facile de commettre un attentat à la bombe".La piste de l'ex-GSPC ?Cette nouvelle vague de violences a suscité des condamnations unanimes. Lors d'un entretien téléphonique avec le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, le chef de l'Etat français a "condamné fermement" le double attentat. "Des actes barbares", estime Nicolas Sarkozy. "Je condamne avec force les attentats meurtriers qui ont eu lieu ce matin à Alger. La population algérienne, qui aspire à la paix civile et à la sécurité, est une nouvelle fois frappée par une violence aveugle", estime le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, dans un communiqué. La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, s'est quant à elle dit "épouvantée par" ces attentats.Ces attaques n'ont pas encore été revendiquées. Mais la piste d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), est privilégiée. Le groupuscule terroriste avait déjà revendiqué les attaques sanglantes du mois de septembre à Zemmouri, Dellys et Batna, dans lesquelles 60 personnes ont été tuées. Le 21 septembre dernier, une nouvelle explosion avait blessé neuf personnes, dont deux Français, près de Bouira, en Kabylie, au lendemain de l'appel lancé par le numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman al-Zaouahri, à "débarrasser" le Maghreb des "fils des Français et des Espagnols".Abdelaziz Bouteflika avait à l'époque rappelé sa fermeté face aux terroristes, dénonçant des "criminels", qui "tentent de saboter le processus de paix et de réconciliation nationale". Le chef de l'Etat algérien avait par ailleurs rappelé que la politique de réconciliation nationale - qui consiste notamment à gracier les anciens maquisards qui acceptent de rendre leurs armes - était "un choix stratégique et irréversible du peuple algérien". "Nous n'y renoncerons pas, quel qu'en soit le prix à payer", avait-il insisté lors d'un discours à la télévision publique.
REDACTION@LEJDD.FR -LE JDD 11/12/2007.

Genève : Une association sahraouie appelle la Communauté internationale à mettre fin au calvaire des séquestrés de Tindouf

L'Association "ARRAI", basée à Dakhla, a lancé lundi à Genève un appel pressant à l'ensemble de la Communauté internationale et plus particulièrement au Conseil des droits de l'homme (CDH), afin de "mettre un terme de manière définitive au calvaire intenable que vivent les populations sahraouies séquestrées depuis plus de trois décennies dans les camps de Tindouf, en Algérie".
Dans un communiqué publié à l'occasion du lancement des célébrations du 60-ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, l'association déplore "les formes les plus abominables de tortures" dont ces populations sont victimes depuis plus de trois décennies.
"ARRAI" dénonce également "la situation dramatique de familles séparées, de milliers d'enfants contraints de subir l'exil forcé vers d'autres continents sous prétexte d'études, alors qu'en réalité ce n'était qu'un rendez-vous avec les travaux forcés à longueur de journée dans les champs de culture de la canne à sucre et du tabac cubain" .
"Déracinée culturellement, meurtrie dans sa chair et dans sa dignité humaine, la population sahraouie séquestrée à Tindouf, sur le territoire algérien, a toujours espoir que les forces éprises de paix, de démocratie et de liberté useront de davantage de pressions afin de les libérer de cette sempiternelle séquestration", souligne le communiqué.
L'Association "ARRAI" exhorte le Secrétaire général de l'ONU et le Président du CDH à mettre tout en oeuvre afin que "les familles séparées se réunissent définitivement surtout que le Maroc a ouvert la voie à un retour digne par une initiative saluée par la Communauté internationale dans son ensemble et qualifiée par l'ONU de "crédible et sérieuse", précise la même source.
Genève 11/12/07-MAP

Esclavagisme : L'OMDH suit de près le procès de Soltana

L'OMDH a envoyé un représentant pour suivre le procès de la jeune Soltana Bent Bilal qui démarre ce lundi 10 décembre, le jour de la Journée internationale des droits de l'Homme.L'OMDH décide de suivre de très près l'affaire de la jeune Soltana Bent Bilal. L'organisation marocaine de défense des droits de l'Homme a dépêché son secrétaire général adjoint, Abdellatif Chahboun à Murcie en Espagne pour suivre l'action judiciaire introduite par une ONG près du tribunal de la ville à l'encontre du dirigeant polisarien Ibrahim Ghali pour «esclavage héréditaire». «La décision de suivre de près cette affaire a été prise par le bureau national de l'OMDH», explique Amina Bouayach, présidente de l'organisation. «Nous voulons d'abord nous assurer de la qualification des faits reprochés au dirigeant du Polisario», affirme Mme Bouayach. L'OMDH estime, en effet, que les faits reprochés à Ibrahim Ghali doivent être qualifiés comme « acte criminel». «Il n'y a aucun doute, estime la présidente de l'OMDH, l'affaire tombe sous le coup de la Convention internationale contre l'esclavage et le trafic d'êtres humains de 1926 et la Convention complémentaire relative à l'abolition de l'esclavage et le trafic d'esclaves de 1956 qui qualifient l'esclavage, sous toutes ses formes, d'acte criminel». Toutefois, si le tribunal de Murcie qui instruira cette affaire à partir de ce lundi 10 décembre, en juge autrement, l'OMDH décidera des actions à entreprendre. «Nous n'avons pas encore pris de décision en ce sens, mais, le cas échéant, plusieurs éventualités se présentent», souligne Mme Bouayach. L'OMDH envisagerait, en effet, de faire recours à un avocat espagnol pour interjeter appel ou entamer une vaste action de mobilisation en direction des organisations de défense des droits de l'Homme aussi bien en Espagne qu'à l'échelle internationale.L'action en justice contre le représentant du Polisario à Madrid, Ibrahim Ghali, a été intentée par la famille espagnole qui a accueilli la jeune Soltana âgée aujourd'hui de 22 ans environ. Et ce, à la suite d'une visite qu'elle a organisée aux camps de Tindouf, sur le territoire algérien et en Mauritanie. Les faits remontent à plusieurs années, la jeune fille est arrivée en Espagne dans le cadre d'une opération d'accueil organisée par des groupes de soutien au Polisario des camps de Tindouf au profit de jeunes Sahraouis. À l'expiration de cette période d'accueil prévue, Soltana a refusé de retourner aux camps et s'est réfugiée dans un centre d'accueil de la ville de Murcie.
Le 10-12-2007Par : Tahar Abou El Farah -Aujourd'hui le Maroc.

Monday, December 10, 2007

DÉBORDEMENTS À BÉJAÏA, ALGER, TIZI OUZOU ET ANNABA: Fièvre dans les campus

Des organisations estudiantines appellent à une grève générale ce mercredi, qui risque de toucher l’ensemble des universités algériennes.
Le malaise secouant l’université, depuis le début de la rentrée universitaire, perdure. Le ras-le-bol perceptible au niveau de quelques campus, risque de se généraliser pour atteindre l’ensemble du territoire national. Après avoir pris le campus comme lieu de protestation, les étudiants décident de sortir dans la rue. Aujourd’hui, les étudiants de l’université de Tizi Ouzou organiseront une marche en plein centre-ville.La destination sera le siège de la wilaya. Objectif: rencontrer le wali pour exposer leurs doléances, après que les responsables de l’université n’eurent pas daigné tendre une oreille attentive. Rappelons qu’à l’origine de ce marasme qui risque de prendre de l’ampleur, les piètres conditions socio-pédagogiques dont souffrent ces étudiants. Dans la ville des Genêts, les universitaires réclament à cor et à cri le départ de l’actuelle directrice de l’Office des oeuvres universitaires, dont la gestion qualifiée de «catastrophique» est montrée du doigt. A Béjaïa, des milliers d’étudiants ont battu le pavé hier, et se sont rendus au siège de la wilaya pour exprimer leur mécontentement. Ces mêmes revendications ont fait sortir les Béjaouis de leur campus. Elles sont liées à la pédagogie et aux conditions de vie dans les cités universitaires. Le mécontentement et le malaise ne sont pas circonscrits à Tizi Ouzou ou à Béjaia. A Annaba, les étudiants du nouveau centre universitaire El Bouni sont entrés en grève illimitée depuis mardi. Plusieurs lacunes, dont l’absence d’Internet et la désorganisation qui règne au sein de la bibliothèque, ont été signalées au recteur de la Fac. En sus, la gestion chaotique des oeuvres universitaires se traduit par des défaillances flagrantes et constatées à plusieurs niveaux. Pour sa part, la puissante Union générale des étudiants libres (Ugel), organisera, mercredi prochain, une grève générale qui touchera l’ensemble des universités algériennes.Cette organisation estudiantine menace aussi de monter au créneau si jamais la tutelle ne répond pas favorablement à ses revendications. Dans sa «plate-forme» de revendications, l’Ugel demande l’amélioration des conditions socio-pédagogiques des étudiants.La situation est au bord de l’explosion. Il faut souligner, par ailleurs, que les étudiants ne cessent de dénoncer une situation délicate, que ce soit dans le campus (manque d’infrastructures pédagogiques) ou dans les cités universitaires (exiguïté des lieux et incapacité de recevoir un nombre aussi important d’étudiants).A cela, s’ajoute «l’envahissement» des résidences universitaires par des extras qui imposent leur diktat devant, parfois, le regard impuissant des responsables. Cela n’est pas sans créer des incidents qui vont jusqu’à coûter la vie aux étudiants! Ainsi, la violence, après avoir été perceptible dans les stades, risque maintenant de gagner l’université.Si dans le passé, ce phénomène n’a été vécu qu’à l’occasion de certains troubles «sporadiques», aujourd’hui, il commence à prendre de l’ampleur. Du côté du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, on continue à appeler au calme tout en insistant sur la nécessité de recourir au dialogue, «la seule manière de faire aboutir toutes les revendications de la famille universitaire, loin de toute violence ou pression sur une partie ou une autre», ne cesse de réclamer la tutelle.Reste maintenant à savoir jusqu’à quand l’université algérienne continuera à tourner en rond? Il faut noter que dans certaines universités, à l’instar de celle de Béjaïa, des étudiants n’ont pas encore commencé les cours! Dire que l’Algérie veut, vaille que vaille, améliorer le secteur de l’enseignement supérieur!
Hakim KATEB-L'EXPRESSION 11/12/2007.

Les algériens se plaignent de bureaucratie: Protestations devant l’ambassade d’Algérie à Washington

Des personnalités et des représentants d’organisations ont lancé un appel pour un rassemblement, qui a eu lieu samedi dernier à 14h, devant le siège de l’ambassade d’Algérie à Washington. On peut retrouver dans l’appel les noms de Ali Boukhateme, président de l’AANC, Chérif Meziane, le docteur MGH, Samir Bentoumi, président de l’AANY, Abdelmadjid Slimani, président de l’AACM, Hamid Makhlouf, généticien et directeur de recherche au FLSERM, Athmane Zerhouni, président d’honneur de la JFKA, Saïd Rahmouni, secrétaire général se l’Association algéro-américaine de Détroit, Kouider Benhamou, directeur d’études à FIU, président de l’Association internationale de sociologie et Lahouari Adli, président de KAF. À l’origine de cette action de protestation et en même temps de sensibilisation, la lourde bureaucratie qui prévaut au sein de l’ambassade d’Algérie à Washington. Les protestataires affirment dans leur correspondance qu’“au-delà des débats légitimes sur les bureaucraties, il est des valeurs et de droit d’humanité sur lesquelles nul ne peut transiger”. Et d’ajouter : “Nous sommes des citoyens algériens vivant aux USA, des militants d’associations familiales et de défense des droits de l’Homme, des chercheurs, des médecins, des éducateurs, des parents. Nos engagements sont divers. Mais nous ne supportons ni la bureaucratie ni la discrimination. Notre ambassade à Washington n’arrive plus à répondre à nos besoins administratifs et notre ambassadeur ne répond même pas à nos appels.”Plus loin, ils soulignent que “l’histoire nous a appris qu’aucun projet politique ne peut justifier pareille rupture avec les citoyens, et leurs droits fondamentaux”. “Pour nous et pour nos enfants, nous ne voulons pas d’une représentation qui réduirait nos droits”, indiquent-ils avant de conclure : “Nous ne voulons pas voir appliquer à d’autres des mesures que nous refuserions pour nous et pour nos enfants.” S’il est vrai que le ministère des Affaires étrangères a entrepris d’importantes réformes politiques en vue d’améliorer l’image de l’Algérie à l’extérieur, il n’en reste pas moins que la problématique posée par les signataires de l’appel est significative de la lourde mission assignée aux services consulaires contraints à la fois de répondre aux attentes de centaines, voire de milliers de résidents algériens à l’étranger et la nécessité pour ces derniers de rester en contact permanent avec les structures diplomatiques algériennes accréditées à l’étranger.
LIBERTE 10/12/2007.

L'opposition au Polisario organise un congrès parallèle pour contrecarrer la mascarade de Tifariti

Interdit de participer au 12ème congrès du Polisario, le mouvement dissident «Khat Chahid» qui conteste, avec d’autres courants opposants, la légitimité du régime de Mohamed Abdelaziz, prépare un congrès parallèle. La guerre de légitimité est désormais lancée par les opposants au régime de Mohamed Abdelaziz, en perspective du 12ème congrès du Polisario, prévu du 14 au 18 décembre dans la zone tampon de Tifariti. Le ton de ce qui s’annonce comme une véritable contre-offensive a été donné par le président du mouvement dissident «Khat Chahid» (Voie du martyr), Mahjoub Salek, installé dans la région de Zouérate, en Mauritanie. Ce mouvement, chef-d’orchestre des voix dissonantes, est rallié par d’autres courants opposants, dont notamment un collectif de jeunes à l’origine de la création du journal électronique nommé «Sahara libre», aujourd’hui censuré par la direction du Polisario. Les préparatifs de cette contre-offensive vont bon train dans le nord de la Mauritanie, où plusieurs dissidents se sont rassemblés en vue de mettre sur pied un plan de riposte face aux manœuvres de la direction du Polisario pour faire taire les voix discordantes à l’intérieur des camps de Tindouf. La contre-attaque en préparation intervient alors que «la direction de Mohamed Abdelaziz a imposé des congressistes dont le tiers est constitué de militaires», a affirmé à ALM une source proche des dissidents. D’autres mesures ont été prises, ou plutôt dictées par les renseignements algériens à la direction du Polisario, pour museler les contestations qui grondent dans les camps de Tindouf. Les services de sécurité du Polisario ont procédé récemment à la restriction du mouvement de la population séquestrée en vue de mieux contrôler les déplacements des civils vers la zone tampon de Tifariti proclamée « territoire libéré ». Les passages menant à cette région ont par ailleurs été soumis à un contrôle strict par les services de sécurité algériens, en vue d’empêcher toute éventuelle «infiltration» des mécontents déclarés «indésirables» dans un congrès où «la liberté d’opinion» est confisquée au seul profit des «amis de Mohamed Abdelaziz», au détriment d’une population dont les souffrances ont été instrumentalisées au point d’en faire un fonds de commerce. «Le congrès se fera sans la population sahraouie, les congressistes ont été triés sur le volet en parfaite coordination avec les renseignements algériens», indique une source informée, ajoutant que le choix de Tifariti n’est pas dû au hasard. Contrairement aux allégations de la direction du Polisario, les considérations qui ont présidé à ce choix s’expliquent par le seul et unique objectif de tenir la population éloignée, la région de Tifariti se trouvant loin, très loin des camps de Tindouf où cette population est séquestrée. «La direction du Polisario sait parfaitement que la tenue de ce congrès à l’intérieur des camps pourrait engendrer des soulèvements de la part de la population, d’où le choix de la région éloignée de Tifariti se trouvant dans la zone tampon», explique une source à ALM. Parallèlement à ces manœuvres, le Polisario fait de nouveau diversion en décidant de hausser le ton contre le Maroc. Sous pression des «radicaux» et des Algériens, cette nouvelle manœuvre est destinée à faire chanter le Maroc en perspective de la tenue du troisième round de négociations, prévu les 7, 8 et 9 janvier prochain à Manhasset, en banlieue new-yorkaise. A la veille de la tenue de cette grand-messe, conformément à la résolution 1783 du Conseil de sécurité, le Polisario a menacé de se retirer des négociations faisant planer, encore une fois, la vieille nouvelle menace du «retour aux armes».

Des ONG britanniques dénoncent la provocation du PolisarioLes représentants de quatre organisations non gouvernementales britanniques viennent de lancer un appel à la communauté internationale pour protester contre la décision du Polisario d’organiser du 14 au 18 décembre son congrès dans la zone tampon de Tifariti. Il s’agit des ONG «Freedom for All», «The Surrey Three Faith Forum», «Family Protection» et «le Comité international pour la libération des prisonniers de Tindouf» (ICPT). Intervenant vendredi dernier, lors d’un point de presse organisé à Londres, l’Association «Freedom for All» a mis en garde contre les répercussions de la décision prise par la direction du Polisario sur le processus de paix engagé par les Nations Unies. «La tenue de ce congrès dans cette zone démilitarisée représente une violation flagrante des accords conclus en 1991 sous l’égide des Nations Unies», a déclaré Tanya Warburg, de l’Association «Freedom for All», ajoutant que cette manœuvre provocatrice constitue «une menace pour le cessez-le-feu en vigueur depuis 1991». Le même son de cloche a été relevé chez le responsable de l’ONG «Comité international pour la libération des prisonniers de Tindouf. «La décision du Polisario d’organiser son rassemblement dans une zone supposée être une zone tampon est inacceptable», a dénoncé Lord Newal.
ALM 10/12/2007.

Saturday, December 08, 2007

Le groupe Emiratti emaar gèle ses projets en Algérie

Alors que des nababs bétonnent des terres agricoles sans inquiétude, des investisseurs en milliards de dollars quittent le pays pour raison de bureaucratie et de manque d’assiettes foncières.
Défection et déception des entreprises étrangères. Apparemment, il n’est pas aisé d’investir en Algérie. Pressé pourtant de s’installer en Algérie, le groupe émirati de l’immobilier, Emaar, vient de décider le gel de ses principaux projets. Selon le journal one line «Tout sur l’Algérie», sur les cinq projets présentés en juillet dernier au président Bouteflika par le patron d’Emaar, le groupe émirati n’en réalisera qu’un seul.Il s’agit, selon la même source, du complexe touristique Colonel Abbès à Zéralda, comprenant des résidences de vacances, un hôtel de 500 chambres, un golf ainsi que des centres commerciaux. Cette défection est en partie liée aux difficultés rencontrées par ce groupe émirati en Egypte où le géant de l’immobilier a réalisé des investissements coûteux et perdu beaucoup d’argent ces derniers mois.Mais il ne faut pas s’étonner que l’autre raison de ce «renoncement» vienne, encore une fois, des Algériens eux-mêmes. En effet, elle serait liée aux difficultés rencontrées par Emaar dans l’obtention de terrains pour ses investissements estimés à près de 25 milliards de dollars. C’est le plus gros investisseur que l’Algérie a eu. Ainsi, un seul projet sur cinq sera réalisé, à en croire «Tout sur l’Algérie».Aussi, les quatre autres projets concernent des secteurs stratégiques diversifiés. Ils sont destinés à transformer la ville d’Alger et ses environs, la restructuration et la modernisation de la gare ferroviaire Agha, la transformation de la baie d’Alger, un nouveau campus universitaire et l’implantation d’un campus technologique à Sidi Abdellah.Or, ils ont été gelés il y a quelques jours. Aucune date n’a été fixée pour la reprise des projets.Le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, M.Abdelhamid Temmar, avait pourtant assuré, lors de ses différentes rencontres avec les représentants du groupe, que les obstacles soulevés par Emaar ont été levés.En Algérie, faut-il le dire, la question du foncier constitue une véritable préoccupation pour les investisseurs étrangers qui désirent s’implanter dans notre pays. C’est à ce propos, justement, que le président du conseil d’administration du groupe Emaar, M.Mohamed Bin Ali Al-Abbar, a été reçu, en juillet 2007, par le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem. Prenant acte des contraintes du terrain, le groupe souhaitait de la part du gouvernement algérien la facilitation des voies sur le terrain et son implication directe sur cet aspect plus particulièrement.En outre, et selon le site «Tout sur l’Algérie», le gouvernement algérien aurait émis des réserves sur les capacités du groupe émirati à réaliser les projets présentés. Le groupe aurait rencontré des difficultés à lever les fonds nécessaires pour le développement de ses projets et l’Etat algérien n’a pas souhaité les financer. Ce n’est pas le première fois qu’on assiste à de pareilles situations. Il y a quelques jours, nous rapportions dans ces mêmes colonnes comment des Algériens torpillaient les projets potentiellement réalisables dans leur pays, en citant l’exemple de Renault. Le fabricant français a choisi de s’ installer au Maroc au lieu de l’Algérie par manque d’assiette foncière. Une entrave à la limite ridicule quand on sait que des nababs ne trouvent aucune difficulté à bétonner sans vergogne des terre agricoles.La décision inattendue de Emaar portera un coup dur à l’économie algérienne qui pourrait se traduire par des pertes de points de croissance dès l’année prochaine. D’autant plus que les projets du géant Emaar sont estimés à pas moins de 25 milliards de dollars, soit 80% des investissements arabes en Algérie.Le gouvernement tablait sur le groupe pour booster ces investissements et les développer davantage. Ces derniers ont atteint 35 milliards de dollars. Il faut rappeler que Emaar a obtenu, au début de l’année 2007, le feu vert pour investir en Algérie. Ses projets s’inscrivaient dans le cadre d’un vaste programme lancé par le président Abdelaziz Bouteflika pour réaménager, selon des normes internationales, les quartiers de l’est d’Alger. Le groupe avait même présenté les maquettes de ses cinq projets au président de la République.
Naïma HAMIDACHE -08 Décembre 2007 Liberté

Algérie : Recrudescence des actes de violence à Tizi Ouzou

Un camion de ravitaillement militaire a été attaqué mercredi par un groupe armé près de Tizi Ouzou. Le jour même, l'explosion d'une bombe à Biskra a blessé huit soldats.Un groupe armé a attaqué, mercredi à Yakouren (wilaya de Tizi Ouzou), un camion de ravitaillement de l'armée algérienne blessant un militaire, tandis que l'explosion d'une bombe le même jour à Biskra (425 km au sud-est d'Alger) a blessé huit soldats, dont deux grièvement, rapporte jeudi la presse algérienne, citant des sources informées. L'attaque de Yakouren est attribuée à un groupe armé d'une dizaine d'éléments qui s'était embusqué à l'entrée ouest de la commune. Visé par des tirs nourris, le véhicule militaire s'est renversé, à quelques mètres plus loin, mais son chauffeur est sorti indemne avec des blessures légères, indique la même source. Les assaillants se sont repliés sur la dense forêt de Yakouren, après un accrochage avec les forces de sécurité accourues d'un point de positionnement proche, ajoute-t-on. D'autre part, dans les affaires de terrorisme soumises à la justice, le Tribunal criminel de Blida (50 km au sud d'Alger) a condamné mercredi à la peine capitale un individu poursuivi pour «appartenance à un groupe terroriste armé, homicide volontaire et tentative d'homicide volontaire» en relation avec des attaques qui remontent à 2002 et ayant entraîné la mort de plusieurs personnes. Un autre procès, dont le principal accusé est un terroriste notoire dénommé «Dib Jiâne», doit reprendre samedi devant le tribunal criminel de Sid Bel Abbès, en rapport notamment avec le massacre de 11 institutrices et instituteurs, perpétré en septembre 1997 dans la commune de Aïn Ouden. Les familles des victimes ont refusé de subir la dure épreuve de la confrontation avec l'accusé lors du procès, faisant savoir par communiqué qu'elles demandent la peine maximale à son encontre.
Le 7-12-2007Par : MAP

Les Marocains expulsés d'Algérie décident de recourir à la justice internationale pour défendre leur cause

Rabat, 08/12/07- Deux associations des Marocains expulsés d'Algérie ont annoncé, samedi, leur décision "de recourir à la justice internationale pour défendre leur cause".
Lors d'une conférence de presse à l'occasion du 32-ème anniversaire de l'expulsion abusive d'un grand nombre de familles marocaines d'Algérie (1975), l'Association des Marocains victimes d'expulsion abusive d'Algérie (Rabat) et l'Association Insaf des Marocains expulsés d'Algérie (Meknès) ont déploré "le silence qui entoure ce dossier", soulignant la nécessité de sensibiliser à la souffrance de ces victimes et de réclamer réparation de la part des autorités algériennes.
Elles ont, de même, formé le voeu de constituer une fédération qui regroupe toutes les associations des Marocains expulsés d'Algérie en vue de coordonner les positions et d'élaborer une stratégie commune pour régler cette question, faisant part de leur intention de "collaborer avec des associations algériennes des Droits de l'Homme".
Les deux associations ont prévu d'organiser une table ronde, animée par des acteurs politiques, associatifs, diplomatiques, académiques et de défense des droits de l'Homme pour se pencher sur ce dossier dans ses aspects juridique et social.
MAP 08/12/2007

Friday, December 07, 2007

Le représentant du Polisario à Madrid cité à comparaître devant un tribunal espagnol pour esclavagisme

Le représentant du Polisario à Madrid, Brahim Ghali, doit comparaître le 10 décembre devant un tribunal de Murcia, suite à une plainte pour esclavagisme à Tindouf.Soltana n’aurait peut-être jamais imaginé que ses bourreaux soient un jour traduits en justice. Aujourd’hui, elle peut même crier victoire face à ses geôliers. Elle a réussi, grâce à ses parents adoptifs en Espagne, à porter une affaire digne d’un autre âge devant un tribunal de Murcia. Les péripéties remontent à l’été 2002, quand cette fille, âgée de 14 ans, est arrivée à Murcia, en provenance des camps de Tindouf, à l’invitation de «l’Association des amis du peuple sahraoui», à l’origine des colonies de vacances organisées à Murcia au profit des enfants de Tindouf. Passées les vacances, et alors que les enfants sahraouis se préparaient à regagner les camps du Polisario, l’ONG espagnole découvrira que la petite Soltana s’était enfuie. Elle sera retrouvée dans un centre d’accueil des mineurs nommée Santo Angel, basé à Murcia. «Je veux plutôt mourir en Espagne que retourner à Tindouf », dira la petite Soltana, après avoir été interrogée par la présidente de l’ONG «amie du peuple sahraoui», Rosa Maria Sanchèz, citée par le quotidien El Païs, dans son édition du 17 janvier 2007. Cette dernière, connue pour sa sympathie à l’égard du Polisario, ne savait pratiquement pas qu’elle allait se trouver au cœur d’un scandale inédit. Elle réalisera, avec son époux Gregorio Martinez, que la petite Soltana, au teint noir, était employée en tant qu’esclave par une famille sahraouie appelée El Bardi, qui n’avait pas la même couleur de peau qu’elle, et que sa mère biologique était originaire de la région de Zouérate, en Mauritanie. Informée de l’affaire, une ONG mauritanienne chargée de la lutte contre l’esclavage ouvre une enquête. Cette ONG n’est autre que SOS Esclave, en pointe dans le combat contre la pratique de l’esclavage en Mauritanie. « Après plusieurs interviews avec Knana (mère biologique), notre représentant en Zouérate (lieu de naissance de Soltana) pense que c’est fort probable que Gueiwarra El Bardi (employeur de Soltana à Tindouf) soient les “propriétaires” de Knana et de sa fille», conclut l’enquête de SOS Esclave, citée par le quotidien El Païs, le 12 mars 2007. Une conclusion qui sera confirmée par des témoignages émouvants de la petite Soltana. «Quand j’étais petite, ma mère (Knana Saleck) m’a abandonné avec une autre famille (El Bardi) afin de me traiter aussi mal (…) Etre esclave chez cette famille était très dur (…) Si je ne me réveille pas pour le matin, on me réveille avec de l’eau froide», témoigne la petite Soltana, sur les colonnes de la presse espagnole. Un témoignage à la limite d’un véritable coup de massue. Mais voilà : Aux grands maux, les grands remèdes. La présidente de cette ONG, Rosa Maria Sanchèz, décide de devenir la mère adoptive de la petite Soltana. Et ce n’est pas tout … Rosa Maria était convaincue que ce geste n’était pas pour panser la plaie profonde de Soltana. Elle a décidé de porter l’affaire devant la justice, en poursuivant «les amis d’hier» devenus «les ennemis d’aujourd’hui». Elle portera plainte contre la direction du Polisario, auprès d’un tribunal de Murcia. Le représentant du Polisario à Madrid est cité à comparaître le 10 décembre devant ce tribunal, où il sera confronté aux témoignages de la petite Soltana. Une fille qui porte bien son nom, puisque d’esclave elle devient désormais le symbole de la lutte contre l’esclavage dans les camps de l’horreur.
Indignation de la communauté internationaleUne vague d'indignation se déclenche suite aux témoignages livrés sur l'esclavage à Tindouf par deux reporters australiens, sur la base de leur investigation en mai dernier dans les camps de Lahmada. Les deux reporters, Violeta Ayala et Daniel Fallshaw, qui se trouvent actuellement en voyage aux Etats-Unis, avaient rédigé un rapport cinglant sur cette pratique institutionnalisée et courante dans les camps, suscitant des réactions énergiques de la part de plusieurs organismes internationaux. Le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants a récemment réagi à la poursuite de cette pratique, en précisant que ces actes, avalisés par la direction du Polisario, viennent remettre sur le tapis la question des violations des droits de l'Homme devenues « endémiques » à Tindouf. Une association des Marocains établis aux Etats-Unis a par ailleurs saisi le secrétaire général de l'ONU, dans une récente lettre où elle a appelé Ban Ki-moon à ouvrir une enquête sur cette affaire. «A l'heure où les Nations unies et son Conseil des droits de l'Homme s'activent pour défendre et protéger les droits de l'Homme, l'esclavage semble être une pratique institutionnalisée dans les camps de Tindouf», écrit l'Association «Le Congrès des Marocains aux Etats-Unis». Une autre ONG américaine, nommée «Together Fundation», a invité dernièrement des journalistes accrédités auprès de l'ONU, à suivre un film documentaire réalisé par les deux journalistes australiens auprès d'esclaves séquestrés à Tindouf.
Aujourd'hui le Maroc 06/12/2007.

Le prétendu congrès du "polisario" n'est pas plus qu'une nouvelle manoeuvre (expert)

Rabat, 07/12/07- Le prétendu congrès que le "polisario" compte organiser la semaine prochaine à Tifarity, n'est pas plus qu'une nouvelle manoeuvre à travers laquelle la direction du mouvement séparatiste tente de convaincre les Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf de renvoyer encore une fois le règlement de la question du Sahara, a affirmé M. Mohamed Bahi, membre du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS).
"Tout le monde sait que l'Algérie se trouve derrière les embûches" dressées sur la voie de la résolution de ce dossier, a indiqué M. Bahi, expert en affaires du "polisario", dans une déclaration diffusée vendredi par la chaîne satellitaire "Al Arabia".
La menace d'un retour aux armes brandie par le "polisario" pourrait être synonyme d'un retour à la case départ, a-t-il mis en garde, notant que les deux premiers rounds de négociations et celui à venir mettront inéluctablement le front devant des responsabilités historiques pour sauver les séquestrés des camps de Tindouf.
"Nous, Sahraouis, tout autant que les populations des camps et les éléments armés du front, sommes convaincus que ce dernier n'a plus les moyens d'un affrontement armé", a assuré M. Bahi, précisant qu'actuellement, "plus de 10.000 hommes armés sont exilés en Mauritanie et en Espagne et que tous les dirigeants du +polisario+ se trouvent à l'étranger".
Le Maroc a proposé une initiative pacifique et ouverte par laquelle il demande le retour à la légalité et à la paix, le rapatriement des séquestrés et l'octroi d'une autonomie au Sahara en tenant compte des spécificités culturelles de la région, a fait savoir M. Bahi.
MAP 06/12/2007.

Wednesday, December 05, 2007

Plainte à Madrid contre des responsables du Polisario et de l'armée algérienne pour violations graves à Tindouf

Madrid, 05/12/07 - Des Sahraouis victimes de tortures, de détention illégale et de graves violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest de l'Algérie, ont décidé de poursuivre devant la justice espagnole des dirigeants du Polisario et de hauts gradés de l'armée algérienne, ont annoncé les avocats des victimes mercredi à Madrid.
La plainte sera déposée dans une semaine par l'Association sahraouie de défense des droits de l'Homme (ASADEDH), qui agit en tant que partie civile, auprès de l'Audience Nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole, d'autant qu'un grand nombre de ces victimes ont la double nationalité marocaine et espagnole.
L'actuel représentant du Polisario en Espagne, Brahim Ghali, le "ministre" de l'information de la soi-disant république sahraouie, Sid Ahmed Batal et le "ministre" de l'éducation, Bachir Mustapha Sayed, figurent parmi les responsables des séparatistes qui seront poursuivis pour "crimes de guerre, tortures, disparitions forcées, détentions illégales et graves violations des droits de l'Homme".
Les dénommés Khalil sidi Mhamed, "ministre" des colonies, Mohamed Khaddad, actuel coordinateur avec la MINURSO et ancien directeur général de la sécurité militaire et Mahfoud Ali Beiba, ancien "Premier ministre" sont accusés de tortures de membres de la population sahraouie.
Des officiers supérieurs de l'armée algérienne seront aussi poursuivis pour "complicité" et pour avoir couvert ces exactions qui se déroulaient sur le territoire algérien, avec la participation d'agents de la sécurité militaire algérienne dont ils étaient responsables, comme l'a expliqué le président de l'ASADEDH, Ramdan Mesaud, lors d'une conférence de presse à Madrid.
Les avocats des victimes, MM. José Manuel Romero Gonzalez et Carlos Sancho de la Calle, ont relevé l'existence de témoins oculaires et de forts indices devant inculper les mis en cause.
Les deux avocats ont affirmé qu'ils s'étaient rendus à Laâyoune où ils avaient pu constater qu'un grand nombre de victimes portaient de graves séquelles de tortures infligées par des tortionnaires du Polisario à des sahraouies et même à des fondateurs du mouvement séparatiste "pour la simple raison qu'ils ne partageaient pas leur vision".
Des victimes du Polisario, toujours en vie, ont livré aux représentants de la presse espagnole et aux correspondants de la presse internationale accréditée à Madrid, un témoignage émouvant sur leur triste expérience dans les geôles gérés par le Polisario sur le territoire algérien.
"C'est une énorme injustice que de voir celui qui m'a arrêté et torturé pendant six ans dans les camps de Tindouf puisse circuler librement en Espagne et faire tranquillement sa propagande sans payer pour ses crimes", a dénoncé Houcine Baida, militant sahraoui des droits de l'Homme et victime du Polisario, en référence à Brahim Ghali.
D'autres victimes, comme les militants des droits de l'Homme Dahi Aguai et Saadani Maalainine, fille d'une figure emblématique du Polisario, en l'occurrence feu El Wali Sheikh Slama, ont eux aussi présenté des témoignages accablants sur la souffrance et l'humiliation d'un grand nombre de sahraouis par des dirigeants du Polisario avec la bénédiction des responsables algériens.
MAP 03/12/2007.

Tuesday, December 04, 2007

Sahara: Nicolas Sarkozy souhaite une solution durable, réaliste et acceptable par toutes les parties

Le Président français Nicolas Sarkozy a souhaité, mardi à Alger, une "solution durable, réaliste et acceptable par toutes les parties" à la question du Sahara.
"J'espère vivement qu'une solution durable, réaliste et acceptable par toutes les parties pourra être trouvée sur ce dossier qui a empoisonné les relations entre les pays du Maghreb depuis trois décennies", a déclaré M.Sarkozy, lors d'un échange de toast à l'occasion d'un déjeuner que lui a offert son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika.
M. Sarkozy s'est réjoui de la "nouvelle dynamique à l'oeuvre avec la tenue de rencontres directes entre les parties, sous l'égide des Nations Unies, conformément aux résolutions 1754 et 1783 du Conseil de sécurité".
"Avec l'appui de tous les pays de la région, au premier des rangs desquels l'Algérie, j'espère vivement qu'une solution durable, réaliste et acceptable par toutes les parties pourra être trouvée", a-t-il dit.
Lors de sa dernière visite officielle au Maroc (du 22 au 24 octobre dernier), M. Sarkozy avait formé le souhait que le plan d'autonomie au Sahara, proposé par le Maroc, "puisse servir de base de négociation pour la recherche d'un règlement raisonnable" à la question du Sahara, qualifiant de "sérieuse et crédible" la proposition marocaine.
"Le plan d'autonomie marocain existe, il est sur la table et il constitue un élément nouveau de proposition, après des années d'impasse. Je forme le souhait qu'il puisse servir de base de négociation pour la recherche d'un règlement raisonnable" à la question du Sahara, avait-t-il affirmé devant les membres des deux Chambres du Parlement à Rabat. "La France sera à vos côtés", avait-il assuré.
Alger, 04/12/07-MAP

Voyage à haut risque de Nicolas Sarkozy en Algérie

Entre l’Algérie et la France, ce n’est pas la lune de miel. Sur fond de comptes historiques non réglés, Nicolas Sarkozy effectue une visite en Algérie.De tous ses déplacements à l’étranger depuis son arrivée à l’Elysée, la visite que Nicolas Sarkozy effectue en Algérie est singulièrement placée sous le signe de la haute tension. Et de tous les présidents français que l’Algérie a reçus ces dernières années, Nicolas Sarkozy présente, de par son tempérament éruptif et son caractère volontariste, un profil à la fois original et dangereusement imprévisible. Beaucoup a été écrit sur la nature sanguine des relations entre la France et l’Algérie qui faisait du moindre contact entre les deux pays une occasion d’épanchements excessifs sur fond de comptes historiquement non réglés.La visite de Nicolas Sarkozy en Algérie n’a pas échappé à ce contexte explosif. Au delà-du débat purement politique sur la «repentance» française, indispensable vue d’Alger, à toute «vraie» réconciliation entre les deux pays pour tourner la douloureuse page de la colonisation, sur la nécessité de « graver dans le marbre » l’amitié franco-algérienne, les préparatifs de cette visite ont buté, dès le début, sur des sujets de crispations extrêmement durs. La première salve de tirs fut le maintien, pendant un certain temps, d’un véritable bras de fer autour de la venue du chanteur Enrico Macias avec le président Sarkozy. Le refus algérien n’était proportionnel dans sa détermination qu’à l’envie d’Enrico Macias de visiter sa ville natale, Constantine. Le chanteur français, juif algérien, qui était un des plus visibles soutiens people du candidat Sarkozy, dut jeter l’éponge et se plier humblement devant ce qui apparaît comme l’incontournable raison d’Etat. Sur ce sujet particulier, Nicolas Sarkozy a dû avaler sa salive et sa fierté de ne pas disposer de la liberté de choisir ses invités. Mais le véritable feu d’artifice fut l’œuvre du ministre algérien des Moudjahidine (anciens combattants) Mohammed-Chérif Abbas lorsqu’il tire à boulets rouges sur Nicolas Sarkozy : «Vous connaissez les origines du président de la France et vous savez quelles sont les parties qui l'ont amené au pouvoir» avant de s’en prendre ouvertement au «lobby juif (...) véritable architecte de l'ascension de Sarkozy au pouvoir».Ces déclarations avaient failli être à l’origine d’une annulation spectaculaire de cette visite. L’opposition socialiste par la voix de Jean-Marc Ayrault, président du groupe parlementaire, avait surenchéri sur le ton : Nicolas Sarkozy ne pouvait pas «aller à Alger sans obtenir des excuses». Y a-t-il eu une demande française d’excuses auprès des Algériens? Il n’empêche qu’en pleine tempête médiatique, le président algérien Abdelaziz Bouteflika s’est fondu d’un constat qui désavoue les propos de son ministre et ou il ressort que «la politique extérieure de l'Algérie relève de son domaine réservé et de ses plénipotentiaires, dont le ministre des Affaires étrangères à l'exclusion de tout autre membre du gouvernement».Pierre Moscovici, secrétaire national du Parti socialiste (PS) aux questions internationales , a été un des premiers à évaluer de manière pertinente la sortie du président algérien : «J'ai trouvé le démenti de Bouteflika mou (…) il n'a pas désavoué les propos (de son ministre) il n'a pas démenti ce ministre, il n'a pas viré ce ministre (…) Je pense que cette visite se déroule dans un climat malsain (...). Nicolas Sarkozy ne peut pas faire autrement que d'y aller mais j'imagine qu'il y va de très mauvaise humeur et je le comprends». Ce à quoi répond en écho les explications de Nicolas Sarkozy lui-même qui, tout en voulant clore l’incident, utilise une formulation qui en dit long sur la permanence de la crise et des malentendus : «J'ai eu longuement le président Bouteflika au téléphone. Il m'a indiqué - ce sont ses mots - que ce qui avait été dit ne reflétait en rien la position de l'Algérie (…) Je lui ai dit que je combattrai de toutes mes forces l'antisémitisme, l'islamophobie et toute forme de racisme. Je considère que l'incident est clos et j'irai en ami en Algérie». Un voyage à haut risque pour Nicolas Sarkozy où les mots et les gestes seront lourdement pesés. Le président français, si prompt à déclamer sa flamme, sera jugé sur sa capacité à gérer les déceptions algériennes ouvertement exhibées. Sa récente visite d’Etat au Maroc en sera la référence omniprésente et invisible.
Le 3-12-2007 Par : Mustapha Tossa à Paris -Aujourd'hui le Maroc .

Le régime militaire algérine ne veut pas évoluer.

Ce dérapage antisémite, que l'intéressé n'a pas encore formellement démenti, fait partie d'un argumentaire assez effrayant sur l'origine juive du président Sarkozy et sur le lobby juif qui l'aurait installé au pouvoir.Nicolas Sarkozy n'ira pas en Algérie s'il ne reçoit pas des excuses. C'est l'opposition socialiste française qui le demande. Rien que ça! Dans le jeu politique français c'est assez notable pour être noté. Un ministre algérien, celui des Moujahidine, Mohammed Chérif Abbas, avait déclaré dans un quotidien de son pays : «Vous connaissez les origines du président de la France et vous savez quelles sont les parties qui l'ont amené au pouvoir.» Ce dérapage antisémite, que l'intéressé n'a pas encore formellement démenti, fait partie d'un argumentaire assez effrayant sur l'origine juive du président Sarkozy et sur le lobby juif qui l'aurait installé au pouvoir. Qu'une certaine presse se vautre dans ce type de discours que la loi ne punit pas encore est une chose — on connaît ce tropisme honteux y compris chez nous — , mais qu'un ministre maghrébin en exercice et jouissant de toutes ses facultés fasse son miel avec cette thématique de la haine, c'en est une autre. Nicolas Sarkozy va de plus en plus découvrir la nature réelle du régime algérien. Ce régime lui fera payer très cher — même en usant de l'abjection—, ses discours marocains, le bilan de son voyage d'Etat chez nous, le choix de Tanger-Med par Renault etc. Rien ne lui sera épargné. Le patriotisme algérien justifié et la fierté nationale fondée seront toujours déclinés par un régime privé de légitimité populaire et démocratique d'une manière crapuleuse.
Le 30-11-2007Par : Khalil HACHIMI IDRISSI -ALM

Le Président Nicolas Sarkozy réaffirme à Alger la position de la France sur le Sahara

Alger, 04/12/07- Le président français, Nicolas Sarkozy, a réaffirmé lundi au président algérien, Abdelaziz Bouteflika, la position de la France concernant le Sahara, a indiqué une source diplomatique française.
A l'issue de l'entretien que les deux chefs d'Etat ont eu au premier jour de la visite d'Etat de M. Sarkozy à Alger, la même source a précisé que la question du Sahara a été évoquée et que la position de la France, à ce sujet, n'a pas changé.
Selon cette source, la France s'était déjà félicitée du processus de négociations de Manhasset et souhaite leur poursuite et leur plein aboutissement.
Interrogée sur la réaction du président algérien, cette source s'est abstenue de tout commentaire avant de souligner: "vous connaissez bien la position de Bouteflika" sur cette question.
Lors de sa dernière visite officielle au Maroc (du 22 au 24 octobre dernier), M. Sarkozy a formé le souhait que le plan d'autonomie au Sahara, proposé par le Maroc, "puisse servir de base de négociation pour la recherche d'un règlement raisonnable" à la question du Sahara, qualifiant de "sérieux et crédible" la proposition marocaine.
"Le plan d'autonomie marocain existe, il est sur la table et il constitue un élément nouveau de proposition, après des années d'impasse. Je forme le souhait qu'il puisse servir de base de négociation pour la recherche d'un règlement raisonnable" à la question du Sahara, avait-t-il affirmé devant les membres des deux Chambres du Parlement à Rabat. "La France sera à vos côtés", a-t-il assuré.
Autre sujet sur lequel cette source n'a pas voulu commenter la teneur des propos du président Bouteflika, celui de la mémoire, objet de vives tensions entre Paris et Alger.
M. Sarkozy a fait part au président algérien de son souhait de tourner la page et de regarder vers l'avenir.
La question de la coopération en matière nucléaire a été également évoquée lors de cet entretien d'une heure quinze minutes. Il a été question notamment de la formation qui tient à coeur aux algériens, souligne-t-on de même source.
"Sarkozy a dit à Bouteflika qu'il était prêt à aller très loin avec lui sur la question de la coopération dans le domaine du nucléaire civil", a-t-on indiqué de même source, confiant que Mme Anne Lauvergeon, présidente d'AREVA a rencontré, la semaine dernière à Alger, ses homologues algériens pour peaufiner un accord-cadre dans ce sens.
Les dossiers de l'immigration, des visas et de la lutte contre le terrorisme ont fait l'objet de discussions entre les deux parties. M. Sarkozy a affirmé qu'il était favorable à la circulation des personnes entre les deux pays, notant qu'il y a eu 42 pc de refus de visa en 2006, contre 80 pc auparavant.
Il a également loué la coopération en matière de lutte contre le terrorisme, rappelant que plusieurs affaires de terrorisme ont été réglées sur la base de renseignements obtenus par la France des services algériens.
MAP 03/12/2007.