Friday, October 19, 2007

LECTURE ENTRE LES LIGNES DES MENSONGES DE AZIOUZ MOKHTARI REDIGE

Devant un parterre de plus de cinq cents invités (triés biensur par l'Ambassade d'Algérie), Mme Aminatou Haïder, militante "sahraouie" des droits de l’homme, a reçu le prestigieux (le mot est facillement utilisable par Aziouaz) prix “Solidar”… Cette distinction, le “Silver Rose”, un réseau d’alliances de 60 ONG et de 20 pays européens, est un acte symbolique fort, posé par les démocrates européens (ces démocrates européenns deviennent soudainement des dictateurs quand ils critiquent le régime algérien...c'est trés relatif tout ça ) pour marquer leur option en faveur de la “lutte pour la liberté et la dignité humaines ...Ce n'est pas mieux an Algérie..Lire le dérnier rapport de RSF) ”.… C’est l’association autrichienne “Folx Sylver-ONG” qui a posé la candidature de Aminatou Haïder.Lors du dîner-gala organisé au sein même du siège du Parlement européen (PE) à Bruxelles (Tout d'abord je tiens à signaler que le Parlement Européen n'a rien et vraiment rien organisé...ces bandes ont profité des locaux du P.E. pour faire passer des messages politiques.... et c'est biensur Harlem Désir qui est le parrain de cette opération) , A. Haïder, visiblement émue, a pris la parole pour se dire “honorée” par la distinction qui est “aussi et surtout celle des militants pacifiques sahraouis qui font face à une répression féroce exercée par les forces d’occupation marocaines dans un total black-out imposé par Rabat”. “Je veux, a déclaré, longuement ovationnée, Aminatou Haïder, dédier ce prix à mon peuple qui souffre, mon peuple qui lutte pour recouvrer sa liberté”. Et à la militante des droits de l’homme de rappeler la “brutalité” qui s’abat sur les Sahraouis et le “refus” des autorités coloniales marocaines de “permettre” aux ONG, aux journalistes, aux délégations parlementaires de différents pays, dont celle du Parlement européen, de visiter le Sahara occidental. “Pas plus tard que le 7 octobre en cours, informera-t-elle l’assistance, la police marocaine a empêché la tenue du congrès du “Codesa” (Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l’homme) dont je suis membre et qui devait avoir lieu à Laâyoune”. “D’autres ONG sahraouies, dénoncera-t-elle, comme l’Association sahraouie des victimes de violations graves des droits humains (ASVDH) se voient régulièrement interdire par les autorités d’occupation toute activité”. Aminatou Haïder plaidera, ensuite devant les nombreux députés européens présents à la cérémonie ainsi que les représentants d’ONG, des ambassadeurs de plusieurs pays et les journalistes, la cause des “500 militants sahraouis disparus et dont on ignore le sort depuis 1976”. “En outre, ajoutera-t-elle, devant ce parterre ébahi, qu’à ce jour plus d’une cinquantaine de militants sahraouis croupissent dans les geôles des prisons marocaines au Sahara occidental dont la sinistre prison “Carcel Negra” (Prison noire, ndlr). Aminatou Haider terminera son intervention en soulignant que “la situation des droits de l’homme s’est gravement détériorée et je témoigne, ici devant vous, au sein de votre prestigieux Parlement que les populations sahraouies sont en détresse”. “Et j’en appelle, conclura-t-elle, à la protection de leurs droits élémentaires”. Pour rappel, relevons que Aminatou Haïder a profité de son séjour bruxellois pour effectuer un véritable marathon politique. Elle a été reçue la veille de la cérémonie par les groupes parlementaires européens alors qu’hier, elle était l’invitée de l’intergroupe “Paix pour le peuple sahraoui”, présidé par l’eurodéputée autrichienne Karin Scheele. Après Bruxelles, Aminatou Haïder se rendra à Vienne puis à Londres. Dans la capitale autrichienne, elle sera reçue par le président du Parlement et par le président de la République. Dans la capitale du Royaume-Uni, Aminatou Haïder participera, le 2 novembre prochain, aux manifestations des “communautés de Londres”, grandes cérémonies politiques et artistiques à la gloire de la multiculturalité et pour la défense des droits humains. Le séjour londonien de Haïder est managé par Amnesty International et par l’ONG “Sainte-Blast”. Un point de presse a été animé, hier, conjointement par Karin Scheele, présidente de l’intergroupe europarlementaire “Paix pour le peuple sahraoui” et Aminatou Haïder. Karin Scheele commencera, tout d’abord, par informer les journalistes de “la détermination du Parlement européen à maintenir la pression sur les autorités marocaines afin qu’elles acceptent que la délégation ad hoc puisse visiter, librement, le Sahara occidental”. Relevons, à ce niveau, qu’à plusieurs reprises et prétextant moult et une raisons, le Maroc a refusé — et refuse — toujours aux eurodéputés la visite de Laâyoune, de Dekhla et de tout le territoire sahraoui sous occupation. “Pour autant, estime Mme Karin Scheele, nous ne renoncerons pas. La constitution, la composante et les missions du comité ad hoc sont une décision du Parlement européen et, de ce fait, nous ne pouvons pas ne pas nous rendre au Sahara occidental. Nous maintiendrons la pression sur le Maroc”. Les autres lauréats des autres prix “Cylver Rose” sont “Plateforme de Mujeres Artistas contra la violencia de Genero”, “Parents Gircle” — familles Forum (PCFF) — Israël - Palestine. Le ministre fédéral allemand pour la Coopération au développement, M. Heidmerie Wiezcorek-Zeul a été primé pour l’ensemble de son œuvre. En plus des eurodéputés, plusieurs personnalités en vue étaient présentes lors de la cérémonie. Parmi elles, Borell Fontaines, ex-président du Parlement européen, Harlem Désir et un important panel d’ambassadeurs accrédités en Belgique ou au sein de l’UE. Le président du Parlement européen et Mohamed Sidati, ministre délégué, représentant le Polisario en Europe étaient, également, présents. Relevons que des démocrates et des militants marocains des droits de l’homme ont tenu à assister à la cérémonie et ont félicité Aminatou Haider pour son combat. Le représentant du parti d’opposition Ennahdj Eddimokrati (Voie démocratique) s’est dit “honoré” d’avoir été invité à “pareil événement”… Aujourd’hui, Aminatou Haïder est, déjà, à Vienne, alors que beaucoup parmi les invités d’avant-hier du Parlement européen se sont envolés vers Rome pour l’ouverture solennelle de la conférence mondiale des comités de soutien au peuple sahraoui “Ecoco”. Décidément, la question sahraouie est très présente en Europe.A. M. ...
WEBMASTER ECRIT
Je n'ai même pas voulu continuer à lire ce que ce soulard de AZIOUAZ écrit, juste faut signaler que Aziuouaz est arrivé en Belgique en 1995 comme réfugié politique soit disant, il avait entre temps volé la caisse de l'association des journalistes algériens...pour se retrouver à Bruxelles et continuer à collaborere avec le journal "le Soir d'Algérie" , il a toujours été au chômage (il reçoit une rente mensuelle de plus de 900€ de l'état belge et travaille en noir avec ce journal ...un jour il aura à faire au fisc belge pour le démasquer, il reçoit apparement une rente de la sécurité militaire algérienne pour continuer son militantisme anti-marocain

121 députés britanniques soutiennent le projet d’autonomie dans une motion adressée à leur gouvernement

121 députés britanniques soutiennent l'initiative pour l'autonomie au Sahara. Les députés, membres de la Chambre des communes et qui représentent l'ensemble de la classe politique britannique, ont adressé une motion en ce sens au gouvernement de Gordon Brown.L'Initiative marocaine pour l'autonomie au Sahara gagne de plus en plus d'appui, et non des moindres. 121 députés, membres de la Chambre des communes, du Parlement britannique ont annoncé officiellement leur soutien à l'initiative marocaine. Les membres de la Chambre basse du Parlement britannique qui ont signé cette motion soulignent avoir accueilli «favorablement l'initiative marocaine d'accorder une large autonomie au Sahara». Cette initiative, affirment-ils, «offre l'opportunité de répondre aux revendications des séparatistes, en garantissant à tous les Sahraouis (…) un rôle important dans les instances et institutions de la région, tout en reconnaissant la souveraineté et l'intégrité territoriale du Maroc». Le nombre des signataires et leur qualité renseignent sur l'intérêt que porte la classe politique britannique à la question et le sérieux avec lequel elle considère l'initiative marocaine.En effet, le nombre des signatures et en lui-même est un indicateur important. Les 121 signatures représentent «un nombre record sans précédent dans une initiative pareille entreprise par les députés», affirme un observateur de la chose politique au Royaume-Uni. Et ce, d'autant plus que cette motion fédère les représentants de toutes les tendances du spectre politique dans ce pays. Les signataires de la motion représentent, en effet, toutes les formations politiques, celle au pouvoir, les Travaillistes, ainsi que l'opposition des Conservateurs ainsi que d'autres partis.Concrètement, la motion a été soumise à la signature des députés britanniques du 15 mai dernier jusqu'au 15 octobre. Elle a été paraphée par 80 membres du Parti conservateur actuellement la plus grande formation de l'opposition et 31 députés du Parti travailliste aux commandes. Le document a été également signé par 7 députés appartenant au Parti libéral démocrate et par d'autres députés représentant le Parti unioniste irlandais, le Parti Plaid Cymru et le Parti social démocrate travailliste. De même, la motion de soutien à l'Initiative marocaine d'autonomie pour les provinces du sud a recueilli le soutien d'importantes personnalités. Parmi les signataires de la motion figurent des membres du Shadow Cabinet ou le gouvernement de l'ombre formé par l'opposition conservatrice. Il s'agit entre autres de David Davies du département de l'Intérieur, Andrew Mitchell du Département du développement international, Oliver Heald du département des Affaires constitutionnelles, Harp Mark du département de la Défense, Caroline Spelman du département des Communautés et des Conseils communaux et Cheryl Gillan département chargé du Pays de Galles. Les adjoints du chef de file de l'opposition conservatrice, Michael Fabricant, Angela Watkinson et David Evennett, en l'occurrence, ont apposé leur signature au bas du document. Les membres de la Chambre des communes signataires de la motion appellent le gouvernement britannique «à encourager toutes les parties à coopérer avec les efforts des Nations Unies en vue de parvenir à une solution à ce conflit géopolitique» qui a duré plus de trois décennies. À noter que ce n'est pas la première fois que des parlementaires et des figures de proue de la scène politique d'une grande nation soutiennent, en masse, le projet d'autonomie marocain. Aux Etats-Unis, près de 170 congressistes, démocrates et républicains, avaient adressé, il y a quelques mois, une lettre au président Bush, juste avant la réunion du Conseil de sécurité où il devait se prononcer sur la question du Sahara. Les signataires de cette missive demandaient à l'Administration US de soutenir l'initiative marocaine. L'initiative a été suivie d'une autre, non moins importante. En effet et à quelques jours du démarrage du premier round des négociations entre le Maroc et le Polisario, une autre lettre allant dans le même sens, signée par quinze ex-hauts responsables et diplomates de premier ordre américains, a été adressée, mercredi 6 juin, au président George Bush.
ALM 19/10/2007

Wednesday, October 17, 2007

Algérie : 20% d’enfants souffrent de malnutrition

Un enfant algérien de moins de 5 ans sur cinq souffre de malnutrition, soit 600.000 enfants, un taux en légère baisse par rapport à 2000, a indiqué mardi la Fondation nationale pour la promotion de la santé et du développement de la recherche scientifique (Forem). «Aujourd'hui, un enfant de moins de 5 ans sur cinq présente une malnutrition en Algérie, ce qui donne un chiffre absolu de près de 600.000 enfants dont 150.000 présentent une forme sévère de malnutrition», a précisé la Forem. La Forem constate cependant que ce taux a reculé depuis 2000 où il était de 28%, selon les résultats d'une enquête récente du ministère de l'Intérieur. La Forem ajoute qu' «en Algérie comme dans tout le Maghreb, il est enregistré un déficit dans quatre denrées alimentaires essentielles: céréales, huile, viande et produits laitiers».
ALM 17/10/2007.

Algérie, le livre noir

Entre 100 000 et 200 000 morts depuis 1992, des milliers de disparus, des milliers de personnes torturées lors d’arrestations ou de détentions au secret : cette réalité, c’est celle de l’Algérie d’aujourd’hui, celle que donnent à voir les rapports de différentes organisations de défense des droits de l’homme, réunis dans ce livre à l’initiative de Reporters sans frontières. Toujours disponible en librairie.
Si les violences ont diminué ces dernières années, les violations des droits de l’homme demeurent toujours d’actualité, comme en témoignent, depuis 2001, la répression sanglante des émeutes en Kabylie, le harcèlement constant des défenseurs des droits de l’homme ou encore les centaines de morts recensés depuis le début de l’année 2003.
Et surtout, comme le révèlent ces textes, ces onze années d’état d’urgence et de violations massives des droits de l’homme restent marquées du sceau de l’impunité : le pouvoir continue d’ignorer le combat des familles de victimes qui exigent la vérité et la justice. En 1999, le président Abdelaziz Bouteflika avait annoncé des initiatives en faveur de la réconciliation nationale. Mais l’espoir suscité par la loi sur la Concorde civile - dont le but était d’amnistier tous ceux qui n’étaient pas auteurs de crimes de sang - a vite été déçu : de nombreuses familles ont découvert que les responsables (membres des groupes armés islamistes ou des services de sécurité) de la mort de leurs proches avaient été... amnistiés. La Concorde civile serait-elle devenue une machine à blanchir tous les criminels ?
Un livre indispensable pour découvrir la réalité d’une Algérie meurtrie.
Rapports et documents de : Algeria-Watch, Amnesty International, Fédération internationale des ligues des droits de l’homme, Human Rights Watch, Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’homme, Reporters sans frontières.
Collection " Cahiers libres "Editions La Découverte224 pages16 eurosDisponible en France, en Suisse, en Belgique et au Canada

La IVe commission de l’ONU soutient le processus de négociations de Manhasset

Le projet de résolution, adopté lundi dernier par l'Assemblée générale de l'ONU, consolide la voie d'une solution négociée du conflit du Sahara. Il consacre ainsi le processus politique de négociations, appuyé précédemment par le Conseil de sécurité.La quatrième commission de l'Assemblée générale de l'ONU a adopté, lundi dernier par consensus, un projet de résolution se félicitant des négociations en cours sur le Sahara. L'Assemblée générale constate «avec satisfaction que les parties se sont rencontrées les 18 et 19 juin ainsi que les 10 et 11 août 2007 sous les auspices de l'envoyé personnel du Secrétaire général et en présence des pays voisins et qu'elles sont convenues de poursuivre les négociations», souligne le texte de ce projet. Cette résolution de l'Assemblée générale, une première dans l'histoire du conflit du Sahara, apporte son ferme appui au nouveau processus politique de négociations, auquel avait appelé le Conseil de sécurité dans sa résolution 1754 adoptée à l'unanimité en avril dernier. Elle consacre ainsi les efforts fournis par le Maroc pour présenter les grandes lignes d'une issue conforme à la légalité internationale. L'ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès des Nations unies, El Mostafa Sahel, a d'ailleurs souligné, à l'issue de l'adoption de ce texte, qu'il s'agit d' «un signal de soutien fort» au nouveau processus de négociations et marque une rupture, au niveau de l'Assemblée générale, avec les initiatives passées à l'origine de l'impasse. Il a ajouté que par cette résolution, la commission onusienne a procédé à «une véritable refonte et à un recadrage des résolutions antérieures relatives à la question du Sahara marocain». «Désormais, l'Assemblée générale ne fait plus référence aux anciennes initiatives, aujourd'hui dépassées, et qui furent sources d'impasse», a-t-il insisté.L'ambassadeur a par ailleurs relevé que «le Maroc se félicite de l'existence, désormais, d'une cohérence dans l'approche entre ces deux importants organes de l'ONU», à savoir l'Assemblée générale et le Conseil de sécurité.La résolution adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU appuie en effet fermement la résolution 1754 du Conseil de sécurité, par laquelle le Conseil avait demandé aux parties «d'engager des négociations de bonne foi, sans conditions préalables, (…) en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable».Le texte salue également les efforts déployés par le Secrétaire général et son envoyé personnel en vue de l'application de la résolution 1754. Il encourage en outre toutes les parties à continuer à faire preuve de volonté politique et d'un esprit de coopération et à créer un climat propice au dialogue et au succès des négociations. Il invite aussi toutes les parties et les Etats de la région à coopérer pleinement avec le Secrétaire général et son envoyé spécial. Le projet de résolution invite, enfin, le Secrétaire général de l'ONU à présenter à la soixante-troisième session de l'Assemblée générale un rapport sur l'application de la présente résolution.Rappelons que le Maroc avait présenté, en avril dernier, une initiative pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara, fruit de larges consultations aux niveaux national et international. Cette initiative, soumise au Secrétaire général et au Conseil de sécurité, avait été qualifiée, par ce dernier, comme le fruit d'efforts sérieux et crédibles, fournis par le Maroc pour sortir de l'impasse et parvenir à une solution politique négociée au différend sur le Sahara.
Le 17-10-2007Par : Hajar DEHHANI (avec MAP)

Monday, October 15, 2007

Algérie: Enlèvement, port d’arme, viol et violence, meurtre, Ces petits voyous qui font peur

Le nombre de mineurs impliqués dans de graves crimes est supérieur à celui des mineurs victimes des délits de tous genres, selon un bilan de la Gendarmerie nationale.
Les personnes âgées de moins de 18 ans sont de plus en plus impliquées dans de graves délits, autrefois commis, généralement et de par leur nature, par les seules personnes majeures, donc responsables de leurs actes. C’est ce qui ressort du bilan des huit mois de l’année en cours établi par la Gendarmerie nationale sur les mineurs mis en cause dans de graves infractions. En effet, sur 30 878 personnes appréhendées, 1 592 mineurs ont été arrêtés au cours de la même période. Un record si l’on se réfère aux délits commis par ces enfants censés être au devant de l’épanouissement et d’un encadrement parental et social digne de ce nom. Les coups et blessures volontaires avec arme blanche (287 cas), l’émigration clandestine (223 cas), l’association de malfaiteurs (157 cas), les attentats contraires à la décence (53 cas), les atteintes à la pudeur et/ou tentative de violence sur mineur des deux sexes (48 cas), l’usage de stupéfiants (27 cas), les meurtres et infanticides (14 cas), la détention d’armes prohibées (10 cas), la dégradation de biens d’autrui et de l’État (14 cas)… pour ne citer que ces délits. Les chiffres avancés par la Gendarmerie nationale donnent réellement des vertiges et interpellent toutes les consciences. Si l’on compte uniquement du seul pourcentage, soit près de 6%, des crimes et délits commis par des jeunes enfants par rapport aux adultes, on déduirait simplement que ce phénomène prend de l’ampleur et échappe au contrôle des parents, responsables de leur progéniture, et des pouvoirs publics qui ne prennent pas des mesures rationnelles dans les grands quartiers, les grandes cités et autres foyers où se prolifère la criminalité sous toutes ses formes. Plus grave encore, des dizaines d’adolescents ont été interpellés pour menace d’attentats, enlèvement de mineurs, outrage à autorité publique et envers le corps constitué, usurpation de fonction et escroquerie, viol et tentative de viol, adultère et autres menaces avec arme à feu. Cela va sans dire que ces enfants ont “investi” un autre terrain, celui de la contrebande, selon le même bilan. Il ressort ainsi que des jeunes enfants sont impliqués dans l’extraction illicite de sable, l’exportation frauduleuse de marchandises, le recel d’objets détournés, le vol commis dans les entreprises publiques et privées, la détention de produits barbituriques, le défaut de registre du commerce et le transport d’alcool ou boissons alcoolisées sans titre de mouvement. Sur ce plan, il faut souligner que “l’adulte” en est pour beaucoup, quand on sait que des jeunes enfants, en âge d’apprentissage, sont illégalement employés et surexploités dans des milieux aussi hostiles que dangereux. À ce sujet, relève encore la Gendarmerie nationale, des mineurs ont été également arrêtés pour racolage en vue de prostitution, d’homosexualité, de tentative d’incitation de mineurs à la débauche, de détention d’armes à feu, d’actes contre nature, d’exposition ou de délaissement d’enfants et d’inceste entre frères et sœurs germains, consanguins ou utérins. De quoi s’interroger sur l’implication des mineurs dans des infractions et des situations dramatiques sous le regard placide et condamnable de ceux qui devaient être à leur sauvegarde. Sinon comment, en huit mois — le bilan de la Gendarmerie en témoigne — 12 jeunes enfants ont été enlevés, 17 autres tués, alors que près de 200 ados sont victimes de violences sexuelles ! Sur 11 902 victimes enregistrées durant la même période, 829 cas sont âgés de moins de 18 ans. Selon le même document, la plupart des jeunes enfants sont victimes d’actes contraires à la décence (65 cas), d’homosexualité et d’incitation à la débauche. Les investigations menées par la Gendarmerie nationale, suite aux plaintes déposées par les victimes, ont également fait ressortir que les ados sont les cibles privilégiées des criminels. En effet, 220 enfants ont fait l’objet de coups et blessures volontaires avec armes blanches, 129 autres d’homicide involontaire, 17 autres cas enregistrés dans les associations de malfaiteurs, sans compter les tentatives de viol, de meurtre et bien d’autres formes de violence. Cela étant dit, le phénomène des enlèvements a également fait ravage durant cette période avec près de 40 cas, dont 12 ados. Il faut aussi noter que cette catégorie d’enfants est en proie aux fausses déclarations, au racolage et à la prostitution, aux stups et autres drogues, aux injures, aux menaces de mort et de viol ainsi qu’à tout autres formes d’abus que le commun des intraitables pourrait commettre contre des adolescents.
FARID BELGACEM-Liberté 15/10/2007

Saturday, October 13, 2007

Le Polisario tire les ficelles d'un vaste trafic d'armes (hebdomadaire)

Les séparatistes du Polisario "tirent les ficelles d'un vaste marché de la mort où se fournissent terroristes, rebelles et trafiquants de drogue", rapporte l'hebdomadaire "La Gazette du Maroc" dans sa dernière livraison, soulignant que "l'essentiel des troupes d'Al Qaïda dans le Sahel est constitué de transfuges du Polisario".
Citant des sources locales, l'hebdomadaire qui publie une enquête sur le "trafic d'armes au Sahara", précise que "les hommes d'Abdelaziz El Marrakchi ne se sucrent pas uniquement en piochant allègrement dans l'arsenal fourni gracieusement par l'Algérie, le plus gros acheteur d'armes de l'Afrique, mais perçoivent également des royalties sur le passage des convois d'armes qui traversent le Sahara".
"D'après des sources bien informées, il semblerait que le trafic ne toucherait pas uniquement la hiérarchie du Polisario qui tire les ficelles d'un vaste trafic qui porterait non seulement sur les stocks d'armes fournies par l'Algérie mais également sur des convoyages plus importants d'armes que des intermédiaires véreux acheminent à travers le Sahara" vers le Sahel, relève "La Gazette du Maroc".
L'hebdomadaire souligne que ce trafic inquiète "depuis peu l'Algérie", faisant remarquer que le fait que les services algériens enquêtent sur la disparition d'armes dans l'arsenal du Polisario "serait anodin s'il n'était répétitif". Pour l'hebdomadaire, "le véritable danger reste la possibilité pour les djihadistes de faire de la région un nouvel Afghanistan
Rabat, 13/10/07 - MAP

Onu: L'esclavage, une pratique institutionnalisée et courante dans les camps de Tindouf (Journalistes australiens)

Les journalistes australiens, Violeta Ayala et Daniel Fallshaw, ont souligné, jeudi à New York, que l'esclavage est une pratique institutionnalisée et courante dans les camps de Tindouf contrôlés par les séparatistes du polisario.
"L'esclavage est une véritable institution dans les camps de Tindouf", a affirmé Violeta Ayala lors d'une rencontre avec la presse au siège des Nations Unies, faisant part de sa grande surprise lorsque avec son collègue elle a découvert l'ampleur de ce phénomène.
Partis à Tindouf, en Algérie, pour réaliser un film documentaire sur les familles séparées, Ayala et Fallshaw affirment avoir été témoins de scènes d'esclavage et pu recueillir de nombreux témoignages confirmant l'existence à grande échelle de cette pratique d'un autre temps qu'ils croyaient à jamais révolues.
"Notre stupéfaction fut encore plus grande puisque nous n'avons jamais pu imaginer que cette pratique, dont sont victimes les familles noires, pourrait avoir lieu dans les camps", a dit Ayala se demandant "comment le polisario qui se présente comme un mouvement de libération peut soutenir un tel phénomène".
Répondant aux questions des journalistes, qui avaient, manifestement, du mal à admettre que de telles pratiques sorties d'un autre âge puissent encore exister de nos jours, Ayala et Fallshaw devaient expliquer que "les familles noires ne jouissent d'aucun droit" et sont considérées, purement et simplement, comme des "propriétés" de leurs maîtres qui les transmettent en héritage à leurs descendants.
"Pire, l'esclavage est juridiquement réglementé et protégé par la loi.
Il n'est pas seulement une pratique sociale", ont-ils encore souligné.
Les deux journalistes, qui ont préparé un film documentaire montrant ces pratiques, ont affirmé, cependant qu'ils ne s'arrêteront pas là mais qu'ils comptent se rendre à Genève pour saisir de cette question le Conseil des droits de l'homme.
Ayala et Fallshaw, rappelle-t-on, avaient été interpellés, le 02 mai dernier par les forces de sécurité du front polisario avant d'être transférés dans les bureaux de ses services de sécurité où ils ont été retenus pendant cinq heures.
Après intervention d'officiers de la MINURSO les deux journalistes ont été conduits à un petit hôtel de Tindouf. Ils y sont restés séquestrés durant trois jours jusqu'à ce que le ministère des affaires étrangères australien intervienne pour exiger leur libération immédiate.
Reporters Sans Frontières (RSF) avait indiqué alors dans un communiqué que "les représentants du front polisario auraient reproché" aux deux journalistes australiens "de s'intéresser au sort des membres noirs de la population sahraouie".
Au début de cette rencontre, organisée par l'ONG américaine "Together Foundation", les journalistes accrédités auprès de l'ONU ont pu suivre la bande annonce du film réalisé par leurs deux collègues dans les camps de Tindouf.
New York (Nations Unies), 12/10/07-MAP

Friday, October 12, 2007

L'Association des femmes sahraouies dénonce les manoeuvres algériennes hostiles aux droits légitimes du Maroc

La présidente de l'Association des femmes sahraouies, Mme Keltoum Khayati, a dénoncé, jeudi devant la quatrième Commission de l'ONU, la persistance des manoeuvres algériennes hostiles aux droits légitimes du Maroc.
"Depuis le recouvrement par le Royaume de sa souveraineté sur le Sahara, l'Algérie n'a cessé de déployer tous les moyens pour envenimer les relations bilatérales et contrarier le Maroc dans ses droits légitimes", a déploré Mme Khayati, rappelant que c'est bien "l'Algérie qui a créé le polisario et mis à sa disposition sa diplomatie ses médias et des moyens faramineux pour tenter de faire reconnaître une république chimérique, qui ne dispose d'aucun des éléments constitutifs de l'Etat".
Dénonçant l'implication de l'Algérie dans ce conflit factice, Mme Khayati, qui est également membre du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), a indiqué que "l'inscription de la question du Sahara marocain dans le cadre de la commission de décolonisation est l'oeuvre de certains pays animés par des considérations géostratégiques et politiques".
En tant que femme qui a subi "souffrances et amertume" dans les camps de Tindouf, sur le territoire algérien, l'intervenante a vivement dénoncé "les atrocités commises par le polisario, particulièrement à l'égard des mères et des enfants".
Révélant que "des milliers d'enfants ont été déportés pendant de longues années sans le consentement de leurs parents", Mme Khayati a déclaré que "la séparation des membres de la même famille est vécue par les mères comme une mort lente et une trahison de la part des dirigeants du polisario".
Elle a confié aux membres de la Commission avoir "fui, comme beaucoup d'autres Sahraouis, les camps de Tindouf après avoir découvert la dérive du polisario qui continue depuis plus d'un quart de siècle", exprimant son engagement à défendre, "devant toutes les instances internationales, les victimes contraintes à vivre le calvaire dans les camps de Tindouf, en Algérie".
Evoquant enfin l'initiative marocaine d'autonomie, Mme Khayati a souligné que les négociations directes engagées à Manhasset "sont le fruit des efforts consentis par le Maroc pour trouver une issue favorable à ce conflit".
"La communauté internationale devrait prendre en considération la volonté de la majorité de la population du Sahara, qui espère mettre fin à ce conflit dans le respect de la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc, et de clore ce dossier dans le cadre de la légalité internationale sur la base de la réalité et de la légitimité historique".
New York (Nations Unies), 12/10/07-MAP

Thursday, October 11, 2007

ONU-Sahara : Une ONG internationale dénonce l'attitude anachronique et les contradictions scandaleuses du polisario

La présidente de l 'Association "Freedom For All", Mme Tanya Warburg, a dénoncé l'attitude anachronique et les contradictions scandaleuses du polisario qui tire la sonnette d'alarme sur une imminente catastrophe humanitaire dans les camps de Tindouf en continuant à organiser des festivités et des manoeuvres militaires.
"Comment le polisario peut-il tirer la sonnette d'alarme sur une imminente catastrophe humanitaire dans les camps de Tindouf à cause d'une prétendue rupture des stocks alimentaires et organiser, en même temps, des festivités et des manoeuvres militaires qui nécessitent un énorme budget", s'est interrogée mercredi Mme Wanburg devant la quatrième Commission de l'ONU.
Elle a estimé que les droits fondamentaux des réfugiés étaient totalement bafoués, réclamant une commission d'enquête internationale au sujet de la situation prévalant dans les camps de Tindouf, notamment au sujet des détournements de l'aide humanitaire.
"Personne ne peut ignorer l'existence de ce drame dont les principales victimes sont des populations civiles démunies, contraintes de vivre dans un espace fermé et quadrillé par la sécurité militaire algérienne", a affirmé la représentante de l'Association "Freedom For All".
Dans les camps de Tindouf, "qui ne sont même pas soumis à la législation du pays qui les héberge, l'Algérie, les gens sont traités selon la tête du client, l'appartenance tribale et le degré de connivence avec les cercles influents du polisario", a-t-elle déploré.
A cet égard, elle s'est demandée "comment la communauté internationale peut permettre que des milliers de femmes, d'enfants, de vieillards et de jeunes continuent à vivre sous des tentes dans le dénuement le plus total au coeur de l'une des régions les plus inhospitalières de notre planète, et sous l'emprise d'un appareil militaire et sécuritaire répressif ?".
L'intervenante a estimé qu'il est grand temps de mettre fin à ce drame en encouragent une solution basée sur l'initiative d'autonomie, "projet réaliste et sérieux préparé en concertation avec la majorité écrasante des populations sahraouies" et saluée par la communauté internationale.

New York (Nations Unies), 11/10/07

Algérie : Après Michelin, des cadres de Vinci quittent l'Algérie.

Après Michelin, Vinci est la deuxième entreprise française à faire rapatrier ses employés suite à la recrudescence des actes de violence qui sévit en Algérie.Une autre société française, après Michelin, a décidé de rapatrier un certain nombre de ses cadres à titre préventif, après la recrudescence des actes de violence qui sévit en Algérie ces dernières semaines. Selon le journal algérien «Le Soir d’Algérie», 16 cadres du groupe français Vinci construction, un des partenaires étrangers engagés dans le projet de métro d’Alger, ont été évacués vers la France. La semaine dernière, la compagnie française Michelin-Algérie avait annoncé le rapatriement des familles de ses cadres pour des raisons de sécurité, à la suite des menaces d’Al Qaïda contre la France et les Français au Maghreb.Le 20 septembre, le numéro deux d’Al Qaïda, Ayman al-Zawahiri, avait appelé dans une vidéo mise en ligne à soutenir la branche d’Al Qaïda au Maghreb islamique et à «débarrasser» le Maghreb des Français et des Espagnols installés dans les anciennes colonies d’Afrique du Nord. Ainsi, une quarantaine de personnes ont été évacuées. Selon un communiqué du groupe français, le rapatriement avait été décidé «suivant une procédure propre au groupe, après appréciation de la situation sécuritaire» sans pour autant avoir reçu une menace terroriste directe. Michelin, présente depuis 1963 en Algérie, est la plus ancienne entreprise française installée dans ce pays . Elle avait fermé ses portes en 1993 en raison de l'insécurité. En 2002, elle fait son retour.Deux ressortissants français travaillant à Alger pour Aéroport de Paris (ADP) avaient été rapatriés, le 21 septembre. Le même jour, deux autres Français avaient également été rapatriés après avoir été blessés dans un attentat à la voiture piégée, à Lakhdaria, à l’est d’Alger. Ils travaillaient tous les deux pour la société française de BTP Razel sur un barrage en Kabylie.Par ailleurs, la presse algérienne a rapporté lundi, que huit petites et moyennes entreprises (PME)de la région Lorraine ont annulé des visites de leurs cadres en Algérie depuis le début du mois de Ramadan. Ces annulations interviennent quelques jours après celles décidées par le groupe français LVMH de suspendre les déplacements de ses cadres en Algérie. «A qui profite le désengagement des entreprises françaises ?» s’interroge le quotidien électronique Tout sur l’Algérie, redoutant que le pays ne finisse par se retrouver «à la faveur des redditions en cascade», dans un état d’isolement comparable à celui des années 90.Le 5 octobre, une note de l’Oxford Business Group, «Terreur et économie» «avait mis en exergue que la recrudescence du terrorisme risquait de contrarier les réformes économiques en cours en Algérie et de «refroidir les investisseurs étrangers», mais que la menace terroriste était «bien réelle».La décision de Vinci et auparavant de Michelin inquiète les patrons algériens et mécontente les autorités politiques. «Pour nous, c'est un coup de poignard dans le dos», regrette un chef d'entreprise d’Alger. Les patrons algériens craignent en effet les conséquences de la médiatisation de ces rapatriements sur l'image de l’Algérie à l'étranger, avec de probables répercussions sur les investissements. «Les patrons français ont une responsabilité énorme: ils connaissent bien l'Algérie et sont écoutés par leurs homologues européens et donc leurs décisions sont attendues par les autres pays», souligne le président d'une importante organisation patronale.
Le 10-10-2007Par : Leila Zerrour (Avec Agences) -Aujourd'hui le Maroc

Wednesday, October 10, 2007

ONU-Maroc-Sahara : L'initiative d'autonomie, la voie idoine pour une solution concrète à un problème complexe (Lord Newall)

Le président du Comité international pour les prisonniers de Tindouf (CIPT), Lord Francis Newall, a affirmé que l'Initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie de la région du Sahara constitue la voie idoine pour apporter une solution concrète à un problème complexe.
"L'initiative marocaine d'autonomie mérite d'être saluée car elle garantit l'autodétermination des populations Sahraouies dans le respect des principes démocratiques, et leur assure la pleine gestion de leurs affaires aux plans économique, administratif et social", a-t-il indiqué mercredi devant la quatrième Commission de l'Assemblée générale de l'ONU.
Le président du CIPT a ajouté que la proposition du Royaume est fondée sur un concept internationalement reconnu appliqué par nombre de démocraties occidentales.
"Nous sommes devant une proposition démocratique qui a été largement saluée et appuyée par la communauté internationale", a dit Lord Newall.
Après avoir rappelé l'échec et l'inapplicabilité des démarches antérieures pour mettre fin à ce conflit, l'orateur a déploré le recours du polisario et de l'Algérie "au chantage et à la défiance de la communauté internationale au lieu de s'engager dans des négociations directes et de faire des propositions concrètes".
Lord Nowell a, par ailleurs, rappelé que le Comité dont il assure la présidence a été créé pour aider à libérer, des geôles algériens de Tindouf, les Marocains détenus dans des conditions inhumaines, parfois pendant plus 25 ans.
Il a plaidé, au nom des familles des détenus victimes de "la torture, la répression et la malnutrition et enterrés dans le désert algérien" pour le rapatriement des restes de leurs corps, tout en appelant les autorités algériennes à verser des compensations aux familles de ceux qui ont péri ou souffert, jusqu'après leur libération, de décennies de travaux forcés et d'isolement.
"Ceux qui sont responsables des abus des droits de l'Homme dans les camps pendant des années continuent de jouir de l'impunité et les autorités algériennes n'ont rien fait pour les déférer à la justice", a regretté le président du CIPT.
L'Algérie qui assume une large responsabilité dans la persistance de ce conflit est appelée, a-t-il conclu, à répondre favorablement aux demandes des familles des victimes, et surtout à saisir l'opportunité historique actuelle pour mettre un terme à des décennies de misère et de souffrance des populations sahraouies.
New York (Nations Unies)- 10/10/07-MAP

RASD/ALGERIE/ ONU/DECOLONISATION

(Lecture entre les lignes du discours du représentant des généraux algériens à l'ONU, devant la 4éme commission des droits de l'Homme)

L'Algérie appelle le Conseil de Sécurité à rejeter toute approche qui s'écarterait de la légalité internationale....(Une définition de la légalité interationale qui doit s'applliquer au Sahara seulement...on se pose des questions sur la neutralité d'Alger?)

New York (nations unies), 10/10/2007 (SPS = APS)

L'Algérie a appelé la communauté internationale et, singulièrement, le Conseil de Sécurité à "assumer ses responsabilité s à l'égard du peuple du Sahara Occidental et à rejeter toute approche qui s'écarterait de la légalité internationale et qui viserait à dénier aupeuple sahraoui son droit imprescriptible à l'autodétermination" .(L'algérie oublie que le peuple Kabyle et le peuple Touareg revendiquent aussi leur autonomie et leur indépendance, leurs richesses et leur trritoire sont extorqués et usurpés par les généraux algériens mafieux)...D'autres peuples et nations revendiquent aussi leur indépendance comme les basques...mais là les généraux ferment leur bec par peur de déclencher une avalnache qui va leur couter cher...

Intervenant devant la Commission des Questions Politiques Spéciales et de la Décolonisation de l'ONU, l'Ambassadeur ( qui n'a rien à faire et en l'absence d'un projet social sérieux dans le pays, les Algériens cherchent la misére à leur voisin le Maroc, qui s'en sort mieux et ce malgré tout ) Représentant Permanent de l'Algérie, auprès des Nations Unies, Youcef Yousfi, a réaffirmé "le soutien indéfectible" à l'autodétermination du Sahara occidental, "dernier territoire restant à décoloniser en Afrique".Le diplomate algérien a mis en cause ce qu'il a appelé "la prétention exorbitante" d'une des parties de prédéterminer à l'avance le résultat du processus, estimant que le Maroc "n'avait aucune base juridique pour sa revendication sur le Sahara Occidental".(alors au lieu d'aboyer ainsi allez libérer le Sahara et essayer ...) A cet égard, il a cité M. Bilt, Ministre des affaires étrangères de la Suède (Monsieur Bilt doit reviser son cours d'hisoire-géo la Suéde je comprends la froideur de ce Monsieur et son ignorance), qui a déclaré que le Maroc "ne bénéficiait d'aucune base juridique pour justifier de sa présence sur le territoire du Sahara Occidental".M. Yousfi a appelé à une solution juste, durable et équitable du conflit (une solution qui passe par une révolte populaire qui doit etre soutenue par le Maroc pour renverser les militaires au pouvoir en Algérie), et a déclaré que le Plan de paix soumis par M. Baker, l'Envoyé spécial des Nations Unies au Sahara occidental, avait reçu tout le soutien de l'Algérie (lequel d'abord, rappellez vous bien que le premier plan baker a été rejeté par Alger), donc il .Se référant à la Résolution 1754 et des négociations directes menées à Manhasset, entre le Polisario (le Polisario n'est qu'une bande et des marionnettes entre les mains des généraux qui détournent l'aide humanitaire et se donnent à toute sorte de trafic illicite et essaie de déstabiliser toute une région...message aux américains) et le Maroc, M. Yousfi a déclaré que le Conseil de sécurité "s'était inscrit dans le processus de résolution de ce conflit en prenant note des propositions des deux parties, faites lors de ces négociations" ."De plus, a-t-il ajouté, en préconisant des négociations sans conditions préalables, le Conseil de sécurité a refusé d'accorder des avantages indus à une des parties alors qu'il s'agit d'un processus délicat qui n'en est qu'à ses débuts".Pour l'Algérie la population du territoire occupé doit bénéficier d'une "protection internationale" , et ce devoir revient à OCHA, selon son Représentant permanent, qui a également appelé à la fin du "huis clos instauré dans le Sahara Occidental afin de permettre aux journalistes (les vrais journalistes oui, mais les envoyés du polisario et les militaires algériens non, il ya des régles à respecter...demander au Polisario et à la sécurité militaire algérienne d'ouvrir les camps de tindouf...) d'y pénétrer sans entraves".Le règlement de la question du Sahara Occidental passe obligatoirement par l'exercice du droit à l'autodétermination sans contraintes ( et aussi par le retour d'abord de ceux qui sont esploités par les militaires et les séparatistes du polisario ), a estimé M. Yousfi, appelant la Commission à "agir à l'unisson" et à soutenir les efforts de l'Envoyé du Secrétaire général pour trouver une solution juste et durable en application de la Résolution 1754, qui "garde toute sa pertinence et sa validité"."Cette question est un test de crédibilité pour les Nations Unies", a conclu M. Yousfi. (SPS)

Tuesday, October 09, 2007

M. Chabar dénonce l'obstination de l'Algérie à vouloir torpiller toute perspective de règlement de la question du Sahara

L'Ambassadeur représentant permanent adjoint du Maroc auprès des Nations Unies, M. Hamid Chabar, a dénoncé, lundi, l'obstination de l'Algérie à vouloir torpiller toute perspective de règlement de la question du Sahara.
"Dans sa déclaration, l'Algérie a administré la preuve qu'elle n'a pas voulu et qu'elle n'entend pas évoluer sur la question du Sahara", a souligné M.Chabar devant la quatrième Commission de l'Assemblée générale de l'ONU à la suite du discours du représentant algérien, l'Ambassadeur Youcef Yousfi, qui venait de réaffirmer les positions hostiles de son pays à l'égard de l'intégrité territoriale du Royaume.
Il a rappelé que "cela fait plus de trente ans que l'Algérie, mobilisant son appareil diplomatique et ses moyens financiers, s'emploie, avec acharnement, à contrarier et à torpiller toute perspective sérieuse de règlement de la question du Sahara", relevant que le jeu auquel s'adonne Alger est "devenu lassant, parce qu'il table sur le statut quo, et va, à l'encontre de la volonté de la Communauté internationale".
Pourtant, a-t-il poursuivi, l'année passée, l'Assemblée générale avait adressé un message clair à l'Algérie en choisissant de s'abstenir massivement, lors du vote, le 14 décembre dernier, de la résolution présentée par ce pays, résolution qui consacrait l'impasse et cherchait à vouloir maintenir, à tout prix, des propositions de solution lesquelles furent source de statut quo, notamment le plan Baker.
En s'abstenant massivement lors du vote de cette résolution, la même Assemblée générale, a-t-il rappelé, avait en même temps fait confiance au Maroc, en prenant au sérieux son engagement solennel de soumettre aux Nations Unies une proposition sérieuse du règlement de la question du Sahara.
M. Chabar, qui s'est dit à la fois conforté par les interventions de la plupart des représentants des autres pays et attristé par celle du représentant de l'Algérie, s'est, en outre, insurgé contre certaines déclarations selon lesquelles Alger ne serait pas une partie concernée par le conflit.
"L'Algérie, qui de surcroît, clame haut et fort qu'elle n'est pas une partie concernée par le différend sur le Sahara, a-t-elle le droit de continuer à mépriser la volonté de la majorité de la population du Sahara marocain qui n'a pas cessé de faire siennes les espérances de réconciliation et la réunification des familles, longtemps séparées, par un différend artificiel", s'est interrogé le diplomate, relevant que c'est là "la teneur du message délivré par les Représentants légitimes de cette majorité au cours des négociations tenues à Manhasset en juin et août derniers".
A cet égard, il a rappelé que "la majorité se trouve bel et bien au Sahara au Sud du Maroc et non dans les camps de Tindouf en Algérie".
"Tindouf n'a jamais abrité qu'une minorité originaire du Sahara auxquels l'Algérie refuse, par ailleurs, le droit d'être recensés par les soins du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), conformément à son mandat", a-t-il ajouté avant de souligner que le polisario et encore moins l'Algérie n'ont jamais été mandatés par la majorité des sahraouis pour parler en son nom et à se substituer à sa volonté.
"Faut-il rappeler encore que, contrairement à ce que le Polisario clame et tente de faire accréditer, il n'a jamais été considéré comme le seul représentant des populations sahraouies. Cette qualité ne lui a jamais été reconnue par les Nations Unies", a poursuivi M. Chabar, soulignant que "le rappel de ces vérités n'altère en rien la disponibilité du Royaume à s'inscrire pleinement et de bonne foi dans la dynamique actuelle qu'il a contribué à installer".
Usant d'un second droit de réponse après l'intervention, cette fois, de l'ex-ambassadeur de l'Algérie auprès de l'ONU, Abdellah Baâli, dépêché par son pays, comme toujours en pareils circonstances, pour épauler ses protégés du polisario, M. Chabar a tenu à relever l'impertinence et l'inconsistance des propos tenus par ce dernier sur un ton qui en dit long sur sa nervosité et son exaspération.
S'agissant de la question des droits de l'Homme, M. Chabar a ainsi fait remarquer que "s'il y a une situation à dénoncer c'est bien celle qui prévaut dans les camps de Tindouf sur le territoire algérien où dans des conditions déplorables les populations sont privées de toute forme de liberté comme en attestent les multiples témoignages des personnes qui fuient les camps et les rapports de nombreuses ONG et d'Amnesty international".
Il a rappelé, par ailleurs, que des rapports d'organisations humanitaires avaient dénoncé le détournement de l'aide internationale à destination des camps de Tindouf.
M. Chabar s'est, enfin, interrogé si l'Algérie qui compte plus de 50.000 disparus est bien placée pour parler du respect des droits de l'Homme.
Quant aux allégations algériennes selon lesquelles le Maroc serait "une puissance occupante", l'orateur a rappelé que l'accord de Madrid signé entre le Maroc, l'Espagne et la Mauritanie en 1975, est similaire à plusieurs égards à ceux conclus entre le Maroc et l'Espagne au sujet de la rétrocession de Tarfaya et Sidi Ifni.
Il a également rappelé que "le règlement de la Haye et la quatrième Convention de Genève de 1949, entendent par puissance occupante tout Etat qui occupe partiellement ou totalement le territoire d'un autre Etat", soulignant qu'" il n'y pas eu de guerre avec un autre Etat, le polisario n'étant pas un Etat".
"Le Maroc n'a fait que recouvrer son intégrité territoriale ", a-t-il ajouté, relevant que dans aucun paragraphe de l'avis consultatif de la Cour Internationale de Justice, en date du 16 octobre 1975, le Royaume n'est désigné comme étant "une puissance occupante".
Il a indiqué que l'ONU, qui a pris en charge le règlement du différend n'a jamais qualifié de "puissance occupante" le Maroc dans les rapports du Secrétaire général ou dans les résolutions du Conseil de sécurité.
Lors de leurs interventions, au cours de cette première séance consacrée par la quatrième Commission à la question du Sahara, nombreux ont été les orateurs qui ont salué les pourparlers engagés cet été à Manhasset près de New York, estimant qu'ils constituent une voie en direction de la résolution définitive de la question du Sahara.
New York (Nations Unies)- 09/10/07 -MAP

La mission belge affiche sa détermination à s¹intéresser d¹avantage à la question (10/9/2007)

Le président de la mission humanitaire belge relative à la violation des droits des enfants dans les camps de Tindouf, le député fédéral Denis Ducarme, a indiqué que les témoignages que la mission a écoutés, samedi à Laayoune, lui donnent envie de s¹intéresser davantage à la situation de ces enfants. D. Ducarme, qui donnait une conférence de presse, dimanche à Rabat, aux côtés des autres membres de la mission, a précisé que son équipe compte prendre des contacts directs avec «un certain nombre de personnes qui se disent victimes de déportation à Cuba par le polisario», pour écouter leurs témoignages qui peuvent corroborer les déclarations «émouvantes» recueillies à Laâyoune. Il a indiqué qu¹il ira également cette semaine (du 9 au 11 octobre courant) à New York où il aura des contacts avec des représentants du polisario pour évoquer avec eux ces problèmes et discuter des formalités d¹une éventuelle visite dans les camps de Tindouf. Durant son passage à New York, le député belge s¹exprimera devant la 4-ème commission de l¹ONU afin de réclamer une enquête internationale sur cette problématique et, le cas échéant, les mesures visant à voir les droits internationaux de l¹enfant pleinement respecter. A Bruxelles, M. Ducarme pourrait aussi avoir des contacts avec la représentation algérienne auprès de l¹UE. La mission humanitaire belge envisage également de visiter Cuba pour vérifier les témoignages recueillis concernant les déportations vers ce pays. M. Ducarme a indiqué que la mission belge reviendra au Maroc, si nécessaire, et aura également des contacts avec un certain nombre de personnes qui ont déjà fait la demande à Bruxelles et peut-être à Madrid également. Cette mission, qui se veut neutre, écoutera l¹ensemble des parties pour élaborer un rapport équilibré, a tenu à préciser M. Ducarme. «Au stade actuel, la mission humanitaire belge n¹a pas conclu à quelques violations que ce soit, mais nous souhaitons continuer à travailler et voir si nous devons éveiller la Belgique, membre non permanent du conseil de sécurité, à demander à l¹ONU de mener une enquête par rapport à ce qui pourraient être ces violations», a-t-il dit. Il a ajouté que la mission humanitaire compte également contacter des ONGs actives dans le domaine des droits de l¹enfant et des droits de l¹Homme pour leur demander de mener une enquête à ce sujet. «Ce sont des choses qui demandent du temps et nous souhaitons prendre le temps nécessaire avant de tirer quelques conclusions que ce soit par rapport à cela (violation des droits de l¹enfant)», a souligné M. Ducarme, qui a saisi l¹occasion de sa rencontre avec la presse pour lancer un appel aux médias pour qu¹ils s¹inscrivent dans la démarche de la mission et jouer le rôle de relais entre elle et les personnes désirant apporter leurs témoignages sur les violations qu'ils auraient subies dans le cadre d¹une déportation à Cuba ou de problèmes liés à la violation des droits de l¹enfant à Tindouf.
Al BAYANE , 09/10/2007

Sunday, October 07, 2007

Les familles des employés de Michelin rapatriés d'Algérie

Les familles de ressortissants français travaillant pour Michelin en Algérie ont été rapatriées, par crainte d'une détérioration de la sécurité dans le pays, a-t-on appris samedi auprès d'un diplomate français de haut rang et du fabricant français de pneumatiques
Marc Bouteiller, chef de la mission économique française en Algérie, a confirmé à Reuters cette information d'abord publiée samedi par le journal algérien El Khabar.
Fabienne de Bredisson, porte-parole de Michelin, a elle aussi confirmé le rapatriement des familles d'employés en ajoutant: "Ce n'est pas spécifique à Michelin. Il y a de nombreux Français qui ont été rapatriés (...). Mais il n'y a pas eu de menaces et aucun de nos employés n'a été rapatrié."
Elle s'est refusé à tout commentaire sur la date de départ des familles d'employés et leur nombre.
Le numéro deux d'Al Qaïda, Ayman al Zaouahri, a récemment appelé dans un enregistrement vidéo les partisans du réseau à "débarrasser" le Maghreb des Espagnols et des Français installés dans les anciennes colonies d'Afrique du Nord.
Al Qaïda pour le Maghreb islamique, "filiale" d'Al Qaïda en Afrique du Nord, a revendiqué un attentat suicide au véhicule piégé commis le 21 septembre contre un convoi de la police escortant des employés étrangers, qui a fait neuf blessés dont deux Français et un Italien.
C'est la deuxième attaque qui visait des étrangers en Algérie depuis mars, où trois Algériens et un Russe ont péri dans un attentat contre un car transportant des employés d'une entreprise russe fabriquant des oléoducs.
ALGER (Reuters) , 07/10/2007

Friday, October 05, 2007

ALGERIE: DES MILLIERS DE TONNES DE POMMES DE TERRE AVARIÉES IMPORTÉES Le scandale!

Que compte donc faire le gouvernement pour tirer au clair les opérations d’importation de la pomme de terre?
Sommes-nous face à un scandale? Le feuilleton de la pomme de terre avariée qui alimente le débat public ces derniers jours, n’en finit pas. Des dizaines de tonnes de ce tubercule impropre à la consommation, importées du Canada ou de Turquie, sont vendues en toute impunité sur le marché. Pas moins de 40.000 tonnes sur les 100.000 prévues ont déjà été importées. Cependant, leur qualité laisse à désirer. Qu’est-ce qui aurait donc favorisé un tel trafic à grande échelle?Une tel crime aurait-il été possible si les services du ministère du Commerce n’avaient pas fait dans l’improvisation? Sans doute non, sauf que, en sus d’éventuelles complicités, les importateurs ont profité de la décision de supprimer les droits de douane et de la TVA sur les opérations d’importation de la pomme de terre, des importateurs avides de gain facile qui ont investi le créneau.D’énormes quantités de pommes de terre juste bonnes pour nourrir le bétail sont ainsi mises sur le marché. Un véritable «gâchis», voire même un crime contre l’économie nationale. En effet, chaque jour les services de contrôle découvrent des dizaines de tonnes de pomme de terre impropres à la consommation. Au moment où d’autres quantités sont écoulées sur le marché au vu et au su des mêmes services chargés du contrôle. A l’est, à l’ouest, comme au centre du pays, le phénomène prend de l’ampleur. Les quantités découvertes au cours de ce mois de Ramadhan ne sont en réalité que la face visible de l’iceberg. Citons quelques exemples: 10 tonnes de pomme de terre pourries ont été saisies au marché de gros des Eucalyptus. Au port d’Alger, plus de 3000 tonnes du même produit, importées de Turquie ont été saisies.La déclaration a été faite par le ministre du Commerce, El Hachemi Djaâboub, en marge de la rencontre qui a regroupé la semaine dernière le chef du gouvernement et les opérateurs économiques au siège de la Caci à Alger. Au niveau du port d’Oran, 20 tonnes de pommes de terre avariées ont également été saisies, révèle la direction du commerce de la wilaya. Dans la même wilaya, la spéculation sur le produit prend des proportions inquiétantes. Pas moins de 150 tonnes de pomme de terre stockées dans les chambres froides ont été saisies, il y a quelques jours à Oued Tlelat à Oran.Ces quantités saisies ne représentent certainement que la partie soumise aux investigations des services de contrôle. Comment ces mêmes quantités passent-elles les ports sans le moindre contrôle phytosanitaire? Si contrôle il y a, pourquoi le ministère du Commerce n’a-t-il pas pu maîtriser le cheminement de la marchandise, initialement destinée à casser les prix exorbitants de la «patate» locale, alors que cette marchandise semble être récupérée par les spéculateurs avant même qu’elle ne soit enregistrée? Ce qui peut expliquer le fait que les prix, toujours à la hausse, n’ont pas bougé d’un centime. Le kilogramme du légume «précieux» continue d´osciller entre 60 et 65 dinars. Le sujet a d’ailleurs relégué au second plan tous les autres dossiers d’actualité. Sommes-nous devenus une république «patatière»? Arriver jusqu’à créer un office national de la pomme de terre avec tout ce que cela implique comme dépenses inutiles, renseigne sur l’incapacité des autorités publiques à mettre en place de véritables services de contrôle et de régulation du marché.D’ailleurs, l’installation dudit office est révélatrice de défaillances dans tout le processus d’importation et de distribution de la pomme de terre. Ainsi, au moment où les responsables du secteur se refilent la patate chaude, le consommateur lui, paie la facture salée. Que compte donc faire le gouvernement pour tirer au clair les opérations d’importation de la pomme de terre? Une enquête s’impose. Les députés doivent interpeller le gouvernement, qui aura à s’expliquer sur les tenants et aboutissants de cette affaire. Quel est l’organisme chargé de l’importation de ce tubercule? Celui-ci a-t-il fait un appel d’offres en bonne et due forme? La pomme de terre a-t-elle fait l’objet d’un contrôle de la qualité?L’Algérie est-elle devenue un dépotoir, pour marchandises impropres à la consommation émanant de filières organisées?. La réponse est évidente, au vu des produits de toutes sortes importés via des réseaux maffieux et qui sont par la suite vendus en Algérie.C’est le cas des médicaments et produits agroalimentaires en phase de péremption et qui, au lieu d’être incinérés dans leur pays d’origine, sont vendus à certains importateurs sans foi ni loi.
04 Octobre 2007 L'EXPRESSION.

Thursday, October 04, 2007

Algérie : Nouveaux actes de violence

Les actes de violence gagnent en intensité en Algérie où un nouvel attentat à la bombe, perpétré lundi en Kabylie, a coûté la vie à un commandant. Un chef islamiste et son adjoint ont également été tués à l’est d’Alger.Un officier supérieur de l’armée algérienne, du grade de commandant, a été tué lundi dans un attentat à la bombe dans la région de Tizi Ouzou, en Kabylie. L’attentat visant une patrouille militaire a également blessé cinq autres personnes dont deux gendarmes, deux soldats et un garde communal, selon la presse locale. La bombe,qui a été dissimulée sur le bord de la route et actionnée à distance , a explosé au moment de la relève d’un barrage dans la région. Un attentat similaire avait été perpétré le 11 juillet dernier au même endroit et au moment même de la relève militaire provoquant deux blessés.Lundi, un membre d’un groupe armé, opérant en Kabylie, a été tué par les services de sécurité à Tizi n’Tleta, à 40 km au sud de Tizi Ouzou. Ce dernier, à bord d’un fourgon de transport de voyageurs, avait refusé de descendre à un barrage militaire, amenant les militaires à user de leurs armes pour l’abattre, selon le quotidien El Watan. Par ailleurs, un chef islamiste et son adjoint ont été tués lundi par les forces de sécurité algérienne près de la ville de Thénia,dans la région de Boumerdès . Les deux islamistes armés, Djamel Khaled-Kébir, alias Farouk et son adjoint, ont été abattus dans une embuscade tendue par les forces de sécurité, non loin de Thénia. Les services de sécurité soupçonnaient Farouk d’être le cerveau des attentats suicides du 11 avril contre le palais du gouvernement et un commissariat, provoquant 30 morts et des dizaines de blessés. Farouk était le conseiller militaire d’une section de la branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique opérant dans la zone de Boumerdès. Pour rappel, vendredi, Aïssa Boucenna, chef de la section El-Ansar de l’ex-GSPC, avait été abattu avec neuf de ses hommes près de Boumerdès. Ce dernier était soupçonné d’avoir été le cerveau de l’attentat du 8 septembre.A Douad, en Kabylie, trois membres d’un groupe armé ont été neutralisés par les forces de sécurité alors qu’ils projetaient de commettre des attentats dans la région.Depuis le début du mois de Ramadan, près de 40 personnes, dont une vingtaine de membres des forces de sécurité, ont été tuées. Le quotidien «El Khabar» a indiqué que le mois de septembre a été particulièrement sanglant en Algérie avec 75 morts dans des actes de violence, dont 60 tués dans des attentats suicides. Au total 369 personnes auraient péri dans des actes de violence depuis le début de l’année. Les attentats les plus meurtriers restent ceux perpétrés à Batna le 6 septembre, et à Dellys le 8 septembre, causant la mort de plus d’une cinquantaine de personnes. Pour rappel, un attentat suicide à la voiture piégée contre une caserne avait fait 30 morts et 47 blessés à Dellys. Cette attaque à la voiture piégée était intervenue au surlendemain d'un autre attentat suicide visant le cortège du président Abdelaziz Bouteflika à Batna qui avait fait 22 morts et plus de 100 blessés.
MAP 05/10/2007.

Algérie: Lait, pomme de terre, blé: produits vitaux sous haute tension

Gagner de l'argent, c'est bien. Encore faut-il savoir le dépenser C'est une équation très étonnante. Plus le temps passe, plus l'Algérie développe un discours sophistiqué sur la nécessité d'échapper à la dépendance alimentaire; elle annonce de nouvelles stratégies et met en place des programmes «ambitieux» pour «relever le défi». Mais plus l'Algérie fait des discours sur la question, plus elle s'enfonce dans la dépendance. Sans aller jusqu'au détail, il suffit de mentionner que les importations de céréales vont atteindre un milliard de dollars, et qu'elles risquent d'exploser dans les prochaines années avec la hausse vertigineuse du prix du blé. La pomme de terre, aliment de substitution aux céréales, est elle aussi en pleine crise. La production a sévèrement chuté cette année, à cause d'une mauvaise gestion, non à cause du mildiou. Cette maladie, qui a endommagé la production, a été durement ressenti par les fellahs, mais elle n'a, en réalité, constitué qu'un révélateur d'une crise déjà bien présente. Car la crise de la pomme de terre n'est pas liée au seul mildiou, mais elle relève d'une accumulation d'erreurs et de choix erronés, auxquels s'ajoute l'absence totale d'une politique destinée à encourager la production. Le lait n'est pas en reste. La crise est là, et menace de s'aggraver. Les producteurs menacent de faire grève chaque semaine. Cela a déjà provoqué un sérieux déséquilibre du marché. Des solutions provisoires, sans effet sur la production, ont été mises en oeuvre. Des solutions bureaucratiques évidemment, que les opérateurs menacent de ne plus respecter, tant elles sont précaires et inefficaces. Blé, pomme de terre, lait. Ce sont donc trois produits alimentaires de base de l'Algérien «moyen» qui subissent une crise grave, révélatrice d'une dépendance très dangereuse. En une année, la facture pour ces produits a été multipliée par deux. Les cours continuent de monter, sous la pression d'une forte demande chinoise et indienne, peut-être, mais aussi parce que les pays riches ont mis en place des circuits pour récupérer l'argent qu'ils nous donnent pour acheter le pétrole. Au final, le résultat est le même : l'Algérie est de plus en plus dépendante pour sa nourriture, qui coûte de plus en plus cher. Et dans le même temps, ses capacités de produire diminuent, alors que la demande explose. Ceci ne semble guère gêner un pouvoir algérien, adossé à un baril de pétrole, et détenant près de 100 milliards de dollars de réserves de change. Au rythme actuel, cela représente cinq années d'importation. Il ne sert donc à rien de se presser. En ces temps d'abondance, l'Algérie peut bien faire preuve d'insouciance. Elle a le temps de voir venir. Pourtant, ces réserves de change risquent de ne pas suffire. D'ores et déjà, on sait qu'elles ont perdu près de 30 pour cent de leur valeur, en raison de la chute du dollar. En effet, l'Algérie possède des dollars, mais elle achète en euro. Et plus le dollar baisse, plus le pouvoir d'achat du pays diminue. Parallèlement à cette évolution sur laquelle l'Algérie n'a aucun contrôle, on relève que les produits pour lesquels le pays est demandeur ont tous connu une hausse significative. En plus des produits alimentaires, on peut en effet relever que les matériaux de construction et l'acier, par exemple, ont enregistré eux aussi une hausse vertigineuse. Sans parler des services : l'expertise est devenue une des grandes sources de dépense pour l'Algérie. La construction de l'autoroute Est - Ouest coûtera à elle seule douze milliards de dollars. Ce ne sont donc plus des flots financiers, mais de fleuves. L'argent sort du pays à un rythme effréné. A tout cela, il faudra ajouter le poids des gaspillages, une grande spécialité algérienne, qui atteint des chiffres effrayants. Le barrage de Béni-Haroun a coûté trois milliards de dollars, selon le président Abdelaziz Bouteflika. A la fin des années 1980, une entreprise chinoise avait soumissionné pour le construire. Elle proposait deux cent millions de dollars. Soit quinze fois moins. Quelle que soit l'évolution des prix, la somme de trois milliards de dollars ne peut trouver de justification. Mais plus grave, une fois construit, il s'avère que le barrage en question ne pourra contenir que la moitié des réserves d'eau prévues, et la presse a révélé que certaines installations hydroélectriques sont déjà en panne ! Les difficultés que connaît le barrage signifie qu'en bout de chaîne, il y aura moins de terres irriguées, donc moins de pomme de terre, moins de blé, et donc plus de dépendance alimentaire, etc. On aboutit alors à une autre équation. La conjoncture pétrolière a permis à l'Algérie d'engranger beaucoup d'argent. Mais elle en dépense une partie de manière inutile, irrationnelle, et place l'autre partie dans un système qui provoque une sérieuse détérioration de la valeur de cet argent. En fin de compte, cet argent n'a pas fait le bonheur des Algériens d'aujourd'hui, ni servi à construire l'avenir de ceux de demain. Par contre, il constitue un appât formidable pour attirer toutes sortes de prédateurs, internes et externes. 0 fois lus
par Abed Charef, Le Quotidien d'Oran 04/10/2007

Sahara Marocain : A la veille du congrès du Polisario, des séparatistes s’activent à Laâyoune

Grande agitation au sein du «Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'Homme» à la veille du 12ème congrès du front Polisario. Ce Collectif qui s’active pour le compte du Polisario prévoit un rassemblement le 9 octobre à Laâyoune.L’agitation des agents du Polisario à Laâyoune est montée d'un cran à l'approche du 12ème congrès du front Polisario. Le dénommé Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'Homme, quelques jours après son retour de Genève où il a présenté un rapport sur de prétendues «violations des droits de l'Homme dans le Sahara», s'est pris à rameuter ses sympathisants dans les provinces du Sud, s'insurge un unioniste, qui s'interroge sur le véritable objectif de cette «excitation». Contacté par «ALM», Mohamed Taleb, un membre du Corcas basé à Laâyoune, a affirmé que le Collectif séparatiste «se prépare à tenir son congrès» annoncé pour le 9 octobre. Or, ce congrès, précise M. Taleb, ne serait qu'un «prétexte» à la préparation de la participation du Codesa au 12ème congrès du front Polisario, prévu du 14 au 18 décembre prochain. «Il s'agira de désigner les personnes qui vont représenter le Codesa en tant que congressistes à la prochaine assemblée du front Polisario», révèle une source bien informée. Le secrétariat national de cette entité a annoncé, ces derniers jours, son intention de tenir ce congrès dans le territoire dit «libéré» de Tifariti, dans une nouvelle tentative de provocation à l'égard du Royaume du Maroc et de la communauté internationale. Cette ultime provocation intervient alors que les parties au conflit se préparent à prendre part en novembre à Genève au troisième round de négociations sous l'égide des Nations Unies après les deux premières rencontres de Manhasset aux Etats-Unis. Parallèlement à ces négociations, le Polisario multiplie les gesticulations dans la tentative désespérée de renforcer sa position face au Royaume du Maroc. Après son appel resté sans lendemain à la population des provinces du Sud pour boycotter les législatives de 2007, «le Polisario veut maintenant se rattraper sur le registre de quelques associations zélées pour chercher à provoquer les autorités marocaines», explique M. Taleb. Rappelons que le taux de participation aux législatives du 7 septembre dernier dans les provinces du Sud a été le plus haut du Royaume. Le congrès de l'association nommée Codesa qui sera téléguidé à partir de Tindouf est une provocation préméditée qui fait partie de toute une stratégie. «Le Polisario parie en vérité sur une intervention de la part des autorités marocaines contre les congressistes pour redonner du service à sa machine de propagande et porter atteinte à l'image du Royaume du Maroc à l'extérieur», estime un unioniste. La direction du Polisario, qui est vivement critiquée pour sa gestion catastrophique des affaires internes, ajouter à cela les revers diplomatiques qu'elle n'a eu de cesse d'essuyer ces derniers temps sur le dossier du Sahara marocain, tourne attentivement le regard vers le Maroc recherchant où elle pourrait projeter ses échecs. Elle compte sur se agents de l'intérieur, principalement des jeunes désœuvrés, ou en panne de repères, qu'elle compte rallier à ses thèses. «Pour s'en rendre compte, il suffit de rappeler que cette direction a fait appel à quatre séparatistes de l'intérieur pour "témoigner", lors de la dernière session du Conseil des droits de l'Homme à Genève, sur des violations imaginées et montées de toutes pièces des droits de l'Homme dans les provinces sahariennes», rappelle une source sahraouie.
Aujourd'hui Le Maroc, 04/10/2007

L'Algérie misérable : Ils habitent les Favelas de Ziadia....Âmes charitables, aidez Nora et ses enfants !

Mohammed est un bébé de deux ans qui n’a jamais connu les douceurs d’une fête d’anniversaire, où les bébés nagent, de droit, dans un déluge d’amour et des tonnes de cadeaux.
A quelques dizaines de mètres d’un nouveau lotissement de villas cossues, rivalisant en hauteur, Mohammed vit dans un gourbi avec ses quatre sœurs, Dounia, Amani, Maya et Faïza, dont l’aînée n’a que 14 ans, et leur mère, Nora, spoliée de sa jeunesse et de la beauté de son visage, ravagé par le vitiligo. Le père de famille est décédé l’an dernier suite à un arrêt cardiaque provoqué par les tourments du chômage et le sentiment d’impuissance de se procurer du lait pour ses enfants. Il était vendeur de fripe au marché de Daksi, fermé par la force publique quelques mois auparavant. Il n’avait ni assurance ni retraite. Sa famille se retrouve sans le moindre revenu. Nora et ses cinq enfants habitent depuis onze ans dans une baraque de fortune, construite à la lisière du bidonville Filahi, lui-même situé entre la cité Ziadia et les lotissements Sarkina. Quatre de ses enfants sont nés sous le toit troué de son gourbi, acheté à « un promoteur de gourbis » (le métier existe bel et bien), depuis qu’elle et son mari avaient quitté le domicile de sa belle-famille. Filahi est l’un des bidonvilles qui forment une longue ceinture flirtant avec l’oued depuis Djebel El Ouahch jusqu’à Oued El Had. Des favelas de la honte, cachées aux regards de tous les visiteurs officiels, notamment le ministre de l’Habitat, celui de la Solidarité nationale, et surtout le chef de l’Etat. Depuis plus d’une année, on multiplie les recensements et les promesses de relogement pour les milliers d’habitants du bidonville. Hélas, les logements, pourtant prêts à être distribués, demeurent otages de calculs intéressés entre des responsables bien installés dans le confort de leurs bureaux. Ont-ils vu Mohammed et ses copains jouer dans l’oued ? Dormir au milieu des nids de rats et de serpents ? Vivre séparé d’une frontière, si ténue, avec des dangers ahurissants, tandis que la mère fait la lessive pour d’autres, moyennant quelques dizaines de dinars ? Non, ils n’ont rien vu et ne verront rien comme nous tous repus et malades de notre suffisance, sourds et aveugles aux drames qui se jouent à nos portes.Aux premières averses généreuses, le gourbi de Nora sera menacé par la crue de l’oued et les eaux boueuses charriées depuis les hauteurs. Un autre hiver s’annonce rude pour tous les habitants du bidonville et leurs enfants, privés des droits humains les plus élémentaires. D’ici là, Nora vit au jour le jour, et au jour d’aujourd’hui, son souci est d’assurer le minimum du trousseau à ses enfants scolarisés et leur casse-croûte quotidien. Chaque matin, elle s’en va chercher le pain rassis du jour, et de quoi faire bouillir une marmite pleine de mensonges alimentaires.
N. Nesrouche , EL WATAN 04/10/2007

La coopération algéro-rwandaise passée au crible à Kigali....AZE3MA

Le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, a examiné deux jours durant (2-3 octobre) à Kigali avec le ministre rwandais des Affaires étrangères, Charles Murigande, l'état de la coopération algéro-rwandaise ( ce qu'on ne sait pas c'est que ce Ministre est parti à Kigali pour acheter le soutien du Ruwanda à la soit-disant cause sahrouie...au lieu de s'attaquer à la pénurie des denrés alimentaires pendant la période du Ramadan , ce type est dépéché par les généraux à Kigali avec un gros chéque dans les poches pour avoir le soutien du Ruwanda à la cause sahraouie) . Cette session, placée sous le signe de "l'approfondissement et de la dynamisation" des relations entre l'Algérie et le Rwanda, (là on tout compris , c'est le flou total (plutot sonatrach))a permis d'évaluer l'état de la coopération entre les deux pays, d'identifier les voies et moyens de son renforcement et de poursuivre le dialogue et la concertation sur les questions d'intérêt commun (les questions d'inéret commun....lesquelles? .

Pauvre Peuple Algé-rien

Alger -APS 04/10/2007

Wednesday, October 03, 2007

Algérie: Pauvreté salariale et inflation Le difficile équilibre économique et social

Les prix à la consommation, les salaires, l’inflation, la baisse du pouvoir d’achat... ont été au centre des débats de la conférence tenue lundi soir par le Forum des chefs d’entreprises (FCE). Tout en se montrant très préoccupés par la hausse des prix, la faiblesse relative des salaires et de la productivité du travail, des patrons et des experts ont tenté, à travers leurs interventions, d’expliquer la genèse et les causes de la faiblesse de l’investissement productif en Algérie et la résurgence de l’inflation des prix. Pour le président du FCE, Réda Hamiani, l’économie mondiale pousse à une tendance haussière des prix des matières premières, ce qui s’exprime en Algérie par une inflation importée et donc par «une hausse des prix sans productivité». Selon cet ancien ministre de la PME, la faiblesse des investissements de qualité est directement liée aux «éternels» problèmes de l’accès au foncier, aux financements et aux entraves bureaucratiques. Hamiani a insisté à ce titre sur la nécessité de reconstituer la classe moyenne qui est garante de la stabilité économique et de l’amélioration du pouvoir d’achat. De son côté, Abdellatif Benachenhou, l’ancien ministre des Finances, a indiqué que «l’Algérie est installée dans une situation de pauvreté salariale donc de pouvoir d’achat». Une situation que Benachenhou attribue, entre autres, au bouleversement du modèle de consommation et ses conséquences néfastes sur les ménages durant les vingt dernières années, ainsi que l’évolution durant cette dernière décennie de la masse salariale au profit des entrepreneurs individuels, faisant que le salariat n’est plus la norme en Algérie. L’autre problématique responsable, selon M. Benachenhou, de cette «pauvreté salariale» est la question de l’accès au logement: «Avec les prix excessifs de l’immobilier, nous risquons de retomber dans le recours au logement social car le promotionnel ne sera plus accessible aux ménages», a-t-il estimé. Toujours en relation avec l’accès au logement, il a suggéré de libérer l’offre interne, déplorant le fait que la CNEP, par exemple, dispose de 1.000 milliards de dinars de dépôts mais ses prêts pour le logement ne dépasseraient pas les 160 milliards de dinars. Revenant sur la privatisation des entreprises publiques et les investissements étrangers, il a regretté que certaines démarches soient «restées sans suite» ou retardées. L’ex-chef du gouvernement Ahmed Benbitour a, pour sa part, souligné que trois bonnes opportunités s’offraient actuellement à l’économie nationale en quête de redressement. Il citera dans ce contexte la démocratisation du savoir, l’aisance financière (plus de 80 milliards de dollars de réserves de change sans endettement extérieur), un taux d’épargne publique appréciable (plus de 50% du PIB) et un rééquilibrage démographique entre 2000 et 2030. Il a par ailleurs estimé que l’investissement est concentré sur les infrastructures publiques et pas assez sur le capital humain et les technologies de l’information et de la communication (TIC). A l’issue des débats, experts et patrons ont mis l’accent sur la nécessité d’oeuvrer pour une politique de l’offre et trouver un consensus entre le secteur public et le secteur privé dans le but de maintenir l’équilibre économique et social du pays. La conférence-débat du FCE intervient au lendemain d’une rencontre ayant regroupé le chef du gouvernement et les opérateurs économiques. Belkhadem avait à l’occasion indiqué que «l’effort de l’Etat ne doit pas profiter aux spéculateurs de toutes sortes qui foisonnent dans l’appareil économique». Le chef du gouvernement, qui s’est insurgé contre les augmentations des prix de certains produits de consommation malgré le soutien des prix par l’Etat, a rappelé que la préoccupation majeure du gouvernement est la protection du pouvoir d’achat des citoyens. Le pouvoir d’achat, poursuit Belkhadem, ne se résume pas à l’augmentation des salaires qui, dans la situation actuelle, favorise les spéculateurs. Le chef du gouvernement a en outre appelé à une lutte concertée et en règle contre le marché informel, affirmant au passage que le gouvernement va fédérer ses énergies et les orienter en priorité vers la lutte contre l’informel qui prédomine dans notre économie. Belkhadem a affirmé que l’Algérie a des potentialités naturelles et humaines énormes, qui, si elles sont utilisées à bon escient, pourraient faire réduire le taux de chômage à 8% dans les six ou sept années à venir. Le «phénomène» de la hausse des prix et de la spéculation a été aussi l’un des points sur lequel le président de la République s’est longuement étalé à l’issue de l’audience consacrée au ministre du Commerce. Le chef de l’Etat a indiqué que l’augmentation actuelle des prix de certains produits à l’échelle mondiale est vraisemblablement une tendance durable, qui a certes des explications conjoncturelles mais aussi et surtout des raisons structurelles. Pour le cas de notre pays, le chef de l’Etat avait indiqué qu’en dehors de fondamentaux économiques, il faut dire aussi que la hausse des prix est aujourd’hui alimentée par la spéculation. Et c’est là, dira-t-il, un autre défi sérieux qui interpelle les pouvoirs publics pour affirmer l’autorité de la loi et protéger le consommateur tant dans son pouvoir d’achat que dans sa santé.
par Djamel B.Le Quotidien d'Oran. 03/10/2007

Algérie: Ils sont plus de 4000 à avoir fermé leur commerce, La profession de boulanger est en péril

Plus de 4000 boulangeries ont changé d’activité au cours de ces toutes dernières années et presque autant s’apprêteraient à les suivre si des solutions ne sont pas rapidement apportées par le gouvernement aux problèmes de la profession, apprend-on du syndicat national des boulangers qui n’a de cesse d’interpeller les pouvoirs publics concernés sur cette épineuse question.
Convaincu que son devoir s’arrête au seul soutien du prix de la farine de panification resté, il est vrai, inchangé depuis bientôt une décennie alors qu’il revient pratiquement au double à l’Etat, le gouvernement ne veut toujours pas comprendre que dans le prix de revient d’une baguette de pain, il n’y a pas que l’élément coût de la farine qui intervient. Du quintal de farine acheté au prix de 2000 DA, le boulanger ne peut en effet tirer qu’environ 200 baguettes de pain quand, évidemment, le produit ne contient pas, comme c’est malheureusement souvent le cas, des impuretés. A ce stade déjà, on constate que la marge brute du boulanger est très faible. Si faible qu’elle disparaît dès qu’on y inclut les charges inévitables que sont les salaires, l’énergie, l’eau, le sel, la levure et, bien entendu, les prélèvements obligatoires que constituent les impôts, les taxes et les cotisations sociales. En alignant tous ces postes de frais, on se rend à l’évidence, qu’il est impossible pour le boulanger de dégager le moindre profit. Pour pouvoir maintenir un tant soit peu son activité, le boulanger est alors contraint à la triche. Il prélèvera sur son quota de farine pourtant exclusivement destinée à la fabrique du pain, une quantité qu’il revendra en l’état à un prix supérieur ou utilisera pour produire des pâtisseries autrement plus rentables que le pain. Il est par ailleurs souvent contraint d’employer ses travailleurs au noir pour ne pas avoir à payer les cotisations sociales liées aux emplois déclarés. Mal payés, rarement déclarés, les travailleurs qualifiés ont préféré changer de métier mais, pire encore, ne sont pas remplacés par de jeunes recrues qui préfèrent se former dans des activités moins pénibles et mieux rémunérées. C’est toute la profession qui est de ce fait menacée de disparaître, si rien n’est rapidement fait pour la revaloriser. Une revalorisation qui n’aura pleinement un sens que dans la mesure où la profession de boulanger nourrit suffisamment bien son homme et lui permet de s’épanouir, comme c’est le cas dans pratiquement tous les pays du monde. Et, il est tout à fait regrettable qu’un métier aussi noble se soit à ce point clochardisé.
Cri d’alarme du syndicat
Les boulangers de « père en fils » détenteurs d’un réel savoir-faire ont pratiquement tous baissé rideau et les rares rescapés comme la famille Chaïb auront à l’évidence beaucoup de mal à tenir le coup eu égard aux nombreuses difficultés qui les attendent. Outre les hausses démesurées de prix qui ont affecté et affecteront chaque année un peu plus tous les facteurs de production sans exception (main-d’œuvre, eau, électricité, gaz, levure et sel), il est à craindre que la hausse, déjà annoncée, du prix du gasoil (énergie utilisée par un nombre considérable de boulangers) ne mette la profession à rude épreuve. C’est un véritable cri d’alarme que le syndicat national des boulangers a lancé à l’adresse du gouvernement, malheureusement resté sourd à la détresse de la profession. L’Etat ayant pris le respectable engagement de maintenir le prix du pain à son niveau actuel, les boulangers demandent au gouvernement d’aller au bout de cette logique en prenant en charge les pertes générées par cette sujétion. Il peut être suggéré que les pertes subies par les boulangers leur soient compensées par l’Etat, forfaitairement ou sur présentation d’une évaluation périodique. Ce serait la manière la plus simple et, sans doute, la plus efficace, mais il est également possible de soutenir les boulangers en leur réservant un traitement spécifique autrement plus favorable en matière de prix de l’énergie, de l’eau et de fiscalité. Un traitement de faveur que le gouvernement ne consentira à accorder aux boulangers que dans la mesure où il prend conscience du péril qui menace la profession.
EL WATAN 03/10/2007

Freedom House demande l’amendement de la Charte

L’Algérie est en train de perdre sur le plan médiatico-politique ce qu’elle a pu réaliser depuis les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis.
Dangereuses insinuations de l’ONG américaine Freedom House. Virulent, très virulent est le rapport publié par Freedom House sur la situation des droits de l’homme en Algérie. Un rapport qui prend l’allure d’une véritable ingérence dans les affaires intérieures algériennes.Après les critiques de Transparency International, notre pays vient d’être fortement épinglé par l’ONG américaine: «L’Algérie a accompli des progrès considérables vers la réduction de la violence interne et l’amélioration des conditions économiques (...). Cependant, le président Abdelaziz Bouteflika a été peu disposé à démocratiser la vie politique du pays et le propulser vers une véritable économie de marché», souligne Freedom House dans son rapport publié dimanche.L’ONG évoque la mauvaise gestion de la situation sécuritaire. Cependant, aucune allusion n’est faite aux crimes commis par les groupes terroristes en Algérie. L’organisation terroristes d’Al Qaîda au Maghreb n’est à aucun moment citée dans le rapport.Le drame des Algériens est résumé en termes de nombre de morts publié par la presse nationale et les agences internationales. En effet, même si Freedom House reconnaît que «la situation sécuritaire s’est nettement améliorée par rapport aux années 90» et que «les attaques terroristes ont connu une baisse considérable», il n’en demeure pas moins que sur ce chapitre l’Algérie est appelée à redoubler d’efforts et à réviser sa stratégie pour arriver à une «solution juste et équitable au conflit» qui oppose les forces de sécurité aux groupes terroristes.L’ONG relève que «la charte initiée par le président algérien offre l’amnistie aux responsables du conflit armé et favorise l’amnésie». La Charte selon Freedom House «met fin à la quête pour la vérité engagée par les associations des droits de l’homme».A cet effet, l’ONG américaine recommande en premier lieu dans son rapport «l’amendement de la Charte pour la paix, en tenant compte du débat contradictoire qu’a soulevé ce projet depuis deux ans». Cette révision devrait «consacrer l’équité dans la définition des responsabilités». Mais cette équité ne ressort pas dans le rapport de l’ONG, qui s’étale dans «les critiques à l’égard des services de sécurité» et «oublie» de dénoncer les crimes revendiqués par les groupes terroristes. En des termes à peine voilés, Freedom House relance le «qui tue qui» en évoquant «des lettres de revendication non vérifiées du Gspc et publiées par la presse algérienne au lendemain de chaque attentat». En deuxième lieu, l’ONG suggère que soit donné le droit aux cadres du FIS dissous de créer un parti politique: «Le gouvernement algérien devrait éliminer toutes les restrictions sur les activités politiques des membres du FIS et permettre à ces derniers d’activer librement dans le champ politique.»En outre, Freedom House se joint à la Commission des droits de l’homme des Nations unies et atteste que le procès des dirigeants du FIS dissous n’était pas «équitable». Dès lors, comment expliquer ce brutal revirement dans les position des ONG concernant la stratégie de lutte contre le terrorisme de notre pays?L’Algérie est-elle en train de perdre sur le plan médiatico-politique tout ce qu’elle a pu réaliser ces six dernières années, c’est-à-dire au lendemain des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis? Il est certain que depuis ces attaques, les Etats-Unis ont fait de l’Algérie «un exemple à suivre dans le combat contre la menace terroriste». L’Algérie est devenue, ou a cru l’être, un partenaire fiable dans cette lutte mondiale contre ce fléau. Mais depuis deux ans le ton a changé.On citera à titre de rappel les rapports contradictoires publiés par le département d’Etat américain sur l’Algérie en l’intervalle d’une année. Si en 2006, on a fait l’éloge du combat mené par le pays contre le terrorisme, cette année des interrogations ont été exprimées contre la démarche menée par les autorités du pays.En troisième lieu, Freedom House a exhorté l’Algérie à lever l’état d’urgence pour permettre à toutes les composantes de la société civile de s’exprimer librement: «Ce n’est pas le cas actuellement. Le gouvernement algérien refuse d’agréer plusieurs partis dans l’optique de ne pas gêner les trois partis, (FLN, RND, MSP) qui soutiennent le président», lit-on dans le rapport. Enfin, Freedom House, qui dénonce la dépendance de la justice, relève néanmoins le dynamisme enregistré par le gouvernement dans la gestion des scandales financiers.
L'EXPRESSION 03/10/2007

Monday, October 01, 2007

M. Benaïssa réitère l'engagement du Maroc à aller de l'avant pour une solution définitive de la question du Sahara

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Mohamed Benaïssa, a réitéré, lundi devant l'Assemblée générale de l'ONU, l'engagement du Maroc à aller de l'avant en vue d'une solution définitive à la question du Sahara dans le cadre de la souveraineté du Royaume et sur la base de l'Initiative d'autonomie laquelle, a-t-il dit, a enclenché la dynamique de négociations en cours sous l'égide des Nations unies.
Le Maroc, qui a participé de bonne foi et avec un esprit constructif à deux rounds de négociations sur le Sahara, a rappelé M. Benaïssa, "réitère son engagement d'aller de l'avant dans ce processus, en vue de parvenir à une solution définitive à ce différend dans le cadre de la souveraineté nationale du Royaume et de son intégrité territoriale, ainsi que sur la base de l'Initiative d'autonomie, en tant qu'ultime objectif de ce processus de négociations et en tant qu'offre ouverte, flexible et indivisible".
"L'Initiative marocaine a ouvert des perspectives prometteuses en vue de surmonter l'impasse que connaît ce dossier au niveau onusien, en présentant les fondements d'une solution politique, réaliste, définitive et applicable à un différend régional qui entrave l'édification d'un ensemble maghrébin fort et homogène et interactif avec son environnement géopolitique", a ajouté le ministre, relevant que cette Initiative, fruit de vastes consultations internationales et d'un large processus de délibération sur le plan interne est conforme à la légalité internationale.
Il a rappelé qu'"à la lumière de cette dynamique positive, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1754, qui a constitué une rupture avec les approches et les propositions antérieures dans le traitement de ce dossier, puisqu'il a appelé à la négociation, en prenant en compte les récents développements, notamment l'Initiative marocaine et les efforts du Maroc qualifiés, à cet effet, par le Conseil de sécurité de +sérieux et crédibles+".
"La question du Sahara marocain, l'un des différends régionaux de longue durée en Afrique, connaît un tournant historique important à la suite du lancement des négociations de Manhasset", a, en outre, affirmé M. Benaïssa.
Après avoir rappelé que la présente session de l'Assemblée générale se tient à la veille de la célébration du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme et de l'envoi de la première mission onusienne de maintien de la paix, il a souligné, par ailleurs, la disposition du Maroc à participer aux efforts visant la consécration d'un consensus international concernant les concepts des droits de l'Homme afin qu'ils ne fassent plus l'objet de confrontation et d'opposition, mais plutôt de coopération et de concertation.
"Ces concepts ne sauraient, en effet, demeurer de simples valeurs universelles, mais devraient se traduire en réalités concrètes, prenant en considération la diversité et l'indivisibilité des droits de l'Homme", a dit M. Benaïssa.
Dans ce contexte, a-t-il rappelé, le Maroc a proposé, en mars dernier, au Conseil des droits de l'Homme des Nations unies, l'adoption d'une Déclaration internationale relative à l'éducation et à la formation dans le domaine de la culture des droits de l'Homme, formant le voeu que ce projet puisse bénéficier de l'appui de tous les Etats afin de constituer une contribution précieuse pour la commémoration du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.
Evoquant l'action de l'ONU en matière de maintien de la paix, il a indiqué que le Maroc a été l'un des pionniers à contribuer aux efforts de l'ONU dans ce domaine, rappelant que depuis 1960, le Royaume a contribué avec plus de 50.000 hommes à 13 opérations de maintien de la paix déployées dans quatre continents.
"Grâce à leurs sacrifices et à leur défense des principes de l'ONU, les Forces Armées Royales ont contribué, avec l'ensemble des casques bleus, à l'obtention, à deux reprises, par notre Organisation du Prix Nobel de la Paix", a affirmé le ministre.
A partir de son expérience et de son expertise sur le terrain, le Royaume estime que le moment est opportun pour rechercher les voies et moyens à même de renforcer la base juridique et le cadre organisationnel des opérations de maintien de la paix, a-t-il ajouté, soulignant que l'objectif est de "prendre en considération les évolutions de ces opérations et le besoin de l'amélioration des conditions de leur déploiement et l'activité de ses membres".
"A cet effet, le Royaume du Maroc propose la tenue, l'année prochaine, d'une réunion de haut niveau, afin d'examiner cette question sous tous ses aspects et adopter des recommandations susceptibles d'élaborer des normes nouvelles et des mécanismes de travail avancés. Ceci permettra de garantir l'efficacité de ces opérations, l'élargissement de leurs règles de participation, et d'éviter certains événements tragiques touchant à la protection des civils durant les conflits armés ou certaines pratiques immorales isolées", a assuré M. Benaïssa.
Abordant les liens historiques, humains et religieux qui lient le Maroc aux autres Etats africains, le ministre a rappelé que le Royaume a fait de ses relations avec les pays d'Afrique "l'une des priorités de sa politique étrangère, sur la base des principes de respect mutuel, de la solidarité agissante, de la coopération fructueuse et de l'adhésion constructive aux initiatives régionales et aux stratégies internationales élaborées en faveur du Continent".
Il a indiqué qu'outre les programmes de développement s'inscrivant dans le cadre de la coopération Sud-Sud et des diverses opérations de solidarité avec les Etats africains, la première Conférence africaine sur le développement humain, s'est tenue en avril dernier à Rabat, afin de mettre en place une stratégie complémentaire visant la satisfaction des besoins particuliers de l'Afrique dans la perspective de la concrétisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).
M. Benaïsssa a, dans ce sens, souhaité que le rapport qui sera présenté à cette session de l'Assemblée générale par le Secrétaire général sur "les causes des conflits et la promotion de la paix et du développement durable de l'Afrique" formule des recommandations pratiques et une vision politique claire, à même de renforcer les piliers de la stabilité, de la paix et de la sécurité dans le Continent, la consolidation de la démocratie et des droits de l'Homme, le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des Etats Africains et le règlement pacifique des différends sur la base du bon voisinage.
Concernant le Moyen-Orient, il a souligné que "les circonstances difficiles que traverse cette région requièrent le déploiement d'intenses efforts en vue de mettre un terme à un long et difficile conflit, causant la souffrance des peuples depuis plus d'un demi siècle".
"Le Maroc, qui suit de près toutes ces évolutions, réitère de nouveau la nécessité impérieuse de ressusciter le processus de paix au Moyen-Orient, selon une approche globale et sur la base des accords signés entre les parties, y compris la Feuille de Route et l'Initiative arabe de paix", a indiqué M.
Benaïssa Il a ajouté que cette initiative représente "un choix stratégique, traduisant la volonté sincère des Etats arabes pour la recherche d'une paix juste et durable au Moyen-Orient, garantissant les droits nationaux du peuple palestinien, y compris son droit d'établir son Etat indépendant avec pour capitale Al-Qods Asharif, ainsi que le retrait des territoires arabes occupés, de façon à permettre aux Etats et aux peuples de la région de vivre en paix et en sécurité".
"Le Maroc nourrit l'espoir que la Conférence internationale sur le Moyen- Orient, prévue à la fin de cette année, puisse aboutir à des résultats positifs", a-t-il dit, rappelant que le Royaume, qui préside le Comité Al-Qods en la Personne de SM le Roi Mohammed VI, "insiste de nouveau sur la nécessité de respecter le statut particulier de la ville Sainte d'Al-Qods et de préserver son identité civilisationnelle et spirituelle".
Il a, à cet égard, rappelé que SM le Roi Mohammed VI a toujours veillé à attirer l'attention de l'Organisation des Nations unies et à s'adresser aux acteurs influents demandant leurs bons offices pour mettre un terme aux fouilles archéologiques illégales autour de la Mosquée bénie d'Al-Aqsa.
Par ailleurs, le ministre a indiqué que "le Maroc suit avec une grande préoccupation la situation difficile que connaît l'Irak frère et appelle les différents courants et groupes à faire prévaloir la sagesse, la clairvoyance, le dialogue et la réconciliation nationale, dans le but de préserver la souveraineté de l'Irak, son intégrité territoriale et d'éliminer le cycle de la violence qui menace sa stabilité et sa sécurité".
Face aux multiples défis auxquels le monde est confronté, M. Benaïssa a souligné la nécessité d'édifier des institutions multilatérales efficientes capables d'établir une coopération efficace et coordonnée entre les Etats et de créer une cohérence et une synergie entre les diverses initiatives nationales et régionales.
"C'est dans cette optique qu'émerge l'importance cruciale d'une Organisation des Nations unies plus forte, jouissant de la confiance et de l'engagement des Etats membres et de leur soutien pour qu'elle puisse réussir son programme de réforme", a-t-il estimé.
New York (Nations unies), 01/10/07-MAP.

Le Maroc maintient sa demande d'un recensement objectif et crédible des séquestrés dans les camps de Tindouf (diplomate)

Le Maroc maintient sa demande d'un recensement objectif et crédible des ressortissants marocains séquestrés dans les camps de Tindouf et formule la demande au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour l'élaboration d'un rapport circonstancié faisant le point sur cette question en identifiant les obstacles, les responsabilités et en définissant les difficultés de réalisation de ce recensement, a affirmé l'ambassadeur, représentant du Royaume du Maroc auprès de l'Office des Nations unies à Genève, M. Mohamed Loulichki.
Dans son intervention devant la 58ème session du Comité exécutif du HCR, ouverte lundi au Palais des Nations à Genève, M. Loulichki a ajouté que le Maroc, qui demeure préoccupé par la situation précaire des ressortissants marocains séquestrés dans les camps de Tindouf, privés depuis plus de trente ans de leurs droits les plus élémentaires, n'a cessé de demander au HCR de s'acquitter convenablement de son mandat et de mettre fin à cette situation des plus anachroniques en permettant à ces populations de bénéficier de l'assistance adéquate et pouvoir faire leur libre choix de retour.
Depuis 1975, le Maroc demande un recensement viable et crédible de la population des camps de Tindouf, et depuis cette date, le gouvernement algérien refuse systématiquement d'accomplir ou de permettre ce recensement, a-t-il relevé. Une obligation de l'Etat algérien qu'elle doit accomplir en sa qualité d'Etat partie à la Convention de 1951 envers le HCR et la Communauté internationale, une exigence vis-à-vis des populations des camps et de leurs familles vivant au Maroc, une revendication du Maroc et des Etats donateurs en matière d'assistance humanitaire, et un préalable pour déterminer le volume de l'assistance humanitaire fournie par le HCR, les Etats donateurs et les ONG et mettre fin à son détournement, a-t-il soutenu.
Le diplomate marocain a, en outre, fait savoir que "les appels répétés du HCR à conduire un recensement de la population vivant dans les camps de Tindouf se sont toujours heurtés au refus de l'Algérie", précisant que "le refus du gouvernement algérien de procéder au recensement ou d'autoriser le HCR à s'acquitter convenablement de son mandat n'ont d'autres explications que la volonté des responsables de ce pays à utiliser les souffrances des populations des camps pour bloquer toute perspective de solution".
Rappelant qu'en 2005, le HCR et le PAM ont revu à la baisse le chiffre avancé par les autorités algériennes en le fixant à 90.000 et l'ont confirmé depuis lors, M. Loulichki, s'est félicité de cette décision, tout en exprimant la reconnaissance de la délégation marocaine aux pays donateurs qui contribuent à alléger les souffrances de la population séquestrée dans les camps de Tindouf.
L'Ambassadeur a, d'autre part, estimé nécessaire de respecter le mandat du HCR en faisant le distinguo entre les situations humanitaires et la recherche de la solution politique
Genève 01/10/07-MAP

Algérie: Le lait en sachet se fait désirer, la pénurie perdure depuis plus de 4 jours déjà à Annaba

Depuis quatre jours, le lait en sachet est quasiment introuvable à Annaba. Les habitants de la Coquette sont obligés de se rabattre au prix comptant sur les packs de lait liquide ou en poudre. Pour en savoir plus sur les raisons de cet énième “problème”, nous nous sommes rapprochés de la Direction du commerce de la wilaya dont la principale mission est la régulation du marché. Son premier responsable nous dira : “C’est dû à un problème au niveau de la laiterie de l’Edough”. Et d’ajouter : “Et pour en savoir plus, vous n’avez qu’à lire ce qui s’écrit dans les colonnes de la presse.” Aussi, nous avons essayé à plusieurs reprises de prendre attache avec les responsables de la laiterie de l’Edough, en vain. Toutefois, selon nos sources, cette pénurie serait due à la panne d’une machine de la laiterie. Toujours selon nos sources, il est attendu l’arrivée de techniciens tunisiens pour la réparer.
La liberté 01/10/2007