Friday, December 28, 2007

Maurtianie: Le GSPC Algérien sème la terreur en Mauritanie -Quatre touristes français assassinés

Après avoir perpétré, dans la capitale, le 11 décembre, un double attentat à la voiture piégée qui a coûté la vie à plus de soixante-dix personnes, le GSPC (Al Qaïda Maghreb) a pris pour cible, au milieu de la semaine, la Mauritanie.
Trois terroristes de nationalité mauritanienne, identifiés par les autorités locales comme des salafistes proches d’Al Qaïda, ont tué lundi quatre touristes français à Aleg (région Brakna, 250 km à l’est de Nouakchott). Une fois leur sinistre forfait accompli, les criminels ont pris la fuite en direction de la frontière mauritano-sénégalaise, laissant derrière eux un pays plongé dans la terreur. Les autorités de la région de Brakna avaient indiqué au lendemain de l’attaque que les assaillants avaient certainement franchi la frontière sénégalaise. Aussitôt l’annonce faite, Dakar a mis en place d’importants moyens humains et matériels pour retrouver ces individus au cas où ils se trouveraient effectivement en territoire sénégalais. Au Mali, un dispositif de sécurité a été également déployé le long de la frontière entre le Mali et la Mauritanie, longue de plus de 2000 km. C’est la deuxième fois en moins de trois ans que le groupe salafiste opère en Mauritanie. Le GSPC avait, rappelle-t-on, attaqué en juin 2005 la base militaire mauritanienne de Lemgheity, située à 400 km de la ville minière de Zouérate, près de la frontière algérienne et malienne. L’incursion durant laquelle six véhicules ont été emportés et deux camions incendiés avait fait, selon un bilan officiel, quinze soldats et cinq assaillants tués, vingt militaires blessés et deux autres portés disparus parmi la cinquantaine qui occupait la caserne. Les assaillants – dont le nombre variait entre 100 et 140 hommes – circulaient à bord d’une douzaine de véhicules. En revanche, c’est la première fois qu’Al Qaïda s’en prend à des étrangers en Mauritanie, pays pauvre où le secteur touristique commence à devenir une précieuse source de revenus. En ce sens, l’impact de cette attaque risque d’être préjudiciable pour les affaires. La preuve : à Paris, le ministère des Affaires étrangères a annoncé être en train de « réévaluer » l’approche française « du risque que présente un déplacement en Mauritanie ». En outre, par cet assassinat d’étrangers, le GSPC met clairement à exécution sa menace proférée après les attentats d’Alger du 11 décembre et qui consiste à s’attaquer aux Occidentaux. Le choix de la Mauritanie comme « théâtre des opérations », s’explique par le fait que le contrôle de la région par les Etats est loin d’être total. Hier, les recherches se poursuivaient encore pour tenter d’interpeller les trois Mauritaniens en fuite. Les forces de sécurité mauritaniennes, sénégalaises et maliennes étaient mobilisées pour tenter de les retrouver. De son côté, le parquet général de Nouakchott a annoncé, mardi, selon l’AFP qui a rapporté l’information, que deux des trois assaillants étaient proches d’un groupe terroriste islamiste, écartant de fait la piste crapuleuse initialement privilégiée par les autorités. Ces deux jeunes hommes avaient été arrêtés en 2006 pour appartenance présumée au GSPC. L’un des deux avait ensuite été libéré sans inculpation et le second avait été acquitté de l’accusation d’appartenance à un groupe terroriste. Le parquet a fait appel et l’affaire demeure devant les tribunaux. Une des cinq personnes arrêtées par ailleurs en Mauritanie depuis l’attaque avait aussi déjà été condamnée en 2006 pour appartenance à un groupe terroriste. Selon les premiers éléments de l’enquête, il s’agit de Mohamed Elmoustapha Ould Abdel Kader, surnommé Abou Elghassem, qui aurait hébergé les assaillants et leur aurait procuré le véhicule avec lequel ils ont commis l’attaque. A signaler que l’assassinat des quatre Français est survenu moins de dix jours avant le départ du rallye-raid Dakar-2008, qui prévoit neuf étapes en Mauritanie. En 2007, des menaces du GSPC avaient, souligne-t-on, conduit les organisateurs du rallye à annuler deux étapes entre Néma et Tombouctou (Mali).
Zine Cherfaoui -el watan 28/12/2007

Le récent congrès du "Polisario" n'avait qu'un seul objectif : torpiller le plan de paix proposé par le Maroc (journal nigérien)

Le récent congrès du "Polisario" n'avait pour seul objectif que de "torpiller le plan de paix proposé par le Royaume du Maroc, qui a pourtant eu l'approbation de la communauté internationale", souligne l'hebdomadaire nigérien "L'événement" dans son édition du 25 décembre.
Dans un article sous le titre :"le Polisario en perte de vitesse", l'hebdomadaire relève que "c'est parce que certains dirigeants du front Polisario, aidés de leur traditionnel parrain algérien, ne veulent pas s'inscrire dans la logique de paix, que le congrès de Tifariti a été organisé". Le Polisario "tente ainsi de se donner une envergure politique que les observateurs n'ont pas décelée sur le terrain", ajoute-t-il.
Selon l'hebdomadaire, le Polisario et l'Algérie, son "principal soutien inconditionnel et traditionnel", ont tenté, par ce congrès, de "détourner l'attention des observateurs sur les conditions déplorables et misérables des séquestrés de Tindouf, en Algérie, dues notamment aux détournements de l'aide humanitaire à des fins politiques".
"Aujourd'hui, c'est la représentativité même du polisario qui est en cause au vu des profonds remous qui agitent les camps des réfugiés de Tindouf", à un moment où des voix sahraouies s'élèvent de plus en plus pour "dénoncer les graves violations des droits de l'Homme par le Polisario", souligne l'hebdomadaire.
"Le polisario est donc aujourd'hui en perte de vitesse, en raison de la profonde aspiration de la population sahraouie à la paix", note "L'évènement", soulignant que la négociation demeure la seule voie vers la solution définitive de la question du Sahara. La communauté internationale avait "qualifié de sérieuse" l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara, relève "L'événement".
Dans un précédent article, la même publication affirme que l'initiative marocaine est "la seule alternative" pour la règlement de ce conflit. "Si toutes les autres parties, à savoir le Polisario et l'Algérie, font preuve de bonne volonté, comme le fait le Maroc, le troisième round des négociations va porter ses fruits afin que le problème sahraoui soit définitivement réglé dans le cadre de la souveraineté du Royaume du Maroc", souligne Garé Amadou, l'auteur de l'article publié le 18 décembre sous le titre "l'initiative marocaine a le vent en poupe".
"Face aux agitations du polisario, qui voulait torpiller les pourparlers, pourtant salués de partout, le Royaume chérifien, sous la conduite du Roi Mohammed VI, est resté confiant dans sa proposition d'autonomie dans les provinces du sud, qui font partie intégrante du Maroc de par son histoire et sa culture", ajoute-t-il, soulignant que c'est le sérieux de la proposition marocaine qui a amené les Nations Unies à voter la résolution 1754 qui a, non seulement appelé à des discussions sur la base des derniers développements, mais aussi salué les immenses efforts des autorités marocaines en vue d'un règlement définitif de la question du Sahara
Rabat, 28/12/07-MAP

Comment les services algériens orchestrent leur campagne anti-marocaine dans l'affaire du Sahara

La campagne anti-marocaine menée à l'international sur le dossier du Sahara est dirigée par l'Algérie. Enquête sur le mode de fonctionnement de ses services de renseignements, leurs réseaux et leur financement. L'offre d'autonomie marocaine a suscité beaucoup plus de tourbillons à Alger que du côté des sables de Tindouf, tant le succès de l'initiative marocaine dérange dans le cadre feutré du palais d'El Mouradia. Une véritable onde de choc secoue le voisin de l'Est, en raison des percées diplomatiques retentissantes réalisées par le Royaume sur la question de son intégrité territoriale. Mais aux efforts diplomatiques déployés par le Royaume, salués par le Conseil de sécurité dans ses deux dernières résolutions (1754/1783), l'Algérie oppose un travail de sape savamment orchestré par ses services de renseignements en remettant en scelle le vieux fameux slogan «la fin justifie les moyens». Or, comble du paradoxe, l'Algérie, qui est confrontée à une crise sociale indéniable, fait preuve d'une générosité inégalable quand il s'agit de financer les réseaux asservis à la thèse chimérique du fameux «droit du peuple sahraoui à l'autodétermination». Ses services de renseignements ne lésinent pas sur les moyens, - les pétrodollars s'entend -, pour mettre en réseau toutes sortes d'organismes soutenant la chimérique RASD aussi bien algériens qu'étrangers (en Europe, en Afrique, en Australie, voire aux Etats-Unis). On ne se fait aucun scrupule à « piquer dans la gamelle du pauvre » pour aider ces organismes, financièrement bien sûr, à mener leurs activités de propagande et de désinformation sur la question du Sahara. De ces organismes, qui monnayent à prix d'or leurs services douteux, il y a lieu de retenir le très (dynamique) organisme dénommé «Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui» (CNASPS). Bénéficiant de moyens financiers importants, cette organisation, censée servir et ne pas se servir, au nom de la société civile algérienne, est connue, dans les milieux des renseignements, comme l'organisation la plus virulente et la plus agressive en termes de propagande pro-Polisario. Son président s'appelle Mahrez Lamari, un individu très controversé. Le CNASPS, qui opère comme une interface du ministère algérien des Affaires étrangères, est chargé de la mise en place à l'étranger des «Comités algériens solidaires de la RASD» existant dans la majorité des pays européens. Il agit en parfaite collusion avec la «Fédération européenne des Associations algériennes», et est également chargé du contact avec différents Parlements européens à travers notamment des élus d'extrême gauche sympathisants des séparatistes. En fait, tout ce que l'appareil diplomatique ne peut pas faire directement, c'est lui qui s'en occupe notamment en ce qui concerne «la rémunération des services rendus à la cause». On comprend, dans ce cadre, les accointances de cet organisme, qui se dit droit-de-l'hommiste, avec le sénateur belge controversé, Pierre Galand, mettant à profit un lobbying puissant au sein des Parlements européens où on a vu défiler ces derniers temps, et en grand nombre, les prétendus «héros de l'Intifada sahraouie». Une Intifada aussi virtuelle que ses protagonistes. On comprend comment et pourquoi, de simples « chômeurs volontaires », tels que Ahmed Houmad et Larbi Messaoud, des opportunistes comme Aminatou Haïdar et Djimi El Ghalia, par exemple, ont pu aller de l'autre côté de la Méditerranée, pour disserter sur « les graves violations des droits de l'Homme» dans les provinces sahariennes. On ne sait que trop qui a été derrière le déclenchement de «l'Intifada sahraouie» en 2005 à Laâyoune. Elle a été simplement téléguidée, à partir de Las Palmas, aux Iles Canaries, par un certain «Boulssan», un agent des services algériens. Tout comme les soi-disant «frontistes de l'intérieur», les ONG étrangères ont réussi à amasser des montagnes de fortunes sur le dos de la « cause sahraouie » auprès des ambassades d'Alger. Il suffit de voir du côté de l'Italie, où des sommes colossales ont été déboursées par l'Algérie pour financer l'organisation de la «33ème Conférence de la Coordination européenne pour la solidarité avec le peuple du Sahara occidental (Eucoco)», laquelle s'est tenue du 19 au 21 octobre dernier à Rome. L'EUCOCO 2007 a réuni un total de 400 «délégués» d'Europe, d'Afrique et d'Amérique du Sud, en garantissant un séjour doré au président de la fantomatique RASD, Mohamed Abdelaziz, ainsi qu'à ses acolytes. Beaucoup de devises pour une fausse cause. Rebelote en 2008, cette fois en Espagne pour reprendre le même couplet. La «Fédération espagnole des institutions d'Etat solidaires avec le peuple sahraoui» met déjà le paquet pour accueillir la prochaine rencontre. Idem pour l'autre rendez-vous de la dénommée «Task Force», relevant du même «Eucoco» qui fait jouer ses relations sonnantes et trébuchantes auprès de l'Internationale socialiste dans le dessein de faire adhérer ses membres au principe de «l'autodétermination» qui ne correspond pas à l'affaire du Sahara marocain. Tout cela permet de comprendre le très récent changement de position du responsable des relations extérieures au sein du parti socialiste sénégalais, Jacques Baudin. Et aussi, de la position radicale adoptée en 2006 par l'Afrique du Sud, après l'investiture de Thabo Mbeki à la tête de l'ANC, en remplacement de Nelson Mandela. Qui a dit que l'argent n'avait pas d'odeur, à plus forte raison quand cela provient des puits de pétrole algériens ? Dans certains pays africains où la corruption est une monnaie courante, le CNASPS joue un rôle très important. Re-cap sur l'Europe, et précisément en Belgique où l'on compte une dizaine d'associations pro-Polisario, dont notamment «Oxfam Solidarité» qui fait preuve d'un excès de zèle notoire sur le dossier des «droits des réfugiés sahraouis». La connexion entre la famine et les «réfugiés sahraouis» est souvent servie comme un prétexte à la collecte de «l'aide humanitaire» dont le butin finit inéluctablement dans les poches des mercenaires galonnés. En Irlande du Nord, l'association «Front Line» fait preuve, de son côté, d'un activisme remarqué sur ce même dossier. Idem pour le «Comité norvégien de solidarité avec le peuple sahraoui», le Conseil norvégien des réfugiés, la Fondation norvégienne des droits de l'Homme … On pourrait évidemment allonger la liste, mais abrégeons: la prétendue «cause du peuple sahraoui» n'est, finalement, qu'un fonds de commerce qui draine beaucoup d'argent émanant notamment des caisses noires de l'Etat algérien et qui atterrit dans les poches de plusieurs opportunistes et mercenaires des fausses causes à travers le monde. Tout cela, pour tenter de déstabiliser un voisin alors que le pouvoir algérien aurait mieux fait d'orienter ces «efforts financiers et politiques» vers l'amélioration de la situation socioéconomique du peuple algérien.
Etats-Unis, le lobby anti-marocain s’activeAux Etats-Unis, les renseignements algériens ont créé un lobby doté de grands moyens financiers et logistiques. A la tête de ce lobby, il y a le sénateur Edward Royce. C'est ce dernier qui a chapeauté l'opération de promotion de la nouvelle star du séparatisme artificiel à l'algérienne, en l'occurrence la flamboyante Aminatou Haidar. Lors de sa visite en septembre 2006, cette dernière a pu s'entretenir avec plusieurs membres du Congrès américain grâce à un programme établi et préparé par le sénateur Royce. En plus, il réussit à lui obtenir, à l'occasion de sa visite, l'adhésion de 23 membres du Congrès à une lettre adressée à la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, lui faisant état de la visite d'Aminatou Haidar et lui demandant de soutenir son action et sa «cause». Parmi les signataires de cette lettre, figure une congresswoman du nom de Sheila Jackson Lee. Or, il se trouve que Royce et Jackson Lee sont les co-présidents du lobby algérien à Washington créé en juin dernier par le ministère algérien des Affaires étrangères. Lors de sa création, le 28 juin 2006, une grande réception avait été offerte par l'ambassadeur algérien à Washington, Amine Kharbi. Trois mois plus tard, le sénateur Royce réussit à faire inviter Aminatou Haidar par Freedom House (une ONG qui sert de bras droit aux fameux IR, Institut international républicain créé par l'ancien président Ronald Reagan pour permettre au gouvernement de faire de l'ingérence sous la couverture de la société civile). Reste la question de savoir ce qui fait courir le sénateur Royce. C'est simplement le pétrole algérien. Ce congressman républicain pour la Californie roule pour un secteur du parti républicain qui prône une réorientation des Etats-Unis vers le pétrole africain.
Afrique du Sud, l'autre pisteEn Afrique du sud, l'activisme pro-Polisario fait fureur . Un lobby puissant a été mis en place, coiffé par le Conseil des églises sud-africaines. Une organisation qui, sous la couverture de la religion, œuvre en vérité pour la mainmise de l'Afrique du Sud sur les richesses pétrolières de la région. C'est son secrétaire général, Eddy Makue, qui recevra la pseudo-ambassadrice itinérante de la fantomatique RASD lors de son passage à Johannesburg, le 4 juillet 2006, et lui obtint une rencontre avec pas moins que la ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Dlamini Zuma. Cette organisation obtient aussi des fonds de l'Algérie qui co-finance certaines de ses opérations de lobbying auprès des chefs d'Etat de la région. La position pro-Polisario du président zimbabwéen, Mugabe, est l'une des réalisations de cette organisation.
ALM 27/12/2007 ALM.

Thursday, December 27, 2007

Les attentats d'Alger : une population prise en otage par les luttes de clans

Le 11 décembre 2007, Alger vient encore une fois d'être le théâtre de deux attentats meurtriers – ciblant le Conseil constitutionnel et un bâtiment de l'ONU – qui ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. Une fois de plus attribués aux islamistes, ces attentats ne feront l'objet d'aucune enquête policière ou judiciaire : les auteurs des explosions ayant été tués, comme d'habitude, aucune instruction digne de ce nom ne suivra. Jusqu'à nos jours, aucune enquête sérieuse n'a été diligentée à propos des massacres de Raïs (300 morts), Bentalha (477 morts), Ramka (1 000 morts) et d'autres perpétrés en 1997 et 1998. Dix ans plus tard, la grande majorité de la population algérienne est convaincue que ces tueries ont été le fait d'islamistes manipulés par les chefs du DRS (la police politique), dans le cadre de la lutte de clans qui les opposait alors à celui du président Liamine Zéroual (1). De même aujourd'hui, la revendication des derniers attentats par Al-Qaida du Maghreb (AQMI, ex-GSPC) n'est pas prise pour argent comptant par l'opinion, qui pointe derrière ce groupe des commanditaires au sein du pouvoir algérien – notoirement traversé depuis 2006 par une nouvelle lutte de clans, opposant les chefs du DRS aux forces (dont certains chefs de l'armée) rassemblées derrière la figure du président Bouteflika. Étonnamment, plusieurs journalistes de la presse algérienne, pourtant farouchement hostiles aux islamistes, se sont faits en partie l'écho de ces questionnements de la population. De fait, dans les jours qui suivent les attentats, en lisant la presse et en recoupant les déclarations de certains officiels du « clan Bouteflika », on relève de nombreux indices montrant que la thèse de la lutte des clans au sommet du pouvoir est la plus plausible et que ses protagonistes ont tenu à le faire savoir. Évidemment, les indices ne sont pas des preuves, mais leur concordance est pour le moins surprenante. Le premier est rapporté par le quotidien El-Watan qui, dans son édition du 12 décembre 2007, s'étonne de l'acharnement d'un officier supérieur du GIS (une police dépendant du ministère de la Défense nationale) à éloigner les journalistes des lieux des attentats. L'auteur de l'article y voit « une volonté délibérée de cacher la vérité à l'opinion publique ». Mais quelle vérité les militaires du GIS voudraient-ils cacher ? Un autre indice est une phrase lancée par le ministre de l'Intérieur, Noureddine Zerhouni, lors de sa conférence de presse, avançant que les attentats sont liés à la question du troisième mandat présidentiel : le ministre pointait ainsi du doigt ceux qui refusent que Bouteflika soit candidat à sa propre succession en 2009, péripétie politicienne pourtant parfaitement étrangère aux discours mortifères affichés par l'AQMI-GSPC sur ses sites Web. Refusant de reconnaître la pertinence de la dénomination « Al-Qaida au Maghreb » et continuant de citer le GSPC (comme pour mieux souligner l'origine strictement algérienne des responsables des attentats), le ministre de l'Intérieur en a rajouté lors de sa visite sur les lieux des deux drames : d'une part, a-t-il déclaré, « les services de sécurité savaient, depuis des mois, que le siège du Conseil constitutionnel figurait parmi les cibles des groupes terroristes » ; et, d'autre part, ces derniers « ont acquis une grande capacité d'infiltration des groupes terroristes, et ils sont parvenus à affaiblir un grand nombre de ces groupes ». D'où les questions implicites (en fait transparentes pour le « sérail algérois ») : s'ils sont si efficaces, pourquoi ces services de sécurité n'ont-ils pu déjouer un tel attentat, d'autant plus qu'il ne s'agissait pas de cibles anodines ? Ses chefs les auraient-ils laissés se commettre (voire les auraient commandités) po ur prouver que Bouteflika aurait échoué dans sa politique de réconciliation et que, par conséquent, il n'aurait pas à se porter candidat pour la troisième fois ? Autre indice : un reportage organisé à chaud par la radio nationale Chaîne trois, dans lequel de nombreux citoyens interrogés ont demandé… la démission du président. Quand on sait le contrôle total qu'exerce le DRS sur la radio et la télévision publiques, ce reportage parle de lui-même. Une autre « anomalie » flagrante concerne les cibles des attentats – hautement symboliques – et leur mode opératoire. L'immeuble de l'ONU est situé à Hydra et le Conseil constitutionnel à Ben-Aknoun : deux quartiers hautement sécurisés d'Alger, sièges, pour le premier, des résidences des plus hautes autorités du régime et, pour le second, de nombreux établissements militaires (dont des casernes du DRS). Rappelons que le 11 avril 2007, le Palais du gouvernement et un important commissariat, dans des quartiers tout autant quadrillés, avaient été ciblés de la même manière, faisant 30 morts et plus de 200 blessés. Comment croire que des véhicules bourrés de près d'une tonne d'explosifs – selon la version officielle et celle donnée par l'AQMI – auraient pu se déplacer tranquillement sans être interceptés par des forces de sécurité omniprésentes et attentives au moindre fait suspect, à moins d'un « relâchement » programmé de ces dernières (selon un sinistre scénario largement attesté lors des massacres de 1997) ? Comment croire qu'un groupe terroriste réputé être au bord de l'agonie (du fait des « coups de boutoir » de la répression antiterroriste, selon le leitmotiv de l'« information sécuritaire ») aurait pu aussi facilement mener à bien de tels attentats, qui demandent des moyens matériels et humains, ainsi qu'une capacité d'organisation difficilement concevables de la part d'un groupe « en pleine déliquescence » ? Ces attentats font ainsi douloureusement écho aux massacres de 1997, qui avaient fini par pousser le général Liamine Zéroual à la démission un an plus tard. Aujourd'hui, c'est son successeur – ou plutôt le clan de ceux qui se cachent derrière lui – Abdelaziz Bouteflika qui semble à nouveau visé par ceux qui l'avaient fait élire en 1999 (le clan du général Mohamed « Tewfik » Médiène, chef inamovible du DRS depuis 1990) et dont il a voulu s'émanciper. En atteste, parmi bien d'autres drames, celui du 6 septembre 2007 à Batna : alors que le président se trouvait encore à 20 km de la ville, un attentat suicide a visé la foule qui l'attendait sur le chemin qu'il devait emprunter, faisant 22 morts et plus de 100 blessés . Le souvenir de l'assassinat du président Mohammed Boudiaf en juin 1992, en direct à la télévision – dont tous les Algériens savent qu'il a été orchestré par les chefs du DRS –, ne s'estompe pas si facilement… Le président Bouteflika a pourtant globalement mené à bien la mission que lui avaient assignée ses mentors du DRS : il a rendu l'Algérie fréquentable (même si les pétrodollars y sont aussi pour beaucoup) et il a fait passer en 2005 une loi dite « de la paix et la réconciliation ». Celle-ci équivaut à une amnistie totale des crimes des années 1990 (perpétrés par les forces de sécurité comme par les groupes armés se réclamant de l'islam) et a instauré l'interdiction de parler des années de sang sous peine de prison. Néanmoins, surtout depuis 2006, en s'appuyant sur les adversaires du « clan Tewfik » (dont les chefs de l'armée écartés par ce dernier), il a tenté d'élargir son influence dans d'importants secteurs du pouvoir algérien. Et, la conjoncture internationale aidant, il a pris, grâce à ses alliés, plusieurs décisions directement contraires aux intérêts des chefs du DRS et de leurs alliés civils : abrogation, en juillet 2006, des dispositions de la loi sur les hydrocarbures qui auraient permis – pour le plus grand profit des généraux liés aux Américains et touchant des commissions sur ces transactions – l'attribution de concessions aux entreprises pétrolières étrangères et bradé la propriété des réserves de pétrole et de gaz ; annulation de gros contrats avec des firmes américaines (dont un projet de quelque 3,5 milliards de dollars avec Anadarco) et liquidation de la société mixte algéro-américaine Brown & Roots Condor ; arrêt de la construction, déjà largement avancée, d'une importante base militaire américaine près de Tamanrasset ; intensification de la coopération militaire (et des grands contrats d'armement) avec la Russie ; etc. (2)Dans ce contexte, le choix des cibles des attentats du 11 décembre peut être compris comme la délivrance de sinistres « messages » au « clan Bouteflika », mais aussi à d'autres destinataires. Aux membres du Conseil constitutionnel : l'attaque contre leur siège vise à les dissuader de parrainer la révision de la Constitution nécessaire pour un troisième mandat du président Bouteflika. À la communauté internationale ( dont les services connaissent parfaitement la vraie nature de l'AQMI-GSPC ) : l'attentat contre le siège de deux organismes de l'ONU est une manière pour les chefs du DRS de lui faire savoir que le clan Bouteflika ne peut assurer la sécurité des étrangers en Algérie et qu'ils doivent s'en remettre à eux seuls. C'est bien ce que semblait confirmer , le lendemain même des attentats, l'éditorialiste – réputé très proche du DRS – du quotidien Liberté : il écrivait que, pour le GSPC, le fait d'avoir ciblé un immeuble de l'ONU était une « manière de signifier aux étrangers que l'État algérien est incapable de protéger ses hôtes ». C'est cette toile de fond, bien plus que les élucubrations des pseudo-experts internationaux ès terrorisme sur Al-Qaida, qui donne la trame explicative des dramatiques attentats frappant des civils innocents depuis le printemps 2006 (3). Et pendant ce temps, cette guerre larvée continue de prendre en otage une population broyée par l'insécurité, la pauvreté, le chômage et la malvie. En un mot, la hogra .
http://www.algerie-tpp.org/tpp/pdf/dossier_2_massacres.pdf .

La déprime des Algériens devant les étals «ça brûle, ça brûle...!»

Le pouvoir d'achat des Algériens est rudement malmené, les chiffres de l'Office national des statistiques le confirment. Dans les marchés, les ménagères oscillent entre déprime et exaspération. C'est un marché, dans un quartier populaire de la capitale, réputé pour sa «rahma» pour les petites bourses et où l'on vient en voiture aussi pour s'approvisionner moins cher. Le «gardien des voitures», un personnage haut en couleurs, qui connaît les ressorts intimes de son marché, annonce la couleur: «ça brûle, mon frère, ça brûle!» Ça brûle, en effet, et au troisième degré. Devant les étals, les clients balançaient entre l'abattement et l'exaspération, les réflexions indignées à l'égard de la «houkouma» se terminant par un long soupir: «mais comment font les familles qui n'ont qu'un seul salaire?». C'est le gardien du marché, absolument incollable sur tout, qui donne la réponse: «Elles peuvent se rabattent sur la pomme de terre qui est tombée à 35 DA, mais attention, elles ne doivent pas en faire des frites car l'huile est bouillante. Ce qu'elles peuvent faire, c'est de la patate bouillie, c'est ce qu'il y a de plus abordable». Les détaillants jurent, la main sur le coeur, que leur marge n'a pas augmenté avec cette flambée généralisée et qu'ils ont même eu tendance à la réduire. «Nos clients ne sont pas des riches, on en tient compte...» Mais le «marché des pauvres» a de la peine, désormais, à tenir sa petite réputation face à la spirale des hausses des prix. Les marchands ont renoncé à proposer de la banane car elle coûte 160 DA au prix de gros. «Même si on la vendait à ce prix, c'est beaucoup trop», explique un marchand avec un regard dépité sur les courgettes, bien belles, mais qui sont justement vendues à 160 DA le kg. Un prix de Ramadhan qui a tendance à durer. C'était, hier, le jour de la courgette, ou plutôt du commentaire sur «el-kerâa», devenue, aux yeux des ménagères outrées, le symbole de ce qui ne va plus. «Ils nous tuent!», s'écrie une femme dont le couffin est resté presque vide après avoir fait plusieurs fois le tour des étals. Les marchands comme les clients approuvent. Il n'y avait pas besoin d'explication pour savoir que «ils», désigne les gens du gouvernement et que les discussions codées entre Ahmed Ouyahia et certains de ses anciens ministres, toujours en place, ont l'air de se dérouler sur la planète Mars. Au marché des légumes -les fruits, devenant un trop grand luxe-, le crédit des responsables est aussi mince que le pouvoir d'achat littéralement assommé par la hausse des prix des produits de large consommation. Une situation confirmée par les chiffres de l'Office national des statistiques qui fait état, selon l'agence de presse APS, d'un rythme d'inflation de 3,5% au cours des 11 derniers mois, porté essentiellement par les fortes hausses des produits alimentaires. Le chiffre pour toute l'année atteindrait 3,8% .
PAS DE FRITES, MAIS DES PATATES BOUILLIESSi l'évolution des prix a été modérée pour certains produits comme les viandes, les conserves et les produits de luxe, elle a été très forte pour les produits qui entrent dans la composition régulière du panier de la ménagère. C'est-à-dire, la destination la plus importante du budget des familles. Il s'agit, selon l'ONS, des biens alimentaires ( 6,5%) notamment les produits agricoles frais ( 7,9%), les produits alimentaires industriels ( 5%), les biens manufacturés ( 0,5%) et les services ( 1,5%). Les fruits frais ont augmenté de 19,5%, la pomme de terre, devenue essentielle dans la cuisine quotidienne, a connu une hausse moyenne de 53,1% . C'est énorme! Les autres produits ne sont pas en reste, le poisson frais ( 14,3%), les huiles et graisses ( 9,5%), les café, thé et infusions ( 7,2%), les viandes blanches ( 2%), les boissons non alcoolisées ( 3,6%), le lait, le fromage et dérivés ( 4,30%) et, enfin, le pain et les céréales avec 5,9% . Ces chiffres confirment largement que «manger» greve, désormais, l'essentiel des revenus des ménages. Et que le couffin pas rempli mais néanmoins brûlant marque l'année 2007. A la sortie du «marché des pauvres», le gardien autoproclamé des voitures vous prend les 20 dinars habituels et recommande en souriant: «patates bouillies, pas de frites...».
par M. Saâdoune - LeQuotidien d'Oran 27/12/2007.

Wednesday, December 26, 2007

Mauritanie : Trois arrestations après le meurtre de touristes français

Trois Mauritaniens ont été interpellés lundi soir à Aleg, en Mauritanie, dans le cadre de l'enquête lancée après le meurtre le même jour de quatre touristes français sur une route non loin de cette ville.Deux hommes et une femme ont été arrêtés à Aleg (250 km à l'est de Nouakchott), dans le cadre de l'enquête sur cette attaque. Ils sont interrogés par la police sur place, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire sous couvert de l'anonymat. Cette source n'a pu préciser si les personnes arrêtées avaient été directement impliquées dans le meurtre de quatre Français, dont au moins deux enfants, tués par balles à la mi-journée à une vingtaine de kilomètres d'Aleg. Un cinquième, un père de famille selon l'ambassade de France, a été grièvement blessé. Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a indiqué que les victimes étaient «quatre membres d'une famille accompagnés d'un ami». «Ils étaient en route vers le Mali lorsqu'ils ont été surpris par une bande armée composée de trois personnes qui leur ont réclamé, sans succès, de l'argent avant de les abattre de façon barbare», a indiqué le ministère. «Le ministère regrette et condamne cet acte criminel en contradiction avec nos valeurs de tolérance», conclut le texte. Selon plusieurs sources locales contactées par l'AFP, les trois auteurs de cette tentative de vol à main armée ont pris la fuite à bord d'une berline. Des sources policières ont ensuite indiqué qu'un véhicule semblable avait été retrouvé dans la ville d'Aleg, où un important dispositif militaire et policier a été déployé en fin d'après-midi. Au cours d'un entretien téléphonique, le président mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi a assuré lundi soir son homologue français Nicolas Sarkozy que son pays «fera tout pour rattraper» les auteurs de l'attaque, selon une source contactée à la présidence. M. Ould Cheikh Abdallahi a «promis que le Français blessé admis à l'hôpital Cheikh Zaïd (de Nouakchott) bénéficiera d'une prise en charge totale du gouvernement mauritanien». Il a également assuré à son interlocuteur que les corps des quatre Français décédés, acheminés d'Aleg à Nouakchott «seront rapatriés à la première occasion», a encore rapporté cette source. Si les routes réputées «à risque» en Mauritanie se limitent au nord-est du pays, zone désertique frontalière du Mali où circulent des groupes touareg ou islamistes, il est généralement conseillé de circuler à deux véhicules pour tout déplacement hors de la capitale, comme il est d'usage dans le Sahara.
AFP 26/12/2007.

Mauritanie: les tueurs des Français en fuite, piste terroriste privilégiée

Les autorités mauritaniennes privilégiaient la piste terroriste mercredi dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat lundi de quatre Français par trois Mauritaniens, dont deux identifiés comme proches des réseaux salafistes, qui sont parvenus à prendre la fuite par le Sénégal.
Les forces de sécurité mauritaniennes, sénégalaises et maliennes étaient mobilisées pour tenter de retrouver les fugitifs, localisés pour la dernière fois lundi soir près de la frontière sénégalaise.
Mercredi soir, un porte-parole du ministre mauritanien de l'Intérieur, Yall Zakaria, a annoncé que ses services privilégiaient désormais la piste terroriste.
A Paris, le parquet penchait aussi vers cette thèse en ouvrant mercredi une enquête préliminaire visant notamment les faits "d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, d'assassinats et de tentative d'assassinat", a annoncé une source judiciaire.
L'enquête a été confiée conjointement à la Direction de la surveillance du territoire (contre-espionnage français) et à la sous-direction antiterroriste (SDAT), a-t-on précisé de même source.
Mardi, le parquet général de Nouakchott avait révélé que deux des trois assaillants étaient proches d'un groupe terroriste islamiste.
Ces deux jeunes hommes avaient été arrêtés en 2006 pour appartenance présumée au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, rebaptisé depuis Branche d' Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI).
Par ailleurs, une des cinq personnes arrêtées en Mauritanie dans le cadre de cette affaire a été identifiée comme étant un extrémiste islamiste condamné en 2006 pour appartenance au GSPC. Selon les premiers éléments de l'enquête, il aurait assisté les assaillants dans la préparation de l'attaque et dans leur fuite.
Un porte-parole du ministre mauritanien de l'Intérieur a confirmé mercredi "l'entrée effective" au Sénégal des trois hommes.
Depuis mardi, Dakar a déployé "des moyens conséquents, humains et matériels", selon le commandant Daouda Diop, chargé de la communication de la gendarmerie sénégalaise, qui n'a toutefois pas été en mesure de confirmer mercredi soir la présence des trois fugitifs au Sénégal.
Au Mali, un important dispositif de sécurité a également été mis en place le long de la frontière avec la Mauritanie, longue de plus de 2.000 km.
Les trois Mauritaniens recherchés avaient attaqué lundi un groupe de cinq touristes français à une vingtaine de kilomètres d'Aleg (sud-est). Quatre touristes ont été tués. Le cinquième, un septuagénaire blessé par balles, a été évacué à Dakar où il a été opéré avec succès, puis rapatrié mercredi en France.
Les dépouilles mortelles de ses deux fils de 47 et 38 ans, de son frère et d'un ami d'enfance d'un de ses fils devaient être rapatriées le 29 décembre vers Paris, a indiqué un diplomate français.
L'attaque, qualifiée d'"odieuse" par le Premier ministre mauritanien Zeine Ould Zeidane, est survenue moins de dix jours avant le départ du rallye-raid Dakar-2008, qui prévoit huit étapes en Mauritanie.
En 2007, des menaces du GSPC avaient conduit les organisateurs du rallye à annuler deux étapes entre Néma et Tombouctou (Mali).
Des responsables de la course devaient se rendre jeudi à Nouakchott pour étudier avec les autorités mauritaniennes les conditions de sécurité de l'épreuve.
De son côté, le Quai d'Orsay a annoncé être en train de "réévaluer" l'approche française "du risque que présente un déplacement en Mauritanie".
Début juin 2005, le GSPC avait mené une attaque contre une base militaire dans le nord-est mauritanien, tuant 15 soldats et blessant 17 autres. Ce groupe ne s'en était cependant jamais pris à des étrangers en Mauritanie, où le secteur touristique connaît un essor relativement important.
NOUAKCHOTT (AFP)-26/12/2007

Khatt Achahid: "l'actuelle direction du Polisario est illégitime et ne peut négocier au nom des Sahraouis"

L'actuelle direction du Polisario est "illégitime" et et ne possède "aucune légitimité pour négocier" avec le Maroc au nom des Sahraouis, a affirmé mercredi Khatt Achahid, une faction dissidente du Polisario, dont plusieurs dirigeants sont installés en Espagne.
Dans un communiqué rendu public en Espagne, Khatt Achahid (la Ligne du Martyr) appelle au"boycott total de l'actuelle direction corrompue et totalitaire", élue au terme du 12ème congrès des séparatistes, tenu récemment.
"Le 12ème congrès a été une nouvelle pièce de théâtre du parti unique qui a permis à cette direction corrompue de se maintenir au pouvoir pour une nouvelle période de quatre ans" ", dénonce cette faction dissidente qui assure que "les dirigeants honnêtes et les jeunes ont été écartés de la direction".
"L'actuelle direction du Front Polisario est illégitime, puisque le 12ème congrès n'a pas été démocratique et légitime. Cette direction n'a aucune légitimité pour négocier ou parler, au nom du peuple sahraoui, avec le gouvernement marocain sur notre futur", ajoute le communiqué.
La faction Polisario-Khatt Achahid qui assure qu'elle représente "une grande partie de l'opinion publique sahraouie dans les camps de réfugiés et à l'extérieur" , appelle "le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, à nous consulter comme acteurs essentiels (...) pour la recherche d'une solution définitive au conflit du Sahara Occidental".
Cette solution définitive doit être recherchée dans le cadre de négociations sous l'égide des Nations Unies, souligne le communiqué.
Le Comité exécutif du Front Polisario-Khatt Achahid appelle "tous les Sahraouis honnêtes à boycotter" l'actuelle direction du Polisario qui "ne représente qu'elle-même".
"Face à l'intransigeance de la direction du Polisario qui poursuit sa politique de l'autruche et sa fuite en avant, les résultats du 12ème congrès du Front ont déçu toutes les attentes. Mohamed Abdelaziz ne respecte même pas les décisions qu'il édicte, nommant son épouse Khadija Hamdi dans la direction politique pour la préparer à sa succession au prochain congrès", souligne le Comité.
Les dirigeants de cette faction dissidente s'interrogent sur "cette loi qui donne au secrétaire général le droit de gouverner sans aucun contrôle, en commençant par la répartition des postes de responsabilité et en terminant par la détermination des aides que répartissent les organisations internationales aux réfugiés".
"Cette direction corrompue continue à sévir, sans aucun changement, ce qui confirme que Mohamed Abdelaziz méprise notre peuple et fait fi de ces appels répétés au changement, à la justice et à la démocratie au sein du Polisario", ajoute le Comité.
A rappeler que plusieurs membres de l'actuelle direction du Polisario sont poursuivis en Espagne par des Associations de défense des droits de l'homme pour "génocide et terrorisme".
Une plainte a été déposée récemment devant l'Audience Nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole, par plusieurs victimes du Polisario, appuyées par l'Association Sahraouie de défense des droits humains (ASADEDH) qui s'est constituée partie civile.
Madrid, 26/12/07-MAP

Mandats d'arrêt contre deux Algériens dans l'affaire Mecili

Un juge d'instruction parisien a signé le 7 décembre deux mandats d'arrêt internationaux dans l'enquête sur le meurtre de l'opposant algérien Ali Mecili en 1987, écrit le Canard Enchaîné.
Selon l'hebdomadaire, cette démarche vise, plus de vingt ans après les faits, l'assassin et le commanditaire présumés du meurtre, un "petit truand" et un ancien membre de la sécurité militaire algérienne.
Dès le début de l'enquête, les soupçons s'étaient portés sur les services secrets algériens, ce qui aurait incité les autorités françaises, craignant un remake de l'affaire Ben Barka, à la plus grande prudence.
L'enquête aurait été relancée en 2003 par le témoignage d'un ancien colonel de la Sécurité militaire algérienne, réfugié politique en Allemagne.
L'ex-officier visé par le juge Thouvenot est aujourd'hui consul en Allemagne, souligne le Canard Enchaîné, pour qui le magistrat risque de se heurter à la réticence des autorités judiciaires, soucieuses d'éviter une crise diplomatique avec Alger.
Paris (Reuters)-AFP. 26/12/2007.

L’armée algérienne persécute les tribus qui ont lancé la «Déclaration de Gjijimat»

La gendarmerie militaire algérienne se livre à une vaste campagne de répression contre les tribus sahraouies qui s’opposent à Mohamed abdelaziz et qui ont signé la déclaration de Gjijimat.Une vengeance aveugle vise les familles du groupe de dissidents du Polisario, réunis récemment à Gjijimat, à Tifariti, en protestation contre le pseudo 12ème congrès du front. Des sources bien informées font état de plusieurs arrestations au sein des tribus dont sont issus les 1000 dissidents, qui ont réussi à desserrer l'étau des services de sécurité du Polisario et de l'Algérie pour tenir leur congrès protestataire. Pour rappel, ce congrès a été couronné par «la Déclaration de Gjijimat», qui, tout en marquant la dissidence vis-à-vis de la direction du Polisario, exprime l'adhésion à l'offre d'autonomie marocaine. Cette initiative a suscité un profond désarroi au sein de la bande à Mohamed Abdelaziz, qui n'a pas trouvé mieux pour contenir ce sursaut légitime que le recours à la «méthode forte». La campagne répressive prend pour cible des familles originaires d' Oulad Dlim, Oulad Sbaâ, Cheïkh Maelaïnine, et la tribu Souaed, un pendant de la tribu Rguibat. Cette campagne, orchestrée par les services de Mohamed Abdelaziz, sous la supervision de la gendarmerie militaire algérienne, a déjà fait un mort lors du simulacre de congrès, attribué faussement à «un état de bousculade», alors qu'il s'inscrivait dans le cadre d'un plan organisé pour mater les dissidents. Les accusations imputées aux victimes soulèvent plus d'un point d'interrogation, compte tenu de leur timing. Les victimes, arrêtées dans la foulée du 12ème soit-disant congrès et bien après, se sont vu attribuer l'accusation de «trafic d'objets de la contrebande» ( !). Une pratique qui a pourtant largement cours dans les camps de Tindouf, et qui n'a rien de grave comparée au détournement de l'aide humanitaire par les dirigeants du Polisario eux-mêmes, avec à leur tête l'indéboulonnable Mohamed Abdelaziz. La campagne organisée aujourd'hui par les tortionnaires s'explique également par un désir de calmer les voix contestataires qui s'élèvent dans les camps de l'horreur pour protester contre le «festival» d'impairs qui ont ponctué la 12ème «comédie» de Tifariti, dont notamment la reconduction, pour la énième fois, de Mohamed Abdelaziz à la tête du front. Maintenant, et avec l'annonce de ce nouvel épisode de répression méthodique, des sources expriment des craintes quant au sort des dissidents toujours rassemblés à Gjijimat. Les temps pressent pour organiser un retour collectif de ces dissidents. Le président du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes, Khalihenna Ould Errachid, est récemment intervenu sur cette question, en marge de la deuxième session ordinaire du Conseil à Samara. Le responsable a affirmé que le Maroc avait pris les dispositions sécuritaires et logistiques nécessaires pour accueillir le groupe de ralliés. Cela urge de manière d'autant plus impérieuse qu'il s'agit de protéger ces ralliés contre la violence et la haine inouïe du Polisario et de son tuteur algérien.
Le 26-12-2007 Par : M’Hamed Hamrouch -ALM

Algérie: Le sachet de lait dépasse les 40 DA dans certaines localités, Des producteurs accusent

Le prix du sachet de lait, fixé à 30 dinars en période normale, a dépassé les 40 dinars pour atteindre, dans certaines localités de la wilaya, 45 dinars durant ces derniers jours de l'arrêt de travail observé par la majorité des transformateurs de lait de la région ouest. En dépit de ce large mouvement de contestation mené par les transformateurs, le sachet de lait, devenu certes rare dans les commerces de détail, n'a jamais déserté les étalages. On pouvait facilement se procurer dans certains quartiers de la ville son sachet de lait à 30 dinars, mais les quantités exposées restaient maigres et ne pouvaient répondre à toute la demande poussant certains commerçants à la spéculation. Cette «disponibilité» du sachet de lait dans les commerces est expliquée par le fait que certains transformateurs de la région n'ont pas observé l'arrêt de travail, mais au contraire avaient saisi l'occasion pour doubler leur production. Un acte de sabotage du mouvement de contestation? Non, dit le représentant des transformateurs de lait d'Oran, mais ce n'est que de l'opportunisme de certains professionnels qui recourent à ces pratiques pour faire le maximum de gains. Notre interlocuteur accuse ouvertement certains de ces «défaitistes» de faire des fausses déclarations dans le but de bénéficier des subventions de l'Etat. «On attend les subventions promises par le gouvernement depuis 3 mois et la majorité des transformateurs n'ont plus les moyens de continuer à supporter les charges de la production. Ces quelques propriétaires d'usine, qui n'avaient pas observé l'arrêt du travail, vivent seulement des subventions en recourant à des fausses déclarations. Ils produisent 5.000 litres/jour mais ils déclarent 50.000 litres aux services concernés pour bénéficier des 15 DA de subvention par litre», explique notre interlocuteur. Il ajoute que certaines de ces personnes qui possèdent seulement de petits ateliers de transformation de lait déclarent une production quotidienne de 150.000 litres, causant ainsi un grave préjudice à l'Etat mais aussi à la profession. «Le lait est blanc mais son commerce est noir», déplore le représentant des transformateurs de lait d'Oran qui regrette surtout l'inefficacité des services chargés du contrôle. Par ailleurs, «la tutelle s'est engagée à nous livrer la poudre de lait importée à partir du 1er janvier. Toutefois, on craint que cet échéancier ne soit pas respecté, puisqu'à ce jour le nouvel office n'a entamé aucune procédure pour l'importation de grandes quantités de poudre de lait», signale notre source qui s'est montrée sceptique tout en s'attendant à une nouvelle crise du lait, dans les prochains mois.
L'expression 26/12/2007.

Tuesday, December 25, 2007

Deux citoyens ayant regagné la mère-patrie dénoncent le calvaire et les supplices dans les camps de Tindouf

Deux citoyens, ayant fui les camps de Tindouf (ouest algérien) pour regagner la mère-patrie, en réponse à l'appel royal "la Patrie est clémente et miséricordieuse", ont dénoncé le calvaire et les supplices qui leur ont été infligés durant leur longue séquestration.
M. Said Hammou Ould Alioua, qui a passé 27 ans dans les geôles du "polisario", a souligné qu'il avait profité des circonstances lors des préparatifs du soit-disant 12e congrès du "front polisario" à Tifariti pour planifier sa fuite vers sa ville natale, Smara, une semaine avant la tenue de la 2ème session du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS).
M. Ould Alioua, originaire de la tribu Ikout, a déclaré à la MAP que son évasion des camps de Lahmada est pour lui une nouvelle naissance après de longues années de répression et de privation passées dans les rangs de bandes qui incitent les citoyens marocains sahraouis à la haine de leur Patrie et leurs proches dans les provinces du sud.
M. Ould Aliou, arrêté en 1979, souffre encore de blessures profondes aux plantes des pieds. Il a rappelé qu'après des mois de détention à la prison Arrachid, il a été transféré dans la zone dite "Jenina" près de Bechar où il avait subi des entraînements militaires par l'armée algérienne avant d'être intégré dans les milices du "polisario" à Tindouf et endoctriné d'idées destructrices et hostiles à l'intégrité territoriale du Royaume.
De son côté, M. Mohamed M'Barek Ould El Kouri, originaire de la tribu Rguibat, a souligné que sa fuite des camps de Tindouf où il est né en 1986, est un geste naturel dans la mesure où il s'inscrit dans le cadre de l'appel royal "la Patrie est clémente et miséricordieuse", affirmant que "le retour à la père-patrie, sous la souveraineté marocaine, est le destin incontournable de tous les citoyens sahraouis séquestrés dans les camps".
Il a, en outre, fait état du calvaire et de la tragédie des séquestrés dans les camps de Lahmada qui logent dans des tentes dépourvues des conditions élémentaires d'une vie digne, estimant que la direction du "polisario" oeuvre à maintenir ces conditions dans le but de les exploiter pour solliciter les aides des Organisations humanitaires internationales avant de les détourner.
La famille de M. Ould El Kouri a été enlevée en 1979 dans la région de Tifariti, sept ans avant sa naissance. Son père Boujamâa est décédé en 2004, tandis que sa mère Alouha est toujours séquestrée dans les camps de Tindouf.
MAP- Smara, 25/12/07

Algérie : La pénurie du lait s’aggrave

La pénurie du lait s'étend en Algérie à la suite de l'arrêt de la production sur tout le territoire algérien. Selon la presse locale cette pénurie s'est amplifiée après un mouvement de protestation des transformateurs de lait privés, qui n'ont pas reçu, depuis plus de trois mois, les subventions de l'Etat . Les transformateurs réclament le paiement des subventions pour les mois de septembre, octobre et novembre à tous les opérateurs et demandent également au gouvernement de revoir à la hausse le montant de la subvention pour la ramener à 25 DA pour chaque sachet de lait contre 15 DA actuellement et de l'indexer sur les cours mondiaux de la poudre de lait.
MAP-25/12/2007.

Deux ex séquestrés à Tindouf dénoncent les menaces du ''Polisario''(25/12/2007)

Deux citoyens qui viennent de fuire les camps de Tindouf pour regagner la mère patrie ont dénoncé les menaces que le "polisario" ne cesse de proférer.
Deux citoyens qui viennent de fuire les camps de Tindouf pour regagner la mère patrie ont dénoncé les menaces que le "polisario" ne cesse de proférer.Said Hammou Ould Alioua et Mohamed M'barek Ould El-Kouri, qui ont récemment regagné la mère patrie en réponse à l'appel royal "La Patrie est clémente et miséricordieuse", ont affirmé, dans des déclarations à la MAP, que "la bande qui sévit à la direction du +polisario+ s'est rabattue ces derniers temps, particulièrement depuis l'adhésion de la plupart des Sahraouis à la proposition Royale accordant un statut d'autonomie aux provinces du sud, sur une politique de fuite en avant et d'amplification des slogans pour empêcher ou entraver toute solution à la question du Sahara marocain, dans le but de maintenir la situation au statu quo et continuer à profiter des dons et aides que fournissent les organisations humanitaires internationales" aux populations des camps.Ould Alioua, qui a passé 27 ans en détention, et Ould El-Kouri, né en 1986 à Tindouf, ont souligné que la direction du +polisario+, dont les décisions ne bénéficient plus de l'adhésion du peuple, cherche à "jeter les Sahraouis marocains dans une guerre par procuration" maintenant que cette direction ne détient pas le pouvoir de décision en la matière et qu'elle demeure "incapable de poursuivre les négociations sur une solution politique conformément aux résolutions de l'ONU".
MAP-25/12/2007.

Algérie : La pénurie du lait s’aggrave...Le régime achéte des armes au lieu de nourrir la population.

La pénurie du lait s'étend en Algérie à la suite de l'arrêt de la production sur tout le territoire algérien. Selon la presse locale cette pénurie s'est amplifiée après un mouvement de protestation des transformateurs de lait privés, qui n'ont pas reçu, depuis plus de trois mois, les subventions de l'Etat . Les transformateurs réclament le paiement des subventions pour les mois de septembre, octobre et novembre à tous les opérateurs et demandent également au gouvernement de revoir à la hausse le montant de la subvention pour la ramener à 25 DA pour chaque sachet de lait contre 15 DA actuellement et de l'indexer sur les cours mondiaux de la poudre de lait.
ALM - 25/12/2007.

LES AVIONS F-16 MAROCAINS DEVANT LE CONGRÈS USCasino militaire à risque majeur

L’offre américaine a été revue au plus bas prix possible, mais en échange d’une base américaine sur le sol marocain. Le soutien US aux idées marocaines sur le Sahara occidental n’est pas non plus innocent.
Après des allers et retours, le Congrès américain a été appelé à examiner le dossier de l’achat par le Maroc de 24 avions de combat de type F-16. Initialement, le Maroc devait signer un contrat d’armement avec la France pour l’acquisition du Rafale français. Mais le contrat franco-marocain tombe à l’eau et les Américains ont bien profité d’une brèche dans le contrat pour tenter de se placer.L’avion français était en très mauvaise posture pour remporter le marché et «détrôner» l’offre des Etats-Unis qui ont proposé des F-16 d’occasion prélevés sur ceux de l’US Air Force.Le marché a été évalué à 2,4 milliards de dollars et les 24 avions de combat qui seront livrés au pays de Sa Majesté devront placer le Maroc à la 25e place dans la liste des pays possesseurs des F-16.Bon gré, mal gré, le contrat d’armement US avec le Maroc, appuyé d’un crédit spécial de la part du Pentagone, serait négocié à base d’intérêts minutieusement calculés. Le Maroc pourrait ainsi poursuivre, à l’encontre du droit international, sa politique expansionniste au Sahara occidental, tandis que les Américains se permettraient un partenaire au Maghreb qu’ils cherchaient à la loupe.Car, il fallait à tout prix trouver un pays d’accueil pour l’Africom (Commandement militaire américain pour l’Afrique). Nous apprenons, en fin de compte, d’une source marocaine, que le Royaume a proposé aux Américains la région de Tan-Tan pour installer une base américaine qui sera le Quartier général de l’Africom. A Tan-Tan, les armées du Maroc et des Etats-Unis avaient déjà organisé en avril 2005 des exercices militaires (African Lion 2005) dans cette région du Sud marocain. Simultanément, les USA ont initié, depuis 2000, en partenariat avec des pays africains et européens, un exercice militaire au Sahel, baptisé «Flintlock». Le «Flintlock», édition 2007, a été mené dans le cadre d’un programme américain baptisé «Partenariat transsaharien de lutte contre le terrorisme».C’est pour les mêmes raisons, c’est-à-dire «la lutte antiterroriste dans le monde» que l’administration Bush compte imposer aux pays africains un commandement militaire appelé «Africom».C’est ainsi qu’a été discuté le marché des F-16. C’est-à-dire que l’offre américaine a été revue au plus bas prix possible, mais en échange d’une base américaine sur le sol marocain qui servira de case départ aux opérations US en Afrique. Se référant à une note publiée par l’Agence de coopération sécuritaire qui relève du Pentagone, les Américains estiment que le contrat d’armement signé avec le Maroc le placera parmi les partenaires privilégiés des USA. Autrement dit, les USA s’engagent à soutenir le Maroc dans sa lutte contre le terrorisme et le doteront d’un matériel militaire le plus sophistiqué.C’est pourquoi le Pentagone s’est engagé à équiper l’armée marocaine des F-16 de type Block 50/52, les plus sophistiqués du genre des F-16, mais pas plus «précieux» que les Block 60 qu’aucun pays ne détient au monde, excepté les USA et les Emirats arabes unis. D’où le changement de cap des Marocains.Il est vrai que les F-16 sont plus sophistiqués que le Rafale de l’avionneur français Dassault, mais le revirement marocain s’explique aussi par le changement de position chez les Américains au sujet de la question sahraouie. En un mot, le contrat d’armement entre le Maroc et les USA tient à un seul fil, celui d’un soutien US aux plans marocains sur le Sahara occidental.Le Maroc devrait aussi avancer encore dans son offre concernant l’installation d’une base américaine à Tan-Tan, ce qui nous a été révélé, récemment, en France, par un membre actif dans le parti marocain Ennahdj Edimoukrati (la Voie démocratique).Il s’agit de déplacer la base militaire US (section Afrique) de Stuttgart (Allemagne) vers un pays africain et probablement le Maroc, si l’on se réfère aux informations de nos sources.En théorie, certains journaux du Royaume alaouite avaient déjà écrit que le Maroc aurait fait la proposition d’accueillir le commandement américain sur son sol. Dans la même foulée, le Congrès US, suivant un rapport publié récemment par le service de recherches CRS, avait qualifié le Royaume chérifien comme étant le pays «le plus crédible pour abriter l’Africom».Dans la pratique, les patrons du FBI et de la CIA se sont rendus quelques jours plus tard au Maroc, comme pour mettre en application un contrat moral conclu dans les coulisses. Le Royaume alaouite s’est contenté alors de faire allusion à une simple «coopération» d’ordre sécuritaire avec les Etats-Unis d’Amérique. Le Maroc, mené par le bout du nez, ne mesure pas encore la gravité de son engagement dans un processus dont il ne comprend ni les tenants et les aboutissants et encore moins l’intérêt que portent les USA au Maghreb et au Sahel.
Ali TITOUCHE-L'EXPRESSION 25/12/2007.

Monday, December 24, 2007

Le Pentagone veut vendre 24 F-16 au Maroc pour 2,4 milliards de dollars

Le Pentagone a informé le Congrès américain de son intention de vendre au Maroc 24 avions de chasse F-16 du groupe américain Lockheed Martin, ainsi que des équipements et des services associés, pour un montant total pouvant aller jusqu'à 2,4 milliards de dollars. Les F-16 américains étaient en concurrence au Maroc avec le Rafale du français Dassault, qui n'a jamais décroché de marché à l'export.L'échec de la vente du Rafale au Maroc, face au chasseur américain, avait été annoncé en octobre. «Cette vente proposée contribuera à la politique étrangère et aux objectifs de sécurité nationale des Etats-Unis, en améliorant les capacités du Maroc à soutenir les efforts américains dans la guerre contre le terrorisme, et en soutenant les besoins légitimes du Maroc en matière d'auto-défense», indique l'Agence de coopération et de sécurité de la défense, qui dépend du Pentagone, dans un communiqué.
Le 24-12-2007-ALM
Message clair aux génaraux algériens et aux marionnettes polisariennes.

Saturday, December 22, 2007

Sahara-Médias : Les voix élevées au Congrès de Gjijimat sont celles qui souffrent le plus dans les camps de Tindouf (Al Hayat)

Les voix élevées au Congrès de Gjijimat, tenu en parallèle avec le congrès du "polisario" par des Chioukhs et chefs de tribus sahraouis, sont celles de ceux qui "souffrent le plus dans les camps de Tindouf", écrit le journal "Al Hayat".
Dans son édition de vendredi, le journal estime que "le polisario a besoin non pas de brandir la menace de guerre qu'il n'a jamais gagnée mais de faire plutôt une autocritique après trois décennies d'obstacles qui ont entravé la réalisation des aspirations maghrébines à la paix, à la stabilité et à l'intégration".
"Il n'est pas nécessaire pour le (polisario) de se réfugier dans ce qu'il considère comme la défense du principe d'autodétermination ou d'autres engagements mais le plus important pour lui est d'adopter la meilleure approche qui permettra à la région de réaliser ses objectifs de détente, de rapprochement et de compréhension de nature à dissiper les différends superficiels ", ajoute "Al Hayat".
"Le polisario" n'est plus aujourd'hui comme il l'était lors du déclenchement du conflit dans un contexte de guerre froide caractérisé par "la domination idéologique et l'emploi des contradictions des régimes de la région", a rappelé le journal, indiquant que la responsabilité de la poursuite du conflit n'incombe pas au "polisario" tout seul, parce qu en fait 'il "fait partie d'un système englobant les relations régionales, les influences historiques et idéologiques et les domaines de compétitions et de conflits".
En présentant une initiative visant à octroyer une autonomie élargie aux provinces du sud, le Maroc a adopté "une formule de compromis plus compréhensible pour la communauté internationale" qui garantit aux populations concernées une gestion démocratique de leurs affaires locales, partant de sa conviction que le rétablissement de la sécurité et de la stabilité n'a pas de prix, a affirmé "Al Hayat".
Pour le journal, le Congrès de Gjijimat a été tenu par les chioukhs et chefs des tribus sahraouies, qui ont appelé la direction du "polisario" à accepter la proposition d'octroyer une autonomie élargie au Sahara, à adopter une solution politique et à consacrer la démocratie interne.
Le Caire, 21/12/07-MAP

Les menaces du polisario: une éventualité suicidaire qui ne peut être prise qu'à Alger (presse espagnole)

Madrid, 22/12/07-La presse espagnole minimise samedi les menaces du polisario de reprendre les hostilités, qualifiant de suicidaire une telle décision qui ne peut être prise, selon elle, qu'à Alger.
Une décision d'une telle ampleur se prend à Alger et non dans les camps de Tindouf, estime le quotidien "El Pais".
Le journal "ABC" estime, pour sa part, qu'une telle éventualité est "peu probable" et qu'elle est suicidaire.
De son côté, le journal "El Periodico" de Catalogne note que les séparatistes ont à nouveau brandi ces menaces, après trois jours de "confusion" autour de leur congrès.
MAP-23/12/2007

Friday, December 21, 2007

Des membres du Congrès américain expriment leur préoccupation concernant les récentes menaces du "Polisario"

Des membres du Congrès américain ont exprimé, dans une lettre à la Secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, leur préoccupation concernant les récentes menaces du "Polisario" de reprendre les armes contre le Maroc, qualifiant les propos tenus par le soi-disant ambassadeur du "Polisario" à Alger de "développement alarmant" susceptible d'entraver les efforts visant à parvenir à une solution politique du problème du Sahara et avertissant qu'un retour à la guerre ne ferait qu'ajouter à l'instabilité de la région et créer de nouvelles opportunités pour les terroristes internationaux.
Dans la lettre adressée à Mme Rice cette semaine, les congressmen Lincoln Diaz-Balart et Gary Ackerman qui ont dit avoir suivi avec "grand intérêt les initiatives de l'Administration (américaine) pour parvenir à une solution négociée du problème du Sahara Occidental", soulignent que les récentes déclarations du soi-disant ambassadeur du "Polisario" à Alger, laissant entendre que "le congrès" du +Polisario+ allait considérer la reprise du conflit armé avec le Maroc, constituent "un développement alarmant".
"Il est difficile de voir comment l'organisation des Nations Unies pourra arriver à une solution politique du problème si le +Polisario+ tient une conférence pour envisager la reprise des armes", ont souligné MM. Diaz-Balart, Républicain de Floride, et Ackerman, Démocrate de New York.
Affirmant qu'ils sont d'accord avec l'administration américaine quand elle estime que la proposition "sérieuse et crédible" faite par le Maroc" pour arriver à une solution politique de compromis à ce problème vieux de 30 ans, sur la base d'une large autonomie de la région sous souveraineté marocaine", est "la seule solution raisonnable et valide", les deux congressmen se sont dits "préoccupés toutefois par le fait que ni l'Algérie, ni le +Polisario+ ne semblent vraiment intéressés par une solution basée sur le compromis''.
MM. Diaz-Balart et Ackerman, respectivement, président du Caucus Maroc, et président de la sous-commission sur le Moyen-Orient et l'Asie du Sud de la Chambre des Représentants, ont appelé la secrétaire d'Etat à apprécier l'effort fait actuellement pour arriver à une solution du problème du Sahara à travers les négociations en cours sous l'égide des Nations Unies.
Ils ont également appelé les Etats-Unis à entreprendre des efforts afin de "persuader autant l'Algérie que le +Polisario+ qu'il est dans le meilleur intérêt de tout le monde dans la région du Maghreb de résoudre cette question à travers le compromis plutôt que de voir un retour à une guerre destructive qui ne ferait qu'ajouter à l'instabilité de la région et créer de nouvelles opportunités pour les terroristes internationaux''.
Il est à rappeler que MM. Diaz-Balart et Ackerman sont les initiateurs d'une lettre historique que plus de 170 congressmen des plus influents des Etats-Unis, représentant aussi bien le parti démocrate que le parti républicain, avaient adressée en avril dernier au président George W. Bush l'appelant "à épouser" la proposition d'autonomie présentée par le Maroc.
Dans cette lettre, les congressmen américains avaient qualifiée la proposition marocaine d'initiative "prometteuse", "historique" et "novatrice" fournissant "un cadre réaliste" et offrant "une opportunité novatrice pour trouver une solution politique durable" au conflit.
Washington, 21/12/07-MAP

Voici à présent la liste de membres de l'organisatio terroriste "POLISARIO"

-Hama Salama-Mhamed

-Khadad-Mahfoud Ali Beiba

-Brahim Ghali-Bechir Moustafa Sayed

-Abdelkader Taleb Oumar

-Brahim Ahmed Mahmoud

-Boukhari Ahmed-Abdallahi Lehbib

-Khatri Addouh

-Mohamed Lamine Bouhali

-Hamdi Begay

-Mohamed Salem Ould Salek

-Salem Lebsir-Mansour Oumar

-Mohamed Lamine Ahmed

-Bouchraya beyoun

-Mohamed Sidati

-Khadija Hamdi (nouveau terroriste)

-Taleb Ami Deh (nouveau terroriste)

-Khalil Sid Mhamed (nouveau terroriste)

-Moustapha Mohamed Ali Bechir (nouveau terroriste)

-Aliyen Kentaoui

-Mohamed Lamine Dedi (nouveau terroriste)

-Hamma Malou (nouveau terroriste)

Les Terroristes du Polisario menacent de reprendre les armes

Le Front Polisario,(organisation terroriste financée et crée par les généraux algériens ) a menacé, par la voix de son responsable de la défense Mohamed Lamine Bouhali, de reprendre les armes en 2009 contre le royaume du Maroc si aucune solution diplomatique n'était trouvée à ce conflit d'ici fin 2008. Cette forte prise de position des Sahraouis intervient après l'échec de tous les rounds de négociations, durant ces dernières seize années, menées sous le l'égide des Nations unies. Les deux derniers rounds de négociations tenues, en juin et août, à Manhasset aux Etats-Unis n'ont débouché sur aucun résultat en raison de l'entêtement des Marocains qui continuent à rejeter l'idée du référendum d'autodétermination qui laisse le choix au peuple sahraoui entre l'indépendance, l'autonomie ou le rattachement au royaume chérifien. Bon élève de l'histoire, les Sahraouis s'attendent, désormais, à ce que le Maroc se dérobe au prochain round des négociations de paix, prévu du 7 au 9 janvier à New York. «Je doute que le Maroc aille au troisième round des négociations, car il ne veut pas la paix», a déclaré M. Kheddad, porte-parole du 12ème congrès du Polisario, avant d'ajouter que le royaume chérifien «portera la responsabilité de tout recul des efforts des Nations unies pour instaurer la paix au Sahara Occidental». Le Maroc avait de son côté catégoriquement démenti qu'il n'irait pas au 3e round. Selon un responsable marocain contacté par l'AFP, «le Maroc a des engagements avec l'ONU qu'il respectera toujours en commun accord avec l'organisation mondiale». Ces assurances ne semblent pas apaiser les craintes des Sahraouis qui essayent dès aujourd'hui de mettre la pression sur les Nations unies pour forcer le Maroc à s'asseoir à la table des négociations. Aussi, les Sahraouis ne cessent ces derniers jours de lancer des menaces de reprendre les armes en 2009 pour partir dans une position de force aux prochaines négociations. La dernière déclaration est venue de Mohamed Lamine Bouhali, responsable de la défense du Polisario, qui a menacé que son mouvement va reprendre les armes vers la fin de 2008, si jamais rien ne vient conforter la décision de suivre le processus diplomatique. De son côté, M'Hamed Kheddad, porte-parole du 12ème congrès, qui se tient depuis vendredi à Tifariti dans les territoires libérés, avait déclaré que les congressistes doivent se prononcer sur la poursuite de la voie diplomatique ou la reprise de la lutte armée. «Nous avons toujours privilégié la voie pacifique et nous sommes toujours disposés à discuter s'il y a une volonté marocaine dans ce sens. Aujourd'hui, nous estimons qu'il est peu probable que le Maroc se conforme à la légalité internationale. La demande de reprise des armes émane du peuple sahraoui et pas seulement des militaires» du Polisario, a-t-il soutenu. Le 12ème congrès connaîtra l'élection des nouveaux secrétariat national et secrétaire général du Polisario et examinera aussi la question du repeuplement des territoires libérés du Sahara Occidental à partir des camps de réfugiés. Les congressistes saisiront également cette assemblée pour relancer un appel à la communauté internationale «pour une solution urgente au conflit du Sahara Occidental, qui soit en conformité avec les résolutions des Nations unies». Le Polisario et le Maroc sont liés depuis 1991 par une trêve conclue sous l'égide de l'ONU. Les deux parties négocient une solution diplomatique à ce contentieux qui les oppose depuis 1975 mais ces «négociations» butent sur l'entêtement du Maroc qui campe sur ses positions. Il est à signaler que plus de 1.700 délégués sahraouis et plus de 250 invités étrangers, venus d'une trentaine de pays, participent aux travaux du 12ème congrès du Polisario. Les délégations étrangères avaient adopté une déclaration commune dans laquelle elles lancent un «appel pressant à la communauté internationale, particulièrement l'ONU, pour faire aboutir le processus de paix au Sahara Occidental». La communauté internationale «doit se mobiliser pour amener le Maroc à respecter les droits inaliénables du peuple sahraoui et à mettre un terme à sa politique d'occupation illégale, de répression et d'oppression, de bradage et de pillage au Sahara Occidental occupé», ajoute la déclaration.
par M. Sofiane Et Agences ,Le Quotidien d'Oran.

Des documents confidentiels des services secrets espagnols révèlent comment le Polisario avait été créé par l'Armée algérienne

Des documents secrtes des services de renseignements espagnols révèlent que l'Algérie avait été à l'origine de la création, de l'armement et de l'entraînement du Polisasio pour lancer des guérillas contre les provinces sahariennes.Une preuve, une de plus, qui confirme non seulement l'implication mais le rôle précurseur joué par l'Algérie dans le déclenchement du conflit au Sahara. Un document secret des renseignements secrets espagnols, daté de 1973, démontre que le voisin de l'Est, avec des financements libyens, avait été à l'origine du premier noyau des mercenaires qui avaient pour objectif d’attaquer l’armée marocaines et les forces mauritaniennes dans les provinces sahariennes. «Nos sources en contact avec les Sahraouis algériens nous informent qu'il a été monté, depuis l'Algérie, une action armée et subversive contre le Sahara, dont l'inspiration principale provient de ce pays», révèle ce document, dont « ALM » a obtenu copie. Ce document apporte, également, plusieurs précisions quant au timing et lieu qui a vu le lancement des actes de guérilla contre le Sahara, indiquant que cette action a été lancée en l'été 1973, à l'occasion du Moussem de Tindouf. Il ajoute que «le financement de la majeure partie des bases ou programmes de cette action déployée sur le territoire marocain et mauritanien a été assurée par la Libye». «Les soldats sahraouis encadrés par des unités armées algériennes avaient pour mission de pénétrer sur le territoire sahraoui pour se livrer à des actes de pillage et de guérilla (…) Ils étaient équipés en fusils et percevaient, en contrepartie de leurs actions armées, des soldes auprès des unités à l'origine de leur entraînement», avec en prime «les bénéfices du butin récolté à l'occasion de chaque attaque armée». Le même document, qui remonte au 28 juin 1973, ajoute que les premières opérations armées, menées par un nombre de 450 soldats à bord de chameaux, «avaient eu du succès», ce qui a constitué un facteur incitateur pour leurs commanditaires (algériens), qui ne lésinaient ni sur les moyens logistiques, ni sur les récompenses sonnantes et trébuchantes au profit de leurs recrues pour poursuivre les opérations. Un autre document, classé secret dans les archives des renseignements espagnols, fait état d'un renversement de situation. Ce document, daté de 1975, fait état cette fois de «frictions» entre les recrues et la direction du Polisario, soutenue par le régime algérien. «Les Sahraouis encadrés par le Polisario, en général, sont en désaccord avec leur direction (…) du fait que le contrôle du front Polisario commence à leur glisser entre les doigts», révèle le document, en allusion au jeu de polichinelle auquel se livrait l'Algérie, qui tirait les ficelles du complot monté de toutes pièces. «Plusieurs d'entre eux (les recrues de l'Algérie et du Polisario) souhaitaient abandonner et rentrer chez eux parce que, comme le confirme notre source, le colonialisme (l'oppression) existe au sein du front Polisario et non au Sahara», dévoile le document. De ces documents, il ressort que l'Algérie est, sans doute, non seulement partie prenante du conflit factice autour du Sahara. Ces documents apportent la preuve, à qui veut bien voir ou écouter, que ce pays était l'instigateur de ce conflit. Ce pays ne peut plus se dérober à sa responsabilité dans le déclenchement de ce conflit et de la tragédie qu'il a causée à la population sahraouie séquestrée. Plus grave encore, - et comble du paradoxe -, le plan d'autonomie, que l'Algérie rejette, au nom d'un certain « droit du peuple sahraoui à l'autodétermination», ce plan a été une proposition de l'Algérie elle-même. Un document de la CIA, déclassifié en juin dernier, a révélé qu'Alger avait proposé au Maroc, en 1985, une autonomie élargie, dans le cadre de la souveraineté du Maroc, pour le règlement de la question du Sahara. Cette proposition, qui fut transmise par les Américains au Roi Hassan II, est d'autant plus explicite qu'elle ne laisse aucune place au doute. «L'Algérie a proposé à Hassan II une solution de compromis sur le dossier du Sahara. Le Sahara contrôlerait ses affaires internes, sous la souveraineté du Roi, qui représenterait les Sahraouis dans les organisations internationales», révèle le document. Mais voilà, en dépit de ces arguments bétons, l'Algérie continue de jouer un double jeu. Au mépris de l'histoire, et de toute logique.
ALM 21/12/2007.

Thursday, December 20, 2007

L'Algérie avait été à l'origine de la création du Polisario

Des documents secrets des renseignements espagnols révèlent que l'Algérie avait été à l'origine de la création, de l'armement et de l'entraînement du Polisasio pour lancer des guérillas contre les provinces sahariennes.Une preuve, une de plus, qui confirme non seulement l'implication mais le rôle précurseur joué par l'Algérie dans le déclenchement du conflit au Sahara. Un document secret des renseignements secrets espagnols, daté de 1973, démontre que le voisin de l'Est, avec des financements libyens, avait été à l'origine du premier noyau des mercenaires qui avaient pour objectif d’attaquer l’armée marocaines et les forces mauritaniennes dans les provinces sahariennes. «Nos sources en contact avec les Sahraouis algériens nous informent qu'il a été monté, depuis l'Algérie, une action armée et subversive contre le Sahara, dont l'inspiration principale provient de ce pays», révèle ce document, dont « ALM » a obtenu copie. Ce document apporte, également, plusieurs précisions quant au timing et lieu qui a vu le lancement des actes de guérilla contre le Sahara, indiquant que cette action a été lancée en l'été 1973, à l'occasion du Moussem de Tindouf. Il ajoute que «le financement de la majeure partie des bases ou programmes de cette action déployée sur le territoire marocain et mauritanien a été assurée par la Libye». «Les soldats sahraouis encadrés par des unités armées algériennes avaient pour mission de pénétrer sur le territoire sahraoui pour se livrer à des actes de pillage et de guérilla (…) Ils étaient équipés en fusils et percevaient, en contrepartie de leurs actions armées, des soldes auprès des unités à l'origine de leur entraînement», avec en prime «les bénéfices du butin récolté à l'occasion de chaque attaque armée». Le même document, qui remonte au 28 juin 1973, ajoute que les premières opérations armées, menées par un nombre de 450 soldats à bord de chameaux, «avaient eu du succès», ce qui a constitué un facteur incitateur pour leurs commanditaires (algériens), qui ne lésinaient ni sur les moyens logistiques, ni sur les récompenses sonnantes et trébuchantes au profit de leurs recrues pour poursuivre les opérations. Un autre document, classé secret dans les archives des renseignements espagnols, fait état d'un renversement de situation. Ce document, daté de 1975, fait état cette fois de «frictions» entre les recrues et la direction du Polisario, soutenue par le régime algérien. «Les Sahraouis encadrés par le Polisario, en général, sont en désaccord avec leur direction (…) du fait que le contrôle du front Polisario commence à leur glisser entre les doigts», révèle le document, en allusion au jeu de polichinelle auquel se livrait l'Algérie, qui tirait les ficelles du complot monté de toutes pièces. «Plusieurs d'entre eux (les recrues de l'Algérie et du Polisario) souhaitaient abandonner et rentrer chez eux parce que, comme le confirme notre source, le colonialisme (l'oppression) existe au sein du front Polisario et non au Sahara», dévoile le document. De ces documents, il ressort que l'Algérie est, sans doute, non seulement partie prenante du conflit factice autour du Sahara. Ces documents apportent la preuve, à qui veut bien voir ou écouter, que ce pays était l'instigateur de ce conflit. Ce pays ne peut plus se dérober à sa responsabilité dans le déclenchement de ce conflit et de la tragédie qu'il a causée à la population sahraouie séquestrée. Plus grave encore, - et comble du paradoxe -, le plan d'autonomie, que l'Algérie rejette, au nom d'un certain « droit du peuple sahraoui à l'autodétermination», ce plan a été une proposition de l'Algérie elle-même. Un document de la CIA, déclassifié en juin dernier, a révélé qu'Alger avait proposé au Maroc, en 1985, une autonomie élargie, dans le cadre de la souveraineté du Maroc, pour le règlement de la question du Sahara. Cette proposition, qui fut transmise par les Américains au Roi Hassan II, est d'autant plus explicite qu'elle ne laisse aucune place au doute. «L'Algérie a proposé à Hassan II une solution de compromis sur le dossier du Sahara. Le Sahara contrôlerait ses affaires internes, sous la souveraineté du Roi, qui représenterait les Sahraouis dans les organisations internationales», révèle le document. Mais voilà, en dépit de ces arguments bétons, l'Algérie continue de jouer un double jeu. Au mépris de l'histoire, et de toute logique.
ALM 20/19/2007.

Wednesday, December 19, 2007

Le Maroc étonné par les déclarations du parti socialiste sénégalais sur le Sahara (MAE)

Le Royaume du Maroc a pris note, avec stupéfaction, des déclarations hostiles de M. Jacques Baudin, faites au nom du parti socialiste sénégalais, à l'occasion de sa participation au congrès organisé par les adversaires du Maroc dans la localité marocaine de Tifariti, indique mercredi le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération dans un communiqué.
Ces déclarations, qui interviennent pour la deuxième fois après celles faites, il y a quelques mois à Tindouf, par le Premier secrétaire du parti socialiste, M. Ousmane Tanor Dieng, sont d'autant plus surprenantes que M. Baudin tenait encore récemment des propos à l'opposé de ceux qu'il a tenus dans la presse algérienne à l'occasion de ce congrès, ajoute le communiqué.
Dans ce contexte, il a été décidé le rappel de l'Ambassadeur du Royaume au Sénégal pour une période de trois jours, pour précisément expliquer aux autorités marocaines ce geste franchement inamical et incompréhensible du parti socialiste sénégalais, geste de surcroît contraire aux liens séculaires qui existent entre les deux pays et les deux peuples frères et aux excellentes relations bilatérales qui ont connu une consolidation et un développement significatif, ces dernières années.
Rabat, 19/12/07-MAP

Tuesday, December 18, 2007

Création à Tindouf d’un mouvement unioniste nommé «La Jeunesse du retour»

Les travaux de la deuxième session ordinaire du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes se sont ouverts hier sous le signe de l’autonomie, la réconciliation et le retour de la dignité.Un vibrant appel à la réconciliation a été lancé hier à la ville de Smara, lors de l’ouverture de la deuxième session du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes. Le choix de Smara, pour lancer cet appel, n’est pas fortuit. Pas plus d’ailleurs que le thème qui a été donné à cette deuxième session du Conseil, à savoir «L’autonomie, une solution définitive pour réaliser la réconciliation et le retour à la dignité». Smara, capitale spirituelle du Sahara marocain, doit se prévaloir d’avoir la primeur de cet appel, mis en relief par le président du Conseil, Khalli Henna Ould Errachid. De l’autre côté de la frontière, l’appel d’un Maroc réconciliateur n’a pas laissé indifférent. Après son allocution d’ouverture, où il a souligné la portée historique de la ville de Smara, et la particularité du moment où se tient cette deuxième session, le président du Conseil a créé l’événement en faisant circuler un communiqué en provenance des camps de Tindouf portant la signature des jeunes Sahraouis marocains séquestrés. Dans ce communiqué, intitulé «La jeunesse du retour», les signataires ont vivement dénoncé le blocus imposé par la direction du Polisario contre la population sahraouie séquestrée, exprimant le vœu de regagner la mère-patrie le plus rapidement possible. «Nous, Jeunes du retour, nous tendons la main à nos pères et sommes solidaires avec eux pour mettre un terme au siège qui nous est imposé dans les camps de Tindouf», peut-on lire dans le communiqué, que les jeunes séquestrés ont fait circuler ces deux derniers jours, parallèlement à la tenue du simulacre de congrès du Polisario. L’initiative des jeunes intervient au lendemain d’une autre tout aussi symbolique. Samedi soir dernier, un groupe du Polisario a tenu un congrès parallèle dans la région de Gjijimat, à Tifariti, pour dénoncer la mise en scène nommée «congrès» initiée par la bande à Mohamed Abdelaziz, avec la bénédiction de l’Algérie. Le communiqué, arrivé hier à Smara en provenance des camps de Lahmada, emboîte le pas aux tribus dissidentes réunies à Gjijimat, et déclare une adhésion totale à l’initiative marocaine pour négocier un statut d’autonomie au Sahara. «Nous sommes solidaires avec nos frères qui sont en congrès (à Gjijimat), en tenant la direction du Polisario pour responsable de notre souffrance, et déclarons notre soutien total au plan d’autonomie en vue d’un retour dans la dignité dans notre mère patrie», précise le communiqué. Ces développements importants renseignent sur l’état de déconfiture très avancé au sein du Polisario, qui se livre depuis vendredi dernier à une véritable supercherie auto-proclamée «congrès». «Le Polisario est mis dans l’embarras, il ne sait plus sur quel pied danser», a martelé M. Khalli Henna, ajoutant que la menace de retour aux armes lancée par les séparatistes n’est que de la propagande. Que du vent !!
Plusieurs tribus sahraouies annoncent leur dissidencePlusieurs tribus sahraouies ont proclamé leur opposition et se sont dits irrités par la façon avec laquelle la direction du Polisario gère la question du Sahara pour la réalisation de leur revendication, annonçant ainsi leur dissidence vis-à-vis de ce mouvement, rapporte dimanche soir, dans son bulletin des informations, la chaîne satellitaire «Al Hourra».La chaîne a souligné que les leaders de ces tribus ont dénoncé le despotisme et la dictature de la direction du Polisario, ajoutant que des chioukh et des leaders de tribus sahraouies ont affirmé leur rejet de la manière avec laquelle la direction du front gère le dossier du Sahara, et critiquent la corruption généralisée au sein du Polisario.«Nous annonçons notre dissidence vis–à-vis de la direction du Polisario», a affirmé Hamed Fadel de la tribu «Souaed», dans une déclaration au correspondant de la chaîne «Al Hourra» à Tiris (nord de la Mauritanie).
ALM 18/12/2007.

Témoignages poignants d'anciens détenus sur leur calvaire dans les geôles du "Polisario"

Une dizaine d'anciens détenus dans les geôles du "Polisario" ont livré, lundi à Smara, des témoignages poignants sur les souffrances qu'ils ont endurées dans ces prisons.
Dans ces témoignages, relatés à la presse nationale et internationale en marge de la deuxième session ordinaire du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), ces anciens détenus ont décrit en détail le traitement inhumain qui leur a été infligé durant leur captivité.
M. Abbad Ibrahim, qui avait passé plus de vingt ans d'internement, a affirmé à la MAP avoir été soumis, lui et ses compagnons, à diverses formes de torture et d'actes dégradants inqualifiables de la part des tortionnaires du "Polisario".
Il a cité ainsi la privation de sommeil, les travaux forcés, les dons de sang qu'on leur imposait en dépit de leur état de santé, outre les privations de nourriture et de tout soin médical.
Dans le même contexte, MM. Ghandur Brika, Ayyad Tritiss, Salhi Boujemaa, Nouib Mohamed Ali, Aghras Hamadi, Bacha Bilal, Asri Mohamed Ali, Mohamed Moujahid et Mohamed Lamine Soudani ont exposé les conditions inhumaines dans les prisons du "Polisario", en particulier dans les camps d'internement "Arrachid", "12 octobre" et "Rabouni" ainsi que dans d'autres geôles se trouvant à l'intérieur de camps dans le sud algérien, où toutes les formes de torture et d'oppression sont exercées sur les détenus (des civils et des militaires marocains).
Dans leurs témoignages, ils ont également cité les noms de certains co-détenus qui ont rendu l'âme sous la torture dans ces lieux infâmes, notamment Sakhi Bachir, Tabia Ibrahim et Mohamed Zebda.
Ils ont cité aussi le cas de certains détenus qui ont été brûlés vifs par les sbires du "Polisario" dans ces camps ou qui ont perdu un oeil ou un de leurs membres à cause des agissements inhumains des hommes de main du "Polisario".
Smara, 18/12/07-MAP

Algérie: RECENSÉS DANS TOUTE LA CAPITALE, 40 000 bidonvilles à Alger

La capitale croule sous le poids des bidonvilles. 40 000 baraques sont recensées dans leur grande majorité dans la banlieue d’Alger, mais aussi dans le chef-lieu de wilaya, à l’image du centre de transit Zaâtcha, situé dans la commune de Sidi M’hamed. En somme, ces constructions illicites ceinturent Alger, puisqu’elles sont enregistrées tant à l’est, à l’ouest, au sud et au centre.Abder Bettache - Alger (Le Soir) - La sonnette d’alarme a été tirée hier par le wali d’Alger, Mr Adou Mohamed Kébir, lors de son intervention hier devant les élus locaux à l’occasion de la tenue de la première rencontre Wali – présidents des APC qui a eu lieu à la salle des conférences de la wilaya d’Alger. Le constat fait par le premier magistrat de la capitale était similaire à celui établi par la majorité des présidents d’APC étant intervenus pour faire état de la situation qui prévaut au sein de leur municipalité. «Et pourtant, explique le wali d’Alger, l’opération d’éradication des bidonvilles a été entamée depuis 1999. Une opération qui a permis aux autorités compétentes de raser un grand nombre de ces constructions illicites, mais à notre surprise, aujourd’hui nous avons constaté qu’il y a eu prolifération de ce phénomène.» Le wali d’Alger ajoute en haussant le ton que «s’il y a prolifération de ce phénomène, c’est par ce qu’il y a eu des complicités à la fois actives et passives de certains élus». Poussant son argumentaire sur la question, M. Adou Mohamed Kébir cite des exemples à l’image des bidonvilles recensés dans la localité de Bachjarah, «qui étaient au nombre de 400 en 2006 pour passer à 600 en 2007». «Depuis 2004, j’ai pris la responsabilité de démolir 3400 constructions illicites, mais le phénomène est toujours là en crescendo. Je saisis aujourd’hui cette opportunité pour dire que seules les familles recensées depuis des années et connues des autorités locales seront prises en charge. Celles fraîchement installées ou greffées ne seront jamais prises en considération. Elles ont intérêt à quitter les lieux dès maintenant», avertit le wali d’Alger. Dans ce cadre, il dira que pour le plan quinquennal, il a été décidé de construire 10.000 logements sociaux locatifs et 20.000 logements participatifs (LSP), tout en interpellant ses vis-à-vis en exigeant d’eux «plus d’intervention en assumant pleinement leur responsabilité». «En votre qualité d’élus, il est de votre devoir de mettre fin à cette situation, de participer à votre niveau pour l’éradication de ce fléau. Le «nouveau » locataire du bidonville ne sera jamais relogé», ajoute sur un ton menaçant M. Adou Mohamed Kébir, qui donne un autre exemple édifiant et selon lequel, «certaines personnes mal intentionnées ont profité de la vacance des élus lors de la dernière campagne électorale qui a coïncidé avec les dernières intempéries pour se greffer sur les constructions déjà existantes à l’image de ce qui s’est passé au niveau du lieu-dit «Bateau cassé» à Bordj-El-Kiffan. «Une grande partie d’entre elles ont profité de cette situation pour s’y installer. Elles sont loin de la capitale. Une grande partie d’entre elles est originaire de Tablat, de M’sila et Médéa», ajoute le wali d’Alger. Ceci dit, des interventions des présidents d’APC, dont certains assument pour la première fois cette responsabilité, il ressort que les problèmes du logement, du chômage, du transport, de l’assainissement, et le déficit en structures socio-éducatives et sportives, sont communs à toutes les communes, exception faite de certaines d’entre elles dont le nombre se compte sur le bout des doigts. Le diagnostic a été établi notamment par les présidents d’APC de Sidi-M’hamed, Dar-El-Beida, Chéraga, Draria, Baraki, El Harrach, Bir Mourad Rais, Ouled Chebel, pour ne citer que ceux là. Ces derniers dans un franc discours, ont lancé un appel aux autorités, à leur tête le wali d’Alger pour qu’elles interviennent «pour solutionner ces problèmes », ou porter «aide et assistance aux élus locaux pour qu’ils puissent faire face aux problèmes élémentaires des citoyens». Des problèmes que le premier magistrat de la capitale s’est engagé à prendre en charge, tout en exigeant des élus locaux «d’être à l’écoute des citoyens, de s’organiser et de mettre de côté l’intérêt partisan». Ces mises au point faites par M. Adou Mohamed Kébir ont été soutenues par la mise en évidence «de l’ambitieux programme prévu pour la capitale aux retombées positives pour la population». A ce sujet, on cite «la construction de deux stades d’une capacité de 40.000 places respectivement à Sidi Moussa et Draria, d’une faculté de médecine avec toutes les commodités sur les hauteurs d’El Biar, de trois grands hôpitaux, d’un lycée international et du grand projet d’aménagement de la baie d’Alger qui débutera de Bordj-El-Bahri (Cap Matifou) au (Cap Cascine)
Hammamet.A. B. youcefabder@hotmail.com , Le Soir d'Algérie.

La tenue du congrès du Polisario dans la zone tampon : un acte dangereux et provocateur (association de Marocains aux USA)

Le Congrès Marocain aux Etats Unis, une association de Marocains établis aux Etats Unis, a dénoncé la tenue du congrès du Polisario dans la zone tampon, qualifiant le choix de ce lieu comme "un acte provocateur et dangereux qui menace la paix et la stabilité dans toute la région".
Dans une lettre adressée à la secrétaire d'Etat américaine, Mme Condoleezza Rice, et au secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, l'association exprime la "déception" des Marocains établis aux Etats Unis à la suite de l'organisation de cette réunion dans "une zone tampon où toute présence militaire et activité civile sont interdites".
Rappelant que cet événement est intervenu alors que la communauté internationale attend le troisième round des négociations, l'association estime que c'est "l'incapacité" du prétendu Polisario à faire face au soutien grandissant accordé par la communauté internationale à l'initiative d'autonomie présentée par le Maroc et saluée par les résolutions du conseil de sécurité et de l'assemblée générale de l'Onu qui a motivé cet "acte de propagande".
Ce congrès est une "manoeuvre visant à détourner l'attention des conditions misérables dans lesquelles vit la population séquestrée à Tindouf", souligne l'association, qui appelle toutes les personnes éprises de paix à "condamner et rejeter fortement ce mépris flagrant de l'opération de maintien de paix menée par l'ONU".
L'association appelle, en outre, le secrétaire général de l'ONU et la MINURSO à "réagir à cet acte irresponsable entrepris par un prétendu mouvement qui ne représente qu'une poignée de personnes
Washington, 18/12/07-MAP

Les Sahraouis menacent de reprendre les armes avec l'aide des Algériens...bien entendu

Le Front Polisario a menacé, par la voix de son responsable de la défense Mohamed Lamine Bouhali, de reprendre les armes en 2009 contre le royaume du Maroc si aucune solution diplomatique n'était trouvée à ce conflit d'ici fin 2008. Cette forte prise de position des Sahraouis intervient après l'échec de tous les rounds de négociations, durant ces dernières seize années, menées sous le l'égide des Nations unies. Les deux derniers rounds de négociations tenues, en juin et août, à Manhasset aux Etats-Unis n'ont débouché sur aucun résultat en raison de l'entêtement des Marocains qui continuent à rejeter l'idée du référendum d'autodétermination qui laisse le choix au peuple sahraoui entre l'indépendance, l'autonomie ou le rattachement au royaume chérifien. Bon élève de l'histoire, les Sahraouis s'attendent, désormais, à ce que le Maroc se dérobe au prochain round des négociations de paix, prévu du 7 au 9 janvier à New York. «Je doute que le Maroc aille au troisième round des négociations, car il ne veut pas la paix», a déclaré M. Kheddad, porte-parole du 12ème congrès du Polisario, avant d'ajouter que le royaume chérifien «portera la responsabilité de tout recul des efforts des Nations unies pour instaurer la paix au Sahara Occidental». Le Maroc avait de son côté catégoriquement démenti qu'il n'irait pas au 3e round. Selon un responsable marocain contacté par l'AFP, «le Maroc a des engagements avec l'ONU qu'il respectera toujours en commun accord avec l'organisation mondiale». Ces assurances ne semblent pas apaiser les craintes des Sahraouis qui essayent dès aujourd'hui de mettre la pression sur les Nations unies pour forcer le Maroc à s'asseoir à la table des négociations. Aussi, les Sahraouis ne cessent ces derniers jours de lancer des menaces de reprendre les armes en 2009 pour partir dans une position de force aux prochaines négociations. La dernière déclaration est venue de Mohamed Lamine Bouhali, responsable de la défense du Polisario, qui a menacé que son mouvement va reprendre les armes vers la fin de 2008, si jamais rien ne vient conforter la décision de suivre le processus diplomatique. De son côté, M'Hamed Kheddad, porte-parole du 12ème congrès, qui se tient depuis vendredi à Tifariti dans les territoires libérés, avait déclaré que les congressistes doivent se prononcer sur la poursuite de la voie diplomatique ou la reprise de la lutte armée. «Nous avons toujours privilégié la voie pacifique et nous sommes toujours disposés à discuter s'il y a une volonté marocaine dans ce sens. Aujourd'hui, nous estimons qu'il est peu probable que le Maroc se conforme à la légalité internationale. La demande de reprise des armes émane du peuple sahraoui et pas seulement des militaires» du Polisario, a-t-il soutenu. Le 12ème congrès connaîtra l'élection des nouveaux secrétariat national et secrétaire général du Polisario et examinera aussi la question du repeuplement des territoires libérés du Sahara Occidental à partir des camps de réfugiés. Les congressistes saisiront également cette assemblée pour relancer un appel à la communauté internationale «pour une solution urgente au conflit du Sahara Occidental, qui soit en conformité avec les résolutions des Nations unies». Le Polisario et le Maroc sont liés depuis 1991 par une trêve conclue sous l'égide de l'ONU. Les deux parties négocient une solution diplomatique à ce contentieux qui les oppose depuis 1975 mais ces «négociations» butent sur l'entêtement du Maroc qui campe sur ses positions. Il est à signaler que plus de 1.700 délégués sahraouis et plus de 250 invités étrangers, venus d'une trentaine de pays, participent aux travaux du 12ème congrès du Polisario. Les délégations étrangères avaient adopté une déclaration commune dans laquelle elles lancent un «appel pressant à la communauté internationale, particulièrement l'ONU, pour faire aboutir le processus de paix au Sahara Occidental». La communauté internationale «doit se mobiliser pour amener le Maroc à respecter les droits inaliénables du peuple sahraoui et à mettre un terme à sa politique d'occupation illégale, de répression et d'oppression, de bradage et de pillage au Sahara Occidental occupé», ajoute la déclaration.M. Sofiane Et Agences -Le Quotidien d'Oran.

M. Ould Errachid: le Maroc en train de prendre les dispositions nécessaires pour le retour collectif des séquestrés marocains

Le Président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS), M. Khalihenna Ould Errachid a affirmé, lundi à Smara, que le Maroc est en train de mettre au point les dispositions nécessaires pour la gestion du retour collectif des séquestrés marocains de Tindouf et leur accueil dans les meilleures conditions.
Lors d'une conférence de presse, en marge de la deuxième session ordinaire du CORCAS, qui se tient à Smara, M. Ould Errachid a souligné que plusieurs indicateurs révèlent l'absence de perspectives pour le "polisario", plus particulièrement après le congrès parallèle réuni par plusieurs dissidents dans la région de Gjijimet, non loin de Tifariti.
Il a salué, à cette occasion, les participants à ce congrès qui a réuni les bases populaires des Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf et appartenant à différentes tribus et ce, pour leur courage face aux complots et manoeuvres du "polisario" et ceux qui le manipulent.
Au cours de cette conférence de presse, tenue en présence de plusieurs dizaines de journalistes nationaux et internationaux, il a été procédé à la distribution d'un tract diffusé à Tindouf par le groupe "jeunes partisans du retour et pour le soutien de l'autonomie" et dans lequel il demande la levée du blocus qui frappe les camps et le retour à la Mère Patrie, imputant à la direction du "polisario" toutes les souffrances qu'endurent les séquestrés dans les camps.
M. Ould Errachid a considéré que les dernières menaces du "polisario" de reprendre les armes ne sont que l'expression "de l'effondrement total de ce mouvement", en estimant que le dernier mot concernant cette décision n'appartient pas au "polisario", qui ne dispose pas de matériels militaires, ni de troupes et dont le moral des membres est au plus bas.
Il a minimisé l'importance du prétendu 12-ème congrès du "polisario", dans la zone tampon de Tifariti qui n'a pas connu la participation de personnalités de poids aux niveaux international et régional.
S'agissant du troisième round des négociations prévu à Manhasset au début du mois de janvier prochain, M. Ould Errachid a affirmé que le Maroc ne peut négocier que sur la base de la proposition d'autonomie qui recueille un large soutien international.
Il a appelé la direction du "polisario" à tirer les enseignements des longues années de souffrances et de drames qu'ont vécues les camps de Tindouf à cause du statu quo.
Le président du Corcas a également invité les membres de cette direction à s'inspirer de l'expérience de leurs aïeuls, restés toute leur vie durant liés aux Souverains Alaouites par les liens de la Beia, contribuant ainsi à forger l'histoire du Maroc uni et à réaliser ses gloires et participant à la lutte contre l'occupant.
M. Ould Errachid a mis en garde la direction du "polisario" contre la gravité de la pensée dictatoriale, totalitaire, séparatiste et anachronique dont elle est porteuse, pensée qui est étrangère à l'histoire réelle du Maroc, les appelant à l'abandonner et à retrouver la raison.
Le président du Corcas a, d'autre part, indiqué que l'Algérie appréhende les négociations de Manhasset au vu de ses positions déjà connues, estimant que la position d'Alger pourrait changer à la lumière du processus d'effondrement que vit actuellement le "polisario".
Au cours de cette conférence de presse, tenue au siège du Conseil municipal de Smara, en présence du secrétaire général du Corcas et de plusieurs membres de ce Conseil, M. Ould Errachid a réaffirmé que l'autonomie des provinces du sud du Royaume, sous souveraineté marocaine, demeure la solution idéale à la question du Sahara et permettra de mettre fin aux souffrances des séquestrés dans les camps de Tindouf et d'assurer la dignité des citoyens marocains sahraouis où qu'ils se trouvent.

Smara, 17/12/07-MAP

Monday, December 17, 2007

Le pouvoir algérien et les mercenaires du "polisario"

Cela fait 30 ans que le pouvoir algérien veut faire de Marocains sahraouis égarés un peuple, qu'il entend donner à une bande mercenaire à sa solde la qualité de mouvement de libération, qu'il veut faire croire à la communauté internationale que la fantomatique RASD est un Etat jouissant de tous les attributs.La mise au point cinglante de l'OLP au Polisario est sans détour. Aucun responsable palestinien n'a pris la parole au nom de l'OLP dans le congrès des séparatistes à Tifariti pour la simple et bonne raison qu'aucun représentant de l'Autorité palestinienne n'était présent à ce congrès. Que des professionnels de la propagande et leurs agences dédiées s'en trouvent obligés à raconter des «bobards» de cette nature c'est que le désarroi doit avoir atteint des sommets inédits. Cela fait 30 ans que le pouvoir algérien veut faire de Marocains sahraouis égarés un peuple, qu'il entend donner à une bande mercenaire à sa solde la qualité de mouvement de libération, qu'il veut faire croire à la communauté internationale que la fantomatique RASD est un Etat jouissant de tous les attributs. Au bout du parcours, il n'a convaincu personne. Sans parler des Algériens - ils ont autres choses à faire - , les Sahraouis eux-mêmes ne croient pas à cette chimère. Ils négocient individuellement, collectivement, d'une manière formelle ou informelle. À Manhasset ou ailleurs. La crédibilité internationale du projet d'autonomie pousse aujourd’hui les Sahraouis, effectivement, les plus crédibles à aller de l'avant et à tourner le dos à un maximalisme suicidaire qui ne sert, in fine, que les intérêts d'une fraction du pouvoir algérien et une minorité des dirigeants du Polisario à sa botte.
ALM 17/12/2007.

Des membres du Polisario s'insurgent contre Mohamed Abdelaziz et appellent à un «retour dans la dignité» garanti par le projet d'autonomie

Contestant le 12ème congrès du Polisario et plus particulièrement la reconduction à sa tête de Mohamed Abdelaziz, un groupe de séparatistes réuni à Gjijimat, à Tifariti, a annoncé son adhésion à l’offre d’autonomie.Un groupe de séparatistes a réussi à détourner l’attention du simulacre de congrès du Polisario, en organisant, samedi et sous l’œil des caméras internationales, une contre- manifestation qui a donné naissance à un événement historique : la «Déclaration de Gjijimat». Un véritable Manifeste pour dénoncer une supercherie sans enjeu aucun, sinon la reconduction du vieux nouveau Mohamed Abdelaziz à la tête du Polisario. La Déclaration, - comme son titre l’indique -, a vu le jour dans la région de Gjijimat, à Tifariti, et ses initiateurs ne sont autres que des séparatistes qui ont réuni, samedi dernier, un rassemblement important pour dévoiler les enjeux d’un faux congrès concocté par les renseignements militaires algériens pour être imposé à la population séquestrée. Coup de théâtre, qui a visiblement échappé à la vigilance des services de sécurité du Polisario et de l’Algérie, les signataires de la «Déclaration de Gjijimat» ont annoncé ouvertement leur adhésion à l’Initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie au Sahara. Dans cette Déclaration, diffusée par la télévision qatarie Aljazeera, et relayée par d’autres médias internationaux, les congressistes ont déclaré leur soutien à l’offre marocaine d’autonomie parce que cette initiative, ont-ils affirmé, assure «aux nôtres, des conditions honorables de retour, dans le cadre de la démocratie, de la liberté et du respect des droits de l’Homme». A l’issue de leur congrès, placé sous le thème «L’autonomie, une solution définitive pour la réalisation de la réconciliation et d’un retour dans la dignité», les signataires ont également exprimé leur soutien à «l’approche suivie par le président du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes sous l’égide et l’orientation bénies de Sa Majesté le Roi Mohammed VI». Dénonçant «l’absence de démocratie et de transparence au sein de la direction actuelle du front Polisario, l’absolutisme que pratiquent de nombreux membres de cette direction qui confisquent notre avenir, et l’absence, chez eux, de la volonté de s’ouvrir à la paix et de s’engager dans des négociations positives pour mettre un terme à ce conflit qui a frappé les nôtres, leur infligeant de graves préjudices», les congressistes ont souligné que cette position se justifie par «la volonté des nôtres de retourner chez eux dans les plus brefs délais, d’abandonner à jamais les camps de Lahmada et de vivre dans la dignité et le confort qu’offrent les moyens de la vie moderne». Cette initiative, affirment toujours les congressistes, est également motivée par le fait que «la réclamation de l’impossible engendre, pour les nôtres, de nombreux préjudices à court et long termes», ajoutant que leur démarche est dictée par «notre volonté de réconciliation et de rassemblement de l’ensemble des Sahraouis sur leur terre et dans leurs vraies villes». Parallèlement à la tenue de ce contre-congrès, organisé à Tifariti, simultanément avec celui de la direction du Polisario, de nombreuses autres manifestations se sont déroulées à la frontière entre la Mauritanie et l’Algérie, pour dénoncer la vieille nouvelle direction du front, «qui a été désignée et non élue», a affirmé hier à ALM une source sur place, précisant que «le tiers des congressistes a été choisi parmi des militaires et le reste sont des Sahraouis d’origine algérienne et mauritanienne». S’agissant de l’indéboulonnable Mohamed Abdelaziz, il y a lieu de souligner que sa «énième» reconduction a donné lieu à de vives protestations à Tifariti. Des sources bien informées ont déclaré à ALM que le Polisario a procédé samedi dernier à plusieurs arrestations parmi les nombreux contestataires, utilisant de nouveau la méthode forte pour mater des manifestants qui en ont visiblement assez d’un statu quo qui, décidément, ne profite qu’à une poignée de séparatistes arrivistes qui en ont fait un fonds de commerce, au même titre que des responsables algériens pour justifier «les budgets d’armement». «Maintenir Mohamed Abdelaziz à la tête du Polisario, avec la bénédiction de l’Algérie, cela revient à reconduire la politique du pire, aux dépens de la population séquestrée», a expliqué dans un entretien à ALM (voir l’interview ci-dessous) le président de l’Association des portés disparus au Polisario», Dahi Aguay, à l’origine de la plainte déposée récemment auprès de la plus haute Cour espagnole (l’Audience nationale) contre des responsables de l’Algérie et du Polisario.
Aujourd'hui le Maroc 16/12/2007.

L'Alliance des Sahraouis en Europe qualifie de "nouvelle mascarade" le prétendu congrès du Polisario à Tifariti

Le président de l'Alliance des Sahraouis en Europe, M.Zini Drissi Moulay Mehdi, a qualifié lundi de "nouvelle mascarade" le prétendu congrès du Polisario dans la zone tampon de Tifariti, au Sahara marocain.
"C'est une nouvelle provocation de la direction du Polisario et de l'Algérie qui refusent que ce problème soit réglé car cela va à l'encontre de leurs propres intérêts", s'est insurgé, dans une déclaration à la MAP, le président de cette association, dont le siège est à Paris.
"Nous dénonçons avec force cette provocation et demandons à nos frères sur place, qui sont privés de leurs droits à l'expression et à la libre circulation, de faire entendre leurs voix malgré les menaces, les exactions et les brimades les plus abjectes dont ils sont victimes au quotidien", a dit M.Zini Drissi Moulay Mehdi.
"Ce prétendu congrès piétine les règles les plus élémentaires de la démocratie puisque la direction du Polisario et ses commanditaires algériens font taire ceux qui s'opposent et ne partagent pas leurs desseins", a-t-il ajouté, affirmant que cette "mascarade est destinée à masquer leur déroute au moment où le plan d'autonomie proposé par le Maroc est salué par la communauté internationale comme une initiative courageuse, réaliste et juste".
Pour le président de l'Alliance des Sahraouis en Europe, "la direction du Polisario menace de reprendre les armes pour mettre en danger la stabilité et la paix dans le Maghreb". "Avec quel argent achète-t-elle ces armes alors que nos familles meurent de faim sur le territoire algérien", s'est-il interrogé.
"Si l'Algérie continue de prétendre qu'elle n'est pas partie prenante dans ce dossier. Nous sommes prêts, nous, à déposer plainte contre Alger devant les Nations Unies pour ingérence flagrante dans les affaires maroco-marocaines", a prévenu M. Zini Drissi Moulay Mehdi
Paris, 17/12/07

Un envoyé de la chaîne Al Jazeera au Sahara menacé d'enlèvement par le "polisario"

L'envoyé de la chaîne satellitaire Al Jazeera au Sahara, Mohamed Fadel Ould Ahmed Vall, a été menacé d'enlèvement de la part de groupes relevant du "polisario", ce qui l'a obligé de se retirer de la région sous protection spéciale, rapporte dimanche le site web mauritanien "Sahara Media ".
Mohamed Vall a indiqué à "Sahara Media" qu'il a reçu des appels de la part de groupes sahraouis, le menaçant d'enlèvement suite au rapport qu'il a préparé pour le compte d'Al Jazeera sur des manifestations organisées au nord de la Mauritanie par des tribus sahraouies pour protester contre la mauvaise gestion de la question du Sahara par la direction du "polisario".
Des tribus sahraouies ont manifesté à Tiris, au nord de la Mauritanie, pour dénoncer la mauvaise gestion du dossier du Sahara par la direction du "polisario", a rapporté vendredi la chaîne de télévision satellitaire Al Jazeera, dans son journal de la mi-journée.
L'envoyé de la chaîne dans la région de Tiris a précisé que les notables de ces tribus se sont dits irrités par la façon avec laquelle la direction des séparatistes gère cette question, indiquant que le "polisario" n'a pas réalisé leurs revendications et qu'il les a, au contraire, déçus.
Les manifestants ont scandé des slogans demandant à la direction des séparatistes de la transparence et de la démocratie et réitéré leur rejet des choix opérés par le front.
Le journaliste a indiqué que les protestataires, encadrés par Khat Achahid, ont tenu à exprimer leur déception face à cette mauvaise gestion du dossier du Sahara par le "polisario", réclamant la mise en place d'une nouvelle direction au sein du front.
Ces manifestations constituent-elles un début d'effritement du "polisario"?, s'est interrogé le journaliste.
Nouakchott, 17/12/07-MAP.

"polisario" : Plusieurs tribus sahraouies annoncent leur dissidence

Plusieurs tribus sahraouies ont proclamé leur opposition et se sont dits irrités par la façon avec laquelle la direction du +polisario+ gère la question du Sahara pour la réalisation de leur revendication, annonçant ainsi leur dissidence vis à vis de ce mouvement, rapporte dimanche soir, dans son bulletin d'information, la chaîne satellitaire "Al Hourra", captée à Rabat.
La chaîne a souligné que les leaders de ces tribus ont dénoncé le despotisme et la dictature de la direction du +polisario+, ajoutant que des chioukh et des leaders de tribus sahraouies ont affirmé leur rejet de la manière avec laquelle la direction du front gère le dossier du Sahara, et critiquent la corruption généralisée au sein du +polisario+.
"Nous annonçons notre dissidence vis à vis de la direction du +polisario+", a affirmé Hamed Fadel de la tribu "Souaed", dans une déclaration au correspondant de la chaîne "Al Hourra" à Tiris (nord de la Mauritanie).
Rabat, 17/12/07-MAP

Sunday, December 16, 2007

Sahara : Des membres du "Polisario" annoncent leur adhésion à l'option d'autonomie du Sahara au sein du Royaume du Maroc

Un groupe de séparatistes, réunis en congrès à Gjijimat, dans la région de Tifariti, au Sahara marocain, a annoncé samedi son adhésion à la proposition marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie dans la région du Sahara, "plus particulièrement lorsque cette autonomie garantit, de façon permanente, imprescriptible et constitutionnelle, les droits politiques, économiques, sociaux et culturels au sein du Royaume du Maroc".
Dans une "Déclaration de Gjijimat", diffusée par la chaîne de télévision qatarie Aljazeera, les congressistes soulignent leur soutien à l'option d'autonomie pourvu qu'elle assure, "aux nôtres, des conditions honorables de retour, dans le cadre de la démocratie, de la liberté et du respect des droits de l'Homme, et que ce soit l'occasion, pour eux, d'être indemnisés pour les pertes matérielles et morales subies durant cette époque".
A l'issue du congrès, réuni sous le signe "l'autonomie, une solution définitive pour la réalisation de la réconciliation et d'un retour dans la dignité", les congressistes ont affirmé leur soutien à "l'approche suivie par le président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (Corcas) sous l'égide et l'orientation bénies de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu le préserve".
Les congressistes prennent en considération "les effets de ce conflit sur les habitants, la société et la région toute entière et l'échec de toutes les tentatives de règlement entreprises au sein des Nations Unies ou dans d'autres cadres, ainsi que le temps qu'a pris ce conflit qui n'a que trop duré".
La position des participants au congrès de Gjijimat est dictée par les "conséquences négatives" de la durée de ce conflit aux plans familial, social, économique et politique, en plus du fait que ce conflit "demeure de nature politique" et que "sa solution ne peut intervenir qu'à travers la négociation, la paix et la volonté des habitants de retourner chez eux dans la dignité et la quiétude".
Cette position s'explique également par "la nécessité impérieuse de mettre fin définitivement à ce conflit stérile et à ses conséquences négatives", ainsi que par "l'absence de démocratie et de transparence au sein de la direction actuelle du front Polisario, l'absolutisme que pratiquent de nombreux membres de cette direction qui confisquent notre avenir, et l'absence, chez eux, de la volonté de s'ouvrir à la paix et de s'engager dans des négociations positives pour mettre un terme à ce conflit qui a frappé les nôtres, leur infligeant de graves préjudices".
Les congressistes ont souligné que cette position se justifie également par "la volonté des nôtres de retourner chez eux dans les plus brefs délais, d'abandonner à jamais les camps de Lahmada et de vivre dans la dignité et le confort qu'offrent les moyens de la vie moderne", ainsi que par "la profonde volonté des nôtres de mettre un terme à la séparation de familles".
Elle est aussi dictée par le fait que "la réclamation de l'impossible engendre, pour les nôtres, de nombreux préjudices à court et long termes", ainsi que par "notre volonté de réconciliation et de rassemblement de l'ensemble des Sahraouis sur leur terre et dans leurs vraies villes".
Rabat, 16/12/07-MAP

Les violations des droits des enfants à Tindouf dévoilées au Parlement Belge

Une audition de témoins des graves violations des droits de l'Homme commises dans les camps de Tindouf, en Algérie, particulièrement à l'encontre des enfants, des femmes et des jeunes a été organisée, vendredi, à la Chambre des représentants de Belgique.
Lors de cette audition, responsables politiques belges, parlementaires, représentants d'ONG de défense des droits de l'Homme, notamment Amnesty international, la Ligue mondiale des droits des femmes et d'autres acteurs politiques et humanitaires européens, se sont arrêtés sur les pratiques inhumaines que subissent les séquestrés dans les camps et les enfants déportés à Cuba.Les jeunes Sallouka Babakr, Saadani Malainine, Mohamed Ali El Youssfi, Lefkir Chagaf, Houari Ballal et Sidati Malainine ont tour à tour relaté leur vécu quotidien réparti, pendant une durée allant de 12 à 15 ans, entre les cultures de tabac ou de cannes à sucre et des écoles où on leur enseignait la manipulation des armes et les pires théories obscurantistes, encadrés par les sbires du Polisario.Ils ont également relaté les conditions de vie dans la tristement célèbre "île de la jeunesse" à Cuba où, arrachés de leurs familles, ils subissaient des entraînements militaires et des séances d'endoctrinement, outre un traitement similaire à celui de prisonniers dans la mesure où ils recevaient des rations alimentaires insuffisantes, leur courrier était soumis au contrôle et n'avaient aucun droit à la parole.Les jeunes marocains sahraouis ont aussi fait état des souffrances qu'ils ont vécues à Tindouf à leur retour de Cuba et les actes d'humiliation commis à leur encontre par le Polisario."Nombreux d'entre nous, a confié Mlle Saadani Malainine, "n'ont pas reconnu leurs parents et même s'ils les ont reconnu ils n'ont pas eu le même sentiment, la même ferveur qu'un enfant éprouve à la rencontre des siens".La jeune Saadani a dévoilé à l'assistance les pires abus et violations que sa famille a subies à Tindouf et les tortures infligées à son père sur la place publique.Les témoignages des jeunes ex-déportés à Cuba ont été étayés par les révélations dangereuses de Juan Vivès, ancien agent des services secrets cubains, qui a levé le voile sur les agissements criminels du "Polisario" soutenu par l'Algérie et le régime cubain.Auteur d'un livre brûlot sur sa carrière dans les arcanes des services de renseignements cubains "El Magnifico, 25 ans au service de Castro", Juan Vivès a souligné les méthodes d'enlèvement et de kidnapping des enfants et l'enseignement forcé qu'ils subissent dans des baraquements spécifiques sur l'île de la jeunesse à Cuba.Il a aussi expliqué comment les tortionnaires du Polisario exercent, à travers ces milliers d'enfants, des pressions sur leurs familles pour les obliger à rester dans les camps de Tindouf.L'audition parlementaire s'est ensuite poursuivie par le témoignage de M.Abdellah Lahmani, ancien détenu à Tindouf, qui a décrit le calvaire vécu avec ses camarades dans les geôles du Polisario et l'exploitation à outrance dont ils étaient victimes.Il a également déploré les conditions de vie dans les camps de Tindouf où enfants, femmes et vieillards étaient maltraités, humiliés et exploités par le "Polisario" et où de jeunes filles souvent mineures étaient forcées de porter des bébés qu'ils voient à peine au moment de la naissance, car d'autres mains les emportent là où un triste sort les attend : Ils sont enrôlés, embrigadés, exploités et surtout privés de leur droit fondamental de vivre une enfance épanouie.
MAP (15/12/2007)

Alerte à la bombe à bord d'un ferry reliant Marseille à Alger

Un ferry de la compagnie nationale Algérie Ferries, avec environ 1.400 passagers à bord, parti hier de Marseille pour Alger, a fait demi-tour à la suite d'une alerte à la bombe et est arrivé dans la soirée sur le port de Marseille, a appris l'AFP de sources policière et préfectorale. Peu avant 18H30, le bateau est arrivé à quai, a indiqué une porte-parole du Port autonome. Une équipe de démineurs était sur place, selon une source policière, de même que des marins-pompiers, présents avec un bateau-pompe, une vedette de sauvetage, quatre ambulances, un PC mobile, un poste médical et un fourgon incendie. Auparavant, la préfecture de la région avait indiqué à l'AFP que le bateau, le Tariq, avait fait demi-tour vers Marseille. «Il compte environ 1.400 personnes à bord. Il y a eu une alerte évoquant une bombe placée dans un des véhicules. Ce véhicule a été identifié et des mesures de sécurité ont été prises sur le navire», a souligné la préfecture. «Ils nous ont dit qu'il y avait un feu à bord à cause de la tempête. Ce n'est que maintenant qu'on comprend qu'il y a une alerte à la bombe. Nous sommes toujours à bord», a déclaré Yassine, 40 ans, l'un des passagers du Tariq, joint au téléphone par l'AFP. La presse et quelques proches des passagers étaient maintenus à quelque 300 mètres du navire. «On est inquiets», a déclaré à l'AFP Kamel, cousin de Yassine. «Je voudrais le voir, savoir ce qui se passe», a-t-il ajouté. Selon une source policière, le propriétaire de la voiture suspecte a été interpellé à bord du ferry et était interrogé. L'alerte aurait été donnée lors d'un coup de fil anonyme, a-t-on indiqué de source policière. Le consulat général d'Algérie à Lyon, a démenti avoir reçu un tel coup de fil. Vers 19H15, l'évacuation des passagers et des 470 véhicules devait commencer, a-t-on appris de sources concordantes. En début de soirée, aucun engin explosif, à l'issue des premières vérifications, n'avait été trouvé dans le véhicule signalé comme suspect lors de l'alerte à la bombe à bord du ferry, a-t-on indiqué de source policière.
R.N. L'EXPRESSION 15/12/2007.

Saturday, December 15, 2007

Des acteurs politiques belges fustigent les atteintes aux droits de l'Homme que subissent les enfants sahraouis déportés à Cuba.


Bruxelles, 15/12/07- Plusieurs acteurs politiques belges ont fustigé les atteintes aux droits de l'Homme que subissent les enfants sahraouis déportés à cuba et les détenus dans les camps de Tindouf, en Algérie.
Dans une déclaration à la MAP à l'occasion d'une audition, organisée vendredi à la Chambre des représentants belge, Mme Gisèle Mandaïla, secrétaire d'Etat aux Familles et aux Personnes handicapées, a souligné que les témoignages livrés par les jeunes qui étaient déportés à Cuba, étayés par des déclarations d'anciens détenus dans les camps de Tindouf ou encore des ex-responsables du régime cubain, ne peuvent laisser indifférents.
Elle a exprimé sa détermination à poursuivre son travail de recherche et d'investigation dans le cadre d'une mission humanitaire entamée en octobre dernier afin de dénoncer ces traitements infligés aux enfants.
Condamnant le fait d'abuser de la naïveté des enfants, les déplacer de force loin de leurs familles et leur donner de surcroît une formation politique et militaire, Mme Mandaïla a précisé que les résultats des travaux de cette mission humanitaire seront transmis aux Nations unies et aux instances européennes dans le but de dénoncer ces actes contraires à la législation internationale.
Pour sa part, Mme Delphine Bourgeois, échevine (maire-adjoint) à Bruxelles et consultante aux affaires européennes, a souligné que ces témoignages lui ont permis d'avoir une idée plus claire de la situation de l'enfance dans les camps de Tindouf et vont l'aider à contribuer à un travail de sensibilisation au niveau des institutions européennes.
La situation de ces jeunes, a-t-elle ajouté, mérite une attention particulière et une action s'impose au niveau de l'Europe qui ne saurait être insensible à cette problématique.
Pour M. Jean Pierre Malmendier, ancien député et membre de l'association Marc Corinne pour les droits des enfants, les violations systématiques des droits de l'Homme sont des pratiques courantes sous l'emprise totalitaire du "polisario" et les témoignages d'aujourd'hui sont une illustration de ce que ces jeunes ont vécu.
Il a souligné qu'un travail approfondi reste à faire pour dévoiler et dénoncer les pratiques qui sont toujours de mise dans les camps de Tindouf et à Cuba où des centaines d'enfants continuent à ce jour de subir le même sort.
De son côté, M. Denis Ducarme, député fédéral, a indiqué que l'audition organisée à la Chambre des représentants belge, n'est qu'une partie du travail entamé en octobre dernier à Rabat sur la problématique de la déportation des enfants à Cuba, et ce dans le cadre d'une mission humanitaire dont les résultats seront transmis aux Nations Unies.
"Cette audition organisée à Bruxelles nous offre l'occasion de porter sur la scène européenne et internationale cette problématique peu connue et dévoiler des pratiques en cours depuis de nombreuses années", a-t-il ajouté.
L'audition des victimes des violations des droits de l'Homme et d'anciens jeunes déportés à Cuba s'est déroulée en présence notamment de représentants d'ONG de défense des droits de l'Homme, du ministère belge des Affaires étrangères et d'aide au développement, de députés fédéraux et d'acteurs humanitaires.
map 15/12/2007.

Des chioukh sahraouis dénoncent le "monopole de décision" par les dirigeants du "Polisario"

Les chioukh de tribus sahraouies ont organisé des manifestations dans la zone tampon de Tifariti pour dénoncer le soi-disant congrès du "Polisario", accusant sa direction de pratiquer le "monopole de décision".
Dans une correspondance de la zone tampon, diffusée dans le cadre de son bulletin des informations maghrébines, la chaîne satellitaire qatarie Aljazeera a noté vendredi que ces chioukh ont tenu, à leur manière, à faire entendre leur voix et à dénoncer l'exclusion de l'autre que pratiquent les dirigeants du front "Polisario".
Au sein de ce prétendu front, "il y a absence de démocratie", ce qui démontre qu'en 35 ans, il n'a fait que "prouver son incapacité à régler la question du Sahara", a déclaré à Aljazeera un militant tribal sahraoui, M.Hamed Ould Darouich.
Dans le même bulletin, l'envoyé spécial d'Aljazeera à Zouerat (nord de la Mauritanie) a indiqué que les tribus qui ont organisé ces manifestations de protestation "sont foncièrement opposées aux dirigeants du Polisario et estiment que le mode de gestion de cette question par ces derniers est malsain".
Ces chioukh ont organisé "ces manifestations en concomitance avec le congrès (du Polisario) pour exprimer, à leur façon, leur mécontentement de la manière dont les dirigeants du front gèrent ce dossier", a ajouté l'envoyé spécial de la chaîne, citant des groupes influents au sein des tribus sahraouies.
Rabat, 15/12/07 -

Friday, December 14, 2007

Des dirigeants du polisario et des responsables algériens poursuivis en Espagne pour "génocide et terrorisme"

Plusieurs dirigeants du Polisario et des responsables algériens font l'objet d'une plainte pour "génocide et terrorisme" déposée vendredi devant l'Audience Nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole, par des Sahraouis victimes de graves violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie).
Plusieurs Sahraouis, appuyés par l'Association sahraouie de défense des droits de l'Homme (ASADEDH), accusent un grand nombre de dirigeants du Polisario de "génocide, assassinats, blessures, détention illégale, terrorisme, tortures et disparitions", a indiqué à la MAP leur avocat Me José Manuel Romero Gonzalez.
L'actuel représentant du Polisario en Espagne, Brahim Ghali, le "ministre" de l'Information de la soi-disant république sahraouie, Sid Ahmed Batal, et le "ministre" de l'Education, Bachir Mustapha Sayed, figurent parmi les principaux responsables des séparatistes poursuivis par leurs victimes.
La liste des responsables du Polisario poursuivis comprend aussi les dénommés Khalil Sidi Mhamed, "ministre" des Colonies, Mohamed Khaddad, actuel coordinateur avec la Minurso et ancien directeur général de la sécurité militaire et Ali Dabba, membre de la sécurité militaire et actuel garde du corps du chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz.
Les dénommés Mahfoud Hmeina Douihi dit Ali Beiba, actuel président du "parlement" du Polisario, Louchaa Obeid, officier militaire du Polisario et actuel représentant des séparatistes à Las Palmas (Canaries) et Mouloud Didi, ancien membre de la sécurité militaire des séparatistes, figurent aussi parmi les principaux accusés.
Des officiers supérieurs de l'armée algérienne seront aussi poursuivis pour "complicité" et pour avoir couvert ces exactions qui se déroulaient sur le territoire algérien, avec la participation d'agents de la sécurité militaire algérienne dont ils étaient responsables.
Parmi les responsables algériens poursuivis figurent le général Laamari, le dénommé Nabil Kadour, attaché militaire à l'ambassade d'Algérie en Mauritanie, Nadim Bennasser, un officier des renseignements algériens et Mahfoud, un officier de l'armée algérienne dans la région de Tindouf.
Hosein Baida Abdelaziz, militant sahraoui des droits de l'Homme de nationalité espagnole, Dahi Aguai, un Sahraoui né sous occupation espagnole au Sahara et Saadani Maoulainine, fille d'une figure emblématique des victimes du Polisario, en l'occurrence feu El Wali Sheikh Slama, ont décidé de recourir à la justice espagnole en vertu du principe de la justice universelle.
Leur avocat, Me José Manuel Romero Gonzalez relève des indices solides devant inculper les mis en cause et croit fermement que la plainte a de fortes chances d'aboutir.
L'avocat espagnol s'était déjà rendu à Laâyoune où il avait pu constater qu'un grand nombre de victimes portaient de graves séquelles de tortures infligées par des tortionnaires du Polisario à des Sahraouis et même à des fondateurs du mouvement séparatiste "pour la simple raison qu'ils ne partageaient pas leur vision".
Ci-après, la liste des 28 accusés:.
1. SIDAHMED BATTAL.
2. SIDI WAGAG.
3. EL JALIL AHMED.
4. BRAHIM GHALI.
5. JANDOUD MOHAMED.
6. ABDELWODOUD EL FERI.
7. MOHAMED SALEM SANOUSSI "SALAZAR".
8.TALEB HAIDAR.
9. BRAHIM BEIDILA.
10. MAHJOUB "LINCOLN".
11. MOHAMED LAMINE BUHALI.
12. EDDA HMOIM.
13. AHMEDU BAD.
14. ALI DABBA.
15. BACHIR MOUSTAFA SAYED.
16. MOHAMED JADAD.
17. MOLUD LEHSEN.
18. MOHAMED HNYA "DERBALI".
19. MOHAMED ALI HNYA "DEGAULLE".
20. LUCHAA OBEID.
21. MOLUD DIDI.
22. MAHFOUD HMEINA DUIHI "ALI BEIBA".
23. MOHAMED FADELN "JAPON S".
24. GENERAL LAMARI.
25. NABIL "KADOUR".
26. NADIM BENASER.
27. MAHFOUD.
28. ABDERRAMAN BOUH "MICHEL".
Madrid, 14/12/07-MAP.

Des tribus sahraouies du nord de la Mauritanie manifestent contre la mauvaise gestion de la question du Sahara par le "polisario

Des tribus sahraouies ont manifesté à Tiris, au nord de la Mauritanie, pour protester contre la mauvaise gestion de la question du Sahara par la direction du "polisario", a rapporté vendredi la chaîne de télévision satellitaire Al-Jazeera, dans son journal de la mi-journée.
L''envoyé spécial de la chaîne dans la région de Tiris a précisé que les notables de ces tribus se sont dits irrités par la façon avec laquelle la direction des séparatistes gère cette question, indiquant que le "polisario" n'a pas réalisé leurs revendications et qu'il les a, au contraire, déçus.
Les manifestants ont scandé des slogans demandant à la direction des séparatistes de la transparence et de la démocratie et réitéré leur rejet des choix opérés par le front.
Le journaliste a indiqué que les protestataires, encadrés par Khat Achahid, ont tenu à exprimer leur déception face à cette mauvaise gestion du dossier du Sahara par le "polisario", réclamant la mise en place d'une nouvelle direction au sein du front.
Ces manifestations constituent-elles un début d'effritement du "polisario"? s'est interrogé le journaliste.
Rabat, 14/12/07 -MAP.

Thursday, December 13, 2007

Omar Hadrami: Le désarroi du Polisario l'a poussé à verser dans la propagande politique à travers l'organisation de son congrès

Le désarroi et l'incapacité du Polisario à présenter aux sahraouis une alternative acceptable ont poussé ce mouvement à verser dans la propagande politique à travers l'organisation de son prétendu congrès à Tifariti, située dans la zone tampon au Sahara marocain, a indiqué M. Mohamed Ali El Admi (Omar Hadrami).
Le Polisario tente d'exercer des pressions sur les Nations Unies en limitant la liberté de circulation des membres de la MINURSO dans la zone tampon, en y construisant des camps et en y amenant des délégations, a précisé jeudi M.Mohamed Ali El Admi, un des fondateurs du front du Polisario, dans des déclarations à la deuxième chaîne de télévision nationale "2M", diffusées lors de son journal de la mi-journée.
Il a indiqué que ces "congressistes" seront installés sous des tentes, privés de tous les moyens de communication avec l'extérieur, et que leurs mouvements seront limités dans l'attente de la venue d'une délégation algérienne de haut niveau et d'autres délégations étrangères qui tenteront de les rallier à la thèse de la direction du Polisario, mise en place par l'Algérie.
Et d'ajouter que le Polisario a invité à ce prétendu congrès des participants choisis par Mohamed Abdelaziz de Mauritanie et d'Algérie, soulignant que les artisans de l'ascension de Mohamed Abdelaziz à la direction du Polisario prendront également part à ce congrès.
Le pouvoir de décision, a-t-il poursuivi, n'est pas entre les mains de la direction du Polisario, relevant que c'est l'Algérie qui décide à la place du Polisario.
D'autre part, M. Mohamed Ali El Admi a considéré que le projet d'autonomie présenté par le Maroc pour le règlement de la question du Sahara constitue un modèle dans la gestion démocratique des affaires locales, en particulier dans les provinces sahariennes.
Rabat, 13/12/07-MAP.

Une ONG britannique s'insurge contre la tenue du soi-disant congrès du "Polisario" à Tifariti

Le comité international pour les prisonniers de Tindouf (ICPT, basé à Londres) a dénoncé la décision du "Polisario" de tenir son soi-disant congrès dans la zone tampon de Tifariti.
"Nous sommes choqués par la décision du Polisario, soutenu par l'Algérie, de tenir son 12-ème congrès dans la zone tampon de Tifariti, aménagée et supervisée par l'Organisation des Nations Unies", a dit le ICPT dans un communiqué, dont la MAP a eu copie jeudi.
"Ce congrès est tenue dans une zone où toutes les activités civile et militaire sont interdites en vertu de l'accord de cessez-le-feu conclu le 6 septembre 1991 sous l'égide de l'ONU", a ajouté l'ONG britannique, rappelant que la MINURSO a été mise sur pied justement pour garantir le respect total des dispositions de l'accord de cessez-le-feu par toutes les parties concernées et que la zone évacuée soit libre de toute présence civile ou militaire.
De ce fait, note le ICPT, "l'organisation du +congrès+ du Polisario dans cette zone tampon représente une violation flagrante du cessez-le-feu, proclamé en 1991".
L'ONG britannique, qui oeuvre à la levée du blocus imposé aux populations séquestrées à Tindouf, relève, en outre, que "le déplacement de centaines de personnes, sous supervision militaire, représente une violation de l'accord militaire N-1 conclu sous l'égide de l'ONU et mis en relief dans les rapports du Secrétaire général du 19 avril 2005 et celui du 30 avril 2007".
L'initiative du mouvement séparatiste "peut contribuer à l'escalade de la tension sur le terrain et risque de mener à des incidents et partant à la détérioration de la situation dans la zone", poursuit le ICPT, soulignant que ce manque de respect flagrant aux opérations de maintien de la paix menées par les Nations Unies doit être condamné dans les termes les plus forts.
Et le ICPT de conclure que l'initiative du mouvement séparatiste "porte clairement atteinte au processus de négociation en cours sous les auspices des Nations unies et représente une menace à la paix, à la sécurité et à la stabilité dans la région".
Par ailleurs, trois autres ONG britanniques: "Freedom for All", "The Surrey Three Faith Forum" et "Family Protection", s'étaient élevées récemment contre l'instrumentalisation par la direction du "Polisario" des souffrances des populations séquestrées dans les camps de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie), tout en appelant la communauté internationale à agir immédiatement pour mettre fin à cette exploitation à des fins de propagande.
Des représentants de ces trois ONG ont qualifié la décision des séparatistes d'organiser leur soi-disant congrès dans la zone tampon de Tifariti, de "manoeuvre inacceptable", qui risque de plonger la région dans une atmosphère de tension et d'escalade.
Ils ont souligné que le déplacement de centaines de personnes vers la zone démilitarisée sous l'encadrement d'éléments militaires déguisés en civil, reste une mesure dangereuse et une manoeuvre qui doit être fermement dénoncée.
Les représentants des ONG britanniques se sont dits "scandalisés" par les tactiques du "Polisario", "qui n'ont qu'un seul objectif, celui de tourner l'attention des efforts consentis par le Maroc pour le règlement définitif du conflit crée de toute pièce autour de son intégrité territoriale".
Ils ont relevé que "le Polisario et ses alliés algériens, sont visiblement déstabilisés par la dynamique engendrée par l'initiative marocaine de régler définitivement la question du Sahara à travers l'octroi d'une autonomie à cette région sous souveraineté marocaine.
Londres, 13/12/07-MAP

Un universitaire français attire l'attention sur les violations constantes des conventions de Genève et du DIH par "le polisario

Le chercheur et universitaire français, Aymeric Chauprade a attiré l'attention sur "les violations constantes des Conventions de Genève et du Droit International Humanitaire (DIH), par "le polisario".
Lors d'une conférence animée à l'Université de Genève sous le thème "la singularité de la population de Tindouf au regard des Droits de l'Homme et du Droit International Humanitaire", M. Chauprade a rappelé la dénonciation de ces violations par des ONG comme la Fondation France Libertés, connue pourtant pour son soutien aveugle à une certaine époque aux thèses des séparatistes.
La Fondation a rectifié le tir et dénoncé, dans un rapport publié en 2003, "l'imposture"du "polisario" et "les violations des conventions de Genève" dans les camps de Tindouf, en Algérie.
Les rapports d'autres ONG indépendantes, qui se sont rendues compte de leurs erreurs ou celles qui accomplissent leur mission avec objectivité, font état de restrictions de toutes sortes imposées aux séquestrés. "Si une famille veut aller pour une promenade, elle se voit obligée de laisser certains de ses membres comme otages, pour l'empêcher de fuir l'enfer des camps", déplore l'intervenant.
A ce propos, le Pr. Chauprade a cité l'ouvrage écrit par le Rédacteur en Chef adjoint de la chaîne TF1 "qui a vu cette réalité des enfants au travail à Cuba" ainsi que le document "accablant" de Mme Marie-Françoise Mirot, présidente du groupe Petite fille, à l'UNESCO, qui relate "les sévices et les viols subis par les victimes et l'impact désastreux sur les plans psychique et mental de la coupure avec leurs familles". "L'un des aspects les plus pénibles de l'affaire du Sahara, est celui des milliers d'enfants sahraouis envoyés à Cuba dès l'âge de 7 ou 9 ans, sous couvert d'éducation et sans l'assentiment de leurs parents dont ils sont séparés pendant 10 à 15 ans", souligne le conférencier, citant le rapport.
Mme Mirot, qui était accompagnée de Mme Francine Henrich, ancienne ambassadrice de la Communauté européenne et représentante permanente de l'Alliance internationale des femmes (AIS) auprès de l'UNESCO, s'est aussi arrêté sur les conditions de déplacement et de séjour de ces enfants, a-t-il ajouté.Pour le conférencier, cet arrachement est une violation grave des droits de l'Homme et les purges ont aussi laissé des séquelles chez les familles qui ont assisté aux tortures subies jusqu'à la mort par leurs proches. Il ne s'agit plus de dérive mais d'un système qui brise la vie des gens devant leurs enfants, et c'est le pire des crimes, a-t-il relevé, rappelant à ce propos, la rébellion populaire de 1988 qui a été réprimée avec une extrême brutalité.
"C'était un cri contre l'avilissement", a dit l'intervenant.
Sur ce même registre, M. Chauprade a évoqué l'économie de rente fondée sur les détournements d'une partie substantielle de l'aide humanitaire détournée au profit de la nomenclature polisarienne, qui se permet de s'enrichir sur la misère des plus démunis retenus contre leur volonté dans un environnement hostile. C'est là aussi une violation du DIH, a-t-il affirmé, ce qui a poussé les organisations humanitaires à réduire, depuis mai 2006, leur aide.
Par ailleurs, et malgré les nombreuses requêtes du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), l'Algérie refuse toujours le recensement des populations des camps de Tindouf, jouant ainsi sur la carte de l'opacité car la population de Tindouf ne dépasse pas en réalité au meilleure des évaluations 70.000 personnes.
L'intervenant a également fait état de causes à effets d'une économie de rente, issue de trafics de toutes sortes qui mettrait la région en danger.
"L'établissement d'un petit Etat, dans ce cas de figure, serait le triomphe d'une économie illicite et d'origine criminelle", selon M. Chauprade.
Il a, dans ce sens, appelé les Etats occidentaux à réfléchir sur la logique entre l'économie illégale et le terrorisme notamment lorsque se pointe à l'horizon le pourrissement du mouvement qui en est une des parties prenantes, comme c'est le cas aujourd'hui du "polisario".
Genève 13/12/07-MAP

Le Maroc saisit le Conseil de sécurité contre la tenue du congrès des séparatistes à Tifariti

Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, Rabat a mis en garde contre les conséquences de la tenue du simulacre de congrès du Polisario vendredi prochain dans la zone démilitarisée de Tifariti. Rabat vient de saisir l’ONU sur la décision controversée du Polisario de tenir son simulacre de congrès dans la région démilitarisée de Tifariti. Dans une lettre à Ban Ki-moon, adressée par le représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, El Mostafa Sahel, le Royaume a dénoncé vigoureusement la tenue, vendredi prochain, dans la zone tampon de Tifariti, du soi-disant 12ème congrès du Polisario, mettant en garde contre les graves conséquences de cette décision. Ce nouvel épisode, un de plus dans le long feuilleton des provocations, constitue une «violation des accords de cessez-le-feu» conclus en 1991, a précisé M. Sahel, qui a réitéré la détermination du Royaume à «préserver ses droits sur l’ensemble du territoire et son rejet de toute tentative visant à introduire une modification de fait dans le statut de Tifariti». Il s’agit d’une violation grave et caractérisée du cessez-le-feu proclamé le 6 septembre 1991, puisque la Minurso est censée veiller à ce que la partie du territoire, située à l’est du dispositif de défense – de laquelle les Forces armées royales se sont, volontairement, retirées pour consolider le cessez-le-feu et prévenir tout nouvel accrochage, y compris avec l’armée algérienne -, soit exempte de toute présence militaire ou installations civiles. Or, l’accord, conclu sous les auspices des Nations Unies, n’a pas été respecté par la partie adverse. Pire encore, cette partie s’est livrée à une rhétorique irresponsable. Dans une récente sortie, le Polisario a déclaré «ne faire qu’exercer sa souveraineté à Tifariti», qu’il a présenté comme «un territoire libéré», entre autres termes puisés dans le lexique de la provocation. Sa surenchère ne s’est pas arrêtée à ce niveau de la gesticulation verbale, puisque le Polisario a procédé au déplacement de centaines de Sahraouis, d’origine notamment mauritanienne et algérienne, vers la région de Tifariti, mobilisant des éléments militaires, déguisés en civils, pour encadrer les soi-disant Sahraouis de Tindouf, dans une tentative de tromper la vigilance des éléments de la Minurso. Un véritable exode trié sur le volet est organisé vers Tifariti, sous la surveillance des services de sécurité algériens qui ont installé des postes de contrôle sur l’axe de Tindouf -Tifariti, prenant des mesures draconiennes pour empêcher les séquestrés de s’échapper des camps à destination de la mère-patrie, le Maroc. Les parties qui organisent, ou appuient ce simulacre de congrès, dans une zone dangereuse, mettent en péril la vie des civils déplacés, a averti le Royaume, qui a appelé l’ONU à intervenir, de manière énergique, pour empêcher la mascarade de Tifariti. Récapitulons : Violation grave des accords de cessez-le-feu de 1991, déplacement massif et dangereux des civils vers la zone démilitarisée de Tifariti, présence des éléments militaires du Polisario déguisés en civils … Ce sont là autant de défis à la légalité internationale, à quoi vient s’ajouter un élément qui ne saurait passer inaperçu. Par sa décision, le Polisario, soutenu par son tuteur algérien, veut sans doute torpiller le procès de négociations, dont la troisième manche est prévue du 7 au 9 janvier prochain à Manhasset, en banlieue new-yorkaise. Le Polisario a intérêt à maintenir le statu quo sur la question du Sahara, parce que c’est ce conflit créé de toutes pièces qui lui a permis d’avoir le pouvoir et de s’enrichir sur «le dos» de la population séquestrée en continuant de quémander l’aide internationale. Le 13-12-2007Par : M’Hamed Hamrouch -MAP

LA PRESSE ÉTRANGÈRE«Al Qaîda frappe l’ONU en Algérie»

Les deux attentats perpétrés, mardi dernier, à Alger ont fait la «Une» de la presse étrangère. «Al-Qaeda frappe au coeur d’Alger» titre le quotidien français Libération. «Retour de l’horreur: les deux explosions qui ont frappé les quartiers de Ben Aknoun et de Hydra à Alger ont replongé les habitants de la capitale dans les pires heures de la guerre civile des années 90», commente Libération. Pour l’éditorialiste du journal, le choix des cibles dans la capitale algérienne semble correspondre à la stratégie affichée d’Al Qaîda dans la région.Tandis que Le Figaro titre «Al Qaida frappe l’ONU en Algérie». «Depuis la guerre d’indépendance, c’est sans doute l’attentat le plus meurtrier qui a ensanglanté Alger», souligne le journal. «Même durant la décennie rouge, le quartier huppé était épargné par la violence», ajoute Le Figaro. «Les enragés», écrit Jean Daniel, cofondateur et directeur du Nouvel Observateur. «J’ai tendance à penser que les attentats constituent la réponse des islamistes au gouvernement d’Abdelaziz Bouteflika qui a reçu Nicolas Sarkozy d’une manière finalement fraternelle. Les attentats peuvent être considérés comme un avertissement donné aux étudiants de Constantine qui ont été enthousiasmés par le discours du président français», considère-t-il.Le journal Le Parisien rappelle que les deux derniers mois avaient été marqués par une décrue spectaculaire des violences islamistes. Cependant, il relève la vigilance des entreprises françaises même si «pour l’heure, nul ne sombre vraiment dans la psychose». Un Belge a été blessé dans l’attentat perpétré devant l’immeuble du HCR (Haut commissariat pour les réfugiés des Nations unies) à Alger, annoncent Le Capital, La Meuse, La Nouvelle Gazette et plusieurs quotidiens flamands. Le Belge a été blessé par des éclats de vitres brisées.La presse britannique a également commenté les deux attentats d’Alger. The Times écrit: «Le spectre de la guerre civile plane sur l’Algérie après les deux attentats». «L’Algérie est confrontée à une recrudescence des violences depuis le ralliement, en septembre 2006, du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (Gspc) algérien au réseau Al Qaîda, dont il est devenu la Branche au Maghreb islamique (Baqmi)», écrit pour sa part le quotidien marocain Aujourd’hui le Maroc.Les mêmes titres et commentaires se retrouvent dans les manchettes des grands titres arabes. En somme, l’effet recherché, un choc médiatique, par les groupes terroristes semble atteint.
Naïma HAMIDACHE-L'EXPRESSION 13/12/2007.

Algérie : Attentat à la bombe contre un convoi d'une société russe

Un attentat à la bombe a visé samedi, un convoi transportant des travailleurs d'une société russe de gaz au retour à leur résidence dans la commune de Bouaich (wilaya de Médéa). L'exposition de la bombe, survenue au niveau de la commune de Sebt Aziz, a endommagé la deuxième voiture du convoi, précédée par un véhicule d'escorte, sans faire de victime, précise la presse algérienne , citant des sources sécuritaires. Le convoi composé de six véhicules, a été immédiatement dévié sur la route nationale numéro un, puis sur la route RN 40. Une deuxième bombe a été découverte non loin du lieu de l'attentat, est-il précisé. Il s'agit du deuxième attentat du genre visant un convoi de la même compagnie russe après l'attaque, en février dernier près de Aïn Defla, d'un camion de transporteurs de travailleurs russes, au cours duquel quatre personnes ont été tuées dont un travailleur russe et cinq autres blessés dont un Ukrainien et un Russe. Ces étrangers étaient engagés dans la réalisation d'un gazoduc traversant la région. Par ailleurs, la presse rapporte qu'une attaque d'un groupe terroriste contre le siège de la sûreté de la ville de Mouazia ( wilaya de Blida- 50 km au sud d'Alger) a été déjoué. Le projet d'attentat a été mis en échec après des investigations menées par la police judiciaire d'El Afroun qui ont permis la neutralisation de deux hommes qui ont échafaudé le plan A la suite d'un ratissage effectué par les forces de sécurité dans les maquis de Boumerdès, depuis la semaine dernière, le cadavre d'un homme armé a été trouvé dans le massif forestier de Bouzegza, avec deux armes sur lui. L'état du cadavre dans un état de décomposition avancée, n'a pas permis son identification. Selon «le Jeune Indépendant» des membres d'une phalange du Groupe salafiste de la prédication et du combat (GSPC) «katibat Al Fath», seraient encerclés dans un campement situé à l'intérieur de la vaste forêt de Bouzerza. Un élément du GSPC se serait rendu hier aux services de sécurité de la localité de Si Mustapha (wilaya de Boumerdès), rapporte la presse.
Le 11-12-2007 Par : MAP

Wednesday, December 12, 2007

Les détournements de l'aide humanitaire par le "polisario" au centre des entretiens à Genève d'une délégation d'ONG sahraouies

La délégation d'associations et d'organisations non gouvernementales (ONG) des provinces du sud, qui séjourne actuellement à Genève dans le cadre de la 6ème session du Conseil des droits de l'Homme, a été reçue mercredi aux sièges du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).
Les discussions ont été axées sur les détournements de l'aide humanitaire destinée aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf, en Algérie, qui souffrent de maladies dues à la malnutrition.
A cet égard, les membres de la délégation ont fait part aux responsables onusiens de leur profonde préoccupation du fait que cette aide est déviée, à partir des ports des villes d'Alger et d'Oran, pour emprunter les chemins de la contrebande.
Ils ont demandé à leurs interlocuteurs de superviser son acheminement et sa distribution pour que cette assistance puisse arriver à ceux dans le besoin et auxquels cette aide est destinée.
Or, une partie substantielle de cette aide est détournée pour aller renflouer les comptes bancaires personnels des dirigeants du +polisario+ ou exploitée par ces derniers notamment dans l'acquisition de biens immobiliers à l'étranger et ce, au moment où des rapports d'organisations humanitaires font état de la propagation de la malnutrition parmi les enfants et de l'anémie chez les femmes.
La délégation marocaine a également dénoncé le refus systématique de l'Algérie d'autoriser le recensement des populations séquestrées dans les camps de Tindouf et l'instrumentalisation des chiffres les concernant à des fins propagandistes ou pour soutirer le maximum aux donateurs.
Genève, 12/12/07-MAP

Alger s'enfonce de nouveau.

L'Algérie en deuil attendait mercredi d'enterrer ses morts, parmi lesquels un grand nombre d'écoliers, étudiants et lycéens, au lendemain de deux attentats à la voiture piégée qui ont relancé dans le pays des appels à la "vigilance", à la "fermeté", mais aussi au dialogue politique.
Les deux attentats ont fait 31 morts, dont 5 étrangers, selon un nouveau bilan annoncé mercredi par le ministère de l'Intérieur.
Le nombre des blessés encore hospitalisés est de 33, dont trois étrangers, a ajouté cette source.
Les deux attentats ont fait 31 morts, dont 5 étrangers, selon un nouveau bilan annoncé mercredi par le ministère de l'Intérieur.
Le nombre des blessés encore hospitalisés est de 33, dont trois étrangers, a ajouté cette source.
Le précédent bilan, annoncé par le ministre des Affaires étrangères Mourad Médelci, était de 30 tués, dont 5 étrangers, et 28 blessés hospitalisés.
Des sources hospitalières avaient fourni mardi un bilan de 62 morts et, mercredi, le quotidien El Watan, citant des sources médicales, a fait état de 72 tués.
La presse algérienne a appelé mercredi l'Etat à plus de fermeté.
Les attentats ont visé le Conseil constitutionnel à Ben Aknoun, sur les hauteurs d'Alger, et deux immeubles abritant les sièges du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), dans le quartier voisin de Hydra.
Selon le Haut Commissaire de l'ONU aux Réfugiés, Antonio Guterres, il n'y a "aucun doute" que le siège du HCR était la cible de cette attaque, la plus grave contre des installations de l'ONU depuis un attentat contre le quartier général de l'ONU à Bagdad en août 2003 (22 morts et plus de 150 blessés).
Selon le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, au moins 11 employés de l'ONU ont été tués dans l'attentat contre les locaux de l'ONU.
Mercredi, des familles étaient encore à la recherche de proches disparus. Dans les immeubles Pnud-HCR, les secouristes, aidés de chiens, poursuivaient leurs recherches dans les décombres du bâtiment ravagé par le souffle de l'explosion.
Sept rescapés enfouis depuis mardi matin sous un amoncellement de béton et de ferraille avaient été sauvés mercredi en fin de matinée. Le 7e rescapé, Sofiane, 40 ans, a été transféré en pleine nuit à l'hôpital militaire où il devait être amputé des deux jambes. Il a indiqué qu'il y avait encore au moins une personne sous les décombres.
Des proches ont passé la nuit aux abords des deux immeubles de l'ONU à Hydra, entourés par un impressionnant cordon de sécurité, dans l'attente de nouvelles.
"L'Etat doit être ferme", affirmait mercredi Al Watan, ajoutant qu'il est "capital, malgré le désarroi, d'affirmer avec force qu'il ne faut pas céder aux terroristes".
"De tels attentats ont pu se produire parce que la prudence s'est relâchée quand il fallait redoubler de vigilance", estimait le journal indépendant L'Expression. "La vigilance citoyenne ne peut suffire, car il appartient à l'Etat de protéger ses nationaux", ajoutait-il.
Interrogé par la radio française Europe1, le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a assuré que la recrudescence des attentats en Algérie ne risquait pas de mettre le pays en "situation de guerre civile".
Le cofondateur du Front islamique du salut (FIS) algérien, Ali Belhadj, a appelé, lui, à une "solution politique" à la crise algérienne, dans un entretien publié mercredi par le quotidien espagnol El Mu ndo.
"Il faut s'asseoir autour d'une table et étudier les revendications des mouvements islamistes. Il n'y aura pas de paix sans solution politique. La répression ne servira qu'à compliquer les choses", déclare cet opposant algérien, en évitant de condamner les attentats de mardi.
AFP 12/12/2007.ALGER.

Algérie: Les deux attentats ont fait 31 morts, dont 5 étrangers, selon un nouveau bilan annoncé mercredi par le ministère de l'Intérieur.

Le nombre des blessés encore hospitalisés est de 33, dont trois étrangers, a ajouté cette source.
Le précédent bilan, annoncé par le ministre des Affaires étrangères Mourad Médelci, était de 30 tués, dont 5 étrangers, et 28 blessés hospitalisés.
Des sources hospitalières avaient fourni mardi un bilan de 62 morts et, mercredi, le quotidien El Watan, citant des sources médicales, a fait état de 72 tués.
La presse algérienne a appelé mercredi l'Etat à plus de fermeté.
Les attentats ont visé le Conseil constitutionnel à Ben Aknoun, sur les hauteurs d'Alger, et deux immeubles abritant les sièges du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), dans le quartier voisin de Hydra.
Selon le Haut Commissaire de l'ONU aux Réfugiés, Antonio Guterres, il n'y a "aucun doute" que le siège du HCR était la cible de cette attaque, la plus grave contre des installations de l'ONU depuis un attentat contre le quartier général de l'ONU à Bagdad en août 2003 (22 morts et plus de 150 blessés).
Selon le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, au moins 11 employés de l'ONU ont été tués dans l'attentat contre les locaux de l'ONU.
Mercredi, des familles étaient encore à la recherche de proches disparus. Dans les immeubles Pnud-HCR, les secouristes, aidés de chiens, poursuivaient leurs recherches dans les décombres du bâtiment ravagé par le souffle de l'explosion.
Sept rescapés enfouis depuis mardi matin sous un amoncellement de béton et de ferraille avaient été sauvés mercredi en fin de matinée. Le 7e rescapé, Sofiane, 40 ans, a été transféré en pleine nuit à l'hôpital militaire où il devait être amputé des deux jambes. Il a indiqué qu'il y avait encore au moins une personne sous les décombres.
Des proches ont passé la nuit aux abords des deux immeubles de l'ONU à Hydra, entourés par un impressionnant cordon de sécurité, dans l'attente de nouvelles.
"L'Etat doit être ferme", affirmait mercredi Al Watan, ajoutant qu'il est "capital, malgré le désarroi, d'affirmer avec force qu'il ne faut pas céder aux terroristes".
"De tels attentats ont pu se produire parce que la prudence s'est relâchée quand il fallait redoubler de vigilance", estimait le journal indépendant L'Expression. "La vigilance citoyenne ne peut suffire, car il appartient à l'Etat de protéger ses nationaux", ajoutait-il.
Interrogé par la radio française Europe 1, le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a assuré que la recrudescence des attentats en Algérie ne risquait pas de mettre le pays en "situation de guerre civile".
Le cofondateur du Front islamique du salut (FIS) algérien, Ali Belhadj, a appelé, lui, à une "solution politique" à la crise algérienne, dans un entretien publié mercredi par le quotidien espagnol El Mu ndo.
"Il faut s'asseoir autour d'une table et étudier les revendications des mouvements islamistes. Il n'y aura pas de paix sans solution politique. La répression ne servira qu'à compliquer les choses", déclare cet opposant algérien, en évitant de condamner les attentats de mardi.
AFP 12/12/2007.

L’explosion de deux voitures piégées à Alger replonge ce pays dans les affres du terrorisme

Deux attentats au véhicule piégé perpétrés mardi matin à Alger ont fait 52 morts et plusieurs blessés. Le président français Nicolas Sarkozy a qualifié ces attentats d'«actes barbares».Les deux attentats, le premier perpétré à proximité de la Cour suprême et l'autre devant le siège du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) dans le quartier résidentiel de Hydra, ont fait au moins 52 morts. Mardi matin, «la première voiture piégée a explosé devant le Conseil constitutionnel à Ben Aknoun (sur les hauteurs d'Alger, près de la Cour suprême) et la deuxième devant le siège du Haut commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) à Hydra» , a déclaré à la presse le ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, qui s'est déplacé sur les lieux. «L'attentat de Hydra a été perpétré par un kamikaze, selon les premiers témoignages», a ajouté le ministre. «Le bilan est très élevé», a-t-il encore déclaré, sans donner de précisions. Des premières informations avaient fait état d'«au moins douze morts devant la Cour suprême », dans une première explosion ayant pulvérisé un bus de transport d'étudiants, selon un membre du service médical. A Hydra, le quartier voisin, où se trouvent les nouveaux sièges des ministères de l'Energie et des Finances, ainsi que plusieurs chancelleries et résidences diplomatiques, des sources sécuritaires avaient d'abord évoqué un attentat au camion-citerne piégé. L'Algérie est confrontée à une recrudescence des violences depuis le ralliement, en septembre 2006, du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien au réseau Al-Qaïda, dont il est devenu la Branche au Maghreb islamique (BAQMI).La BAQMI avait revendiqué, le 6 septembre dernier, un attentat-suicide commis contre le cortège du président algérien Abdelaziz Bouteflika à Batna (est), qui avait fait 22 morts et plus de 100 blessés. Depuis, la BAQMI avait également revendiqué un attentat-suicide à la voiture piégée perpétré contre une caserne de gardes-côtes à Dellys, port de Kabylie à 70 kilomètres à l'est d'Alger, faisant 32 morts et 45 blessés. L'organisation n'en est pas à sa première expérience d'attentats quasi-simultanés. Le 11 avril dernier, deux voitures piégées avaient explosé, l'une visant le Palais du gouvernement, en centre-ville, l'autre contre un commissariat de la banlieue est. On avait dénombré au moins 30 morts et plus de 200 blessés, là encore revendiqués par la BAQMI. Le président français Nicolas Sarkozy, qui était en visite la semaine dernière en Algérie, a «condamné fermement» les deux attentats de mardi qu'il a qualifiés d' «actes barbares», lors d'un entretien téléphonique avec le président Abdelaziz Bouteflika.
Le 12-12-2007 Par : AFP

L'Algérie enterre ses morts et attend des nouvelles des disparus

Les deux attentats à la voiture piégée, dont un avec un kamikaze à bord, qui ont secoué deux quartiers huppés d'Alger mardi, ont fait 30 morts, dont cinq étrangers, selon un nouveau bilan officiel provisoire, et 62 morts, selon un bilan obtenu de sources hospitalières.
Le quotidien al-Watan avançait mercredi en "une" le nombre de 72 morts, citant des sources médicales.
L'Algérie va enterrer ses morts, parmi lesquels un grand nombre d'écoliers, d'étudiants et de lycéens, dans une atmosphère de psychose, alors que de nombreux Algériens attendent des nouvelles de leurs proches disparus.
Les deux attentats ont été revendiqués par Al Qaïda au Maghreb Islamique (ex GSPC), affiliée à la nébuleuse terroriste d'Oussama Ben Laden.
Les attaques visaient le Conseil constitutionnel à Ben Aknoun, sur les hauteurs d'Alger, et deux immeubles abritant les sièges du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) et du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), dans le quartier voisin de Hydra.
Selon le Haut Commissaire de l'ONU aux Réfugiés, Antonio Guterres, il n'y a "aucun doute" que le siège du HCR était la cible de cette attaque, la plus grave perpétrée contre des installations de l'ONU depuis l'attentat au camion piégé d'août 2003 contre le quartier général de l'Organisation internationale à Bagdad (22 morts et plus de 150 blessés).
Les familles étaient à la recherche de nombreux proches disparus. Dans les immeubles Pnud-UNHCR, les secouristes, aidés de chiens, poursuivaient leurs recherches dans les décombres du bâtiment ravagé par le souffle de l'explosion.
Mercredi, ils avaient dégagé sept rescapés enfouis depuis mardi matin sous un amoncellement de béton et de ferraille.
Le 7e rescapé, Sofiane, 40 ans, avait été retiré à 02H30 GMT et transféré à l'hôpital militaire où il doit être amputé des deux jambes, selon un secouriste. Le rescapé a indiqué qu'il y avait encore au moins une personne sous les décombres.
Selon le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, au moins 11 employés de l'ONU ont été tués dans l'attentat contre les locaux de l'ONU.
Il a indiqué avoir demandé à des conseillers du secrétariat de l'ONU, du Pnud et du département de la sécurité de se rendre immédiatement à Alger.
Le syndicat des personnels de l'ONU a demandé dans un communiqué l'ouverture d'une enquête "pour établir si des mesures de sécurité adéquates étaient en place (à Alger) pour prévenir un acte aussi horrible."
Des proches ont passé la nuit aux abords des deux immeubles de l'ONU à Hydra, entourés par un impressionnant cordon de sécurité, dans l'attente de nouvelles.
"J'espère encore qu'on le sortira vivant de ces gravats", déclare Abdesslam, fataliste, les yeux rougis cachés derrière des lunettes noires, en parlant de son oncle, modeste employé de l'ONU.
Assise sur un coin de trottoir, une mère éplorée, terrassée par la douleur, attend elle aussi des nouvelles de sa fille qui n'a donné aucun signe de vie depuis l'attentat. "Je n'ai plus de nouvelles depuis qu'ell a quitté la maison pour rejoindre son travail", répète-t-elle.
Parmi les victimes de l'attentat de Ben Aknoun figurent des écoliers, des lycéens et des étudiants, selon la presse.
Un bus bondé d'étudiants a été heurté de plein fouet par la voiture piégée lancée à toute allure contre le Conseil constitutionnel, voisin d'un collège, dont les élèves étaient en récréation au moment de l'attentat.
La presse a exprimé son indignation à la suite de ces deux attentats. "Al Qaïda frappe au coeur d'Alger", titre l'Expression. Le Quotidien d'Oran ouvre "sur l'horreur encore", et la Tribune titre en caractères gras rouges: "assassins".
Mais le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a assuré que la recrudescence des attentats en Algérie ne risque pas de mettre le pays en "situation de guerre civile", sur la radio française Europe 1.
AFP 12/12/2007.

La tenue du prochain congrès du "polisario" à Tifariti est une violation de l'accord du cessez-le-feu (parlementaire koweïtien)

La tenue du prochain congrès du "polisario" dans la zone tampon de Tifariti "constitue une violation flagrante de l'accord du cessez-le-feu et s'inscrit aux antipodes des efforts politiques déployés pour résoudre le conflit artificiel" du Sahara qui a trop duré, a affirmé le président du groupe de fraternité parlementaire maroco-koweïtien, M. Mbarek Lakhrinj.
"Au moment où le Royaume du Maroc affirme son attachement au processus du règlement politique auquel a appelé le Conseil de sécurité (…) et qui est le produit de la nouvelle dynamique enclenchée par l'initiative marocaine visant à accorder une large autonomie au Sahara, l'autre partie continue de se livrer à des actes unilatéraux susceptibles d'influencer négativement les négociations en cours pour parvenir à un règlement définitif de ce conflit", a indiqué le député koweïtien dans un communiqué publié, mardi, par le quotidien koweïtien "Al Anbaa".
"Veiller à assurer le progrès des négociations et préparer sérieusement le climat adéquat pour leur succès requiert l'annulation du congrès dans la zone tampon, non seulement parce qu'il constitue une violation claire de l'accord du cessez-le-feu, mais également parce qu'il est aux antipodes des efforts de règlement politique du conflit artificiel qui n'a que trop duré", a affirmé M.Lakhrinj.
Koweït, 11/12/07-MAP

Une association d'anciens prisonniers appelle la communauté internationale à "lever le blocus sur les séquestrés" de Tindouf

Une association d'anciens prisonniers de guerre marocains a appelé la communauté internationale à "lever le blocus sur les séquestrés" de Tindouf, au sud de l'Algérie.
Dans un appel "solennel" lancé à l'occasion de la journée mondiale des droits de l'Homme, l'Association des ex-prisonniers de guerre marocains exhorte l'ONU, les organisations de défense des droits humains à travers le monde et l'opinion publique internationale à "intervenir immédiatement et rapidement afin de lever le blocus sur les séquestrés marocains dans les campements de Tindouf".
Les séquestrés continuent d'endurer "torture, humiliation et souffrances par manque de nourriture et de soins adéquats", déplore l'association, rappelant que les anciens prisonniers ont "vécu un calvaire de plus d'un quart de siècle aux mains des services de sécurité algériens et leur acolyte le polisario au sud de Tindouf, en Algérie".
Dans un communiqué, l'association regrette que les tortionnaires du "polisario" continuent de circuler "librement et en toute impunité à travers le monde", en dépit "des crimes qu'ils ont commis dans les traitements des prisonniers marocains et des séquestrés dans les campements".
"Les ex-prisonniers de guerre marocains demandent à ce que ces tortionnaires soient traduits devant la justice internationale", poursuit le communiqué qui porte la signature du président de l'association Ali Najab.
Rabat, 11/12/07-MAP

Tuesday, December 11, 2007

Une ONG us exprime dans une lettre à Mme Rice son inquiétude concernant les récentes menaces du "polisario" contre le Maroc

Une ONG américaine, "The American Council for Moroccan POWs", a exprimé dans une lettre, adressée lundi, à la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice sa profonde inquiétude concernant les récentes menaces de violence brandies par le "polisario" contre le Maroc et a demandé à la responsable américaine d'exhorter l'Algérie à ne plus abriter ce groupe armé.
Le Conseil Américain pour les prisonniers de guerre marocains (ACMP) "regrette de voir l'Algérie continuer à utiliser les menaces de violence armée et de terrorisme du Polisario pour menacer la paix et la stabilité du Maroc et de l'ensemble de la région", souligne la lettre.
Ces menaces sont d'autant plus alarmantes qu'elles interviennent à un moment où la communauté internationale est à la recherche d'une solution pacifique au conflit du Sahara, affirme le conseil qui dit craindre "sérieusement" que "le gouvernement algérien autorise le "polisario" à user de la violence contre le Maroc afin de réduire à zéro tous les acquis que la proposition d'autonomie marocaine est en train de réaliser et de dérailler les négociations qui se poursuivront le mois prochain à Manhasset sous l'égide de l'ONU".
Condamnant "les crimes et les crimes de guerre qui ont été perpétrés et qui continuent d'être perpétrés dans les camps de concentration au sud-ouest de l'Algérie" et dont est responsable le gouvernement algérien, l'ACMP a "vivement condamné" la position de l'Algérie visant à entraver la résolution du conflit du Sahara dans le cadre de la proposition sérieuse et crédible que le Maroc a posée sur la table des négociations en toute bonne foi.
Le Conseil appelle la secrétaire d'Etat à exhorter le gouvernement algérien "à agir avec responsabilité et à ne plus abriter sur son sol un groupe armé qui menace le Maroc" et à exercer des pressions sur les autorités algériennes pour qu'elles désarment le "polisario" et rendent compte de toutes les armes qu'elles lui ont fournies. Ces armes, met en garde la lettre, "pourraient être utilisées dans de nouvelles agressions et attaques terroristes contre le Maroc" et "se retrouver dans les marchés noirs de la région ou entre les mains d'autres groupes terroristes".
Tout en jugeant inacceptable qu'un Etat membre de l'ONU, comme l'Algérie, abrite "une entité terroriste et criminelle" sur son sol, lui accorde soutien et moyens et l'utilise pour menacer un autre pays souverain, tout aussi membre de l'ONU comme le Maroc, le Conseil a appelé le département d'Etat à placer le "polisario" sur sa liste des organisations terroristes et à prendre toutes les mesures nécessaires pour aider à mettre fin aux activités de ce groupe criminel.
Washington, 11/12/07-MAP

Alger: deux attentats simultanés à la voiture piégée ont fait 62 morts

Deux attentats à la voiture piégée, dont un avec kamikaze à bord, ont fait au moins 62 morts mardi matin dans les hauteurs d'Alger, devant le siège du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), dans les locaux duquel on compte des victimes, et près de la Cour suprême et du Conseil constitutionnel.
Les deux attentats, qui n'avaient pas été revendiqués en fin de matinée, ont été perpétrés par "des voitures piégées, dont une avec un kamikaze à bord", a indiqué à la presse le ministre algérien de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, qui s'est déplacé immédiatement sur les lieux.
L'organisation de ces deux attentats simultanés rappelle ceux du 11 avril dernier, revendiqués par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, devenu la Branche du réseau Al-Qaïda au Maghreb islamique (BAQMI): deux voitures piégées avaient explosé, l'une visant le Palais du gouvernement, en centre-ville, l'autre contre un commissariat de la banlieue est. On avait dénombré au moins 30 morts et plus de 200 blessés.
Mardi matin, les explosions ont causé d'importants dégâts matériels dans les immeubles environnants. D'épaisses colonnes de fumée noire se dégageaient des décombres et des carcasses de véhicules à proximité.
La réunion hebdomadaire du conseil du gouvernement a été annulée pour permettre aux responsables de suivre les événements.
La première explosion a été provoquée par une voiture piégée lancée de plein fouet contre un bus de transport d'étudiants bondé, qui se dirigeait vers la Faculté de droit, devant la Cour suprême, la plus haute juridiction d'Algérie, et sa voisine la Cour constitutionnelle, un bâtiment neuf de style mauresque tout récemment inauguré par le président Abdelaziz Bouteflika.
La majorité des 12 morts et des blessés enregistrés dans cette explosion selon un premier bilan sont des étudiants, selon des sources médicales. Un policier et deux gardes républicains en faction devant ces bâtiments officiels ont été également tués, selon des témoins.
La carcasse calcinée du bus, encore fumante, était toujours là une heure après l'attentat.
Le second attentat, perpétré par un kamikaze à bord d'un véhicule piégé, a été commis aux abords du siège du HCR dans le quartier voisin de Hydra, une zone diplomatique et résidentielle, pourtant très sécurisée.
Cette explosion a "fait des victimes dans les locaux du Haut commissariat de l'ONU aux Réfugiés" (HCR), a indiqué à l'AFP une porte-parole du HCR.
Hydra abrite plusieurs ministères, dont ceux de l'Energie et des Finances, ainsi que des chancelleries et résidences diplomatiques. De nombreux étrangers et des hauts dignitaires de l'Etat vivent aussi dans ce quartier huppé.
Ces deux premiers attentats surviennent après deux mois d'accalmie en octobre et novembre, période marquée par une décrue spectaculaire de la violence islamiste.
Auparavant, la BAQMI avait revendiqué aussi, le 6 septembre dernier, l'attentat-suicide particulièrement spectaculaire commis contre le cortège du président algérien Abdelaziz Bouteflika à Batna (est): 22 morts et plus de 100 blessés. Même revendication pour un autre attentat-suicide contre une caserne de gardes-côtes à Dellys (est), le 8 septembre: 32 morts.
"Nous ne sommes pas à l'abri d'attentats de ce genre", a réaffirmé mardi M. Zerhouni devant la presse sur les lieux des attentats, appelant les Algériens à "perséver dans la vigilance, parce qu'il est facile de commettre un attentat à la bombe".
En octobre, le chef d'Etat-major de l'armée, le général Salah Gaïd, avait appelé à "plus de fermeté contre les groupes terroristes", et à "combattre ce phénomène nouveau des kamikazes".
La police avait dressé davantage de barrages dans les grandes villes et étoffé son réseau d'informateurs dans les milieux islamistes.
Mardi, le président français Nicolas Sarkozy a "condamné fermement" les deux attentats d'Alger, qu'il a qualifiés d'"actes barbares et odieux", précisant qu'il l'avait exprimé le "soutien" de la France lors d'un entretien téléphonique avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika.
La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a dénoncé des "actes odieux contre des civils".
AFP 11/12/2007

Algérie: Alger renoue avec les attentats.

Au moins 52 personnes ont été tuées et 43 autres blessées dans un double attentat à Alger. La première bombe a explosé à proximité de la Cour suprême. La deuxième explosion a retenti dans un quartier résidentiel. Le bilan est encore provisoire. Le mois de septembre avait déjà été marqué par des attentats sanglants, revendiqués par Al-Qaïda au Maghreb islamique, ex-GSPC.




L'Algérie une nouvelle fois rattrapée par la terreur. Mardi matin, deux explosions ont retenti dans le coeur d'Alger, épargné depuis le mois d'avril par les attentats. Selon un bilan encore provisoire, au moins 52 personnes ont été tuées et 43 autres blessées. Selon des sources hospitalières, des étrangers sont grièvement blessés. Le Quai d'Orsay précise qu'aucun Français ne figure parmi les victimes. Le ministère algérien de l'Intérieur a fait savoir qu'il s'agissait de deux attentats à la voiture piégée. Selon des témoins, la première bombe a explosé dans un camion situé à proximité d'un bus à bord duquel se trouvaient de nombreux étudiants, près de la Cour suprême située sur les hauteurs d'Alger. L'autre explosion - qui a fait au moins quinze victimes - s'est produite dans le quartier résidentiel d'Hydra, où se trouvent notamment les sièges des ministères de l'Energie et des Finances, le bureau du Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), ainsi que plusieurs chancelleries et des résidences diplomatiques. Il y aurait dix victimes parmi les membres du HCR. Ce quartier, où vivent de nombreux étrangers, est en général très surveillé par la police. "Nous ne sommes pas à l'abri d'attentats de ce genre", a commenté le ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, sur les lieux du drame, appelant les Algériens à "persévérer dans la vigilance, parce qu'il est facile de commettre un attentat à la bombe".La piste de l'ex-GSPC ?Cette nouvelle vague de violences a suscité des condamnations unanimes. Lors d'un entretien téléphonique avec le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, le chef de l'Etat français a "condamné fermement" le double attentat. "Des actes barbares", estime Nicolas Sarkozy. "Je condamne avec force les attentats meurtriers qui ont eu lieu ce matin à Alger. La population algérienne, qui aspire à la paix civile et à la sécurité, est une nouvelle fois frappée par une violence aveugle", estime le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, dans un communiqué. La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, s'est quant à elle dit "épouvantée par" ces attentats.Ces attaques n'ont pas encore été revendiquées. Mais la piste d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), est privilégiée. Le groupuscule terroriste avait déjà revendiqué les attaques sanglantes du mois de septembre à Zemmouri, Dellys et Batna, dans lesquelles 60 personnes ont été tuées. Le 21 septembre dernier, une nouvelle explosion avait blessé neuf personnes, dont deux Français, près de Bouira, en Kabylie, au lendemain de l'appel lancé par le numéro deux d'Al-Qaïda, Ayman al-Zaouahri, à "débarrasser" le Maghreb des "fils des Français et des Espagnols".Abdelaziz Bouteflika avait à l'époque rappelé sa fermeté face aux terroristes, dénonçant des "criminels", qui "tentent de saboter le processus de paix et de réconciliation nationale". Le chef de l'Etat algérien avait par ailleurs rappelé que la politique de réconciliation nationale - qui consiste notamment à gracier les anciens maquisards qui acceptent de rendre leurs armes - était "un choix stratégique et irréversible du peuple algérien". "Nous n'y renoncerons pas, quel qu'en soit le prix à payer", avait-il insisté lors d'un discours à la télévision publique.
REDACTION@LEJDD.FR -LE JDD 11/12/2007.

Genève : Une association sahraouie appelle la Communauté internationale à mettre fin au calvaire des séquestrés de Tindouf

L'Association "ARRAI", basée à Dakhla, a lancé lundi à Genève un appel pressant à l'ensemble de la Communauté internationale et plus particulièrement au Conseil des droits de l'homme (CDH), afin de "mettre un terme de manière définitive au calvaire intenable que vivent les populations sahraouies séquestrées depuis plus de trois décennies dans les camps de Tindouf, en Algérie".
Dans un communiqué publié à l'occasion du lancement des célébrations du 60-ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, l'association déplore "les formes les plus abominables de tortures" dont ces populations sont victimes depuis plus de trois décennies.
"ARRAI" dénonce également "la situation dramatique de familles séparées, de milliers d'enfants contraints de subir l'exil forcé vers d'autres continents sous prétexte d'études, alors qu'en réalité ce n'était qu'un rendez-vous avec les travaux forcés à longueur de journée dans les champs de culture de la canne à sucre et du tabac cubain" .
"Déracinée culturellement, meurtrie dans sa chair et dans sa dignité humaine, la population sahraouie séquestrée à Tindouf, sur le territoire algérien, a toujours espoir que les forces éprises de paix, de démocratie et de liberté useront de davantage de pressions afin de les libérer de cette sempiternelle séquestration", souligne le communiqué.
L'Association "ARRAI" exhorte le Secrétaire général de l'ONU et le Président du CDH à mettre tout en oeuvre afin que "les familles séparées se réunissent définitivement surtout que le Maroc a ouvert la voie à un retour digne par une initiative saluée par la Communauté internationale dans son ensemble et qualifiée par l'ONU de "crédible et sérieuse", précise la même source.
Genève 11/12/07-MAP

Esclavagisme : L'OMDH suit de près le procès de Soltana

L'OMDH a envoyé un représentant pour suivre le procès de la jeune Soltana Bent Bilal qui démarre ce lundi 10 décembre, le jour de la Journée internationale des droits de l'Homme.L'OMDH décide de suivre de très près l'affaire de la jeune Soltana Bent Bilal. L'organisation marocaine de défense des droits de l'Homme a dépêché son secrétaire général adjoint, Abdellatif Chahboun à Murcie en Espagne pour suivre l'action judiciaire introduite par une ONG près du tribunal de la ville à l'encontre du dirigeant polisarien Ibrahim Ghali pour «esclavage héréditaire». «La décision de suivre de près cette affaire a été prise par le bureau national de l'OMDH», explique Amina Bouayach, présidente de l'organisation. «Nous voulons d'abord nous assurer de la qualification des faits reprochés au dirigeant du Polisario», affirme Mme Bouayach. L'OMDH estime, en effet, que les faits reprochés à Ibrahim Ghali doivent être qualifiés comme « acte criminel». «Il n'y a aucun doute, estime la présidente de l'OMDH, l'affaire tombe sous le coup de la Convention internationale contre l'esclavage et le trafic d'êtres humains de 1926 et la Convention complémentaire relative à l'abolition de l'esclavage et le trafic d'esclaves de 1956 qui qualifient l'esclavage, sous toutes ses formes, d'acte criminel». Toutefois, si le tribunal de Murcie qui instruira cette affaire à partir de ce lundi 10 décembre, en juge autrement, l'OMDH décidera des actions à entreprendre. «Nous n'avons pas encore pris de décision en ce sens, mais, le cas échéant, plusieurs éventualités se présentent», souligne Mme Bouayach. L'OMDH envisagerait, en effet, de faire recours à un avocat espagnol pour interjeter appel ou entamer une vaste action de mobilisation en direction des organisations de défense des droits de l'Homme aussi bien en Espagne qu'à l'échelle internationale.L'action en justice contre le représentant du Polisario à Madrid, Ibrahim Ghali, a été intentée par la famille espagnole qui a accueilli la jeune Soltana âgée aujourd'hui de 22 ans environ. Et ce, à la suite d'une visite qu'elle a organisée aux camps de Tindouf, sur le territoire algérien et en Mauritanie. Les faits remontent à plusieurs années, la jeune fille est arrivée en Espagne dans le cadre d'une opération d'accueil organisée par des groupes de soutien au Polisario des camps de Tindouf au profit de jeunes Sahraouis. À l'expiration de cette période d'accueil prévue, Soltana a refusé de retourner aux camps et s'est réfugiée dans un centre d'accueil de la ville de Murcie.
Le 10-12-2007Par : Tahar Abou El Farah -Aujourd'hui le Maroc.

Monday, December 10, 2007

DÉBORDEMENTS À BÉJAÏA, ALGER, TIZI OUZOU ET ANNABA: Fièvre dans les campus

Des organisations estudiantines appellent à une grève générale ce mercredi, qui risque de toucher l’ensemble des universités algériennes.
Le malaise secouant l’université, depuis le début de la rentrée universitaire, perdure. Le ras-le-bol perceptible au niveau de quelques campus, risque de se généraliser pour atteindre l’ensemble du territoire national. Après avoir pris le campus comme lieu de protestation, les étudiants décident de sortir dans la rue. Aujourd’hui, les étudiants de l’université de Tizi Ouzou organiseront une marche en plein centre-ville.La destination sera le siège de la wilaya. Objectif: rencontrer le wali pour exposer leurs doléances, après que les responsables de l’université n’eurent pas daigné tendre une oreille attentive. Rappelons qu’à l’origine de ce marasme qui risque de prendre de l’ampleur, les piètres conditions socio-pédagogiques dont souffrent ces étudiants. Dans la ville des Genêts, les universitaires réclament à cor et à cri le départ de l’actuelle directrice de l’Office des oeuvres universitaires, dont la gestion qualifiée de «catastrophique» est montrée du doigt. A Béjaïa, des milliers d’étudiants ont battu le pavé hier, et se sont rendus au siège de la wilaya pour exprimer leur mécontentement. Ces mêmes revendications ont fait sortir les Béjaouis de leur campus. Elles sont liées à la pédagogie et aux conditions de vie dans les cités universitaires. Le mécontentement et le malaise ne sont pas circonscrits à Tizi Ouzou ou à Béjaia. A Annaba, les étudiants du nouveau centre universitaire El Bouni sont entrés en grève illimitée depuis mardi. Plusieurs lacunes, dont l’absence d’Internet et la désorganisation qui règne au sein de la bibliothèque, ont été signalées au recteur de la Fac. En sus, la gestion chaotique des oeuvres universitaires se traduit par des défaillances flagrantes et constatées à plusieurs niveaux. Pour sa part, la puissante Union générale des étudiants libres (Ugel), organisera, mercredi prochain, une grève générale qui touchera l’ensemble des universités algériennes.Cette organisation estudiantine menace aussi de monter au créneau si jamais la tutelle ne répond pas favorablement à ses revendications. Dans sa «plate-forme» de revendications, l’Ugel demande l’amélioration des conditions socio-pédagogiques des étudiants.La situation est au bord de l’explosion. Il faut souligner, par ailleurs, que les étudiants ne cessent de dénoncer une situation délicate, que ce soit dans le campus (manque d’infrastructures pédagogiques) ou dans les cités universitaires (exiguïté des lieux et incapacité de recevoir un nombre aussi important d’étudiants).A cela, s’ajoute «l’envahissement» des résidences universitaires par des extras qui imposent leur diktat devant, parfois, le regard impuissant des responsables. Cela n’est pas sans créer des incidents qui vont jusqu’à coûter la vie aux étudiants! Ainsi, la violence, après avoir été perceptible dans les stades, risque maintenant de gagner l’université.Si dans le passé, ce phénomène n’a été vécu qu’à l’occasion de certains troubles «sporadiques», aujourd’hui, il commence à prendre de l’ampleur. Du côté du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, on continue à appeler au calme tout en insistant sur la nécessité de recourir au dialogue, «la seule manière de faire aboutir toutes les revendications de la famille universitaire, loin de toute violence ou pression sur une partie ou une autre», ne cesse de réclamer la tutelle.Reste maintenant à savoir jusqu’à quand l’université algérienne continuera à tourner en rond? Il faut noter que dans certaines universités, à l’instar de celle de Béjaïa, des étudiants n’ont pas encore commencé les cours! Dire que l’Algérie veut, vaille que vaille, améliorer le secteur de l’enseignement supérieur!
Hakim KATEB-L'EXPRESSION 11/12/2007.

Les algériens se plaignent de bureaucratie: Protestations devant l’ambassade d’Algérie à Washington

Des personnalités et des représentants d’organisations ont lancé un appel pour un rassemblement, qui a eu lieu samedi dernier à 14h, devant le siège de l’ambassade d’Algérie à Washington. On peut retrouver dans l’appel les noms de Ali Boukhateme, président de l’AANC, Chérif Meziane, le docteur MGH, Samir Bentoumi, président de l’AANY, Abdelmadjid Slimani, président de l’AACM, Hamid Makhlouf, généticien et directeur de recherche au FLSERM, Athmane Zerhouni, président d’honneur de la JFKA, Saïd Rahmouni, secrétaire général se l’Association algéro-américaine de Détroit, Kouider Benhamou, directeur d’études à FIU, président de l’Association internationale de sociologie et Lahouari Adli, président de KAF. À l’origine de cette action de protestation et en même temps de sensibilisation, la lourde bureaucratie qui prévaut au sein de l’ambassade d’Algérie à Washington. Les protestataires affirment dans leur correspondance qu’“au-delà des débats légitimes sur les bureaucraties, il est des valeurs et de droit d’humanité sur lesquelles nul ne peut transiger”. Et d’ajouter : “Nous sommes des citoyens algériens vivant aux USA, des militants d’associations familiales et de défense des droits de l’Homme, des chercheurs, des médecins, des éducateurs, des parents. Nos engagements sont divers. Mais nous ne supportons ni la bureaucratie ni la discrimination. Notre ambassade à Washington n’arrive plus à répondre à nos besoins administratifs et notre ambassadeur ne répond même pas à nos appels.”Plus loin, ils soulignent que “l’histoire nous a appris qu’aucun projet politique ne peut justifier pareille rupture avec les citoyens, et leurs droits fondamentaux”. “Pour nous et pour nos enfants, nous ne voulons pas d’une représentation qui réduirait nos droits”, indiquent-ils avant de conclure : “Nous ne voulons pas voir appliquer à d’autres des mesures que nous refuserions pour nous et pour nos enfants.” S’il est vrai que le ministère des Affaires étrangères a entrepris d’importantes réformes politiques en vue d’améliorer l’image de l’Algérie à l’extérieur, il n’en reste pas moins que la problématique posée par les signataires de l’appel est significative de la lourde mission assignée aux services consulaires contraints à la fois de répondre aux attentes de centaines, voire de milliers de résidents algériens à l’étranger et la nécessité pour ces derniers de rester en contact permanent avec les structures diplomatiques algériennes accréditées à l’étranger.
LIBERTE 10/12/2007.

L'opposition au Polisario organise un congrès parallèle pour contrecarrer la mascarade de Tifariti

Interdit de participer au 12ème congrès du Polisario, le mouvement dissident «Khat Chahid» qui conteste, avec d’autres courants opposants, la légitimité du régime de Mohamed Abdelaziz, prépare un congrès parallèle. La guerre de légitimité est désormais lancée par les opposants au régime de Mohamed Abdelaziz, en perspective du 12ème congrès du Polisario, prévu du 14 au 18 décembre dans la zone tampon de Tifariti. Le ton de ce qui s’annonce comme une véritable contre-offensive a été donné par le président du mouvement dissident «Khat Chahid» (Voie du martyr), Mahjoub Salek, installé dans la région de Zouérate, en Mauritanie. Ce mouvement, chef-d’orchestre des voix dissonantes, est rallié par d’autres courants opposants, dont notamment un collectif de jeunes à l’origine de la création du journal électronique nommé «Sahara libre», aujourd’hui censuré par la direction du Polisario. Les préparatifs de cette contre-offensive vont bon train dans le nord de la Mauritanie, où plusieurs dissidents se sont rassemblés en vue de mettre sur pied un plan de riposte face aux manœuvres de la direction du Polisario pour faire taire les voix discordantes à l’intérieur des camps de Tindouf. La contre-attaque en préparation intervient alors que «la direction de Mohamed Abdelaziz a imposé des congressistes dont le tiers est constitué de militaires», a affirmé à ALM une source proche des dissidents. D’autres mesures ont été prises, ou plutôt dictées par les renseignements algériens à la direction du Polisario, pour museler les contestations qui grondent dans les camps de Tindouf. Les services de sécurité du Polisario ont procédé récemment à la restriction du mouvement de la population séquestrée en vue de mieux contrôler les déplacements des civils vers la zone tampon de Tifariti proclamée « territoire libéré ». Les passages menant à cette région ont par ailleurs été soumis à un contrôle strict par les services de sécurité algériens, en vue d’empêcher toute éventuelle «infiltration» des mécontents déclarés «indésirables» dans un congrès où «la liberté d’opinion» est confisquée au seul profit des «amis de Mohamed Abdelaziz», au détriment d’une population dont les souffrances ont été instrumentalisées au point d’en faire un fonds de commerce. «Le congrès se fera sans la population sahraouie, les congressistes ont été triés sur le volet en parfaite coordination avec les renseignements algériens», indique une source informée, ajoutant que le choix de Tifariti n’est pas dû au hasard. Contrairement aux allégations de la direction du Polisario, les considérations qui ont présidé à ce choix s’expliquent par le seul et unique objectif de tenir la population éloignée, la région de Tifariti se trouvant loin, très loin des camps de Tindouf où cette population est séquestrée. «La direction du Polisario sait parfaitement que la tenue de ce congrès à l’intérieur des camps pourrait engendrer des soulèvements de la part de la population, d’où le choix de la région éloignée de Tifariti se trouvant dans la zone tampon», explique une source à ALM. Parallèlement à ces manœuvres, le Polisario fait de nouveau diversion en décidant de hausser le ton contre le Maroc. Sous pression des «radicaux» et des Algériens, cette nouvelle manœuvre est destinée à faire chanter le Maroc en perspective de la tenue du troisième round de négociations, prévu les 7, 8 et 9 janvier prochain à Manhasset, en banlieue new-yorkaise. A la veille de la tenue de cette grand-messe, conformément à la résolution 1783 du Conseil de sécurité, le Polisario a menacé de se retirer des négociations faisant planer, encore une fois, la vieille nouvelle menace du «retour aux armes».

Des ONG britanniques dénoncent la provocation du PolisarioLes représentants de quatre organisations non gouvernementales britanniques viennent de lancer un appel à la communauté internationale pour protester contre la décision du Polisario d’organiser du 14 au 18 décembre son congrès dans la zone tampon de Tifariti. Il s’agit des ONG «Freedom for All», «The Surrey Three Faith Forum», «Family Protection» et «le Comité international pour la libération des prisonniers de Tindouf» (ICPT). Intervenant vendredi dernier, lors d’un point de presse organisé à Londres, l’Association «Freedom for All» a mis en garde contre les répercussions de la décision prise par la direction du Polisario sur le processus de paix engagé par les Nations Unies. «La tenue de ce congrès dans cette zone démilitarisée représente une violation flagrante des accords conclus en 1991 sous l’égide des Nations Unies», a déclaré Tanya Warburg, de l’Association «Freedom for All», ajoutant que cette manœuvre provocatrice constitue «une menace pour le cessez-le-feu en vigueur depuis 1991». Le même son de cloche a été relevé chez le responsable de l’ONG «Comité international pour la libération des prisonniers de Tindouf. «La décision du Polisario d’organiser son rassemblement dans une zone supposée être une zone tampon est inacceptable», a dénoncé Lord Newal.
ALM 10/12/2007.

Saturday, December 08, 2007

Le groupe Emiratti emaar gèle ses projets en Algérie

Alors que des nababs bétonnent des terres agricoles sans inquiétude, des investisseurs en milliards de dollars quittent le pays pour raison de bureaucratie et de manque d’assiettes foncières.
Défection et déception des entreprises étrangères. Apparemment, il n’est pas aisé d’investir en Algérie. Pressé pourtant de s’installer en Algérie, le groupe émirati de l’immobilier, Emaar, vient de décider le gel de ses principaux projets. Selon le journal one line «Tout sur l’Algérie», sur les cinq projets présentés en juillet dernier au président Bouteflika par le patron d’Emaar, le groupe émirati n’en réalisera qu’un seul.Il s’agit, selon la même source, du complexe touristique Colonel Abbès à Zéralda, comprenant des résidences de vacances, un hôtel de 500 chambres, un golf ainsi que des centres commerciaux. Cette défection est en partie liée aux difficultés rencontrées par ce groupe émirati en Egypte où le géant de l’immobilier a réalisé des investissements coûteux et perdu beaucoup d’argent ces derniers mois.Mais il ne faut pas s’étonner que l’autre raison de ce «renoncement» vienne, encore une fois, des Algériens eux-mêmes. En effet, elle serait liée aux difficultés rencontrées par Emaar dans l’obtention de terrains pour ses investissements estimés à près de 25 milliards de dollars. C’est le plus gros investisseur que l’Algérie a eu. Ainsi, un seul projet sur cinq sera réalisé, à en croire «Tout sur l’Algérie».Aussi, les quatre autres projets concernent des secteurs stratégiques diversifiés. Ils sont destinés à transformer la ville d’Alger et ses environs, la restructuration et la modernisation de la gare ferroviaire Agha, la transformation de la baie d’Alger, un nouveau campus universitaire et l’implantation d’un campus technologique à Sidi Abdellah.Or, ils ont été gelés il y a quelques jours. Aucune date n’a été fixée pour la reprise des projets.Le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, M.Abdelhamid Temmar, avait pourtant assuré, lors de ses différentes rencontres avec les représentants du groupe, que les obstacles soulevés par Emaar ont été levés.En Algérie, faut-il le dire, la question du foncier constitue une véritable préoccupation pour les investisseurs étrangers qui désirent s’implanter dans notre pays. C’est à ce propos, justement, que le président du conseil d’administration du groupe Emaar, M.Mohamed Bin Ali Al-Abbar, a été reçu, en juillet 2007, par le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem. Prenant acte des contraintes du terrain, le groupe souhaitait de la part du gouvernement algérien la facilitation des voies sur le terrain et son implication directe sur cet aspect plus particulièrement.En outre, et selon le site «Tout sur l’Algérie», le gouvernement algérien aurait émis des réserves sur les capacités du groupe émirati à réaliser les projets présentés. Le groupe aurait rencontré des difficultés à lever les fonds nécessaires pour le développement de ses projets et l’Etat algérien n’a pas souhaité les financer. Ce n’est pas le première fois qu’on assiste à de pareilles situations. Il y a quelques jours, nous rapportions dans ces mêmes colonnes comment des Algériens torpillaient les projets potentiellement réalisables dans leur pays, en citant l’exemple de Renault. Le fabricant français a choisi de s’ installer au Maroc au lieu de l’Algérie par manque d’assiette foncière. Une entrave à la limite ridicule quand on sait que des nababs ne trouvent aucune difficulté à bétonner sans vergogne des terre agricoles.La décision inattendue de Emaar portera un coup dur à l’économie algérienne qui pourrait se traduire par des pertes de points de croissance dès l’année prochaine. D’autant plus que les projets du géant Emaar sont estimés à pas moins de 25 milliards de dollars, soit 80% des investissements arabes en Algérie.Le gouvernement tablait sur le groupe pour booster ces investissements et les développer davantage. Ces derniers ont atteint 35 milliards de dollars. Il faut rappeler que Emaar a obtenu, au début de l’année 2007, le feu vert pour investir en Algérie. Ses projets s’inscrivaient dans le cadre d’un vaste programme lancé par le président Abdelaziz Bouteflika pour réaménager, selon des normes internationales, les quartiers de l’est d’Alger. Le groupe avait même présenté les maquettes de ses cinq projets au président de la République.
Naïma HAMIDACHE -08 Décembre 2007 Liberté

Algérie : Recrudescence des actes de violence à Tizi Ouzou

Un camion de ravitaillement militaire a été attaqué mercredi par un groupe armé près de Tizi Ouzou. Le jour même, l'explosion d'une bombe à Biskra a blessé huit soldats.Un groupe armé a attaqué, mercredi à Yakouren (wilaya de Tizi Ouzou), un camion de ravitaillement de l'armée algérienne blessant un militaire, tandis que l'explosion d'une bombe le même jour à Biskra (425 km au sud-est d'Alger) a blessé huit soldats, dont deux grièvement, rapporte jeudi la presse algérienne, citant des sources informées. L'attaque de Yakouren est attribuée à un groupe armé d'une dizaine d'éléments qui s'était embusqué à l'entrée ouest de la commune. Visé par des tirs nourris, le véhicule militaire s'est renversé, à quelques mètres plus loin, mais son chauffeur est sorti indemne avec des blessures légères, indique la même source. Les assaillants se sont repliés sur la dense forêt de Yakouren, après un accrochage avec les forces de sécurité accourues d'un point de positionnement proche, ajoute-t-on. D'autre part, dans les affaires de terrorisme soumises à la justice, le Tribunal criminel de Blida (50 km au sud d'Alger) a condamné mercredi à la peine capitale un individu poursuivi pour «appartenance à un groupe terroriste armé, homicide volontaire et tentative d'homicide volontaire» en relation avec des attaques qui remontent à 2002 et ayant entraîné la mort de plusieurs personnes. Un autre procès, dont le principal accusé est un terroriste notoire dénommé «Dib Jiâne», doit reprendre samedi devant le tribunal criminel de Sid Bel Abbès, en rapport notamment avec le massacre de 11 institutrices et instituteurs, perpétré en septembre 1997 dans la commune de Aïn Ouden. Les familles des victimes ont refusé de subir la dure épreuve de la confrontation avec l'accusé lors du procès, faisant savoir par communiqué qu'elles demandent la peine maximale à son encontre.
Le 7-12-2007Par : MAP

Les Marocains expulsés d'Algérie décident de recourir à la justice internationale pour défendre leur cause

Rabat, 08/12/07- Deux associations des Marocains expulsés d'Algérie ont annoncé, samedi, leur décision "de recourir à la justice internationale pour défendre leur cause".
Lors d'une conférence de presse à l'occasion du 32-ème anniversaire de l'expulsion abusive d'un grand nombre de familles marocaines d'Algérie (1975), l'Association des Marocains victimes d'expulsion abusive d'Algérie (Rabat) et l'Association Insaf des Marocains expulsés d'Algérie (Meknès) ont déploré "le silence qui entoure ce dossier", soulignant la nécessité de sensibiliser à la souffrance de ces victimes et de réclamer réparation de la part des autorités algériennes.
Elles ont, de même, formé le voeu de constituer une fédération qui regroupe toutes les associations des Marocains expulsés d'Algérie en vue de coordonner les positions et d'élaborer une stratégie commune pour régler cette question, faisant part de leur intention de "collaborer avec des associations algériennes des Droits de l'Homme".
Les deux associations ont prévu d'organiser une table ronde, animée par des acteurs politiques, associatifs, diplomatiques, académiques et de défense des droits de l'Homme pour se pencher sur ce dossier dans ses aspects juridique et social.
MAP 08/12/2007

Friday, December 07, 2007

Le représentant du Polisario à Madrid cité à comparaître devant un tribunal espagnol pour esclavagisme

Le représentant du Polisario à Madrid, Brahim Ghali, doit comparaître le 10 décembre devant un tribunal de Murcia, suite à une plainte pour esclavagisme à Tindouf.Soltana n’aurait peut-être jamais imaginé que ses bourreaux soient un jour traduits en justice. Aujourd’hui, elle peut même crier victoire face à ses geôliers. Elle a réussi, grâce à ses parents adoptifs en Espagne, à porter une affaire digne d’un autre âge devant un tribunal de Murcia. Les péripéties remontent à l’été 2002, quand cette fille, âgée de 14 ans, est arrivée à Murcia, en provenance des camps de Tindouf, à l’invitation de «l’Association des amis du peuple sahraoui», à l’origine des colonies de vacances organisées à Murcia au profit des enfants de Tindouf. Passées les vacances, et alors que les enfants sahraouis se préparaient à regagner les camps du Polisario, l’ONG espagnole découvrira que la petite Soltana s’était enfuie. Elle sera retrouvée dans un centre d’accueil des mineurs nommée Santo Angel, basé à Murcia. «Je veux plutôt mourir en Espagne que retourner à Tindouf », dira la petite Soltana, après avoir été interrogée par la présidente de l’ONG «amie du peuple sahraoui», Rosa Maria Sanchèz, citée par le quotidien El Païs, dans son édition du 17 janvier 2007. Cette dernière, connue pour sa sympathie à l’égard du Polisario, ne savait pratiquement pas qu’elle allait se trouver au cœur d’un scandale inédit. Elle réalisera, avec son époux Gregorio Martinez, que la petite Soltana, au teint noir, était employée en tant qu’esclave par une famille sahraouie appelée El Bardi, qui n’avait pas la même couleur de peau qu’elle, et que sa mère biologique était originaire de la région de Zouérate, en Mauritanie. Informée de l’affaire, une ONG mauritanienne chargée de la lutte contre l’esclavage ouvre une enquête. Cette ONG n’est autre que SOS Esclave, en pointe dans le combat contre la pratique de l’esclavage en Mauritanie. « Après plusieurs interviews avec Knana (mère biologique), notre représentant en Zouérate (lieu de naissance de Soltana) pense que c’est fort probable que Gueiwarra El Bardi (employeur de Soltana à Tindouf) soient les “propriétaires” de Knana et de sa fille», conclut l’enquête de SOS Esclave, citée par le quotidien El Païs, le 12 mars 2007. Une conclusion qui sera confirmée par des témoignages émouvants de la petite Soltana. «Quand j’étais petite, ma mère (Knana Saleck) m’a abandonné avec une autre famille (El Bardi) afin de me traiter aussi mal (…) Etre esclave chez cette famille était très dur (…) Si je ne me réveille pas pour le matin, on me réveille avec de l’eau froide», témoigne la petite Soltana, sur les colonnes de la presse espagnole. Un témoignage à la limite d’un véritable coup de massue. Mais voilà : Aux grands maux, les grands remèdes. La présidente de cette ONG, Rosa Maria Sanchèz, décide de devenir la mère adoptive de la petite Soltana. Et ce n’est pas tout … Rosa Maria était convaincue que ce geste n’était pas pour panser la plaie profonde de Soltana. Elle a décidé de porter l’affaire devant la justice, en poursuivant «les amis d’hier» devenus «les ennemis d’aujourd’hui». Elle portera plainte contre la direction du Polisario, auprès d’un tribunal de Murcia. Le représentant du Polisario à Madrid est cité à comparaître le 10 décembre devant ce tribunal, où il sera confronté aux témoignages de la petite Soltana. Une fille qui porte bien son nom, puisque d’esclave elle devient désormais le symbole de la lutte contre l’esclavage dans les camps de l’horreur.
Indignation de la communauté internationaleUne vague d'indignation se déclenche suite aux témoignages livrés sur l'esclavage à Tindouf par deux reporters australiens, sur la base de leur investigation en mai dernier dans les camps de Lahmada. Les deux reporters, Violeta Ayala et Daniel Fallshaw, qui se trouvent actuellement en voyage aux Etats-Unis, avaient rédigé un rapport cinglant sur cette pratique institutionnalisée et courante dans les camps, suscitant des réactions énergiques de la part de plusieurs organismes internationaux. Le Comité américain pour les réfugiés et les immigrants a récemment réagi à la poursuite de cette pratique, en précisant que ces actes, avalisés par la direction du Polisario, viennent remettre sur le tapis la question des violations des droits de l'Homme devenues « endémiques » à Tindouf. Une association des Marocains établis aux Etats-Unis a par ailleurs saisi le secrétaire général de l'ONU, dans une récente lettre où elle a appelé Ban Ki-moon à ouvrir une enquête sur cette affaire. «A l'heure où les Nations unies et son Conseil des droits de l'Homme s'activent pour défendre et protéger les droits de l'Homme, l'esclavage semble être une pratique institutionnalisée dans les camps de Tindouf», écrit l'Association «Le Congrès des Marocains aux Etats-Unis». Une autre ONG américaine, nommée «Together Fundation», a invité dernièrement des journalistes accrédités auprès de l'ONU, à suivre un film documentaire réalisé par les deux journalistes australiens auprès d'esclaves séquestrés à Tindouf.
Aujourd'hui le Maroc 06/12/2007.

Le prétendu congrès du "polisario" n'est pas plus qu'une nouvelle manoeuvre (expert)

Rabat, 07/12/07- Le prétendu congrès que le "polisario" compte organiser la semaine prochaine à Tifarity, n'est pas plus qu'une nouvelle manoeuvre à travers laquelle la direction du mouvement séparatiste tente de convaincre les Sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf de renvoyer encore une fois le règlement de la question du Sahara, a affirmé M. Mohamed Bahi, membre du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (CORCAS).
"Tout le monde sait que l'Algérie se trouve derrière les embûches" dressées sur la voie de la résolution de ce dossier, a indiqué M. Bahi, expert en affaires du "polisario", dans une déclaration diffusée vendredi par la chaîne satellitaire "Al Arabia".
La menace d'un retour aux armes brandie par le "polisario" pourrait être synonyme d'un retour à la case départ, a-t-il mis en garde, notant que les deux premiers rounds de négociations et celui à venir mettront inéluctablement le front devant des responsabilités historiques pour sauver les séquestrés des camps de Tindouf.
"Nous, Sahraouis, tout autant que les populations des camps et les éléments armés du front, sommes convaincus que ce dernier n'a plus les moyens d'un affrontement armé", a assuré M. Bahi, précisant qu'actuellement, "plus de 10.000 hommes armés sont exilés en Mauritanie et en Espagne et que tous les dirigeants du +polisario+ se trouvent à l'étranger".
Le Maroc a proposé une initiative pacifique et ouverte par laquelle il demande le retour à la légalité et à la paix, le rapatriement des séquestrés et l'octroi d'une autonomie au Sahara en tenant compte des spécificités culturelles de la région, a fait savoir M. Bahi.
MAP 06/12/2007.

Wednesday, December 05, 2007

Plainte à Madrid contre des responsables du Polisario et de l'armée algérienne pour violations graves à Tindouf

Madrid, 05/12/07 - Des Sahraouis victimes de tortures, de détention illégale et de graves violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest de l'Algérie, ont décidé de poursuivre devant la justice espagnole des dirigeants du Polisario et de hauts gradés de l'armée algérienne, ont annoncé les avocats des victimes mercredi à Madrid.
La plainte sera déposée dans une semaine par l'Association sahraouie de défense des droits de l'Homme (ASADEDH), qui agit en tant que partie civile, auprès de l'Audience Nationale, la plus haute juridiction pénale espagnole, d'autant qu'un grand nombre de ces victimes ont la double nationalité marocaine et espagnole.
L'actuel représentant du Polisario en Espagne, Brahim Ghali, le "ministre" de l'information de la soi-disant république sahraouie, Sid Ahmed Batal et le "ministre" de l'éducation, Bachir Mustapha Sayed, figurent parmi les responsables des séparatistes qui seront poursuivis pour "crimes de guerre, tortures, disparitions forcées, détentions illégales et graves violations des droits de l'Homme".
Les dénommés Khalil sidi Mhamed, "ministre" des colonies, Mohamed Khaddad, actuel coordinateur avec la MINURSO et ancien directeur général de la sécurité militaire et Mahfoud Ali Beiba, ancien "Premier ministre" sont accusés de tortures de membres de la population sahraouie.
Des officiers supérieurs de l'armée algérienne seront aussi poursuivis pour "complicité" et pour avoir couvert ces exactions qui se déroulaient sur le territoire algérien, avec la participation d'agents de la sécurité militaire algérienne dont ils étaient responsables, comme l'a expliqué le président de l'ASADEDH, Ramdan Mesaud, lors d'une conférence de presse à Madrid.
Les avocats des victimes, MM. José Manuel Romero Gonzalez et Carlos Sancho de la Calle, ont relevé l'existence de témoins oculaires et de forts indices devant inculper les mis en cause.
Les deux avocats ont affirmé qu'ils s'étaient rendus à Laâyoune où ils avaient pu constater qu'un grand nombre de victimes portaient de graves séquelles de tortures infligées par des tortionnaires du Polisario à des sahraouies et même à des fondateurs du mouvement séparatiste "pour la simple raison qu'ils ne partageaient pas leur vision".
Des victimes du Polisario, toujours en vie, ont livré aux représentants de la presse espagnole et aux correspondants de la presse internationale accréditée à Madrid, un témoignage émouvant sur leur triste expérience dans les geôles gérés par le Polisario sur le territoire algérien.
"C'est une énorme injustice que de voir celui qui m'a arrêté et torturé pendant six ans dans les camps de Tindouf puisse circuler librement en Espagne et faire tranquillement sa propagande sans payer pour ses crimes", a dénoncé Houcine Baida, militant sahraoui des droits de l'Homme et victime du Polisario, en référence à Brahim Ghali.
D'autres victimes, comme les militants des droits de l'Homme Dahi Aguai et Saadani Maalainine, fille d'une figure emblématique du Polisario, en l'occurrence feu El Wali Sheikh Slama, ont eux aussi présenté des témoignages accablants sur la souffrance et l'humiliation d'un grand nombre de sahraouis par des dirigeants du Polisario avec la bénédiction des responsables algériens.
MAP 03/12/2007.

Tuesday, December 04, 2007

Sahara: Nicolas Sarkozy souhaite une solution durable, réaliste et acceptable par toutes les parties

Le Président français Nicolas Sarkozy a souhaité, mardi à Alger, une "solution durable, réaliste et acceptable par toutes les parties" à la question du Sahara.
"J'espère vivement qu'une solution durable, réaliste et acceptable par toutes les parties pourra être trouvée sur ce dossier qui a empoisonné les relations entre les pays du Maghreb depuis trois décennies", a déclaré M.Sarkozy, lors d'un échange de toast à l'occasion d'un déjeuner que lui a offert son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika.
M. Sarkozy s'est réjoui de la "nouvelle dynamique à l'oeuvre avec la tenue de rencontres directes entre les parties, sous l'égide des Nations Unies, conformément aux résolutions 1754 et 1783 du Conseil de sécurité".
"Avec l'appui de tous les pays de la région, au premier des rangs desquels l'Algérie, j'espère vivement qu'une solution durable, réaliste et acceptable par toutes les parties pourra être trouvée", a-t-il dit.
Lors de sa dernière visite officielle au Maroc (du 22 au 24 octobre dernier), M. Sarkozy avait formé le souhait que le plan d'autonomie au Sahara, proposé par le Maroc, "puisse servir de base de négociation pour la recherche d'un règlement raisonnable" à la question du Sahara, qualifiant de "sérieuse et crédible" la proposition marocaine.
"Le plan d'autonomie marocain existe, il est sur la table et il constitue un élément nouveau de proposition, après des années d'impasse. Je forme le souhait qu'il puisse servir de base de négociation pour la recherche d'un règlement raisonnable" à la question du Sahara, avait-t-il affirmé devant les membres des deux Chambres du Parlement à Rabat. "La France sera à vos côtés", avait-il assuré.
Alger, 04/12/07-MAP

Voyage à haut risque de Nicolas Sarkozy en Algérie

Entre l’Algérie et la France, ce n’est pas la lune de miel. Sur fond de comptes historiques non réglés, Nicolas Sarkozy effectue une visite en Algérie.De tous ses déplacements à l’étranger depuis son arrivée à l’Elysée, la visite que Nicolas Sarkozy effectue en Algérie est singulièrement placée sous le signe de la haute tension. Et de tous les présidents français que l’Algérie a reçus ces dernières années, Nicolas Sarkozy présente, de par son tempérament éruptif et son caractère volontariste, un profil à la fois original et dangereusement imprévisible. Beaucoup a été écrit sur la nature sanguine des relations entre la France et l’Algérie qui faisait du moindre contact entre les deux pays une occasion d’épanchements excessifs sur fond de comptes historiquement non réglés.La visite de Nicolas Sarkozy en Algérie n’a pas échappé à ce contexte explosif. Au delà-du débat purement politique sur la «repentance» française, indispensable vue d’Alger, à toute «vraie» réconciliation entre les deux pays pour tourner la douloureuse page de la colonisation, sur la nécessité de « graver dans le marbre » l’amitié franco-algérienne, les préparatifs de cette visite ont buté, dès le début, sur des sujets de crispations extrêmement durs. La première salve de tirs fut le maintien, pendant un certain temps, d’un véritable bras de fer autour de la venue du chanteur Enrico Macias avec le président Sarkozy. Le refus algérien n’était proportionnel dans sa détermination qu’à l’envie d’Enrico Macias de visiter sa ville natale, Constantine. Le chanteur français, juif algérien, qui était un des plus visibles soutiens people du candidat Sarkozy, dut jeter l’éponge et se plier humblement devant ce qui apparaît comme l’incontournable raison d’Etat. Sur ce sujet particulier, Nicolas Sarkozy a dû avaler sa salive et sa fierté de ne pas disposer de la liberté de choisir ses invités. Mais le véritable feu d’artifice fut l’œuvre du ministre algérien des Moudjahidine (anciens combattants) Mohammed-Chérif Abbas lorsqu’il tire à boulets rouges sur Nicolas Sarkozy : «Vous connaissez les origines du président de la France et vous savez quelles sont les parties qui l'ont amené au pouvoir» avant de s’en prendre ouvertement au «lobby juif (...) véritable architecte de l'ascension de Sarkozy au pouvoir».Ces déclarations avaient failli être à l’origine d’une annulation spectaculaire de cette visite. L’opposition socialiste par la voix de Jean-Marc Ayrault, président du groupe parlementaire, avait surenchéri sur le ton : Nicolas Sarkozy ne pouvait pas «aller à Alger sans obtenir des excuses». Y a-t-il eu une demande française d’excuses auprès des Algériens? Il n’empêche qu’en pleine tempête médiatique, le président algérien Abdelaziz Bouteflika s’est fondu d’un constat qui désavoue les propos de son ministre et ou il ressort que «la politique extérieure de l'Algérie relève de son domaine réservé et de ses plénipotentiaires, dont le ministre des Affaires étrangères à l'exclusion de tout autre membre du gouvernement».Pierre Moscovici, secrétaire national du Parti socialiste (PS) aux questions internationales , a été un des premiers à évaluer de manière pertinente la sortie du président algérien : «J'ai trouvé le démenti de Bouteflika mou (…) il n'a pas désavoué les propos (de son ministre) il n'a pas démenti ce ministre, il n'a pas viré ce ministre (…) Je pense que cette visite se déroule dans un climat malsain (...). Nicolas Sarkozy ne peut pas faire autrement que d'y aller mais j'imagine qu'il y va de très mauvaise humeur et je le comprends». Ce à quoi répond en écho les explications de Nicolas Sarkozy lui-même qui, tout en voulant clore l’incident, utilise une formulation qui en dit long sur la permanence de la crise et des malentendus : «J'ai eu longuement le président Bouteflika au téléphone. Il m'a indiqué - ce sont ses mots - que ce qui avait été dit ne reflétait en rien la position de l'Algérie (…) Je lui ai dit que je combattrai de toutes mes forces l'antisémitisme, l'islamophobie et toute forme de racisme. Je considère que l'incident est clos et j'irai en ami en Algérie». Un voyage à haut risque pour Nicolas Sarkozy où les mots et les gestes seront lourdement pesés. Le président français, si prompt à déclamer sa flamme, sera jugé sur sa capacité à gérer les déceptions algériennes ouvertement exhibées. Sa récente visite d’Etat au Maroc en sera la référence omniprésente et invisible.
Le 3-12-2007 Par : Mustapha Tossa à Paris -Aujourd'hui le Maroc .

Le régime militaire algérine ne veut pas évoluer.

Ce dérapage antisémite, que l'intéressé n'a pas encore formellement démenti, fait partie d'un argumentaire assez effrayant sur l'origine juive du président Sarkozy et sur le lobby juif qui l'aurait installé au pouvoir.Nicolas Sarkozy n'ira pas en Algérie s'il ne reçoit pas des excuses. C'est l'opposition socialiste française qui le demande. Rien que ça! Dans le jeu politique français c'est assez notable pour être noté. Un ministre algérien, celui des Moujahidine, Mohammed Chérif Abbas, avait déclaré dans un quotidien de son pays : «Vous connaissez les origines du président de la France et vous savez quelles sont les parties qui l'ont amené au pouvoir.» Ce dérapage antisémite, que l'intéressé n'a pas encore formellement démenti, fait partie d'un argumentaire assez effrayant sur l'origine juive du président Sarkozy et sur le lobby juif qui l'aurait installé au pouvoir. Qu'une certaine presse se vautre dans ce type de discours que la loi ne punit pas encore est une chose — on connaît ce tropisme honteux y compris chez nous — , mais qu'un ministre maghrébin en exercice et jouissant de toutes ses facultés fasse son miel avec cette thématique de la haine, c'en est une autre. Nicolas Sarkozy va de plus en plus découvrir la nature réelle du régime algérien. Ce régime lui fera payer très cher — même en usant de l'abjection—, ses discours marocains, le bilan de son voyage d'Etat chez nous, le choix de Tanger-Med par Renault etc. Rien ne lui sera épargné. Le patriotisme algérien justifié et la fierté nationale fondée seront toujours déclinés par un régime privé de légitimité populaire et démocratique d'une manière crapuleuse.
Le 30-11-2007Par : Khalil HACHIMI IDRISSI -ALM

Le Président Nicolas Sarkozy réaffirme à Alger la position de la France sur le Sahara

Alger, 04/12/07- Le président français, Nicolas Sarkozy, a réaffirmé lundi au président algérien, Abdelaziz Bouteflika, la position de la France concernant le Sahara, a indiqué une source diplomatique française.
A l'issue de l'entretien que les deux chefs d'Etat ont eu au premier jour de la visite d'Etat de M. Sarkozy à Alger, la même source a précisé que la question du Sahara a été évoquée et que la position de la France, à ce sujet, n'a pas changé.
Selon cette source, la France s'était déjà félicitée du processus de négociations de Manhasset et souhaite leur poursuite et leur plein aboutissement.
Interrogée sur la réaction du président algérien, cette source s'est abstenue de tout commentaire avant de souligner: "vous connaissez bien la position de Bouteflika" sur cette question.
Lors de sa dernière visite officielle au Maroc (du 22 au 24 octobre dernier), M. Sarkozy a formé le souhait que le plan d'autonomie au Sahara, proposé par le Maroc, "puisse servir de base de négociation pour la recherche d'un règlement raisonnable" à la question du Sahara, qualifiant de "sérieux et crédible" la proposition marocaine.
"Le plan d'autonomie marocain existe, il est sur la table et il constitue un élément nouveau de proposition, après des années d'impasse. Je forme le souhait qu'il puisse servir de base de négociation pour la recherche d'un règlement raisonnable" à la question du Sahara, avait-t-il affirmé devant les membres des deux Chambres du Parlement à Rabat. "La France sera à vos côtés", a-t-il assuré.
Autre sujet sur lequel cette source n'a pas voulu commenter la teneur des propos du président Bouteflika, celui de la mémoire, objet de vives tensions entre Paris et Alger.
M. Sarkozy a fait part au président algérien de son souhait de tourner la page et de regarder vers l'avenir.
La question de la coopération en matière nucléaire a été également évoquée lors de cet entretien d'une heure quinze minutes. Il a été question notamment de la formation qui tient à coeur aux algériens, souligne-t-on de même source.
"Sarkozy a dit à Bouteflika qu'il était prêt à aller très loin avec lui sur la question de la coopération dans le domaine du nucléaire civil", a-t-on indiqué de même source, confiant que Mme Anne Lauvergeon, présidente d'AREVA a rencontré, la semaine dernière à Alger, ses homologues algériens pour peaufiner un accord-cadre dans ce sens.
Les dossiers de l'immigration, des visas et de la lutte contre le terrorisme ont fait l'objet de discussions entre les deux parties. M. Sarkozy a affirmé qu'il était favorable à la circulation des personnes entre les deux pays, notant qu'il y a eu 42 pc de refus de visa en 2006, contre 80 pc auparavant.
Il a également loué la coopération en matière de lutte contre le terrorisme, rappelant que plusieurs affaires de terrorisme ont été réglées sur la base de renseignements obtenus par la France des services algériens.
MAP 03/12/2007.